Au bord de mes larmes…

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Le bonheur ne rentre pas dans des considérations préétablies. Il est. Juste là. Dans l’instant du souffle. Il est dans l’intention posée. Il est dans l’appréciation d’un partage, le don de soi à l’autre, le don de soi à soi.

Un rien peut le faire chavirer dans une succession de flashs, espaces dans lesquels tout existe dans une pureté absolue. Comme si d’un coup de baguette magique le divin imprimait sa marque sur le monde. Vous les avez peut-être déjà connu vous aussi ces minutes de profonde connexion, de sublime interaction.

Et alors il reste peu de mots pour exprimer le ressenti. Tout tient dans le vécu, dans un rapport au temps dépourvu de mesure. Tout tient dans un équilibre fragile, une étincelle lumineuse, qui va et vient, revient plus souvent, pour peu qu’on s’abandonne complètement à ce qui se passe.

Et quand le cœur déborde de ce plein, plein de vie, plein d’amour, l’intensité du présent se cogne avec force à toutes les barrières que nous tentons de maintenir debout pour nous protéger de nous-mêmes. Rien ne se retient et les larmes coulent comme une bénédiction…

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Les mots authentiques

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Dire les choses, là, tout de suite, quand elles viennent. Un mot, un souvenir, une présence. Dire les émotions avant qu’elles ne s’envolent. Poser les mots sur un carnet, un écran. Un message pour dire ce qu’on ressent. Une réponse, un conseil, un élan du cœur.

Les mots sont authentiques dans cet instant. Ils sont les sentiments. L’impulsion leur donne davantage de consistance. Alors pourquoi attendre ? Pourquoi juger ses pensées ? Pourquoi vouloir remettre à plus tard ?

Rien ne vaut qu’on passe sous silence nos ressentis, sous prétexte que certaines choses ne se disent pas. Qui a dit cela d’ailleurs ?

Tout se dit. Tout est dans la manière de le dire.

Tout s’inscrit en nous et ce que nous aurons gardé pour nous, par crainte, par doute, par renoncement, restera comme un regret, celui de ne pas avoir osé les mots, les gestes, celui de la retenue quand tout nous poussait à nous livrer, quand toutes les portes nous invitaient à les pousser.

Quand les mots sont là, quand les maux nous pèsent, quand nos cœurs battent fort dans nos poitrines, soyons à l’écoute et offrons nous ce qui nous fait du bien.

Si je te contais le bonheur…

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Si je te contais le bonheur, je te dirais qu’il est propre à chacun, que nul n’en a la même définition. Toutefois une chose est sûre, beaucoup en ont peur. Ils craignent sa générosité, son entrain, son allégresse, ses attentions. Ils préfèrent les nuages gris annonciateurs de tempête à un grand ciel bleu, la pluie qui tombe avec fracas aux rayons du soleil qui percent à travers le feuillage des arbres et déposent des pépites d’or sur le jour. Ils craignent surtout qu’il parte (si seulement ils savaient qu’il n’ai jamais loin – il est patient, sait attendre son heure), qu’il ne tienne pas ses promesses. Et alors ils pourront dire que le bonheur est un leurre.

Je ne peux pas te conter le Bonheur mais je peux te dire le MIEN.

Il a un goût sucré, un goût de croissant chaud, bien beurré, un goût de friandise qu’on savoure, qu’on laisse fondre dans la bouche et dont on découvre une nouvelle saveur à mesure du temps qui passe.

Il est plein de tendresse, de douceur, de câlins qui s’éternisent, bulles éphémères qui s’inscrivent dans l’éternité. Il est cristallin, unique. Il est fait de mots et de charmes, d’anges qui planent et déposent ici et là une trace de leur passage. Il est léger comme la brise du printemps, amical comme un coup de fil, passionné comme une nuit d’encre. Il est extase, jouissance, audace, abandon. Il tient dans un sourire. Il a la poésie de la pluie et l’odeur de l’herbe mouillée. Il a la chaleur de l’orage et s’imprègne du silence de la ville qui s’éveille. Il est un plat cuisiné avec amour, un cadeau de cœur à cœur.

MON bonheur se trouve dans le chant joyeux des oiseaux, dans la nature, la rosée, l’aube et ses couleurs apaisantes, dans la fraicheur du vent qui vient déposer un baiser sur mes joues rosées, dans l’équilibre qui sans cesse demeure à définir, dans un instant de partage, un déjeuner improvisé, un élan du cœur, une prière, une déclaration, un « merci ».

Je te dirai que le bonheur il est là pour tous. Il est juste sans chercher à plaire. Il se laisse cueillir par ceux qui passent et osent un regard. Il ne s’impose pas. Il laisse l’homme libre. Il se laisse trouver par ceux qui croient en l’extraordinaire. Il est dans les petites choses.

Il se partage. Il se regarde dans les yeux. Il scintille dans la nuit. Il embellit les jours.

Il est un cœur, une étoile, une fleur de vie, un trésor. Il est inspiration, méditation, contemplation.  Il est l’amour qui danse en communion avec le monde. Il est le sel de la terre. Il se vit plus qu’il ne s’écrit – certains le disent et c’est dommage. Parce que le bonheur partagé est un carburant magique, il nous porte, nous transporte. Il est, même au milieu du pire, la clarté qui nous éblouit, la foi inébranlable, la vie qui nous appelle à vibrer l’essentiel !

Et pour vous le bonheur ça ressemble à quoi?

Si vous êtes intéressés par le bonheur, mon livre “Chuchotis et Ricochets” en est un concentré!

Graver le bonheur

On pourra dire que cela fait longtemps que je ne t’ai pas évoqué ici. Je t’écris ailleurs. Je t’écris toujours. J’écris pour graver le bonheur. Là dans l’instant. Pour aujourd’hui et demain.

Écrire. Un souffle. Le mien.

Je ne peux rien retenir. Tout est, puis disparait. Alors j’imprime les souvenirs. Les mots sont ma mémoire.

Je ne peux saisir que quelques bribes de cette mélodie que nous composons. Rien ne nous appartient si ce n’est ce qui compose notre présent. Nous sommes des êtres libres. Tu ne me dois rien et je ne te dois rien. L’amour sans dépendance est délivrance. Le nôtre s’écrit au quotidien. Il vibre à une fréquence qui nous ressemble.

J’écris comme une lettre d’amour à l’amour. Et toi, tu es là, au cœur de ce bonheur intense. Tu es mon évidence.

J’écrirai des heures de toi…

Toutes les heures du monde n’y suffiraient pas.

Chacun son histoire

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En ce moment je lis, j’entends ici et là des témoignages de femmes qui souffrent, dans leur couple, dans leur vie, des femmes face à des choix à faire, difficiles, des femmes face à l’acceptation. Je pensais qu’avec le temps ce serait plus simple à gérer. En fin de compte à chaque fois je me prends une claque magistrale.

Je suis la spectatrice silencieuse de destins qui s’étiolent. Est-ce parce que la souffrance je la connais, la peur je l’ai vécu ? Est-ce parce que je connais l’issue ? Est-ce parce que je voudrais tant que personne ne connaisse ça ? Parce que personne ne devrait vivre ça ?

Je sais qu’on ne peut rien faire, que tout vient de soi, pour soi. Les autres ne sont qu’un regard extérieur sur ce qui se tait. Nous ne savons rien. Nous imaginons tout. Et quand nous avons une certaine expérience et sensibilité, nous imaginons le pire. Et alors nous restons là, loin du chaos, loin du désastre. Nous ne pouvons être qu’une oreille attentive. Les conseils et avis, ils ne sont qu’une façon pour nous de conjurer le vide, de nous sentir utiles, tout en sachant que ce n’est que du vent, qui ne touche rien.

Il faut accepter que la vie est ce qu’elle est, qu’elle n’est pas ce que nous souhaiterions qu’elle soit pour tous. Accepter que nous avons chacun notre histoire…

L’empreinte de ses pieds sur le sable mouillé

Crédit Marie Kléber

Elle  écoute les autres parler…

Elle perçoit des images. Elle entend des voix. Elle imagine des sourires, des partages.

Elle se souvient.

Elle sait. Elle savait. Il n’y en aurait qu’un.

Juste l’empreinte de ses deux  pieds sur le sable mouillé. Un rire. Cristallin. Un berceau. Juste une vie. C’est déjà beaucoup. Si plein.

Elle a fait ce deuil il y a longtemps.

Et pourtant parfois au détour d’une conversation, quand elle écoute les autres dire, lui, eux, les souvenirs, elle sent que son cœur se serre.

Au prochain virage, quelque chose lui rappelle ce qui ne sera pas. Les larmes coulent. Juste comme ça. Pour libérer la peine.

Elle ne changerait rien à sa vie ni à ses choix. C’est juste une petite blessure comme tant d’autres, un souffle imperceptible.

Qui se pose, s’en va. Et revient les soirs de pleine lune.

Ou quand elle pose son regard sur l’enfant – son essentiel.

Quand elle écoute les autres parler…

La folie des cadeaux de Noël

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Noël ça revient chaque année et chaque année je me dis que je vais échapper à cette folie. Avant tout Noël c’est le partage, l’accueil. On parle même de fête ! Alors pourquoi chaque année, ça relève plus du casse-tête que d’autre chose ?

Aujourd’hui, on va parler cadeaux. Personne n’y échappe et si vous  y échappé, merci de me donner votre astuce !

Pour ma part, j’adore faire des cadeaux. En général. Un cadeau c’est un don de soi à l’autre. L’idée me plait beaucoup. C’est une des façons de dire « je t’aime ». Jusque-là tout va bien. Je pars toutefois du principe qu’un cadeau se doit d’être spontané. Le plaisir de faire plaisir. Chercher, chiner, trouver la perle. Ou bien oser le « fait-maison ». Pas besoin de louer une suite au Ritz pour que la surprise fasse sensation ! Une boite de biscuits peut parfois créer des étincelles dans les yeux. OU PAS.

Malheureusement, la mayonnaise ne prend pas toujours. Toi aussi tu as dû avoir droit au moins une fois dans ta vie, à un regard désolé suivi d’un sourire qui se voulait rassurant, à un « mon dieu que c’est moche !» dit à part dans la cuisine (alors même que c’était toi qui avait été acheté le cadeau pour le compte de… – A RETENIR, ne jamais acheter pour le compte de et laisser les gens se démerder…), à une confession du genre « il ne s’est pas foulé cette année ! Quel radin !» Combien de tes cadeaux ont fini dans une armoire, puis une brocante ou ont été carrément échangés voir remboursés ?

Ça t’a sûrement dégoutté de faire des cadeaux spontanés. Et tu as dû céder à la tendance de la liste de cadeaux, de laquelle il ne faut pas déroger. Finie la quête du cadeau idéal ! Tu n’as plus qu’à suivre à la lettre les recommandations de chacun. En deux clics sur Internet, l’affaire est dans le sac. Tu n’as pas mis les pieds dans un magasin depuis belle lurette. L’ambiance de Noel s’est évanouie au prix du cadeau parfait ! La magie n’est plus.

Chaque année pourtant tu te dis que tu vas déroger à la règle familiale. Quand on te demande ce que toi tu veux comme cadeau, tu te retrouves face au même dilemme que les autres fois (parce que tes idées n’ont pas changé d’un iota : carnet, livre, massage au choix) – comment dire que cette année, peut-être que, on pourrait s’en dispenser ? On fait juste un cadeau pour les enfants ?

Horreur et condamnation ! Comment peux-tu penser une chose pareille ! Il y a vraiment un truc qui ne tourne pas rond chez toi ! C’est Noël quand même !

Tu remballes tes idées insensées et tu attends fébrilement l’arrivée des listes des uns et des autres, listes qui arrivent pour certaines le 23 décembre ! Plus personne n’a d’idée ! Et pour cause. Entre Noël, l’anniversaire, la fête des mères, la fête des pères, la St trucmuche, il faut vraiment se creuser les méninges ! Tout le monde a déjà tout. Et parfois même en double !

Last but not least, le prix! Et oui, soyons fous jusqu’au bout ! Là, tout le monde se lâche, quitte à se retrouver dans le rouge le 10 décembre. Aux grandes émotions, les grands moyens ! On se trouvera presque forcé de s’excuser si on n’a pas pu mettre grand-chose dans la cagnotte – comparé aux autres. Ça donne l’impression que tout le monde se rattrape – de quoi ? De ne pas avoir été assez disponible, à l’écoute ? Plus le cadeau sera gros, plus il aura coûté cher, plus il sera déculpabilisant. A défaut, on se reprendra une tartine de « je ne suis vraiment pas à la hauteur », histoire de conclure l’année en beauté !

En se jurant que l’année prochaine, on prendra les devants et qu’on ne se fera pas avoir une nouvelle fois. Les paris sont ouverts…

Si j’arrêtais…

Crédit – Pixabay

Si je partais d’ici sur la pointe des pieds, comme tant d’autres avant moi. Si je désertais, fermais la porte derrière, sans un regard en arrière. Si je quittais cet espace…

Force est d’admettre que ça ne changerait pas la face du monde. Nous ne sommes pas des êtres interchangeables et pourtant nous sommes vite oubliés.

Qui s’inquiète d’un blog délaissé ?

Qui envoie un mail après x jours / mois d’absence ?

Qui se pose des questions ?

Si je partais vers d’autres contrées, laissant tout tel quel, combien viendraient se perdre dans les limbes des années passées, combien prendraient plaisir à dépoussiérer de temps en temps la centaine d’articles écrits au fil de mes pensées, états d’âme, coups de gueule ?

Si je coupais tout, quelle réalité me ferait face ? A quoi m’exposerais-je ?

Au courroux des lecteurs fidèles qui prendraient mon départ comme un abandon lâche et irrespectueux ?

Ou bien à rien – mes mots n’étant que de gouttes de pluie dans le vaste univers de tous ceux qui tentent de trouver  leur voie, de faire entendre leur voix…

La mère que je rêvais d’être, celle que je suis et que j’accueille

Copyright Marie Kléber

Si je n’ai jamais rêvé l’enfant que tu serais, j’ai souvent rêvé la mère que je souhaitais être. Bien sûr c’était avant. Avant la maternité. Avant le quotidien et tout ce qui va avec. Avant toi et moi. Bien sûr ce n’était qu’un rêve et parfois je rêve encore.

Accepter qui l’on est n’empêche pas de vouloir s’améliorer. Et si il y a une chose que la maternité m’a apprise c’est bien celle-ci, qu’à chaque instant, en quelque sorte, je renais. A moi-même et à ce qui compose mon univers. A chaque instant, il m’est donné de choisir entre la manière dont je réagis et la manière dont je pourrais le faire si…je lâchais prise, j’acceptais ce qui se présente et surtout j’abandonnais mes idées de « perfection ».

Je sais le poids des mots et pourtant, encore, souvent, je me fais avoir. Je dis ce qui me passe par la tête. La fatigue, la colère, le ras le bol, la charge mentale d’une femme, d’une mère. Et tout fout le camp, bonnes résolutions et tout le toutim. Avant que je ne prenne du recul.

Je suis en perpétuelle évolution depuis toi, en perpétuel chemin. Je sais que rien n’est linéaire, que tout se construit jour après jour et que ce qui fonctionne une fois ne fonctionnera peut-être pas dans deux semaines. Tout est question d’ajustement, d’adaptation.

Parfois je me surprends à lâcher du lest. Parfois je suis dure et ça ne sert à rien. Je ne sais pas toujours poser les limites et parfois j’en pose qui n’ont pas lieu d’être. Parfois je me fais confiance et parfois seule dans cette tâche, je perds pied. Pourtant je chéris mes choix, mes pas, chacun  de ceux qui font de nous une famille, même si nous ne sommes que deux.

Certains jours sont plus compliqués, ma patience mise à rude épreuve – elle n’est déjà pas bien  développée ! – mes nerfs à cran, j’enverrai tout balader. Et puis tu me regardes et je reviens sur terre. J’arrête de rêver à ce que je pourrais être si j’étais différente et j’accueille qui je suis, avec mon lot de vulnérabilité, de force, avec mes doutes et ma capacité à transcender ce qui me bloque, avec ma colère et mon envie d’une vie équilibrée et heureuse. Pour toi et moi.

La valse agitée de mes émotions

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Histoire de ne perdre personne en cours de route et que personne ne se tire en courant en pensant que je suis complètement barrée, je vais tenter tant que faire se peut de rester sobre dans cet article.

D’abord la mélancolie…

Pour celles et ceux qui connaissent, qui la côtoient, la voient rappliquer illico presto après chaque moment de pur bonheur, ce sera facile à comprendre. Pour les autres, imaginez une vague qui arrive à l’improviste, charriant un condensé de vos plus précieux souvenirs et de vos plus grandes angoisses. Vous vous retrouvez alors seul, avec votre lot d’émotions à fleur de peau. Et vous tentez de maintenir le cap devant la mer enragée, prête à vous engloutir.

La mélancolie, chez moi, n’arrive jamais seule, elle est souvent accompagnée des deux grandes forces qui gèrent le monde, la vie, la mort. La mélancolie rappelle que le temps d’avant n’est plus et ne sera plus jamais. Pour autant que nous en ayant pleinement profité, nous pourrons revivre le temps de quelques instants ces moments de félicité. Tout en sachant que le passé n’est plus que points de suspension dans un no man’s land dépassé. Et que bien souvent plus personne n’y pense, à part nous!

Avec le temps, j’ai appris, non pas à gérer, mais à accepter ces vagues qui m’assaillent sans que je ne puisse ni les anticiper ni les contrer. Fut un temps, j’allais contre elles et le résultat était rarement positif. Désormais, je les laisse venir, je leur donne une place, puis je les laisse me dire ce qu’il faut que je retienne et ce que je laisse partir. La mort n’est pas quelque chose qui me fait peur en soi. Je sais qu’elle est là, en moi. Elle est mon rappel, ma boussole. Pas seulement la mort physique d’ailleurs.

Dans ces moments de profond déséquilibre, je vois la vie sous un prisme différent. Je la vois en format RAW, comme un corps sans la peau. Je la vois dans sa vérité, dans ses possibles. Je la vois dans tout ce que le monde pourrait être et faire, dans tout ce que je pourrais être et faire. Je la vois dépourvue de tous ces oripeaux qui en font un terrain de jeu souvent dangereux. Je la vois dans sa vérité. Mais cela ne dure que le temps de me dire qu’il est peut-être temps de vivre justement, vivre avant que quelque chose de dur, de douloureux, de grave ne me fasse oser davantage, ne me fasse lâcher mes peurs, ma colère pour aller vers ce en quoi je crois, ce qui est fait pour moi.

La réalité, ma réalité alors me rattrape et la mélancolie se carapate, en me laissant un goût acre au creux du cœur. Car une fois de plus je n’aurai pas saisi ma chance, je retournerai à mes démons, à mes doutes, à des pas cadencés, habitués, je retomberai dans mes chers travers. Et tous mes rêves d’autre chose s’envoleront dans le vaste univers. Jusqu’au prochain raz de marée…

Dites-moi, ça vous arrive à vous aussi ces moments là? Vous les gérez comment? A moins que vos creux de vague ressemblent à autre chose. Dites-moi!