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Challenge Ecriture Semaine 6

Brun
Or
Orient
Mystérieux
Elixir de Rose
Rendez-vous au pays des songes

Nuit
Noire
Ivoire
Pluie d’étoiles
Filament d’espoir
Ciel de trêve baigné de lumière

Retrouvez toutes les participations ici – Bravo à tous et à toutes: Chez Justine Plumes d’étoiles, Chez Sweet Things, Chez Marie Encre nomade, Chez Mébul, Chez Josée ! Un excellent cru!

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Pour la semaine prochaine (#7) je vous invite à créer des acrostiches, comme les exemples ci-dessous, à partir des mots suivants: ASPHALTE – HURLUBERLU – IMMARCESCIBLE et COLIMACON!

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Challenge Ecriture Semaine 5

Boutons de rose
Feuillage éphémère
Energie nouvelle

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Joli sourire
Draps parsemés d’étoiles
Repos assuré

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Lumière nocturne
Avalanche d’étoiles
Sacre de la nuit

J’avoue que cet exercice n’a pas été simple pour moi, alors qu’il semble couler de source pour vous! Retrouvez les superbes participations ici: Chez Sweet Things, 5à 7 chez Mébul, Haikus nocturnes chez Marie et Haikus du printemps chez Josée

Pour la semaine prochaine (#6), continuons notre découverte de la poésie, en y associant quelques données mathématiques! Si, si, les deux peuvent aller de paire! Je vous invite donc à écrire un poème de Fibonacci, ou un Fib, qui est un poème comptant 6 vers et 20 syllabes, décomposées comme suit: 1-1-2-3-5-8. Le thème: couleurs et saveurs.

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Challenge Ecriture Semaine #4

  • On a dit quoi nous ?
  • Rien
  • On a laissé faire. Juste un brin d’air, un peu plus d’herbe et de fleurs dans les cheveux. Un rideau qui se soulève, on a juste regardé par la fenêtre puis on a fermé nos yeux sur les courbes lascives des corps mélangés.
  • On aurait dû, dis ? Dire quelque chose.
  • On aurait pu. Lisa n’a rien dit non plus.
  • Papa nous a raconté tous ces trucs loufoques pour nous embrouiller la cervelle, tu te souviens, pour qu’on ne puisse plus savoir entre réalité et imagination – quelle vérité ?
  • Il a rendu les choses plus douces, plus acceptables pour des enfants.
  • Tu le défends toujours. Pourquoi ?
  • J’essaie juste de comprendre…
  • Il n’avait pas le droit.
  • C’est facile de juger !
  • Toi, tu ne juges jamais. La fille parfaite. C’est beau ta dévotion. Je n’en veux pas.
  • Et tu te fais du mal ! Ca te sert à quoi ?
  • Le mal, tu me parles de mal. C’est papa le fautif. C’est ce qui a tout foutu en l’air. Notre enfance, notre vie. Alors…
  • Tu as demandé des explications ?
  • Sur quoi exactement ? Entre deux allées et venues à l’hôpital pour voir maman qui perdrait le nord?
  • Est-ce que tu as cherché plus loin que ce que tu avais vu ?
  • Est-ce que je suis allée creuser, foutre les mains dans la boue pour déterrer ces foutus secrets, c’est ça que tu veux dire ! Non mais tu te moques de moi j’espère ! Chacun sa croix !
  • Alors tu as préféré le détester, plus pratique, plus commun.
  • Il a tué Lisa, merde !
  • C’est Lisa qui a choisi, c’est elle qui a voulu en finir, personne d’autre.
  • Tu aurais fait quoi toi ?
  • Moi j’ai choisi la vie.
  • Tu m’embrouilles avec tes histoires. Papa, on aurait dû l’enfermer, point barre. Maman elle est devenue cinglée à cause de lui, c’est à cause de lui tout ça, à cause de ses penchants malsains.
  • Tu te trompes de combat.
  • Tu n’as jamais rendu visite à maman de toute façon, sa présence t’était insupportable, pauvre petite fille riche !
  • Alors que toi tu t’en ai donné à cœur joie ! Tu cherchais quoi ?
  • A apaiser ses démons.
  • Tu as eu raison. Elle, on ne lui en a jamais voulu. Pourtant derrière les rideaux ce jour-là, c’était bien maman et Lisa. Moi aussi j’y ai eu droit et pas qu’à ça.
  • Tu dirais n’importe quoi pour salir sa mémoire.
  • Papa, il a fermé les yeux c’est vrai, il a laissé maman faire son petit business avec nous, il l’aimait trop m’a-t-il dit pour la dénoncer. Et pendant ce temps-là, c’est notre innocence qui se faisait la malle, entre les bras d’une mère qui usait de son pouvoir et nous utilisait pour son plaisir.
  • Et moi alors, pourquoi j’y aurai échappé ? T’as une idée !
  • Parce que papa a compris, après la mort de Lisa que si ce n’était pas lui qui osait enfin parler de ces violences, ce serait moi…

Retrouvez les autres participations ici: C’est le bouquet chez Mébul, En catimini chez l’encre nomade, Le cadeau chez Josée, Chez Sweet Things

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Pour ce deuxième mois, nous allons partir à la découverte de la poésie. Je sais que ce n’est pas forcément quelque chose d’évident pour beaucoup mais une fois encore, ce rendez-vous se résume ainsi: exploration et plaisir! L’année dernière, si mes souvenirs sont bons, nous avions essayé le triolet.

Pour cette première semaine (challenge #5) nous allons partir faire un tour du coté des Haikus. Vous connaissez sûrement, au moins de nom. Le Haiku est une forme de poésie japonaise qui célèbre la nature et l’éphémère, l’évanescence des choses, traduit des émotions. Il évoque souvent une saison. Les occidentaux ont repris l’idée et aujourd’hui on compose des haikus plus libres que les originaux, en respectant toutefois la règle des syllabes (5-7-5). Ci-dessous quelques exemples pour vous aider:

Dans la vieille mare,
une grenouille saute,
le bruit de l’eau.

Matsuo Bashō

Le vent se lève,
Un vent de la montagne !
Tu es contre moi.

Inconnu

Vous pouvez écrire un ou plusieurs haikus, sur le thème au choix (comme suggéré par Marie) du printemps ou de la nuit (ou les deux!) . Hâte de vous lire!

Posted in Emprise et Renaissance, Tout un poème

Dans le corps d’une autre

Photo by Anete Lusina on Pexels.com

Quand le sang coule
La période se veut chaste
La femme attend la pause
Qu’elle accueille comme un cadeau
Reprendre le contrôle de son corps
Apaiser le chaos de son cœur

Elle n’envisage pas le creux
Celui dans lequel pourtant on se glisse
Sans ménagement
Jambes écartées pour recueillir
Le plaisir tabou
Qu’on ne se donne pas seul
Au risque de frôler le néant vengeur

Temps de femme
Qu’on ne respecte pas
Un va et vient sans âme
Qui va plus loin
Toujours un peu plus
Comme si c’était autorisé

Temps rouge sang
Sur le drap blanc immaculé
A l’intérieur le corps se serre
L’invitation est imposée
Les cuisses rougies par
Le silence d’une masturbation orchestrée
Pour éviter le châtiment d’un Dieu manipulé

La femme est, sans être
Là, pour le plaisir d’un autre
Assommée par la demande insistante
Les cuisses enduites d’huile
Pour apaiser la brûlure
Qui de jour en jour s’étend
Qui de jour en jour ploie face au néant

Osera-t-on aller au-delà
Violer la porte du sanctuaire
Celui qu’elle protège d’intrusions saccadées
En ce temps privilégié ?

Osera-t-on s’immiscer
Dans les méandres de l’intime
Plus profondément encore
Que ces caresses égoïstes ?

La femme disparait
Laisse l’autre faire ce qu’il a à faire
Elle abandonne la partie
Vole, son esprit au-delà
La scène en bas est jouée par une autre
Qui de peur, dans l’incompréhension, se noie.

Ce texte est extrait de mon prochain recueil de poésie “2010”, qui sera partagé ici en PDF (sur don libre) et en Papier (si quelques personnes sont intéressées)

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La fissure

Photo by ramy Kabalan on Pexels.com

Quand les gros sujets sont épuisés
Que le quotidien a retrouvé des airs de légèreté
Que le cœur apaisé prend soin
Que la joie prend vie

Sous des couches d’inconscience
Là-bas, dans le profond de nous-mêmes
Là où si peu de lumière passe
Comme une protection de plus

Là, où d’ordinaire on se garde de venir
Le jour resplendit
Pourquoi chercher la nuit ?

Là, où d’ordinaire on passe à travers
Sans s’appesantir

Là, il y a la fissure, une entaille si fine qu’il faut s’approcher
Pour voir l’impact
Creuser pour que l’ombre se révèle

Là, il y a ce qu’on ne veut pas voir
Enterré sous des couches de certitudes
Un chemin dans la roche
Tous les choix « faute de mieux »
Nos dualités
Nos fragilités
Bien calées sous terre

Là, il y a ce que nous pouvons continuer de nier
Ou y faire face
En toute humilité

Posted in Tout un poème

Naissance

Copyright MK

Les heures aussi fragiles que des morceaux de cristal
Peau contre peau
Tu as fait ton entrée dans le monde en ce jour si particulier de la célébration de l’Amour
Cet appel qui transcende toute chose et nous relie les uns aux autres

Neuf mois entre deux pays
Émotions au bord du coeur
Au plus profond la peur

Neuf mois à dessiner demain
Âmes mêlées
Corps enchaînés à un drame ignoré

Je suis née aussi aujourd’hui
Il y a huit ans
Nous avons fait ensemble nos premiers pas
Et depuis je grandis avec toi
En ayant à cœur de nous offrir le meilleur

Neuf mois ensemble
Qui ont scellé le Pacte
De la force qui nous guide
Même en plein brouillard

Au petit garçon formidable que tu es, sensible, attentif, aventurier, volubile, rieur, joueur, rebelle, têtu, passionné, joyeux…
Je souhaite le plus merveilleux des anniversaires
Riche de tout ce que tu offres à chacun, parfois d’un simple sourire ou geste de la main.
N’oublie juste pas de voir la belle personne que tu es à l’intérieur. C’est à partir de toi que tout prend naissance !

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Les fantômes de 2010

Crédit Marie Kléber

Il faudra…
Une conversation anodine
Et la révélation
Il faudra…
Il est l’heure…

L’évidence au cœur d’un matin doux
Idées blanchies par les vagues
Maux tatoués dans le corps
Marques invisibles
Traces et tracés
Que les mots viennent libérer

Il faudra…
Cette année là
Ce que le temps n’efface pas
Sans la parole

Il faudra…
Il est l’heure…
De tout ce qui fut caché
Pour un pas de plus
Pour un peu de paix

L’évidence comme un couperet
Mettre à nu la peau
Mettre à jour la brûlure
Regarder en face l’imperméable déchirure
Eclairer l’ombre
Pour que la lumière transformatrice puisse opérer

Il faudra parler de 2010

J’ai écrit il y a quelques mois un article sur mon désir de ne plus faire d’autoédition. Et bien, je crois que je viens de changer d’avis! Et pour une fois j’accueille ce changement avec le sourire. Parce que j’ai compris que la vie était cycle et mouvement! Et que le mieux était d’être à chaque instant ouvert à toute proposition.

Voilà le premier poème d’un recueil qui s’est imposé à moi. Un matin, au détour d’une conversation. Un recueil comme une libération de toutes les fantômes de 2010 qui sont encore bien là et qu’il est temps de laisser partir. Pour pouvoir avancer vers demain…

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Empreintes…

Credit Kaboompics

Ma peau
Qu’un simple frôlement vient réveillée
Muette dans la nuit
Et soudain éveillée

Ma peau
Il suffit d’un souffle, un murmure
Pour qu’elle tremble
Feuille étanche

Ma peau
Si sensible au toucher
Si fragile du passé
Territoire abandonné

Ma peau
Comme un être chargé de promesses
Une toile à peindre
Instrument dont les accords vacillent

Ma peau
Entre deux histoires
Vibrations intemporelles
Entre tes mains se glisse
Se laisse aller au délice

Ma peau
Aux contours mystérieux
Chante le plaisir
Sans cesse à réinventer

Ma peau
Encore se cherche
Loin du chaos du passé
Par le présent embrassée

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Imagine…

Photo by Miguel u00c1. Padriu00f1u00e1n on Pexels.com

Il n’y aurait plus de doute
Il n’y aurait qu’aujourd’hui
Il n’y aurait que nos mains qui se frôlent
Il n’y aurait que nos regards discrets

Pas de fanfreluches entre les notes de la symphonie

Personne pour nous dire qu’il faudrait être comme ceci ou bien penser comme cela
Personne pour nous vanter les mérites d’un programme extraordinaire, d’une méthode révolutionnaire

Il n’y aurait que nos pas sur le sable mouillé
Par la marée descendante
Il n’y aura que le souffle de nos respirations accordées

Nous aurions alors la vie devant nous
Sans projet autre que de vivre le meilleur !

Posted in Tout un poème, Variations Littéraires

Unipare

Photo by Artem Beliaikin on Pexels.com

Je t’ai rêvé
Je n’ai fait que ça
T’imaginer descendre
Et venir faire les cent pas
Dans le creux de mon ventre

Je t’ai rêvé
Quelque part à moitié
Dans une drôle de vie
Un amour qui ne tenait pas droit
Une envie maladroite

Je t’ai rêvé
Comme un baume apaisant
Qui viendrait compléter
L’image rassurante
De la famille modèle

Je t’ai rêvé
Pour faire taire
Les démons solitaires
Pour calmer l’angoisse
De l’unipare

Un rêve
Un idéal alambiqué
Sans le poids des responsabilités
Un rêve
Pour ressembler aux autres
Pour faire comme tout le monde

Mon rêve s’en est allé
Comme le souvenir de ce qui n’a pas été

Et entre mes mains
Un adieu dérisoire
Que le vent porte loin
Là où n’existent que nos chimères construites
Pour échapper au vide

Posted in Tout un poème, Variations Littéraires

L’enfant des étoiles

Photo by Sharon McCutcheon on Pexels.com

Sur les heures des jours
Et les nuits des années
Un souffle se pose

Contenu dans une bulle argentée
Un rêve comme une étoile
S’envole vers toi

Le temps s’étire et je le laisse faire
Le temps se moque

Il s’enfuit comme le rêve
Et il me semble que dans son sommeil
Il fait un vœu

Sur ton étoile là-bas
Que sais-tu ?
Entends-tu les cris du Monde ?
Saisis-tu l’inquiétude ? L’incertitude ?

Le temps s’en va et revient
Le temps virevolte
Il n’a pas d’âge

Tout comme toi sur ton nuage
Enfant éternel
Ton sourire pour bouclier
Ton cœur enfin apaisé

L’étoile a filé vers d’autres rives
Je la regarde s’éloigner
Prête à te laisser partir
Là où désormais tu existes

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Challenge Ecriture #36 – 3.11.2020

En éveil

Va et vient le corps dans un demi-sommeil
Autour des rêves qui se dessinent
Nul ne saurait dire 
En vérité qui de l’esprit ou de la matière
Sait 

Circonvolutions sacrées en mouvement
Eclairent le monde de leur clarté
Nul ne saurait vivre
Contre le temps
Eternellement 

Retrouvez ici la participation de Josée! Encore merci à elle!

Pour la semaine prochaine (#37), je vous invite à écrire un texte à partir des mots suivants: radoter, célèbre, agriculture, cirage, limonade, potion, essai.