Tag: Poésie

Le rideau se lève…

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Le rideau se lève
Et le monde s’enflamme
Au contact d’Ève
Dont le corps se pâme

Entrelacs de dentelle noire
Sur les peaux laiteuses
Le mystère creuse son sillon
Entre alcôves et passion

Elle frissonne
Sa peau entière fredonne
Une mélodie comme une danse
Qui dans une transe, suave
Lui donne un air –  animal

Le rideau se lève
Sur des ombres amazones
Tenant en bouche la virilité
Nymphes en pâmoison
Absorbant le philtre enchanté

Entrelacs de jambes, de mains
De vallées, de courbes, de creux, de bassins
Éblouissement des sens
Sous l’indigo de la nuit dense

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Le temps de toi

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Tout se trouve dans cet instant. Tu vas partir. Je voudrai tout retenir. Le temps. Ta peau. Ta bouche. Tes mots.

Ce temps se compte en secondes. Points de suspension entre nos deux vies. Bientôt tu auras passé la porte. Tu ne seras plus là où tu étais. Juste comme ça.

Et je n’entendrais plus ta voix, je ne toucherais plus ta peau. Juste ton odeur dans les mouvements épars. Dans les recoins de mon coeur. Ton sourire imprimé quelque part. Je le croiserais par hasard.

Rien que de l’ordinaire. Des heures à être dans le tant de toi. Et des heures sans toi. Rien que je ne sache vivre.

Pourtant ce soir le manque de toi me saisis déjà. Tu n’as pas encore atteint l’autre rive que je te voudrai là – si près, tout près de moi.

Tu me manques

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Tu me manques
Le son de ta voix
Le bruit de tes pas
Le vert de tes yeux
Tout ce qui fait toi

Tu me manques
Le matin
A quelques minutes de moi
Le soir
À quelques vols de là

Tu me manques
Une heure
Deux heures
Des jours
Toujours

Tu me manques déjà
A deux doigts
D’un baiser
Les secondes envolées
Au coin du boulevard

Je pourrais écrire
Les frissons
Les dentelles
Les regards
La liberté
Mettre d’autres mots
Sur ces états d’être
Sans toi

Y mettre les formes
Mais rien ne dirait vraiment
Le manque brut
Le manque dense
Des heures sans toi

Un secret

Crédit Pixabay

A toutes les femmes, tout ce qu’elles n’osent pas dire, tout ce qu’elles gardent en elles, tout ce qui les fait trembler – et oser aussi.

Son secret.
Un secret bien gardé. Nul ne sait.

Qui comprendrait ?
Qui lui demanderait « pourquoi » ?
Qui serait là ?
Qui dirait juste « je comprends » ?

Son secret.
Parfois léger.
Parfois lourd à porter.
Un secret délicat.
Un secret d’elle à elle. D’elle à lui.
Mais à lui non plus elle ne le dit pas.

Lui, il sait.
Il est le secret. En partie.
Il ne sait pas les doutes.
Il s’en doute. Peut-être.

Il ne dira rien. Il ne changera rien.
Elle n’y changerait rien.

Pourtant parfois.
Un évènement, un mot, une idée.
Et quelque chose se glisse.
La tracasse.

Son secret est sous bonne garde.

Elle aimerait
Juste être écoutée.
Juste se dire. Sans chercher à être réconfortée.
Juste pouvoir en parler librement.

Elle ne le peut pas
Elle n’y arrive pas

Elle reste avec son cœur un peu chamboulé.
Elle sait que cela passera.
Tout passe.

Puis l’amour est là.
Alors le secret devient d’un coup un peu plus léger à porter.