Se faire aider pour se reconnecter à Soi

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J’ai commencé depuis quinze jours un coaching avec Rebecca de Résonance Céleste pour mon projet d’entreprise. Comme vous le savez, je me forme pour devenir thérapeute. C’est un projet que je porte depuis longtemps en moi, mais que j’ai laissé à l’abandon. Pour tout un tas de raisons, dont “le manque de confiance”.

Vous allez me dire que tout le monde, ou presque, manque de confiance en soi. Certes, mais quand on a une personnalité “dépendante” (ce qui n’est ni bien ni mal, je préfère le préciser, il y a toujours des personnes bien intentionnées pour donner de conseils, sans toujours savoir de quoi il en retourne), le manque de confiance c’est la grosse faille. Si bien que souvent, on se range à l’avis des autres, on se soumet à leurs désirs, histoire de ne surtout pas faire de choix.

La personne dépendante est terrorisée à l’idée de choisir, que ce soit entre deux postes, une virée à la mer ou à la campagne, ou entre deux baguettes de pain! Pour les petits choix du quotidien, on en vient petit à petit à bout, en se faisant aider, en se confrontant au monde, en se dépassant toujours. Pour le reste, c’est plus compliqué. Au cours du premier module de formation, je me suis rendue compte que tous les postes que j’ai occupé depuis que je travaille sont des postes que j’ai choisi par défaut. Je ne me suis jamais demandée si ça me plaisait ou si c’était fait pour moi. J’ai toujours trouvé des excuses: mon éducation, ma situation personnelle, mes obligations. Et ça a été la même chose pour mes appartements. Je me suis laissée porter par l’avis des autres. Je n’ai jamais osé être “contre”.

Vu de l’extérieur, en général, je passe pour la fille qui s’adapte très bien, qui ne pose pas vraiment de problème, qui suit le rythme, qui est d’accord sur tout. Peu de personnes connaissent mes profonds tiraillements intérieurs. Peu de personnes savent combien cela me pèse au final. Aujourd’hui, je prends de plus en plus de décisions, seule. Et cela me rend assez fière, même si c’est pour des broutilles. Car hier encore, je ne m’en sentais pas capable.

Ce coaching me permet de me recentrer sur moi, de savoir ce qui compte pour moi et comment exprimer mon plein potentiel à ma manière. Car un autre travers de la dépendance, c’est qu’on regarde beaucoup ce que font les autres. Et on aimerait faire pareil. Sans vraiment savoir si ça nous correspond. En ce moment? tout le monde surfe sur le féminin sacré, allez hop on va s’y mettre! Et puis l’Énergétique, ça marche bien aussi, alors pourquoi pas! Il y aussi les massages qui font du bien, c’est peut-être l’occasion!

On regarde partout ce que font les autres et on essaie de se fondre dans leur moule. Je vous le donne en mille, ça ne fonctionne pas, c’est même catastrophique. Parce que ce n’est pas nous, ce n’est que l’autre. C’est pour cette raison que j’ai fait le choix – conscient – de me faire accompagner pour déterminer au mieux mon projet et ses champs d’application.

Cet article n’a pas de but particulier si ce n’est de vous montrer que vous êtes uniques, vous êtes avec votre personnalité, votre caractère, vos failles et vos forces, votre talent et que la seule chose qui compte dans la vie c’est de retrouver cette connexion à Soi pour vivre pleinement ce qui compte! Comme le disait si joliment Oscar Wilde “Soyez vous-mêmes, tous les autres sont déjà pris”!

Vivre chaque jour à sa valeur

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Vivre. Chaque jour. A sa valeur.
Vivre tous les deux. Juste nous. Apprendre, s’apprendre.
Et rire.
Prendre doucement les choses avec détachement.
S’énerver un peu.
Reprendre le dessus.
Apprendre l’effort.

Vivre. Chaque jour.
Et trouver qu’autour il y a un peu trop de mots.
Encore un peu trop de bruit, de sollicitations.
De “il faut”.
Ou “il faudrait”.
Un peu trop d’injonctions à profiter de cette période pour…
Un peu trop de “il y a pire”.

Vivre. Vivre chaque jour.
Peu de pauses.
Beaucoup de temps plein.
De mouvements.
Beaucoup de vie.

Vivre. Instant après instant.
Savourer.
Lâcher prise.
S’essayer à la patience.
Rater. Plein de choses. Et s’en moquer.

Vivre. Le manque.
Appréhender la solitude.
Accueillir le silence.
Apprécier les quelques minutes d’échanges journaliers.
Couper le reste.
Ce qui ne nous nourrit pas.

Vivre. Déconnecter.
Retrouver sa voix.
A l’intérieur.
Se ressourcer en soi.
Loin des informations anxiogènes
Loin du trafic des réseaux

Vivre. Avoir envie…
D’un bain bon…
De mettre les pieds sous la table…
De pouvoir déléguer…
De passe le relais pour quelques heures…

Vivre différemment.
Vivre chaque jour. A sa valeur.

Et vous, elle ressemble à quoi votre vie en ce moment? 

Maman solo (mais pas que!)

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Hier j’avais un dîner – phénomène exceptionnel – avec un homme – phénomène encore plus exceptionnel -étant donné que ma vie sentimentale est à l’arrêt depuis plus de quatre ans (même si à mon avis je pourrais rajouter quatre ans de plus, tellement ma dernière relation n’avait rien de sentimental mais bon on va faire simple). Oui je sais on peut aussi avoir des dîners aves des hommes en « ami » mais moi j’ai jamais vraiment eu d’ami sans e. Si, un,  qui j’ai déclaré ma flamme cet été – fiasco complet (normal il était déjà marié !). Ca m’a au moins permis de passer à autre chose.  A toute chose malheur est bon c’est bien connu !

J’arrête de blablater et je reviens au dîner d’hier. Et au pourquoi de cet article surtout – si tant est que cet article ait un but particulier – je me disperse encore. C’est l’effet que ça fait quand on ne parle qu’avec des petits hommes de moins de quatre ans depuis trop longtemps…

Hier soir, je me suis rendue compte de trois choses :

  • Un divorce ça fait de sacrés dégâts et ça se voit au premier coup d’oeil. On se croit à l’abri puis un jour c’est la guerre. Je sais pour certains ça se passe bien. Pas souvent quand même. C’est la débâcle en nous et à défaut de vivre, on survit. On tient le coup pour les enfants, ils donnent un sens à tout le reste. Un divorce c’est une lente descente aux enfers. Il faut faire son deuil et ça prend du temps.
  • J’ai dépassé ce stade. Je suis loin de la fille désemparée et paumée que j’étais à l’époque, pleine de doutes, de peurs, la tête remplie de mauvais films, le cœur complètement broyé, l’énergie à plat. J’ai retrouvé mon sourire, ma joie de vivre. J’ai fait mon deuil. Et s’en rendre compte, ça file la pêche.
  • J’ai davantage confiance en moi et en l’avenir. Et j’ai bien envie de partager ça avec quelqu’un. Je me sens prête – c’est assez relatif tant que tu n’as pas sauté le pas – à faire de nouvelles rencontres « comment ? » – That is the question ! J’ai envie dire « on verra ».

Hier j’avais un dîner et ce dîner m’a ouvert les yeux sur la vie que j’ai quittée, la page que j’ai tournée et m’a orienté vers l’avenir, un avenir lumineux, joyeux, serein et apaisé.

Et comme le disait ma prof d’histoire-géo de Terminal : “Y a qu’à, y a qu’à. Mais faut qu’on !”

Sur ces bonnes paroles, je vous souhaite une très douce soirée !

Ps : Si il y a parmi vous des mamans (ou papas) solos qui ont des tuyaux à partager, n’hésitez pas!

Une nouvelle page

Une nouvelle page. Sur la toile. Dans ma vie. Envie de revenir à mes premiers amours, l’écriture, la poésie, la photographie. Envie de vous faire voyager, de vous conter de jolies histoires. Envie de légèreté, de liberté.

Je ne suis plus celle de 2013.J’ai mûri, grandi, avec vous à mes côtés. J’ai appris, pleuré un peu, écouté mon cœur.

J’ai tourné une page, celle de la colère, celle du chagrin, celle de la peur. J’ai pardonné, accepté.

Envie de partager sans chercher la gloire. Envie d’inspirer sans quémander de l’amour. Envie d’être moi sans chercher à me justifier.

J’ai besoin de retrouver le goût particulier de l’écriture, le fourmillement passionné entre mes doigts, sans course aux commentaires, sans chercher à plaire ou pire à faire comme les autres, être comme les autres.

Une nouvelle tranche de vie, à vos côtés. Merci de votre fidélité!

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L’Amour plus fort que tout…

 

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Certains cherchent leurs mots. D’autres préfèrent s’éloigner de tout pendant quelque temps. D’autres encore rient, parlent du beau temps, de leurs prochaines vacances. Je me sens un peu loin de tout ça. Pleine d’espérance et pourtant terrifiée. Je ressens le besoin d’écrire, d’écrire, encore et encore. Une manière de décompresser. Certains iront courir, d’autres passeront des heures dans le noir. Des hommes et des femmes trouveront un réconfort temporaire dans les bras de leurs proches. Moi, j’ai besoin d’écrire, de tout lâcher.

J’aimerais faire comme avant. Et je n’y arrive pas encore. J’essaye de me dire que nous réagissons tous différemment. Aucun de mes proches n’a été touché. Et pourtant la douleur de ceux qui ont perdu quelqu’un, je l’imagine trop facilement. Et la terreur de ceux qui ont survécu, je la ressens en moi à chaque instant. Et pourtant vendredi soir, j’étais au chaud, loin de l’horreur.

Ecrire ici m’aide beaucoup. Parce que vous êtes tous un peu comme moi, un peu esquintés, vous avez tous le cœur un peu bousillé, vous avez tous mal quelque part. Et votre douleur rend la mienne supportable et légitime. Je n’ai pas l’impression d’être un ovni. Je n’ai pas l’impression de devoir justifié mes larmes. J’ai juste l’impression d’être humaine. Et si j’ai un peu peur, je me sens en droit de le dire, sans pour autant entendre les mots durs de ceux qui sont déjà passés à autre chose.

Avoir peur ne veut pas dire être lâche. On peut avoir peur et marcher la tête haute. On peut avoir peur et tout de même choisir chaque matin de se lever et de faire tout pour ne pas laisse la peur nous transformer en statue de glace.

Quand j’entends « ça va ? », j’ai du mal à dire « bien ». Je ne réponds rien. Je ne pose pas la question. Une minute de silence. Pour moi, elle était importante. S’arrêter un instant pour rendre hommage à ceux qui ont perdu la vie. S’arrêter pour mieux repartir, s’armer de courage et d’amour. Ces mots reviennent depuis hier matin dans mon fil d’actualité. Ces mots me réconfortent. Ils me font prendre conscience que nous sommes tous prêts à lutter, à ne pas laisser la barbarie nous mettre à genoux. Nous ne sommes pas un peuple divisé, nous sommes un peuple solidaire.

Ecrire et vous lire. Chacun de vos mots, de vos messages me montrent que l’humanité est en marche, que l’Amour est au cœur de nos cœurs et nos cœurs sont à l’unisson. Grâce à vous, j’ai l’impression de faire partie d’une chaîne solidaire. Et c’est le plus beau cadeau que vous puissiez me faire.

Si j’ai une seule certitude, c’est que seul l’Amour a le pouvoir de changer le monde. Et c’est à nous de faire briller et vibrer cet amour en nous et autour de nous.

Retrouvez les mots qui me touchent chez Eléanor, Aileza, Célie, May, Sabine, Loreleï, Héloïse, Miss Plume, Laura

Vers une nouvelle vie…

La route s’étend à perte de vue. L’horizon au loin, le ciel sur l’horizon, la lune au creux du ciel. Et la nuit qui envahit la terre. Quelques lueurs dessinent des ombres. Des habitations inconnues. En s’approchant, on distingue des rires, des éclats de voix, à la lueur de bougies qui racontent une histoire.

Loin. Loin de tout ce qu’elle connait, de tout ce en quoi elle croit, Emma reprend goût à la vie, qui bat dans ses veines, qui glisse le long de son cou, qui s’attarde dans les vaisseaux qui mènent à son cœur, fragile. L’horloge du temps semble s’être arrêtée sur une heure précise, celle de la chute ou de la naissance à venir. Le tic-tac qui la faisait se cacher la tête sous l’oreiller n’est qu’un lointain souvenir.

Elle marche, sac sur le dos et dos en vrac. Elle marche, pieds nus sur l’asphalte, vers d’autres horizons, vers un ailleurs qu’elle espère meilleur. Chacun de ses pas l’éloigne de sa colère, de ses peurs, de son mal-être. Elle laisse derrière tout ce qui pèse trop lourd et ne sert à rien, les doutes, les angoisses. Son corps devient plus léger. Son esprit se vide au fur et à mesure et la sérénité gagne du terrain. Elle se sent pousser des ailes sur ce nouveau chemin.

Les bruits de la nuit ne l’effrayent plus autant. Elle a appris à composer avec eux, à prêter l’oreille, à rester silencieux, à anticiper le danger. Elle se souvient encore comment bloquer sa respiration quelques minutes. Puis Elle expire à pleins poumons, expulsant ses démons, prête à repartir.

Sur la route, elle s’attache à sa solitude. Elle se redécouvre, plus forte. L’écho de sa propre voix la rassure. Elle se souvient qu’hier sa voix lui filait des frissons. Emma détestait s’entendre, encore moins se regarder dans le miroir. Aujourd’hui elle se regarde de l’intérieur et arrive même à se trouver belle.

Au loin se dessine l’inconnu, l’étrange étranger. Emma marche vers lui le cœur léger, prête à s’offrir la vie dont elle a toujours rêvé.

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Ceci est ma participation à l’atelier des Jolies Plumes d’Octobre, dont le thème est :

« Nous emmenons vos héros tout au bord, seuls ou accompagnés, face à l’immensité des paysages tout devant et tout autour, face à l’étroitesse des sous-bois, face au vide, face aux plaines, face à leurs limites, face à leurs pensées. A quoi pensent vos héros au creux de ces chemins pris comme pour s’échapper ? Pourquoi ont-ils entrepris ce voyage ? Que ressentent-ils face à ces paysages lointains ? Joyeux, tourmentés, profonds, légers… » WILD

Pour participez à ces ateliers, écrivez à : latelierdesjoliesplumes@gmail.com. Célie et Fabienne se feront un plaisir de vous accueillir.

Les autres participants: Le Paradigm / Goldfish Gang / Miss G / Memories from anywhere /

Un grain de sable dans les rouages

Elise marche dans la rue. Autour d’elle le monde vit. En elle, c’est la débâcle. A force de positiver, elle perd les pédales. Elise ne sait plus trop bien où elle en est. Elle ne sait plus vraiment où elle va non plus ou ce qu’elle veut.

Ce midi, elle hésite encore entre le restaurant chinois du coin de la rue ou le traiteur italien. Comme souvent, elle finira avec un plat tout près de chez Picard, devant son écran d’ordinateur. Elle déteste pourtant ça, manger à l’intérieur et surfer sur le net à la recherche d’un article de pensée positive, qui la remettra sur le bon rail, en attendant la prochaine déconvenue à laquelle elle devra faire face.

C’est éreintant comme vie. Elle en a bien conscience. Elle sait qu’elle n’est pas loin du burn-out, elle aussi.

Elle sait qu’elle devrait rentrer chez elle plus tôt, au lieu de faire des heures supplémentaires qui ne riment à rien. Elle sait que les dossiers qui s’entassent sur son bureau ne font que meubler l’espace. Elle n’a bien souvent pas envie de les gérer. Elle pourrait reprendre des études, partir à l’étranger. Elle pourrait demande un congé formation ou chercher un autre poste.

Elle s’ennuie au travail. Elle s’ennuie dans sa vie. Mais personne ne s’en doute. Elle connaît presque par cœur l’art de faire semblant. Elle se répète chaque matin devant le miroir de la salle de bain, la maxime de sa mère « il faut mieux faire envie qui pitié ». Elle a le sourire facile et toujours un mot agréable au bord des lèvres. Elle s’occupe de la vie des autres, pour ne pas avoir à regarder la sienne en face.

Un grain de sable dans les rouages. Voilà ce qu’il lui faudrait. Un grain de sable qui viendrait la bousculer, la faire changer de direction, la faire prendre conscience de la réalité et de sa chute lente mais certaine. Mais les grains de sable ne tombent pas du ciel. Ce serait trop facile de ne dépendre que d’un grain de sable. Au lieu de ça, elle ira marcher sur la plage, dans l’espoir que l’endroit favorise l’émergence d’un miracle.

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Crédit Image – Simi