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Quand on est perdu…

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Quand on est perdu…

Tout nous parait bon à prendre.
On est en quête d’une solution, du vaccin antibrouillard, de la formule magique qui nous délivrera.
On se cherche, on cherche un sens, sa voie, sa voix, un lien quelconque qui nous permette de faire face au chaos.
On prend pour argent comptant toutes les belles paroles, on voit des signes partout, en tout.
On se laisse embarquer par le courant, inconsciemment.

On perd la conscience. La normalité nous parait banale.
On remet tout en question, même le tangible.
On serait prêt à boire n’importe quelle potion pourvu qu’elle vienne apaiser le trouble en nous.

On est vulnérable quand on perd son chemin.
Quand le clinquant nous attire.
Quand les mots des uns sonnent comme des promesses.
Quand notre capacité d’analyse se fait la malle.
Quand on croit tout, sans se poser de questions.
Quand on avale le bon, le moins bon en pensant que ça a le même goût.

Il y a un risque
Qu’on ne perçoit pas.
Pris que nous sommes dans le tumulte de notre monde qui se noie.
Ce que l’on connait nous parait d’un coup illusoire.
Ce que l’on ne connait pas nous fait croire
Que ce qui se cache de l’autre côté est le Paradis tant recherché,
Il n’y a plus qu’à oser

Quand on est perdu on s’accroche à ce qu’on peut.
On se plante de chemin.
On évite les miroirs.
On croit à tout pour peu que cela vienne remplir le vide
Des jours « sans ».
On se croit invincible,
Quand tout nous ment

La perte de repères est la nourriture suprême
De celles et ceux qui se posent en « sauveurs »
Inconsciemment peut-être
Tout autant que les autres
Et qui sans le savoir, sans le vouloir
Font encore plus de mal

On s’en rend compte plus tard…

Celui qui dit pouvoir nous sauver n’a aucune clé!
Il prend juste ses désirs pour des réalités

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La mission de vie ou l’histoire d’une quête sans fin!

La “mission de vie” c’est le grand terme à la mode, la nouvelle vague du développement personnel. C’est ton grand tout, le sens de ta venue sur terre, l’appel de ton âme.

C’est ce que tu cherches pas à pas, furieusement, sans t’arrêter. C’est ce que le dernier programme gratuit d’une telle t’a vendu, avant de te laisser livré à toi même, non sans te proposer d’aller plus loin avec un programme payant cette fois!

La mission de vie, c’est le Saint Graal, la clé qui ouvre toutes les portes. C’est ce qu’on te serine à longueur de journée, ici et ailleurs. C’est ce que tu t’acharnes à découvrir de lecture en lecture, de formation en formation, de compte en compte. C’est ce que x, y et z ont découvert et qui a transformé leur vie.

La mission de vie c’est un peu comme le bonheur, tu le cherches partout et tu le trouves nulle part. Parce que tout le monde le sait, le bonheur, il est là, juste là, devant toi et il te suffit d’ouvrir, les yeux, le coeur pour le saisir en entier.

La mission de vie c’est un peu pareil. Ce n’est ni un métier, ni un chemin précis, ni un engagement particulier. C’est là, en toi, c’est ce qui te fait vibrer dans ta vie de tous les jours. Ce n’est pas une prière ni un rituel, une méditation ou un voyage quantique qui vont t’apporter la réponse sur un plateau. Et encore, si il y a une réponse!

Ta mission de vie c’est ce qui te rend heureux, ce qui te met en joie, ce qui te fait du bien et ce qui rend le monde un peu plus beau. C’est ce que tu mets dans les choses, l’eau de fleur d’oranger dans la pâte à crêpe, la goutte de rosée déposée sur l’herbe fraiche que tu regardes émerveillé, un sourire échangé, un rêve qui prend vie, des petits pas de tous petits, le soleil sur ta peau, une main tendue, un regard complice et ce qui se grave dans les cœurs de ceux qui croisent ton chemin. Un jour ou plus.

Ta mission de vie ce n’est pas quelque chose d’extraordinaire, pas une révélation interstellaire. C’est là, aujourd’hui, depuis toujours. C’est plein d’amour. C’est tout simplement la vie comme tu choisis de la vivre à son maximum, à son plus juste pour toi. Il n’y a rien à chercher. Il y a tout à découvrir.

Je vous laisse avec cette vidéo très juste de Arnaud Riou sur le sujet:

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La voie du pardon est-elle toujours possible?

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En discutant autour du Pardon ce midi, je me suis interrogée, comme souvent après une conversation qui touche un point un peu sensible. On est tous d’accord pour dire que le Pardon c’est le Must, la Voie Sacrée! C’est surement aussi l’une des plus belles des preuves d’amour.

Justement, quand on aime, le pardon c’est presque naturel, par forcément là, maintenant, parce qu’il y a le deuil, un chemin à faire. Mais le pardon et l’amour, ça s’accorde bien et tant qu’il y a de l’amour, le pardon est possible.

J’en ai fait du chemin sur le pardon. Je n’y croyais pas beaucoup au début, ça paraissait un peu simpliste comme principe. Et puis au fil du temps, j’ai perçu les subtilités de l’approche, j’ai mieux compris ce qu’il était, ce qu’il impliquait. Le pardon, c’est toujours un choix, jamais une obligation. On n’impose pas le pardon et on ne se force pas non plus à pardonner. C’est un chemin très personnel qui ouvre sur quelque de plus grand et nous aide également à nous libérer, à guérir. Ce n’est au fond pas un acte aussi altruiste qu’il y parait!

Les actes de pardon que j’ai pu poser par le passé m’ont tous amenée à une ouverture plus grande, une compréhension différente de l’autre, un accueil, m’ont permis aussi de m’alléger d’un poids et parfois ont eu des impacts forts autour de moi. En y réfléchissant, ces “pardons” se sont imposés à moi, comme une intuition, une évidence. J’ai pris conscience que les actes, les mots, les silences, les non-dits, les mensonges, les ruptures, les séparations avaient touché quelque chose en moi, mais que ce quelque chose, même blessé, existait toujours et que pour ressusciter, en quelque sorte, le pardon était ma clé.

Je me suis donc demandée ce qu’il arrivait au pardon quand il n’y avait pas ou plus d’amour. Et plus particulièrement, par rapport à mon vécu personnel, dans des situations de violences conjugales, d’emprise psychologique. Je ne dis pas que ce n’est pas possible, je me demande juste dans quelle mesure ça l’est, comment ça s’articule face aux évènements marquants, traumatisants de nos existences.

En quatre ans de relation et trois de procédure de divorce, j’ai pardonné des dizaines de fois. J’ai compris, j’ai entendu, j’ai accueilli les maux, les failles. J’ai pardonné pour ma survie et parce qu’il y avait quelque part quelque chose de plus fort que le dégoût et la haine, plus fort que l’indifférence, quelque chose qui me permettait de tenir debout. J’ai pardonné par lâcheté. Puis je suis partie. Et là le pardon m’est apparu comme une chimère. Là, il n’avais plus sa place. Quelque chose était mort.

Je crois que ce qui m’a finalement libérée et permis de me reconstruire c’est d’avoir fais le choix de ME pardonner. C’est quelque chose qui pesait lourd, trop lourd. Je ne sais pas si j’y suis pleinement arrivée, si je me suis tout pardonné. On nous vend le pardon comme le remède miracle. Dans l’absolu, j’aime l’idée mais entre le quotidien et l’absolu, il y a la vie!

Selon moi, chaque choix est ce qu’il est, il nous appartient et il est juste pour nous. Pardonner ne fait pas de nous des “saints” et ne pas pardonner ne fait pas de nous de “mauvaises personnes”. Le pardon doit rester cet acte engagé de soi face à soi-même et non un acte contraint parce que c’est “bon”, parce que c’est “bien” ou encore dans l’air du temps. Le pardon n’est pas un but ou une fin en soi. On peut vivre sans pardonner et être heureux. On peut pardonner et ne jamais venir à bout de nos maux. Il y a autant de chemins qu’il y a d’existences et d’expériences de vie.

A l’heure qu’il est, je dis “merci” à cette histoire qui a existé et qui m’a permis de sortir d’un long sommeil dans lequel je m’étais perdue depuis de très nombreuses années. Pour le reste, je ne sais pas, dire que j’ai pardonné serait un mensonge je crois. J’y arriverai peut-être un jour, ou pas. Mais au final, cela ne regarde que moi!

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Qu’est-ce que tu fais dans la vie ?

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Qu’est-ce que tu fais dans la vie ?

La question à laquelle tout le monde répond, le nom d’un métier, d’une fonction particulière. Sommes-nous le poste que nous occupons ? Nous définissons-nous seulement par la place que nous avons au sein d’une entreprise ?

Un métier qui plait. Un métier qui a du sens. Un métier épanouissant. Qu’est-ce que mes parents ont pu me le répéter! Et pourtant quand il a fallut choisir une voie, ils ont tout misé sur la sécurité!
Combien de prestations, combien de formations pour nous guider vers le métier de nos rêves ?
Combien de déceptions, de doutes, de vides rencontrés dans cette course effrénée ? A être quelqu’un. A être reconnu.
Combien de diplômes ? Combien de voix empruntées pour faire valoir notre droit d’exister ? Combien d’heures à chercher ce fameux “sens”, cette mission de vie dont on nous dit que c’est la clé de l’épanouissement?

Et si, nous étions plus que ça ? Nous sommes plus que ça.

Qu’est-ce que tu fais dans la vie ?

Je suis MOI.
Tu es TOI
C’est TOUT et c’est déjà BEAUCOUP!

Un métier ne nous définit pas. Une facette de notre personnalité ne nous définit pas. Notre identité est bien plus que tous ce mots que nous essayons de mettre bout à bout pour dire qui nous sommes, ce que nous faisons, comment nous vivons.

On peut chercher des années – et j’en sais quelque chose – un métier, un avenir plus prometteur, un rêve plus abouti.

C’est ce que nous mettons dans ce que nous faisons, ce sont nos vibrations qui font la différence. Il n’y a pas une voie meilleure qu’une autre. Il y a ce que nous créons à chaque instant, la manière dont nous vivons, dont nous respirons, donc nous aimons.
C’est ce que nous sommes tout simplement.

Posted in Carnets de route

Toutes ces questions qui me font grandir!

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Je me poses des questions. Beaucoup. Beaucoup trop?

Pour certains sûrement. Pourtant les questions, mes questions, qui n’ont d’ailleurs pas toujours de réponse et n’en attendent pas toujours non plus, sont ce qui me permet d’avancer, d’évoluer.

Questionner ma vie, mes choix, le monde. Questionner pour aller plus loin. Comment aller de l’avant si l’on ne sait pas d’où l’on vient, comment on fonctionne, pourquoi telle ou telle répétition? Comprendre pour moi c’est ce qui m’ouvre les portes de demain.

Certaines réponses viennent, presque qu’instantanément, peut-être parce que la question est déjà depuis longtemps en moi. D’autres restent en suspens, comme dans l’attente du moment propice pour ne pas me bousculer davantage. Certaines réponses viennent au fil des mots, quand je défais le fil justement, pas à pas, quand je mets de la conscience sur le caché, le mystérieux.

Il faudrait toujours se refaire, se défaire, de ce que d’autres jugent inadapté. Je me sens bien avec mes questionnements. Ce sont aussi eux qui me permettent de changer de voie quand celle empruntée n’est plus si juste pour moi. Ou de garder l’esprit ouvert, à l’autre, à la vie. D’accueillir la différence, l’éphémère, l’inattendu, le fragile. D’évoluer émotionnellement, psychologiquement, intellectuellement.

Mes questions me mènent sur la voie de la découverte du Soi. Peut-être même plus l’estime, l’amour, la valeur, les respect. Mes questions sont les bases d’une réflexion plus poussée qui me permet d’aller voir ce qui se passe dans les endroits reculés, de lever le voile sur des certitudes erronées.

Mes questions me poussent parfois dans mes plus profonds retranchements. Je fais du tri alors entre ce que je veux garder, ce qui compte moins, ce qui n’est plus. Ce n’est pas toujours un exercice simple. C’est même quelque chose d’assez déstabilisant au final. Pourtant c’est ce que je choisis pour aller plus loin, pour aimer plus fort.

Mes questions n’existent pas dans un but d’ultime savoir ou de compréhension totale. Non, elles sont comme mon moteur, comme une opportunité d’expérimenter la vie sous des angles multiples. Oui parfois, elles sont teintées de mélancolie, mais ça aussi ça fait partie de moi.

Ce sont elles qui accompagnent mes écrits, mes pensées, ma créativité, elles qui me guident à travers les chagrins et les bonheurs aussi. Ce sont comme des amies, des rappels, des lumières dans ma nuit et des sourires en plein jour.

Sans elles, je n’en serai pas là aujourd’hui. Mes questions font partie de moi, elles ont elles aussi changé avec le temps, mûri, elles sont faites de moins de “pourquoi”. Elles vont, elles viennent, elles s’installent puis s’éloignent. Leur source ne sera jamais tarie et heureusement. Parce qu’il y aura toujours de nouvelles choses à regarder, à découvrir, à imaginer, à rêver, à dépasser, à intégrer, à lâcher, à garder.

Elles m’accompagneront jusqu’à la fin et j’aurai peut-être résolu certaines énigmes d’ici là! Les autres resteront cette part d’inconnu que d’autres générations tenteront de percer ou pas.

Toute vie porte en elle la capacité à l’épanouissement, à l’émerveillement et à la sagesse. Si seulement on en fait le choix…

Et vous, qu’est-ce qui vous fait grandir, évoluer?

Posted in Tout un poème

La fissure

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Quand les gros sujets sont épuisés
Que le quotidien a retrouvé des airs de légèreté
Que le cœur apaisé prend soin
Que la joie prend vie

Sous des couches d’inconscience
Là-bas, dans le profond de nous-mêmes
Là où si peu de lumière passe
Comme une protection de plus

Là, où d’ordinaire on se garde de venir
Le jour resplendit
Pourquoi chercher la nuit ?

Là, où d’ordinaire on passe à travers
Sans s’appesantir

Là, il y a la fissure, une entaille si fine qu’il faut s’approcher
Pour voir l’impact
Creuser pour que l’ombre se révèle

Là, il y a ce qu’on ne veut pas voir
Enterré sous des couches de certitudes
Un chemin dans la roche
Tous les choix « faute de mieux »
Nos dualités
Nos fragilités
Bien calées sous terre

Là, il y a ce que nous pouvons continuer de nier
Ou y faire face
En toute humilité

Posted in Emprise et Renaissance

Plein de vide

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Quand je l’ai vu, j’ai compris ce qui m’avait attiré. Comme un aimant.

Quand je suis repartie, j’ai compris ce qui m’avait fait fuir. Instantanément.

Il a endossé à merveille le costume de victime il y a 13 ans. Et m’a donné par là-même l’opportunité inattendue de prouver que j’avais une quelconque valeur. J’ai pris la place du “sauveur”. Tout s’est joué dans ces quelques minutes en suspens.

Ce costume lui allait à merveille, lui, l’homme trahi, abandonné, blessé à cause de la couleur de sa peau, de son accent, de son pays. Lui, l’homme perdu, en quête de refuge et de liberté.

Ma responsabilité – parce que j’ai ma part et c’est de poser un regard vrai, juste dessus qui m’a permis d’avancer, de grandir, de m’en sortir – c’est d’avoir cru que le sauver donnerait de la consistance à mon existence, c’est d’avoir été assez perdue pour donner mon pouvoir personnel à un autre.

Comment ai-je pu oublier que du début à la fin, c’est la peur qui m’a guidée? Non pas la peur, la terreur. Oui, j’étais terrorisée. Les mots doux et le sourire d’ange n’ont été que de courte durée. Les lunes de miel sont venues après, quand le risque de me perdre devenait soudain un peu trop vif. J’ai dit “oui” à tout, prisonnière, étouffée.

Quand je l’ai vu, j’ai presque un instant pensé que…Et puis, j’ai rapidement retrouvé entre les lignes, l’arrogance, le mépris. Heureusement presque! Ce double visage toujours. Non, la confiance est impossible, à tout jamais perdue. La vigilance est de mise, pour moi, pour mon fils.

Je crois en la capacité de l’humain à se réinventer, à se donner les moyens de changer de vie, de changer tout court. Mais je dois admettre que cette croyance a ses limites. Il y a des êtres plein de vide, qui restent là à en vouloir à la terre entière et qui n’ont de cesse que de souffler le chaud, le froid, de jouer avec les sentiments, de monnayer leurs failles, afin de rallier les gens à leur “fausse” triste cause.

Mon fils ne sera pas cette monnaie d’échange entre adultes non-consentants. J’ai eu peur de trop vouloir le protéger, je pense que j’avais toutes les raisons de le faire. Si c’est important qu’il connaisse son père et qu’il le fréquente dans un cadre sécurisé, il est tout aussi important de le préserver des influences d’une personne qui pourrait le manipuler.

Posted in Carnets de route, Variations Littéraires

Une histoire de temps!

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Le temps…

Cette vague avec laquelle nous composons, sans trop savoir comment il passe, comment il vibre, de quelle essence il est fait.
Le temps, plein des aléas de nos vies, que nous prenons pour acquis. Et puis un jour, une nouvelle vient le fracasser. Le temps devient compté. Un calcul savant que nous ne savons pas géré. Si seulement…
Si seulement nous avions su ce qu’il restait, nous aurions fait différemment.
Nous le savons pourtant, la vie, la mort. Nous savons que notre temps n’est pas éternel, qu’un jour il choisira pour nous l’heure du départ. Nous le savons et pourtant nous nous faisons toujours avoir.

Le temps nous parait court dans l’élégance des jours de liesse, de joie mêlée de tendresse. Il file comme un bateau aux voiles gonflées par le vent. Alors on perd la notion de ce qui hier encore nous manquait ou nous paraissait une éternité à conquérir. On lâche la barre et on se délecte de ce temps voleur qui hier encore scandait les minutes d’un rendez-vous imposé.
Le temps nous parait long quand il n’est pas léger, quand il est obligation ou cadre à respecter, quand il nous éloigne de ce, de ceux qui comptent.

Le temps sera toujours cet être volage qu’on aime et qu’on déteste la minute d’après. Il sera un allié et/ou un ennemi. On pourra trouver l’équilibre en le laissant aller à sa guise et en étant à chaque instant, présent. Pas toujours si facile!
Le temps est sans prise, il ne fait pas de favoritisme. Il est le même pour tous et différent pour chacun. Nous en avons une définition bien personnelle.

Le temps, c’est l’inconnu qui prend forme, c’est la page blanche à remplir, l’aube et ses promesses, la vieillesse et ses tourments, l’enfance innocente et les caps, c’est se croire maître de l’insaisissable et se rendre compte, un jour, que le temps n’est qu’une énième carte à jouer dans le fascinant théâtre de l’existence!

Posted in Carnets de route

Une et Multiple

Source Kaboompics

Petite, quel métier voudrais tu faire quand tu seras grande?

La petite fille regarde le ciel, ses nuages qui flottent et lui racontent des histoires
Ou bien c’est elle qui leur raconte ce qu’elle voit quand ses yeux voyagent
Par delà les fenêtres de la classe

Il faut répondre quelque chose, vite
Oui mais quoi?
Tous les autres ont déjà dit
Elle n’est que silence
Quand la question revient, impatiente

Oui il faut trouver quelque chose
Quelque chose qui sonne juste et bien
Pour que les autres ne se moquent pas
Encore une fois

Créatrice, rêveuse, photographe, aventurière de l’imaginaire
Croqueuse de mots, alchimiste, gitane, poète
Danseuse, dessinatrice de l’âme

C’est beau
C’est trop
Tous les autres ont donné 1 métier
Tous les autres avaient 1 idée
Et elle, elle reste là avec un “je ne sais pas”
Sur le bord des lèvres
Au carrefour de tant de rêves

La petit fille a grandit mais toujours avec cette sensation de “trop”
Elle a cherché en vain, 1 idée, 1 vraie qui puisse exclure toutes les autres
Pour enfin être comme tout le monde

Avant de comprendre qu’elle n’était pas comme tout le monde
Et que personne ne l’était vraiment
Que chacun était quelqu’un de différent
Elle a accepté petit à petit qu’elle était
Une et multiple
Et qu’il n’y avait rien à changer
Juste à profiter de la vaste palette de ses passions
D’un jour ou de toujours!

Posted in Carnets de route

Et si on s’abandonnait…

Photo by Maria Orlova on Pexels.com

Il n’y aura pas de nouvel atelier d’écriture pour le moment. J’avais commencé à rédiger l’article et puis…

Je dois vous dire qu’en ce début d’année je n’ai ni projet ni envie particulière. Ca pourrait être déroutant. Et pourtant j’y sens comme un souffle de liberté. Moi qui ai passé la majeure partie de ma vie à planifier, organiser, tirer des plans, je ressens un immense besoin de rien.

Dans notre société, le rien, c’est mal vu. Ca fait un peu peur même. Pourtant c’est dans le rien que tout se crée, que tout prend forme, pas à pas. Que l’on offre aussi à l’imagination, l’intuition une place.

J’ai passé les 30 dernières années de ma vie à chercher coute que coute un sens au “vivre”. Faire quelque chose, être utile, servir une cause, être quelqu’un, m’engager. Une quête sans fin comme pour justifier mon droit d’exister.

2020 ne m’aura apporté aucune clé, m’aura fait connaître des vagues émotionnelles intenses et m’amène aujourd’hui à m’abandonner davantage, à lâcher l’idée que ma vie se doit de porter des fruits, qu’elle doit remplir un cahier des charges spécifique pour que je puisse prétendre à passer le prochain cap.

Mes pensées vont toujours dans tous les sens mais je me laisse enfin le choix de les laisser filer. Je ne souhaite pas prendre d’engagement que je ne tiendrais pas, ni peupler encore mon esprit d’obligations. Je fonctionne comme ça, je n’aime pas l’à peu près.

J’accepte doucement l’idée que je ne dois rien à personne, que je n’ai rien à prouver à qui que ce soit, surtout pas à moi-même. Vivre a peut-être un autre goût quand on lâche prise. C’est ce que j’ai envie de découvrir. Me laisser surprendre par l’évidence…

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Juste une mise au point…

Une nouvelle année commence et ce blog existe déjà depuis bientôt 8 ans. C’est presque un exploit pour moi!

Quand je m’éloigne un peu, le temps d’une pause, il y a toujours cette question: est-ce que je vais revenir écrire? Est-ce que j’en ai envie surtout?

Tout au long de ces 8 années et des précédentes (autre vie, autre blog) les rencontres, les échanges, les partages m’ont nourrie et portée aussi dans les creux de vagues et les jours nuageux. C’est peut-être pour ça que je reviens toujours, comme si une force me poussait à nouveau vers ce lieu, qui bien que virtuel, est mon chez-moi, un endroit à part qui sent bon le thé fumant et les biscuits au beurre, un endroit dans lequel je peux laisser aller les mots des jours heureux et des jours tristes, les maux comme des tâches qui persistent et les joies qui enveloppent mon quotidien d’allégresse.

Je ne sais pas encore les mots de cette année, que je glisserais là au fil des jours et des mois. Ils seront parfois doux et parfois durs. Ils seront le reflet des émotions qui me traversent, des pas en avant, des découvertes, des pas de côté, des questions qui m’habitent, de mes réflexions sur la vie et ses mystères.

En feuilletant un magazine hier, mes yeux se sont posés sur une peinture. Je l’ai trouvé superbe. Elle m’a fait penser à moi. Un gros capharnaüm de couleurs, de traits, de points. Des lignes dans tous les sens. Une structure un peu étrange. Un tourbillon extraordinaire.

Ici, c’est mon univers et vous y êtes les bienvenus. J’essaye tant que possible d’être vraie. Je ne fais pas toujours dans le beau ou l’idyllique. Je ne suis pas là pour vendre un rêve qui n’existe pas, ni parler d’une vie que je n’aurais fait qu’imaginer. Il y a 8 ans justement, en prenant une des décisions les plus importantes de ma vie, j’ai fait face à un cataclysme qui m’a littéralement mise à terre. C’est à ce moment là que j’ai commencé à me confier, à me livrer. Ca s’est imposé à moi. Une porte de sortie. Un élan libérateur pour ne pas sombrer davantage.

J’écris pour moi avant tout mais je sais aussi que mes mots parfois accompagnent des personnes et leur offrent une autre perspective, leur permettent d’avancer et sachant qu’elles ne sont pas seules face à leurs problématiques. Savoir que d’autres personnes vivent la même chose n’agit pas comme une baguette magique certes, mais comme un mince filet d’espoir. Et pour l’avoir vécu, c’est déjà pas mal quand on n’a plus beaucoup de repères.

Donc cette année, attendez-vous à de moins en moins de filtres. Chacun est libre ici de me lire ou de passer son chemin. Sachez que j’ai toujours beaucoup de plaisir à vous lire et à discuter avec vous!

A très vite…

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Les hommes ne pensent qu’à ça!

Crédit Pixabay

Je n’aime pas du tout cette phrase!

Premièrement pour le “ça”, comme si la sexualité n’était que ça, un truc dont on ne parle pas, un truc pas si net au final. Comme si la sexualité était encore un mot, un sujet tabou. On a beau me dire qu’on a évolué, pas tant que ça finalement!

Deuxièmement pour le “ne pensent qu’à”, une autre façon de dire “obsédé par”. Et l’obsession c’est un peu comme le sexe, ça n’a pas bonne presse! Et pourquoi ne pensez qu’à ça serait si mal? Après tout, dans cette vie, rien ne nous appartient sinon notre corps. Nous naissons avec et nous partons avec.

Regardez un enfant vivre et vous verrez que chez lui tout est lié à la pulsion sexuelle (si chère à Freud). L’enfant vit dans son corps, c’est d’ailleurs son terrain de jeu favori. C’est à travers ses sens, ses sensations, son plaisir, son désir, sa créativité qu’il s’épanouit, qu’il s’apprend.

Troisièmement pour “les hommes”, comme si nous les femmes nous étions hors jeu. Comme si la sexualité ce n’était qu’un truc purement masculin. Alors que, soyons clairs, la sexualité c’est quand même la base, le début et la fin, la naissance et la mort, notre énergie vitale, notre souffle sacré, notre force créatrice. Tout part de là. La femme comme l’homme a du désir, la femme comme l’homme se masturbe, la femme comme l’homme jouit.

Dans ma vision des choses, tout est sexuel, parce que le sexuel est vie. J’ai passé des années à me faire des tas de nœuds au cerveau et des années à tenter de me détacher de cette idée, parce que je pensais que c’était mauvais. Bah oui, “les hommes ne pensent qu’à ça”, ça fait un peu animal, bestial quand même. Et nous les femmes, on nous inculque dès notre plus jeune âge le “prendre soin”, le “maternant”. Or la mère c’est la douceur, le rose layette. C’est rarement la femme fatale ou l’amante, en guêpière! Même si on est d’accord les deux sont compatibles. Mais s’affranchir des modèles et conditionnements, ça ne se fait pas en 1 jour!

Le monde a beau avoir évolué, le sujet reste, je trouve, encore assez marginal. On en rigole ou on l’évite. Bien sûr, la parole se libère. Notamment avec la “nouvelle pornographie, qui n’est plus réservée aux abonnés de Canal + le dimanche soir, et qui a ses vertus (on parle plus souvent de ses vices) , le marché des “sex toys” (ou quand la sexualité devient ce qu’elle a toujours été, ludique! ), l’inclusion de pratiques sexuelles variées (on pense ce qu’on veut de “cinquante nuances de grey” , ça a eu le mérite de montrer qu’il existait autre chose et d’une certaine façon de stimuler nos sens).

Pourtant je suis toujours aussi effarée quand j’entends un parent dire à un enfant de deux ans, qui se caresse, “arrête tout de suite!”. Je suis toujours abasourdie quand je vois la violence de certains sur le sujet de l’homosexualité, de la bisexualité et autres.

Pour moi tout est sensuel, tout est érotisme, pas seulement dans la rencontre à l’autre. Notre corps en lui-même est cette source de plaisir, nos cinq sens, notre joie, notre intuition, notre inspiration, notre respiration. On pense toujours sexualité et couple mais la sexualité existe en soi.

J’ai moi même longtemps été déconnectée de mon corps, j’y reviens doucement. Je me demande souvent comment quelque chose de naturel est devenu si codé, comment quelque chose d’inné a perdu de sa spontanéité. Je crois que la connaissance individuelle de son corps, de ce qu’il exprime, de ce qu’il ressent est essentielle. Je sais aussi que cela peut-être douloureux, que cela peut prendre du temps. Mais que sans ça, nous perdons une certaine connexion primordiale avec le vivant en nous. Je pense que c’est quelque chose que je développerai dans un autre article…

Vous en êtes où vous, de votre corps, de vos envies, de votre sexualité, de la sexualité en général?

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Vouloir ce n’est pas toujours pouvoir…

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Je ne suis pas fan de toutes ces lois, de ces mantras qu’on nous refile à longueur de journée. Je pense qu’il y a des choses inscrites en nous, dont nous ignorons l’existence et nous avons beau mettre tout en oeuvre pour avancer sur un point, mener un projet à terme, surmonter une épreuve, nous n’y arrivons pas toujours.

Le monde du “vouloir c’est pouvoir” ou “tout est question de volonté”, voir même “nous créons ce que nous pensons” ou encore “le passé est passé” me met un peu hors de moi, une pression de plus sur nos épaules. Et si nous n’y arrivons pas, nous nous sentons en échec. Déjà que nous sommes beaucoup à manquer d’estime et de confiance, ça vient en rajouter une couche!

Notre psyché est complexe. A l’intérieur il y a nous, mais aussi notre histoire, l’histoire de notre famille, les liens qui se sont tissés, les noeuds, nos blessures, nos traumatismes et ceux de notre lignée, notre inconscient, l’inconscient collectif, nos croyances, les injonctions acquises, nos vibrations énergétiques, celles de notre entourage et j’en passe. Ca fait un peu bizarre dit comme ça, mais nous ne sommes pas seuls!! C’est bien pour ça que chez certains ça bouillonne fortement!

La semaine dernière, j’étais comme vous avez pu le constater dans une phase assez “down”. Après avoir remis en question ma place de mère et ma place dans ma structure familiale, j’étais en pleine remise en question sentimentale.

Si je reprends le fil de mes expériences amoureuses, les deux premières se sont terminées exactement de la même façon. Après un long moment sans pouvoir se voir (famille, distance, études), il y a eu séparation. La troisième, même si les circonstances sont un peu différentes, a eu lieu aussi après 2 mois d’éloignement. Et toutes entre fin novembre et début décembre.

Que je le veuille ou non, ce sont mes mémoires. Elles sont engrammées en moi. Je peux tous les jours me réveiller en me disant que ma relation actuelle n’a rien à voir avec les précédentes. Je peux avoir fait mon/mes deuils. Je peux être passée à autre chose, cela n’en reste pas moins présent quelque part, en moi. Et à chaque période anniversaire si l’on peut dire, ça vient réveiller quelque chose. Surtout dans des moments de fragilité émotionnelle ou de fatigue. Mon inconscient ne fait pas la différente entre hier et aujourd’hui. Les informations se ressemblent étrangement, alors pourquoi pas? Pourquoi cette relation échapperait à la règle? Pourquoi elle ne prendrait pas fin comme les autres? Mon inconscient m’envoie un signal, c’est sa manière à lui de me protéger. Ce n’est que la prise de recul, la distanciation qui me permet de reprendre la main sur la situation. En plein chaos émotionnel, pas si évident que ça.

Ne nous en déplaises, nous n’avons pas la maitrise de tout à l’intérieur de nous!

Et le simple fait de vouloir n’est pas toujours suffisant en soi. Celui de comprendre est le premier pas d’un long processus qui nous permettra in fine de rompre les liens nocifs, d’intégrer les maux et de lâcher ce qui nous retient.

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Ma dernière prise de conscience

Crédit Pixabay

J’ai réalisé ce matin que souvent je ressentais de la frustration à l’annonce d’une bonne nouvelle, principalement liée à un mariage, une naissance, une reconversion réussie, un roman qui cartonne.

J’ai mis du temps à comprendre pourquoi une telle réaction, pourquoi un tel sentiment. Qui en plus de me déplaire me mettait mal à l’aise. Car ce n’est pas vraiment dans ma nature. J’ai plutôt tendance à me délecter des bonnes nouvelles!

J’ai compris que chacune de ces annonces venait appuyer là où ça fait mal et faisait ressortir une colère inconsciente, liée à un mariage raté, à une grossesse douloureuse, à des premiers pas manqués, à beaucoup d’efforts et peu de retours, à ce flou toujours quant à mon avenir professionnel.

Beaucoup de maux. Mais cela changera t’il le passé? Non. Cela ne vient que rajouter du négatif là où il ne devrait y avoir que joie et légèreté.

Chacun son histoire et son parcours de vie. Et puis au fond est-ce si important? Ce tout qui ne fut pas? Est-ce que les ombres du passé n’ont pas donné naissance à plus de résilience, plus de lumière, plus d’empathie, plus de compréhension de l’autre dans ce qu’il est, ce qu’il vit?

N’y a t il pas quelque chose de plus grand que nos vies isolées, un souffle plus puissant que celui de nos existences personnelles ?
Est ce que nos pensées ne se doivent pas d’être créatives plutôt que destructives ?

Si je me réjouis, cela n’enlève rien au passé et cela donne de nouvelles chances au futur. C’est en tous cas le chemin que je choisis désormais de suivre.

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Drama Queen

Crédit Pixabay

En ce moment tout est speed. Les semaines passent et le temps s’effrite entre mes doigts. Les pauses sont rares et même les émotions font des sauts de folie. Ca vous l’aurez clairement remarqué!

Je vais vous dire, ça me manque, ici, de ne pas pouvoir venir poser les mots que je veux, quand je le veux. De ne pas trouver ou prendre le temps d’écrire vraiment, des textes, des poèmes.

Ca me manque nos échanges, nos partages. De vous lire aussi. Je passe toujours en coup de vent.

Ce soir, je viens. J’ouvre la boutique. J’ai mis un peu de musique, je regarde le sapin décoré par loulou et derrière moi, les lumières de Noël accompagnent les pulsations du clavier.

Je dois vous avouer quelque chose. J’ai une addiction étrange pour tous les trucs un peu dramatiques, les histoires qui se tordent, les émotions qui se prennent les pieds dans le tapis, les sentiments qui se bousculent. Enfin tout un tas de choses pas vraiment sympathiques.

Je crois que ça vient de mon histoire. Tu sais, quand tu es gamine, on te dit que si tu souffres pas en amour c’est que tu n’aimes pas vraiment. Ou aussi que la vie c’est un chemin pas facile et que tu vas t’en prendre des claques. Même que c’est comme ça que tu sais que tu es en vie.

Dès que ça va bien, c’est presque trop beau. Je suis assez forte pour trouver une faille dans le système et j’enclanche la deuxième en un temps record. Après, il n’y a plus qu’à attendre. Et ça vient tout seul. La machine se met en branle et tout disjoncte en même temps!

Incroyable mais vrai. Je pourrais remettre ma vie en question sur des suppositions, des idées insensées, des remises en question poussées. Ce qui est assez terrible en soi.

Ma grande chance, quand même, c’est d’être entourée de personnes épatantes qui savent me remettre sur la bonne voie! Et ma capacité à tomber très bas et à pouvoir refaire surface très vite. C’est un truc que je ne m’explique pas.

Sur ces pensées positives, je vous souhaite une douce fin de soirée. A très vite!