Posted in Emprise et Renaissance

Un chemin de guérison #3

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J’écris pour exorciser les maux, pour moi, pour les autres, pour toutes ces femmes et tous ces hommes qui supportent, qui renoncent et qui un jour osent à nouveau un pas dans la vie / dans le vide aussi. J’écris par impulsion, pour ne plus jamais entendre “il t’aimait à sa façon”.

Cette histoire est tout sauf une histoire d’amour. C’est une histoire, comme beaucoup d’autres malheureusement, une histoire de violence et d’emprise. Je conçois que pour certaines personnes ce soit extrêmement difficile à comprendre. Je vous laisse aller lire cet article intéressant sur le sujet: de la peur à la soumission.

J’écris aussi pour montrer que la vie ne s’arrête pas là, qu’il y a une vie après l’enfer, que l’amour n’a rien à voir avec ce qui a été vécu, qu’on peut, chacun, chacune retrouver le goût des choses et vivre des relations harmonieuses basées sur la confiance et l’échange.

***

Je me suis endormie
Comme d’habitude
Avant toi

Et voilà que tu viens
Lumière vive
Bruits de pas

La lune disparait
Rideaux tirés
Comme si elle pouvait
Violer l’intimité

Dans les draps, tu viens
La sensation de ton corps
Contre le mien
M’indispose

Ne pas bouger
Ne pas t’inviter

Depuis quand ça t’importe ?
Depuis quand ?

Depuis quand je supporte ?
Depuis trop longtemps

J’ai mal avant
J’ai mal après

Mon ventre
Le néant
Rien qui ne vienne de toi
N’est vivant

A coup de tabou
Tu détruis tout

Sur la pointe des pieds
Je disparais
Soumise à chaque instant
A tes besoins primaires

Si seulement je pouvais
Faire taire le malaise qui grandit
Pure folie
Tu l’as déjà dit

Je me réveillerai demain
Comme d’habitude
Loin de toi
Encore plus loin
Chaque matin

***

On ne s’est pas dit “bonjour”. Pas de vive voix. Pas comme on le fait naturellement au quotidien, sans y mettre plus d’intention que ça.

On s’est dit “bonjour” avec le corps et le coeur, en mouvement. On s’est dit bonjour en s’enlaçant, en laissant chaque parcelle de peau s’enflammer au contact de l’autre.

On s’est dit “bonjour” dans un élan de vie, offerts entiers à l’instant. Un embrasement instantané et quelque chose comme de l’empressement, une envie fulgurante que rien ne peut contenir et qui doit se partager pour ne pas exploser.

On s’est dit “bonjour” dans le silence du soir et j’ai laissé mes craintes au placard. L’étreinte contenait tout, tout ce qui aurait pu être dit, écrit, tous les mots qui se voudraient rassurants. En quelques secondes seulement, le “sans” s’est évanouit. Le temps s’est interrompu pour que nous puissions gouter, toi et moi, à la texture, la saveur, le goût, l’essence même de ce rendez-vous.

On ne s’est pas dit “bonjour” comme toujours. On y a mis un peu plus de sens. On s’est laissé emporter par les pulsions, les pulsations, le tempo de la mélodie distillée au fur et à mesure de cette partition improvisée.

Il n’y a pas de meilleure façon de se dire “bonjour” quelque soit l’heure du jour!

Lien vers le chapitre 1

Lien vers le chapitre 2

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Naissance

Copyright MK

Les heures aussi fragiles que des morceaux de cristal
Peau contre peau
Tu as fait ton entrée dans le monde en ce jour si particulier de la célébration de l’Amour
Cet appel qui transcende toute chose et nous relie les uns aux autres

Neuf mois entre deux pays
Émotions au bord du coeur
Au plus profond la peur

Neuf mois à dessiner demain
Âmes mêlées
Corps enchaînés à un drame ignoré

Je suis née aussi aujourd’hui
Il y a huit ans
Nous avons fait ensemble nos premiers pas
Et depuis je grandis avec toi
En ayant à cœur de nous offrir le meilleur

Neuf mois ensemble
Qui ont scellé le Pacte
De la force qui nous guide
Même en plein brouillard

Au petit garçon formidable que tu es, sensible, attentif, aventurier, volubile, rieur, joueur, rebelle, têtu, passionné, joyeux…
Je souhaite le plus merveilleux des anniversaires
Riche de tout ce que tu offres à chacun, parfois d’un simple sourire ou geste de la main.
N’oublie juste pas de voir la belle personne que tu es à l’intérieur. C’est à partir de toi que tout prend naissance !

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La blessure originelle

Avec cet article, je souhaite ouvrir une nouvelle catégorie de blog, qui traitera principalement de ma reconversion professionnelle, de tout ce que j’apprends en formation et que j’aimerais partager avec vous. L’idée d’un nouveau blog a résonné en moi, puis je me suis dis qu’il était peut-être temps de mettre un terme à cette frénésie d’ouverture de blogs et d’intégrer ici les multiples facettes de mon identité! J’ai tendance à beaucoup – beaucoup trop – cloisonner ma vie.

La blessure originelle – Revenons au commencement.

L’enfant nait. Il s’est fait une beauté dans le ventre de sa mère. Huit mois de création et un mois d’embellissement. Le voilà prêt.

Il baigne dans l’espace utérin, protégé du monde. Relié en permanence à celle qui le nourrit et en prend soin.

Puis il se retrouve projeté dans l’espace aérien. Les bruits, les lumières, le contact. Un choc. Terrible. L’enfant n’a plus ses repères.

Tout s’est fait très vite. L’enfant nait coupable. D’être à l’origine d’une telle violence.

Né par voie basse, c’est en effet lui qui a déclenché les contractions, qui le massaient tout en le poussant vers la sortie. C’est lui qui est à l’origine de cette entrée fracassante dans le monde.

Né par césarienne, il n’a pas déclenché. La culpabilité est alors sans support mais tout aussi présente.

C’est ainsi que toute naissance ou renaissance sera marquée par cette peur liée à douleur de la naissance. C’est pourquoi le changement sera toujours un cap délicat.

L’empreinte de la douleur psychique est en nous dès le commencement.

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De l’urgence à la renaissance

Crédit Pixabay

Elle savait survivre. Elle savait l’urgence de la peur, celle des pas posés pour éviter le pire. Elle savait le froid, la voix qui tremble devant la porte d’embarquement et les larmes qu’on ne retient pas. Elle savait le vide dans le plein de vie des jours de fête.
Elle avait vu la mort dans son regard et la mort lui avait laissé la vie sauve.

Elle ne savait plus vivre. Elle ne savait plus l’urgence des corps qui se manquent. Elle ne savait pas les pas de l’audace, ni les mots qui disent le plaisir des sens et les sens qui entrainent sur des terrains glissants euphorisants.
A trop vouloir oublier, à s’assurer de ne rien laisser paraitre, à vouloir trop se protéger, elle s’était privée du souffle pur et vivifiant des sentiments.
Elle avait vu la vie dans son regard et la vie lui avait tendu la main.

De l’urgence de se fondre dans l’élégance des peaux à l’enivrant tumulte des corps composés, structures décomposées. Se posséder sans s’appartenir. Se glisser dans un bain de douces folies et se laisser porter. Ne plus ressentir que le désir épanouissant, que la jouissance exquise d’un rendez-vous qui dicterait les prochains gestes, qui testerait les limites, inviterait à lâcher la pudeur, masque machiavélique sans intérêt.

Elle revenait d’un pays lointain, d’une terre gorgée de feu et de peurs, celles qui tiennent éveillé la nuit et empêchent le sommeil.
Elle revenait pour embrasser chaque seconde de vie, chaque vibration à l’intérieur de son ventre, au creux de son bassin.
Dans chacun de ses mots et chacun de ses gestes, dans chaque doigt qui trace le contours de ses lèvres, dans chaque effleurement, chaque pulsion, chaque fois qu’il pose ses désirs sur ses cicatrices, elle renait.

Posted in Emprise et Renaissance

Si vous doutez…

Crédit Pixabay

Elle est là. La voiture se gare, la peur se dissipe petit à petit. Elle est là. Avec son sourire. Elle rend ces heures moins douloureuses. Celles de ce départ improvisé, précipité. On parle de tout, en essayant de ne pas parler de ça. Mais on n’y arrive pas. C’est là, c’est le présent. C’est mon ventre rond et les mots qui cognent contre mes tempes. Ce sont ses larmes, puis les miennes. Et les hauts-parleurs qui annoncent le vol. Je la regarde alors que je m’éloigne, que je m’enfuis. Je ne voudrais jamais lâcher sa main. Je ne veux pas qu’elle s’efface parce qu’entre ici et la-bas, c’est le vide. Cet aéroport visité maintes fois est un territoire hostile. Une force me porte mais laquelle. Je ne sais plus. J’avance.

L’avion. Les sourires. Et les larmes qui inondent tout. Tout est néant. Le monde tourne quand le mien n’est qu’une plaie béante. Personne ne sait, pourtant mon chagrin brûle tout. C’est plus que du chagrin. C’est la douleur, la terreur, et ces mots, ces cris.

Sur la dernière ligne droite je sens le sol se dérober sous mes pieds. Si seulement le sol pouvait m’engloutir, m’aspirer tout entière. Si seulement je pouvais disparaître de la surface de la terre. Juste comme ça. Ne plus exister. Me sauver de ceux qui attendent derrière la porte en verre, ceux qui ne comprendront pas, ceux qui m’aiment, souffrent, ceux à qui il faudra raconter l’histoire de A à Z, ceux qui croiseront mon regard et ne sauront pas ce qui se cache derrière. Et qu’il faudra vivre avec ça. Les souvenirs. Ces souvenirs…

C’était il y a six ans. Déjà! Je souris à l’évocation de ces lignes, avec l’impression d’être revenue de si loin. Je me sens si riche aujourd’hui, qu’il fallait bien ça, ce choc brutal pour me faire réagir.

Je suis tombée bien des fois depuis ce jour là. Je suis remontée à la surface, brasse après brasse. En gardant au fond de moi, bien ancrée, la certitude que le bonheur n’était pas que pour les autres, qu’il reviendrait comme le soleil après la pluie. Il suffisait de regarder le monde, de glaner ici et là quelques impacts de beauté. Ils furent nombreux certains jours, imperceptibles parfois. Reconstruire. Pas à pas. Ne plus céder au désespoir. Ne plus céder non plus. Et sourire aussi. Envers et contre tout. Retrouver mes yeux pétillants de vie, ne plus voir les larmes inonder les jours, ne plus espérer que la nuit.

Parfois on me demande comment on en revient. Je ne sais pas. On en revient, ça je le sais. Plus fort, c’est certain. Plus proche, de nos émotions qui s’expriment plus facilement. Plus à l’écoute. Plus proche, des autres. Vulnérables et fiers de l’être. Humains un peu plus aussi. On pose les briques les unes après les autres, chaque chose en son temps.

Je n’ai pas les clés de cette renaissance. Ni de baguette magique pour que tout se passe bien. C’est un processus, comme le deuil, le pardon. Chacun va à son rythme. Il n’y a pas de bonne ou de mauvaise manière d’agir. Chacun son chemin.

Alors si vous doutez, sachez juste que plus vous avancez, plus la lumière dissipe les ténèbres, plus vous apprenez à vous connaître, à vous aimez, plus vous marchez vers la vie!

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Mon nouveau livre ou l’appel des sens – Y céderez-vous?

A un moment donné il faut se lancer, alors je me lance !

Je vous ai toujours parlé de mes livres, depuis le premier, dont vous avez suivi l’évolution au fil des mois.

Celui que je vous présente aujourd’hui est né un peu à l’improviste. C’est-à-dire qu’au départ il ne s’agissait que de poèmes écrits au fil de l’eau, sans but précis. Des poèmes selon l’inspiration de moments, fragments de l’existence. En les relisant un matin, force fut de constater qu’ils avaient de nombreux points communs. Alors je les ai regroupés. Quand ma mère m’a dit « ce recueil pourrait s’appeler renaître femme », cela a fait mouche. Je me suis lancée dans l’écriture d’un recueil.

Un recueil qui toucherait à l’essence même de ce qui m’avait tant fait défaut pendant de nombreuses années et qu’un regard avait saisi. Je renaissais. Mon corps reprenait vie. Ma vie reprenait des couleurs. Et des mains, des yeux, une peau, des envies me donnaient de quoi faire vibrer les cordes d’un arc délaissé depuis longtemps.

Un recueil assez intime au fond – comme beaucoup de mes écrits – qui pouvait résonner avec d’autres femmes, d’autres désirs tus, d’autres fantasmes cachés, d’autres envies égarées. Puisqu’il pouvait parler à d’autres, je n’allais pas m’en priver !

Les poèmes de ce recueil parlent d’amour, de communion, de chaos, de passion. Ils se déclinent en regards, courbes, caresses, tracés, voyages, dentelles. Ils ouvrent la porte à la sensualité, à l’érotisme. Ils subliment l’embrasement des corps. Ils sont parfois un peu fous. Ils sont le fruit d’un imaginaire fécond et d’une réalité qui ne cesse de m’éblouir. Ils disent ce qui ne se dit pas toujours. Et qui pourtant est source d’épanouissement et de liberté.

Cela fait des mois qu’il murit, des mois que je me pose des questions, des mois que je me demande “si oui” et “quand”, des mois que je retravaille mes textes. Une gestation longue durée et en même temps, octobre est le mois parfait pour vous le proposer, un mois de renaissance chaque année, un mois qui parle si bien de moi dans toutes mes forces et mes fragilités.

Si ces quelques lignes vous parlent et que vous avez envie d’ouvrir la porte, c’est par ici. Vous trouverez mon recueil sur le site The Book Edition. Vous pouvez aussi le commander par mail en utilisant la page contact et je me ferai un plaisir de vous envoyer un exemplaire dédicacé. Encore merci pour tout, votre soutien, votre enthousiasme et votre fidélité quotidienne!

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Du corps: entre maternité, complexes et libération

J’ai souvent écrit sur le corps, surtout ces dernières années.

Je n’ai jamais eu de problèmes avec mon corps. Ou bien rien de bien méchant. Je ne l’ai pas maltraité et je l’ai longtemps regardé avec beaucoup de bienveillance. Ma taille, mes formes, tout me convenait, je n’avais pas de complexe et la chance d’être en bonne santé.

On prend souvent conscience de son corps par rapport au regard de l’autre. C’est ma taille qui était source de moqueries quand j’étais enfant. Rien d’affolant. On ne peut pas changer sa taille alors à quoi bon…

Le regard de l’autre peut le meilleur comme le pire. Tout comme le nôtre sur nous-même.  Le temps de l’innocence et de l’insouciance a laissé la place à celui d’une réalité qui ne répondait ni à ma culture, ni à mon éducation : cacher le corps.

Sans y prendre garde je suis rentrée pas à pas dans le moule parfait des certitudes imparfaites de celui qui croyait tout savoir sur tout. J’ai couvert mes bras, mes jambes. Je me suis enfermée vivante sous une couche de vêtements qui ne protégeait pas seulement mon corps de l’hypothétique regard des autres hommes sur moi, mais me permettait d’enfouir mon mal aise, mon mal être.

Le corps que j’avais aimé, mis en valeur, que j’avais caressé, que je connaissais presque sur le bout des doigts, mon corps était devenu un territoire étranger que je fuyais du regard, que je couvrais chaque jour davantage.  Il n’avait plus de contours, plus de formes. Il n’était plus qu’une enveloppe.

Puis la vie est venue se loger en moi. Et mon corps s’est transformé. A l’intérieur je n’étais plus femme, mais une mère en devenir. Mon corps n’était plus touché, ni frôlé. Il avait fait son travail, servi à satisfaire les envies d’un homme et intégré ce que l’homme attendait – l’enfant. Il ne restait de ma féminité que des souvenirs, engloutis sous un déluge de dégout et de honte que je tentais de faire disparaitre sous le jet brulant de la douche.

J’ai passionnément aimé mon corps de mère. Je m’y suis accrochée pour la vie qui grandissait en moi. J’ai regardé mon ventre s’arrondir, prendre la place de tout ce qui n’existait plus. La femme s’était envolée…

J’ai mis près d’un an avant de porter à nouveau des tops à manches-courtes, des jupes sans collants. Puis  quelques années de plus avant de m’offrir une nouvelle tenue, m’acheter de la lingerie. Je ne me regardais dans un miroir que pour constater cette tristesse que j’avais au fond des yeux, pour intégrer les cicatrices. Les accepter fut le fruit d’un long et douloureux travail sur moi, dans lequel il a fallu cracher les heures les plus noires de mon histoire, les dire encore et encore, intégrer que j’étais moi aussi responsable de cette mise à mort, que j’y avais adhéré, que je m’étais délaissée/détestée.

En fermant mon cœur à double tour, je savais que je choisissais la facilité, celle qui me permettait de ne surtout pas prendre rendez-vous avec ma féminité, avec l’autre. J’étais mère et mon corps me le rappelait sans cesse. Comment un corps de mère pouvait être désiré, désirable ?  Comment un corps de femme humiliée pouvait être aimé ?

Je ne dirais pas que ce travail est terminé, je me bats encore avec certains démons. La différence c’est que je sais que je les vaincrais, un jour. Je renais à mon rythme, je renoue doucement avec mon corps. Le fait qu’il soit regardé, aimé, désiré pour ce qu’il est m’aide forcément énormément. Le regard de l’autre a aussi le pouvoir de nous libérer.

Posted in Carnets de route

Nouvelles Habitudes 2016: Reprendre le temps de…

Lire – dans le bus, à la maison, entre midi et deux, dans un café en regardant le monde tourner.

Ecrire – laisser à mes mots l’espace pour exister, créer des histoires pour faire voyager, écrire de longues lettres à la main et y glisser un joli mot / une carte inspirante avant de les envoyer aux quatre coin du monde.

Saisir des instants – rien que pour moi, pour la beauté du moment, pour les secrets cachés ici et là et que mes yeux regardent avec toujours autant d’étonnement.

Tenir un journal – de mes progrès, noter des citations qui me parlent, me font réfléchir, grandir, coller des images qui me parlent.

Profiter – de nos jeux à deux, de nos soirées à quatre, de nos déjeuners améliorés, de nos découvertes main dans la main.

Faire – usage de mes mains pour broder, tricoter – faire ce carnet d’aspirations / d’idées qui attend sagement d’être réalisé.

Prendre soin de moi – Un peu de réflexologie, des soins, des après-midi travail en solitaire et de bons dîners entre amis pour refaire le monde ou juste pour le plaisir d’être ensemble..

Vivre – Passionnément / Intensément / A 100%.

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