Posted in Variations Littéraires, Extraits Livres Publiés

Balade poétique

A l’heure où le jour baisse ou se lève, je suis à ma table, crayon en main, carnet ouvert sur une page lignée. Un rituel d’il y a longtemps. Que ce soit pour noter les rêves de la nuit, pour mettre de l’ordre dans mes pensées ou juste mettre en forme ce qui me passe par la tête.

J’ai renoué avec la poésie, pas celle du coin de table, entre deux émotions. J’ai renoué avec celle des débuts, celle des premières rimes, celle né du déclin du jour sur un air de Van Morrison, dans une petite chambre d’un quartier Dublinois. La poésie aux accents anglais, la virevoltante dans l’air frais, la poésie de la pluie et des saisons.

J’ai retrouvé l’envie, celle d’écrire et de décrire le monde devant moi avec les vers d’autrefois. Ne plus seulement dire ce qui est mais le faire danser sous mes doigts et me joindre au ballet des mots.

J’ai décoré la couverture de mon carnet. Un écrin pour poser là tout ce qui passe. Un peu moins de chaos et un peu plus de paix. Tout ou presque de ce qui m’émeut et en plein cœur me touche. Un brin de nostalgie à l’écoute d’une chanson, les feuilles des arbres qui se transforment, les nuages en mouvement, un thé fumant.

Et si j’y arrive un jour, le sourire qui se dessine quand je le regarde vivre, rire surtout, oui rire aux éclats, inventer des monde à partir de trois fois rien. Et si je le peux, peut-être, la force élégante de ses mains, ce quelque chose d’insaisissable que je ressens quand mon regard se pose sur la contracture, le tracé des veines, la peau voyageuse.

J’explore des territoires jusqu’alors inconnus, je me laisse porter par ce qui vient, cet air transparent, le tumulte, le silence profond, la grâce de cette nouvelle saison. Et les mots s’offrent à moi comme si ils attendaient depuis longtemps que je retrouve le chemin des poèmes d’antan…

Posted in Humeurs d'Auteur, Tout un poème

Le vent m’a soufflé…

Credit photo @mariekleber37

Les péniches d’un côté
Et les grands oiseaux blancs dans le ciel
Long-courriers solitaires attirant ton regard

Par un jour d’or
Aux rayons phosphorescents
Nous nous sommes retrouvés près de l’eau
Comme avant

Rien n’avait changé
Tout était à sa place
Comme si rien ne s’était passé
D’une pause à l’autre

J’avais la tête pleine d’idées nouvelles
L’envie surtout, l’impulsion des mots
Le désir des lettres qui sur la peau des jours
Chorégraphient un ballet

Je cherchais un titre qui parlerait
Des sentiments, leur mouvement imperceptible
Leurs émotions indescriptibles
Et de ces choses encore mystérieuses

Je flirtais avec le vent
Certaine qu’il me glisserait
Les premières notes
D’un nouvel essai

Et juste là où tu t’étais installé
Comme un clin d’œil à mes pensées
Un nom comme un poème
Sur la péniche d’à côté

Ce poème pour vous annoncer la sortie prochaine d’un nouveau recueil de poésie – Fin 2021 ou Début 2022. Son titre m’a été soufflé. Impossible donc d’y résister !

Posted in Variations Littéraires

J’imagine le temps

Photo by Rene Asmussen on Pexels.com

J’imagine les vagues dans un songe
L’eau rédemptrice sur mes tempes
Le clapotis fiévreux de l’eau salée

J’imagine les paysages qui défilent
Les couleurs éblouissantes de la nature
Les kilomètres engloutis à vive allure

J’imagine les samedis matins
Le jardin, l’herbe fraichement coupée
Un livre laissé dans un coin

J’imagine les soirs d’hiver
Les cérémonies, les jours de marché
Les émois qui traversent les murs de pierre

J’imagine l’espace que tu occupes
Dans un grand éclat de rêve
Dans un grand bain d’ivresse

J’imagine la nuit et ses mystères irrésolus
Tes pas qui résonnent sur le bitume étranger
La symphonie de la pluie sur la transparence

J’imagine ton sourire accroché à la voute céleste
Les étoiles filantes arrachant des souhaits aux passants
La lune en quartier pour unique compagne de route

J’imagine le mouvement de tes pensées
Le flot ininterrompu des idées vagabondes
L’esprit occupé, constant, conscient

J’imagine ce temps
Etre au plus près de toi
Dans un présent à distance
Aujourd’hui et l’absence

Posted in Carnets de route, Tout un poème, Variations Littéraires

Contrastes et Variations

Crédit Ornella Petit

Je suis le rouge
Le blanc nuptial
Le noir corsé

Le coton sobre
La soie raffinée
Les dentelles froissées

Je suis la colère
La rage ensanglantée
La joie ensoleillée

Les larmes d’ivresse
L’amour maternel
L’amie attentionnée

Je suis l’amante
Le frisson aérien
Le corps possédé

La puissance illimitée
La force tranquille
L’onde protectrice

Je suis l’arabesque
L’arc prêt à tirer
L’eau sur le bord de tes lèvres

Je suis la passion
Le stylo fou
Le regard doux posé sur tes rêves

La vie sublime
La mort inaccessible
Un sanglot dans la poitrine

Le tumulte des vagues
La cascade entre les rochers
Le rose aux joues, poudré

Je suis l’ombre et ses tourments
La violence tentatrice
L’âme du serpent

Invincible
Charmeuse
Rebelle

Fragile
Douce
Inconditionnelle

Je brave le jour
Pour affronter la nuit
J’embrasse la nuit
Pour adorer le jour

Je suis Eve
Et Venus
Lilith mise à nue
Déesse et Vierge

Contrastes cathartiques
Variations extatiques

Posted in Tout un poème

Je te…

Photo by SHVETS production on Pexels.com

L’espace entre
Pores à la limite du corps
Effleurer le manque
La fièvre entre les interstices
Funambule en quête de risque
Attente impétueuse
Frissons fous à la base du cou

Je te
Voeu entier
Offert
Voeu chasseur de possibles
À la surface des cils

Je t’attends
Dans un temps impatient
Entre les fibres
Des voiles sur mes jambes nues
En pleine rue

Je te
Désir intense
Cruel
De ne pouvoir
Devoir de patience

Quand tout de toi m’appelle
À la célébration des sens

Posted in Tout un poème

Créer demain

Photo by Noelle Otto on Pexels.com

Egrener les souvenirs
Pépites de vie se glissant dans la mer
Gisements de terre
Or, argent, pierres

Temps d’avant gardé
Comme un trésor sacré
Nos voix mêlées

La marée est passée
Vagues, à l’âme secouée
Sable par l’écume ensorcelé

Egrener les souvenirs
Pour faire revivre l’histoire
A la lumière des nuits d’ivoire
Moments d’intense espoir

Dessiner demain
Sans laisser nos mains
Se perdre aux confins
D’une histoire ancienne

Hier fut aux couleurs de l’été
Saison sans faille avérée
Cœurs scellés
Pour le meilleur

La vague a chahuté
Nos corps séparés
Tels des chiens enragés
Lâchées les peurs

Nouveau matin
Perles de pluie sur le chemin
Complicité aux creux des reins
Infatigables créateurs de notre destin

Posted in O bonheur des sens, Tout un poème

Se retrouver

Photo by Pixabay on Pexels.com

Froissé de soi
Le rouge aux joues
D’or et de bronze
La peau parée

Souplesse des dentelles
Lignes accordées
Sur les épaules
Fragiles d’oser

Mon corps entier
Chante les louanges
Baiser chaste
Sur la peau des hanches

J’oublie le temps
Amarrée aux étoiles
Transparence des sentiments
Dans le murmure des voix

Vol au vent
Photographies d’un souvenir
Retrouver le plaisir
De se désirer autrement

Se dévêtir des habitudes
Croisements serrés
Besoin viscéral
De se posséder

Faire renaître des cendres
Comme un Phénix amoureux
La magie d’un premier rendez-vous
La tendresse d’une audace

Posted in Carnets de route, Tout un poème, Variations Littéraires

Vague(s) E-maux-tionnelles

Photo by Johannes Plenio on Pexels.com

Face à la vague vertigineuse
Les secrets explosent
Le cœur se pose
Sur une hypothèse scandaleuse

Face à la vague vertigineuse
Le corps implose
Le cœur se décompose
L’ombre joue les entremetteuses

Face à la vague vertigineuse
Les blessures s’exposent
Le cœur se livre en prose
La mort en intraveineuse

Des émotions
Comme des glaçons
Qui percutent la raison

Des traces
Comme des menaces
Qui perforent la glace

Autant de saisons
Vide, chute, abandon
Mourir à soi-même
Laisser passer la haine

Laisser aller la peine
Renaitre à soi-même
Vide, lumière, ascension
Retrouver la passion

Posted in Carnets de route

Entre moi et moi

Photo by Pixabay on Pexels.com

Noel.
Et toutes les autres fois aussi. Les fois où on célèbre, où l’on se réjouit.
Les fêtes, les anniversaires.
Les sourires, les rires.
La complicité. Nos fragilités.
Les souvenirs égrenés à la faveur d’un rendez-vous improvisé.

Les grandes occasions.
Les tristes nouvelles.
Les naissances.
Les vacances.

Les bagages dans l’entrée.
La trépidante impatience des dernières heures à passer.
Le cœur plein des jours de liesse.
La route et l’expectative de l’arrivée.

Les résultats. Bons ou mauvais.
Le dernier jour de ceux qui partent.
Le premier jour de ceux qui débarquent.
Les fins de cycle et les débuts incertains.

Tous les premiers pas et les derniers.
Toutes les hypothèses à envisager.
Les derniers souffles et les premiers baisers.
Les au revoir soudains.
L’asphyxie du quotidien.
Les deuils sur le chemin.

Pour les retards.
Les nuits de brouillard.
Les insomnies parce que tu rentres tard.
Les grands départs.
L’angoisse de te savoir seul dans le vaste monde.
Nos confidences. Nos écarts.

Les angoisses et les doutes.
Les points d’interrogation sur la route.
Le confort d’un foyer.
Une certaine forme de sécurité.
Le souvenir d’une communion passée.
Même accidentée.
L’étreinte d’un regard en accéléré.

Avant la pluie.
Après l’orage.
Avant la nuit.

Je serai seule…

Etais-je seulement prête à vivre ça ?

Posted in Carnets de route, Variations Littéraires

Pour lui plaire…

Photo by Gabb Tapique on Pexels.com

Elle a arrêté de se maquiller les yeux
Elle a donné son chat au voisin
Elle a troqué son vernis rouge contre du vernis transparent
Elle a changé la place des meubles
Elle a arrêté de manger de la viande
Elle a quitté son équipe de hockey
Elle a lâché sa formation en ligne
Elle a commencé à cuisiner différemment
Elle a abandonné ses rêves d’ailleurs
Elle a troqué ses jupes courtes pour une longueur plus acceptable
Elle a déposé dans une boite à livres ses romans d’Anais Nin
Elle a dit adieu à son café du matin
Elle a stoppé net toutes ses relations avec ses amis
Elle a commencé à moins voir ses amies
Elle a laissé pousser ses cheveux
Elle s’est fait percer les oreilles
Elle a vendu sa moto
Elle s’est prêtée à des jeux indélicats
Elle a renié ses valeurs
Elle a adopté son rythme de vie
Elle a fait siens ses combats
Elle a complètement oublié les siens

Elle ne lit plus le soir
Elle ne sourit plus dans la rue
Elle n’appelle sa famille que quand il n’est pas là
Elle ne donne pas son avis sans y être invitée
Elle ne sort plus boire un verre le samedi soir
Elle ne mange plus de chocolats ni de viennoiseries
Elle ne porte plus de maillots deux-pièces
Elle passe ses vacances dans des lieux qu’elle ne choisit jamais
Elle ne participe plus à la Gay Pride
Elle ne fait plus les vides-greniers

Sans s’en rendre compte
Elle a troqué son identité contre une vie de masques codifiés
Pour lui plaire

Je suis certaine que le “elle” de ce texte peut être remplacé par “il” dans bien des cas. Et que cette liste n’est pas exhaustive non plus. Mais juste un aperçu de ce qu’on change parfois en nous pour plaire à l’autre. En pensant, à tort, que c’est juste. Et en se perdant bien souvent par la même occasion. Etre soi est la seule valeur sûre qui soit. Et si cela ne plait pas, c’est que nos chemins ne matchent pas.

Posted in Les Etats d'Esprit du Vendredi

Les Etats d’Esprit du Samedi 12.06.2021

Il n’y a pas à dire, le samedi c’est plus facile pour moi de rédiger mes états d’esprit. Le vendredi soir je manque cruellement d’énergie!! Je dépose en passant une pensée chaleureuse aux deux fondateurs de ce rendez-vous incontournable et j’espère qu’ils se portent bien (Zenopia et The Postman).

Début [08:17]

Photo: Poète

Fatigue: en fin de semaine
Humeur: Très bonne
Estomac: en attente du petit déjeuner!
Esprit: apaisé et créatif
Cond. phys / Bien être. : yoga, sophrologie, cercle des Muses, rituel écriture du matin et auto-soins énergétiques. Tout ça est devenu si naturel!

Projet/Boulot: Je ne vois pas les semaines passer, les journées sont bien chargées. Nos nouveaux bureaux sont plutôt sympa, à suivre…/une autre journée de formation en soins énergétiques, je suis fan! / grâce à une amie, j’ai repris l’écriture de mon livre “chemin de guérison” – une évidence!

Culture:

LIVRES “Les enfants de la résistance” avec loulou, “Somewhere inside of happy” de Anna Mc Partlin, “La dernière marche” de Soeur Helen Prejean sur la peine de mort aux Etats Unis, un livre qui fait réfléchir

FILMS / DOCUMENTAIRES: Le fils du désert de John Ford (loulou est fan de John Wayne) et Le Tombeau des Lucioles (un magnifique dessin animé Japonais)

Penser à: m’écouter

Les jolis moments: déjeuner en terrasse, retrouver le plaisir de porter des robes longues, le cercle des Muses, journée formation en énergétique, du nouveau matériel créatif à tester…

Message perso: (1) Belle journée à tous! (2) Prends soin de toi (3) Tu es une belle personne! (4) j’aime beaucoup tes partages littéraires et cinématographiques!

Loulou: éleveur d’escargots, un brin exigeant parfois, esprit rieur, joueur d’échecs et prévoit même des tournois pour cet été(!), voit son papa aujourd’hui et n’est pas super enthousiaste, mais pas terrifié non plus

Amitiés : plus que quelques semaines avant de se voir en chair et en os
Love : occupé, vacciné, attentif, de mariage ce weekend!

Sorties : librairie, marché, visite familiale, pique-nique demain
Essentiel: accepter ce qui ne peut être changé
Courses: marché et cadeaux pour les anniversaires qui arrivent…
Envie de: pouvoir passer le relais de temps en temps (bientôt deux anniversaires pour loulou le même weekend – à moi la belle vie!)

Zic: Basi Bulat – Heart of my own

Fin [08:49]

Posted in Tout un poème, Variations Littéraires

Quête d’absolu

Photo by GEORGE DESIPRIS on Pexels.com

A l’heure où je pose
Posais
Ces mots sur les lignes du cahier
Choisi pour recueillir les fragments de mes pensées
Tes pieds goutaient à la fraicheur de l’eau

L’amour est liberté
Ou ce n’est pas de l’amour
Ou l’amour est empêché
Dans un engagement
Une promesse
Qui le contrôle, le modèle
Rassurant sûrement
Rassurant de penser que nous pouvons
Le tenir entre nos mains
Qu’il est bien là
Bien au chaud
Qu’il ne s’envolera pas
Si on y fait bien attention
Rassurant et pesant
Cet amour comme lié
L’absolu entravé dans son épanouissement

Loin, l’amour prend son envol
Paré d’ailes qui l’emmènent
Plus haut que les gratte-ciels
Plus haut que les limites de la terre

L’amour n’est pas d’ici
Il est des profondeurs
Il est le mystère incarné
Celui qui nous plonge
Dans d’autres réalités
Insoupçonnées
Il est du ciel et des étoiles
Morceaux d’atmosphère vagabonds
Il est le cœur de vérité
Un cœur sans souffrance
Et sans attente
Cœur ouvert aux possibles
Aux accents extra-terrestres

Nous pouvons l’approcher
Le respirer
Mais nous ne pouvons pas parler de l’amour
Tant que de sa définition nous sommes prisonniers
Attachés comme des esclaves
A ce qu’il peut prendre et donner
Avides de preuves, de promesses
Démembrés quand l’amour file
Qu’il réclame ce qui lui appartient

L’amour
Le nôtre
Libre et vivifiant
Quand j’ose le laisser être
Douloureux et contradictoire
Quand le doute s’immisce
Quand l’amour se tait face à ce qui le dépasse

Je suis alors là où l’esprit erre

En quête de réponse
Savoir dire pourquoi je choisis toujours
L’ombre plutôt que la lumière
Les voies sans issue
Les chemins sans balise

on là où l’amour embrase le monde
De son incandescente clarté lunaire