S’apprendre et trouver sa voie/voix

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Parfois il faut revenir sur le passé, décortiquer tout un tas de choses, d’évènements, de ressentis. Parfois il est nécessaire ce retour en arrière pour comprendre, avancer, se débarrasser de ce qui ne nous intéresse plus, ne fait plus sens.

L’immersion est tantôt légère, tantôt douloureuse. Il arrive que des évènements du présent fassent ressurgir des maux enfouis. On peut les laisser là où on les a trouvé, en se disant à quoi bon. Ou les sortir de leur cachette et les regarder droit dans les yeux. Jusqu’à ce qu’on arrive à lâcher prise, à les laisser partir.

Plus j’avance, plus je me reconnecte au présent, aux émotions, plus le passé revient comme pour m’intimer l’ordre de faire ce travail. C’est nécessaire. Je ressens le besoin de m’affranchir de ces codes, de ces cases, de quelques principes qui ont fait mon éducation et qui ne sont plus moi. Tout en acceptant que les personnes qui m’entourent ont juste fait de leur mieux. Je suis celle que je suis grâce à eux également. Toutefois au fil du temps et des expériences, j’ai développé mes propres idées, mes propres valeurs. Et je tente chaque jour de prendre ma place, de trouver mon équilibre, celui qui est juste pour moi (et ne le serait pas forcément pour quelqu’un d’autre).

Je m’apprends. Au travers de mes jours. Et des personnes rencontrées, des messages reçus. Je souhaite désormais aller de l’avant, exorciser mes peurs. Quand je lâche prise, je me découvre plus sûre de moi, plus confiante. Je me sens plus libre dans ma relation à autrui, moins sur la défensive ou dans le contrôle.

Petit à petit je m’éloigne des schémas, des routes toutes tracées pour trouver ma voie – ma voix !

Et vous, vous vous apprenez comment? Vous l’avez trouvée votre voie/voix?

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Ça commence par…

Ça commence par une pensée, une envie. Ça commence par une impulsion. Et le reste suit.

Ça commence par le vent frais sur la peau nue.

Ça commence par un premier pas sur le bitume, une énergie qui vient de l’intérieur.

Ça commence par une foulée, légère, aérienne, poussée par une force invisible.

Dans cette première foulée, il y a encore quelques questions et incertitudes. Puis l’esprit lâche prise.  Se concentrer sur sa respiration devient une priorité, trouver son rythme, poser l’air. Autour le monde se décline en nuances de vert. Le soleil filtre à travers l’épais feuillage des arbres.

Dans les foulées suivantes, il y a le vide, l’espace, la nature imprégnée de nos pas, le silence à l’intérieur de nous.

Si dans la première foulée, rien n’est sûr, dans celles qui suivent, on se sent porté, vivant. Le parcours se dessine comme autant de pas osés dans une direction inconnue. Le corps se positionne dans un plaisir insoupçonné. On s’abandonne à l’instant qui nous délivre de tant de tourments. Le monde ne nous parait plus si hostile, la vie si compliquée.

Le rythme pris, plus rien ne semble pouvoir nous arrêter, tant que le corps dit « oui ». C’est une autre forme d’abandon, l’abandon à l’effort. Comme lorsque notre corps en épouse un autre, que l’amour infiltré dans un corps à corps passionné nous rend invincibles.

Tout commence par une intention. Le reste suit. La vie prend ses aises et toute sa place dans ces foulées matinales.

Quand les masques tombent…la liberté!

Dans la vie de tous les jours, nous nous adaptons souvent. Nous sommes différents en fonction des personnes, des situations, des lieux.

Avec mes amies, je suis souvent assez à l’aise. Certaines me connaissent depuis longtemps. D’autres sont entrées dans ma vie plus récemment. Parfois je m’adapte à certains caractères, je sais rester en retrait. Je ne sur-joue pas pour autant.

En famille, je me suis souvent rebellée contre l’ordre établi. J’ai longtemps cherché ma place. Puis j’ai voulu être acceptée alors je suis rentrée dans un moule. Parce que c’était rassurant pour mes proches. Je pouvais être plus authentique ailleurs, alors pourquoi ne pas faire semblant, un peu, de temps en temps.

Au travail, il est clair qu’on joue plus facilement un rôle. Il n’y a que Bridget Jones pour être 100% naturelle au boulot ! On est plus ou moins obligé de savoir se tenir, de contrôler ses états d’âme. On ne se travestit pas non plus, on trouve son équilibre. On renvoie une image (qui n’a pas toujours grand-chose à voir avec qui nous sommes dans la vie de tous les jours).

Dans l’intimité du couple (il va de soi que je parle d’une relation saine), les masques tombent complètement. Peut-être pas tout de suite, mais progressivement c’est certain. C’est le seul espace qui nous permet d’exprimer tout ce que nous sommes, de révéler ce qui se cache à l’intérieur et que nous n’osons pas toujours laisser sortir. Nus face à face (autant physiquement qu’émotionnellement) nous nous exposons, nous lâchons prise, nous nous abandonnons mutuellement. Il n’y a plus de codes, de règles à respecter, de tenue à avoir. Il n’y a rien à prouver ni à soi, ni à l’autre. C’est un espace de liberté totale, où les mots, les gestes, les envies ne passent par aucun filtre. Le contrôle n’est pas de mise. Même si parfois il nous rassure. La complicité qui s’installe devient le terrain de tant de possibles, qui nous font sentir pleinement vivants. Les barrières tombent, les tabous disparaissent (avec le temps). Les corps se fondent, se confondent, s’extasient. L’intimité offre à l’esprit une trêve. Nos sens prennent le relais et donnent à nos corps l’occasion d’expérimenter une large palette de sensations. Nous nous découvrons chaque fois davantage. Nous-mêmes. L’autre. L’intimité nous nourrit de l’intérieur, nous remplit d’énergie, de force, de confiance.

Et vous l’intimité, vous la vivez comment ? Elle vous apporte quoi?

Le marketing et moi

Vendre comme se vendre n’a jamais été mon fort. Est-ce un trait de caractère ? Une compétence dont nous sommes dotés à la naissance? Ou cela s’acquiert-il avec le temps, la pratique, l’expérience ?

A l’ère de l’auto-entreprenariat, de l’autoédition, avec l’émergence de nouveaux moyens de communication qui se veulent tous plus performants les uns que les autres, il est clair que pour se faire connaître il faut se mettre en avant, sortir du lot.

Toutefois si vous êtes sensibles comme moi au texte marketing, vous vous rendez-compte que les slogans sont quasiment les mêmes d’un article / projet à l’autre. Chacun y va de son EBOOK, de sa présence sur les réseaux sociaux, de son « truc » révolutionnaire qui va, cela va de soi, changer votre vie !

Loin de moi l’idée de  critiquer ces méthodes. Il est clair que les clients potentiels ne tombent pas du ciel. Si on veut développer son idée, son entreprise, son activité,  il est essentiel de sortir de sa petite zone de confort bien douillette et d’aller affronter le monde !

Alors soit je ne me sens pas légitime – je crois qu’il y a beaucoup de ça – quand on s’autoédite, c’est souvent  parce que le monde de l’édition dite « classique » n’a pas voulu de nous et que nous, nous n’avons pas souhaité que les multiples lettres de refus mettent un terme à nos rêves (nous ne pouvons nous en prendre qu’à nous), soit je ne me vois pas, telle une marchande de poisson, me montrer sur la place publique en haranguant la foule avec mes « achetez-mon livre ! Vous n’en trouverez pas de meilleur sur le marché ! Je manie avec dextérité l’art du récit et de la poésie! Deux pour le prix d’un, je vous fais un cadeau ! N’hésitez plus une seconde ! »

On est bien d’accord, c’est grotesque.

Alors, pour le moment, je compte sur les quelques partages que j’ose ici et , sur le bouche à oreille (dans certains cas ça fonctionne !), sur mon noyau dur, mon fidèle lectorat. Parfois, je me dis à quoi bon ! Et puis le lendemain, je reprends la plume, incertaine du résultat, juste heureuse de faire ce que j’aime.

Et vous, vous savez-vous vendre ? Des techniques à partager ?

PS: Avant de partir vaquer à vos occupations, si vous êtes intéressés, vous pouvez vous procurer tous mes livres sur The Book Edition ou en m’envoyant un mail pour un exemplaire dédicacé. Merci et bonne lecture!

Fantasme #1 – Rêve d’été

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Avec ce texte, j’entame une série d’articles, je devrais dire d’essais / nouvelles sur un thème sur lequel j’ai été un peu à l’aise, puis beaucoup moins à l’aise, pour enfin doucement trouver un équilibre et oser un pas dans le vide.

Cette libération je la dois à une personne, une personne qui compte énormément pour moi, qui m’accepte telle que je suis et m’encourage à dépasser mes croyances limitatives, tous les « jamais » érigés pour me protéger. Au-delà de tous les cadeaux dont elle me comble, le plus précieux pour moi restera la confiance, le respect et cette façon si particulière qu’elle a de me révéler à moi-même à chaque instant, sans jugement.   

On parle souvent du regard de l’autre, de la manière dont il nous fragilise. Le regard de l’autre a aussi le pouvoir de nous faire grandir, de nous propulser plus haut, plus loin. Il peut être très bienveillant, nous aider à nous aimer ou du bien à nous regarder avec plus de tendresse. On dit que « tout commence par soi » et c’est vrai. Toutefois sans les autres, notre vie serait bien triste.

Je sais que beaucoup vont me taxer de vivre sur mon nuage. Qu’importe. J’affirme haut et fort que ce bonheur je l’accueille chaque jour avec le sourire, que c’est avant tout ma victoire, celle que j’ai gagnée au prix d’efforts considérables, que sur le chemin je n’évite pas les ronces, j’apprends à faire avec, que j’ose un peu plus chaque jour sortir de ma zone de confort, que parfois je me fais violence et que c’est toujours porteur de plus de liberté, d’ancrage. Je reviens à moi, à mon rythme. Je deviens femme (Simone de Beauvoir avait raison).

Après cette longue introduction, je vous laisse avec le premier texte. Merci:

C’est un soir d’été. Le fond de l’air est chaud, le soleil descend sur la ville agitée, riche de l’expérience des beaux jours retrouvés. Elle porte une robe légère, fleurie, resserrée à la taille, un modèle vintage trouvée dans une solderie lors d’un voyage à Avignon. Une robe qui sent bon la vie, l’insouciance. Et ce soir elle en est pleine de cet océan de possibles qui s’étend devant elle. Elle ne porte rien sous sa robe, c’est peut-être aussi cette liberté soudaine qu’elle chérit, après des mois à l’étroit dans des pulls, collants, robes en laine, après ce froid qui gèle les extrémités du corps, après la grisaille et la pluie.

Le fait de savoir ce que nul ne devine lui donne l’impression d’être la détentrice d’un magnifique secret. Elle en joue, juchée sur ses escarpins à talons ocre, ondulant du bassin comme une sirène sortant de l’eau.

Son rendez-vous l’attend. Elle sait qu’il lui suffira de la serrer contre lui pour percer son secret. Il ne dira rien ou il sourira, de ce sourire espiègle qui murmure « j’ai envie de toi ». Elle aussi a terriblement envie de lui, comme à chaque fois qu’il entre dans son champ de vision, que ses yeux croisent les siens, que son corps s’approche de son périmètre, qu’il la prend dans ses bras, que son sourire la fait chavirer. Elle en a envie le soir quand elle s’allonge nue sous sa couette et l’imagine faire de même, le matin au saut du lit quand elle aimerait qu’il la réveille en laissant courir ses doigts sur son corps. Et la nuit aussi quand elle rêve de lui. Ou quand l’insomnie la surprend et que les scénarios les plus torrides envahissent son esprit et l’entrainent dans un dédale de fantasmes fous. Lire la suite sur mon blog littéraire…

De l’audace…

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Les articles sur l’audace se multiplient, suite au Carnaval d’articles proposé par Emeline de Si J’Osais sur ce thème. Je me lance à mon tour, portée par les mots de Cécile et d’Ornella.

L’audace des uns n’est pas celle des autres. Elle se nourrit de nos croyances, de nos limites, des principes qui régissent nos vies, nos communautés, nos identités.

Elle est l’arme des courageux, de ceux qui osent regarder la peur en face et la défier. Qui rendent ainsi l’impossible possible.

L’audace nous pousse en avant, nous invite à prendre des risques que les moins téméraires jugent dangereux. Nous avançons alors à contre-courant du reste du monde, certains que le meilleur reste à vivre.

Mon audace, ce serait de lâcher prise, de ne pas tout contrôler, de me laisser porter par mes rêves, d’accueillir l’inattendu avec le sourire, de ne plus jamais dire jamais, d’oser dire oui, de savoir dire non.

Mon audace, ce serait d’aimer sans peur, de tenter des paris fous, d’écrire l’intime sans détour, de me livrer sans douter.

Mon audace, ce serait de fermer la porte du passé, fière de ce que ces années m’ont apporté, laissant derrière moi tout ce que je ne suis plus.

Mon audace, ce serait d’assumer ma vulnérabilité, mes faiblesses, ma part d’ombre et du chaos, laisser la lumière jaillir.

Le monde a besoin de l’audace des plus fous, du courage de ceux qui assument leur choix, de la foi de ceux qui osent, sans retenue, sans tabou. Le monde se nourrit de l’œuvre des audacieux. Alors osons l’être!