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Pour toi

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Je ne sais pas toujours te dire. Je me cache souvent derrière mes peines, mes angoisses. Je déteste les silences et pourtant je les laisse parler pour moi. Je me dis que tu comprendras et si tu ne le fais pas, tu partiras. Et alors j’aurai eu tort de croire que l’amour a tous les pouvoirs. Ca viendra ouvrir la blessure une nouvelle fois, celle qui depuis le début joue avec moi, celle de la cour d’école, celle des bruits des vacances, celle des rires en cascade dans la classe, celle de la salade de tomate, celle des clins d’oeil en douce, celle des mots qui cognent et des murs qui cachent, celle qui menace de révéler au monde ce que je suis et ce que je ne suis pas.

Je ne m’excuse pas, ou peut-être que si, d’être comme je suis avec ma quantité de points d’interrogation, mon besoin d’être rassurée, de me sentir en sécurité, avec mes chocs et mes bleus à l’âme qui se font moins troublants mais qui restent comme autant de lames prêtes à danser sur ma peau nue, quand ma bulle se fendille, quand tes pas se font lointains.

Mes blessures ne disparaitront pas, j’ai cru à tort que je pouvais, par le seul pouvoir de ma pensée les reléguer dans un coin éloigné du temps. J’ai perdu de précieuses années à tenter de les étouffer. Je dois juste accepter qu’elles font partie de moi. Un peu comme la peur ou la nostalgie. Lutter contre ne fait que leur donner plus de force.

Je voudrais ne te dire que l’amour, ce qu’il creuse en moi, ce qu’il desserre de nœuds, ce qu’il insuffle de vie, ce qu’il m’offre de confiance, de joie. Je n’y arrive pas tout le temps. Alors je me replie comme pour étouffer mes maux. Je redeviens une enfant fragile qui dans le sommeil tente de se cacher, pour fuir la folie qui fait son lit dans le creux des jours.

J’écris, j’écris pour venir à bout de ce qui me retient, pour oublier les destins liés et le coeur trouble. J’écris pour me souvenir de la douceur de tes mains et la chaleur de ton sourire, pour ne pas oublier que c’est ce qui dans la balance pèse plus lourd que ce qui m’oppresse. J’écris pour comprendre pourquoi cette liesse puis pourquoi ce vide soudain.

J’écris pour les mots que je ne sais plus dire, pour ce qui reste un mystère, pour graver quelque part le bonheur, pour ne pas le laisser partir. J’écris pour garder de la substance quand tout s’évanouit. Et qu’il ne reste plus que des yeux humides pour dire les émotions, ma main qui cherche la tienne pour m’assurer que tout cela est bien réel.

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J’imagine le temps

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J’imagine les vagues dans un songe
L’eau rédemptrice sur mes tempes
Le clapotis fiévreux de l’eau salée

J’imagine les paysages qui défilent
Les couleurs éblouissantes de la nature
Les kilomètres engloutis à vive allure

J’imagine les samedis matins
Le jardin, l’herbe fraichement coupée
Un livre laissé dans un coin

J’imagine les soirs d’hiver
Les cérémonies, les jours de marché
Les émois qui traversent les murs de pierre

J’imagine l’espace que tu occupes
Dans un grand éclat de rêve
Dans un grand bain d’ivresse

J’imagine la nuit et ses mystères irrésolus
Tes pas qui résonnent sur le bitume étranger
La symphonie de la pluie sur la transparence

J’imagine ton sourire accroché à la voute céleste
Les étoiles filantes arrachant des souhaits aux passants
La lune en quartier pour unique compagne de route

J’imagine le mouvement de tes pensées
Le flot ininterrompu des idées vagabondes
L’esprit occupé, constant, conscient

J’imagine ce temps
Etre au plus près de toi
Dans un présent à distance
Aujourd’hui et l’absence

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Les jours de…

Les jours de pluie, j’écoute les gouttes en fête, leur musique intense, comme des battements de cœur, qui frappent les carreaux, le bitume, s’écrasent lourdement sur les corps, se déposent délicatement sur les fleurs. La nuit, la pluie m’apaise. Elle me chante une mélodie, celle des mots qu’on griffonne, avides que nous sommes de sortir nos tripes, nos rêves sur le papier fiévreux.

Les jours de pluie me ramènent sur cette terre si verte, là où mon cœur erre encore, le long de La Liffey, là où les souvenirs sont, pour toujours ignorants de la fin, pour toujours pleins de vie. Il me semble parfois les entendre frapper à la porte et alors j’ouvre pour passer un temps avec eux, un temps comme à part, temps des quatre saisons qui se mélangent, tant de rires et tant de ce sentiment d’être là où je suis.

Les jours de soleil, je goutte aux rayons qui sur ma peau laissent un baume brun, fragments de chaleur dont je me délecte, tant qu’il ne brule pas, tant qu’il ne me saoule pas. Je rêve alors de bord de mer, des vagues qui lèchent le sable et déposent sur le derme un sel aux accents de liberté.

Le soleil est le temps de la complicité, du présent, celui de l’amitié, un temps de partage, un temps pour être ensemble avant que la fin du jour ne nous pousse à rentrer plus tôt. Le soleil est la bénédiction de nos mains qui se frôlent. Il joue avec les contrastes et les couleurs, avec les ombres, les sens.
Les jours de soleil je me sens dans l’envie de jupes qui volent, de robes longues qui balaient le sol, de déjeuners en terrasse, de nos yeux qui se croisent et se disent tout sans qu’un mot ne sorte de nos bouches assoiffées. Un temps à dévorer.

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S’abandonner à vivre

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Le monde restera toujours cette gigantesque énigme. Le monde du business, de l’argent, des idéologies, un monde à tant de vitesses que parfois rien ne sert d’y prendre part.
Le monde restera un mystérieux hémisphère duquel je m’approche un peu trop parfois, au risque de perdre de vue ce qui compte, là, maintenant.

Le soleil a des airs de trop peu. Alors je savoure chacun de ses rayons. La sensation du chaud sur ma peau me donne envie de rester encore un peu, assise là, sous le feu des projecteurs du ciel.
Le soleil et ta peau.
Et les sourires partagés.
Et les confidences.
Ta peau et les microsecondes d’un contact qui remplit mon être d’une force incomparable.
Et la vie qui bat.
Et les rires d’enfant à la surface.
Et le souffle du vent qui soulève le voile de ma robe.
Les sourires comme autant de « merci » partagés.
Et la passion d’un baiser.
Et la douceur d’un câlin.
Et la saveur d’un pat inventé.
Les confidences, comme autant de chance d’oser dire, d’oser être, de ne plus garder pour soi ce qui pèse, ce que l’on voudrait que la terre entière sache, que l’on cache par pudeur.
Et les souvenirs accrochés au dôme céleste.
Et les nuits d’étoiles filantes à émettre des souhaits, le cœur plein d’un rêve sans tâche.
Et les jours riches d’une vie sans âge.

Les rires, étouffés, fous à lier, dégringolant la falaise, les rues des villes, les routes de campagne, secousses improbables, joie qui fleurit derrière les visages fermés.
Le souffle comme un battement d’aile, un frôlement imperceptible.
Les sourires à en avoir les yeux qui pétillent et la bouche privée de mots.
La passion colorée, éphémère, spontanée, circulaire, inventive, espiègle, mémoire des sens en quête de beau.
La douceur, la saveur, concentré de tendresse, épure des gestes.
Les souvenirs, albums intemporels d’un temps qui nous garde pour toujours, insouciants, amoureux, sensibles, généreux.
Les nuits pour contempler, admirer, rêver sans s’arrêter et retenir le jour entre le coton joyeux du dimanche matin, sage les jours de classe ou imprégné d’un désir sans cesse réinventé

Le monde peut bien s’écrouler, il reste ce cortège d’espérances, toutes ces chances, opportunités saisies, mains tendues, amitiés sincères, liens qui nous hissent au sommet. Demeure la vie dans tout ce qu’elle a de plus surprenant et de plus évanescent. Tout est fragile et solide à la fois, tout passe et tout tient. Rien n’est écrit et tout est là pourtant, déjà.

Face à la folie, à la cruauté, à l’insensé, je voudrai retenir tout cela, tout ce qui a de la valeur, tout ce qui a du caractère, tout ce qui chaque jour nous enveloppe de chaleur et de la conscience que nous ne pouvons pas échapper au monde mais nous pouvons y faire face sereinement et en paix.

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Dérive(s) moderne(s)

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Chercher, creuser, faire, dire, partir en quête, se questionner, aller plus loin, encore, encore, encore. Se défaire des couches superflues. Comprendre le comment du pourquoi et le pourquoi des choses. Essayer de comprendre toujours plus. Creuser plus loin. Se gaver de psychologie. Se nourrir à l’extrême d’informations prometteuses. Se goinfrer de recettes toutes faites pour réussir ici et là, pour s’affranchir, pour devenir meilleur, plus confiant, plus constant. Chercher la faille et s’y glisser, tout chahuter sur son passage, perdre de vue le nord, se perdre dans les dédales de toutes les propositions alternatives possibles et imaginables.

Vouloir mettre des mots sur les maux jusqu’à l’épuisement, nommer à tour de bras les émotions, noter les sensations, se fier à la lune et ses mouvements, pratiquer des rituels de sang blanc, scander des prières jusqu’à perdre le fil de l’intention, jusqu’à l’oubli.

Vouloir toujours aller plus loin et laisser la vie passer. Laisser le plaisir et la joie. Laisser l’esprit, qui dans des milliers d’hypothèses se noie. Laisser filer le goût des choses simples. Se laisser tomber sans s’en rendre compte. Oublier ce qui est en se laissant happer par la pensée de ce qui pourrait être.

Oublier de vivre. A force de chercher un sens à tout. A force d’écouter avec son filtre de vérité. Laisser passer les rêves à coup d’obligations, de missions. Laisser passer l’autre dans une quête d’absolu sans fin.

A force de…

Perdre la force vive en nous. Et s’évanouir dans un tourbillon d’obsessions, tumulte d’idées qui jamais ne se taisent, chaos sans cesse à apaiser, brouillon sans cesse réinvesti pour en tirer un fruit, pourtant depuis longtemps pourri!

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Spirale inspirée

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Ca a commencé par un jour de pluie, quelques minutes d’ennui, une envie de sortir prendre l’air. Une lubie d’un instant, un loisir du dimanche. Ca ne durerait pas. Quelques jours tout au plus. Juste le temps de se laser, de descendre et remonter, nettoyer, bichonner. Ca finirait par passer. Une histoire de gamins, tout au plus.

Et puis non. Cette année, il a un an de plus et ses escargots sont devenus son moment de la journée, un moment de pause dans un quotidien en version accélérée. Il pense à eux au réveil et ne part pas se coucher sans être certain qu’ils sont en sécurité.

Au départ, c’était plutôt une corvée et puis devant l’enthousiasme des enfants, je me suis laissée porter par leur curiosité. Chaque jour nous en apprenons davantage sur les escargots, ces coquilles rigolotes, qui nous laissent bien souvent indifférents.

Il leur a donné un nom et a déjà ses préférés, ceux qu’il voudrait garder, quoi qu’il en coûte. Etre dans la cour là, présente à l’instant, je sais que beaucoup pensent que je perds mon temps. Pourtant j’ai le sentiment d’en sortir grandie de ce repli, de ce regard attendri, de cet émerveillement devant les spirales comme le début d’un enchantement qui me ramène au coeur de ce qui fait sens.

Ce n’est peut-être qu’un jeu d’enfant, alors j’ai à nouveau huit ans avec plaisir, je me laisse aller à buller au rythme d’une patience qui, ailleurs, laisse à désirer. Je me laisse envelopper de sérénité. Je m’accorde aux regards pétillants, comme si je fuyais un peu le monde des grands, mes émotions qu’un petit rien peut chahuter.

J’ai conscience de la naïveté de cette expérience et que ça puisse prêter à sourire. Pour autant, dans ce partage là, je trouve aussi ma place de maman, certes solitaire mais tellement riche. On apprend à chaque instant même des choses qui nous rendent un peu triste. Il y a dans l’air de juin une envie certaine, une urgence sanguine de vivre.

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Huit ans et quelques mois

Cela fait maintenant 8 ans et quelques mois que nous nous connaissons. Un peu plus si l’on compte ces mois de communion presque parfaite, ces mois en osmose dans une sorte de bulle baignée de lumière, avant le crash.

Huit ans et quelques semaines. Beaucoup de peurs et des heures de doute. Des larmes aussi, de quoi inonder l’espace. Des minutes obscures à se demander à quoi bon, à qui bon continuer, à quoi bon essayer. Des jours douloureux, des matins à ne plus savoir comment vivre sans cris, des soirs à guetter ton sommeil pour pouvoir m’écrouler, le corps pris de tremblements, le coeur en miettes et l’âme en peine.

Huit ans d’émerveillement aussi, de tes premiers pas à tes premiers mots, de tes premiers sourires à tes premiers coups de coeur, de tes premières fois suivies de secondes tout aussi touchantes.

J’ai souvent écrit combien je ne me sentais pas à la hauteur de ma tâche de maman, combien je me sentais lasse, vide, vidée, à cran, perdue, angoissée. J’ai souvent écrit la solitude, l’impuissance face à ton chagrin, tes peurs, ta sensibilité aussi exacerbée que la mienne, ta colère, ta rage. J’ai toujours écrit avec sincérité ce chemin de vie, choisi, pas toujours aisé, fait de hauts et de bas, d’envies de tout envoyer valser, de chaos et de tendresse mêlés. L’amour dans toute sa complexité.

J’ai voulu être une mère “parfaite”, celle qui n’existe pas! Tout gérer de main de maître, comme une sécurité, comme pour me dire que j’étais capable d’être ta maman. C’est pourtant ce qui m’a le plus pesé, enfant, cette maitrise des choses et du temps. C’est ce que j’ai copié, loin de me rassurer, ce modèle n’a fait que me terroriser.

Je t’ai écouté sans pouvoir répondre à tes demandes. Je t’ai écouté, je t’ai regardé évoluer, grandir, devenir un petit garçon. J’ai essayé tellement de fois le fameux lâcher prise, je me suis souvent plantée et la colère est revenue, comme une amie fidèle, manipulatrice, inquisitrice, destructrice.

Huit ans et quelques mois et voilà que doucement je prends ma place, tu prends la tienne, nous nous tenons l’un et l’autre dans un espace qui se vide de tristesse et se remplit d’allégresse. On dit que les épreuves nous rendent plus forts, je dois avouer que les nôtres nous ont fragilisés, nous ont rendu méfiants. Elles nous ont secoués et ont laissé des cicatrices que le temps seul à le pouvoir d’apaiser, pour peu que nous le laissions faire.

C’est à la joie et au présent que je m’en remets aujourd’hui, dans notre complicité et ce lâcher prise qui est arrivé sans que je le décide, comme si tout avait une raison d’être, comme si tout arrivait à point nommé. Peut-être bien que ce retour à moi aura été le point d’ancrage de cette relation qui s’épanouit, dans un mouvement permanent. J’accepte le déséquilibre et je pose davantage mes limites, ne craignant plus de ne pas en faire assez.

On s’apprend avec plus de rires et moins de contraintes, juste des règles de vie, celles que je définis pas à pas et qui te correspondent aussi. Cette vie à deux commence à avoir des reflets argentés et nous en avons tous les deux conscience. Comme quoi il faut toujours s’accrocher, la vie a des ressources insoupçonnées!

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En Vie de Toi

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Cette envie physique fulgurante, vivifiante, impulsive. Cette étreinte qui va chercher plus loin que tout ce qui se lit. Ce corps à corps intense, à la limite de l’indécence, ce jeu qui nous propulse dans un univers d’insatiable plaisirs à décliner à l’infini. Cet impact qui n’en finit pas de m’éblouir.

Cette envie de toi, plus que ton corps, ton être. Au coeur, au corps de soi. Ce que tu dégages, qui tu es, ce que tu me fais ressentir, la manière dont je suis quand je suis avec toi.
Respirer l’air que tu respires dans un espace partagé, dans un temps qui n’est que le nôtre sans obligations à honorer, sans que le tic tac des secondes ne viennent perturber l’instant de félicité que nous vivons au maximum.

Il y a eu, la peur, le manque, l’insécurité, les reflets du passé. Il y a eu les doutes au milieu de ces mois entre deux, dans lesquels nous étions l’un à l’autre, si longtemps l’un sans l’autre. Je ne vais pas dire que ça a été facile ni que parfois je ne me suis pas demandée comment nous allions nous retrouver.

Il y a encore et toujours la joie, la complicité, ce contact de nos peaux et le dialogue de nos coeurs, ces sourires sur nos visages qui en disent plus longs que les plus jolis mots du Monde.

Je n’ai jamais douté de nos sentiments, j’ai juste crains cette fuite du temps. Que l’habitude de l’absence l’emporte sur l’émouvante tendresse de la présence. J’ai saisi la main du trouble au creux des déceptions des autres, des fins douloureuses, des adieux déroutants. J’ai redonné du pouvoir aux blessures d’hier, avant de comprendre que ma sécurité intérieure était de ma responsabilité, que le choix de la joie n’était pas un leurre mais bien un droit naturel.

Si il y avait un regret ce serait celui de ne pas m’être assez écoutée, d’avoir laissé les cicatrices brûler un peu plus longtemps comme si le bonheur c’était pour les autres et que je ne pouvais pas tout avoir. Juste quelques miettes, tout au plus. Quand tout de nous m’appelait à la vie, quand chacun de tes gestes m’invitait à plus d’audace, le plaisir simple de goûter à l’instant. Quand tous nos rendez-vous me donnaient ce sentiment d’être invincible, d’être plus que toutes mes limitations.

Ce temps là est passé et un nouveau chapitre s’ouvre à chaque respiration, chaque intégration. Les regrets filent comme le vent et alors il reste tant à écrire. Toujours. Le beau, le juste, le meilleur, ce qui a le goût d’éternité, quand nos mains s’effleurent et font trembler les parois fines de nos émotions.

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Je sers à quoi?

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Maman, je sers à quoi, moi?

On a dépassé l’époque des pourquoi. Si éreintants, si rassurants pourtant. Les “comment” arrivent et les questions sur le sens des êtres et des choses.

Si j’avais été honnête, je lui aurai répondu que je me pose souvent la même question. Comme celle de la vie en grand terrain de jeu et si tout cela n’était qu’un grand rêve qui dure un peu plus longtemps que les autres?

On peut parler de fatalisme, mais soyons sincères pour une fois, l’homme ne sert à rien. Ses questions de petit font avancer mes réflexions de grande. Et d’un coup tout est devenu limpide, liquide, comme de l’eau, façonnable à ma guise.

Et si la question en fin de compte n’était pas à quoi je sers? mais qui ai-je envie d’être dans cette existence? Qu’ai-je envie de tester, d’expérimenter, de partager, de vibrer? Quel est le sens que je souhaite donner à mon passage ici?

Alors je lui ai dis que ni lui, ni moi, n’étions en vie pour servir à quoi que ce soit. Mais que nos actions, nos pensées avaient un impact. Que lui, dans ma vie, il avait dissipé les ténèbres, qu’il avait apporté une belle lumière et que le noir doucement s’était éclipsé.

Je lui ai dit que tout était question d’intention, de ce qu’on mettait, chacun, chacune, dans nos paroles et nos actes. Que c’est ça au fond qui faisait la différence.

Il y a un mois de ça, je m’effondrais littéralement en séance de sophrologie, incapable d’aligner deux mots, empêchée dans toutes mes réflexions, mes questionnements sur le sens de tout, à fleur de peau fois 1000, tétanisée par cette sensation de patauger dans des sables mouvants, sans pouvoir retrouver le fil. Tant que personne n’appuie là où ça fait mal, tout va bien. C’est quand il faut faire face aux questions qui dérangent que la tension faut sauter ce que l’on pensait être solide.

Et puis, là, avec cette réflexion tout me parait aller de soi. Comme quoi, oui, nos enfants nous font aller plus haut, plus loin, même si c’est déstabilisant et que ça nous file le vertige!

Ceci n’est que ma vérité, vous pouvez ne pas la partager. Ceci n’est que ce qui me semble logique, là, maintenant et qui me permet de poser un pas sur le chemin, un pas plus sûr et serein, en direction de moi et de la vie que je veux.

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Je suis…

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Je suis le sang mêlé au souffre
La flèche qui transperce le cœur du guerrier
Je suis la haine au bord du gouffre
La déchéance, l’inhumanité

Je suis la bombe larguée
Au dessus d’une ville en pleurs
Je suis le silence terrifié
L’innommable et insondable peur

Je suis celui qui viole
Et celui qui pille
Je suis celle qui s’immole
Ces enfants qu’on assassine

Je suis les ténèbres capricieux
La mort qui crie
Je suis le caprice ténébreux
Le bourreau et ses furies

Je suis le vide et le plein
Sans arrêt en mouvement
Je suis le néant assassin
Le chaos entêtant

Si je ne suis que ça
Je disparais
Entité fragmentée
Je me dissous dans l’air

Je suis la résilience
Le sourire de l’enfance
Je suis le merveilleux en transe
L’ idéaliste espérance

Je suis la lumière dans la pénombre
L’or pur au pays des nombres
Je suis la voix derrière les ombres
L’amour qui devient onde

Je suis l’affirmation
L’émotionnel en action
Le corps livré à la passion
L’esprit de l’illumination

Je suis la confiance
L’être en pleine conscience
Le Divin sans obsolescence
Je suis l’ère de l’évanescence

***

Il est, selon moi, impossible de vivre sans toutes ces parts. Nous ne sommes jamais tous blancs ou tous noirs. Il y a en nous ce que nous aimons et détestons chez l’autre. Ce dernier agit comme un miroir, à nous d’avoir les yeux pour voir!

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Pensées et réflexions (philosophiques) du moment!

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Je vous l’ai souvent dit, je me pose et j’aime me poser des questions, c’est ce qui nourrit ma créativité et me permet aussi de m’ouvrir à d’autres façons de voir, de penser, de réfléchir.

En ce moment je me questionne sur la frénésie de partage qu’on trouve un peu partout sur les réseaux, sur ce qu’on dit du monde, son malaise, sans se rendre compte que nous sommes les premiers à l’entretenir. Je m’interroge sur toutes les cases, les normes que nous détestons, sur les raccourcis dont nous essayons de nous éloigner mais qui nous rattrapent, car peut-on réellement être hors du groupe, peut-on réellement tenir debout, seul?

Je m’interroge sur la solitude, trouver sa propre voix au milieu du tumulte, savoir ce qui nous fait vibrer et tenir le cap, ne plus chercher, ne plus courir après quelque chose, ne plus partager à l’excès, ne plus chercher à ce qu’on vienne nous dire que nos pensées sont justes, nos actes sensés. Juste être bien, là, dans le silence du jour qui décline, comme dans la chaos des jours de liesse. Accueillir et laisser passer. S’abandonner à la vie.

Je m’interroge sur les amalgames. Quand je vois des messages passer comparant la France à une dictature, je bouillonne de l’intérieur. Quand je vois les gens pleurnicher sur la restriction de nos libertés et fulminer contre le gouvernement qui ne chercherait au fond qu’à faire de nous de bons petits soldats! Nous oublions alors que beaucoup de peuples sont opprimés à travers le monde, nous oublions leur combat, chaque jour. Nous oublions ceux qui souffrent de cette situation, ceux pour qui cette crise aura été catastrophique, tant économiquement, que psychologiquement, alors que nous, nous avons tout ou presque, rien perdu, rien cédé, assez de temps entre nos mains pour dégueuler nos idées aussi violentes que celles contre lesquelles nous luttons.

Je m’interroge sur le deuil, ce chemin si long, si douloureux, si lumineux, une fois qu’on peut le regarder le cœur en paix. Je pense à la souffrance que nous essayons tous plus ou moins de tenir à distance, à ces coups que l’on prend, ces chemins qui dévient, ces explosions qui nous laissent sur le bord de la route, désorientés, sur les beaux discours qui découpent le deuil en phases, qui vantent les mérites d’un programme miracle. Mais combien investissent une autre relation, une autre histoire, en ayant guéri toutes leurs blessures? Ou plutôt combien se jettent à corps perdu dans quelque chose qui leur évitera de vivre, la plaie à vif? Combien évitent leur propre chagrin?

Je m’interroge sur le besoin de reconnaissance, d’appartenance, sur la liberté de penser et d’être, sur la solitude de penser et d’être (!), sur tout ce que l’on fuit et que l’on retrouve parce que fuir n’est jamais la solution. Je m’interroge sur la marginalité, l’identité, nos valeurs et la manière dont nous les vivons, sur le respect de nous-mêmes, sur notre liberté intérieure, sur ce qui tient et sur ce qui nous tient.

Je m’interroge sur l’évènement, un instant, une seconde parfois, qui change le cours de notre destin, sans que nous sachions pourquoi et qui nous laisse face à l’inconnu, ce champ des possibles, espéré et redouté. Je pense à toutes ces vies contenues dans une, à tous nos rêves, nos déceptions, nos souvenirs, à tous nos espoirs, toutes nos convictions, les rencontres qui ont changé le cours de nos existences, nos peurs trimballées d’années en années, nos bagages, nos engagements, tout ce que nous avons laissé, tout ce que nous avons essayé, tenté, osé. Je pense à tout ce qui nous froisse et nous rend plus forts, à nos fausses espérances et aux bruits des pas dans le noir, à ce qui compose et décompose nos routes, ce qui fait la beauté de cette expérience unique, que nous n’arrivons pas toujours à voir comme un éphémère qui prendra fin un soir.

Que garderons-nous de ce passage éclair? Que laisserons-nous comme empreinte sur cette terre?

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Vivre sans projet, j’adore!

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En ce moment, ce que la plupart des gens trouve difficile, c’est la difficulté à se projeter. Demain déjà. Dans les semaines et les mois à venir.

Pour moi, c’est une aubaine! Je suis tombée dans le grand bain des projets comme beaucoup, à l’aube de l’âge adulte. L’enfant vit l’instant, il ne se préoccupe pas de ce qui adviendra, il est pleinement dans ce qui est. Et quand il est dans autre chose, c’est qu’une partie de son insouciance a fichu le camp.

Les projets m’ont toujours fait l’effet d’un engagement, ont toujours été plus ou moins doublés d’une attente, ont été déçus parfois et source de motivation aussi. Les projets m’ont tenue à flot quand je perdais pied, ont été une bouée de secours dans la tempête, un phare dans la nuit, un guide les jours de pluie.

Je n’ai jamais été en manque d’idées, d’envies, et pourtant au fur et à mesure du temps, je m’en suis lassée. Comme si au fond, mes projets venaient combler un vide et m’éloignaient de la vie d’ici et maintenant. Comme si je cherchais à tous prix à échapper à ce face à face avec moi-même!

Si je prends le temps de regarder les projets dans les yeux, je me rends compte que je n’ai jamais été vraiment à l’aise avec eux. J’ai fait comme si, parce que les autres en faisaient et que je me disais que ça devait être important d’en faire, en gros que c’était ça, devenir grand, adulte, responsable!

Alors je m’y suis collée. Pourtant toutes les grandes décisions que j’ai prises dans ma vie n’ont été le fruit que de mon intuition. Je n’ai rien planifié, rien envisagé, tout s’est dessiné après un pas en avant. Le reste à suivi.

Les projets s’inscrivent dans un temps que je ne maitrise pas. Ils me perturbent pour être tout à fait honnête! Ils demandent de prévoir sur le long terme quand je ne sais pas encore ce que je souhaite faire pour le weekend!

Alors je dois dire que depuis quelques mois, je savoure de n’en avoir aucun. Je savoure d’être là et de vivre ce qui se présente. Je me saoule de présent, un présent qui prend des allures de grand et qui m’offre le meilleur. Je pense moins à demain ou au jour d’après. Je laisse mes idées prendre leur place sans les bousculer.

Je ne sais pas où je vais, où je veux être, ce que je veux avec une précision d’orfèvre. Je n’ai jamais su, j’ai juste essayé, pour appartenir à une identité. Je ne sais pas et je me sens bien, parce que je ne fais plus semblant. Demain est un autre jour, page blanche aux reflets mystérieux! Tout est possible et c’est ce qui fait pour moi le charme de la vie!

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Quand on est perdu…

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Quand on est perdu…

Tout nous parait bon à prendre.
On est en quête d’une solution, du vaccin antibrouillard, de la formule magique qui nous délivrera.
On se cherche, on cherche un sens, sa voie, sa voix, un lien quelconque qui nous permette de faire face au chaos.
On prend pour argent comptant toutes les belles paroles, on voit des signes partout, en tout.
On se laisse embarquer par le courant, inconsciemment.

On perd la conscience. La normalité nous parait banale.
On remet tout en question, même le tangible.
On serait prêt à boire n’importe quelle potion pourvu qu’elle vienne apaiser le trouble en nous.

On est vulnérable quand on perd son chemin.
Quand le clinquant nous attire.
Quand les mots des uns sonnent comme des promesses.
Quand notre capacité d’analyse se fait la malle.
Quand on croit tout, sans se poser de questions.
Quand on avale le bon, le moins bon en pensant que ça a le même goût.

Il y a un risque
Qu’on ne perçoit pas.
Pris que nous sommes dans le tumulte de notre monde qui se noie.
Ce que l’on connait nous parait d’un coup illusoire.
Ce que l’on ne connait pas nous fait croire
Que ce qui se cache de l’autre côté est le Paradis tant recherché,
Il n’y a plus qu’à oser

Quand on est perdu on s’accroche à ce qu’on peut.
On se plante de chemin.
On évite les miroirs.
On croit à tout pour peu que cela vienne remplir le vide
Des jours « sans ».
On se croit invincible,
Quand tout nous ment

La perte de repères est la nourriture suprême
De celles et ceux qui se posent en « sauveurs »
Inconsciemment peut-être
Tout autant que les autres
Et qui sans le savoir, sans le vouloir
Font encore plus de mal

On s’en rend compte plus tard…

Celui qui dit pouvoir nous sauver n’a aucune clé!
Il prend juste ses désirs pour des réalités

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La voie du pardon est-elle toujours possible?

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En discutant autour du Pardon ce midi, je me suis interrogée, comme souvent après une conversation qui touche un point un peu sensible. On est tous d’accord pour dire que le Pardon c’est le Must, la Voie Sacrée! C’est surement aussi l’une des plus belles des preuves d’amour.

Justement, quand on aime, le pardon c’est presque naturel, par forcément là, maintenant, parce qu’il y a le deuil, un chemin à faire. Mais le pardon et l’amour, ça s’accorde bien et tant qu’il y a de l’amour, le pardon est possible.

J’en ai fait du chemin sur le pardon. Je n’y croyais pas beaucoup au début, ça paraissait un peu simpliste comme principe. Et puis au fil du temps, j’ai perçu les subtilités de l’approche, j’ai mieux compris ce qu’il était, ce qu’il impliquait. Le pardon, c’est toujours un choix, jamais une obligation. On n’impose pas le pardon et on ne se force pas non plus à pardonner. C’est un chemin très personnel qui ouvre sur quelque de plus grand et nous aide également à nous libérer, à guérir. Ce n’est au fond pas un acte aussi altruiste qu’il y parait!

Les actes de pardon que j’ai pu poser par le passé m’ont tous amenée à une ouverture plus grande, une compréhension différente de l’autre, un accueil, m’ont permis aussi de m’alléger d’un poids et parfois ont eu des impacts forts autour de moi. En y réfléchissant, ces “pardons” se sont imposés à moi, comme une intuition, une évidence. J’ai pris conscience que les actes, les mots, les silences, les non-dits, les mensonges, les ruptures, les séparations avaient touché quelque chose en moi, mais que ce quelque chose, même blessé, existait toujours et que pour ressusciter, en quelque sorte, le pardon était ma clé.

Je me suis donc demandée ce qu’il arrivait au pardon quand il n’y avait pas ou plus d’amour. Et plus particulièrement, par rapport à mon vécu personnel, dans des situations de violences conjugales, d’emprise psychologique. Je ne dis pas que ce n’est pas possible, je me demande juste dans quelle mesure ça l’est, comment ça s’articule face aux évènements marquants, traumatisants de nos existences.

En quatre ans de relation et trois de procédure de divorce, j’ai pardonné des dizaines de fois. J’ai compris, j’ai entendu, j’ai accueilli les maux, les failles. J’ai pardonné pour ma survie et parce qu’il y avait quelque part quelque chose de plus fort que le dégoût et la haine, plus fort que l’indifférence, quelque chose qui me permettait de tenir debout. J’ai pardonné par lâcheté. Puis je suis partie. Et là le pardon m’est apparu comme une chimère. Là, il n’avais plus sa place. Quelque chose était mort.

Je crois que ce qui m’a finalement libérée et permis de me reconstruire c’est d’avoir fais le choix de ME pardonner. C’est quelque chose qui pesait lourd, trop lourd. Je ne sais pas si j’y suis pleinement arrivée, si je me suis tout pardonné. On nous vend le pardon comme le remède miracle. Dans l’absolu, j’aime l’idée mais entre le quotidien et l’absolu, il y a la vie!

Selon moi, chaque choix est ce qu’il est, il nous appartient et il est juste pour nous. Pardonner ne fait pas de nous des “saints” et ne pas pardonner ne fait pas de nous de “mauvaises personnes”. Le pardon doit rester cet acte engagé de soi face à soi-même et non un acte contraint parce que c’est “bon”, parce que c’est “bien” ou encore dans l’air du temps. Le pardon n’est pas un but ou une fin en soi. On peut vivre sans pardonner et être heureux. On peut pardonner et ne jamais venir à bout de nos maux. Il y a autant de chemins qu’il y a d’existences et d’expériences de vie.

A l’heure qu’il est, je dis “merci” à cette histoire qui a existé et qui m’a permis de sortir d’un long sommeil dans lequel je m’étais perdue depuis de très nombreuses années. Pour le reste, je ne sais pas, dire que j’ai pardonné serait un mensonge je crois. J’y arriverai peut-être un jour, ou pas. Mais au final, cela ne regarde que moi!

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Toutes ces questions qui me font grandir!

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Je me poses des questions. Beaucoup. Beaucoup trop?

Pour certains sûrement. Pourtant les questions, mes questions, qui n’ont d’ailleurs pas toujours de réponse et n’en attendent pas toujours non plus, sont ce qui me permet d’avancer, d’évoluer.

Questionner ma vie, mes choix, le monde. Questionner pour aller plus loin. Comment aller de l’avant si l’on ne sait pas d’où l’on vient, comment on fonctionne, pourquoi telle ou telle répétition? Comprendre pour moi c’est ce qui m’ouvre les portes de demain.

Certaines réponses viennent, presque qu’instantanément, peut-être parce que la question est déjà depuis longtemps en moi. D’autres restent en suspens, comme dans l’attente du moment propice pour ne pas me bousculer davantage. Certaines réponses viennent au fil des mots, quand je défais le fil justement, pas à pas, quand je mets de la conscience sur le caché, le mystérieux.

Il faudrait toujours se refaire, se défaire, de ce que d’autres jugent inadapté. Je me sens bien avec mes questionnements. Ce sont aussi eux qui me permettent de changer de voie quand celle empruntée n’est plus si juste pour moi. Ou de garder l’esprit ouvert, à l’autre, à la vie. D’accueillir la différence, l’éphémère, l’inattendu, le fragile. D’évoluer émotionnellement, psychologiquement, intellectuellement.

Mes questions me mènent sur la voie de la découverte du Soi. Peut-être même plus l’estime, l’amour, la valeur, les respect. Mes questions sont les bases d’une réflexion plus poussée qui me permet d’aller voir ce qui se passe dans les endroits reculés, de lever le voile sur des certitudes erronées.

Mes questions me poussent parfois dans mes plus profonds retranchements. Je fais du tri alors entre ce que je veux garder, ce qui compte moins, ce qui n’est plus. Ce n’est pas toujours un exercice simple. C’est même quelque chose d’assez déstabilisant au final. Pourtant c’est ce que je choisis pour aller plus loin, pour aimer plus fort.

Mes questions n’existent pas dans un but d’ultime savoir ou de compréhension totale. Non, elles sont comme mon moteur, comme une opportunité d’expérimenter la vie sous des angles multiples. Oui parfois, elles sont teintées de mélancolie, mais ça aussi ça fait partie de moi.

Ce sont elles qui accompagnent mes écrits, mes pensées, ma créativité, elles qui me guident à travers les chagrins et les bonheurs aussi. Ce sont comme des amies, des rappels, des lumières dans ma nuit et des sourires en plein jour.

Sans elles, je n’en serai pas là aujourd’hui. Mes questions font partie de moi, elles ont elles aussi changé avec le temps, mûri, elles sont faites de moins de “pourquoi”. Elles vont, elles viennent, elles s’installent puis s’éloignent. Leur source ne sera jamais tarie et heureusement. Parce qu’il y aura toujours de nouvelles choses à regarder, à découvrir, à imaginer, à rêver, à dépasser, à intégrer, à lâcher, à garder.

Elles m’accompagneront jusqu’à la fin et j’aurai peut-être résolu certaines énigmes d’ici là! Les autres resteront cette part d’inconnu que d’autres générations tenteront de percer ou pas.

Toute vie porte en elle la capacité à l’épanouissement, à l’émerveillement et à la sagesse. Si seulement on en fait le choix…

Et vous, qu’est-ce qui vous fait grandir, évoluer?