Un peu de silence…

Je ne pourrais dire pourquoi j’ai soudain besoin de ce vide, de cet espace pour respirer loin de ces mots qui chahutent et font plus de bruit que les voix autour de moi.

Je ne pourrais dire ce qui se passe dans mon corps, lourd, fatigué, qui réclame une pause, un peu plus que quelques heures de sommeil perturbées par des rêves déstabilisants.

Je ne pourrais dire mais je note tout ce qui passe en moi, ressentis, envies, désirs, histoire d’y voir clair.

Je me laisse le temps de revenir à mon équilibre, de retrouver mes marques. J’oublie souvent, prise dans le tumulte du quotidien, que j’ai besoin de silence, de calme, de paix, de temps pour me ressourcer, loin du Monde. Ma façon d’être et d’exister. Mon identité.

 

Advertisements

Le sol d’un rêve

Fouler le sol d’un rêve
Quelque part entre ici et l’infini
Par une porte dérobée
S’évader
 **
 Fouler le sol d’un rêve
Loin de ce qui peine
Par un passage secret
S’envoler
 **
 Fouler le sol d’un rêve
Parvenir au sommet
Par un sentier privé
S’élancer
 **
Fouler le sol d’un rêve
La terre fraîche sous nos pieds
Fouler le sol d’un rêve
Et côtoyer l’Éternité

Donnons le temps au temps

Le passé ne compte plus, laisse le se taire, devenir inconnu.

Libère toi de tout, des mémoires qui te hantent, des projets avortés, des envies absentes, des désirs refoulés.

Hier n’est plus qu’à l’imparfait.

Le présent se prélasse au soleil. L’été se réveille d’un profond sommeil.

L’instant t’offre tout ce qu’il te faut pour avancer, te construire, t’émerveiller, approfondir.

Aujourd’hui s’écrit maintenant, ici.

Le futur s’interroge, dessine des mirages sur le ciel d’octobre.

Des projets verront le jour, tes désirs vibreront d’amour.

Demain attend son heure, rêveur.

 

Bonjour Juin!

Juin est arrivé, surplus de tendresse au petit matin, bisous sucrés au bord de la table du petit déjeuner. Juin nous invite à aimer, danser, espérer, profiter de chaque grain de soleil, de tous les petits riens qui forment le tout de la vie, hauts et bas compris, coups de coeur contre coups de blues, qui ne durent jamais longtemps.

Juin est arrivé avec son lot de rendez-vous, fêtes de fin d’année, derniers achats avant l’été, préparation des grandes vacances qui nous font déjà rêver.

Juin est arrivé, le nez au vent et les pieds nus glissés dans des escarpins dorés, robes légères ouvertes sur des jambes bronzées. Juin se prélasse une orangeade bien fraiche à la main et nous promet des notes sucrées pour les fins de repas, pris à l’air libre, assaisonnés de soleil et de fraîcheur quand la nuit vient, sous les étoiles qui scintillent et nous donnent l’impression de pouvoir palper un semblant d’éternité.

Rêves de mômes

On pensait à quoi quand on était mômes? On rêvait de quoi?

De devenir pompier, astronaute, coiffeur, médecin, artiste, chanteur, peintre. On voulait décrocher la lune pour l’offrir sur un plateau à ceux qui en avaient moins que nous. On voulait partir sauver des vies à l’autre bout du monde. On voulait grandir en restant petits. On voulait faire “tout seul”. On n’y comprenait rien au monde des adultes qu’on trouvait un peu fade avec ses limites, ses interdits.

De devenir médecin du monde, danseur, conducteur de camion, magicien. On essayait d’ailleurs de temps en temps de transformer le papier de nos cahiers quadrillés en billet de banque. On l’avait vu faire. On rêvait de monter sur les planches, de saluer le public.

On avait plein d’envies, plein d’idées. Et on ne se demandait jamais si c’était possible, si on pouvait le faire. Ca ne nous venait pas à l’esprit

Quand avons-nous oublié nos rêves de mômes?

Drôle de fête

Ce rêve de la nuit me poursuit. Les années se confondent, les souvenirs inondent le présent. Les visages se dessinent nettement. Visages inconnus, étrangers.

Les adultes perdent des forces. Les enfants conversent avec l’au-delà. Les morts attendent que les vivants fassent le premier pas.

La veuve retrouve une incroyable jeunesse quand mes yeux ne sont que larmes et tristesse. On perçoit des rires – une fête foraine explose en plein cimetière.

Tout ça n’a aucun sens. Pourtant les images me poursuivent, comme pour me dire qu’il y a quelque chose à saisir, à comprendre.