Posted in Carnets de route

Scènes de rues (& réflexions sur la vie)

Vous le savez déjà, j’aime flâner dans les rues de Paris. Je n’aime pas la foule, mais j’aime le monde, regarder les gens vivre. Alors de temps en temps, je pars à la découverte, mon appareil photo autour du cou. Je respire Paris.

Dimanche, sous le soleil, je suis allée me dégourdir les jambes autour de la Dame de Fer. Je n’aime pas particulièrement photographier les monuments, mais pour la Tour Eiffel, je fais une exception!

IMGP9606

IMGP9597

Je peux vous dire que l’automne s’installe doucement, sans faire de bruit. Et que les feuilles se parent de belles couleurs. Ma saison préférée me dit d’être patiente, de lui faire confiance. Tout arrive à qui sait se poser les bonnes questions et travailler sur soi.

IMGP9603

Je vous laisse avec quelques scènes de rue, dont je raffole. Je contemple le monde. Je tente d’imaginer la vie de chacun. Je crée des histoires à partir de rien. Je m’expose ici, si facilement. Mais dans le face à face avec l’inconnu, je perds mes moyens, j’ai peur du jugement. Je me livre de travers et si l’autre devine le chamboulement à l’intérieur de moi, je dérive.

Qui me dit que derrière ces visages, derrière le sourire de ceux que je croise, nous ne partageons pas les mêmes tourments? Ca me rassure de le penser. La vie est remplie de failles, de cicatrices, de chagrins. Et peuplée de beauté, de vérité, de joie, d’amour, de lumière. Je crois qu’être heureux c’est savoir accepter la vie dans son ensemble, accepter de ne pas tout contrôler, accepter sa colère comme sa joie, rire les jours de pluie et pleurer les jours de soleil. Il n’y a pas de règle

IMGP9645

IMGP9656 2

IMGP9661

Posted in Carnets de route

Balade improvisée à Paris

Un dimanche en solo à Paris. Des coins à visiter, j’en ai des listes interminables: musées et expositions à voir, cafés ou restaurants à tester. Pour changer, j’ai voulu faire dans l’original. J’ai ouvert mon plan de métro, puis j’ai fermé les yeux, avant de les ouvrir sur mes doigts posés sur un arrêt: Ménilmontant. Visite hors des sentiers battus. Arrivée sur place, je me suis laissée guider par mon instinct, mes envies.

IMGP9320

J’ai laissé mon regard se poser sur les murs, le nom des rues, mes pieds fouler des routes inconnues. Mon appareil photo en bandoulière, je me suis prise le temps d’un instant pour un reporter. Au rythme de mes pas, j’ai saisis quelques mots, quelques paysages touchants, des fleurs au balcon, des graffitis sur les murs, la vie qui se faufile et dit “je t’aime” à l’improviste.

Je prends alors conscience, en regardant le monde vivre, la nature m’éblouir, de ma passion pour les cœurs qui battent, nos destins qui se croisent, nos bras qui se frôlent, nos histoires qui se mélangent, nos esprits qui s’enflamment, nos yeux qui se cherchent et perdent contact, nos différences qui bousculent le rythme de la planète, nos pieds qui foulent le même sol, tantôt mouillé, tantôt brûlant de ce début d’été.

Je reprends le métro pour tester un café recommandé. Arrivée sur place, je le trouve trop peuplé à mon goût. J’ai envie de calme. Le quartier près du Canal St Martin est loin de l’être. Et puis je connais cet endroit, très bien même. Il me faut de l’inattendu, du suspens, des surprises. Je laisse la ligne 5 me conduire à Oberkampf. A la sortie, sur la gauche, alors que je m’apprête à prendre une rue, pour une autre destination conseillée, un nom m’attire. Je me laisse tenter par Les Voyages de Laure, un salon de thé / Bouquinerie. Petit endroit fort sympathique. Sur les murs, deux toiles qui évoquent un projet sur lequel on souhaiterait en savoir davantage. Plats maison, accueil charmant, odeur alléchante des mets en cours de préparation.

IMGP9365 (2)

Je prends place dans un coin, bien calée sur une banquette, choisit mon menu (quiche, buffet de salade, dessert, le tout maison) avec un thé glacé gingembre et agrumes. Je prends le temps de déguster chaque plat, laissant de côté mon appareil photo, mon cahier sur lequel viendront se répandre les mots plus tard, même mon dernier Delphine de Vigan, que je dévore depuis ce matin!

IMGP9366

Une fois rassasiée, je découvre les photos du matin, note quelques idées dans mon carnet, regarde autour de moi, avant de prendre l’escalier qui mène au coin lecture, au sous-sol. Les livres couvrent des murs entiers. J’en feuillette certains, prends des notes, me réserve quelques citations, avant de prendre congé.

IMGP9367 (2)

Sur le chemin du retour, je décide de me poser quelques instants Place de la République, berceau d’une révolution qu’on entend à peine, qui prend son envol, près de la statue victorieuse, coeur qui éponge depuis plus d’un an les larmes de ceux qui cherchent à ses côtés un sens à tous les drames humains qui bousculent notre cher pays de France. Quelques clichés pour vous montrer ce qu’on ne voit pas, ce dont on omet de parler, ces hommes et ces femmes en révolte, qui œuvrent chacun à leur manière pour un nouveau monde.

IMGP9370 (2)

IMGP9372 (2)

IMGP9394 (2)

J’espère que cette visite de Paris vous aura plu. Je tenterais de faire un billet dédié à cette Place de la République, qui m’a d’ailleurs inspiré un poème, prochainement. En attendant je vous laisse avec ce dessin trouvé sur un mur entre Ménilmontant et Jourdain & vous souhaite une très belle soirée!

IMGP9350 (2)

Posted in Carnets de route

Imbroglio amoureux

Je l’ai croisée à un carrefour. Porte Maillot ou Place de l’Etoile. Un de ses imbroglios parisiens, rond-point incertain dans lequel je me glisse sur la pointe des pieds. Chaque route se croise avant de tracer tout droit, à gauche ou à droite. Au milieu de ce brouhaha, je saisis enfin l’occasion de respirer profondément – prendre le tempo de la foule qui s’agglutine de chaque côté de mon véhicule immobilisé.

Je cherche une musique agréable pour patienter, pianote quelques notes sur le clavier tactile, machine futuriste imaginée par un ingénieur fou, et me retrouve né à né avec un vieux tube du passé. Les images surgissent à la vitesse de l’éclair sans y avoir été invitées. Les images se fichent bien de mes états d’âme, de paumé. Quelques boucles blondes, une cigarette roulée, J’adore de Dior et des baisers mouillés. Notre première escapade en pleine campagne. Au loin l’orage gronde. Nous ne pourrons pas rentrer ce soir. Sa mère va s’inquiéter. La mienne appellera la sienne et notre secret bien gardé durant l’été sera découvert. L’amour ne me porte pas dans son cœur. A la fin de la saison, elle m’a largué pour un autre Robinson.

J’ouvre les yeux. Nous n’avons guère progressé. Je dirais même que les bouchons se sont intensifiés. Je voudrais pouvoir ouvrir la fenêtre, à défaut d’avoir l’air climatisé. Mais ne me sens guère prêt à renifler l’odeur nauséabonde des gaz d’échappement et de l’air pollué. Je reste dans mon habitacle poisseux et tente de dénicher une nouvelle musique pour m’accompagner. L’attente me semblera moins longue. J’attrape le premier CD dans la boite à gants. Les images reviennent chatouiller mes souvenirs. De longs cheveux bruns, lunettes de soleil argentées, un pendentif en forme de cœur tombant sur un charmant décolleté et nos mains qui s’envolent dans l’air frais de la fin du mois de juillet. L’amour me transporte et m’abandonne. Je n’y crois plus.

4cb3407434e9d09bc5c79617e607d21b_resized

J’ouvre les yeux et regarde autour de moi. Marre de voir l’amour me faire la cour et me fuir, sans explication. Le mouvement d’une silhouette me surprend, alors que le flot de voitures stationnées, dociles créatures, assommées par une journée de travail et le soleil qui tape, se disperse lentement. Je me retrouve à la hauteur d’une vieille Peugeot, toutes vitres ouvertes. Cheveux courts auburn, cannette de Coca Cola dans une main, l’autre battant la cadence d’une musique afro-cubaine tendance et sur le siège arrière quelques restes d’un séjour à la mer. Elle me donne envie de sourire au milieu des embouteillages qui s’éternisent. Elle tourne les yeux vers moi. Je tourne les yeux vers elle. Nous sommes là tous les deux, à nous dévorer du regard, sans faire attention aux klaxons qui hurlent derrière nous.

Je l’ai croisée à un carrefour. Porte Maillot ou Place de l’Etoile. Un de ses imbroglios parisiens, vous connaissez l’histoire. Mais pas la fin.

Au milieu de ce brouhaha infernal, faisant fi des yeux noirs braqués sur moi, je suis sorti de ma voiture gris métallisé et à travers la vitre ouverte, je l’ai embrassée. Elle n’a pas dit oui. Elle n’a pas dit non. Elle a souri et m’a retourné mon baiser. Doublement sucré.

Posted in Les Instantanés Singuliers

Les Instantanés Singuliers #8

Pour l’opus numéro 7, je vous proposais de me présenter vos feuilles d’automne. Vous avez répondu à l’appel avec joie et vos photos m’ont transportée au creux d’une saison que j’affectionne particulièrement. Place aux participations:

Miss Fujii danse parmi les feuilles volantes

Petite Yaye a convoqué toute sa petite famille pour ce rendez-vous

La Miss Tamara profite d’une journée en amoureux pour saisir un instantané

Onee a enfin de jolies couleurs à nous montrer

Cavali’erre nous présente l’automne vu d’ailleurs

Ptite Delph aime l’or. Face au ciel bleu, c’est splendide!

Pidaime nous offre une composition réussie

Catwoman Sous le ciel de la Provence – On en redemande.

Continue reading “Les Instantanés Singuliers #8”

Posted in Tout un poème

Voyage au bout de Paris…

 De ligne en ligne

Les saisons défilent

Paris se pare de parfums sublimes

 ***

De rame en rame

Les esprits s’évadent

Paris dévoile ses états d’âme

De quai en quai

Les destins se croisent

Paris effraye, Paris est gai

 ***

Des centaines de stations

Argentine, Notre-Dame, Châtelet, Nation

Paris fait chavirer nos cœurs à l’unisson

Posted in Carnets de route

Visiter une ville, s’imprégner de son état d’esprit

20150920_111331[1]Ce que j’aime, quand je visite une ville, c’est partir un simple plan en poche, mon appareil photo en bandoulière, un carnet dans mon sac à main. C’est la meilleure façon pour moi de découvrir. Je fais rarement les musées, les monuments principaux, du moins les premiers jours. J’attends d’avoir quelques repères avant de me lancer dans la course effrénée du touriste.

Je préfère de loin me perdre dans des ruelles peu fréquentées, peu fréquentables parfois aussi, mais jusqu’à aujourd’hui, je n’ai eu aucun problème. Je préfère m’arrêter sur une place, regarder le monde tourner autour de moi, m’imprégner des odeurs, des paysages, de l’esprit de la ville, remonter le temps quand c’est possible et griffonner quelques mots, quelques sensations qui viennent me chatouiller le corps tout entier.

Paris n’échappe pas à la règle.

20150920_111707[1]

Vagabonder au hasard des endroits remplis de souvenirs ou bien d’autres inconnus, dont j’ai vaguement entendu parler, m’apporte beaucoup. J’ai toujours l’impression de voir Paris sous un autre jour.

Paris me raconte à chaque détour une histoire différente, une histoire qui coule dans mes veines, comme une douce mélodie…

Posted in Carnets de route

Vivre une vie qui a du sens en plein coeur de Paris

L’autre jour, en partant déjeuner avec des collègues, nous nous sommes faits la réflexion « où serons-nous dans 20 / 30 ans », en regardant les femmes d’âge mûr boire un thé en terrasse.

J’ai pensé qu’on serait peut-être au même endroit, vue sur le parc, en train de siroter un thé en regardant le monde tourner.

Puis une de mes collègues a dit « l’horreur ! »

Je me suis demandée pourquoi.

Elle a ajouté « j’espère que dans 20 / 30 ans, j’aurai une vie loin de Paris, une vie qui aura du sens ».

J’ai répliqué qu’on pouvait avoir une vie heureuse à Paris.

cropped-imgp4997

Elle a tremblé à cette évocation. Pour elle, une vie à Paris était dénuée de sens. Elle se voyait vieillir à la campagne, proche de la nature, des siens peut-être aussi. Tout mais pas Paris.

Est-ce le lieu où l’on vit qui donne un sens à notre vie ? Ou bien est-ce nous qui lui en donnons un, peu importe l’endroit où l’on pose ses valises ?

J’apprécie la campagne moi aussi, son calme, sa fraîcheur. J’apprécie de me réveiller en entendant le chant des oiseaux, le bruit du vent chatouillant les branches des arbres, le murmure des vagues au loin. J’apprécie de prendre le temps de vivre et vivre au rythme des saisons.

Mais je pense qu’une vie pleine, remplie, sensée, une vie pleine d’idées, de projets, de réalisations, une vie saine, épanouie est possible en plein cœur de la Capitale. Ce n’est pas une vie qui convient à tout le monde, mais ceux qui y trouvent leur bonheur ne sont pas moins bien, moins intéressants que les autres.

D’où l’idée d’un blog qui vous parle de mon amour pour Paris. Petite quand je rendais visite à mes grands-parents, je me disais que jamais je ne pourrai vivre à Paris. Ma sœur, elle, en rêvait. Et puis j’ai quitté la Province la première et Paris m’a envoutée, charmée, m’a donnée envie de la découvrir, d’arpenter ses rues, de m’émerveiller. Alors que ma sœur y est venue à reculons et qu’elle n’a qu’une envie, partir vers d’autres horizons.

Et vous Paris, vous l’aimez un peu, beaucoup, A la folie ou non merci!

Posted in Atelier écriture, Variations Littéraires

Home Sweet Home

La route est longue. Les bouchons bloquent notre évolution. Puis quand les bouchons s’estompent, la pluie gagne du terrain et nous invite à la prudence. La route semble sans fin. Mais les vacances sont, elles, belles et bien terminées. Le temps d’une pause on reprend des forces et la route s’étire encore et encore. Entre deux phases de somnolence, les paysages deviennent de plus en plus familiers. On va arriver à bon port, c’est certain. Mais les kilomètres défilent moins vite que d’habitude.

Journée noire. Ils nous avaient prévenus. Mais nous voulions profiter au maximum de ce temps béni, profiter des uns et des autres. Si on nous avait offert une baguette magique, nous aurions même tenté de suspendre le temps.

Les bouchons se sont dissipés. La pluie a laissé place à un arc-en-ciel et un coucher de soleil époustouflant. Le ciel se pare de couleurs scintillantes- un océan d’or sur l’horizon.

2015-08-26_11 49 50_resized

Soudain, au loin, se détache la silhouette de la Dame de Fer, illuminée. La route prend fin, enfin. Dans quelques minutes, les rues de Paris nous accueilleront. La nuit nous procurera la sensation d’entrer dans un univers hors du temps. Dans quelques heures, je pousserai la porte de mon « chez moi », je retrouverai les odeurs, les formes, le calme d’un appartement donnant sur une cour paisible. Je retrouverai mes étagères bien rangées, ma décoration épurée, mes livres, les cartes postales reçues des quatre coins du monde, épinglées à l’entrée, mes photos pleines de souvenirs chers à mon cœur, mes tasses pour tous les moments de la journée, celles dédiées au thé et celles qui préfèrent m’offrir un bon chocolat chaud le soir ou au beau milieu de l’après-midi dès que l’automne arrive et que le soir tombe plus tôt. Je retrouverai les couleurs des jeux de l’escargot et mes magazines fleuris et inspirants.Je reprendrai mon rythme tout doucement.

Mon « home sweet home », mon coin de Paradis au milieu du tumulte de la Capitale.

Ceci est ma participation, dans les temps, aux Apéros Cosmiques d’Aileza. RDV lundi pour toutes les participations. Ne ratez pas le rendez-vous, je crois qu’on va se régaler!

macaron-1_187246_1431587212

Posted in Carnets de route

Est-ce que je vous ai déjà dis que j’aimais Paris!

J’aime Paris. Sa foule. Ses trottoirs encombrés. Ses ruelles désertées.

J’aime Paris, le matin au réveil, quand les premiers passants flânent, quand les cafés ouvrent tout juste leurs portes, accueillant avec le sourire les buveurs de café ou de chocolat au lait.

J’aime Paris, la nuit, Paris qui ne dort presque jamais, Paris qui offre ses monuments illuminés aux touristes et aux habitués, toujours passionnés.

J’aime Paris, ses secrets, ses nouveautés, ses illusions, ses soupirs, ses souvenirs, ses amoureux transis, ses baisers, son audace, ses mélodrames aussi.

J’aime Paris, son cœur qui vibre, qui vit, sa beauté singulière, sa vérité nue, son atmosphère tantôt surchargée, tantôt apaisante.

J’aime déambuler dans les rues de Paris, sans savoir où je vais, tournant à droite, à gauche, découvrant des coins charmants, d’autres plus inquiétants, mais n’abandonnant jamais ma marche, certaine de faire d’autres découvertes intéressantes, enrichissantes.

Place aux photos, celles de ma dernière promenade dans Paris, appareil-photo en bandoulière et les yeux grands-ouverts, le cœur en alerte…

Tout d’abord, la rue Crémieux et ses maisons de toutes les couleurs, qui donnent envie de prendre un bain de soleil, de voir le printemps arrivé pour revenir et s’asseoir à même le trottoir, en sirotant une grenadine.

 

La place de la Bastille, déserte, pour une fois. Et les bords de seine, romantiques. Quelques fleurs au balcon, qui donnent l’illusion que nous sommes loin de la ville.

Un détour par Montmartre pour profiter de ce spectacle dont je ne me lasse jamais. Montmartre sacré. Montmartre artiste. Montmartre engagé.

Terminer la balade, avec une vue magnifique sur la Mosquée de Paris. Alors que la lune apparaît dans le ciel de cette fin de journée.

J’aime Paris. Paris enivrante. Paris éreintante. Paris magique. Paris unique.

Posted in Carnets de route

Les Wonder Woman sont de sortie!

Elles s’y sont déjà collées. Asmaa. Puis Mémé Marino. Et Tha Youngstersz

Il était donc grand temps que je vous fasse un debriefing de cette 4e rencontre entre Bloggeuses ! Souvenez-vous, j’avais lancé l’idée courant 2014 de délaisser le temps d’un après-midi nos ordinateurs pour se retrouver face à face et échanger sur nos blogs et plus si affinités. Et j’avoue que des affinités, il y en a eu plus d’une.

Au cours d’un de ces rendez-vous, j’ai rencontré Asmouille La Fripouille, Asmaa pour les intimes. Et autant moi la technique ça me barbe et ça m’angoisse, autant elle, elle est callée et Pro.

Elle a donc pris le relais pour organiser un meeting Bloggeuses avec tutos wordpress, pluggings et touti quanti. Si je devais résumer en quelques mots le rendez-vous qu’elle nous a concocté, je dirais que c’était top, archi top, super méga top (si ça se dit encore – oui je sais mais en 90, ça se disait) !

Bon, je vais aller un peu plus dans les détails quand même, sinon vous allez rester sur votre faim, et ça c’est pas top du tout.

Asmaa avait réservé une salle au sous-sol de l’Anticafé Beaubourg. C’est le coin branché du quartier, le rêve du « connecté nouvelle génération », un café avec boissons chaudes et froides à volonté, buffet de gourmandises, où tu t’assois (si tu trouves de la place quand même) avec ton ordinateur pour bosser sur tes cours ou refaire le monde à la sauce web, et où tu payes au temps passé. Le concept était déjà top, ça commençait parfaitement bien.

Une fois en bas, tu découvres une table, garnie de mini hot-dogs, sandwichs, macarons, verrines et le must, des cupcakes personnalisés avec le logo de la Fripouille et de Wonder Woman. Alors, là tu t’assois, le cœur tout chamallow devant les kilos d’amour que cette fille a mis dans la préparation de ce rendez-vous, que tu n’aurai loupé pour rien au monde.

2015-01-30_10 15 04_resized

Au programme, comme je te le disais plus haut, des idées pour optimiser son blog, pour lui donner plus de visibilité, du partage aussi, beaucoup de partage sur nos expériences de bloggeuses, celles qui débutent et celles qui ont déjà un peu de bouteille dans ce monde que beaucoup considèrent comme un monde à part, mais qui pour moi fait 100% partie de ma vie de tous les jours. Le virtuel et le réel se conjuguent, sans qu’un prenne le dessus sur l’autre. Peut-être que pour une fois, j’ai trouvé un certain équilibre. Enfin assez parlé de moi !

Au final, cette rencontre aura vraiment été un coup de cœur, qui vient confirmer les précédents. J’ai aussi eu la chance de revoir certaines bloggeuses que j’apprécie, Asmaa bien entendu, mais aussi Sophie et Islandia.

Et j’ai découvert d’autres univers, d’autres personnes qui m’ont donné des conseils, ont partagé leur parcours, leur passion, le DIY avec Sonia, le fait main avec Mémé Marino, la culture urbaine avec Yasmina et Violinne et l’envie d’Oriane de se lancer dans un blog en solo.

Ce fut un rendez-vous riche, qui m’a donné des ailes et envie de faire beaucoup de choses, d’oser enfin sortir de ma zone de confort, de m’ouvrir davantage au monde, de tenter ces paris fous, trop longtemps laissés à l’abandon, dans une malle.

Merci à toutes d’avoir répondu présentes. Merci pour votre enthousiasme, votre générosité, merci pour ce rendez-vous vivifiant. L’union fait la force. Et Merci à Asmaa pour nous avoir offert cet oasis de douceur à la fin d’un mois de Janvier qui nous a pour le moins déstabilisés.

2015-01-30_10 16 24_resized

Posted in Carnets de route

Tués pour leurs idées – Jusqu’où la folie des hommes peut-elle aller?

Il aurait pu s’agir d’une journée comme les autres, avec ses hauts, ses bas, ses rires et ses angoisses. Une journée comme beaucoup d’autres où le soleil reste caché, une journée froide et grise. Il aurait pu s’agir d’une journée banale de travail, d’une journée peuplée de vannes en tous genres, un peu trop lourdes à mon goût.

Et puis au milieu de cette journée, les journaux ont sorti des Unes dramatiques. L’attaque d’un journal connu. Douze morts. Le temps s’arrête en France. Le temps se suspend à Paris. Chez « Charlie Hebdo », le temps est au deuil.

Quoi de pire que de savoir qu’une des libertés fondamentales vient d’être mise à mal par des hommes sans foi ni loi.

C’est l’horreur qui l’emporte. Pourquoi a-t-on tué ces hommes et ces femmes ? Pour des idées qui ne plaisaient pas à d’autres. Voilà à quoi nous sommes réduits, à ne plus avoir d’idées, à ne plus les laisser s’exprimer, à ne plus les exposer au grand jour, sous peine d’être tués en plein jour.

b387d49356c30f150358378290ba0188_resized

Avec un plan Vigipirate renforcé, Paris se prépare à faire face, meurtrie et pour toujours certaine que la France peut venir à bout du terrorisme qui gangrène la société.

Au milieu de tout ça, il faut garder l’espoir vivant dans notre cœur. Il faut que tous, main dans la main, nous continuions à nous battre pour que ces horreurs cessent, que nos démocraties résistent au pire.

Et nos prières s’envolent vers les familles des victimes innocentes d’une barbarie sans nom.

Posted in Carnets de route

Un mois sans prendre le métro

Un mois sans rames surchargées, sans sensation d’étouffement

Un mois sans murs gris, sans escaliers tapissés de vomi

Un mois sans rats courant entre les sièges des stations

Un mois sans odeurs de rance, sans parfum écoeurant

Un mois sans visages fatigués, sans yeux cernés

Un mois sans mendiants, sans accordéons chancelants

Un mois sans mains tendues et regards froids

Un mois sans anonymat meurtrier

Un mois sans longs couloirs, sans sous-sols rebutants

Un mois sans annonce d’un quelconque incident technique ou accident de voyageur

Cela fait un mois que je n’ai pas pris le métro. Je peux me le permettre. J’ai récemment opté pour 15 minutes de marche à pied le matin comme le soir.

Toutefois, ce matin, j’ai fait une entorse au contrat.

2014-11-03 09 54 06_resized

Image Personnelle

J’ai apprécié de retrouver les quais, de regarder les gens autour de moi, la façon dont ils appréhendaient, chacun à leur manière, cette intrusion momentanée, dans les souterrains de Paris.

J’ai beaucoup moins apprécié les yeux des uns rivés sur ces écrans miniatures, les regards des autres, trop hostiles à mon goût, le manque d’humanité de certains, comme si le noir du dessous déteignait sur les âmes.

J’ai encore moins aimé les crises de foie des uns étalées sur le bitume, mais rit des mines dégoûtées des passants se retrouvant nez à nez avec cette malchance matinale.

Ce soir, je reprendrai mes bonnes habitudes, délaissées le temps de pouvoir vous livrer ces quelques lignes.

Bonne journée !