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Laissez parler les rêves…

Crédit Pixabay

Il m’aura fallu un peu de temps pour faire cet article. Les rêves et moi, c’est une grande histoire de désamour et puis la révélation. Depuis, c’est une grande histoire d’amour, même dans les nuits les plus sombres, je vous explique pourquoi de suite!

En novembre 2019, j’ai commencé une formation pour devenir thérapeute en relation d’aide. Qui dit thérapeute dit histoire de la psychologie et introduction au grand maître (certes contesté par certains) de la psychanalyse, j’ai nommé Freud. Il est le premier à avoir introduit la notion d’Inconscient. Selon lui, notre psyché est décomposée de la manière suivante: Inconscient – Préconscient (ou Subconscient) et Conscient. Tous les éléments, les informations qui nous arrivent au jour le jour, sont stockés dans l’Inconscient au fur et à mesure. Cela se fait de manière mécanique. L’inconscient reste toutefois impalpable et invisible.

Pourtant il nous parle, à travers les rêves justement!

Nous rêvons tous. Et heureusement, sinon notre vie serait un enfer. Toutefois certains se souviennent de leurs rêves, d’autres moins, d’autres pas. Nous ne sommes pas égaux mais sachez que c’est comme tout, ça se travaille cette mémoire!

Pour parler au Conscient, l’Inconscient doit passer la censure du Subconscient. Et oui, sinon ce serait trop facile, du coup, il déguise, d’où souvent le caractère original, insensé des rêves. Pour faire passer le message et outrepasser la censure, l’Inconscient utilise tout un tas d’effets spéciaux et d’artifices.

L’interprétation revient à prendre le contenu pour le comprendre. Et dans le cas des cauchemars (nous nous en rappelons souvent plus facilement car ils nous perturbent), c’est que le message est très important et que notre Inconscient espère vraiment se faire entendre. Il faut savoir qu’il oeuvre toujours pour notre bien. Il arrive parfois que nous faisions souvent le même rêve, et bien c’est que le message n’a pas encore atteint notre conscience ou que nous ne sommes pas prêts à l’entendre. Pas encore.

Le rêve peut contenir des éléments de notre vie, une situation qui nous a marqués, un incident, une parole, des personnes que nous avons vu récemment. C’est l’enveloppe. Ce que le rêve souhaite nous transmettre va bien plus loin que l’image initiale. Si une interprétation est la copie conforme du rêve, c’est que la personne est dans la résistance, qu’elle a peur de l’interprétation. Et c’est compréhensible.

Il faut noter que les seuls cas dans lesquels le rêve n’est pas un message de l’inconscient, c’est quand il s’agit d’un rêve prémonitoire. Dans ce cas il vient directement du canal intuitif de la personne.

Dans la pratique thérapeutique, chaque rêve s’interprète avec la personne (l’adulte et l’enfant à partir de 12 ans). Le thérapeute ne fait qu’assister et donner les indications sur la manière de procéder. Si vous êtes friands d’en savoir davantage, n’hésitez pas à poser des questions en commentaire ou à m’envoyer un mail!

Sur ce, bonne journée et rappelez-vous que tous vos rêves vous veulent du bien!

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Drôle de nuit(s)

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Qui ne serait pas désolé devant l’étendue du désastre de mes nuits?

Je vagabonde, innocent, entre impossibles insomnies et rêves abracadabrantesques, dans lesquels je me retrouve tantôt poulpe, prêt à être dévoré, crustacé à être décortiqué – carcasse abandonnée – fromage à être savouré ou repoussé sur le bord de l’assiette, d’un air dégoûté.

J’émerge de ces nuits, en sueur, tel un sportif à plat, complètement déboussolé, les émotions en fleur de lys – mais non à fleur de peau.

Je me demande si, en l’etat actuel des choses, dormir n’est pas une activité superflue…

Ceci est ma participation à l’atelier d’écriture d’Olivia. Les mots étaient: poulpe – Lys – insomnie – fromage – superflu – crustacé – désolé – emotion.

 

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La mère que je rêvais d’être, celle que je suis et que j’accueille

Copyright Marie Kléber

Si je n’ai jamais rêvé l’enfant que tu serais, j’ai souvent rêvé la mère que je souhaitais être. Bien sûr c’était avant. Avant la maternité. Avant le quotidien et tout ce qui va avec. Avant toi et moi. Bien sûr ce n’était qu’un rêve et parfois je rêve encore.

Accepter qui l’on est n’empêche pas de vouloir s’améliorer. Et si il y a une chose que la maternité m’a apprise c’est bien celle-ci, qu’à chaque instant, en quelque sorte, je renais. A moi-même et à ce qui compose mon univers. A chaque instant, il m’est donné de choisir entre la manière dont je réagis et la manière dont je pourrais le faire si…je lâchais prise, j’acceptais ce qui se présente et surtout j’abandonnais mes idées de « perfection ».

Je sais le poids des mots et pourtant, encore, souvent, je me fais avoir. Je dis ce qui me passe par la tête. La fatigue, la colère, le ras le bol, la charge mentale d’une femme, d’une mère. Et tout fout le camp, bonnes résolutions et tout le toutim. Avant que je ne prenne du recul.

Je suis en perpétuelle évolution depuis toi, en perpétuel chemin. Je sais que rien n’est linéaire, que tout se construit jour après jour et que ce qui fonctionne une fois ne fonctionnera peut-être pas dans deux semaines. Tout est question d’ajustement, d’adaptation.

Parfois je me surprends à lâcher du lest. Parfois je suis dure et ça ne sert à rien. Je ne sais pas toujours poser les limites et parfois j’en pose qui n’ont pas lieu d’être. Parfois je me fais confiance et parfois seule dans cette tâche, je perds pied. Pourtant je chéris mes choix, mes pas, chacun  de ceux qui font de nous une famille, même si nous ne sommes que deux.

Certains jours sont plus compliqués, ma patience mise à rude épreuve – elle n’est déjà pas bien  développée ! – mes nerfs à cran, j’enverrai tout balader. Et puis tu me regardes et je reviens sur terre. J’arrête de rêver à ce que je pourrais être si j’étais différente et j’accueille qui je suis, avec mon lot de vulnérabilité, de force, avec mes doutes et ma capacité à transcender ce qui me bloque, avec ma colère et mon envie d’une vie équilibrée et heureuse. Pour toi et moi.

Posted in Carnets de route, Variations Littéraires

Un peu de silence…

Je ne pourrais dire pourquoi j’ai soudain besoin de ce vide, de cet espace pour respirer loin de ces mots qui chahutent et font plus de bruit que les voix autour de moi.

Je ne pourrais dire ce qui se passe dans mon corps, lourd, fatigué, qui réclame une pause, un peu plus que quelques heures de sommeil perturbées par des rêves déstabilisants.

Je ne pourrais dire mais je note tout ce qui passe en moi, ressentis, envies, désirs, histoire d’y voir clair.

Je me laisse le temps de revenir à mon équilibre, de retrouver mes marques. J’oublie souvent, prise dans le tumulte du quotidien, que j’ai besoin de silence, de calme, de paix, de temps pour me ressourcer, loin du Monde. Ma façon d’être et d’exister. Mon identité.

 

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Donnons le temps au temps

Le passé ne compte plus, laisse le se taire, devenir inconnu.

Libère toi de tout, des mémoires qui te hantent, des projets avortés, des envies absentes, des désirs refoulés.

Hier n’est plus qu’à l’imparfait.

Le présent se prélasse au soleil. L’été se réveille d’un profond sommeil.

L’instant t’offre tout ce qu’il te faut pour avancer, te construire, t’émerveiller, approfondir.

Aujourd’hui s’écrit maintenant, ici.

Le futur s’interroge, dessine des mirages sur le ciel d’octobre.

Des projets verront le jour, tes désirs vibreront d’amour.

Demain attend son heure, rêveur.

 

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Bonjour Juin!

Juin est arrivé, surplus de tendresse au petit matin, bisous sucrés au bord de la table du petit déjeuner. Juin nous invite à aimer, danser, espérer, profiter de chaque grain de soleil, de tous les petits riens qui forment le tout de la vie, hauts et bas compris, coups de coeur contre coups de blues, qui ne durent jamais longtemps.

Juin est arrivé avec son lot de rendez-vous, fêtes de fin d’année, derniers achats avant l’été, préparation des grandes vacances qui nous font déjà rêver.

Juin est arrivé, le nez au vent et les pieds nus glissés dans des escarpins dorés, robes légères ouvertes sur des jambes bronzées. Juin se prélasse une orangeade bien fraiche à la main et nous promet des notes sucrées pour les fins de repas, pris à l’air libre, assaisonnés de soleil et de fraîcheur quand la nuit vient, sous les étoiles qui scintillent et nous donnent l’impression de pouvoir palper un semblant d’éternité.

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Rêves de mômes

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On pensait à quoi quand on était mômes? On rêvait de quoi?

De devenir pompier, astronaute, coiffeur, médecin, artiste, chanteur, peintre. On voulait décrocher la lune pour l’offrir sur un plateau à ceux qui en avaient moins que nous. On voulait partir sauver des vies à l’autre bout du monde. On voulait grandir en restant petits. On voulait faire “tout seul”. On n’y comprenait rien au monde des adultes qu’on trouvait un peu fade avec ses limites, ses interdits.

De devenir médecin du monde, danseur, conducteur de camion, magicien. On essayait d’ailleurs de temps en temps de transformer le papier de nos cahiers quadrillés en billet de banque. On l’avait vu faire. On rêvait de monter sur les planches, de saluer le public.

On avait plein d’envies, plein d’idées. Et on ne se demandait jamais si c’était possible, si on pouvait le faire. Ca ne nous venait pas à l’esprit

Quand avons-nous oublié nos rêves de mômes?