Je quitte Paris!

Crédit Pixabay

Ne jamais dire jamais. Et oui, je sais…

Quand je suis revenue vivre à Paris, j’étais certaine qu’entre elle et moi ce serait à la vie à la mort. Oui, rien que ça. Un pacte.

Il faut dire qu’entre elle et moi, c’est une drôle d’histoire. Petite, quand j’allais la voir – mes grands-parents y vivaient – je la trouvais insoutenable. Trop grand, trop de monde, trop de bruit. Et ces couloirs de métro interminables. Et ces odeurs, ce chaos…Je lui préférais le calme du bord de mer. Et puis, une fois mes études terminées, il a fallut se rendre à l’évidence. Tout se concentrait à Paris. Alors comme de nombreux provinciaux, j’ai pris ma valise et je suis partie, certaine de ne pas y faire de vieux os.

Paris m’a prise au dépourvu, elle m’a séduite. Deux mois plus tard, je ne me voyais pas retourner en Province. J’étais amoureuse. De sa vie, de ses jardins, de ses boutiques, de ses quartiers, du mien en particulier, de sa population cosmopolite, de son ouverture sur le monde. De ses cinémas et ses salles de théâtre, de ses restaurants et de ses brasseries, de ses cafés et des heures que je passais à écrire en regardant la ville vibrer. J’aimais les gens et les couloirs du métro. J’aimais ma balader avec mon crayon, un carnet et mon appareil photo. J’aimais découvrir.

Voilà près de 6 ans que je suis Parisienne. Le 16e n’a pas été un vrai choix. Je me suis trouvée parachutée là par relation – à l’époque un logement était une urgence pour loulou et moi, au milieu du chaos du divorce.

Dans quelques mois, la propriétaire va reprendre son appartement et nous, nous allons migrer. En banlieue. Ça aussi j’avais dit jamais. Je devrais évincer ce mot de mon vocabulaire. Je sais que pour beaucoup ça ne représente pas grand chose mais pour moi, c’est tout un programme d’acceptation! Mais comme je suis plutôt du genre “verre à moitié plein”, j’y vois un nouveau départ, qui correspond à mon / notre évolution. Où que l’on soit, je sais que nous y serons heureux!

Et vous, vous êtes aussi adeptes du “jamais” ou plutôt ouverts aux opportunités qui se présentent?

 

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Les Etats d’Esprit du Vendredi 08.03.2019

Copyright Marie Kléber

Vendredi déjà et la fin des vacances, l’heure en tous cas des états d’esprit, initiative de The Posman et Zenopia . On copie le formulaire, on le remplit, on glisse un petit mot doux sur leurs blogs respectifs avec le lien de notre article et c’est parti :

Début [15h02]

Photo: les jardins du Palais Royal
Fatigue : une ou deux nuits très courtes, rien de bien méchant
Humeur : excellente
Estomac: pizza, salade, salade de fruits, tisane
Esprit: heureux
Cond. phys. : yoga – footing en duo
Boulot/projet : un peu plus de boulot mais une ambiance un peu plus détestable…j’écris, je lis et je prends mon mal en patience.
Culture: Harry Potter Tome 7 (près de 300 pages en une soirée, si ça, ce n’est pas de la passion…) et Grâce à Dieu au ciné (ce film m’a complètement bouleversée)
Penser à : mes résolutions pour le carême

Avis perso (1): quand on a vécu des relations amoureuses chaotiques (et toxiques), on ne sait pas combien c’est agréable de faire un footing à deux et on stress pour rien…
Avis perso (2): je me demande si l’écriture inclusive et la féminisation des noms de métiers va vraiment faire avancer les choses.

Message perso: (1) je ne suis pas aveugle, je choisis juste de voir tes forces (2) j’ai passé un super moment et ça m’a fait plaisir de te revoir aussi (3) merci pour toutes tes idées!  (4) merci pour votre enthousiasme et soutient pour la relecture de mes textes, ça me touche vraiment beaucoup!
Loulou: a adoré ses vacances, aurait bien aimé que ça continue un peu, a fait du poney, vu ses copains, aimé mes cartes postales
Amitiés : aux anges que j’ai rejoint le club des fans de HP!
Love : magique, sensuel, drôle, craquant
Sorties : j’en ai bien profité pendant 15 jours, on va ralentir le rythme cette semaine
Essentiel: s’aimer, se le dire, savourer la vie, faire l’amour aussi!
Courses: une trousse pour loulou, de la peinture
Envie de: écrire plein d’articles sur le coaching, le féminisme, mes coups de cœur du moment, partager des interviews de personnes inspirantes, peindre…
Zic: Ama Gents

Fin [15h39]

Bon et beau weekend à tous! Profitez bien. Et bonne reprise à celles et ceux qui étaient en vacances!

Les États d’Esprit du Vendredi 04.01.2018

Et nous voilà avec le premier état d’esprit de 2019, initiative de The Posman et Zenopia . On copie le formulaire, on le remplit, on glisse un petit mot doux sur leurs blogs respectifs avec le lien de notre article et c’est parti :

Début [22h31]

Fatigue : encore quelques rêves loufoques ou déjantés

Humeur : très bonne
Estomac: riz et tisane
Esprit: heureux
Cond. phys. : un footing

Boulot/projet : navrant…heureusement il y a le coaching!
Culture: Harry Potter Tome 2 terminé ce soir…il ne reste plus qu’à commander le tome 3!

Penser à : lâcher prise

Avis perso (1): dire bonjour, être poli, c’est le minimum syndical!
Avis perso (2): à quoi ça sert les formations pour apprendre à gérer son stress quand dès qu’il se pointe on se met à envoyer chier tout le monde??
Message perso: (1) tes bras sont l’endroit dans lequel je me sens invincible… (2) merci pour vos cartes les filles (3) ça fait du bien de se parler au téléphone!

Loulou: joue au Monopoly, a profité de ses vacances, rentre demain

Amitiés : téléphone et cartes
Love : romantique, attentif, passionné, présent
Sorties : courses, loisirs créatifs
Essentiel: prendre rendez-vous chez le coiffeur!
Courses: nourriture, livres
Envie de: chercher, essayer des choses, me faire une idée de ce qui pourrait me plaire professionnellement parlant
Photo: Les rues de  Paris

Zic: Amy MacDonald

Fin [22h49]

Bon et beau weekend à vous! Bonne dégustation aussi!

Et si…

Et si…

On se baladait dans Paris. Juste comme ça, pour le plaisir. Le plaisir de vagabonder, de découvrir, de partager.

Et si…

On ouvrait les yeux sur tous ceux qui composent la ville, décomposent le temps d’un instant où sur pause on se concentre sur la vérité des choses.

On regardait la vie battre.

On s’arrêtait pour contempler ce qui se joue autour de nous, l’écho en nous.

Et si…

On prenait le temps. De poser nos yeux sur l’inconnu. De contempler ce qui s’offre à nous.

On s’asseyait là, au milieu de la foule, entre les cris de joie des enfants et le silence apaisant des vieillards et qu’on se saoulait de bonheur.

Et si…

On comprenait qu’il n’y à rien à faire.

Sinon à être.

Il neige sur Paris

1919-neige-paris.jpg

La neige tombe depuis ce matin recouvrant la ville de blanc. La dernière neige de mes souvenirs est chargée d’incertitudes et d’angoisse.

Dans le bus qui m’emmène vers toi la panique me gagne. Les voitures bloquées. Le traffic immobilisé. Tout s’imprime. La peur prend le-dessus.

Puis au milieu de ce chaos il y a ton sourire, la chaleur de ta présence, ton calme “phénoménal”.

Les souvenirs ne sont maintenant plus que de minuscules points au loin. La douceur s’est installée.

La neige sera désormais associée à ces quelques heures passées avec toi, à la beauté de ces instants hors du temps.

 

Les États d’Esprit du Vendredi 03.11.2017

Déjà Novembre! Et déjà la fin de la journée. Il est donc temps de rejoindre les États d’Esprit, initiative de Zenopia & The Postman. On copie le formulaire, on le remplit, on glisse un petit mot doux sur leurs blogs respectifs avec le lien de notre article et c’est parti:

Début [20:01]

Fatigue : qu’est-ce que c’est que cette chose là?
Humeur : beau fixe
Estomac : thé et cake
Cond. phys. : vélo, yoga
Esprit : en paix
Boulot : j’ai été remerciée pour mon engagement et mon travail (presque 6 semaines avec 2 patrons à gérer!) – Tout arrive!
Culture : Code 93 (Olivier Norek) & Aux fruits de la passion (suite de la série Malaussène)

Penser à : classer mes photos
Avis perso : c’est beau l’amour
Loulou : reçoit de jolies cartes, fait du jardinage, prépare son retour
Msg perso: merci pour tous vos adorables messages pour mon anniversaire.
Amitiés : fêtent leur anniversaire, posent plein de questions, sont heureuses pour moi, viennent bientôt sur Paris
Love : est une belle personne
Sorties : dimanche en famille pour l’anniversaire de mon neveu, mardi au Grand Palais
Essentiel : parler de ses peurs pour les dépasser
Courses : des flocons d’avoine, du poisson, des légumes
Envie de : commencer un nouveau roman

Photo: dans les couloirs du métro

Zic’: For you. With Love!

Fin [20:30]

Et maintenant place au weekend!

Dans le Paris des années 20

Elle porte des souliers vernis, sur un collant ocre, à talons fins. Elle monte les marches du métro avec sa vilaine valise à roulette. Elle traîne sa peine dans les rues de Paris, telle une égérie des années 20. On dirait qu’elle s’est perdue dans la course folle du temps. Elle s’est trompée de saison. Elle regarde autour d’elle, mi- émerveillée, mi- apeurée. Elle ne sait pas où elle se trouve, ni où elle va.

Elle semble attendre quelqu’un. Je la regarde de loin. J’étudie ses gestes et la souplesse de sa jupe, une jupe marron aux reflets bruns. J’aime la forme mais la couleur me déplait, trop sombre à mon goût. J’admire la facilité avec laquelle elle attend sans broncher, le regard perdu dans le vide, la main sur son sac, les jambes droites. Elle jette un coup d’œil à sa montre. Je souris. L’étranger qu’elle attend n’est toujours pas là. Elle fixe maintenant un point au loin.

La nuit tombe et le froid s’engouffre sous son manteau. Elle referme les pans sur ses doutes. Je voudrai la saisir par le bras et l’emmener loin de cette place qui se vide, l’entraîner dans une course folle vers les rues animées de Montmartre, coin de Paris dans lequel elle se plairait bien.

Dans quelques instants il me faudra partir, m’engouffrer dans le bus et la laisser derrière moi, ombre surnaturelle dans un univers en papier glacé. Le ciel se teinte de nuages sombres. Je ne voudrai pas que la pluie la surprenne. Si j’avais été peintre, j’aurai dessiné cette belle étrangère aux joues creuses et au regard d’ange, avant de m’éclipser sur la pointe des pieds. Mais je n’ai que mes yeux pour retenir son image de beauté éphémère.

Elle regarde à nouveau sa montre.

Clap.

Son visage change d’expression, elle retire ses talons. Elle se déleste de son sac en cuir, qu’elle pose avec nonchalance sur le bitume mouillé. Elle allume une cigarette.

Clap.

La scène est terminée. Chacun rentre chez soi. Le nez collé à la fenêtre du bus, je cherche désespérément des yeux l’image de la femme admirée quelques minutes auparavant. Elle n’est plus. Les années 20 appartiennent bel et bien au passé.

Uniforme

Je n’aurai jamais pensé qu’un jour, je t’emmènerais à l’école, avec deux, trois – quatre parfois – militaires en faction devant, mitraillette en mains. Cela indispose certains. Ca me rassure. Un peu. Pas toujours. Car ils ne sont pas toujours là. Je me demande alors pourquoi ce jour et pas un autre. Je me pose des questions. Je ne t’en dis rien. Nous leur disons bonjour. Ils sourient en retour. Tout va bien.

Rose

Elle s’appelle Rose et m’accompagne depuis quelques jours déjà. Je vis au rythme de Paris qui change, des immeubles détruits, des boulevards connus qui ont pris la place de petites rues habitées qui vibraient de vie, de la peine qui chavire les cœurs, les jours, les nuits. Je vis au rythme de Rose qui attend, au fil de ses lettres à Armand, pour nous dévoiler le secret qui la tient prisonnière d’un passé qu’elle se refuse à laisser s’échapper.

Ref. roman de Tatiana de Rosnay – Rose