Challenge Ecriture 2020

Challenge Ecriture #22 (09.06.2020)

Que dire de la vision de ce palais des glaces si silencieux

Cachez-vous des secrets au plus profond de ce temple

Vous, dont le regard me trouble et m’offense

Derrière les voiles et les tentures, d’autres vies, peut-être aveux

La où je me tiens, j’entendrais presque, murmures, souffles et voix

Porte ouverte, oserais-je un pas?

Découvrez les autres participations: Chez Sweet Things – Chez Sandra – Chez Josée – Chez Marie – Chez Erby – Chez Mébul – Chez Nina

***

Je me rends compte que les explications du dernier challenge n’étaient pas très claires. Du coup je vais essayer d’être plus précise à l’avenir.

Pour la semaine prochaine, je vous invite à écrire un texte à partir de la citation suivante de Christian Bobin: “Je m’allongerai sous tes paupières. Lorsque tu les baisseras pour t’endormir, je lancerai de l’or dans ton sommeil. De l’or et des songes pareils à des nuages”, en utilisant TOUS les mots suivants: sacre, sensualité, sucré, sensible, sublimation, solitude, saltimbanque, sagesse, sourires, secondes.

Merci et au plaisir de vous lire!

Humeurs d'Auteur

Les arnaqueurs de l’édition

Crédit Pixabay

La publication par une maison d’édition est la consécration ultime de l’auteur qui bosse comme un acharné sur son texte depuis x mois voir années, sans baisser les bras (même si il en a envie très souvent), croyant dur comme fer à son histoire! Il la défend avec ses tripes. Il se livre sans fard et dépense bien souvent quelques centaines d’euros rien que pour l’envoi, étant donné qu’il vise plusieurs maisons d’édition. Et il a le choix…

Dans le vaste champ de l’édition, il y a les grandes maisons qui reçoivent un nombre incalculable de manuscrits par jour, les plus petites qui publient deux titres maximum par an, celles qui affichent clairement qu’elles sont à compte participatif (l’auteur participe aux frais d’édition) ou carrément à compte d’auteur (l’auteur paie tous les frais). Et les autres qui vous racontent des bobards, jusqu’à ce que vous trouviez dans votre boite aux lettres un contrat qui vous demande de débourser 500, 1000, 1500, 2800€ pour votre manuscrit, lu en moins de deux semaines et qui a toutes les qualités de la maison en question. Mais bien sûr!!

Ce qui me gêne dans ce fonctionnement, c’est le mensonge. Faire croire que la maison d’édition est à compte d’éditeur (ce qui veut dire qu’elle prend tous les frais en charge). A la suite de ça, on est en droit de se demander quid de la communication, de la distribution.

Ce qui me chagrine, c’est que des gens paient ces sommes astronomiques pour voir leurs textes sur un catalogue en ligne et éventuellement disponible sur Amazon et dans les librairies. Pour vous donner un exemple, j’ai reçu un de ces contrats, on me demandait de verser 2500€ et on m’offrait (généreusement) 10%  sur les ventes de mes livres. Il fallait que j’en vende environ 1000 pour ne serait-ce que rentrer dans mes frais. Vous la voyez l’arnaque…

Je sais que certains méprisent l’auto-edition, c’est leur choix, mais au regard de ce que propose le marché, je trouve que c’est une voie qui doit être étudiée. Il y a de très bons auteurs qui ont choisi ce chemin. Là encore, il y a des personnes qui en profitent en proposant des formules hors de prix pour une présence quasi inexistante en numérique et des prix assez élevés pour l’impression papier.

Tout auteur écrit pour son plaisir et pour être lu. Peu vivent de leur art. Certains ont la chance de plaire à des maisons d’édition, d’autres pas. Parfois il faut du temps avant qu’un talent ne soit repéré, parfois un talent restera dans l’ombre, réjouissant un cercle d’intimes. Je pense qu’il faut oser, oser se confronter au monde, oser se livrer, se faire confiance et ne pas marchander ce en quoi nous croyons. Il y aura toujours des personnes pour abuser, surtout dans un contexte comme celui-ci.

Un auteur qui n’est pas édité n’est pas un rebut ni quelqu’un de peu intéressant. Il peut choisir de relever la tête et de continuer l’aventure en partageant ses textes autour de lui. Comme il y aura toujours des gens qui écriront, il y aura toujours des gens qui liront!

Carnets de route

2018 ou l’année de l’audace!

La semaine prochaine sera la dernière semaine de l’année 2018. Et donc une semaine de vacances et de déconnexion  – de temps en temps cela fait du bien !

Donc il est grand temps, non de faire un bilan, mais de faire un point quant au mot de l’année. Si vous vous souvenez, si vous ne vous souvenez pas, c’est ICI, le mot choisi pour 2018 était OSER.

Je ne savais pas vraiment à quoi je m’engageais avec ce mot. Comme tous ceux que je choisis (ou bien ce sont eux qui me choisissent), ils arrivent souvent en fin d’année, comme par magie.

En 2018 j’ai osé plein de choses, tant dans ma vie personnelle que professionnelle, tant dans mes passions que dans mes actions.

J’ai osé dire, poser mes sentiments. Ce n’était pas une partie gagnée d’avance. Et quand je n’ai pas pu les dire ouvertement, je les ai écrits.

J’ai osé dire OUI au bonheur, ne plus le voir comme quelque chose de trop grand pour moi, ne plus penser que je ne le méritais pas.

J’ai osé dépasser mes idées reçues, les clichés que je tenais pour acquis. J’ai levé un des  voiles qui me tenait éloignée de ma vraie nature.

J’ai osé m’affirmer, en tant que femme, en tant  que « fille de… »

J’ai osé me lancer dans l’écriture érotique et comme le disait une amie dans un mail, même si le public n’est pas au rendez-vous, tu te fais plaisir, tu découvres, tu grandis ! Il n’y a que ça de vrai.

J’ai osé la sensualité, la gourmandise, l’intimité et une sexualité épanouie.

J’ai osé partager mes doutes, mes moments de faiblesse, mes peurs, dire ce que j’avais sur le cœur. En choisissant à qui me confier. Ça a changé beaucoup de choses.

J’ai osé la confiance. En l’autre. En mon fils. En moi, c’est en cours…

J’ai osé créer, tester des formations.

J’ai osé partager mes barrières, mes freins, mes pensées limitantes.

J’ai osé me lancer dans un coaching professionnel.

J’ai osé poser mes limites, dire « non », faire entendre ce « non ».

J’ai osé aimer. Aimer avec toute la passion qui m’anime.

En 2018 je me suis rapprochée de moi-même, me suis libérée de certaines chaines, j’ai fais face à mes démons. J’ai osé prendre ma place, un peu plus. En cette fin d’année, je me sens davantage en phase avec la personne que je suis. Et ce qui me paraissait inconcevable l’année dernière est presque devenu naturel aujourd’hui !

Dites-moi – à quoi ressemble t-elle votre année 2018 ?

Extraits Livres Publiés · Humeurs d'Auteur

De l’écriture érotique: entre peur(s) et libération…

Tout a commencé par un « petit » défi.

Écris-moi un texte érotique.
Quoi ? Non je n’y arriverai pas. Et puis je n’ai pas d’idées.
Parle de tes fantasmes.
Oh mon Dieu ! Non, je n’oserai jamais.
Essaye !

Un soir, je me suis collée derrière mon PC et j’ai écrit. Deux pages. Et je les lui ai envoyées. Pour moi c’était un grand pas.

Tout a commencé avec Estelle et Marc. Et tout aurait pu s’arrêter là. Seulement, je me suis prise au jeu. Il trouvait que c’était un bon moyen pour moi d’explorer des facettes de ma féminité que j’avais longtemps mises de côté, d’oser davantage. Il avait raison. L’occasion aussi de m’exprimer sur un sujet qui m’intéressait mais dès qu’il fallait en parler, je devenais timide et mal à l’aise. J’ai pris ça comme une thérapie et c’est devenu un plaisir !

L’histoire de Marc et Estelle fait aujourd’hui près de cinquante pages. Une grande nouvelle ou un micro roman.

Pour celles et ceux qui suivent, j’avais d’ailleurs ouvert un blog – un de plus – pour partager mes textes. J’ai fermé ce dernier suite à la lecture de propos que je trouvais inadaptés et irrespectueux. Je me suis rendue compte que l’écriture érotique était vue par certains comme une porte ouverte – non messieurs, ce n’est pas parce que j’écris de l’érotisme que je suis ouverte à toute proposition indécente. Mon cœur est déjà pris et mon corps m’appartient.

Devant le peu d’enthousiasme (3 ventes) à la sortie de mon dernier recueil de poésie, je me suis bien entendue remise en question et me suis rendue à l’évidence que l’écriture érotique pouvait aussi faire peur.

Pourquoi?
Vous serez peut-être plus à-mêmes de répondre à cette question – je vous laisse la parole dans les commentaires

En ce qui me concerne je pense qu’elle fait peur parce qu’elle touche à quelque chose d’intime, une partie de nous-mêmes que nous ne connaissons pas toujours vraiment, dont nous parlons à de très rares occasions. Elle est liée à nos envies, nos désirs, nos fantasmes, nos zones d’ombres principalement, tout ce que l’on s’interdit à être, dire, vivre. La sexualité est un des sujets les plus tabous de notre société. Même si les mœurs ont évolué, qui parle de sexualité librement aujourd’hui ? Avoir une sexualité affirmée, épanouie et j’insiste que l’on soit seul ou à deux, n’est pas la priorité de beaucoup de personnes. C’est bien dommage ! Pourtant cela fait partie intégrante de notre vie d’hommes et de femmes et je dirai même que c’est notre essence.

Pour ma part, sortir de ma zone de confort pour aller toucher du doigt cette partie de moi bien enfouie a été un révélateur puissant. J’hésite encore parfois, je ne le clame pas sur tous les toits. J’avance avec les histoires que je crée, je m’affirme davantage, je lâche petit à petit mes peurs. Alors si le cœur vous en dit, n’hésitez plus et aller découvrir mon recueil l’appel des sens que vous trouverez ICI ou que vous pouvez commander en m’envoyant un mail. Je vous laisse avec un court extrait – pour le plaisir…

JOUISSANCE

Jouir
De la saveur des effluves
A l’exaltation des papilles

De la fusion des substances
A l’élévation des âmes
Jouir