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Quand le virtuel évince le réel, j’ai envie de…

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Je les regarde vivre, mais vivent-ils vraiment, le nez rivé sur ce petit écran, sur lequel défilent des scénarios qu’ils ne prennent même pas le temps de voir, déjà attirés par autre chose, une autre ligne, une autre photo.
Je les regarde passer dans la vie, sans lui prêter attention, se croyant à l’abri derrière le fil à sensations de la vie des autres, exposée, leur liberté filtrée. Ils marchent, mangent, se posent dans un silence plein de bruit. S’en rendent-ils compte?
Ils admirent puis haïssent aussi vite. Ils sont à côté de la vie qui bat, à côte de la ville animée. Ils ne saisissent pas la beauté ou alors juste, vite fait, un clic rapide sans prendre le temps de juger le bon angle, la luminosité appropriée. Juste un cliché de plus. Histoire de dire qu’on existe. Même un peu.

Je les regarde et j’ai envie de leur dire d’arrêter, d’éteindre leurs écrans, de revenir dans la réalité. J’ai envie de leur arracher des mains ces morceaux inhumains qui ne font que les éloigner du vivant. J’ai envie de leur dire de se réveiller avant que la mort ne les cueille, qu’il ne reste plus rien à sentir, ressentir, à créer, aucune rencontre à faire, aucun sentiment à exprimer.

Je les regarde tantôt conquérante, tantôt démunie.

J’ai envie que cesse cette course dramatique, ce plongeon vertigineux dans un virtuel qui nous éloigne, si on ne sait pas le maitriser, de nos potentiels, de nos rêves. J’ai envie qu’ils ouvrent les yeux sur le monde, pas celui formaté, mais celui qui hurle et crie, celui qui vibre et explose de joie. Qu’ils arrêtent de fermer les yeux sur le vrai, trop obnubilés par cette frénésie de transformé. Qu’ils se gavent d’authentique. Qu’ils se vautrent dans le luxe de la solitude.

Je sais qu’un déclic peut tout changer. Qu’il suffit de peu pour se reconnecter à ce qui compte comme il suffit d’un sourire pour redonner espoir aux plus désespérés.

Je continue d’espérer…

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Quand Whatsapp s’invite à l’école…

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Si vous êtes parent de jeunes enfants, vous avez peut-être succombé à l’appel – presque suppliant – des autres parents d’intégrer le groupe Whatsapp de la classe. On vous a vanté les mérites de cet espace – presque sacré – de communication. Qui vous permettrait d’avoir accès à toutes les informations – ultra confidentielles et ultra importantes – pour que l’année de vos petits loups (et la vôtre aussi) soit un chemin pavé de roses…

On avait juste oublié de vous dire que c’était une arnaque. Une vraie de vraie. Vous allez vous en rendre compte en moins de temps qu’il n’en faut à un chat pour sentir une souris dans son périmètre. Vous allez en prendre conscience d’une façon qui vous dépasse, quand vous aurez manqué 45 messages sur une même conversation en moins de 5 minutes top chrono. Et qu’à votre grand désespoir, quand vous aurez lu la première question, vous vous demanderez si le monde tourne rond.

Sur un groupe Whatsapp, on parle de tout et de rien, enfin surtout de rien. On pose des questions du genre “est-ce que vous savez quand les enfants ont sport?” et on obtient des réponses qui ressemblent à ça:

– Ma fille dit que c’est le jeudi
– Je crois que c’est mercredi
– Ah mais non mercredi c’est le sport du centre de loisirs – OUPS!
– J’ai entendu dire que c’était lundi et jeudi
– Le sport c’est dans la cour ou dans la classe?
– Mon fils me dit que c’est lundi et vendredi mais bon c’est mon fils, c’est pas moi
– Je vais demander à l’instit ce sera plus simple
– T’as raison, les enfants savent pas trop de toute façon. Le mien il dit toujours les choses à l’envers.
– Le mien aussi!
– La mienne elle parle jamais de l’école

Vous en conviendrez c’est hyper productif comme dialogue. Et ça a vraiment fait avancer le schmilblick.

En fait sur un groupe Whatsapp, on balance tout ce qui nous passe par la tête. Comme ça. Sans prendre le temps de trouver des réponses par soi-même. Sans s’occuper des autres.

– C’est quoi les devoirs à faire?” quand il y a un carnet de correspondance (le lire serait peut-être une option avant que 10 parents prennent une photo dudit carnet et la partagent)
– Timothé à perdu sa trousse bleue Tintin depuis 10 jours (il aurait peut-être fallu s’en rendre compte avant * c’est un peu tard pour prévenir la police municipale!)
– C’est à quelle heure la réunion d’information de samedi? (Tout est écrit sur le papier ma bonne dame…)
– Je me demande ce qu’ils mangent à la cantine…(il suffit peut-être de leur demander le soir!)
– On a l’attention de l’Éducation Nationale suivi de ça veut dire quoi? (ce que ça veut dire que l’Éducation Nationale est à notre écoute)
– Je me dis que l’année prochaine, je vais changer mon enfant d’école (tu as le droit…)

Je vous fais grâce des abréviations indéchiffrables et des fautes d’orthographe à tous les mots. A ce stade vous êtes en droit de vous demander si 1) les gens n’ont que ça à faire 2) les gens n’ont vraiment que ça à faire 3) les parents ne sont pas un monde à part (que je fuis le plus souvent possible)

Le groupe Whatsapp a certainement ses avantages mais ils restent bien planqués sous la couche de non-sens que chacun déverse au quotidien. Encore une fois, le témoignage désarmant d’un déséquilibre grotesque qui finit par faire froid dans le dos…

Et vous Whatsapp à l’école ou pas?

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Quand Instagram prend toute la place

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La place est déserte. Il y a eu du monde un jour, des mots, beaucoup. Il en reste une trace. Si on fouille un peu, on retrouvera les moments forts, les instants clés, des creux imposants et de grands élans de joie.
Pas de draps blancs comme dans les vieilles maisons ou bien celles qu’on laisse l’hiver sans visite, juste un peu de poussière au détour d’un article. Des pseudos qui n’existent plus que dans nos mémoires et des liens vers le néant virtuel.

La porte n’est pas fermée. C’est pour ça qu’on est entré. Comme on le faisait avant, en quête d’un bon moment. Pas de message d’au revoir, alors on pensait que c’était provisoire. Puis le provisoire s’installe. Il devient routine, habitude. On passe toujours, juste pour voir, au cas où et on rentre chez soi avec quelque mélancolie accrochée à nos sourires un peu tristes.

On dit que la vie passe, que les choses changent, qu’on évolue, qu’on n’a plus les mêmes envies. On dit que c’est comme ça. Et les autres doivent faire avec. On dit qu’on n’a pas – plus le temps.

Puis un jour, ailleurs, dans un autre univers, visité par hasard, on se rend compte que la fête continue. L’amitié, reléguée au placard avec ceux qui n’ont pas suivi le mouvement. On partage tout et rien, quand avant on partageait tant. Les échanges se passent sur petit écran. Les contacts créés au fil des mois, parfois des années, se défont sur une toile aseptisée. On va dans le sens du vent, tant pis pour celles et ceux qui ne suivent pas. On publie tout et n’importe quoi pour pouvoir dire qu’on est vivant. Là, tout d’un coup, on a le temps.

Une autre maison, une place qui bouge, des filtres un peu partout pour faire rêver. De l’instantané. Éphémère mais comme tout l’est, pourquoi faire semblant de croire qu’on restera dans l’histoire? C’est vrai…
Pourtant certains restent attachés aux lieux qui les ont vu grandir. Les mots continuent de fleurir et certains continuent de lire.

Il en faut pour tous les goûts. Le tout étant de ne pas se perdre dans de l’obligatoire, de l’artificiel, de ne pas perdre de vue ceux qui, un jour, ont cru, se sont engagés, ont soutenu, ont écouté. Ceux qui un jour ont compté.

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De la beauté et du chaos

Le monde autour, un véritable capharnaüm, du bruit partout, dans la rue, dans l’air, dans notre sac à main, des sonneries et des touches qu’on frappe frénétiquement. Le téléphone toujours à portée de main.

Autour du monde, on procrastine. Les bonnes résolutions seront pour demain. On a déjà assez de drapeaux d’alertes pour toutes les choses, en liste, à faire. Bien assez de rendez-vous à assurer, de photos à traiter, de fils d’actualité à dérouler, de discussions à suivre?

Est-on seulement capable de débrancher ? Pour quelques minutes ou quelques heures ? Est-on seulement capable de voir la beauté, les couleurs magiques des ailes d’un ara, le dessin soigné des boites de la boutique de thé dans la rue d’en bas ?

Est-on seulement capable de regarder un coucher de soleil, juste pour soi, taquiner le brochet, sans exposer au monde sa proie ?

Ou bien vivre séparément ces évènements, c’est comme être coupé de la source qui nous tient en vie ?

Ce texte a été écrit dans le cadre de l’atelier d’écriture d’Olivia. Les mots imposés étaient: procrastiner – drapeau – Ara – boîte – séparément – capharnaüm – taquiner

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Pourquoi j’ai déserté Instagram?

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Autant j’adore bloguer, autant je n’ai jamais été adepte des réseaux sociaux – trop chronophage et sans réelle valeur ajoutée pour mon goût personnel, d’ailleurs je me suis souvent demandé comment les gens avaient le temps d’être partout. J’ai essayé Facebook sans succès. Quand j’ai découvert Instagram, j’ai aimé l’idée de partager des photos. J’ai commencé comme ça. L’engouement du début a vite laissé place à la lassitude au fil du temps. Je venais, je partais, je revenais, un peu au gré de mes envies.

Et puis je me suis prise au jeu, découvrir de nouveaux comptes, suivre les nouvelles des amies (que tu découvres parfois de cette manière d’ailleurs – no comment), lire des articles. Oui, Instagram a changé. Aujourd’hui, sous les photos on retrouve des articles longs comme le bras. Sur un écran aussi petit qu’un téléphone portable, ce n’est pas forcément très pratique. Moi qui aime tant écrire, j’ai aussi succombé à la frénésie, je ne m’en cache pas.

Puis c’est devenu presque omniprésent dans ma vie. Prendre des photos, lire, commenter, écrire, répondre aux commentaires, pianoter sur mon clavier, toujours à l’affut d’une notification, de la bonne prise de vue. En fin de compte, jamais sans mon smartphone! J’étais devenue une fille qui ne me plaisait pas. Même ma relation au monde avait changé, dans les transports en commun, au lieu de regarder autour de moi, j’avais les yeux rivés sur mon petit écran. A la maison, les notifications me cueillaient au saut du lit et perturbaient ma vie de famille. Et puis d’un compte à un autre, le fil d’actualité s’allonge, les propositions aussi. A la fin j’avais l’impression de voir défiler des pubs à l’infini sur telle technique, tel service, tel livre, telle source d’inspiration. Bien sûr, il y a du positif, le contact à l’autre, les rencontres. Mais tout cela reste superficiel. Et comme chez moi c’est tout ou rien, et que le tout n’était plus vivable, j’ai opté pour le rien.

Au départ, c’était un peu compliqué je dois l’avouer. J’avais envie de retrouver mes copines, de savoir comment elles allaient, ce qu’elles avaient publié de nouveau. J’en ai donc fait un objectif de carême – l’occasion était bien trouvée: revenir à ce qui compte vraiment. A force de passer du temps derrière mon téléphone , je perdais contact avec le quotidien et j’en oubliais mes priorités. Puis je me suis rendue compte que je vivais très bien sans, sans ce flux ininterrompu d’informations diverses et variées, que ce n’était pas essentiel à mon équilibre. Je rate certaines choses c’est certain, mais je ressens moins cette impression de passer à côté de ma vie et de ceux que j’aime.

Et vous comment gérer vous votre présence sur les réseaux sociaux? Tout ou rien comme moi? Ou vous arrivez à déconnecter sans problème?

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Le rêve du silence

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Bip. Bip. Bip. Ce n’est pas le réveil, juste une énième notification sur ton téléphone. Une fois, deux fois, dix fois, cinquante fois dans la journée, le Bip Bip Bip résonne.Tu as reçu un message. XYZ a aimé ton commentaire. XYZ a répondu à ton commentaire. AZE a partagé ta publication. Tu as quatre messages non-lus sur Facebook. Deux personnes te demandent comme amis. Rejoins le groupe de ZER pour partager tes bonheurs de la semaine…

OTY a publié une photo. OTY a publié une photo. OTY a publié une photo…

Les mails se suivent et se ressemblent. Newsletter mensuelle, hebdomadaire, quotidienne. Chacune son créneau horaire. Chacune son message, chacune son offre. Des inconnus qui tout au long de la journée te disent “je peux changer ta vie” – “sois fière de toi, tu es belle” – “tu as toi aussi essayé le flux instinctif, dis-moi tout” – “l’offre que je te propose est révolutionnaire” – “je peux t’aider à devenir une femme épanouie” – “la couleur de ta semaine est…” – “j’ai développé le programme fait pour toi” – “tu n’as rien à faire, juste à être” – “la peur est en toi, il est temps de la regarder en face” – “tu peux gagner beaucoup d’argent, il suffit de le vouloir” – “retrouve confiance en quinze jours” – “si j’ai réussi, tu peux y arriver, dis-moi tout…”

Les minutes sont devenues des heures et les heures ont filé. Sans moi. J’étais là sans être là. Pas dans l’instant en tous cas. J’étais entre la newsletter qui me proposait un programme révolutionnaire pour entrer en contact avec mes guides spirituels et une story Instagram qui me parlait féminisme et beauté de la nature – maintenant il ne suffisait plus de la vivre, il fallait la partager avec la terre entière pour qu’elle existe. J’étais dans un fil quasi ininterrompu d’informations qui ne me parlaient pas mais que je faisais défiler par habitude. J’étais dans le 25e message envoyé sur le groupe Whats’app des parents de l’école qui dissertaient sur la tenue appropriée pour le prochain cours de tennis. J’errais entre le partage de l’une, de l’autre, entre un “peut-être” et un “peut-être pas”, entre “tiens j’achèterais bien ce bouquin” et “ou pourquoi pas cette huile de massage”. J’écoutais des étrangers parler de leur routine beauté et de leurs fringues achetées en vide-grenier. J’étais dans l’apparence, dans l’appartenance à un truc vide de sens pour moi. Certainement pas dans le plaisir du soleil sur mon visage, pas dans le souvenir de la douceur de sa peau.

Beaucoup de bruit. Trop de bruit. Trop de bip. Trop d’informations. Trop de propositions. Le vacarme, le chaos et la perte d’équilibre.

Trop.

D’un coup j’avais besoin de silence, de me reconnecter à moi, de revenir à l’intérieur, de lâcher toutes ces newsletters qui au lieu de m’apporter un peu de bien-être me filaient le tournis. De partir loin des notifications, de cette pression de chaque instant. Que je m’imposais en tant que spectatrice, en tant qu’actrice. Quelle était devenue la valeur de mon partage? Qu’est-ce que je cherchais, qu’est-ce que je fuyais dans cette course à la “proposition qui va changer votre vie”?

Trop de bruit. Stop. J’arrête tout. J’arrête cette machine infernale, cette recherche de likes à tout va, ces chiffres qui ne veulent rien dire. Je mets le frein à main avant que le bruit ne devienne trop assourdissant, avant que je m’y habitue surtout, avant que je ne me rende plus compte de rien.

Le silence. Oui le silence. L’apaisement. Le calme. Les rayons du soleil. La caresse du vent. Les rires des enfants. La vie, sans téléphone. Penser à lui. Penser à toutes ces histoires qui n’attendent que moi pour voir le jour. Photographier le monde, juste pour le plaisir de ce temps là. Le regarder vivre. Être là, dans chaque instant. Et savourer le silence. Surtout savourer le silence. Vivre.

 

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Réseaux sociaux mania, et moi, et moi, et moi !

Il y a quelques mois j’écrivais que les réseaux sociaux et moi, ça faisait deux et que vous ne me verriez jamais, au grand jamais, ni sur Facebook, ni sur Twitter ou encore Instagram.

Ne jamais dire jamais. On me l’avait pourtant dit. Et j’ai cru que je serai assez forte pour faire mentir le dicton.

A une époque où ma vie était bien vide, sans âme presque, il faut le dire, je m’étais lancée comme une lionne dans l’arène des réseaux sociaux. De Facebook à Tumblr, de Twitter à Pinterest, en passant par Hellocoton et sans oublier mes 2 ou 3 blogs de l’époque. J’étais à la page comme on dit. Mais à force d’être connecté en live 7 jours sur 7, j’ai fini par faire une overdose.

On ne m’y reprendrait donc pas de sitôt.

applications

Mais de l’eau a coulé sous les ponts. Et j’ai sauté le pas, j’ai abandonné ma grotte, j’ai arrêté de faire la rebelle adolescente, qui ne veut surtout pas faire comme tout le monde, quitte à passer à côté de quelque chose d’intéressant (je suis allée voir Titanic contrainte et forcée, c’est pour vous dire, et ai eu un mal fou à avouer que oui, j’étais juste folle de ce film !)

A part Hellocoton et Pinterest, que je n’ai jamais vraiment laissé sur le bord de la route, j’ai fini par ouvrir un compte privé (ne m’en demandez pas trop non plus) sur Instagram. J’avoue que j’ai plaisir à découvrir les photos des personnes que je suis, personnes qui vivent souvent loin, et de qui je découvre petit à petit l’univers ou d’autres avec qui je reste en contact plus facilement. Et puis j’aime prendre des photos, partager mes coups de cœur.

J’ai aussi succombé à la folie Facebook, non sans mal, non sans m’être posé des centaines de questions avant d’aller à l’encore de mon aversion pour ce réseau social. Bon allez, je vous dis pourquoi quand même.

Au lendemain des attentats qui ont secoué la France et embrasé le monde, j’ai eu du mal à gérer mes émotions et mes insomnies. Il fallait que je fasse quelque chose. J’avais des grandes idées, mais pas assez de temps pour les concrétiser. Parce que des projets, j’en ai. J’en ai trop même et je ne peux pas tout faire en même temps. Mais il fallait que quelque chose voit le jour, là maintenant. Il fallait que j’agisse à ma façon, sans chercher à faire quelque chose de compliquer, juste agir et agir vite. Parce que chez moi, les projets, quand ils ne sont pas suivis d’action immédiate, finissent par se désintégrer et s’éteignent, me laissant avec mes regrets.

J’avais besoin d’écrire sur la Paix, Paix entre les peuples, entre les religions. J’avais besoin de dire « il est temps d’apprendre, de vous éduquer sur l’autre qui est différent, il est temps d’arrêter le cycle de haine, pour faire naître à la place un cycle d’amour, de respect, de tolérance». Et lors de notre dernier meeting bloggeuses, de fil en aiguille, les filles m’ont aidé à prendre ma décision. Une page Facebook avant de me lancer dans quelque chose de plus précis, de plus structuré.

Au fond les réseaux sociaux, utilisés à bon escient, nous ouvrent sur le monde, nous donnent de partager le beau, nous permettent de nous regrouper, de nous unir, de nous connaître et d’avancer ensemble dans la même direction. Moi, qui étais assez sceptique face à ce nouveau mode de communication, j’arrive désormais à en tirer le meilleur, sans pour autant délaisser mes carnets, mes cartes et mes crayons.

Et vous, quel est votre rapport avec les réseaux sociaux en général ? Un que vous préférez ? Comment les voyez-vous, plate-formes d’échange ou de promotion ?

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Pourquoi vous ne verrez Marie Kléber ni sur Facebook, ni sur Twitter, ni sur Instagram…

Pour n’en citer que quelques-uns.

D’abord parce que je ne les connais pas tous et ensuite parce que l’évocation de ces noms suffit à vous faire comprendre l’idée générale de cet article.

Lors de notre rendez-vous bloggeuses du weekend, nous avons parlé de nos blogs, de nos aspirations et des réseaux sociaux. J’ai appris beaucoup de choses, j’ai mieux compris certaines applications, si bien que je suis rentrée chez moi, en me disant « il est grand temps que je bosse sur le référencement, la promotion et la visibilité de mon blog ».

Deux jours de réflexion m’ont suffi pour en venir à la conclusion suivante : Facebook, Twitter, Instagram, ce n’est pas pour moi. J’ai pesé le pour et le contre, j’ai regardé des sites de tutoriels, j’ai improvisé un planning de publication et de présence sur les réseaux sociaux. Mais tout ça devenait très technique, trop programmé.

Soyons clairs, la journée est composée de 24h. Personne n’en a plus ni moins. Sur ce point-là, nous sommes tous égaux. 8h de sommeil (nécessaires pour moi) – 8h de travail (quand mon patron n’a pas décidé de me donner des choses à faire dans l’urgence à 18h tapantes) – 2h pour les 3 repas de la journée – 1h de trajet maison/travail – 30mn de méditation – 1h15 pour se préparer le matin et 15mn pour se détendre le soir (avant de commencer sa deuxième journée de travail, plus sympa que la première, avec des rires et des câlins à la clé).

Il reste 3 heures pour aller découvrir les jolis billets écrits dans la journée, consulter ses mails, envoyer quelques réponses et écrire.

Alors comme j’aime écrire plus que tout. Comme j’aime suivre vos péripéties. Comme j’aime répondre à chaque commentaire et en laisser chez vous aussi, et bien j’ai pris conscience qu’il fallait faire un choix à un moment donné. Surtout que quand je ne blogue pas, j’aime faire des photos, jouer avec Boubou, lui raconter de jolies histoires, rire, rencontrer du monde, me balader en famille, lire aussi, tester des nouvelles recettes.

Et puis j’ai compris aussi que je n’avais pas besoin de promouvoir mon blog. Il est bien comme ça. J’ai des lecteurs réguliers. Je m’y sens bien. Je ne m’impose rien. Il grandit à son rythme.

Je n’aime pas faire les choses à moitié. Alors au risque de me perdre un peu partout, je préfère rester dans un endroit défini. Ca me rassure. Ca me convient. Chacun son style. Je crois que doucement je commence à trouver le mien !

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Le club très fermé des Wonder Women

Nous vivons à une époque où nous devons être partout en même temps. Les réseaux sociaux et les plateformes de partage ont envahi notre univers. Bien sûr le réseau c’est essentiel aujourd’hui. Il n’y a qu’à voir l’impact que cela à quand on recherche du travail ou quand on monte sa société.

Facebook, Twitter, Pinterest, Hellocoton, Instagram, Google+, WordPress, Blogger, Tumblr et j’en passe, surtout parce que je ne les connais pas tous.

Moi j’avoue que je suis épatée quand je vois que de nombreuses bloggeuses que je suis ont le temps d’écrire des articles, d’être présentes sur Facebook et Twitter, d’avoir un blog Tumblr, de poster leurs photos sur Instagram et de suivre assidûment toute une palette de créateurs en tous genre, de poster quelques informations sur Google + et de laisser des commentaires sur la plupart des billets des 100 abonnées qu’elles suivent sur Hellocoton, en n’oubliant pas de réaliser ici et là quelques DYI ou recettes, piqués sur Pinterest.

Je suis bluffée. Je n’arrive pas à suivre le rythme. Avec mes 45 abonnements Hellocoton, mes 20 abonnements WordPress et mon compte Pinterest, je suis déjà essouflée. Facebook, j’y traîne une fois tous les 2 mois, histoire de me tenir au parfum. Quant à partager quelque chose, c’est un véritable challenge.

Il faut dire que j’ai trois blogs. Mais je n’écris pas tous les jours sur chacun de ses blogs. Trois blogs, parce que j’aime quand les choses sont claires, en ordre, voilà tout.

Alors je vous pose la question, à vous qui me lisez et semblez avoir une vie en dehors de votre écran : comment faites-vous pour tout conjuguer ? Comment faites-vous pour être autant présentes virtuellement, pour gérer votre travail, votre vie de couple ou de famille, vos sorties entre amis, vos passions, vos lectures, vos cours de sport, vos déjeuners chez belle-maman (j’ai de la chance, je n’ai pas ça à gérer), vos courses, votre ménage, votre repassage, vos séances détente, vos coups de fil, votre courrier administratif, votre courrier tout court, vos mails et vos journées shopping ?

Dites-moi tout. J’aimerai bien moi aussi faire partie du club très fermé des Wonder Women !!!

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