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Les États d’Esprit du Vendredi 25.10.2019

@Marie Kléber

Je reviens avec mes états d’esprit pour ce dernier vendredi du mois – déjà! Avec une pensée encore et toujours pour les fondateurs de ce moment privilégié de la semaine.

Début [20h51]

Photo: souvenir d’été…

Fatigue : pas du tout, des nuits de 8h forcément!
Humeur : très bonne
Estomac: pizza, thé, cake au chocolat, raisin
Esprit: serein et focus
Cond. phys. : kiné, abdos, yoga
Projet/boulot: premier module de ma formation: done. Préparation du Nanowrite et lecture finale d’un manuscrit en cours
Culture: sur le chemin de Compostelle de Paulo Coelho – Ocean Rose de Maude Perrier – du merveilleux dans l’ordinaire de Sophie Selliez – En attendant Bojangles de Olivier Bourdeaut (pas vraiment séduite)

Penser à: prendre du temps pour moi
Avis perso (1): c’est bien de se rendre compte qu’on ne sait pas garder les bons éléments, encore mieux de trouver des solutions pour les garder!
Avis perso (2): tout le monde a l’air déprimé en ce moment, c’est bizarre, non, d’habitude c’est novembre qui fait cet effet là…
Avis perso (3): les blessures des autres ne m’appartiennent pas

Message perso (1): crois en toi tu as du talent! (2) c’est pas long une semaine mais c’est bien quand tu reviens (3) je mets toujours trois plombes à répondre à mes messages d’ailleurs mes amis me charrient beaucoup là-dessus (4) j’ai envie / besoin de te retrouver (5) écrire de l’érotisme m’a quelque peu laissé un goût amer, je reprendrai peut-être la plume, il ne faut jamais s’avouer vaincu

Loulou: est en vacances, fait du poney, est charmeur parait il, va à la plage et va faire du savon aussi
Amitiés : cartes, mails
Love : là, loin, occupé, présent
Sorties : zumba, yoga, déjeuner chez mémé, hammam, en amoureux
Essentiel: avoir des idées, écrire, et écrire encore
Courses: pour la déco de l’appartement
Envie de: temps avec lui, sans regarder la montre, les heures qui tournent, le moment où il faudra le laisser partir…
Zic: je n’ai pas écouté de musique de la semaine mais bon j’ai cherché dans mes archives…

Fin [21h25]

Très bon weekend à tous! Profitez de la vie, elle ne repasse pas!

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Loin de mes idées reçues sur la banlieue (parisienne)…

Copyright Projet “enlargeyourparis”

Il m’avait dit « tu verras, ce sera un endroit qui te ressemblera davantage ».

J’étais bien loin d’en être certaine. Quitter Paris. Pas un crève-cœur non plus, mais quand même. La banlieue je connaissais un peu, pour y avoir vécu quelques temps. Je n’en avais pas gardé un souvenir impérissable non plus (les circonstances n’étaient pas exquises non plus !)

La banlieue, j’avais des idées reçues dessus. Comme les gens en avaient quand je disais que j’habitais dans le 16e. Très « posh » comme quartier. Limite on me regardait comme si on n’appartenait pas du tout au même monde. Et tous se plantaient en beauté. A quelques exceptions près. Alors la banlieue ce serait peut-être pareil.

Il fallait passer le cap…

Ici, les rues sont propres, les conducteurs s’arrêtent aux passages piétons, les commerces sont véritablement de proximité. Ici, on va à pied faire le marché, il y a des maisons et la nature, de jolies fleurs et des petites rues, des passages comme on en voit au bord de mer. Ici, on n’est pas si loin que ça de Paris. On a juste à sauter dans un train. Ici, on lance un bonjour au boulanger en passant le matin et le soir et dès 6h une bonne odeur de croissant chaud vient nous réveiller. Ici, je peux laisser loulou descendre les poubelles comme un grand.

Alors c’est vrai je m’y sens bien. Je ne regrette pas Paris – ni mes voisines! C’est apaisant comme endroit. Quand je rentre le soir, je respire. Et puis c’est calme aussi. Tout en étant vivant. Je peux regarder de ma fenêtre la vie en bas et rien que ça c’est inspirant !

J’avais une image un peu triste de la banlieue: du béton et rien autour. La vie loin de la vie. Comme quoi il faut toujours rester ouvert aux opportunités qui se présentent et ne pas se faire des films à partir de données erronées…

Et vous, des idées reçues? Des idées qui ont changé ?

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Je quitte Paris!

Crédit Pixabay

Ne jamais dire jamais. Et oui, je sais…

Quand je suis revenue vivre à Paris, j’étais certaine qu’entre elle et moi ce serait à la vie à la mort. Oui, rien que ça. Un pacte.

Il faut dire qu’entre elle et moi, c’est une drôle d’histoire. Petite, quand j’allais la voir – mes grands-parents y vivaient – je la trouvais insoutenable. Trop grand, trop de monde, trop de bruit. Et ces couloirs de métro interminables. Et ces odeurs, ce chaos…Je lui préférais le calme du bord de mer. Et puis, une fois mes études terminées, il a fallut se rendre à l’évidence. Tout se concentrait à Paris. Alors comme de nombreux provinciaux, j’ai pris ma valise et je suis partie, certaine de ne pas y faire de vieux os.

Paris m’a prise au dépourvu, elle m’a séduite. Deux mois plus tard, je ne me voyais pas retourner en Province. J’étais amoureuse. De sa vie, de ses jardins, de ses boutiques, de ses quartiers, du mien en particulier, de sa population cosmopolite, de son ouverture sur le monde. De ses cinémas et ses salles de théâtre, de ses restaurants et de ses brasseries, de ses cafés et des heures que je passais à écrire en regardant la ville vibrer. J’aimais les gens et les couloirs du métro. J’aimais ma balader avec mon crayon, un carnet et mon appareil photo. J’aimais découvrir.

Voilà près de 6 ans que je suis Parisienne. Le 16e n’a pas été un vrai choix. Je me suis trouvée parachutée là par relation – à l’époque un logement était une urgence pour loulou et moi, au milieu du chaos du divorce.

Dans quelques mois, la propriétaire va reprendre son appartement et nous, nous allons migrer. En banlieue. Ça aussi j’avais dit jamais. Je devrais évincer ce mot de mon vocabulaire. Je sais que pour beaucoup ça ne représente pas grand chose mais pour moi, c’est tout un programme d’acceptation! Mais comme je suis plutôt du genre “verre à moitié plein”, j’y vois un nouveau départ, qui correspond à mon / notre évolution. Où que l’on soit, je sais que nous y serons heureux!

Et vous, vous êtes aussi adeptes du “jamais” ou plutôt ouverts aux opportunités qui se présentent?

 

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Les Etats d’Esprit du Vendredi 08.03.2019

Copyright Marie Kléber

Vendredi déjà et la fin des vacances, l’heure en tous cas des états d’esprit, initiative de The Posman et Zenopia . On copie le formulaire, on le remplit, on glisse un petit mot doux sur leurs blogs respectifs avec le lien de notre article et c’est parti :

Début [15h02]

Photo: les jardins du Palais Royal
Fatigue : une ou deux nuits très courtes, rien de bien méchant
Humeur : excellente
Estomac: pizza, salade, salade de fruits, tisane
Esprit: heureux
Cond. phys. : yoga – footing en duo
Boulot/projet : un peu plus de boulot mais une ambiance un peu plus détestable…j’écris, je lis et je prends mon mal en patience.
Culture: Harry Potter Tome 7 (près de 300 pages en une soirée, si ça, ce n’est pas de la passion…) et Grâce à Dieu au ciné (ce film m’a complètement bouleversée)
Penser à : mes résolutions pour le carême

Avis perso (1): quand on a vécu des relations amoureuses chaotiques (et toxiques), on ne sait pas combien c’est agréable de faire un footing à deux et on stress pour rien…
Avis perso (2): je me demande si l’écriture inclusive et la féminisation des noms de métiers va vraiment faire avancer les choses.

Message perso: (1) je ne suis pas aveugle, je choisis juste de voir tes forces (2) j’ai passé un super moment et ça m’a fait plaisir de te revoir aussi (3) merci pour toutes tes idées!  (4) merci pour votre enthousiasme et soutient pour la relecture de mes textes, ça me touche vraiment beaucoup!
Loulou: a adoré ses vacances, aurait bien aimé que ça continue un peu, a fait du poney, vu ses copains, aimé mes cartes postales
Amitiés : aux anges que j’ai rejoint le club des fans de HP!
Love : magique, sensuel, drôle, craquant
Sorties : j’en ai bien profité pendant 15 jours, on va ralentir le rythme cette semaine
Essentiel: s’aimer, se le dire, savourer la vie, faire l’amour aussi!
Courses: une trousse pour loulou, de la peinture
Envie de: écrire plein d’articles sur le coaching, le féminisme, mes coups de cœur du moment, partager des interviews de personnes inspirantes, peindre…
Zic: Ama Gents

Fin [15h39]

Bon et beau weekend à tous! Profitez bien. Et bonne reprise à celles et ceux qui étaient en vacances!

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Les États d’Esprit du Vendredi 04.01.2018

Et nous voilà avec le premier état d’esprit de 2019, initiative de The Posman et Zenopia . On copie le formulaire, on le remplit, on glisse un petit mot doux sur leurs blogs respectifs avec le lien de notre article et c’est parti :

Début [22h31]

Fatigue : encore quelques rêves loufoques ou déjantés

Humeur : très bonne
Estomac: riz et tisane
Esprit: heureux
Cond. phys. : un footing

Boulot/projet : navrant…heureusement il y a le coaching!
Culture: Harry Potter Tome 2 terminé ce soir…il ne reste plus qu’à commander le tome 3!

Penser à : lâcher prise

Avis perso (1): dire bonjour, être poli, c’est le minimum syndical!
Avis perso (2): à quoi ça sert les formations pour apprendre à gérer son stress quand dès qu’il se pointe on se met à envoyer chier tout le monde??
Message perso: (1) tes bras sont l’endroit dans lequel je me sens invincible… (2) merci pour vos cartes les filles (3) ça fait du bien de se parler au téléphone!

Loulou: joue au Monopoly, a profité de ses vacances, rentre demain

Amitiés : téléphone et cartes
Love : romantique, attentif, passionné, présent
Sorties : courses, loisirs créatifs
Essentiel: prendre rendez-vous chez le coiffeur!
Courses: nourriture, livres
Envie de: chercher, essayer des choses, me faire une idée de ce qui pourrait me plaire professionnellement parlant
Photo: Les rues de  Paris

Zic: Amy MacDonald

Fin [22h49]

Bon et beau weekend à vous! Bonne dégustation aussi!

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Et si…

Et si…

On se baladait dans Paris. Juste comme ça, pour le plaisir. Le plaisir de vagabonder, de découvrir, de partager.

Et si…

On ouvrait les yeux sur tous ceux qui composent la ville, décomposent le temps d’un instant où sur pause on se concentre sur la vérité des choses.

On regardait la vie battre.

On s’arrêtait pour contempler ce qui se joue autour de nous, l’écho en nous.

Et si…

On prenait le temps. De poser nos yeux sur l’inconnu. De contempler ce qui s’offre à nous.

On s’asseyait là, au milieu de la foule, entre les cris de joie des enfants et le silence apaisant des vieillards et qu’on se saoulait de bonheur.

Et si…

On comprenait qu’il n’y à rien à faire.

Sinon à être.

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Il neige sur Paris

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La neige tombe depuis ce matin recouvrant la ville de blanc. La dernière neige de mes souvenirs est chargée d’incertitudes et d’angoisse.

Dans le bus qui m’emmène vers toi la panique me gagne. Les voitures bloquées. Le traffic immobilisé. Tout s’imprime. La peur prend le-dessus.

Puis au milieu de ce chaos il y a ton sourire, la chaleur de ta présence, ton calme “phénoménal”.

Les souvenirs ne sont maintenant plus que de minuscules points au loin. La douceur s’est installée.

La neige sera désormais associée à ces quelques heures passées avec toi, à la beauté de ces instants hors du temps.

 

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Les États d’Esprit du Vendredi 03.11.2017

Déjà Novembre! Et déjà la fin de la journée. Il est donc temps de rejoindre les États d’Esprit, initiative de Zenopia & The Postman. On copie le formulaire, on le remplit, on glisse un petit mot doux sur leurs blogs respectifs avec le lien de notre article et c’est parti:

Début [20:01]

Fatigue : qu’est-ce que c’est que cette chose là?
Humeur : beau fixe
Estomac : thé et cake
Cond. phys. : vélo, yoga
Esprit : en paix
Boulot : j’ai été remerciée pour mon engagement et mon travail (presque 6 semaines avec 2 patrons à gérer!) – Tout arrive!
Culture : Code 93 (Olivier Norek) & Aux fruits de la passion (suite de la série Malaussène)

Penser à : classer mes photos
Avis perso : c’est beau l’amour
Loulou : reçoit de jolies cartes, fait du jardinage, prépare son retour
Msg perso: merci pour tous vos adorables messages pour mon anniversaire.
Amitiés : fêtent leur anniversaire, posent plein de questions, sont heureuses pour moi, viennent bientôt sur Paris
Love : est une belle personne
Sorties : dimanche en famille pour l’anniversaire de mon neveu, mardi au Grand Palais
Essentiel : parler de ses peurs pour les dépasser
Courses : des flocons d’avoine, du poisson, des légumes
Envie de : commencer un nouveau roman

Photo: dans les couloirs du métro

Zic’: For you. With Love!

Fin [20:30]

Et maintenant place au weekend!

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Dans le Paris des années 20

Elle porte des souliers vernis, sur un collant ocre, à talons fins. Elle monte les marches du métro avec sa vilaine valise à roulette. Elle traîne sa peine dans les rues de Paris, telle une égérie des années 20. On dirait qu’elle s’est perdue dans la course folle du temps. Elle s’est trompée de saison. Elle regarde autour d’elle, mi- émerveillée, mi- apeurée. Elle ne sait pas où elle se trouve, ni où elle va.

Elle semble attendre quelqu’un. Je la regarde de loin. J’étudie ses gestes et la souplesse de sa jupe, une jupe marron aux reflets bruns. J’aime la forme mais la couleur me déplait, trop sombre à mon goût. J’admire la facilité avec laquelle elle attend sans broncher, le regard perdu dans le vide, la main sur son sac, les jambes droites. Elle jette un coup d’œil à sa montre. Je souris. L’étranger qu’elle attend n’est toujours pas là. Elle fixe maintenant un point au loin.

La nuit tombe et le froid s’engouffre sous son manteau. Elle referme les pans sur ses doutes. Je voudrai la saisir par le bras et l’emmener loin de cette place qui se vide, l’entraîner dans une course folle vers les rues animées de Montmartre, coin de Paris dans lequel elle se plairait bien.

Dans quelques instants il me faudra partir, m’engouffrer dans le bus et la laisser derrière moi, ombre surnaturelle dans un univers en papier glacé. Le ciel se teinte de nuages sombres. Je ne voudrai pas que la pluie la surprenne. Si j’avais été peintre, j’aurai dessiné cette belle étrangère aux joues creuses et au regard d’ange, avant de m’éclipser sur la pointe des pieds. Mais je n’ai que mes yeux pour retenir son image de beauté éphémère.

Elle regarde à nouveau sa montre.

Clap.

Son visage change d’expression, elle retire ses talons. Elle se déleste de son sac en cuir, qu’elle pose avec nonchalance sur le bitume mouillé. Elle allume une cigarette.

Clap.

La scène est terminée. Chacun rentre chez soi. Le nez collé à la fenêtre du bus, je cherche désespérément des yeux l’image de la femme admirée quelques minutes auparavant. Elle n’est plus. Les années 20 appartiennent bel et bien au passé.

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Le Blues de la Parisienne

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Je vous ai déjà dit que j’aimais Paris. Je n’ai pas toujours aimé Paris. Je n’aimais pas quand je n’y vivais pas. Paris me faisait peur – trop peuplé – trop grand. Depuis que j’y vis, j’aime. J’aime Paris qui vibre, Paris qui bouge, Paris qui aime. Paris est belle et audacieuse. Paris m’inspire, Paris respire. Paris me donne des ailes. Paris me guide et m’offre de belles découvertes. Paris m’a manqué pendant que je vivais ailleurs. Paris m’a toujours accueilli avec le sourire. Paris m’offre de jolies heures, de belles balades au gré de ses jardins et musées. Même quand Paris a peur, j’aime Paris.

Je ne suis pas une râleuse. Même quand Paris fait la tête, j’arrive à me souvenir de ce qui fait mon bonheur. Pour beaucoup Paris va vite et Paris court. Je n’adhère pas. Je prends Paris comme elle vient, quand je peux. Je ne me laisse pas happer par ses folies passagères. Paris m’envoute et sait me faire rire. Paris semble parfois hors du temps. Et le temps la rattrape, laissant mon cœur un peu plus triste, mes rêves un peu plus fades.

Mais hier dans le métro, serrée comme une sardine dans une boîte trop petite, j’ai eu un peu le blues. J’ai ressenti comme une envie d’être loin de Paris, loin de cette foule compacte qui chaque soir découvre à son grand désespoir, qu’une ligne de métro est bloquée : accident voyageur, colis suspect ou accident d’exploitation. Les mines joyeuses perdent de leur assurance et chacun regarde avec frénésie l’écran de son téléphone ou les panneaux du réseau, pour choisir en quelques secondes top chrono l’itinéraire le plus sûr pour arriver chez soi sans perdre son temps ou son reste de bonne humeur.

J’aime Paris et parfois j’aime aussi le métro. Pas tous les jours. Pas hier soir. Pas quand les trains sont en retard. Pas quand Paris crie, pousse, s’escrime à se frayer un passage, m’intimant l’ordre de ne rien dire, de bloquer ma respiration jusqu’à la prochaine station, croisant les doigts pour que rien ne vienne ralentir la difficile progression des rames vieillissantes. Pas quand un énième colis suspect sème le doute dans nos esprits encore un peu traumatisés, surtout si l’annonce se fait un vendredi soir, non loin d’un quartier endeuillé.

J’aime Paris même la nuit. Mais aujourd’hui je rêve de moins de frénésie, d’un endroit calme pour me ressourcer, d’un coin de paradis près de la mer, dans la maison de mon enfance, un coin tranquille pour reprendre des forces. Avant de retrouver Paris, vivifiante et amoureuse, comme au premier jour !

Crédit Image

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Dans les couloirs du métro…

Prendre le métro. Capturer des instants qui peuvent paraître insignifiants au premier abord. Instants qui racontent une, mille histoires. Instantanés furtifs du temps qui coule, de la vie qui s’emballe ou de celle qui prend son temps.

Au gré d’une promenade dans un charmant coin de Paris, j’ai photographié au gré des arrêts ces moments particuliers. J’ai saisi la vie dans ces souterrains si redoutés par certains. J’ai capté la couleur au creux de la nuit.

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Scènes de rues (& réflexions sur la vie)

Vous le savez déjà, j’aime flâner dans les rues de Paris. Je n’aime pas la foule, mais j’aime le monde, regarder les gens vivre. Alors de temps en temps, je pars à la découverte, mon appareil photo autour du cou. Je respire Paris.

Dimanche, sous le soleil, je suis allée me dégourdir les jambes autour de la Dame de Fer. Je n’aime pas particulièrement photographier les monuments, mais pour la Tour Eiffel, je fais une exception!

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Je peux vous dire que l’automne s’installe doucement, sans faire de bruit. Et que les feuilles se parent de belles couleurs. Ma saison préférée me dit d’être patiente, de lui faire confiance. Tout arrive à qui sait se poser les bonnes questions et travailler sur soi.

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Je vous laisse avec quelques scènes de rue, dont je raffole. Je contemple le monde. Je tente d’imaginer la vie de chacun. Je crée des histoires à partir de rien. Je m’expose ici, si facilement. Mais dans le face à face avec l’inconnu, je perds mes moyens, j’ai peur du jugement. Je me livre de travers et si l’autre devine le chamboulement à l’intérieur de moi, je dérive.

Qui me dit que derrière ces visages, derrière le sourire de ceux que je croise, nous ne partageons pas les mêmes tourments? Ca me rassure de le penser. La vie est remplie de failles, de cicatrices, de chagrins. Et peuplée de beauté, de vérité, de joie, d’amour, de lumière. Je crois qu’être heureux c’est savoir accepter la vie dans son ensemble, accepter de ne pas tout contrôler, accepter sa colère comme sa joie, rire les jours de pluie et pleurer les jours de soleil. Il n’y a pas de règle

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Balade improvisée à Paris

Un dimanche en solo à Paris. Des coins à visiter, j’en ai des listes interminables: musées et expositions à voir, cafés ou restaurants à tester. Pour changer, j’ai voulu faire dans l’original. J’ai ouvert mon plan de métro, puis j’ai fermé les yeux, avant de les ouvrir sur mes doigts posés sur un arrêt: Ménilmontant. Visite hors des sentiers battus. Arrivée sur place, je me suis laissée guider par mon instinct, mes envies.

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J’ai laissé mon regard se poser sur les murs, le nom des rues, mes pieds fouler des routes inconnues. Mon appareil photo en bandoulière, je me suis prise le temps d’un instant pour un reporter. Au rythme de mes pas, j’ai saisis quelques mots, quelques paysages touchants, des fleurs au balcon, des graffitis sur les murs, la vie qui se faufile et dit “je t’aime” à l’improviste.

Je prends alors conscience, en regardant le monde vivre, la nature m’éblouir, de ma passion pour les cœurs qui battent, nos destins qui se croisent, nos bras qui se frôlent, nos histoires qui se mélangent, nos esprits qui s’enflamment, nos yeux qui se cherchent et perdent contact, nos différences qui bousculent le rythme de la planète, nos pieds qui foulent le même sol, tantôt mouillé, tantôt brûlant de ce début d’été.

Je reprends le métro pour tester un café recommandé. Arrivée sur place, je le trouve trop peuplé à mon goût. J’ai envie de calme. Le quartier près du Canal St Martin est loin de l’être. Et puis je connais cet endroit, très bien même. Il me faut de l’inattendu, du suspens, des surprises. Je laisse la ligne 5 me conduire à Oberkampf. A la sortie, sur la gauche, alors que je m’apprête à prendre une rue, pour une autre destination conseillée, un nom m’attire. Je me laisse tenter par Les Voyages de Laure, un salon de thé / Bouquinerie. Petit endroit fort sympathique. Sur les murs, deux toiles qui évoquent un projet sur lequel on souhaiterait en savoir davantage. Plats maison, accueil charmant, odeur alléchante des mets en cours de préparation.

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Je prends place dans un coin, bien calée sur une banquette, choisit mon menu (quiche, buffet de salade, dessert, le tout maison) avec un thé glacé gingembre et agrumes. Je prends le temps de déguster chaque plat, laissant de côté mon appareil photo, mon cahier sur lequel viendront se répandre les mots plus tard, même mon dernier Delphine de Vigan, que je dévore depuis ce matin!

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Une fois rassasiée, je découvre les photos du matin, note quelques idées dans mon carnet, regarde autour de moi, avant de prendre l’escalier qui mène au coin lecture, au sous-sol. Les livres couvrent des murs entiers. J’en feuillette certains, prends des notes, me réserve quelques citations, avant de prendre congé.

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Sur le chemin du retour, je décide de me poser quelques instants Place de la République, berceau d’une révolution qu’on entend à peine, qui prend son envol, près de la statue victorieuse, coeur qui éponge depuis plus d’un an les larmes de ceux qui cherchent à ses côtés un sens à tous les drames humains qui bousculent notre cher pays de France. Quelques clichés pour vous montrer ce qu’on ne voit pas, ce dont on omet de parler, ces hommes et ces femmes en révolte, qui œuvrent chacun à leur manière pour un nouveau monde.

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J’espère que cette visite de Paris vous aura plu. Je tenterais de faire un billet dédié à cette Place de la République, qui m’a d’ailleurs inspiré un poème, prochainement. En attendant je vous laisse avec ce dessin trouvé sur un mur entre Ménilmontant et Jourdain & vous souhaite une très belle soirée!

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Imbroglio amoureux

Je l’ai croisée à un carrefour. Porte Maillot ou Place de l’Etoile. Un de ses imbroglios parisiens, rond-point incertain dans lequel je me glisse sur la pointe des pieds. Chaque route se croise avant de tracer tout droit, à gauche ou à droite. Au milieu de ce brouhaha, je saisis enfin l’occasion de respirer profondément – prendre le tempo de la foule qui s’agglutine de chaque côté de mon véhicule immobilisé.

Je cherche une musique agréable pour patienter, pianote quelques notes sur le clavier tactile, machine futuriste imaginée par un ingénieur fou, et me retrouve né à né avec un vieux tube du passé. Les images surgissent à la vitesse de l’éclair sans y avoir été invitées. Les images se fichent bien de mes états d’âme, de paumé. Quelques boucles blondes, une cigarette roulée, J’adore de Dior et des baisers mouillés. Notre première escapade en pleine campagne. Au loin l’orage gronde. Nous ne pourrons pas rentrer ce soir. Sa mère va s’inquiéter. La mienne appellera la sienne et notre secret bien gardé durant l’été sera découvert. L’amour ne me porte pas dans son cœur. A la fin de la saison, elle m’a largué pour un autre Robinson.

J’ouvre les yeux. Nous n’avons guère progressé. Je dirais même que les bouchons se sont intensifiés. Je voudrais pouvoir ouvrir la fenêtre, à défaut d’avoir l’air climatisé. Mais ne me sens guère prêt à renifler l’odeur nauséabonde des gaz d’échappement et de l’air pollué. Je reste dans mon habitacle poisseux et tente de dénicher une nouvelle musique pour m’accompagner. L’attente me semblera moins longue. J’attrape le premier CD dans la boite à gants. Les images reviennent chatouiller mes souvenirs. De longs cheveux bruns, lunettes de soleil argentées, un pendentif en forme de cœur tombant sur un charmant décolleté et nos mains qui s’envolent dans l’air frais de la fin du mois de juillet. L’amour me transporte et m’abandonne. Je n’y crois plus.

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J’ouvre les yeux et regarde autour de moi. Marre de voir l’amour me faire la cour et me fuir, sans explication. Le mouvement d’une silhouette me surprend, alors que le flot de voitures stationnées, dociles créatures, assommées par une journée de travail et le soleil qui tape, se disperse lentement. Je me retrouve à la hauteur d’une vieille Peugeot, toutes vitres ouvertes. Cheveux courts auburn, cannette de Coca Cola dans une main, l’autre battant la cadence d’une musique afro-cubaine tendance et sur le siège arrière quelques restes d’un séjour à la mer. Elle me donne envie de sourire au milieu des embouteillages qui s’éternisent. Elle tourne les yeux vers moi. Je tourne les yeux vers elle. Nous sommes là tous les deux, à nous dévorer du regard, sans faire attention aux klaxons qui hurlent derrière nous.

Je l’ai croisée à un carrefour. Porte Maillot ou Place de l’Etoile. Un de ses imbroglios parisiens, vous connaissez l’histoire. Mais pas la fin.

Au milieu de ce brouhaha infernal, faisant fi des yeux noirs braqués sur moi, je suis sorti de ma voiture gris métallisé et à travers la vitre ouverte, je l’ai embrassée. Elle n’a pas dit oui. Elle n’a pas dit non. Elle a souri et m’a retourné mon baiser. Doublement sucré.