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Les jours de…

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Il y a des jours où quoiqu’on écrive c’est d’une tristesse sans nom. Comme si on avait un trop plein, comme si on saturait de partout.
Une nausée bien installée. Qui n’en finit pas. On ne sait plus par quel bout prendre les mots. Du coup on note, on efface, on rature et puis on déchire. Par ras le bol.
Au départ on partait d’une idée lumineuse et puis à force de maux égarés un peu partout, on se retrouve à ressasser le passé. Mauvais choix.
Le mieux encore est de lâcher prise, de se foutre la paix, de laisser les pensées glisser et se perdre dans l’air. Les retenir ne feraient qu’alourdir notre esprit.
Oublions ce qui nous contraint, ce qui nous fait chavirer.
Et revenons à des rivages plus sereins, à des vérités plus lumineuses.

La seule vérité

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Le passé est un horizon dépassé. On garde longtemps la trace comme pour dire qu’il a existé. Comme pour se justifier d’être encore vivant, d’avoir survécu aux tourments. On se console et on se perd dans les méandres des heures solitaires dans lesquelles on tente de défaire les nœuds, de lever les voiles.

Nous sommes des histoires dans l’Histoire, des étincelles de vie dans l’univers immense des destins. Nous vivons bien souvent sur des racines esquintées, mal en point, reliées à la terre et mal nourries. Nous penchons du côté de l’oubli. Jusqu’à ce qu’un évènement nous bouscule et nous demande de choisir. A chaque instant en nous les pulsions de vie et de mort se font face.

Puis on bascule.

Le passé s’égare. Pour peu qu’on le laisse tranquille. Y revenir sans cesse nous empêche d’être présent à nous mêmes. A la vie qui se joue là, sous nos yeux, la vie qui nous invite à une danse époustouflante jusqu’au grand final.
On devrait pouvoir dire “je t’aime” sans avoir peur de se brûler les ailes, faire confiance sans faillir. Et partir sans se retourner. Même sur un baiser volé.

Nos vies sont liées. Nos corps subtiles se touchent au quotidien. Nous sommes des entités distinctes, des singularités avec un but commun, vivre. Autant que cela se fasse dans l’allégresse et les sourires. L’histoire nous rappelle que même au milieu du pire, il suffit d’un matin pour que le soleil brille un peu plus fort et que l’innocence des enfants pousse tout le monde dehors.

N’attendons pas le noir, le vide, la fin pour enfin nous ouvrir aux promesses d’aujourd’hui. Il est le seul temps que nous maitrisons, la seule constante à portée de main.
Si il existe une seule vérité, c’est bien celle des battements de nos cœurs vivants dans chaque seconde.

Novembre s’en va…

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Les derniers jours de Novembre glissent sans bruit, dans la danse merveilleuse de feuilles d’or dans le vent, comme une neige lumineuse qui descendrait sur la ville et sèmerait dans le cœur des fragments d’étoiles filantes. Faites un vœu…

Novembre, du noir au gris au bleu du ciel, rayons de soleil sur nos peaux, comme un reste d’été qui nous rappellerait le doux temps de la saison passée. Les jours maussades s’en sont allés, les cris, les larmes comme des miettes d’un temps révolu ne sont que souvenirs.

On entend le peu, le trop peu dans les bouches fatiguées, le froid trop tôt peut-être et la nuit qui s’installe un peu trop vite. De ce trop je n’en ai que faire, mon cœur balance dans une atmosphère de dates comme des renaissances. Gravées à jamais, elles rappellent la vie qui défit le chaos.

Novembre s’écrit comme une nouvelle histoire, accueillie, digérée, un nouveau souffle, un chemin que l’on prend, prêt à revendiquer le meilleur. Il n’est pas le visage douloureux de ceux qui regardent la pluie comme une énième méchanceté du ciel, comme la manifestation d’un châtiment divin. Il n’est pas ce que l’on en dit mais pour cela il faut abandonner l’idée que rien n’est ni bon ni mauvais, que tout est juste à l’instant T, une porte ouverte sur un temps qui nous appelle à nous émerveiller.

Novembre, le mois béni, aux couleurs majestueuses, au repli sur l’intérieur de soi, pour se préparer à l’hiver, mois pour se dépouiller de ce qui ne nous appartient pas, pour lâcher prise, mois de transition évident. Le regard que l’on pose sur les choses et les évènements leur donnent des couleurs, tantôt matin chagrin, tantôt matin bonheur. A nous de voir.  Le choix nous appartient.

Se détacher des pensées des autres – tout un programme!

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J’essaie, pas à pas, de me détacher des pensées et peurs exprimées des autres. Ce n’est pas toujours évident. Mais pour mener une vie sereine, ça devient nécessaire.

Les autres ne projettent sur nous que leurs angoisses et craintes. Parfois leur envie, leur jalousie. Ils n’en ont pas toujours conscience. Si je ne peux pas changer ces données, je peux modifier la façon dont je les accueille. Ou bien elles glissent sur moi et terminent leur course dans la grande poubelle des choses à oublier. Ou bien elles intègrent mon univers à mes risques et périls.

J’ai longtemps opté pour la deuxième option, sans m’en rendre compte. Aujourd’hui, j’évolue, je prends conscience de certains mécanismes, j’ai envie d’autre chose et de ne plus laisser les autres diriger ma vie, mes envies, mes choix.

Tout le monde se fera toujours une idée sur la vie des uns et des autres. J’essaie – je n’y arrive pas toujours – de ne pas tomber dans ce travers, d’être davantage dans l’écoute que dans le jugement ou l’idéalisation.

Tout le monde a une idée, claire et précise de la manière dont ma vie devrait être pour être acceptable / belle selon leurs critères. J’ai passé beaucoup de temps et dépenser beaucoup d’énergie ces dernières années à justifier mes choix, mes amours, mes erreurs. A me justifier d’être celle que je suis. A tenter d’expliquer que je n’étais pas mon passé et que ce n’est pas parce que j’avais pris un moment chemin que je devais le payer pour le restant de mes jours.
Je dois bien l’avouer j’ai trop souvent laissé les mots des autres me blesser, me faire tomber, me déstabiliser. Ils ont dirigé ma vie sans que je puisse arrêter la vague et j’ai souvent coulé, bataillant certes pour refaire surface, mais sans succès. Les mots me plaquaient au sol et je ne pouvais plus riposter. Les autres étaient devenus maîtres à bord. J’avais perdu ma capacité à gérer.

J’arrive à un moment de mon existence où j’ai envie d’être heureuse, pas selon la vision du monde qui m’entoure, mais selon ce que cela signifie pour moi. Et de vivre ce bonheur avec les difficultés de tout quotidien et les coups de blues passagers. Je suis la seule à pouvoir m’offrir cela. Les autres peuvent y contribuer certes. Certains le font. Mais je ne veux plus que mon bonheur dépende des autres. J’en prends la responsabilité, je choisis de lâcher-prise sur les avis qui circulent, sur les questions que je trouve à côté de la plaque. Je vais sûrement ramer un peu mais les bases sont posées.
Êtes vous très influencés par les pensées, avis, questions des autres? Ou bien ça vous passe complètement au-dessus de la tête? Comment gérer vous cela quotidiennement?