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Juste une mise au point…

Une nouvelle année commence et ce blog existe déjà depuis bientôt 8 ans. C’est presque un exploit pour moi!

Quand je m’éloigne un peu, le temps d’une pause, il y a toujours cette question: est-ce que je vais revenir écrire? Est-ce que j’en ai envie surtout?

Tout au long de ces 8 années et des précédentes (autre vie, autre blog) les rencontres, les échanges, les partages m’ont nourrie et portée aussi dans les creux de vagues et les jours nuageux. C’est peut-être pour ça que je reviens toujours, comme si une force me poussait à nouveau vers ce lieu, qui bien que virtuel, est mon chez-moi, un endroit à part qui sent bon le thé fumant et les biscuits au beurre, un endroit dans lequel je peux laisser aller les mots des jours heureux et des jours tristes, les maux comme des tâches qui persistent et les joies qui enveloppent mon quotidien d’allégresse.

Je ne sais pas encore les mots de cette année, que je glisserais là au fil des jours et des mois. Ils seront parfois doux et parfois durs. Ils seront le reflet des émotions qui me traversent, des pas en avant, des découvertes, des pas de côté, des questions qui m’habitent, de mes réflexions sur la vie et ses mystères.

En feuilletant un magazine hier, mes yeux se sont posés sur une peinture. Je l’ai trouvé superbe. Elle m’a fait penser à moi. Un gros capharnaüm de couleurs, de traits, de points. Des lignes dans tous les sens. Une structure un peu étrange. Un tourbillon extraordinaire.

Ici, c’est mon univers et vous y êtes les bienvenus. J’essaye tant que possible d’être vraie. Je ne fais pas toujours dans le beau ou l’idyllique. Je ne suis pas là pour vendre un rêve qui n’existe pas, ni parler d’une vie que je n’aurais fait qu’imaginer. Il y a 8 ans justement, en prenant une des décisions les plus importantes de ma vie, j’ai fait face à un cataclysme qui m’a littéralement mise à terre. C’est à ce moment là que j’ai commencé à me confier, à me livrer. Ca s’est imposé à moi. Une porte de sortie. Un élan libérateur pour ne pas sombrer davantage.

J’écris pour moi avant tout mais je sais aussi que mes mots parfois accompagnent des personnes et leur offrent une autre perspective, leur permettent d’avancer et sachant qu’elles ne sont pas seules face à leurs problématiques. Savoir que d’autres personnes vivent la même chose n’agit pas comme une baguette magique certes, mais comme un mince filet d’espoir. Et pour l’avoir vécu, c’est déjà pas mal quand on n’a plus beaucoup de repères.

Donc cette année, attendez-vous à de moins en moins de filtres. Chacun est libre ici de me lire ou de passer son chemin. Sachez que j’ai toujours beaucoup de plaisir à vous lire et à discuter avec vous!

A très vite…

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Les hommes ne pensent qu’à ça!

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Je n’aime pas du tout cette phrase!

Premièrement pour le “ça”, comme si la sexualité n’était que ça, un truc dont on ne parle pas, un truc pas si net au final. Comme si la sexualité était encore un mot, un sujet tabou. On a beau me dire qu’on a évolué, pas tant que ça finalement!

Deuxièmement pour le “ne pensent qu’à”, une autre façon de dire “obsédé par”. Et l’obsession c’est un peu comme le sexe, ça n’a pas bonne presse! Et pourquoi ne pensez qu’à ça serait si mal? Après tout, dans cette vie, rien ne nous appartient sinon notre corps. Nous naissons avec et nous partons avec.

Regardez un enfant vivre et vous verrez que chez lui tout est lié à la pulsion sexuelle (si chère à Freud). L’enfant vit dans son corps, c’est d’ailleurs son terrain de jeu favori. C’est à travers ses sens, ses sensations, son plaisir, son désir, sa créativité qu’il s’épanouit, qu’il s’apprend.

Troisièmement pour “les hommes”, comme si nous les femmes nous étions hors jeu. Comme si la sexualité ce n’était qu’un truc purement masculin. Alors que, soyons clairs, la sexualité c’est quand même la base, le début et la fin, la naissance et la mort, notre énergie vitale, notre souffle sacré, notre force créatrice. Tout part de là. La femme comme l’homme a du désir, la femme comme l’homme se masturbe, la femme comme l’homme jouit.

Dans ma vision des choses, tout est sexuel, parce que le sexuel est vie. J’ai passé des années à me faire des tas de nœuds au cerveau et des années à tenter de me détacher de cette idée, parce que je pensais que c’était mauvais. Bah oui, “les hommes ne pensent qu’à ça”, ça fait un peu animal, bestial quand même. Et nous les femmes, on nous inculque dès notre plus jeune âge le “prendre soin”, le “maternant”. Or la mère c’est la douceur, le rose layette. C’est rarement la femme fatale ou l’amante, en guêpière! Même si on est d’accord les deux sont compatibles. Mais s’affranchir des modèles et conditionnements, ça ne se fait pas en 1 jour!

Le monde a beau avoir évolué, le sujet reste, je trouve, encore assez marginal. On en rigole ou on l’évite. Bien sûr, la parole se libère. Notamment avec la “nouvelle pornographie, qui n’est plus réservée aux abonnés de Canal + le dimanche soir, et qui a ses vertus (on parle plus souvent de ses vices) , le marché des “sex toys” (ou quand la sexualité devient ce qu’elle a toujours été, ludique! ), l’inclusion de pratiques sexuelles variées (on pense ce qu’on veut de “cinquante nuances de grey” , ça a eu le mérite de montrer qu’il existait autre chose et d’une certaine façon de stimuler nos sens).

Pourtant je suis toujours aussi effarée quand j’entends un parent dire à un enfant de deux ans, qui se caresse, “arrête tout de suite!”. Je suis toujours abasourdie quand je vois la violence de certains sur le sujet de l’homosexualité, de la bisexualité et autres.

Pour moi tout est sensuel, tout est érotisme, pas seulement dans la rencontre à l’autre. Notre corps en lui-même est cette source de plaisir, nos cinq sens, notre joie, notre intuition, notre inspiration, notre respiration. On pense toujours sexualité et couple mais la sexualité existe en soi.

J’ai moi même longtemps été déconnectée de mon corps, j’y reviens doucement. Je me demande souvent comment quelque chose de naturel est devenu si codé, comment quelque chose d’inné a perdu de sa spontanéité. Je crois que la connaissance individuelle de son corps, de ce qu’il exprime, de ce qu’il ressent est essentielle. Je sais aussi que cela peut-être douloureux, que cela peut prendre du temps. Mais que sans ça, nous perdons une certaine connexion primordiale avec le vivant en nous. Je pense que c’est quelque chose que je développerai dans un autre article…

Vous en êtes où vous, de votre corps, de vos envies, de votre sexualité, de la sexualité en général?

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Vouloir ce n’est pas toujours pouvoir…

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Je ne suis pas fan de toutes ces lois, de ces mantras qu’on nous refile à longueur de journée. Je pense qu’il y a des choses inscrites en nous, dont nous ignorons l’existence et nous avons beau mettre tout en oeuvre pour avancer sur un point, mener un projet à terme, surmonter une épreuve, nous n’y arrivons pas toujours.

Le monde du “vouloir c’est pouvoir” ou “tout est question de volonté”, voir même “nous créons ce que nous pensons” ou encore “le passé est passé” me met un peu hors de moi, une pression de plus sur nos épaules. Et si nous n’y arrivons pas, nous nous sentons en échec. Déjà que nous sommes beaucoup à manquer d’estime et de confiance, ça vient en rajouter une couche!

Notre psyché est complexe. A l’intérieur il y a nous, mais aussi notre histoire, l’histoire de notre famille, les liens qui se sont tissés, les noeuds, nos blessures, nos traumatismes et ceux de notre lignée, notre inconscient, l’inconscient collectif, nos croyances, les injonctions acquises, nos vibrations énergétiques, celles de notre entourage et j’en passe. Ca fait un peu bizarre dit comme ça, mais nous ne sommes pas seuls!! C’est bien pour ça que chez certains ça bouillonne fortement!

La semaine dernière, j’étais comme vous avez pu le constater dans une phase assez “down”. Après avoir remis en question ma place de mère et ma place dans ma structure familiale, j’étais en pleine remise en question sentimentale.

Si je reprends le fil de mes expériences amoureuses, les deux premières se sont terminées exactement de la même façon. Après un long moment sans pouvoir se voir (famille, distance, études), il y a eu séparation. La troisième, même si les circonstances sont un peu différentes, a eu lieu aussi après 2 mois d’éloignement. Et toutes entre fin novembre et début décembre.

Que je le veuille ou non, ce sont mes mémoires. Elles sont engrammées en moi. Je peux tous les jours me réveiller en me disant que ma relation actuelle n’a rien à voir avec les précédentes. Je peux avoir fait mon/mes deuils. Je peux être passée à autre chose, cela n’en reste pas moins présent quelque part, en moi. Et à chaque période anniversaire si l’on peut dire, ça vient réveiller quelque chose. Surtout dans des moments de fragilité émotionnelle ou de fatigue. Mon inconscient ne fait pas la différente entre hier et aujourd’hui. Les informations se ressemblent étrangement, alors pourquoi pas? Pourquoi cette relation échapperait à la règle? Pourquoi elle ne prendrait pas fin comme les autres? Mon inconscient m’envoie un signal, c’est sa manière à lui de me protéger. Ce n’est que la prise de recul, la distanciation qui me permet de reprendre la main sur la situation. En plein chaos émotionnel, pas si évident que ça.

Ne nous en déplaises, nous n’avons pas la maitrise de tout à l’intérieur de nous!

Et le simple fait de vouloir n’est pas toujours suffisant en soi. Celui de comprendre est le premier pas d’un long processus qui nous permettra in fine de rompre les liens nocifs, d’intégrer les maux et de lâcher ce qui nous retient.

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Ma dernière prise de conscience

Crédit Pixabay

J’ai réalisé ce matin que souvent je ressentais de la frustration à l’annonce d’une bonne nouvelle, principalement liée à un mariage, une naissance, une reconversion réussie, un roman qui cartonne.

J’ai mis du temps à comprendre pourquoi une telle réaction, pourquoi un tel sentiment. Qui en plus de me déplaire me mettait mal à l’aise. Car ce n’est pas vraiment dans ma nature. J’ai plutôt tendance à me délecter des bonnes nouvelles!

J’ai compris que chacune de ces annonces venait appuyer là où ça fait mal et faisait ressortir une colère inconsciente, liée à un mariage raté, à une grossesse douloureuse, à des premiers pas manqués, à beaucoup d’efforts et peu de retours, à ce flou toujours quant à mon avenir professionnel.

Beaucoup de maux. Mais cela changera t’il le passé? Non. Cela ne vient que rajouter du négatif là où il ne devrait y avoir que joie et légèreté.

Chacun son histoire et son parcours de vie. Et puis au fond est-ce si important? Ce tout qui ne fut pas? Est-ce que les ombres du passé n’ont pas donné naissance à plus de résilience, plus de lumière, plus d’empathie, plus de compréhension de l’autre dans ce qu’il est, ce qu’il vit?

N’y a t il pas quelque chose de plus grand que nos vies isolées, un souffle plus puissant que celui de nos existences personnelles ?
Est ce que nos pensées ne se doivent pas d’être créatives plutôt que destructives ?

Si je me réjouis, cela n’enlève rien au passé et cela donne de nouvelles chances au futur. C’est en tous cas le chemin que je choisis désormais de suivre.

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Drama Queen

Crédit Pixabay

En ce moment tout est speed. Les semaines passent et le temps s’effrite entre mes doigts. Les pauses sont rares et même les émotions font des sauts de folie. Ca vous l’aurez clairement remarqué!

Je vais vous dire, ça me manque, ici, de ne pas pouvoir venir poser les mots que je veux, quand je le veux. De ne pas trouver ou prendre le temps d’écrire vraiment, des textes, des poèmes.

Ca me manque nos échanges, nos partages. De vous lire aussi. Je passe toujours en coup de vent.

Ce soir, je viens. J’ouvre la boutique. J’ai mis un peu de musique, je regarde le sapin décoré par loulou et derrière moi, les lumières de Noël accompagnent les pulsations du clavier.

Je dois vous avouer quelque chose. J’ai une addiction étrange pour tous les trucs un peu dramatiques, les histoires qui se tordent, les émotions qui se prennent les pieds dans le tapis, les sentiments qui se bousculent. Enfin tout un tas de choses pas vraiment sympathiques.

Je crois que ça vient de mon histoire. Tu sais, quand tu es gamine, on te dit que si tu souffres pas en amour c’est que tu n’aimes pas vraiment. Ou aussi que la vie c’est un chemin pas facile et que tu vas t’en prendre des claques. Même que c’est comme ça que tu sais que tu es en vie.

Dès que ça va bien, c’est presque trop beau. Je suis assez forte pour trouver une faille dans le système et j’enclanche la deuxième en un temps record. Après, il n’y a plus qu’à attendre. Et ça vient tout seul. La machine se met en branle et tout disjoncte en même temps!

Incroyable mais vrai. Je pourrais remettre ma vie en question sur des suppositions, des idées insensées, des remises en question poussées. Ce qui est assez terrible en soi.

Ma grande chance, quand même, c’est d’être entourée de personnes épatantes qui savent me remettre sur la bonne voie! Et ma capacité à tomber très bas et à pouvoir refaire surface très vite. C’est un truc que je ne m’explique pas.

Sur ces pensées positives, je vous souhaite une douce fin de soirée. A très vite!

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Pensées nocturnes hivernales

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De toutes nos vies, que restera t-il? A coups de “sans” on s’évertue à ce que tout tienne debout. Jusqu’à quand?

Quelques minutes échappées, comptées, presque méthodiquement placées ici et là, pour que la structure se maintienne. S’autoriser une parenthèse sans déroger à la règle.

Elle pourra être belle, pourvu qu’elle ne vienne entacher la vie qu’on mène en dehors, pourvu qu’elle nous offre ce sentiment d’invincibilité. Du soleil dans les jours de pluie.

La joie sans les tourments. Au creux des rêves égarés et des blessures intimes, nous resterons seuls face à nous mêmes. Il n’y aura de partage que dans l’allégresse des retrouvailles. Pourvu que l’entaille ne soit pas trop profonde. Pourvu que nos vies restent dignes dans leur manteau d’incertitudes. Pourvu qu’on ne mélange rien.

De toutes nos vies, que restera t-il? Si ce n’est des silences, des secrets, ces à-côtés que l’on tait pour préserver un équilibre. Un lien fragile comme un filament d’étoile. Un pas au dessus du vide et demain, un sourire, un souvenir. Des sentiments comme autant d’empreintes sur le sable blanc que la marée efface.

Nous vieillirons dans le “sans” de nos attentes. Il faudrait ne pas en avoir dit-on. Nous vieillirons dans le délice d’instants volés. Dans l’interdit de ce qui ne se dit pas. Dans l’interrogation de ce qui aurait pu être si – nous avions fait un autre choix. Qui avons-nous vraiment respecté dans cette partition là?

De toutes nos vies, que restera t-il? Si jamais nous n’osons ce pas dans l’inconnu, ce pas qui viendra peut-être remettre en question tout ce que nous savons, tout ce que nous avons, tout ce à quoi nous tenons, tout ce qui a du prix, de la valeur à nos yeux? Si jamais nous restons, par précaution, par sécurité dans l’environnement connu de nos vies bien rangées?

La parenthèse pourrait-elle devenir plus importante que notre vie elle-même? A quoi alors, devrons-nous renoncer? Avec quelle intensité faudrait-il aimer pour briser ses chaines et braver l’inconnu? Sommes nous seulement partants?

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Ce pari un peu fou

Photo by Nubia Navarro (nubikini) on Pexels.com

J’entends souvent “tu le connais mieux que quiconque”
Je ne connais pas mon enfant
Je ne le comprends pas toujours non plus

Qui peut prétendre le connaître véritablement?
Même lui, comme moi, comme nous tous, mettra peut-être des années à se trouver, à se définir, se re-définir

J’ai pensé naïvement ne rien projeter sur lui
Et puis…
J’ai fait l’erreur aussi
De le vouloir comme ci, comme ça
De vouloir le voir aimer des choses qui me parlent
De le voir suivre mes pas

On met beaucoup de pressions sur les parents
D’ailleurs en tant que parents on a souvent l’impression que notre enfant est la représentation de toutes nos réussites et de tous nos manques
Notre CV émotionnel, psychologique, affectif, relationnel
Notre carte d’identité pour être vu comme un “bon” parent
Notre empreinte dans ce monde
La trace de notre passage

Notre enfant n’a rien à voir avec nous
Il n’est pas notre prolongement
Il n’est pas nous, il n’est pas à nous
Il EST

Et je trouve que ce n’est pas toujours facile de l’accueillir dans ce qu’il EST justement
Dans ce qu’il est et que nous ne sommes pas
Dans sa différence
Dans son mystère
Dans son individualité
Dans ce qu’il a de plus beau, de plus fragile, de plus difficile à capter, de magique, de déstabilisant, de complexe, d’intimidant, de sacré

Je trouve que ce n’est pas évident d’être là
Sans attente
Sans porter de jugement
Sans condition

La parentalité c’est une rencontre inattendue
Une plongée en eaux troubles
Un lien qui teste nos résistances, nos limites
Une rencontre sans garantie que ça fonctionne
Que la complicité soit au rendez-vous
Une histoire
Faite de renoncements, d’acceptation
De chemins mal pavés
De routes parcourues main dans la main
Et parfois à contre-courant

Un pari un peu fou
Que nous tentons malgré tout!

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Une nouvelle dizaine!

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Une dizaine qui s’achève, une nouvelle qui débute.

Celle qui s’achève a été riche en rebondissements, moments forts et années douloureuses. En 2010, j’étais en Irlande, en couple et déjà bien malheureuse, luttant avec férocité pour défendre mes idées et consciente tout de même que la situation dans laquelle je me trouvais alors était sans issue.

Il aura fallu un mariage, une grossesse pour que je prenne la décision de mettre fin à trois années de combat, trois années comme une chute lente et certaine, trois années au bout desquelles je ne savais plus qui j’étais, ce que je voulais, ce qui comptait.

Un pantin désarticulé, au sourire triste, le cœur meurtri, la tête comme prise dans un étau, le corps affaiblit et déshumanisé. Voilà ce que j’étais fin novembre 2012 à mon retour en France. Avec pour seule obsession l’envie que mon cauchemar s’arrête, l’envie de faire une chute qui pourrait me soustraire à ce monde dans lequel j’avais l’impression de sombrer chaque jour un peu plus.

La séparation n’a pas mis fin ni aux menaces, ni au harcèlement, elle était nécessaire mais pour se détacher de l’emprise, il m’a fallu encore 4 bonnes années, une longue procédure de divorce. La séparation m’a offert la chance de revenir à moi, de reprendre mon pouvoir personnel.

Je peux le dire, ça s’est fait dans la violence, des gestes, des actes, des mots. Ces années là je ne les souhaite à personne. Elles ont le mérite d’avoir existé, de m’avoir montré que ma vie avait de la valeur et qu’il ne tenait qu’à moi de le voir, de l’intégrer, de changer la donne.

Énormément de choses se sont passées en 10 ans, c’en est même incroyable. Une descente infernale et une remontée spectaculaire. C’est quand j’ai commencé à nouveau à croire en la vie que la vie m’a souri en retour. Les opportunités se sont présentées et, non sans me faire des nœuds à la tête bien souvent, je les ai embrassées.

C’est depuis un ou deux ans que je me rends compte du chemin parcouru, de tout ce qu’il a fallu laisser et ce qui m’a fait grandir, de tout ce que j’ai voulu changer en moi par crainte du regard d’autrui, de ce que j’ai pardonné, de ce que j’ai appris à transformer.

Petit à petit construire ma relation avec mon fils, lâcher l’idée du « tout parfait », me laisser envelopper par sa joie de vivre, apprendre à me pardonner aussi (j’y arrive de mieux en mieux)

Petit à petit croire davantage en moi, assez pour relever certains défis professionnels.

Petit à petit laisser l’amour prendre sa place, sa juste place et savourer notre chance.

Petit à petit laisser la magie opérer.

Petit à petit renouer avec mon corps de femme, dépasser la honte et le dégoût.

Petit à petit, prendre ma place dans ma cellule familiale, pardonner les errances, accepter mes proches tels qu’ils sont avec leur bagage personnel, émotionnel. Tout en refusant d’adhérer à des idées qui ne sont pas les miennes.

Petit à petit, panser mes plaies, m’épanouir, regarder mes blessures avec indulgence et mes failles avec plus de douceur, miser sur mes forces, accueillir mes émotions, parler, ne plus taire qui je suis et même, sans y penser, tranquillement commencer à m’aimer.

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Le couple: entre éducation, schéma sociétal et épanouissement personnel

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Il est parfois difficile de trouver sa place, dans un monde qui met, ne nous en déplaise parfois, le couple et la famille au centre de la vie sociale.

Certains diront que nous sommes libres, peut-être, moi j’ai plutôt la sensation de chercher continuellement mon équilibre entre ce qui m’est propre et mes conditionnements. Je me pose souvent la question: est-ce que ça me correspond?

Parfois c’est fluide et parfois c’est plus compliqué. Parfois ça n’admet aucune remarque et parfois je me demande si je suis véritablement alignée avec mes désirs.

Mais quels sont ces désirs? La grande question sans réponse…

Le mariage, le couple H24 je suis tombée dedans par éducation. J’ai projeté des tas de choses sur ce potentiel idyllique. La réalité est tout autre et pas seulement la mienne. Je n’y ai jamais vraiment adhéré si je réfléchis bien. J’y vois juste une entrave de plus à ma liberté. Mais c’est certainement plus rassurant quelque part. Cette sensation de ne pas être seul peut-être. Je me demande ce qui attire les uns et les autres, je m’interroge sur le pourquoi de cet engagement, que je trouve assez violent. C’est très personnel.

Tout comme la vie à deux, c’est quelque chose qui est davantage source d’angoisse que de bonheur, la routine, la crainte de retomber dans la dépendance affective, le besoin d’indépendance. Même si par moments, c’est délicat, qu’on aimerait bien vivre comme les autres et ne pas avoir à se poser mille questions, qu’on aimerait plus de stabilité, une présence plus régulière, se sentir moins vulnérable dans les moments de doutes. Mais n’est-ce pas demander à l’autre de combler un manque intérieur? N’est-ce pas le contraindre à nous apporter la sécurité qui nous fait défaut?

Il n’y a pas de modèle parfait, pas de vie sans déséquilibre, ni quelques regrets. Il n’y a pas de destin tout tracé et chacun compose chaque jour avec ce qu’il pense être le mieux à l’instant T.

Peut-être qu’il faut juste un peu plus de confiance pour assumer des choix différents du traditionnel, qui vont à l’encontre de nos idéaux fous d’enfants, qu’il faut réussir à s’affranchir du schéma sociétal pour s’épanouir.

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Qui a vrai confiance en soi!

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Quand j’entends “je n’ai pas confiance en moi”, j’ai envie de répondre “qui a vraiment confiance en soi?”
Il y a peut-être des domaines, des moments, peut-être des situations dans lesquelles nous nous sentons plus à l’aise que dans d’autres. Si nous avions tous pleinement confiance en nous, il n’y aurait ni tract, ni peur, ni doute. Tout serait fluide.

Encore une fois l’image est belle et dans une monde de “sages” elle fait l’unanimité mais la réalité est autre. Je vois la confiance en soi comme une nouvelle injonction à la mode, comme si nous n’en avions pas assez!

Mais c’est aussi un masque, quelque chose qui nous empêcherait de…
Combien de personnes se réfugient derrière le manque de confiance pour ne pas passer à l’action? Combien attendent sur le bord de la route en pensant que la confiance va se matérialiser d’un coup, comme un cadeau tombé du ciel?

On parle aussi beaucoup de travailler sa confiance, d’apprendre à se faire confiance. Je crois que la confiance vient avec l’expérience. Plus on ose, plus on prend confiance. Plus on se met en mouvement, plus on s’engage, plus on fait d’expériences, plus la confiance grandit, souvent à notre insu. 

Si on attend la confiance on peut attendre longtemps, vous ne pensez pas? Quant à l’idée que les autres ont plus confiance que nous, c’est une bonne excuse supplémentaire! Et je l’ai utilisée un nombre incalculable de fois celle là! Se cacher derrière le manque de confiance c’est aussi lâcher son pouvoir personnel. Et ne pas s’autoriser à être. 

Imaginez le tout petit qui commence à marcher, vous pensez sincèrement qu’il a confiance en ses pas hésitants sur le sol? Et pourtant il se lance, il trébuche et il se remet debout. Il se met en route. Il fait peut-être inconsciemment confiance à quelque chose de plus grand, de plus fort que tout, la pulsion de vie. Elle est en nous aussi. Sommes nous prêts à la laisser à nouveau s’exprimer? 

D’aussi loin que je me souvienne, le mot confiance n’a jamais fait partie de mon vocabulaire. Dans ma famille la confiance fait défaut à tout le monde ou presque. A l’école, rares étaient les professeurs encourageants et motivants. Certains sont même allés très loin dans la dévalorisation et l’humiliation.

Le regard extérieur joue à plus ou moins grande échelle sur notre jauge de confiance. On peut vouloir s’en départir, nous restons des humains, liés les uns aux autres. Comme dans tout, il est essentiel de trouver le juste milieu, notre équilibre. L’autre peut aussi nous encourager à exprimer le meilleur de nous-mêmes. Et alors là, la confiance grandit. Il ne faut juste pas être dans l’attente excessive de quelque chose et savoir conquérir cette confiance par soi-même.

Chaque jour, pas à pas. Chaque jour, s’autoriser à vivre, accueillir ce qui est.

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Loin du monde

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Je reste loin des informations, des réseaux souvent aussi. Je me tiens loin du bruit de toutes ces voix qui se révoltent, de tous ceux qui ajoutent leur chaos au chaos ambiant.

Je reste loin des mots qui viennent faire chavirer la barque de l’équilibre. Je ne suis pas de celles qui brandissent des étendards, qui luttent et sans cesse médisent sur le pouvoir. J’ai mes idées, elles n’engagent que moi.

Je me tiens loin de toutes ces vérités qu’on scande à longueur de journée, de tous ces mots qui viennent raviver la flamme de la haine. J’essaie de faire fi des nouvelles injonctions pour soi-disant un monde plus beau.

Il y en a qui pensent qu’il faut la guerre. La guerre, je crois, elle est déjà là à l’intérieur de nous. Elle est dans l’affrontement de notre ombre et de notre lumière. Et si il y a un combat à mener, il est pour moi intérieur pour commencer.

Si nous réussissons alors cet exploit d’assumer nos zones d’ombres et d’embrasser notre lumière, nous pourrons peut-être regarder le monde sous un nouveau jour, les yeux rivés sur les richesses à déterrer plutôt que sur la pourriture à enterrer.

Quel est votre regard? Etes vous de ceux qui luttent en dehors ou en dedans? Dans quoi dépensez-vous votre énergie inutilement?

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Comment te dire?

@Marie Kléber

Comment? Oui comment te dire? Je me sens bien seule avec les mots qui ne viennent pas. Mais il y a t’il seulement des mots pour te parler de ça.

Comment te dire que le poulain que tu as vu il y a un mois à peine, qui tenait tout juste sur ses pattes, à l’abri près de sa mère, vient de mourir?

La mort, tu sais, on en parle. Il n’y a rien de tabou. C’est juste la vie qui part ailleurs, qui va tenir compagnie aux nuages et fricoter avec les étoiles.

Non, là c’est autre chose. Comment te dire que le poulain au nom si rigolo a été torturé, avant d’être sauvagement tué?

Comment te dire la violence des hommes, sans y ajouter la notre? Comment te dire l’horreur tout en restant loin de la haine?

Quels mots trouvés pour t’apaiser devant l’inacceptable?

Je te regarde avec tes idéaux et  j’espère que tu les garderas longtemps, comme un bouclier face à la barbarie, que rien ni personne ne pourra t’ôter ta joie de vivre et que face à l’innommable tu garderas la foi en quelque chose de plus grand que tout ce qui te dépasse.

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HP, PN, Hyper, what else?

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C’est un peu un gros cri du cœur mais je dois dire que tous les raccourcis me font cet effet là!

Tous les enfants qui captent vite ne sont pas à Haut Potentiel. Tous les mecs sans tact que vous aurez pu rencontrer ne sont pas des Pervers Narcissiques. Et toutes les nanas qui ressentent des choses ne sont pas Hyper Sensibles!

J’écoute tout ça et ça me file le tournis. Je trouve même que c’est épuisant à la longue. Si on insiste encore un peu, je pense qu’on peut dire que tous les enfants d’aujourd’hui sont surdoués, que tous les hommes sont des pervers et que tous les femmes ont une sensibilité exacerbée qui fait d’elles des personnes ultra connectées et au dessus du lot (tant qu’on y est!)

Voilà où nous mènent tous ces raccourcis.

Un enfant est vif de nature, il s’intéresse généralement à beaucoup de choses. Bien sûr qu’il y a des enfants différents, avec des particularités mais dès qu’un enfant ne se comporte pas exactement comme un autre, est-ce que ça veut forcément dire qu’il faut le coller dans une case et lui mettre une jolie étiquette – étiquette qui le fait passer pour ce qu’il n’est pas – sur la tête?

Tous les hommes ne sont pas des pervers narcissiques. Il y en a qui sont justes narcissiques, c’est une personnalité comme une autre, ni mieux, ni moins bien. Il y a des femmes aussi. Et des pervers dépendants, des pervers anxieux, des pervers phobiques. Et puis il y a plein de personnes avec plein d’autres problèmes.

Je crois pouvoir que l’hypersensible c’est ce que je préfère! Sensible ça n’existe plus dans le langage commun. Si, pour les hommes, un peu, mais bon déjà ça fait un peu tâche. Aujourd’hui tu es soit hypersensible soit rien. Et puis tu es Hyper Conscient aussi et Hyper Émotif, Hyper Actif.  En fait tu n’es plus toi. Tu es toi *100, *1000. Pas étonnant que tu pètes un câble à un moment donné. Ça doit pas être facile de vivre Hyper Connecté à tout, tout le temps!

Je n’aime pas tous ces termes plein de sous-entendus mais en plus je trouve que c’est un très bon moyen de dire, soit je suis hors-norme (vous ne pouvez pas me comprendre!), soit de se décharger du poids de notre responsabilité personnelle (c’est pas ma faute!)

Je ne dis pas que les pervers narcissiques n’existent pas, que certaines personnes ne sont pas hypersensibles ni qu’il n’existe pas d’enfants à haut potentiel, je dis juste que nous ne sommes pas tous concernés et qu’il est important de s’en souvenir, pour ne pas tomber dans des généralités qui ne servent à rien, sinon à nous faire vivre dans une autre réalité.

Et vous il y a des mots comme ça qui vous agacent? 

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Face à ce qui nous dépasse…

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De fil en aiguilles, mes pensées m’amènent là, près de toi. Toi, une fois, deux fois, mille fois. Combien sont-ils, comme moi, à tenter de mettre des mots sur l’inéluctable?

Des longues heures d’attente au verdict. Sous un carré de terre, voilà où je viens te parler depuis 33 ans. De là que je te confie tout, des plus beaux matins aux plus sombres tourments. La vie a basculé doucement. Elle continue sans toi depuis tout ce temps.

Des fils un peu partout pour te maintenir en vie. Quelques jours à peine. Vingt cinq ans plus tard, quelques jours pour quitter le monde. Ta délivrance. Finis la souffrance dans un corps pris en otage. Tu n’avais connu que les centres fermés, ce monde si fragile des enfants qu’on cache par peur d’un peu trop les aimer.

La mort, c’est pour ceux qui restent que c’est le plus terrible. C’est pour ceux qui auraient voulu dire au revoir, ceux pour qui les mots restent suspendus dans une absence insoutenable.

Aucun vie ne se ressemble. Aucun souffle n’est identique. Le tien avait des allures de jeune fille. Un souffle comme le vent dans les arbres. Tu avais cette grâce, celle d’une jupe qui se soulève dans la douceur d’un matin d’été. En un souffle, le cœur qui lâche et l’horreur d’une nouvelle comme un coup de poing.

Tout le monde gardait le silence. C’est vrai que c’était étrange, ton absence, surtout pour cette occasion. Ça faisait, quoi, quinze ans, tout au plus. On avait quinze ans à nouveau quand elle m’a raconté l’accident. Envolée notre adolescence dans les tourments du temps. Tu n’auras jamais mon âge et tu ne verras jamais ton fils devenir grand. C’est toujours très perturbant la plaque au cimetière. La marée a depuis effacé ton visage, nos émois et nos rires.

Je continue de disséquer les émotions de tous ces “presque” abandons, ces matins qui ne ressemblent à aucun autre, ces matins “sans”. Je continue d’égrainer les souvenirs. On ne s’habitue pas, c’est faux. On vit juste avec et on tente de vivre bien, de vivre mieux, de vivre plus fort. Et on se plante aussi, une fois la claque passée. 

Une autre vie. Plus libre. Plus respectueuse de tes idéaux. Je te revois, là, le corps affaibli, sur ton lit de camp, au milieu d’un monde qui ne te ressemblait pas. Là, nous avons eu le temps, de nous re-connaître, le temps d’envoyer chier tous ceux qui disaient que tu ne tiendrais pas. Tu as tenu, un peu plus, juste ce temps pour pouvoir se dire les choses. Un rayon de soleil au dessus des mots-croisés. Chaque jour de passé c’était comme un défi relevé. Et le pardon aussi…

Torturée. Ce sont les mots du journal. Tu sortais du travail. Quelques secondes à peine et le grand trou noir. Ton sourire s’est évanoui. La dernière image de toi, nos pas de danse à minuit moins le quart. Une marche silencieuse pour faire face à l’horreur de ta disparition.

La mort n’a pas d’égard, elle vient vous cueillir, souvent sans crier gare. Un coup franc. Pas de trace d’infraction. Je me suis toujours demandée où on puisait la force pour surmonter les plus grands drames, est-ce qu’il n’y avait pas quelque part quelque chose de plus grand que tout ce qui nous dépasse. 

Rien ne nous prépare à la fin et pourtant nous savons qu’elle viendra. Je crois que l’essentiel est de se dire les choses, toutes les choses, avant que les lumières  ne s’éteignent, ne jamais – pour une fois – reporter à demain les sentiments. Et vivre surtout, intensément, passionnément chaque jour.

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Choisir, mon plus grand dilemme!

On a coutume de dire que c’est bon signe de douter. Peut-être. Moi j’avoue j’aimerais bien avoir quelques certitudes de temps en temps! J’aimerais que dans ma tête tout soit un peu plus clair, que les questions soient moins nombreuses, que mon mental carbure un peu moins.

Je dis souvent que niveau émotion ça part dans tous les sens, c’est souvent vrai. Mais c’est surtout parce que j’ai l’impression de passer mes journées dans le tambour d’une machine à laver. Ça n’arrête pas! J’arrive à me mettre sur pause de temps en temps quand même, mais ça repart aussitôt le frein levé.

Ce n’est pas une surprise, j’ai toujours été comme ça. Sauf dans les moments où je n’avais pas le temps me poser toutes ces questions, en gros les moments moches, où il fallait avancer coûte que coûte. Sauf quand j’ai toute petit. Je vivais dans ma bulle, si bien que ça inquiétait beaucoup les gens, qui se demandaient si ça tournait bien rond dans ma caboche!

Il y a des jours où si je pouvais je m’arracherais le cerveau. Un coup franc et on n’en parle plus!

Je dis que je doute mais le problème c’est pas vraiment ça, le problème c’est que je ne sais pas choisir. Je n’y arrive pas. Tout m’intéresse ou presque et tout me lasse très vite. Je ne m’engage dans rien. A part l’écriture! Je survole tout un tas de sujets passionnants. Je saute de l’un à l’autre. Je me fais l’effet d’un petit oiseau qui va de branche en branche et qui picore ce qu’il trouve inspirant sur son passage.

Pour avoir des idées, j’ai des idées, trop d’idées. Ça mouline la dedans et c’est horrible. J’ai conscience de m’épuiser toute seule! Alors bon, j’avance quand même, comme me le répètent mes proches. Je construis ma vie, je fais des choix, pas toujours censés, mais qui ne me mettent pas particulièrement en danger ! Je n’attends pas au bord de la route que LA réponse me tombe dans les mains comme par miracle!

J’agis avec en toile de fond plein de trucs qui me grignotent jour après jour. Il y a des jours où je le vis bien, d’autres où je me demande quand est-ce que ça va s’arrêter! C’est comme une présence (là ça commence à être flippant). Ou un truc qui bloque. Mais je suis bien incapable de mettre le doigt dessus.

Je tente pas mal de techniques pour apaiser mon mental. Donc je progresse un peu au fil du temps. Dans les moments de fatigue, de tension, quand quelque chose me dérange, c’est reparti pour un tour de piste! Et c’est souvent les mêmes questions qui reviennent. Et c’est toujours très troublant.

Une partie de la solution, je la connais, il serait bon que je change la formulation de mes questions. Alors, peut-être les réponses viendraient, comme par magie cette fois-ci! Et que j’accepte peut-être aussi que c’est ma manière d’être et qu’il me faut apprendre à vivre avec, sans que ce soit aussi handicapant.

Dites moi, vous êtes plein de questions, de doutes vous aussi ou vous n’avez pas le temps d’y penser ou vous n’êtes pas du tout dans ce “trip” malsain (good for you!)?

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