Les États d’Esprit du Vendredi 04.01.2018

Et nous voilà avec le premier état d’esprit de 2019, initiative de The Posman et Zenopia . On copie le formulaire, on le remplit, on glisse un petit mot doux sur leurs blogs respectifs avec le lien de notre article et c’est parti :

Début [22h31]

Fatigue : encore quelques rêves loufoques ou déjantés

Humeur : très bonne
Estomac: riz et tisane
Esprit: heureux
Cond. phys. : un footing

Boulot/projet : navrant…heureusement il y a le coaching!
Culture: Harry Potter Tome 2 terminé ce soir…il ne reste plus qu’à commander le tome 3!

Penser à : lâcher prise

Avis perso (1): dire bonjour, être poli, c’est le minimum syndical!
Avis perso (2): à quoi ça sert les formations pour apprendre à gérer son stress quand dès qu’il se pointe on se met à envoyer chier tout le monde??
Message perso: (1) tes bras sont l’endroit dans lequel je me sens invincible… (2) merci pour vos cartes les filles (3) ça fait du bien de se parler au téléphone!

Loulou: joue au Monopoly, a profité de ses vacances, rentre demain

Amitiés : téléphone et cartes
Love : romantique, attentif, passionné, présent
Sorties : courses, loisirs créatifs
Essentiel: prendre rendez-vous chez le coiffeur!
Courses: nourriture, livres
Envie de: chercher, essayer des choses, me faire une idée de ce qui pourrait me plaire professionnellement parlant
Photo: Les rues de  Paris

Zic: Amy MacDonald

Fin [22h49]

Bon et beau weekend à vous! Bonne dégustation aussi!

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Et si…

Et si…

On se baladait dans Paris. Juste comme ça, pour le plaisir. Le plaisir de vagabonder, de découvrir, de partager.

Et si…

On ouvrait les yeux sur tous ceux qui composent la ville, décomposent le temps d’un instant où sur pause on se concentre sur la vérité des choses.

On regardait la vie battre.

On s’arrêtait pour contempler ce qui se joue autour de nous, l’écho en nous.

Et si…

On prenait le temps. De poser nos yeux sur l’inconnu. De contempler ce qui s’offre à nous.

On s’asseyait là, au milieu de la foule, entre les cris de joie des enfants et le silence apaisant des vieillards et qu’on se saoulait de bonheur.

Et si…

On comprenait qu’il n’y à rien à faire.

Sinon à être.

Il neige sur Paris

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La neige tombe depuis ce matin recouvrant la ville de blanc. La dernière neige de mes souvenirs est chargée d’incertitudes et d’angoisse.

Dans le bus qui m’emmène vers toi la panique me gagne. Les voitures bloquées. Le traffic immobilisé. Tout s’imprime. La peur prend le-dessus.

Puis au milieu de ce chaos il y a ton sourire, la chaleur de ta présence, ton calme “phénoménal”.

Les souvenirs ne sont maintenant plus que de minuscules points au loin. La douceur s’est installée.

La neige sera désormais associée à ces quelques heures passées avec toi, à la beauté de ces instants hors du temps.

 

Les États d’Esprit du Vendredi 03.11.2017

Déjà Novembre! Et déjà la fin de la journée. Il est donc temps de rejoindre les États d’Esprit, initiative de Zenopia & The Postman. On copie le formulaire, on le remplit, on glisse un petit mot doux sur leurs blogs respectifs avec le lien de notre article et c’est parti:

Début [20:01]

Fatigue : qu’est-ce que c’est que cette chose là?
Humeur : beau fixe
Estomac : thé et cake
Cond. phys. : vélo, yoga
Esprit : en paix
Boulot : j’ai été remerciée pour mon engagement et mon travail (presque 6 semaines avec 2 patrons à gérer!) – Tout arrive!
Culture : Code 93 (Olivier Norek) & Aux fruits de la passion (suite de la série Malaussène)

Penser à : classer mes photos
Avis perso : c’est beau l’amour
Loulou : reçoit de jolies cartes, fait du jardinage, prépare son retour
Msg perso: merci pour tous vos adorables messages pour mon anniversaire.
Amitiés : fêtent leur anniversaire, posent plein de questions, sont heureuses pour moi, viennent bientôt sur Paris
Love : est une belle personne
Sorties : dimanche en famille pour l’anniversaire de mon neveu, mardi au Grand Palais
Essentiel : parler de ses peurs pour les dépasser
Courses : des flocons d’avoine, du poisson, des légumes
Envie de : commencer un nouveau roman

Photo: dans les couloirs du métro

Zic’: For you. With Love!

Fin [20:30]

Et maintenant place au weekend!

Uniforme

Je n’aurai jamais pensé qu’un jour, je t’emmènerais à l’école, avec deux, trois – quatre parfois – militaires en faction devant, mitraillette en mains. Cela indispose certains. Ca me rassure. Un peu. Pas toujours. Car ils ne sont pas toujours là. Je me demande alors pourquoi ce jour et pas un autre. Je me pose des questions. Je ne t’en dis rien. Nous leur disons bonjour. Ils sourient en retour. Tout va bien.

Rose

Elle s’appelle Rose et m’accompagne depuis quelques jours déjà. Je vis au rythme de Paris qui change, des immeubles détruits, des boulevards connus qui ont pris la place de petites rues habitées qui vibraient de vie, de la peine qui chavire les cœurs, les jours, les nuits. Je vis au rythme de Rose qui attend, au fil de ses lettres à Armand, pour nous dévoiler le secret qui la tient prisonnière d’un passé qu’elle se refuse à laisser s’échapper.

Ref. roman de Tatiana de Rosnay – Rose

Premier

Le voilà arrivé, le premier jour. Un jour qui nous rapproche doucement du printemps. Jour de pluie sur Paris. Jour parsemé de flaques d’eau et de rires qui cognent contre les poitrines des enfants qui, les pieds plongés dans leurs bottes, s’éclaboussent. Sourires arrachés aux passants craignant la pluie, pourtant si fine et élégante, donnant à la terre ce dont elle a besoin pour vivre.

Le premier jour du troisième mois.

Fin de journée

La nuit descend sur la ville. Le ciel se voile de gris. Le soleil disparait sous quelques gouttes de pluie. Dans quelques minutes, je marcherais l’esprit libre. Plus de coups de fils à passer, de dossiers à gérer, de projets à monter, d’agenda à suivre. Je marcherais dans l’air frais de février qui tire à sa fin. Je regarderais le monde courir autour de moi. J’avancerais à mon rythme comme toujours. Je ne presserais pas le pas. A la maison, ils sont entre hommes, ils aiment bien ça.

Le Blues de la Parisienne

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Je vous ai déjà dit que j’aimais Paris. Je n’ai pas toujours aimé Paris. Je n’aimais pas quand je n’y vivais pas. Paris me faisait peur – trop peuplé – trop grand. Depuis que j’y vis, j’aime. J’aime Paris qui vibre, Paris qui bouge, Paris qui aime. Paris est belle et audacieuse. Paris m’inspire, Paris respire. Paris me donne des ailes. Paris me guide et m’offre de belles découvertes. Paris m’a manqué pendant que je vivais ailleurs. Paris m’a toujours accueilli avec le sourire. Paris m’offre de jolies heures, de belles balades au gré de ses jardins et musées. Même quand Paris a peur, j’aime Paris.

Je ne suis pas une râleuse. Même quand Paris fait la tête, j’arrive à me souvenir de ce qui fait mon bonheur. Pour beaucoup Paris va vite et Paris court. Je n’adhère pas. Je prends Paris comme elle vient, quand je peux. Je ne me laisse pas happer par ses folies passagères. Paris m’envoute et sait me faire rire. Paris semble parfois hors du temps. Et le temps la rattrape, laissant mon cœur un peu plus triste, mes rêves un peu plus fades.

Mais hier dans le métro, serrée comme une sardine dans une boîte trop petite, j’ai eu un peu le blues. J’ai ressenti comme une envie d’être loin de Paris, loin de cette foule compacte qui chaque soir découvre à son grand désespoir, qu’une ligne de métro est bloquée : accident voyageur, colis suspect ou accident d’exploitation. Les mines joyeuses perdent de leur assurance et chacun regarde avec frénésie l’écran de son téléphone ou les panneaux du réseau, pour choisir en quelques secondes top chrono l’itinéraire le plus sûr pour arriver chez soi sans perdre son temps ou son reste de bonne humeur.

J’aime Paris et parfois j’aime aussi le métro. Pas tous les jours. Pas hier soir. Pas quand les trains sont en retard. Pas quand Paris crie, pousse, s’escrime à se frayer un passage, m’intimant l’ordre de ne rien dire, de bloquer ma respiration jusqu’à la prochaine station, croisant les doigts pour que rien ne vienne ralentir la difficile progression des rames vieillissantes. Pas quand un énième colis suspect sème le doute dans nos esprits encore un peu traumatisés, surtout si l’annonce se fait un vendredi soir, non loin d’un quartier endeuillé.

J’aime Paris même la nuit. Mais aujourd’hui je rêve de moins de frénésie, d’un endroit calme pour me ressourcer, d’un coin de paradis près de la mer, dans la maison de mon enfance, un coin tranquille pour reprendre des forces. Avant de retrouver Paris, vivifiante et amoureuse, comme au premier jour !

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