Posted in Les Instantanés Singuliers

Les Instantanés Singuliers #8

Pour l’opus numéro 7, je vous proposais de me présenter vos feuilles d’automne. Vous avez répondu à l’appel avec joie et vos photos m’ont transportée au creux d’une saison que j’affectionne particulièrement. Place aux participations:

Miss Fujii danse parmi les feuilles volantes

Petite Yaye a convoqué toute sa petite famille pour ce rendez-vous

La Miss Tamara profite d’une journée en amoureux pour saisir un instantané

Onee a enfin de jolies couleurs à nous montrer

Cavali’erre nous présente l’automne vu d’ailleurs

Ptite Delph aime l’or. Face au ciel bleu, c’est splendide!

Pidaime nous offre une composition réussie

Catwoman Sous le ciel de la Provence – On en redemande.

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Posted in Tout un poème

Voyage au bout de Paris…

 De ligne en ligne

Les saisons défilent

Paris se pare de parfums sublimes

 ***

De rame en rame

Les esprits s’évadent

Paris dévoile ses états d’âme

De quai en quai

Les destins se croisent

Paris effraye, Paris est gai

 ***

Des centaines de stations

Argentine, Notre-Dame, Châtelet, Nation

Paris fait chavirer nos cœurs à l’unisson

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Visiter une ville, s’imprégner de son état d’esprit

20150920_111331[1]Ce que j’aime, quand je visite une ville, c’est partir un simple plan en poche, mon appareil photo en bandoulière, un carnet dans mon sac à main. C’est la meilleure façon pour moi de découvrir. Je fais rarement les musées, les monuments principaux, du moins les premiers jours. J’attends d’avoir quelques repères avant de me lancer dans la course effrénée du touriste.

Je préfère de loin me perdre dans des ruelles peu fréquentées, peu fréquentables parfois aussi, mais jusqu’à aujourd’hui, je n’ai eu aucun problème. Je préfère m’arrêter sur une place, regarder le monde tourner autour de moi, m’imprégner des odeurs, des paysages, de l’esprit de la ville, remonter le temps quand c’est possible et griffonner quelques mots, quelques sensations qui viennent me chatouiller le corps tout entier.

Paris n’échappe pas à la règle.

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Vagabonder au hasard des endroits remplis de souvenirs ou bien d’autres inconnus, dont j’ai vaguement entendu parler, m’apporte beaucoup. J’ai toujours l’impression de voir Paris sous un autre jour.

Paris me raconte à chaque détour une histoire différente, une histoire qui coule dans mes veines, comme une douce mélodie…

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Vivre une vie qui a du sens en plein coeur de Paris

L’autre jour, en partant déjeuner avec des collègues, nous nous sommes faits la réflexion « où serons-nous dans 20 / 30 ans », en regardant les femmes d’âge mûr boire un thé en terrasse.

J’ai pensé qu’on serait peut-être au même endroit, vue sur le parc, en train de siroter un thé en regardant le monde tourner.

Puis une de mes collègues a dit « l’horreur ! »

Je me suis demandée pourquoi.

Elle a ajouté « j’espère que dans 20 / 30 ans, j’aurai une vie loin de Paris, une vie qui aura du sens ».

J’ai répliqué qu’on pouvait avoir une vie heureuse à Paris.

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Elle a tremblé à cette évocation. Pour elle, une vie à Paris était dénuée de sens. Elle se voyait vieillir à la campagne, proche de la nature, des siens peut-être aussi. Tout mais pas Paris.

Est-ce le lieu où l’on vit qui donne un sens à notre vie ? Ou bien est-ce nous qui lui en donnons un, peu importe l’endroit où l’on pose ses valises ?

J’apprécie la campagne moi aussi, son calme, sa fraîcheur. J’apprécie de me réveiller en entendant le chant des oiseaux, le bruit du vent chatouillant les branches des arbres, le murmure des vagues au loin. J’apprécie de prendre le temps de vivre et vivre au rythme des saisons.

Mais je pense qu’une vie pleine, remplie, sensée, une vie pleine d’idées, de projets, de réalisations, une vie saine, épanouie est possible en plein cœur de la Capitale. Ce n’est pas une vie qui convient à tout le monde, mais ceux qui y trouvent leur bonheur ne sont pas moins bien, moins intéressants que les autres.

D’où l’idée d’un blog qui vous parle de mon amour pour Paris. Petite quand je rendais visite à mes grands-parents, je me disais que jamais je ne pourrai vivre à Paris. Ma sœur, elle, en rêvait. Et puis j’ai quitté la Province la première et Paris m’a envoutée, charmée, m’a donnée envie de la découvrir, d’arpenter ses rues, de m’émerveiller. Alors que ma sœur y est venue à reculons et qu’elle n’a qu’une envie, partir vers d’autres horizons.

Et vous Paris, vous l’aimez un peu, beaucoup, A la folie ou non merci!

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Home Sweet Home

La route est longue. Les bouchons bloquent notre évolution. Puis quand les bouchons s’estompent, la pluie gagne du terrain et nous invite à la prudence. La route semble sans fin. Mais les vacances sont, elles, belles et bien terminées. Le temps d’une pause on reprend des forces et la route s’étire encore et encore. Entre deux phases de somnolence, les paysages deviennent de plus en plus familiers. On va arriver à bon port, c’est certain. Mais les kilomètres défilent moins vite que d’habitude.

Journée noire. Ils nous avaient prévenus. Mais nous voulions profiter au maximum de ce temps béni, profiter des uns et des autres. Si on nous avait offert une baguette magique, nous aurions même tenté de suspendre le temps.

Les bouchons se sont dissipés. La pluie a laissé place à un arc-en-ciel et un coucher de soleil époustouflant. Le ciel se pare de couleurs scintillantes- un océan d’or sur l’horizon.

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Soudain, au loin, se détache la silhouette de la Dame de Fer, illuminée. La route prend fin, enfin. Dans quelques minutes, les rues de Paris nous accueilleront. La nuit nous procurera la sensation d’entrer dans un univers hors du temps. Dans quelques heures, je pousserai la porte de mon « chez moi », je retrouverai les odeurs, les formes, le calme d’un appartement donnant sur une cour paisible. Je retrouverai mes étagères bien rangées, ma décoration épurée, mes livres, les cartes postales reçues des quatre coins du monde, épinglées à l’entrée, mes photos pleines de souvenirs chers à mon cœur, mes tasses pour tous les moments de la journée, celles dédiées au thé et celles qui préfèrent m’offrir un bon chocolat chaud le soir ou au beau milieu de l’après-midi dès que l’automne arrive et que le soir tombe plus tôt. Je retrouverai les couleurs des jeux de l’escargot et mes magazines fleuris et inspirants.Je reprendrai mon rythme tout doucement.

Mon « home sweet home », mon coin de Paradis au milieu du tumulte de la Capitale.

Ceci est ma participation, dans les temps, aux Apéros Cosmiques d’Aileza. RDV lundi pour toutes les participations. Ne ratez pas le rendez-vous, je crois qu’on va se régaler!

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Est-ce que je vous ai déjà dis que j’aimais Paris!

J’aime Paris. Sa foule. Ses trottoirs encombrés. Ses ruelles désertées.

J’aime Paris, le matin au réveil, quand les premiers passants flânent, quand les cafés ouvrent tout juste leurs portes, accueillant avec le sourire les buveurs de café ou de chocolat au lait.

J’aime Paris, la nuit, Paris qui ne dort presque jamais, Paris qui offre ses monuments illuminés aux touristes et aux habitués, toujours passionnés.

J’aime Paris, ses secrets, ses nouveautés, ses illusions, ses soupirs, ses souvenirs, ses amoureux transis, ses baisers, son audace, ses mélodrames aussi.

J’aime Paris, son cœur qui vibre, qui vit, sa beauté singulière, sa vérité nue, son atmosphère tantôt surchargée, tantôt apaisante.

J’aime déambuler dans les rues de Paris, sans savoir où je vais, tournant à droite, à gauche, découvrant des coins charmants, d’autres plus inquiétants, mais n’abandonnant jamais ma marche, certaine de faire d’autres découvertes intéressantes, enrichissantes.

Place aux photos, celles de ma dernière promenade dans Paris, appareil-photo en bandoulière et les yeux grands-ouverts, le cœur en alerte…

Tout d’abord, la rue Crémieux et ses maisons de toutes les couleurs, qui donnent envie de prendre un bain de soleil, de voir le printemps arrivé pour revenir et s’asseoir à même le trottoir, en sirotant une grenadine.

 

La place de la Bastille, déserte, pour une fois. Et les bords de seine, romantiques. Quelques fleurs au balcon, qui donnent l’illusion que nous sommes loin de la ville.

Un détour par Montmartre pour profiter de ce spectacle dont je ne me lasse jamais. Montmartre sacré. Montmartre artiste. Montmartre engagé.

Terminer la balade, avec une vue magnifique sur la Mosquée de Paris. Alors que la lune apparaît dans le ciel de cette fin de journée.

J’aime Paris. Paris enivrante. Paris éreintante. Paris magique. Paris unique.

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Les Wonder Woman sont de sortie!

Elles s’y sont déjà collées. Asmaa. Puis Mémé Marino. Et Tha Youngstersz

Il était donc grand temps que je vous fasse un debriefing de cette 4e rencontre entre Bloggeuses ! Souvenez-vous, j’avais lancé l’idée courant 2014 de délaisser le temps d’un après-midi nos ordinateurs pour se retrouver face à face et échanger sur nos blogs et plus si affinités. Et j’avoue que des affinités, il y en a eu plus d’une.

Au cours d’un de ces rendez-vous, j’ai rencontré Asmouille La Fripouille, Asmaa pour les intimes. Et autant moi la technique ça me barbe et ça m’angoisse, autant elle, elle est callée et Pro.

Elle a donc pris le relais pour organiser un meeting Bloggeuses avec tutos wordpress, pluggings et touti quanti. Si je devais résumer en quelques mots le rendez-vous qu’elle nous a concocté, je dirais que c’était top, archi top, super méga top (si ça se dit encore – oui je sais mais en 90, ça se disait) !

Bon, je vais aller un peu plus dans les détails quand même, sinon vous allez rester sur votre faim, et ça c’est pas top du tout.

Asmaa avait réservé une salle au sous-sol de l’Anticafé Beaubourg. C’est le coin branché du quartier, le rêve du « connecté nouvelle génération », un café avec boissons chaudes et froides à volonté, buffet de gourmandises, où tu t’assois (si tu trouves de la place quand même) avec ton ordinateur pour bosser sur tes cours ou refaire le monde à la sauce web, et où tu payes au temps passé. Le concept était déjà top, ça commençait parfaitement bien.

Une fois en bas, tu découvres une table, garnie de mini hot-dogs, sandwichs, macarons, verrines et le must, des cupcakes personnalisés avec le logo de la Fripouille et de Wonder Woman. Alors, là tu t’assois, le cœur tout chamallow devant les kilos d’amour que cette fille a mis dans la préparation de ce rendez-vous, que tu n’aurai loupé pour rien au monde.

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Au programme, comme je te le disais plus haut, des idées pour optimiser son blog, pour lui donner plus de visibilité, du partage aussi, beaucoup de partage sur nos expériences de bloggeuses, celles qui débutent et celles qui ont déjà un peu de bouteille dans ce monde que beaucoup considèrent comme un monde à part, mais qui pour moi fait 100% partie de ma vie de tous les jours. Le virtuel et le réel se conjuguent, sans qu’un prenne le dessus sur l’autre. Peut-être que pour une fois, j’ai trouvé un certain équilibre. Enfin assez parlé de moi !

Au final, cette rencontre aura vraiment été un coup de cœur, qui vient confirmer les précédents. J’ai aussi eu la chance de revoir certaines bloggeuses que j’apprécie, Asmaa bien entendu, mais aussi Sophie et Islandia.

Et j’ai découvert d’autres univers, d’autres personnes qui m’ont donné des conseils, ont partagé leur parcours, leur passion, le DIY avec Sonia, le fait main avec Mémé Marino, la culture urbaine avec Yasmina et Violinne et l’envie d’Oriane de se lancer dans un blog en solo.

Ce fut un rendez-vous riche, qui m’a donné des ailes et envie de faire beaucoup de choses, d’oser enfin sortir de ma zone de confort, de m’ouvrir davantage au monde, de tenter ces paris fous, trop longtemps laissés à l’abandon, dans une malle.

Merci à toutes d’avoir répondu présentes. Merci pour votre enthousiasme, votre générosité, merci pour ce rendez-vous vivifiant. L’union fait la force. Et Merci à Asmaa pour nous avoir offert cet oasis de douceur à la fin d’un mois de Janvier qui nous a pour le moins déstabilisés.

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Tués pour leurs idées – Jusqu’où la folie des hommes peut-elle aller?

Il aurait pu s’agir d’une journée comme les autres, avec ses hauts, ses bas, ses rires et ses angoisses. Une journée comme beaucoup d’autres où le soleil reste caché, une journée froide et grise. Il aurait pu s’agir d’une journée banale de travail, d’une journée peuplée de vannes en tous genres, un peu trop lourdes à mon goût.

Et puis au milieu de cette journée, les journaux ont sorti des Unes dramatiques. L’attaque d’un journal connu. Douze morts. Le temps s’arrête en France. Le temps se suspend à Paris. Chez « Charlie Hebdo », le temps est au deuil.

Quoi de pire que de savoir qu’une des libertés fondamentales vient d’être mise à mal par des hommes sans foi ni loi.

C’est l’horreur qui l’emporte. Pourquoi a-t-on tué ces hommes et ces femmes ? Pour des idées qui ne plaisaient pas à d’autres. Voilà à quoi nous sommes réduits, à ne plus avoir d’idées, à ne plus les laisser s’exprimer, à ne plus les exposer au grand jour, sous peine d’être tués en plein jour.

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Avec un plan Vigipirate renforcé, Paris se prépare à faire face, meurtrie et pour toujours certaine que la France peut venir à bout du terrorisme qui gangrène la société.

Au milieu de tout ça, il faut garder l’espoir vivant dans notre cœur. Il faut que tous, main dans la main, nous continuions à nous battre pour que ces horreurs cessent, que nos démocraties résistent au pire.

Et nos prières s’envolent vers les familles des victimes innocentes d’une barbarie sans nom.

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Un mois sans prendre le métro

Un mois sans rames surchargées, sans sensation d’étouffement

Un mois sans murs gris, sans escaliers tapissés de vomi

Un mois sans rats courant entre les sièges des stations

Un mois sans odeurs de rance, sans parfum écoeurant

Un mois sans visages fatigués, sans yeux cernés

Un mois sans mendiants, sans accordéons chancelants

Un mois sans mains tendues et regards froids

Un mois sans anonymat meurtrier

Un mois sans longs couloirs, sans sous-sols rebutants

Un mois sans annonce d’un quelconque incident technique ou accident de voyageur

Cela fait un mois que je n’ai pas pris le métro. Je peux me le permettre. J’ai récemment opté pour 15 minutes de marche à pied le matin comme le soir.

Toutefois, ce matin, j’ai fait une entorse au contrat.

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Image Personnelle

J’ai apprécié de retrouver les quais, de regarder les gens autour de moi, la façon dont ils appréhendaient, chacun à leur manière, cette intrusion momentanée, dans les souterrains de Paris.

J’ai beaucoup moins apprécié les yeux des uns rivés sur ces écrans miniatures, les regards des autres, trop hostiles à mon goût, le manque d’humanité de certains, comme si le noir du dessous déteignait sur les âmes.

J’ai encore moins aimé les crises de foie des uns étalées sur le bitume, mais rit des mines dégoûtées des passants se retrouvant nez à nez avec cette malchance matinale.

Ce soir, je reprendrai mes bonnes habitudes, délaissées le temps de pouvoir vous livrer ces quelques lignes.

Bonne journée !

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La folie du métro

Depuis pas mal de temps déjà, je me dis qu’il faudrait que je me penche sur ce sujet (l’heure est grave).

Tous les soirs, en sortant du métro, je me demande bien pourquoi les gens sont si pressés, si pressés qu’ils ne peuvent pas attendre que tu descendes, ni attendre le prochain métro, qui passe dans moins de 2 minutes (c’est affiché en plus) et préfèrent largement s’engouffrer dans la rame bondée, quitte même à te bloquer le passage.

Je pense en effet qu’ils ont hâte de rentrer chez eux, après une énième journée de travail, qui ne leur procure aucun plaisir, puisque dès qu’ils reviennent de vacances, ils pensent déjà aux prochaines (sympa la vie !)

Sauf que moi aussi j’ai envie de rentrer chez moi et non pas de rater mon arrêt. Parce que, si eux, attendre 2 minutes supplémentaires, ça les gonfle copieusement, et bien moi, me coltiner un arrêt supplémentaire, ça ne me plait pas du tout (du tout). Parce que dans ce cas, il va ensuite falloir que je reprenne le métro dans l’autre sens (si toutefois j’ai de la chance de pouvoir descendre à l’arrêt suivant) et que je rattrape ma correspondance à mon arrêt d’origine.

Pour les trains, les RER et les bus, je comprends parfaitement cette course contre la montre. Bien souvent, le prochain est loin d’être dans deux minutes. Si tu as de la chance, tu attendras quoi 10 minutes. Sinon, tu es bien parti pour t’asseoir avec un bon bouquin (de préférence, histoire d’oublier ta mésaventure) pendant une bonne demi-heure.

Alors que les métros, ils sont à tout-touche. Ils se suivent de près. T’en rates un, t’as même pas le temps de longer le quai, que tu en as un autre qui se pointe.

Ca vaut vraiment pas le coup de dévaler quatre à quatre les escaliers (au risque de t’étaler et te tordre la cheville), ni de forcer le passage pour te retrouver à 2 millimètres des aisselles ruisselantes de ton compagnon de voyage.

La conclusion, c’est que nous ne sommes plus capables d’attendre deux minutes un métro, mais que nous sommes encore tout à faits capables de passer notre trajet à jouer à Candy Crush (si comme moi, tu n’y as jamais joué et que ce terme est de l’hébreu pour toi, prends quand même le temps d’en savoir un peu plus, tu te coucheras toujours moins bête ce soir !)

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Dans les couloirs du RER

Je prends rarement le RER, je le trouve sale, poisseux et glauque. Mais ce matin, les mains rentrées dans les poches, j’ai engouffré mon corps dans les tréfonds de la vie souterraine, après avoir vu mon bus filer sous mes yeux.

Et j’ai eu un choc. J’ai regardé autour de moi. J’ai posé mon pied étranger sur la longue courbe noire de la station et je me suis sentie bien. Autour de moi, les murs se dressaient, colorés, vivants. Ici, on voyait des poissons volants et là, des formes géométriques, tandis que plus loin des graffitis se disputaient l’espace.

La cloche des vacances semblait avoir entraîné les parisiens loin de la cité glorieuse. Nous étions peu nombreux sur la plate forme. J’entendais clairement le « clic clac » des talons des femmes frappant le sol. J’aime ces longs couloirs déserts, cette neutralité presque surnaturelle. Ces espaces sombres ont une âme. On ne s’y sent jamais vraiment seuls.

Dans quelques jours, Paris se pressera de part et d’autre des portes de ce même RER. La station sera engloutie sous une marée humaine et j’apprécierais beaucoup moins de rejoindre ces sous-sols obscurs.

Toutes les bonnes choses ont une fin…

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Source Image – Pinterest

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J’aime Montmartre

J’aime Montmartre.

C’est un coin tranquille (pas toujours) sur les hauteurs de Paris, où il fait bon flâner. Ici et là, se croisent touristes, artistes et amoureux du site.

J’aime Montmartre.

Sa vue. Ses petites rues qui semblent toutes raconter une histoire. Ses escaliers à couper le souffle, mais qui ont un charme particulier. Je les ai empruntés et à chaque arrêt, j’ai pu saisir quelques instants de vie, quelques perles d’art.

J’aime Montmartre.

J’aime prendre une rue puis une autre, sans savoir ou je vais. J’aime m’aventurer dans des endroits désertés par les touristes, arriver par des chemins détournés sur une place, m’asseoir et regarder le monde vivre autour de moi. Quelques fois une douce musique accompagne ma rêverie. D’autres fois ce sont les rires des enfants qui me surprennent entre deux songes.

J’aime Montmartre.

Je repense au Montmartre des années 20, au Montmartre qui danse, au Montmartre qui aime et qui sourit, au Montmartre qui accueille les jeunes talents et s’enivre des baisers fous des amants qui roucoulent sous ses porches.

J’aime Montmartre.

Pour sa diversité. Pour sa culture. Pour son histoire. Pour ses monuments intemporels. Pour sa richesse. Pour sa sagesse.

J’aime Montmartre.

Et je vais y faire un tour quand l’envie me prend. Pour le plaisir des yeux et du cœur!