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Qu’est-ce que tu fais dans la vie ?

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Qu’est-ce que tu fais dans la vie ?

La question à laquelle tout le monde répond, le nom d’un métier, d’une fonction particulière. Sommes-nous le poste que nous occupons ? Nous définissons-nous seulement par la place que nous avons au sein d’une entreprise ?

Un métier qui plait. Un métier qui a du sens. Un métier épanouissant. Qu’est-ce que mes parents ont pu me le répéter! Et pourtant quand il a fallut choisir une voie, ils ont tout misé sur la sécurité!
Combien de prestations, combien de formations pour nous guider vers le métier de nos rêves ?
Combien de déceptions, de doutes, de vides rencontrés dans cette course effrénée ? A être quelqu’un. A être reconnu.
Combien de diplômes ? Combien de voix empruntées pour faire valoir notre droit d’exister ? Combien d’heures à chercher ce fameux “sens”, cette mission de vie dont on nous dit que c’est la clé de l’épanouissement?

Et si, nous étions plus que ça ? Nous sommes plus que ça.

Qu’est-ce que tu fais dans la vie ?

Je suis MOI.
Tu es TOI
C’est TOUT et c’est déjà BEAUCOUP!

Un métier ne nous définit pas. Une facette de notre personnalité ne nous définit pas. Notre identité est bien plus que tous ce mots que nous essayons de mettre bout à bout pour dire qui nous sommes, ce que nous faisons, comment nous vivons.

On peut chercher des années – et j’en sais quelque chose – un métier, un avenir plus prometteur, un rêve plus abouti.

C’est ce que nous mettons dans ce que nous faisons, ce sont nos vibrations qui font la différence. Il n’y a pas une voie meilleure qu’une autre. Il y a ce que nous créons à chaque instant, la manière dont nous vivons, dont nous respirons, donc nous aimons.
C’est ce que nous sommes tout simplement.

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Toutes ces questions qui me font grandir!

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Je me poses des questions. Beaucoup. Beaucoup trop?

Pour certains sûrement. Pourtant les questions, mes questions, qui n’ont d’ailleurs pas toujours de réponse et n’en attendent pas toujours non plus, sont ce qui me permet d’avancer, d’évoluer.

Questionner ma vie, mes choix, le monde. Questionner pour aller plus loin. Comment aller de l’avant si l’on ne sait pas d’où l’on vient, comment on fonctionne, pourquoi telle ou telle répétition? Comprendre pour moi c’est ce qui m’ouvre les portes de demain.

Certaines réponses viennent, presque qu’instantanément, peut-être parce que la question est déjà depuis longtemps en moi. D’autres restent en suspens, comme dans l’attente du moment propice pour ne pas me bousculer davantage. Certaines réponses viennent au fil des mots, quand je défais le fil justement, pas à pas, quand je mets de la conscience sur le caché, le mystérieux.

Il faudrait toujours se refaire, se défaire, de ce que d’autres jugent inadapté. Je me sens bien avec mes questionnements. Ce sont aussi eux qui me permettent de changer de voie quand celle empruntée n’est plus si juste pour moi. Ou de garder l’esprit ouvert, à l’autre, à la vie. D’accueillir la différence, l’éphémère, l’inattendu, le fragile. D’évoluer émotionnellement, psychologiquement, intellectuellement.

Mes questions me mènent sur la voie de la découverte du Soi. Peut-être même plus l’estime, l’amour, la valeur, les respect. Mes questions sont les bases d’une réflexion plus poussée qui me permet d’aller voir ce qui se passe dans les endroits reculés, de lever le voile sur des certitudes erronées.

Mes questions me poussent parfois dans mes plus profonds retranchements. Je fais du tri alors entre ce que je veux garder, ce qui compte moins, ce qui n’est plus. Ce n’est pas toujours un exercice simple. C’est même quelque chose d’assez déstabilisant au final. Pourtant c’est ce que je choisis pour aller plus loin, pour aimer plus fort.

Mes questions n’existent pas dans un but d’ultime savoir ou de compréhension totale. Non, elles sont comme mon moteur, comme une opportunité d’expérimenter la vie sous des angles multiples. Oui parfois, elles sont teintées de mélancolie, mais ça aussi ça fait partie de moi.

Ce sont elles qui accompagnent mes écrits, mes pensées, ma créativité, elles qui me guident à travers les chagrins et les bonheurs aussi. Ce sont comme des amies, des rappels, des lumières dans ma nuit et des sourires en plein jour.

Sans elles, je n’en serai pas là aujourd’hui. Mes questions font partie de moi, elles ont elles aussi changé avec le temps, mûri, elles sont faites de moins de “pourquoi”. Elles vont, elles viennent, elles s’installent puis s’éloignent. Leur source ne sera jamais tarie et heureusement. Parce qu’il y aura toujours de nouvelles choses à regarder, à découvrir, à imaginer, à rêver, à dépasser, à intégrer, à lâcher, à garder.

Elles m’accompagneront jusqu’à la fin et j’aurai peut-être résolu certaines énigmes d’ici là! Les autres resteront cette part d’inconnu que d’autres générations tenteront de percer ou pas.

Toute vie porte en elle la capacité à l’épanouissement, à l’émerveillement et à la sagesse. Si seulement on en fait le choix…

Et vous, qu’est-ce qui vous fait grandir, évoluer?

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Brèves de déconfinement

Je n’avais pas d’idée précise sur le déconfinement. A priori pour nous ça n’allait pas changer grand chose. A part la reprise de l’école pour loulou à partir du jeudi. J’allais garder mon rythme de télétravail et profiter – enfin – d’un peu de temps libre.

La semaine a été très bousculée. La fatigue s’est accumulée à coup de mauvaises nuits et de chamailleries d’enfants. Depuis qu’ils se voient à nouveau, la maison est un vrai moulin. Ils organisent leur vie comme ils le souhaitent et aux parents de suivre, avec le sourire.

Ce n’est pas ma façon de faire. Mais comme c’est toujours mieux chez les autres (confiance quand tu nous tiens!) et que je suis du genre à me remettre en question, j’ai essayé de lâcher prise encore plus, d’être cool comme on dit. Sauf que ça a eu l’effet inverse. Pourtant depuis le temps je sais ce que ça coûte d’être quelqu’un d’autre mais de temps en temps je me fais, encore, avoir. A force de mettre de côté mes besoins, de dire “oui” aux supplications des enfants pour venir jouer à la maison, à coups de “je te promets”, j’ai explosé. Je me suis à nouveau retrouvé dans la peau de la mère, à bout, qui crie, qui n’a plus une once de patience, qui scande à longueur de journée “et le respect bordel!”

Il m’est très difficile de trouver un rythme avec mes voisins. J’en avais déjà parlé et je me rends compte que c’est un équilibre sans cesse remis en question et qui me demande de poser mes limites, chose que j’ai beaucoup de mal à faire. C’est trop. J’ai de longues plages seule, alors je ne vais pas me plaindre j’en ai besoin, mais je ne me sens pas respectée. J’ai comme cette impression d’être utilisée, à disposition, comme un pot sur une table, qu’on regarde quand on en a besoin. Mon fils est partout, mais plus là. Il virevolte dans tous les sens.

Après une semaine, notre vie est sans dessus ni dessous. Je n’ai plus aucun repères. Nous n’avons plus de routine, plus de temps à deux. Je me sens assez vide, tiens ça revient ce sentiment! Décidément! J’ai l’impression que tout ce que nous avions gagné se disperse aux quatre vents. Bien entendu, je ne souhaite pas garder mon fils sous cloche, il a besoin de se confronter au Monde et cela me va très bien. Mais cela se fait d’une façon qui me perturbe. Il va encore falloir creuser ça! C’est un peu fatiguant ce va et vient des émotions qui n’arrêtent pas de faire irruption dans mon quotidien et sans cesse me déstabilisent.

La semaine aura toutefois été parsemée de jolis instants: prendre l’air, rejoindre mon amoureux pour une parenthèse ensoleillée, faire de l’aquarelle, retrouver les mots, parler avec les amies, avoir un peu de temps pour faire des choses que j’aime.

Et vous cette première semaine hors les murs, elle avait quel goût?

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L’absent

Crédit Pixabay

On a coutume de dire que les absents ont toujours tort. L’enfant les pare pourtant de talents cachés, de caractéristiques incroyables. Les absents sont ces demi-dieux, ces aventuriers extraordinaires, ces super-héros aux pouvoirs magiques.

L’été fut plein de lui. Celui qui est, quelque part. Pas ici. Le père dont on égraine le nom au fil des coups de blues. Son absence place l’enfant dans un manque, qu’il tente de comprendre. Mes réponses n’apaisent pas. Elles font naître d’autres questions. Mises bout à bout, elles racontent une histoire que l’enfant a du mal à comprendre.

Elle parle d’amour. Mais d’un amour qui s’éteint. Alors que vaut l’amour qu’on dit infini, inconditionnel? Est-il un autre mensonge? Puisque l’amour entre deux adultes peut mener l’enfant à vivre sans une  de ses racines. Est-ce que l’autre aussi peut se défiler? Que resterait-il à l’enfant?

Une image. Un album. Quelques souvenirs épars. L’absent est un vide et l’enfant voudrait être comme tous les autres. Il ne sait pas tout. Il ne comprend pas tout. Il voudrait son sourire sur ses jours et ses mains, qu’il imagine réconfortantes, bien calées dans les siennes.

Il ne sait pas ce que disait l’histoire d’avant. La peur, les cris. La vie à sauver. La fuite. On essaye avec des mots appropriés de défaire les nœuds. On tente de trouver l’angle, celui qui apaisera les blessures incrustées, qui soulagera le cœur. Un peu.

L’enfant se confie. Il brode une histoire avec ses mots à lui. Son cœur se serre sur le quai, au départ du train. Et si maman ne revenait pas…

Toujours un manque. Et la peur. Toujours la vie quand même. Même après le vide. Puis l’enfant passe à autre chose. Il joue. Il rit. Les questions reviendront. Dans peu de temps. Et on tentera encore de détricoter une histoire un peu bizarre. Une histoire qu’on apprend doucement à faire sienne, dont on apprend doucement à ne garder que l’essentiel.

 

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Toutes ces questions…

Crédit Pixabay

Je me pose beaucoup de questions. Ce n’est pas nouveau. Et c’est ce qui m’a toujours permis d’avancer. Parfois j’aurai voulu en avoir moins, pour pouvoir me poser un peu plus, un peu plus souvent. Parfois ces questions me laissent vide, elles me bouleversent, elles viennent titiller quelque chose à l’intérieur de moi dont j’ignorais l’existence. Ou que je ne veux pas voir. Mes vertiges sont toujours suivis de réponses qui me percutent par leur évidence.

J’ai ces moments où tout m’apparait limpide. Où ce retour à moi me donne énergie et envie. Mais je ne peux pas, je ne souhaite pas rester loin du monde. Le monde est ma nourriture. Écrire ici et ailleurs, partager, vous lire, tout cela participe à mon évolution. Cet espace de vie fait partie intégrante de mon quotidien. Je ne le vois pas comme quelque chose de dissocié, comme je le lis souvent autour de moi es questions sont surement ma plus grande richesse. Même si je reste secouée quand elles arrivent à l’improviste, souvent juste au moment où ma vie est équilibre. Elles viennent par vagues et le vent souffle. Je perds vite mes repères. Le passé revient en force et alors même que je tente de le maintenir à distance, il s’impose. Je me bats à mains nues avec lui. Je le regarde dans les yeux, mon corps tremble, les larmes coulent. Et alors je descends dans un espace où je tente de faire la paix avec tout ce que j’ai vécu.

Comment vivre pleinement le présent si le passé n’est pas digéré – complètement? Mes questions sont ma thérapie.

Et vous, vous vous posez beaucoup de questions? Vous êtes ouverts aux réponses que vous recevez?

 

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Pourquoi?

Crédit – Pixabay

J’avais une idée d’article en tête, « overdose familiale » pour tout vous dire. Et puis à la fin de sa potentielle rédaction, je me suis dit : Pourquoi ?

Pourquoi j’écrirais cet article ?

Pourquoi j’étalerais encore une fois ma vie privée ici ?

Pourquoi je partagerais mes états d’âme de cette façon ?

Je les connais, je les dissèque, je finis par les comprendre. Je finis toujours par mettre des mots sur le chaos.

Dans ces moments-là, je sais que j’ai besoin de solitude, histoire de ne pas emmerder tout le monde avec ce qui passera d’ici quelques jours, parfois quelques heures.

Puis j’ai un journal intime, témoin privilégié de tout ce qui me travaille la calebasse, de tout mon tri intérieur, de tout ce que je saisis puis abandonne, de tout ce qui me donne du fil à retordre, de tous ces mots qui m’exaspèrent…

Certains diront qu’on peut dire sans tout dire, qu’on peut jouer avec les mots. Oui mais…

A quoi ça sert ?

Mes questions restent en suspens, comme autant de points d’interrogation qui n’ont pas trouvé chaussure à leur pied.

Pourquoi je me pose toujours autant de questions ?

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Mais d’où vient cette colère ?

 

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Cette indépendance je l’attendais avec une impatience difficilement gérable. Et voilà que j’y suis, je l’ai ! Et voilà que tout semble tourner de travers. Les doutes refont surface. La peur de mal faire. L’envie de tout gérer de main de maître me colle des angoisses et j’ai du mal à gérer ma fatigue. Et ma colère. Je crie. Je pleure. Je tente vainement de me remettre à flot, je tiens un journal. Je flanche. Je crée de la panique chez l’escargot. Et je culpabilise.

Comment apprendre à mon enfant à gérer ses frustrations si je n’arrive pas à le faire moi même?

Tout commence par soi – Ca n’a jamais été aussi vrai…

On entend souvent les parents évoquer le stress du retour de la maternité – j’ai l’impression de vivre la même chose, à la différence près que mon enfant a 4 ans et qu’il n’est plus un bébé.

Et si je n’étais pas à la hauteur ?

Ce n’est pas ça. Je ne suis pas à la hauteur. Je ne prends pas assez soin de moi. Je me néglige au profit de ma maison, mon repassage, mon ménage. Je me dis que je me poserais une fois tout en ordre. Et puis je ne me pose pas. Parce que rien n’est jamais assez parfait. Je crie pour un rien. Je cours sans cesse.

Et puis il y a cette colère que je ne comprenais pas encore hier. Aujourd’hui je la vois se dessiner un peu mieux. La vérité est là, sous mes yeux. Je suis une maman seule. Je ne m’en rendais pas compte avant, parce que j’avais du soutien au quotidien, même si ce soutien était parfois pesant. Maintenant, il n’y a que moi. Et lui. J’aimerais tant lui assurer une enfance heureuse et épanouie. Au lieu de ça, je me mets une pression et des objectifs impossibles à tenir. Mais je n’arrive pas à les laisser de côté ni à définir les bons.

Et si c’était vrai ? Et si je n’y arrivais pas ? Et si j’allais me noyer au milieu de toutes ces obligations ?

La colère est contre lui, l’autre, l’étranger. Et contre moi, notre histoire, le passé. Et contre la terre entière parfois (oui ça ne sert à rien je sais mais sur le coup ça fait un peu de bien…)

Et à côté de ça il faudrait avoir une vie d’adulte, sortir, rencontrer du monde. Le soir je n’ai même pas le courage de regarder un film en entier à la télévision.

Je sais que ce n’est qu’un passage à vide, que je vais remonter la pente. Mais pour un début d’année, c’est assez perturbant je trouve. Je m’en veux terriblement de ne pas réussir à être cette maman apaisée et pleine d’énergie, donnant l’exemple et exerçant son autorité avec mesure.