La fissure

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Quand les gros sujets sont épuisés
Que le quotidien a retrouvé des airs de légèreté
Que le cœur apaisé prend soin
Que la joie prend vie

Sous des couches d’inconscience
Là-bas, dans le profond de nous-mêmes
Là où si peu de lumière passe
Comme une protection de plus

Là, où d’ordinaire on se garde de venir
Le jour resplendit
Pourquoi chercher la nuit ?

Là, où d’ordinaire on passe à travers
Sans s’appesantir

Là, il y a la fissure, une entaille si fine qu’il faut s’approcher
Pour voir l’impact
Creuser pour que l’ombre se révèle

Là, il y a ce qu’on ne veut pas voir
Enterré sous des couches de certitudes
Un chemin dans la roche
Tous les choix « faute de mieux »
Nos dualités
Nos fragilités
Bien calées sous terre

Là, il y a ce que nous pouvons continuer de nier
Ou y faire face
En toute humilité

Challenge Ecriture #22 (09.06.2020)

Que dire de la vision de ce palais des glaces si silencieux

Cachez-vous des secrets au plus profond de ce temple

Vous, dont le regard me trouble et m’offense

Derrière les voiles et les tentures, d’autres vies, peut-être aveux

La où je me tiens, j’entendrais presque, murmures, souffles et voix

Porte ouverte, oserais-je un pas?

Découvrez les autres participations: Chez Sweet Things – Chez Sandra – Chez Josée – Chez Marie – Chez Erby – Chez Mébul – Chez Nina

***

Je me rends compte que les explications du dernier challenge n’étaient pas très claires. Du coup je vais essayer d’être plus précise à l’avenir.

Pour la semaine prochaine, je vous invite à écrire un texte à partir de la citation suivante de Christian Bobin: “Je m’allongerai sous tes paupières. Lorsque tu les baisseras pour t’endormir, je lancerai de l’or dans ton sommeil. De l’or et des songes pareils à des nuages”, en utilisant TOUS les mots suivants: sacre, sensualité, sucré, sensible, sublimation, solitude, saltimbanque, sagesse, sourires, secondes.

Merci et au plaisir de vous lire!

Les arnaqueurs de l’édition

Crédit Pixabay

La publication par une maison d’édition est la consécration ultime de l’auteur qui bosse comme un acharné sur son texte depuis x mois voir années, sans baisser les bras (même si il en a envie très souvent), croyant dur comme fer à son histoire! Il la défend avec ses tripes. Il se livre sans fard et dépense bien souvent quelques centaines d’euros rien que pour l’envoi, étant donné qu’il vise plusieurs maisons d’édition. Et il a le choix…

Dans le vaste champ de l’édition, il y a les grandes maisons qui reçoivent un nombre incalculable de manuscrits par jour, les plus petites qui publient deux titres maximum par an, celles qui affichent clairement qu’elles sont à compte participatif (l’auteur participe aux frais d’édition) ou carrément à compte d’auteur (l’auteur paie tous les frais). Et les autres qui vous racontent des bobards, jusqu’à ce que vous trouviez dans votre boite aux lettres un contrat qui vous demande de débourser 500, 1000, 1500, 2800€ pour votre manuscrit, lu en moins de deux semaines et qui a toutes les qualités de la maison en question. Mais bien sûr!!

Ce qui me gêne dans ce fonctionnement, c’est le mensonge. Faire croire que la maison d’édition est à compte d’éditeur (ce qui veut dire qu’elle prend tous les frais en charge). A la suite de ça, on est en droit de se demander quid de la communication, de la distribution.

Ce qui me chagrine, c’est que des gens paient ces sommes astronomiques pour voir leurs textes sur un catalogue en ligne et éventuellement disponible sur Amazon et dans les librairies. Pour vous donner un exemple, j’ai reçu un de ces contrats, on me demandait de verser 2500€ et on m’offrait (généreusement) 10%  sur les ventes de mes livres. Il fallait que j’en vende environ 1000 pour ne serait-ce que rentrer dans mes frais. Vous la voyez l’arnaque…

Je sais que certains méprisent l’auto-edition, c’est leur choix, mais au regard de ce que propose le marché, je trouve que c’est une voie qui doit être étudiée. Il y a de très bons auteurs qui ont choisi ce chemin. Là encore, il y a des personnes qui en profitent en proposant des formules hors de prix pour une présence quasi inexistante en numérique et des prix assez élevés pour l’impression papier.

Tout auteur écrit pour son plaisir et pour être lu. Peu vivent de leur art. Certains ont la chance de plaire à des maisons d’édition, d’autres pas. Parfois il faut du temps avant qu’un talent ne soit repéré, parfois un talent restera dans l’ombre, réjouissant un cercle d’intimes. Je pense qu’il faut oser, oser se confronter au monde, oser se livrer, se faire confiance et ne pas marchander ce en quoi nous croyons. Il y aura toujours des personnes pour abuser, surtout dans un contexte comme celui-ci.

Un auteur qui n’est pas édité n’est pas un rebut ni quelqu’un de peu intéressant. Il peut choisir de relever la tête et de continuer l’aventure en partageant ses textes autour de lui. Comme il y aura toujours des gens qui écriront, il y aura toujours des gens qui liront!

2018 ou l’année de l’audace!

La semaine prochaine sera la dernière semaine de l’année 2018. Et donc une semaine de vacances et de déconnexion  – de temps en temps cela fait du bien !

Donc il est grand temps, non de faire un bilan, mais de faire un point quant au mot de l’année. Si vous vous souvenez, si vous ne vous souvenez pas, c’est ICI, le mot choisi pour 2018 était OSER.

Je ne savais pas vraiment à quoi je m’engageais avec ce mot. Comme tous ceux que je choisis (ou bien ce sont eux qui me choisissent), ils arrivent souvent en fin d’année, comme par magie.

En 2018 j’ai osé plein de choses, tant dans ma vie personnelle que professionnelle, tant dans mes passions que dans mes actions.

J’ai osé dire, poser mes sentiments. Ce n’était pas une partie gagnée d’avance. Et quand je n’ai pas pu les dire ouvertement, je les ai écrits.

J’ai osé dire OUI au bonheur, ne plus le voir comme quelque chose de trop grand pour moi, ne plus penser que je ne le méritais pas.

J’ai osé dépasser mes idées reçues, les clichés que je tenais pour acquis. J’ai levé un des  voiles qui me tenait éloignée de ma vraie nature.

J’ai osé m’affirmer, en tant que femme, en tant  que « fille de… »

J’ai osé me lancer dans l’écriture érotique et comme le disait une amie dans un mail, même si le public n’est pas au rendez-vous, tu te fais plaisir, tu découvres, tu grandis ! Il n’y a que ça de vrai.

J’ai osé la sensualité, la gourmandise, l’intimité et une sexualité épanouie.

J’ai osé partager mes doutes, mes moments de faiblesse, mes peurs, dire ce que j’avais sur le cœur. En choisissant à qui me confier. Ça a changé beaucoup de choses.

J’ai osé la confiance. En l’autre. En mon fils. En moi, c’est en cours…

J’ai osé créer, tester des formations.

J’ai osé partager mes barrières, mes freins, mes pensées limitantes.

J’ai osé me lancer dans un coaching professionnel.

J’ai osé poser mes limites, dire « non », faire entendre ce « non ».

J’ai osé aimer. Aimer avec toute la passion qui m’anime.

En 2018 je me suis rapprochée de moi-même, me suis libérée de certaines chaines, j’ai fais face à mes démons. J’ai osé prendre ma place, un peu plus. En cette fin d’année, je me sens davantage en phase avec la personne que je suis. Et ce qui me paraissait inconcevable l’année dernière est presque devenu naturel aujourd’hui !

Dites-moi – à quoi ressemble t-elle votre année 2018 ?

De l’écriture érotique: entre peurs et libération (+extrait)

 

Tout a commencé par un « petit » défi.

Écris-moi un texte érotique.
Quoi ? Non je n’y arriverai pas. Et puis je n’ai pas d’idées.
Parle de tes fantasmes.
Oh mon Dieu ! Non, je n’oserai jamais.
Essaye !

Un soir, je me suis collée derrière mon PC et j’ai écrit. Deux pages. Et je les lui ai envoyées. Pour moi c’était un grand pas.

Tout a commencé avec Estelle et Marc. Et tout aurait pu s’arrêter là. Seulement, je me suis prise au jeu. Il trouvait que c’était un bon moyen pour moi d’explorer des facettes de ma féminité que j’avais longtemps mises de côté, d’oser davantage. Il avait raison. L’occasion aussi de m’exprimer sur un sujet qui m’intéressait mais dès qu’il fallait en parler, je devenais timide et mal à l’aise. J’ai pris ça comme une thérapie et c’est devenu un plaisir !

L’histoire de Marc et Estelle fait aujourd’hui près de cinquante pages. Une grande nouvelle ou un micro roman.

Pour celles et ceux qui suivent, j’avais d’ailleurs ouvert un blog – un de plus – pour partager mes textes. J’ai fermé ce dernier suite à la lecture de propos que je trouvais inadaptés et irrespectueux. Je me suis rendue compte que l’écriture érotique était vue par certains comme une porte ouverte – non messieurs, ce n’est pas parce que j’écris de l’érotisme que je suis ouverte à toute proposition indécente. Mon cœur est déjà pris et mon corps m’appartient.

Devant le peu d’enthousiasme (3 ventes) à la sortie de mon dernier recueil de poésie, je me suis bien entendue remise en question et me suis rendue à l’évidence que l’écriture érotique pouvait aussi faire peur.

Pourquoi?
Vous serez peut-être plus à-mêmes de répondre à cette question – je vous laisse la parole dans les commentaires

En ce qui me concerne je pense qu’elle fait peur parce qu’elle touche à quelque chose d’intime, une partie de nous-mêmes que nous ne connaissons pas toujours vraiment, dont nous parlons à de très rares occasions. Elle est liée à nos envies, nos désirs, nos fantasmes, nos zones d’ombres principalement, tout ce que l’on s’interdit à être, dire, vivre. La sexualité est un des sujets les plus tabous de notre société. Même si les mœurs ont évolué, qui parle de sexualité librement aujourd’hui ? Avoir une sexualité affirmée, épanouie et j’insiste que l’on soit seul ou à deux, n’est pas la priorité de beaucoup de personnes. C’est bien dommage ! Pourtant cela fait partie intégrante de notre vie d’hommes et de femmes et je dirai même que c’est notre essence.

Pour ma part, sortir de ma zone de confort pour aller toucher du doigt cette partie de moi bien enfouie a été un révélateur puissant. J’hésite encore parfois, je ne le clame pas sur tous les toits. J’avance avec les histoires que je crée, je m’affirme davantage, je lâche petit à petit mes peurs. Alors si le cœur vous en dit, n’hésitez plus et aller découvrir mon recueil l’appel des sens que vous trouverez ICI ou que vous pouvez commander en m’envoyant un mail. Je vous laisse avec un court extrait – pour le plaisir…

Extraits Livres Blog (1)

Jouir
De la saveur des effluves
A l’exaltation des papilles

De la fusion des substances
A l’élévation des âmes
Jouir

Extrait de mon recueil de poésie érotique L’appel des sens (disponible en Papier et PDF sur The Book Edition)

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J’assume (ou pas)?

Photo pixabay

Assumer qui l’on est, ses idées, ses projets, son caractère, ses forces, ses faiblesses, ses choix de vie, c’est beau sur le papier, dans la réalité un peu plus compliqué. Assumer ses envies et ses fantasmes, je ne vous en parle même pas!

Pour assumer ses choix, s’assumer aussi, il faut déjà bien se connaître, se faire confiance et faire preuve de bienveillance envers soi-même. Nous préférons souvent nous dénigrer, voir le négatif, nous dire que nous devons progresser sur telle ou telle chose, plutôt que de nous féliciter sur ce nous accomplissons. Il faut aussi pouvoir se détacher du regard d’autrui – nous n’avons rien à prouver, ni à nos proches, ni à la société, ni à nous-mêmes d’ailleurs. Ou alors ne rechercher que le(s) regard(s) qui nous enveloppe(nt) de confiance et qui, la main tendue, nous aidera(ont), à notre rythme à passer les caps qui nous font tant douter.

Une citation que j’aime beaucoup dit:

“Tu es ce que tu t’autorise à être, rien de plus rien de moins. La limite de tes capacités, de ton potentiel s’arrête aux frontières de tes croyances. Tu es capable de ce que tu t’autorises à Libérer en Toi. Tout est une question de Choix.” Imré Simon.

Alors j’assume…

Pas tout.

J’assume davantage qui je suis (et tout ce que je ne suis pas), je tais moins de choses, j’ose un peu plus, pas toujours autant que je le voudrai.

Sur le papier, je peux assumer ce que je veux. Dans la vie de tous les jours, ça demande un peu plus de courage, un peu plus de confiance, un peu plus d’audace. Ça demande de faire taire tous les parasites de mon cerveau, de m’affranchir des idées reçues, des miennes aussi, surtout, d’envoyer valser la peur loin, très loin. Et de traverser la route…

Est-ce qu’on assume tout avec tout le monde? Ou est-ce qu’on réserve cela à quelques particuliers?

Est-ce qu’on est prêt à assumer même ce qu’une certaine “morale” réprouve – pas forcément la nôtre, celle avec laquelle nous avons grandi, celle des cours d’école, des rendez-vous paroissiaux?

Quand c’est le cas, il n’existe plus d’entrave à être soi, à expérimenter, à faire des choix sachant qu’aucun n’est ni bon ou ni mauvais, juste une opportunité de plus à saisir. Il ne reste alors que la sensation d’absolue liberté!

S’apprendre et trouver sa voie/voix

Crédit – Pixabay

Parfois il faut revenir sur le passé, décortiquer tout un tas de choses, d’évènements, de ressentis. Parfois il est nécessaire ce retour en arrière pour comprendre, avancer, se débarrasser de ce qui ne nous intéresse plus, ne fait plus sens.

L’immersion est tantôt légère, tantôt douloureuse. Il arrive que des évènements du présent fassent ressurgir des maux enfouis. On peut les laisser là où on les a trouvé, en se disant à quoi bon. Ou les sortir de leur cachette et les regarder droit dans les yeux. Jusqu’à ce qu’on arrive à lâcher prise, à les laisser partir.

Plus j’avance, plus je me reconnecte au présent, aux émotions, plus le passé revient comme pour m’intimer l’ordre de faire ce travail. C’est nécessaire. Je ressens le besoin de m’affranchir de ces codes, de ces cases, de quelques principes qui ont fait mon éducation et qui ne sont plus moi. Tout en acceptant que les personnes qui m’entourent ont juste fait de leur mieux. Je suis celle que je suis grâce à eux également. Toutefois au fil du temps et des expériences, j’ai développé mes propres idées, mes propres valeurs. Et je tente chaque jour de prendre ma place, de trouver mon équilibre, celui qui est juste pour moi (et ne le serait pas forcément pour quelqu’un d’autre).

Je m’apprends. Au travers de mes jours. Et des personnes rencontrées, des messages reçus. Je souhaite désormais aller de l’avant, exorciser mes peurs. Quand je lâche prise, je me découvre plus sûre de moi, plus confiante. Je me sens plus libre dans ma relation à autrui, moins sur la défensive ou dans le contrôle.

Petit à petit je m’éloigne des schémas, des routes toutes tracées pour trouver ma voie – ma voix !

Et vous, vous vous apprenez comment? Vous l’avez trouvée votre voie/voix?

Ça commence par…

Ça commence par une pensée, une envie. Ça commence par une impulsion. Et le reste suit.

Ça commence par le vent frais sur la peau nue.

Ça commence par un premier pas sur le bitume, une énergie qui vient de l’intérieur.

Ça commence par une foulée, légère, aérienne, poussée par une force invisible.

Dans cette première foulée, il y a encore quelques questions et incertitudes. Puis l’esprit lâche prise.  Se concentrer sur sa respiration devient une priorité, trouver son rythme, poser l’air. Autour le monde se décline en nuances de vert. Le soleil filtre à travers l’épais feuillage des arbres.

Dans les foulées suivantes, il y a le vide, l’espace, la nature imprégnée de nos pas, le silence à l’intérieur de nous.

Si dans la première foulée, rien n’est sûr, dans celles qui suivent, on se sent porté, vivant. Le parcours se dessine comme autant de pas osés dans une direction inconnue. Le corps se positionne dans un plaisir insoupçonné. On s’abandonne à l’instant qui nous délivre de tant de tourments. Le monde ne nous parait plus si hostile, la vie si compliquée.

Le rythme pris, plus rien ne semble pouvoir nous arrêter, tant que le corps dit « oui ». C’est une autre forme d’abandon, l’abandon à l’effort. Comme lorsque notre corps en épouse un autre, que l’amour infiltré dans un corps à corps passionné nous rend invincibles.

Tout commence par une intention. Le reste suit. La vie prend ses aises et toute sa place dans ces foulées matinales.

Quand les masques tombent…la liberté!

Dans la vie de tous les jours, nous nous adaptons souvent. Nous sommes différents en fonction des personnes, des situations, des lieux.

Avec mes amies, je suis souvent assez à l’aise. Certaines me connaissent depuis longtemps. D’autres sont entrées dans ma vie plus récemment. Parfois je m’adapte à certains caractères, je sais rester en retrait. Je ne sur-joue pas pour autant.

En famille, je me suis souvent rebellée contre l’ordre établi. J’ai longtemps cherché ma place. Puis j’ai voulu être acceptée alors je suis rentrée dans un moule. Parce que c’était rassurant pour mes proches. Je pouvais être plus authentique ailleurs, alors pourquoi ne pas faire semblant, un peu, de temps en temps.

Au travail, il est clair qu’on joue plus facilement un rôle. Il n’y a que Bridget Jones pour être 100% naturelle au boulot ! On est plus ou moins obligé de savoir se tenir, de contrôler ses états d’âme. On ne se travestit pas non plus, on trouve son équilibre. On renvoie une image (qui n’a pas toujours grand-chose à voir avec qui nous sommes dans la vie de tous les jours).

Dans l’intimité du couple (il va de soi que je parle d’une relation saine), les masques tombent complètement. Peut-être pas tout de suite, mais progressivement c’est certain. C’est le seul espace qui nous permet d’exprimer tout ce que nous sommes, de révéler ce qui se cache à l’intérieur et que nous n’osons pas toujours laisser sortir. Nus face à face (autant physiquement qu’émotionnellement) nous nous exposons, nous lâchons prise, nous nous abandonnons mutuellement. Il n’y a plus de codes, de règles à respecter, de tenue à avoir. Il n’y a rien à prouver ni à soi, ni à l’autre. C’est un espace de liberté totale, où les mots, les gestes, les envies ne passent par aucun filtre. Le contrôle n’est pas de mise. Même si parfois il nous rassure. La complicité qui s’installe devient le terrain de tant de possibles, qui nous font sentir pleinement vivants. Les barrières tombent, les tabous disparaissent (avec le temps). Les corps se fondent, se confondent, s’extasient. L’intimité offre à l’esprit une trêve. Nos sens prennent le relais et donnent à nos corps l’occasion d’expérimenter une large palette de sensations. Nous nous découvrons chaque fois davantage. Nous-mêmes. L’autre. L’intimité nous nourrit de l’intérieur, nous remplit d’énergie, de force, de confiance.

Et vous l’intimité, vous la vivez comment ? Elle vous apporte quoi?

Le marketing et moi

Vendre comme se vendre n’a jamais été mon fort. Est-ce un trait de caractère ? Une compétence dont nous sommes dotés à la naissance? Ou cela s’acquiert-il avec le temps, la pratique, l’expérience ?

A l’ère de l’auto-entreprenariat, de l’autoédition, avec l’émergence de nouveaux moyens de communication qui se veulent tous plus performants les uns que les autres, il est clair que pour se faire connaître il faut se mettre en avant, sortir du lot.

Toutefois si vous êtes sensibles comme moi au texte marketing, vous vous rendez-compte que les slogans sont quasiment les mêmes d’un article / projet à l’autre. Chacun y va de son EBOOK, de sa présence sur les réseaux sociaux, de son « truc » révolutionnaire qui va, cela va de soi, changer votre vie !

Loin de moi l’idée de  critiquer ces méthodes. Il est clair que les clients potentiels ne tombent pas du ciel. Si on veut développer son idée, son entreprise, son activité,  il est essentiel de sortir de sa petite zone de confort bien douillette et d’aller affronter le monde !

Alors soit je ne me sens pas légitime – je crois qu’il y a beaucoup de ça – quand on s’autoédite, c’est souvent  parce que le monde de l’édition dite « classique » n’a pas voulu de nous et que nous, nous n’avons pas souhaité que les multiples lettres de refus mettent un terme à nos rêves (nous ne pouvons nous en prendre qu’à nous), soit je ne me vois pas, telle une marchande de poisson, me montrer sur la place publique en haranguant la foule avec mes « achetez-mon livre ! Vous n’en trouverez pas de meilleur sur le marché ! Je manie avec dextérité l’art du récit et de la poésie! Deux pour le prix d’un, je vous fais un cadeau ! N’hésitez plus une seconde ! »

On est bien d’accord, c’est grotesque.

Alors, pour le moment, je compte sur les quelques partages que j’ose ici et , sur le bouche à oreille (dans certains cas ça fonctionne !), sur mon noyau dur, mon fidèle lectorat. Parfois, je me dis à quoi bon ! Et puis le lendemain, je reprends la plume, incertaine du résultat, juste heureuse de faire ce que j’aime.

Et vous, vous savez-vous vendre ? Des techniques à partager ?

PS: Avant de partir vaquer à vos occupations, si vous êtes intéressés, vous pouvez vous procurer tous mes livres sur The Book Edition ou en m’envoyant un mail pour un exemplaire dédicacé. Merci et bonne lecture!