Les États d’Esprit du Vendredi 12.07.2019

J’ai séché vendredi dernier, du coup je vous livre mes États d’Esprits du Vendredi sans tarder. Avec toujours une pensée particulière pour The Posman et Zenopia .

Début [10h01]

Photo: pourquoi tout dire quand on peut suggérer…
Fatigue : la semaine lente du mois cogne à la porte
Humeur : exquise
Estomac: thé, oeufs, tahin
Esprit: cogite beaucoup
Cond. phys. : footing, planches, marche
Projet: formation: dossier reçu et renvoyé pour un début en novembre 2019… / écriture: une novella terminée, un recueil en cours (prévu pour la rentrée)
Culture:  Lecture: l’évangile selon Pilate / Film: Jean-Philippe (Luchini est vraiment un super acteur!)

Penser à: moins cogiter
Avis perso (1): les photos de charme c’est très joli mais avec de vrais corps de femmes (avec des formes), ce serait encore mieux…
Avis perso (2): fantasmer sur son petit fils, désolé mais moi ça me donne envie de vomir…
Avis perso (3): Vincent Lambert, enfin la paix…on ne peut que l’espérer.
Avis perso (4): l’écriture devrait être accessible à tous. Les styles ampoulés c’est pire que d’avoir à traduire du Chinois!

Message perso: (1) quel délicieux réveil! (2) je ne m’y retrouvais plus mais je continuerai à écrire – où, quand, comment…on verra! (3) tes dessins sont vraiment très jolis (4) vos commentaires me font vraiment réfléchir
Loulou: a des tonnes de choses à raconter, attend l’arrivée de sa grand-mère avec impatience, va commencer la piscine et le poney
Amitiés : mail, en pensée, en vrai aussi
Love : un peu fou mais j’adore, prévenant, à l’écoute, séduisant, sportif (oui je sais ça ne veut rien dire…)
Sorties : je me tâte pour un hammam, visite de cimetière, petit passage chez mémé, bouquinistes (histoire de reprendre contact avec Paris!)
Essentiel: communiquer
Courses: marché dimanche matin et deux livres
Envie de: temps à deux, balades, écrire pour le plaisir…
Zic:

Fin [10h45]

Allez, je vous laisse à cette belle journée et vous souhaite un délicieux réveil et de bonnes vacances pour celles et ceux concernés.

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Sur le chemin…

© Marie Kléber

Il fait doux sur le chemin et vogue un air de vacances entre les brins d’herbe. Les rues ne mènent pas à la mer, pourtant on pourrait le croire. Les maisons vibrent de rires et de discussions autour d’une table posée dehors. On imagine des enfants courir à perdre haleine. Et se chamailler.

C’est un chemin comme ceux de l’enfance, dans lequel s’immiscent quelques souvenirs. On s’attend presque à entendre des voix, à cueillir une main. A voir un visage se dessiner dans la poésie du jour qui tombe.

Au bout du chemin, la gare et une place, comme celle d’un village. Il ne manque que le carillon d’un clocher pour être comme à la campagne. Les bruits de la ville se font sourds, le chaos nous semble bien loin. Les verres s’entrechoquent et les derniers badauds s’attardent en terrasse. Encore quelques minutes entre amis pour refaire le monde et rêver.

© Marie Kléber

On savoure les fleurs et les feuilles, le ciel encore bleu et la lune en croissant. Le temps stoppe sa course dans ce dédale d’odeurs et de sons estivaux. On se sent léger comme le vent qui caresse notre peau.

Le charme opère…

Nouveau départ

Copyright MK

La nouvelle est arrivée un soir de Novembre. Un coup de fil. Tout simple. C’est à lui que je l’ai dis en premier, parce que je savais qu’il comprendrait. Mais qu’il n’en ferait pas tout un flan non plus. La propriétaire reprenait son appartement.

J’ai encaissé et puis je n’y ai plus pensé pendant cinq mois. J’avais le temps et je voulais que loulou termine son année scolaire dans son école actuelle. J’ai mis de côté toutes les remarques inappropriées et je m’en suis tenue à mon intuition de mère – la seule qui vaille en la matière.

En mai, j’ai commencé les recherches, les visites, les dossiers, grandement assistée par mon père. Il fallait bien ça. Après quelques déconvenues, nous avons trouvé notre bonheur, pas très loin de Paris, à dix minutes de train, dans un quartier inconnu jusqu’alors.

Juin a été compliqué, frustrant par moments, épuisant aussi au milieu des cartons, de la chaleur et d’un blues que je n’avais pas anticipé. Il a fallu gérer la fin de l’année scolaire, les craintes des uns et des autres, les problèmes de communication, les tensions familiales, la fatigue. Dans les moments de doutes intenses, il était là, si compréhensif et raisonnable à la fois. Sa façon d’être m’apaise. Et j’ai puisé dans cet apaisement les ressources dont j’avais besoin pour tenir la cadence. Et ne pas m’écrouler avant la fin.

Loulou a été un assistant en or. Il a fait les cartons, démonté les meubles avec moi, accueilli mes plats – pas originaux pour deux sous – avec le sourire. Il a agrémenté un quotidien pesant de rires. Et j’ai réussi à lâcher prise, un peu. Par moments.

J’ai vendu, donné, fait un grand tri afin de n’emmener que le nécessaire. Je me suis quand même demandé comment j’avais pu revenir en France avec une valise pour seul bagage et emmagasiné autant en 7 ans. Sept ans quand même et six ans dans cet appartement, trouvé par relation, au milieu d’un chaos indescriptible.

En rendant les clés hier, je me suis souvenue de ces années. Des matins de détresse. Des soirées à tenter de rassembler les morceaux de ma vie. Des trois années que nous avons passé à 4 dans ces 40m2. Des mots durs et des disputes. Des départs et des silences. De la culpabilité et du sourire de loulou qui a souvent fait flancher mon coeur de maman dépassée. Des peurs très crues. Des échanges dangereux. Des remises en question constantes. Et puis une nouvelle vie à deux. Trouver ses marques, se sentir à côté de la plaque si souvent. Essayer, se planter et repartir. Hurler aussi. Se taper la tête contre les murs pour que tout s’arrête. Ne plus penser. Mourir un peu plus chaque jour.

Et puis les jours heureux aussi, les matins câlins, Renaud en boucle, les pancakes du samedi matin, nos soirées télé du samedi soir, les douceurs sucrées des voisins, les fêtes d’anniversaire, les cadeaux sous le sapin, les bêtises et les rires, les mots qu’on ne se dit pas souvent mais dont la force nous transporte. Le chemin de l’école et nos baisers papillons. L’amour qui s’invite et les sentiments qu’on n’évite pas. La confiance et se sentir invincibles. Les journées jeux en famille. Le plaisir et se blottir enfin contre un corps ami qui ne prend rien et donne tout. Son sourire au coin de la rue et tout le mauvais qui se dissipe d’un coup. La tendresse et se sentir vivant jour après jour.

Je ne laisse rien de moi derrière. Juste peut-être les heures noires qui furent les nôtres. Oui je les laisse en ces lieux. Je n’emporte avec moi que le meilleur. C’est à partir de cela que je veux bâtir demain.

Nous sommes dans notre nouveau chez nous depuis samedi. Nous prenons nos marques. Loulou aura eu le temps de se faire à son nouvel environnement avant les grandes vacances. Quant à moi il me tarde de découvrir notre environnement. Et d’aménager mon intérieur, d’y inviter les gens que j’aime. La tension baisse et je me sens plus légère…

Les États d’Esprit du Vendredi 28.06.2019

Dernier vendredi du mois, déjà! Place aux États d’Esprits du Vendredi, avant d’aller replonger le nez dans mes cartons. Avec une pensée particulière pour The Posman et Zenopia .

Début [15h53]

Photo: livre (une de mes collègues m’a dit l’avoir beaucoup aimé – ça m’a touchée d’autant plus que peu de personnes ont passé le cap de l’achat de ce recueil!)
Fatigue : planquée au milieu de mes cartons
Humeur : bonne
Estomac: libanais, fruits, thé menthe
Esprit: dans mes cartons
Cond. phys. : marche et cartons et démontage de meubles
Boulot/ projet: cartons (oui je sais ça fait beaucoup de cartons…)
Culture:  Lecture: Les putes voilées n’iront jamais au Paradis de Chahdortt Djavann (il faut s’accrocher) / Télé: papa ou maman

Penser à: aux anniversaires qui approchent à grands pas…(j’en suis toujours là!)
Avis perso (1): j’ai vraiment écris des articles incompréhensibles cette semaine??
Avis perso (2): la méchanceté c’est moche
Avis perso (3): les parents imaginent qu’ils sont seuls au monde…

Message perso: (1) tu te fais rare, comment vas-tu? (2) heureuse de ton retour sur la blogosphère! (3) reste comme tu es!
Loulou: m’aide à faire les cartons  et emballer les meubles, n’aime pas quand ça crie trop autour de lui
Amitiés : en pensée
Love : me manque (beaucoup)…
Sorties : déménagement (ça suffit bien!)
Essentiel: rester zen!!
Courses: cadeau de fête des pères (en retard) et cadeaux d’anniversaire (en retard aussi)
Envie de: être à demain soir
Zic:

 

Fin [16h47 ]

Bonne journée, bon weekend, amusez-vous bien en pensez à moi aussi pour cette journée de folie!!