Challenge Ecriture #33- 06.10.2020

Peins moi le monde
Rêves d’azur
Sur le gris des murs

Peins moi le monde
Ses grands espaces
Et le macadam pétri d’audace

Peins moi le monde
Sors les couleurs
De l’intérieur

Peins moi le monde
Ses idées folles
En farandole

Peins moi le monde
La terre féconde
Sous l’asphalte qui gronde

Merci à Josée qui reste fidèle à ce rendez-vous. Vous trouverez sa participation ICI

***

Pour la semaine prochaine (#challenge 34) j’ai bien envie de tester un exercice d’écriture spontanée ou intuitive – peu importe le mot qu’on utilise. Le principe est très simple: vous prenez une grande respiration et vous vous lancez. Vous écrivez des mots, des phrases, tout ce qui vous vient, sans réfléchir, ni à la cohérence, ni à la syntaxe. Ça doit vraiment être quelque chose de fluide ! Ne cherchez pas non plus à ce que ça fasse sens. Allez y au feeling! Ça vous tente? 

Hâte de vous lire…

Les États d’Esprit du Samedi 26.09.2020

Pluie de soleil
Poésie des jours heureux

Mes états d’esprit le samedi! Je dépose en passant une pensée aux deux fondateurs de ce rendez-vous incontournable (Zenopia et The Postman).

Début [15h54]

Photo: fleur
Fatigue : pas mal déphasée avec le télétravail
Humeur : bonne
Estomac: pâtes, jambon, pêche
Esprit: en mode accueil
Cond. phys / Bien être. : sophrologie et marche (et un peu d’abdos quand même!) et de l’aquarelle

Projet/Boulot: pas mal de questionnement, de changement. J’en reparlerais sûrement

Culture:  comment dire???
Penser à: être tout simplement

Avis perso (1): pas d’avis cette semaine!

Message perso (1) profite pleinement de cette belle journée (ensoleillée en plus)! (2) bonne dégustation chocolatée! (3) merci pour toutes ces minutes en suspend! (4) pense à te reposer aussi (5) j’ai les yeux rivés sur ma BAL!

Loulou: négociateur en chef, commence à aimer le français, découvre les multiplications, a écrit sa première BD
Amitiés : au téléphone enfin, par messages
Love : très occupé, très attentionné, m’offre d’apprécier la vie à sa juste valeur

Sorties : marché, laverie et poney club
Essentiel: être
Courses: marché et des vêtements de saison!
Envie de: être (c’est un peu redondant mais ça me parle vraiment!)

Zic:

Fin [16h13]

Après l’emprise

20190509_150058

Source Pinterest

Les fantasmes ne sont que des vertiges
Les vestiges d’un imaginaire fécond
Chacun tient la liberté de les réaliser tous
Comme de n’en réaliser aucun

Ils n’ont pas de nom
Ni de patrie
Ceux que l’on écrit nous sont proches
Ou bien appartiennent à d’autres

Derrière les mots
Une identité que chacun façonne à sa guise
Une femme libre
Qui se souvient…

Un jour la femme s’assume
Puis un jour elle devient un fantôme
Un souffle rauque
Impuissant
Parce que l’homme a pris le pouvoir
Il a posé son regard sur sa liberté
Il l’a jugé comme une invitation
A entrer dans un espace qui n’est pas le sien
À faire de son corps un terrain de jeu
De ses jeux
Un objet
Un objectif
Un jour elle ne dira plus rien
Elle lui donnera ce qu’il attend
Elle sera son fantasme éveillé
Sa poupée malléable à merci
Elle nourrira ses rêves de toute puissance

Pinterest Blog 1

On peut dire le plein
Mais comment dit on le néant?

Face au corps dénudé libéré
Comment dit on le corps caché entaché par le dégoût?

On peut dire les frissons jouissifs
Mais comment dit on la peur glaçante?

Face au silence
Que reste t’il du consentement?

La violence n’est pas cruelle. Elle est sourde, étouffée. Une violence plus noire que la nuit. Une violence qui piétine puis laisse le corps tomber, sombrer, en apnée.

Il a plaqué son corps contre le sien. Rien. Pas un bruit. Pas un geste. Comme si l’absence de mouvement pouvait la protéger.
Il a remonté sa chemise de nuit. Elle a retenu sa respiration. Il a ouvert ses cuisses sans cérémonie. A t’elle résisté? Peut-être.
Un rite. Passage obligé.
Une routine. Celle de la nuit. Celle du silence. Celle de l’absence.

Un jour la femme renaîtra de ses cendres
Elle ne donnera sa confiance
Qu’à ceux qui sauront respecter sa liberté
Ne remettront pas en question ses limites
Qui aimeront son corps, encenseront son audace, glorifieront son désir
Avec le respect qui est dû à chaque être humain
Tout en sachant que jamais rien ne nous appartient.

La fille exquise: les dessous de l’histoire

 

 

Si vous n’êtes pas abonnés à ma newsletter et si vous ne me suivez pas sur Instagram, vous êtes passés à côté de la grande nouvelle de la semaine: la sortie de mon nouveau livre “La Fille Exquise!

 

Ce court roman est disponible sur Amazon en pré-commande au format Kindle et le sera très prochainement en format papier. Je ne manquerai pas de vous en informer.

 

 

Qui est-elle quand elle n’est pas avec moi ? Qui est-elle dans toutes ces vies qu’elle vit, qui me touchent de près, de loin ? Est-elle-la même ? Vibre-t-elle avec la même intensité au contact des autres ? Fait-elle semblant ? Un peu ? Souvent ? Avec qui ? Porte-t-elle un masque, comme nous tous ? Ou bien évolue-t-elle toujours de manière si authentique, voir inattendue ?

En débutant ce texte, je n’avais aucune idée de son potentiel avenir. Quelques pages tout au plus. Un texte court, un brin d’audace, un challenge dans lequel je me suis sentie à l’aise au fil des mots posés, de l’histoire qui prend forme. C’est le plaisir qui m’a donné envie de le poursuivre. Il s’est transformé en cadeau de Saint Valentin. Et puis en récit un peu plus fourni. Jusqu’à devenir un manuscrit, envoyé à une dizaine de maisons d’éditions.

Pinterest Blog 3

J’ai reçu quelques propositions d’éditeurs qui pour moi n’en portent que le nom. Payer des sommes colossales pour voir mon roman édité par l’un d’eux, non merci. J’ai décliné et je me suis tournée vers ce que je connaissais le mieux: l’auto-édition.

Ecrire, c’est bien. Partager, c’est mieux. Je pense que tous les gens qui écrivent des histoires seront d’accord avec moi. Je sais ce que certains pensent de l’auto-édition. Chacun a le droit d’avoir un avis et que celui-ci ne soit pas partagé!

Ce texte a été relu, maintes fois corrigé. Il n’attendait plus que l’été pour voir enfin le jour. Après des mois chaotiques, je vous apporte un peu de légèreté. Les premières personnes qui l’ont lu le qualifie de: sensuel, sucré, envoûtant, magnétique, poétique.

En longeant ses cuisses, j’arrive à l’endroit où le monde devient vice et vertu.Tous les secrets prennent racine dans ce périmètre protégé auquel elle me donne accès. Je me sens riche

C’est une histoire assez simple au fond, une histoire de rencontre mais n’est-ce pas dans la simplicité que se cache souvent l’extraordinaire! Je vous invite avec ce court roman à un voyage plein de promesses. Laissez-vous tenter, sans hésiter!

Vous pouvez le commander ICI. Bonne lecture! Et n’hésitez pas à partager vos avis. Ce sont tous vos mots qui bout à bout forment la belle toile de l’avenir de ces textes livrés au Monde

PS: ce récit, comportant certaines scènes érotiques, n’est pas adapté aux moins de 18 ans.

Revenir…

Crédit Pixabay

S’il faut le coeur et le corps
D’un commun accord
Je dis oui

Les lignes se confondent
Et les âmes se fondent
Dans des cases sans fond

Les limites se figent
Et fixent le début
De l’abîme
Celui dont on ne revient plus

Les tremblements
Le chaos
L’absolu a des airs
De déjà vu

Plonger dans les profondeurs
Pour saisir la valeur
De ce qui n’est plus

Et revenir riche
De l’ombre naît la lumière
Les ténèbres devenus poussière

Challenge Ecriture #22 (09.06.2020)

Que dire de la vision de ce palais des glaces si silencieux

Cachez-vous des secrets au plus profond de ce temple

Vous, dont le regard me trouble et m’offense

Derrière les voiles et les tentures, d’autres vies, peut-être aveux

La où je me tiens, j’entendrais presque, murmures, souffles et voix

Porte ouverte, oserais-je un pas?

Découvrez les autres participations: Chez Sweet Things – Chez Sandra – Chez Josée – Chez Marie – Chez Erby – Chez Mébul – Chez Nina

***

Je me rends compte que les explications du dernier challenge n’étaient pas très claires. Du coup je vais essayer d’être plus précise à l’avenir.

Pour la semaine prochaine, je vous invite à écrire un texte à partir de la citation suivante de Christian Bobin: “Je m’allongerai sous tes paupières. Lorsque tu les baisseras pour t’endormir, je lancerai de l’or dans ton sommeil. De l’or et des songes pareils à des nuages”, en utilisant TOUS les mots suivants: sacre, sensualité, sucré, sensible, sublimation, solitude, saltimbanque, sagesse, sourires, secondes.

Merci et au plaisir de vous lire!

Challenge Ecriture #21 (02.06.2020)

 

Papa et maman nous avaient dit “soyez sages”! Ils partaient faire une course, un de ces trucs pas pour les enfants il parait. Tu parles, nous on savait tout. On fouillait dans leurs affaires quand ils avaient le dos tourné. On les imaginait magiciens, détectives privés, agents secrets au service d’une grande cause. On les voyait déjà à la Une des journaux, nos héros au grand coeur. Alors nous étions sages. Comme des images. Deux enfants impeccables, sourire d’ange. On ne voulait surtout pas que les autres sachent que nos parents étaient pourvus de pouvoirs extra-ordinaires, qu’ils défiaient chaque jour des criminels et hors-la-loi, qu’ils protégeaient les plus faibles et venaient en aide, dans l’ombre, aux petits.

Nous étions sages et polis. Tout le monde nous le disait et le répétait à papa et maman, qui ne pipaient mot. Ce n’est pas qu’ils s’en moquaient, loin de là, ils étaient juste discrets. Ne pas faire de vague surtout. Que personne ne sache. Une loi respectée à la maison et à l’extérieur. La loi du silence…

Avec le recul, je me dis que nous étions bien naïfs, mon frère et moi. Cela ne nous aura pas sauvés, mais permis de vivre notre enfance, comme les autres, d’imaginer et de voir loin. Papa et maman purgent leur peine, méritée. Ils paient chaque jour le prix de chaque vie torturée. Mon frère ne regrette qu’une chose, qu’ils ne paient pas pour celle qu’ils nous ont volé. Quant à moi, j’ai choisi le pardon pour pouvoir recommencer à rêver!

Découvrir les autres participations ici: Une âme d’enfant chez Marie – L’oncle Alfie chez Sandra – L’heure du thé chez Josée – Frères au premier moment chez Erby – Tout un art chez Mébul – La suite des aventures de la grand-mère d’Emilie chez Sweet Things – Café ou Chocolat chez Nina

***

Place au thème de la semaine prochaine! Nous allons voyager du côté des acrostiches (un acrostiche est un poème, une strophe ou une série de strophes fondés sur une forme poétique consistant en ce que, lues verticalement de haut en bas, la première lettre ou, parfois, les premiers mots d’une suite de vers composent un mot ou une expression …) avec Alfred de Musset:

Quand je mets à vos pieds un éternel hommage,
Voulez-vous qu’un instant je change de visage ?
Vous avez capturé les sentiments d’un cœur
Que pour vous adorer forma le créateur.
Je vous chéris, amour, et ma plume en délire
Couche sur le papier ce que je n’ose dire.
Avec soin de mes vers lisez les premiers mots :
Vous saurez quel remède apporter à mes maux.

A vos plumes pour un acrostiche tout en pudeur et sensualité! J’espère que l’exercice vous plaira. Encore une fois, il s’agit toujours et avant tout de vous faire plaisir!

Nos choix incohérents

Crédit Pixabay

On se crée des maux sans en avoir l’air
Imaginaire trompeur qui balaie les heures de plein
A coup d’incertitudes malsaines
De vulgaires grains de poussières qui
Comme dans nos maisons, deviennent moutons
Jusqu’à engloutir nos plus belles espérances

La confiance s’effrite et s’en vont les pensées
Dans un hémisphère où le pire est à portée

On s’invente des histoires à partir d’incohérences
On dessine des futurs aux allures
De cauchemars, on remet une couche de noir
On ajoute des peines aux jours de pluie
On se croit tout permis

On ne croit plus en rien
On se sent comme un naufragé
Un prisonnier, un condamné

Un travail de sape bien orchestré
Au millimètre, rien ne nous arrête
Il faut saigner pour exister

Sur l’horizon, pourtant, tout est si doux
L’existant, à envelopper de beau
L’azur et son parfum d’éternité
Tout ce qui n’est pas encore écrit
Tout ce qu’il reste à rêver

Alors pourquoi laissons-nous si facilement
Le négatif nous mener sur des routes obscures?
Pourquoi cédons nous à l’appel des profondeurs
Quand tout autour n’est que lumière?
Pourquoi lâchons nous notre coeur
Quand il ne demande qu’à vibrer?

Retour (à la source)

aesthetic-4621334_640

Crédit Pixabay

On oubliera vite
Ce qui hier encore nous paraissait
Insensé
On se fondera dans un décor
La foule des grands jours
Destins frôlés
Baisers volés

On oubliera vite
Les premiers pas dans le vide
Immense

On oubliera
Jusqu’au souffle déposé
Tout deviendra presque habitude

Et alors la magie s’envolera
Sans un bruit
Elle glissera sur nos corps
Désormais endormis

On ne prendra plus le temps
De s’apprêter
De se découvrir
De se regarder jusqu’à tout deviner
Tout ira vite comme une urgence
Comme si demain allait nous voler
Ce que nous n’avons pas su vivre

Le désir sera une performance de fin de soirée
L’orgasme, l’unique aboutissement d’ébats
Vite emballés

On se sera perdus de vue
Au milieu de la foule des grands jours
Nus dans nos habits communs

Plus rien d’extraordinaire
Que du banal
Plus de tremblements
Que du déjà vu
Plus que du sexe pour le “fun”
C’est ce qu’ils disent
Plus de grandes déclarations
Qui font des nœuds au ventre
Et nous laissent, haletants,
Imprégnés d’un bonheur que nous savons fragile
Que nous chérissons comme un cadeau

On oubliera un jour
Les perles de pluie
Sur nos peaux transies
Les marques satinées
L’abandon
Le don

Il n’y aura plus que des cris
Pour dire le plaisir
Plus que des paroles
Quant il y avait des émotions
Plus que des hypothèses cruelles
Quand il y avait des étreintes
Qui valaient tous les mots de la terre

On oubliera le goût de nos peaux
La saveur des baisers
La fougue
L’audace
La complicité dans un regard
La séduction
Dentelles et bas de soie
La suggestion
Les mains qui caressent
Le temps suspendu
La passion
Les surprises
L’envie pressante
Qui ne se contient pas

Le temps se bloquera
Sur ce qu’on n’aura pas su retenir
A force de vouloir plus

Suspendus dans le vide
Nous aurons encore le choix
De revenir à ce qui compte
Plus que tout
Aux sens et à l’essentiel
A ce qui nous ressemble
A nous.

Voeu de Liberté!

Elle disait le corps de l’homme
Comme un territoire à ne pas approcher
Un sacrilège d’espérer qu’il soit autre chose
Que ce que l’apparence laisse penser

Elle disait le corps des femmes
Comme un sanctuaire sacré
Un déhanché suggéré et l’âme brûlait
Sous le joug des condamnées

Nul mélange, nulle approche
Ou la terreur des dieux viendrait frapper
Ces corps possédés

Le corps de l’homme
Disgracieux, à cacher

Le corps des femmes
Une ode à la félicité

Un voile posé sur un peut-être
Dans son sang glisse l’œuvre de la terre
La femme se penche sur l’hémisphère
De ses pensées secrètes

Elle disait la femme dans sa richesse
L’homme dans ses faiblesses

Une rencontre improbable
Entachée du sceau du scandale
La peur accrochée à chaque parcelle
De l’être…

Et revenir de ce long voyage
De ce presque naufrage
Pousser les barrières du silence
Briser les verrous de la honte
Froisser les pages du livre maudit
Rétablir en son sein gorgé d’espérance

Corps et Âmes profanés

Faire voeu de Liberté!