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Écrire encore et encore…

Crédit Pixabay

Une chose est sûre, écrire pour moi est aussi essentiel que  respirer! D’ailleurs les mots et le souffle ne sont ils pas liés? L’idée ne prend elle pas sa source dans l’air qui nous entoure, celui de la nature, celui des autres, celui du monde qui nous appelle à vivre, à créer, à vibrer?

Quoi de mieux pour commencer l’année que quelques concours (thème imposé ou pas) – juste pour le plaisir, encore une fois:

Encore une fois, merci pour votre soutien – toujours aussi précieux!

 

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Et si tu manquais juste d’imagination!

Crédit Pixabay

Rien de tel qu’une conversation matinale avec chéri pour l’inspiration d’un nouvel article!

Vu l’état avancé de ma nouvelle, plus de 30 pages au compteur, c’est un exploit (dont je suis assez fière d’ailleurs), je commence à élaborer le scénario du dénouement. Toute idée est la bienvenue, même si chaque nouvelle idée perturbe un peu mon plan de départ et m’oblige à identifier si je souhaite ou non la garder.

Il est clair que nous mettons un peu, voir beaucoup parfois, de nous dans nos textes, en fonction du thème et du style. Cela peut être un souvenir, une phrase entendue, juste un mot, une situation. A partir de là nous brodons. Et créons un univers qui pour le coup n’a pas ou peu de connexion avec nous, notre vie. Nos personnages finissent par vivre la leur, indépendamment de nos idées, principes, idéaux, valeurs. On finit même par se demander qui écrit!

J’ai noté en vous lisant que beaucoup de lecteurs apprécient qu’une histoire colle avec la réalité. Pour ma part, ce n’est pas un critère de sélection. D’ailleurs je crois ne pas en avoir de précis. Si j’aime, j’aime. C’est une des raisons pour lesquelles je suis incapable bien souvent d’écrire des critiques littéraires. Si le récit m’emballe, les incohérences (il y en a parfois) glissent sur moi. Par contre si je n’accroche pas, là je suis incorrigible.

Comment alors créer / décrire une réalité quand l’expérience de cette réalité nous fait défaut?

Notre imagination a le pouvoir de nous entrainer sur des sentiers jamais parcourus (je sais de quoi je parle). Une fois lancée, elle se sent libre de tout tenter, de tout donner. Nous ne nous posons pas la question de savoir si cela colle, dans un premier temps du moins, nous avançons avec elle. Advienne que pourra!

Vous qui écrivez, qui travestissez la réalité, la vôtre, la nôtre, que faites-vous quand vous souhaitez relater une situation mais que l’expérience de celle-ci vous est parfaitement inconnue?

Vous vous documentez sur le sujet?

Vous interrogez des personnes à même de vous éclairer?

Ou vous faites confiance à votre imaginaire débordant, votre intuition, qui même sans avoir toutes les clés pour mener à bien le récit en question, saura vous guider – et tant pis si l’exactitude n’est pas au rendez-vous, après tout lire c’est aussi l’occasion de rêver, de se laisser emporter loin de la réalité?

Les amoureux du RER B

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Crédit – Pinterest

Là, sur la plateforme du RER B, j’observe du regard les deux amoureux enlacés à mes côtés. Il est huit heures du matin. Au bout de la ligne, mon bureau m’attend. Les dossiers qui s’entassent ne font que meubler l’espace. Je m’ennuie considérablement. Travailler pour faire un métier qui te plaira, mes parents m’ont bien eu. Ou bien, ils y ont cru. Pourtant, j’ai pris plaisir à étudier, à passer des heures dans des amphithéâtres surchargés, à lire et relire des cours donnés, tantôt par des professeurs passionnés, passionnants, tantôt par des survoltés, complètement barjos.

Pour passer le temps, je déambule entre les étages, m’arrête chez une collègue pour papoter, échanger quelques anecdotes qui feront le tour des services en un rien de temps. Je reviens à mon poste, sans grande conviction et tente de m’atteler à une tâche compliquée. Je me dis parfois que je pourrais reprendre des études, demander un congé formation ou partir à l’étranger pour parfaire mes langues, puisque rien ne me retient à Paris.

Je vois d’ici la routine de ma journée à venir. Le téléphone sonne. Horreur. Je déteste la musique assassine de l’appareil. Elle perturbe mon rythme. Elle vient interrompre ma maigre concentration. Elle me force à arrêter mon travail. Elle stoppe ma pensée en action. Le téléphone continue de sonner. Le mien ou celui d’un autre. Dans mon bureau ouvert sur le monde, on dirait que je n’entends que le staccato qu’il produit, à longueur de temps. J’attends. Je compte les secondes entre chaque sonnerie. Je me fige. La musique continue. Je tente de me concentrer sur autre chose, sans vraiment y arriver. Rien ne m’intéresse. Le téléphone s’arrête enfin. Je reprends mon souffle. J’écoute le silence. Je m’en délecte. J’en abuse. Jusqu’à la prochaine sonnerie. Il faudra que je décroche cette fois pour régler un énième conflit administratif.

Au loin, j’aperçois le signal qui indique qu’il y a un problème sur une des lignes du réseau. Encore un. Toujours à l’heure de pointe. Souvent le matin. Je suis contente de ne pas être coincée dans un métro à l’arrêt, entourée de personnes, qui au fur et à mesure du retard pris, se crispent, s’énervent, se mettent à chercher frénétiquement un autre moyen d’être dans les temps à destination, sans y parvenir. Sans compter l’odeur des corps en chaleur qui devient vite insupportable.

Regarder les couples se retrouver, se quitter, se dire au revoir pour quelques heures, peut-être plus, se dire adieu des fois, c’est mon péché mignon.

Extrait de mon recueil de nouvelles “la vraie vie”, disponible Ici et sur le site The Book Edition.[:]

En eaux troubles – Primé

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Vie. Trois lettres. Un mot tout petit pour évoquer quelque chose de grand, d’immense, d’indescriptible souvent. La vie qui défile et se défile aussi. La vie qui tient à un fil. Au-dessus du berceau, on s’attarde sur son mystère, sa magie. On parle de miracle. Au-dessus du lit, on regarde la vie qui s’enfuit. La naissance. La mort. Entre les deux, les années fracassantes, flamboyantes et parfois complètement insensées.

Voilà le début de mon texte “En eaux troubles” présenté pour le Prix Short Édition Printemps 2018 et qui a été sélectionné et primé. J’ai une pensée particulière pour Laurie, Delphine et Laurie – ce texte a en partie été écrit lors d’un voyage dans le Sud en mai 2017.

Je remercie chaque lecteur pour son vote, soutien, ses commentaires, encouragements, partages. Ce sont de jolies “victoires” comme celles-ci qui mettent du baume au cœur. Comme chaque partage avec vous ici et ailleurs!

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