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Vouloir ce n’est pas toujours pouvoir…

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Je ne suis pas fan de toutes ces lois, de ces mantras qu’on nous refile à longueur de journée. Je pense qu’il y a des choses inscrites en nous, dont nous ignorons l’existence et nous avons beau mettre tout en oeuvre pour avancer sur un point, mener un projet à terme, surmonter une épreuve, nous n’y arrivons pas toujours.

Le monde du “vouloir c’est pouvoir” ou “tout est question de volonté”, voir même “nous créons ce que nous pensons” ou encore “le passé est passé” me met un peu hors de moi, une pression de plus sur nos épaules. Et si nous n’y arrivons pas, nous nous sentons en échec. Déjà que nous sommes beaucoup à manquer d’estime et de confiance, ça vient en rajouter une couche!

Notre psyché est complexe. A l’intérieur il y a nous, mais aussi notre histoire, l’histoire de notre famille, les liens qui se sont tissés, les noeuds, nos blessures, nos traumatismes et ceux de notre lignée, notre inconscient, l’inconscient collectif, nos croyances, les injonctions acquises, nos vibrations énergétiques, celles de notre entourage et j’en passe. Ca fait un peu bizarre dit comme ça, mais nous ne sommes pas seuls!! C’est bien pour ça que chez certains ça bouillonne fortement!

La semaine dernière, j’étais comme vous avez pu le constater dans une phase assez “down”. Après avoir remis en question ma place de mère et ma place dans ma structure familiale, j’étais en pleine remise en question sentimentale.

Si je reprends le fil de mes expériences amoureuses, les deux premières se sont terminées exactement de la même façon. Après un long moment sans pouvoir se voir (famille, distance, études), il y a eu séparation. La troisième, même si les circonstances sont un peu différentes, a eu lieu aussi après 2 mois d’éloignement. Et toutes entre fin novembre et début décembre.

Que je le veuille ou non, ce sont mes mémoires. Elles sont engrammées en moi. Je peux tous les jours me réveiller en me disant que ma relation actuelle n’a rien à voir avec les précédentes. Je peux avoir fait mon/mes deuils. Je peux être passée à autre chose, cela n’en reste pas moins présent quelque part, en moi. Et à chaque période anniversaire si l’on peut dire, ça vient réveiller quelque chose. Surtout dans des moments de fragilité émotionnelle ou de fatigue. Mon inconscient ne fait pas la différente entre hier et aujourd’hui. Les informations se ressemblent étrangement, alors pourquoi pas? Pourquoi cette relation échapperait à la règle? Pourquoi elle ne prendrait pas fin comme les autres? Mon inconscient m’envoie un signal, c’est sa manière à lui de me protéger. Ce n’est que la prise de recul, la distanciation qui me permet de reprendre la main sur la situation. En plein chaos émotionnel, pas si évident que ça.

Ne nous en déplaises, nous n’avons pas la maitrise de tout à l’intérieur de nous!

Et le simple fait de vouloir n’est pas toujours suffisant en soi. Celui de comprendre est le premier pas d’un long processus qui nous permettra in fine de rompre les liens nocifs, d’intégrer les maux et de lâcher ce qui nous retient.

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Ma dernière prise de conscience

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J’ai réalisé ce matin que souvent je ressentais de la frustration à l’annonce d’une bonne nouvelle, principalement liée à un mariage, une naissance, une reconversion réussie, un roman qui cartonne.

J’ai mis du temps à comprendre pourquoi une telle réaction, pourquoi un tel sentiment. Qui en plus de me déplaire me mettait mal à l’aise. Car ce n’est pas vraiment dans ma nature. J’ai plutôt tendance à me délecter des bonnes nouvelles!

J’ai compris que chacune de ces annonces venait appuyer là où ça fait mal et faisait ressortir une colère inconsciente, liée à un mariage raté, à une grossesse douloureuse, à des premiers pas manqués, à beaucoup d’efforts et peu de retours, à ce flou toujours quant à mon avenir professionnel.

Beaucoup de maux. Mais cela changera t’il le passé? Non. Cela ne vient que rajouter du négatif là où il ne devrait y avoir que joie et légèreté.

Chacun son histoire et son parcours de vie. Et puis au fond est-ce si important? Ce tout qui ne fut pas? Est-ce que les ombres du passé n’ont pas donné naissance à plus de résilience, plus de lumière, plus d’empathie, plus de compréhension de l’autre dans ce qu’il est, ce qu’il vit?

N’y a t il pas quelque chose de plus grand que nos vies isolées, un souffle plus puissant que celui de nos existences personnelles ?
Est ce que nos pensées ne se doivent pas d’être créatives plutôt que destructives ?

Si je me réjouis, cela n’enlève rien au passé et cela donne de nouvelles chances au futur. C’est en tous cas le chemin que je choisis désormais de suivre.

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En marche vers le présent…

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Le passé…

J’y ai passé des années. A le brasser. A le porter. Je l’ai emmené avec moi un peu partout. Mes deuils ont toujours été à rallonge comme si lâcher mes expériences, lâcher mes souvenirs, c’était mourir.

Je me suis perdue à l’intérieur, à force de vouloir comprendre, à force de vouloir résoudre des énigmes. J’ai bataillé avec mon passé, celui des autres.

J’ai tout testé pour en venir à bout, pour me libérer de ce qui au fil du temps était plus un poids qu’une aide. J’ai disséqué dans les moindres détails. Je me suis faite détective, croyant toujours quand j’avais trouvé quelque chose que c’était la fin.

Je me suis vautrée dans le passé comme dans un bain délicieux, sans me rendre compte que l’eau brûlait chaque jour un peu plus ma peau et m’empêchait surtout de vivre.

A force d’avoir la tête dans le passé, quelque chose qui n’existait donc plus, j’étais complètement déconnectée de mon corps, de mes ressentis, de mes envies. D’ailleurs en avais-je? Sûrement, des envies bien à l’abri derrière la cuirasse. Avant d’envisager le présent, il fallait régler le passé. Après, seulement, je pourrais profiter.

Mais je n’en avais jamais assez. Il m’en fallait toujours plus. Plus de réponses à trouver. Plus d’équations à résoudre. Plus de maux à disséquer. Plus d’histoires à réécrire à la lumière de mes découvertes.

J’ai passé des années à vivre une vie en marge. En pensant qu’à la sortie, j’aurai ce qu’il me fallait. Je me suis paumée en chemin. J’ai arpenté des tunnels sans fin. Tout s’est mélangé. J’ai suffoqué. J’ai souffert par loyauté.

Le présent…

Il m’appelle. Au début, un murmure au milieu de nulle part. Et puis la vie avec ses couleurs. Et puis des envies qui sortent de dessous les décombres. Et puis des idées qui refont surface, qui paraissent possibles.

Il est la clé, celle que je n’attendais plus. Il me guide sur des sentiers à l’air libre. Je peux respirer. Je peux ressentir. J’y ai droit même. Je peux la joie et la peine, la colère et le plaisir. Je peux exprimer tout cela sans me sentir gênée. 

Je ne survis plus. J’évolue dans la lumière du jour et les ombres ne me font pas peur. Elles ne sont pas menaçantes, juste des signes pour me permettre d’aller plus loin, de rêver plus grand.

Je ne dis pas “merde” au passé, je l’ai fais plusieurs fois sans succès. Je lui dis “merci” pour ce qu’il m’a apporté, pour ce que j’ai appris de lui. Et je le laisse là où il est. Je pars en voyage vers un continent riche de promesses, dans lequel je vais enfin pouvoir profiter de ce qui se présente, vivre ce qui est.

 

 

 

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La seule vérité

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Le passé est un horizon dépassé. On garde longtemps la trace comme pour dire qu’il a existé. Comme pour se justifier d’être encore vivant, d’avoir survécu aux tourments. On se console et on se perd dans les méandres des heures solitaires dans lesquelles on tente de défaire les nœuds, de lever les voiles.

Nous sommes des histoires dans l’Histoire, des étincelles de vie dans l’univers immense des destins. Nous vivons bien souvent sur des racines esquintées, mal en point, reliées à la terre et mal nourries. Nous penchons du côté de l’oubli. Jusqu’à ce qu’un évènement nous bouscule et nous demande de choisir. A chaque instant en nous les pulsions de vie et de mort se font face.

Puis on bascule.

Le passé s’égare. Pour peu qu’on le laisse tranquille. Y revenir sans cesse nous empêche d’être présent à nous mêmes. A la vie qui se joue là, sous nos yeux, la vie qui nous invite à une danse époustouflante jusqu’au grand final.
On devrait pouvoir dire “je t’aime” sans avoir peur de se brûler les ailes, faire confiance sans faillir. Et partir sans se retourner. Même sur un baiser volé.

Nos vies sont liées. Nos corps subtiles se touchent au quotidien. Nous sommes des entités distinctes, des singularités avec un but commun, vivre. Autant que cela se fasse dans l’allégresse et les sourires. L’histoire nous rappelle que même au milieu du pire, il suffit d’un matin pour que le soleil brille un peu plus fort et que l’innocence des enfants pousse tout le monde dehors.

N’attendons pas le noir, le vide, la fin pour enfin nous ouvrir aux promesses d’aujourd’hui. Il est le seul temps que nous maitrisons, la seule constante à portée de main.
Si il existe une seule vérité, c’est bien celle des battements de nos cœurs vivants dans chaque seconde.

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Pour lâcher le passé, il faut déjà être capable de lui faire face.

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On entend souvent dire “pense positif”, “il faut tourner la page”, “le passé est le passé”. Je ne suis pas contre tout cela.
Cependant je crois qu’il faut être conscient des choses à assimiler avant cette étape. Et souvent on fait l’impasse sur cela. Parce que ce n’est pas le moment. Parce qu’il faut passer à autre chose et qu’on nous le serine à longueur de journée, parce qu’on ne sait plus trop où on en est.

Je pense qu’étouffer le passé, le planquer quelque part ne fait que reculer l’échéance, le moment où il faudra lui faire face. Parce qu’on ne dépasse le passé que quand on l’a compris, intégré, quand on a pardonné, digéré. Fait son deuil. Personne ne peut le faire à notre place.

Beaucoup refusent cette étape. C’est vrai que mettre les mains dans le cambouis, c’est souvent loin d’être une partie de plaisir. Mais reconstruire à partir de friches, de pièces mal agencées, ce n’est pas non plus l’idéal. Au premier gros coup de vent, tout risque de s’effondrer. Retour à la casse départ. Alors que prendre le temps de monter des bases solides, c’est s’assurer plus de stabilité pour la suite. Bien sûr, cela demande temps et énergie, de s’impliquer, d’apprendre, de fouiller, de faire face à des choses / évènements / sentiments délicats.

Gérer le passé ne veut pas non plus dire s’appesantir outre mesure dessus et passer à côté de sa vie. Cela veut dire prendre les mesures nécessaires, faire un travail sur soi, pour que le passé ne soit plus un poids, un fardeau pour notre évolution.

Ensuite on pourra en effet le laisser partir…

Qu’est-ce que vous en pensez?

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Choix

Je peux continuer à faire semblant, à me là jouer petite fille sage, qui ne fait pas de vagues. Je peux continuer à me retrancher derrière le passé et ses failles, à ne pas oser.

Ou

Je peux assumer celle que je suis avec mes envies, fantasmes. Je peux oser te dire ce qui se joue à l’intérieur de moi, ce dont j’ai envie avec toi. Je peux d’un coup briser les liens qui m’attachent à une image polie, bien jolie. Et déployer mes ailes.

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Attirance / Répulsion

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Les mots me choquent
Ils attirent mon attention
Avant que mon attention ne les rejette
Ils s’imposent
Imposent leurs limites
Ils exposent les blessures
Explosent
Je pourrais les éviter
Je me confronte à eux
Comme pour exorciser mes démons
Souffrance
Dépendance
Désir de plaire
Obéissance
Contrat
Punitions
Tout est entrave à une liberté
Ma liberté
Maltraitée
Perdue
Retrouvée
Les images imaginaires
Percutent ma réalité
Je rejette la souffrance comme unique moyen
D’un plaisir à faire germer au creux de mes reins
Dans chaque mot
C’est la peur qui m’étreint
Le passé qui revient
La blesure qui renait des cendres du pardon
Je me perds à essayer de comprendre quelque chose qui relève du domaine de l’l’incompréhensible.
Je me noie dans les méandres de ma peine incompressible.