Le premier contact…

On dit, on dit « l’habit ne fait pas le moine ! » Et pourtant…

Je ne vais pas vous parler chiffons aujourd’hui, plutôt annonces, échange, orthographe. Que vous alliez sur un site de rencontres, un site pour vendre vos produits ou proposer vos services, un forum pour échanger vos idées, c’est la même chose, vous entrez dans une relation avec d’autres personnes. Et qui dit relation, dit respect – enfin normalement.

Et oui, pour moi, le respect ça passe aussi par un minimum de politesse et des règles basiques d’écriture. S’il y a un truc que j’ai en horreur (je suis exigeante et j’assume) ce sont :

  • Les messages qui ne commencent pas par bonjour.
  • Les fautes d’orthographe flagrantes et récurrentes. Une de temps en temps ça passe (j’en fais moi aussi), une à tous les mots, beaucoup moins.
  • Voir « lol » écrit après chaque mot ou presque.
  • L’écriture texto.

Ce n’est pas très compliqué de faire quelque chose qui tienne la route, sans pour autant écrire un roman, ni faire d’effet de style. Ça demande juste un peu d’intérêt pour les autres et de savoir vivre.

Moi, sincèrement quand j’ai quelqu’un qui répond à une annonce sur le bon coin et qui me met « négo 5€ tabl enft que ta mi en ligne », ça coince un peu. Idem quand je lis sur un site de rencontres « on vera ci on ce plais», rien n’est moins sûr. J’avoue, la personne ne part pas avec toutes les chances de son côté.

Comme  l’habit ne fait pas le moine, l’orthographe ne fait pas la personne. Toutefois c’est quand même la première entrée en matière dans le monde  virtuel. Personne n’imaginerait se rendre à un entretien d’embauche avec un jean troué, des baskets sales et le cheveu gras. Et bien là, c’est pareil, autant soigner le premier contact. Des fautes à tous les mots, ça me donne vraiment une impression de « je m’en foutisme » et aucune envie de prolonger l’échange.

Et vous, vous en pensez quoi?

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Sois heureux et tais-toi! Ou pas!

Crédit Pixabay

J’ai l’impression que quand on est bien dans sa vie, on a qu’un droit c’est de la fermer – Quand on va mal aussi, au bout d’un moment ça saoule les gens…Après tout, c’est vrai, quand on est heureux pourquoi on viendrait faire chier les autres avec notre monde de « bisounours » ! Sauf que le bonheur quand il est là, il ne fait pas non plus de notre quotidien un conte de fées sans faille. Un bonheur, comme une vie, ça se construit. N’en déplaise à certains, on n’a pas juste à claquer dans les doigts pour avoir ce qu’on souhaite.

J’ai passé 25 ans de ma vie à m’inventer une vie autre que celle que j’avais, parce que le bonheur ce n’était pas vendeur. Dans la vie il fallait lutter. Alors j’ai lutté. On peut même dire que souffrir est devenu un moteur. Et puis c’est bien, parce que les évènements se sont parfaitement enclenchés, je n’ai pas eu une minute de répit. Autour de moi, c’était même bien vu d’en baver. Plus c’était compliqué et plus tu pouvais être fier de toi pour t’en être sorti. Avec le recul c’est complètement insensé comme mode de fonctionnement. J’en ai aussi voulu à la terre entière. C’est pratique et déculpabilisant à souhait ! Tu n’es responsable de rien, tu as juste à te laisser porter par le chaos ambiant, à maintenir un tant soit peu la tête hors de l’eau. Et le tour est joué. En plus tu as plein de copains qui en bavent aussi et de gens qui se nourrissent de ton malheur. C’est clairement beaucoup plus vendeur que les bonnes nouvelles !

Alors aujourd’hui, je considère que ma sérénité, ma paix, mon équilibre, je les ai bien gagnés. Pour remonter la pente, j’ai dû prendre sur moi et rebâtir tout ou presque. Ce n’est pas pour autant que je ne suis pas à l’écoute d’autrui et que je ne peux pas comprendre certaines choses. Même si mes « conseils » sont teintés de mon expérience – nous en sommes tous là. Pour avoir moi-même touché le fond de la piscine, je sais l’énergie qu’il faut déployer pour remonter brasse après brasse, sans toujours se sentir ni soutenu ni encouragé. Des tasses j’en ai avalé. Des rechutes j’en ai connu. Qu’est-ce qui m’a fait tenir ?

Peut-être l’idée qu’il faut avancer tout simplement. Ou que mes efforts à terme porteraient leurs fruits. Bien sûr certains me diront que j’avais le meilleur moteur sous les yeux, mon enfant. Encore une chose qui fait que je devrai la boucler – parce que tant n’ont pas cette chance. Je devrai peut-être m’excuser d’exister aussi ! C’est vrai que ça m’a boosté. Ça m’a terrorisé aussi, bien des fois.

Nous avons tous notre lot de soucis, de doutes et de chagrins. Parfois c’est évident et parfois ça ne l’est pas. Nous avons tous notre conception de ce qu’est une vie réussie, équilibrée. Comme nous avons tous une idée du bonheur. Pour certains, il est à portée de main, c’est un état d’esprit, une manière d’être. Pour d’autres c’est une quête sans fin.

Je pourrai reculer, laisser les autres définir ce que je dois dire ou pas, partager ou pas. Sauf que j’ai trop fermé ma gueule par le passé. Personne n’est obligé ni de m’écouter, ni de me lire. Si on trouve que je vais trop loin, je suis capable de l’entendre. Je n’ai pas la science infuse ni le monopole du savoir. Je pense être ouverte à la discussion. J’ai depuis peu intégré qu’on pouvait ne pas être d’accord, sans que cela n’altère les sentiments.

Voilà, moi, je ne me tairai pas. Je continuerai à écrire ici le beau comme le moins beau, car comme je le disais en commentaire sur cet article – l’écriture est ma façon de faire entendre ma voix et celle des autres. C’est trop précieux pour que j’y renonce!

Pourquoi je ne me confie presque plus ?

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J’ai fait le constat récemment que je me confiais très peu à mes proches, mes amies. Est-ce un choix ?

Oui. Par rapport à ma famille. Un choix de protection. Tout en ayant pardonné beaucoup de choses, certains mots sont ancrés en moi à l’encre indélébile. Et je sais aussi que le risque du chaos n’est jamais loin. Maintenant que j’arrive à le tenir à distance, je ne souhaite pas qu’il réintègre mon quotidien.

Par rapport à mes amies, je ne sais pas. L’éloignement peut-être. Un coup de fil tous les six mois ne permet pas de dire ce que l’on a sur le cœur. Ou bien la peur d’être jugée. Oui je sais les amies ne sont pas là pour ça. Mais parfois les mots dépassent la pensée. Ils n’ont pas pour but de faire mal et pourtant leur impact est douloureux. Ça aussi je n’en veux plus.

Je me rends compte que je garde beaucoup pour moi. Cette année a été riche de belles choses et de gros moments de doute aussi. Je ne les ai partagés qu’avec lui. J’ai cette chance aujourd’hui.

Alors j’écris beaucoup. Ici et ailleurs. J’ai tu des choses par peur que les mots des autres ne viennent me chambouler davantage. J’ai préféré écouter ma voix, trouver du confort dans ma bulle. J’ai eu peur du rejet.

Est-ce un manque de confiance ? Peut-être. Avec le temps, j’ai encaissé beaucoup. J’ai gardé mes amitiés intactes le plus souvent, en taisant ce qui agitait mon cœur. Les conseils et avis à l’emporte-pièce, très peu pour moi. Même si l’intention est bonne. Je n’ai pas besoin que mes amies adhèrent à mes choix, ni qu’elles me disent que ce ne sont pas les bons.

Peut-être que c’est moi qui n’ai pas eu assez confiance en moi à un moment donné. Pourtant en amitié je crois me montrer telle que je suis, la plupart du temps. Mais pourrais-je tout dire ? Tout partager ? Je ne sais pas, encore une fois. Je suis partagée.

Je crois que je n’ai plus peur de perdre mes amies. Je me dis que la vie est ainsi faite que certaines personnes restent, d’autres partent. Je ne voudrai juste pas payer les pots cassés.

J’essaie souvent de me mettre à la place des autres. Et si c’est à moi que certains ne souhaitaient pas se confier. Je me rends compte là aussi que peu se confient, peu m’appellent moi aussi quand tout va de travers dans leur vie. Ou bien quand le bonheur inonde leurs jours.

Une remise en question est-elle nécessaire ? Ou bien c’est juste la vie qui est ainsi?

Le grand pari…

On ne se dira jamais assez et on ne se dira jamais tout.

Certains mots sonneront justes, d’autres nous feront croire dans la présence hypothétique d’un faible espoir au bout d’un silence que nous n’osons briser.

Certains gestes diront plus que des mots et certains mots se diront dans le calme rassurant d’une étreinte que le reste du monde trouverait insignifiante.

On se bercera de promesses quand tout ira de travers. On sera aveugle dans la joie et alors ça n’aura pas d’importance. Ou on cherchera la faille dans un amour heureux, certains que le bonheur n’est pas pour nous. On mentira par crainte de souffrir. On souffrira par crainte d’oser. Ou alors on enverra tout valser, qu’importe l’avenir, ce qui se joue là sous nos yeux n’a pas de prix, on choisira de s’enivrer d’amour. Puisque la source est dite intarissable, on se saoulera de chaque instant de vie.

On pourra vouloir tout dire, tout écrire. Les émotions. Les sensations. Le ressenti. Et puis ce vide incommensurable dans lequel le plaisir nous emmène et duquel nous revenons certains d’avoir touché du bout des doigts une partie de nous-mêmes que nous ne connaissions pas.

On voudra savoir, comprendre. On voudra percer le mystère de l’autre, entier, si proche et si lointain à la fois. On tentera à force de questions d’imaginer l’intérieur, ce qui se trame dans le fond des tripes, au creux du plus intime des secrets de l’être.

Et puis on se souviendra que le cœur a ses raisons que la raison ignore. On ne saura jamais tout. Un jour il faudra choisir en conscience, incertains de l’issue, faire le grand saut ou renoncer. Se jeter à l’eau ou passer son chemin. Nul ne sait ce que sera demain. Et pourtant, contre toute attente, des milliers d’êtres humains font le pari chaque jour de lâcher prise, d’y croire et d’aimer, peu importe leur âge, leur sexe, leur religion ou leur passé.

Qu’est-il arrivé à mon chagrin?

Crédit Pixabay

Il se tenait là, près de moi, un allié de taille, à qui je faisais confiance.

Il se tenait là, sa main dans la mienne, nous avancions sur des terrains connus. Inséparables, nous faisions face, envoyant valser tous les bien pensants qui croyaient savoir mieux ce qui était bon pour nous deux.

Il partageait mon quotidien, se lisait dans mes larmes, mes doutes. Il était ma béquille, mon salut, mon kit de survie.

Il m’appartenait ou je lui appartenais. Enfin, nous nous étions trouvés. Le chaos semblait moins lourd à porter, lui à mes côtés.

Puis un matin il s’est volatilisé.

Je ne le trouvais plus ni dans le miroir, ni dans mes draps. J’ai eu peur que mon cœur se sente orphelin. Comment vit-on sans le chagrin? J’ai paniqué. Je n’étais pas prête. Qu’allais-je devenir?

J’ai cherché partout. Un mot, une explication. Rien. Le grand vide. L’inconnu. Même les larmes ne coulaient plus.

Il fallait se rendre  à l’évidence, mon chagrin avait pris le poudre d’escampette, lâchement. Et je restais là, seule, à devoir affronter l’inconnu.

Quelle étrange sensation de retrouver l’usage plein et entier de mes membres, de ne plus avoir besoin d’une aide extérieure pour faire un pas devant l’autre. Loin de se sentir abandonné, mon cœur reprenait vie, battait à un rythme plus léger, comme revenu d’une longue convalescence. Le monde m’apparaissait enfin tout en nuances.

Le chagrin parti, je reprenais doucement goût à la vie. Je ne peux cacher qu’il me manquait parfois et que dans un moment de blues passager, je me sentais prête à lui tendre la main. Je le connaissais si bien. Je savais qu’il rappliquerait à la moindre demande, à la plus petite supplication.

Puis il se fit de plus en plus rare. Il devint un souvenir du passé. Et quand quelques larmes couraient sur mes joues, elles le faisaient en toute indépendance. Le chagrin que je tenais pour mon meilleur ami, n’avait fait que me couper du monde. En adhérant à sa main mise, j’avais choisi de vivre en marge, de laisser mon cœur s’appauvrir, de ne plus croire en rien, de me protéger en dressant des murs, en les ficelant de barbelés, auxquels nul ne souhaitait se frotter.

Mon chagrin s’en est allé, au gré des vagues de l’existence, des chocs, des virages, des moments de félicité. Du haut de mon équilibre retrouvé, je lui dis merci pour ce qu’il m’a enseigné et bon voyage!

Et vous le chagrin, vous l’avez rencontré?

Qu’est-ce qu’une sexualité « normale » ?

A la base j’étais partie sur un article plus personnel, mais j’avais trop de choses à dire et je ne savais pas trop comment les dire, alors j’ai remis à plus tard. Puis m’est revenue en mémoire une conversation avec ma voisine. On en a déjà discuté sur le blog, la sexualité ce n’est clairement pas le sujet dont on parle facilement avec tout le monde. Alors quand l’occasion se présente, autant en profiter!

Nous étions donc en train de discuter quand est venue dans la conversation la phrase à l’origine de ce billet « tant qu’on a une sexualité normale… ».

Il faut déjà savoir que tout ce qui commence par « norme » j’ai du mal. La norme ça enferme et tout ce qui enferme, ça ne me convient pas. Je déteste les cases, les catégories, les mots qui cloisonnent.

On sera tous d’accord pour dire que la sexualité est quelque chose d’ordinaire. Cela fait partie de nos vies à tous à différents niveaux. Et d’assez extraordinaire aussi. Dans la sexualité, se mêlent la vie, la mort, le corps, le cérébral, les sensations, le plaisir, le vide, soi, l’autre, la rencontre, les interdits, nos pulsions, nos fantasmes, nos limites, nos envies, le partage, la tentation et j’en passe. Nous abordons tous la sexualité avec une sensibilité qui nous est propre. Ce qui sera primordial pour l’un ne le sera pas pour l’autre. L’essentiel étant bien pour chacun d’avoir une vie sexuelle épanouie et épanouissante.

Si je devais définir une sexualité normale, je dirai que c’est une sexualité basée sur le respect. Respect de soi et respect de l’autre. Toute relation imposée sous la contrainte n’est pas une relation « normale ». C’est bien souvent un acte puni pénalement. Pour le reste, c’est un peu chacun ses goûts, non ?

Ce qui me gêne avec cette idée de « sexualité normale », c’est que dès qu’on a des envies un peu différentes de la moyenne, on se colle soi-même des étiquettes et on se sent hors-norme et potentiellement « pervers ». On culpabilise et la sexualité, loin d’être une joie, devient un malaise, que nous gérons comme nous pouvons et qui souvent nous pèse. Ce qui veut dire que soit on va vivre ce qu’on a à vivre en gardant en soit une « honte », soit on va se fermer et rentrer dans le « moule » en renonçant à une vie sexuelle positive.

Sans compter que ce qui sera « normal » pour une personne ne le sera pas forcément pour une autre. Tant que rien n’est imposé, tout me va. Personne ne nous oblige a adhéré à quelque chose qui ne nous tente pas, ne nous convient pas. La sexualité est une histoire personnelle d’abord et de couple ensuite. A chacun de trouver le tempo qui lui convient. Tout est possible et tout peut être expérimenté. Tant qu’à chaque instant un « oui » est un « oui » et un « non » entendu. Tant que chacun s’y sent bien. Tant que chacun peut dire les choses, que le dialogue reste ouvert.

La sexualité est riche. Je trouve qu’il serait dommage de se priver de toute la gamme d’expériences à notre disposition. Sans compter que la sexualité est un merveilleux outil de connaissance de soi !  Et qui enrichit considérablement notre rapport à l’autre!

*Il est clair que cette réflexion je ne l’aurai pas eu il y a un an. Elle est le fuit d’un cheminement personnel. La personne qui m’a accompagnée dans cette démarche se reconnaîtra!

Et vous, vous en pensez quoi ? J’ai hâte de lire votre avis sur la question ?

Ces commentaires (qui nous veulent du bien)!

Je tiens un blog – enfin plusieurs blogs – depuis 10 ans, alors des commentaires j’en ai eu. Et sur des sujets variés.

Il y a les commentaires qui font sourire, ceux qui font du bien, ceux qui apaisent, ceux qui interpellent, les bienveillants, ceux remplis d’incompréhension, ceux qui consolent, ceux qui nous font violence, les irrespectueux, ceux qu’on choisit d’évincer, ceux qui nous accompagnent, ceux qui nous chamboulent pas mal.

Et au milieu de tout ça, il y a les commentaires qui nous font grandir. J’ai toujours écrit pour partager. Comme tout un chacun, c’est humain, j’ai cherché un temps la reconnaissance, celle qui faisait défaut à ma vie. Étant donné que j’ai commencé à bloguer au cœur de la tempête, ça n’a rien d’étonnant!

Les commentaires qui m’ont souvent le plus déstabilisé sont ceux qui mettaient le doigt sur quelque chose de douloureux. Sur le coup, j’étais plutôt dans la colère, l’envie de faire mal à mon tour – alors que dans bien des cas, l’intention de la personne derrière le commentaire n’était pas de me faire du mal, juste de partager son avis, son idée sur le sujet – en manquant parfois d’un minimum de tact !

J’ai pris à plusieurs reprises soit le parti de détruire ces commentaires que je jugeais inappropriés – avec le recul je me dis que c’était un peu puéril comme approche, sur le coup on fait ce qu’on peut avec ce qu’on a – ou bien d’y répondre dans un article. J’ai pris parfois le parti d’en rire. Puis au fil du temps je me suis interrogée. Pourquoi est-ce que tel commentaire me blessait ?

Et c’est à partir de là que j’ai grandi, que j’ai appris sur moi, que je suis allée à l’intérieur pour déconstruire mes schémas, pour faire taire les fantômes. Parfois j’étais d’accord. Parfois je ne l’étais pas. J’ai appris que le désaccord pouvait aussi être source d’enrichissement. Au final ces commentaires furent les plus formateurs, les plus porteurs, les plus libérateurs. Le jour où j’ai intégré qu’ils n’étaient pas un rejet de moi-même, qu’ils ne remettaient pas en cause ma vérité, qu’ils étaient juste une vision différente de la vie, je les ai accueillis avec le cœur prêt à faire le travail sur moi-même nécessaire à toute évolution.

Aujourd’hui encore, certains mots me touchent profondément, au détour d’une conversation, d’un évènement, ils réveillent des blessures. Je m’en rends compte parce que mon corps réagit au quart de tour. Là je sais qu’il y a quelque chose à creuser, quelque chose que je n’arrive pas à dire ou à assumer. Ce fut le cas avec mon dernier article « et un jour devenir maman ».

Dans cette aventure, je ne remercierai jamais assez tous mes lecteurs d’hier et d’aujourd’hui. Ici, je me suis toujours livrée telle que j’étais, sans fard. J’ai écrit des articles légers et d’autres très noirs. Je me suis mise à nue. J’ai essayé tant que faire se peut d’être authentique. J’ai flirté avec le politiquement correct de temps à autres. Je me suis remise en question. J’ai accepté mes failles, mes limites. J’ai appris à dire « non ». J’ai appris à regarder le monde différemment, à l’accepter, à le respecter. En me retirant quand je l’ai jugé nécessaire. Pour mon bien (mouliner dans la purée c’est pas vraiment ma tasse de thé)!

Et vous les commentaires comment les gérez-vous ?  Ils vous aident à vous regarder sous un autre angle ? Ou bien vous vivez mal le désaccord, le “jugement” de certains ?

Tout ce temps perdu

Crédit Pixabay

 

On ne se sera rien promis. Ou alors juste comme les autres, rien de plus, rien de moins. On se sera connu en s’appréhendant du bout des doigts. On se connaîtra dans un souffle, on se reconnaîtra dans une voix. Et après. On ne sera plus que deux étrangers. On reprendra la route là où on l’a laissée. On se questionnera. On regrettera tout. On voudra réécrire l’histoire.

Peut- être que si. Peut-être que ça peut fonctionner. Peut-être qu’on peut essayer. Peut-être que ce n’était qu’une erreur de parcours, qu’on n’a pas su, qu’on n’a pas pu. On se pardonnera nos errances.

On resservira les plats, plein d’espoir, inconscients des ruines de l’histoire. On s’acharnera sur ce qui reste, sur ce qu’il nous reste. Un lien soit disant indéfectible que le temps aura endommagé. Bien sûr que non. Nous, ce sera différent. Cette fois ci on ne gardera que le bon, on se gardera de voir le verre à moitié-vide. On se satisfera d’un peu, de petits gestes, de bonheurs fugaces. On s’enverra des fleurs en se disant qu’on ne s’en sort pas si mal.

On ne parlera pas d’amour au risque de le voir se faire la malle. On se contentera du quotidien. Puisqu’on est ensemble tout va bien. On oubliera qu’on se ment dans la valse cruelle des sentiments, qui ne sont plus. On ne s’avouera jamais qu’on s’est perdu.

On ne se dira plus, on ne partagera plus. Peut-être qu’on aura l’envie de mettre un terme à la mascarade. Ou bien on restera, pour tout un tas de raisons partagées. On fera semblant de s’aimer. Ou on se s’aimera plus. On regrettera tout ce qu’on n’a pas vécu.

Et toi, tu es “officiellement” en couple ?

C’est un commentaire sur l’article d’Angie (même si on te dit tout un tas de conneries que tu n’as pas envie d’entendre, tu sais on pense à toi et en fait ça nous fait mal de te savoir mal…) qui m’a fait réagir.

  • Si tu as changé ton statut Facebook.
  • Si, au bout de 3 jours tu as abreuvé la terre entière (enfin tes amis, proches, lointains, les amis de tes amis, tes connaissances, tes collègues de bureau, le postier, tes voisins, l’ex de ta meilleure amie, ta grand-mère que tu ne vois qu’une fois par an) de la grande nouvelle que ça y est, enfin, tu as rencontré quelqu’un.
  • Si, la semaine suivante, tu as fait les présentations aux potes, aux enfants, aux parents, à la famille étendue, belle-famille, aux oncles, aux tantes, aux poissons rouges.
  • Si tu as déjà parlé déménagement, emménagement, avenir, maison à acheter, compte commun, famille, bébé(s), Pacs, mariage…

Si tu as fait tout ça, j’ai l’heureux honneur de te dire que toi et ton/ta cher(ère) et tendre, vous êtes officiellement en couple. Et être officiellement en couple, c’est quoi ? Assumer ses choix, pardi ! Il faut suivre…

Par contre pour tous ceux qui ne cochent que la moitié des cases, voir aucune, et bien, je ne sais pas. Vous errez dans un no man’s land qui ne veut pas de vous. Désolé.

Vous avez le choix :

  • De vous poser des questions, des plus simples ou plus abracadabrantes possibles, la première étant : est-ce qu’il / elle m’aime vraiment ? En moins de deux votre belle histoire risque fort de virer au cauchemar.
  • De repartir à la case départ. Allez un petit effort. Rien de bien compliqué la dedans. Facebook, c’est à portée de clic. Pour l’annoncer à tout le monde, créez un groupe WhatsApp – pratique et efficace. Les présentations, ça se complique, mais qui a dit que l’amour c’était simple ? Sinon un compte commun ce n’est pas compliqué à ouvrir, un Pacs ça se termine, une famille ça met du temps à se construire…
  • Ou bien d’accepter de ne pas être reconnu comme un « couple ». Et si vous l’assumez, vous pouvez même dire à qui veut bien l’entendre que vous n’êtes officiellement pas en couple ! Ça en jette non ?

Ça vous dit quoi à vous cette expression “officiellement en couple”?

Cette passion qui me donne envie de vivre (plus fort)

Je passais faire un tour chez mon ami Tony et voilà que cette phrase me saute aux yeux “Alors, puisqu’on doit mourir, autant vivre plus fort“. Je me suis dit que le temps était venu de vous parler d’une de mes passions: les cimetières.

Ne partez pas en courant. Pas encore du moins.

J’ai toujours été fasciné par la mort. Je vais même aller plus loin et vous dire que les sujets qui me passionnent le plus sont la mort et la sexualité. C’est dit. Maintenant, vous pouvez partir. Si vous continuez à lire c’est à vos risques et périls!

Copyright Marie Kléber

Je me balade dans les cimetières depuis toute petite. Mon grand-père est mort, j’allais fêter mes six ans. Il était ma force, mon rempart, la personne que j’aimais le plus au monde, après mes parents. J’entretenais avec lui une relation privilégiée.  A partir de ce jour, pour le voir, je n’avais que le cimetière. J’y ai passé des heures avec lui. Et puis de fil en aiguille, je me suis perdue dans les allées, j’ai regardé les noms, les dates. J’ai commencé à ressentir quelque chose, pas quelque chose de triste, quelque chose de vivant, comme si les morts me passaient un message. Et il me disait de VIVRE. Peut-être que cette passion pour la vie, même dans les heures les plus noires, vient de là.

Dès que j’ai un coup de cafard et quand je peux me le permettre, je pars parcourir les allées d’un cimetière. J’en prends un au hasard. C’est si apaisant. Je pense à toutes ces vies, tous ces départs et l’envie de ne rien céder, de sentir mon cœur battre, d’éprouver des sensations revient comme par magie. Je me sens pousser des ailes.

Copyright Marie Kléber

Il y a une dizaine de jours, alors que je me baladais dans Paris, mes pas m’ont guidé sans que cela soit prémédité devant les portes du Père Lachaise. J’ai marché deux heures au gré des routes, découvrant ici et là quelques mots touchants, me laissant bercer par la paix du lieu. Au milieu des tombes a surgit une évidence: l’urgence de vivre. Pas une urgence folle ou euphorique, une urgence simple née de la connaissance de l’issue du chemin. Une urgence de s’aimer, de lâcher prise sur tous les tracas sans importance du quotidien, de cueillir la joie, de s’affranchir des codes, de s’affirmer, d’oser. Personne ne vivra notre vie à notre place. Alors pourquoi attendre sur le plongeoir que tous les autres passent…

Et vous les cimetières, vous aimez? Ça vous fait peur? Ça ne vous dit rien? Ou vous hésitez, incertains?