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Et on démarre une autre histoire…

J’ai écrit. Beaucoup sur lui. Sur moi aussi. Sur ceux qui m’aiment. Et ceux qui m’ont déçus.

Puis sur la vie. Tout ce dont on a peur. Ce qui nous met en colère.

J’ai écrit sur les cris. Je vous ai fait rire. Un peu. Puis pleurer. Souvent.

J’ai écrit sur l’actualité, celle qui nous a fait trembler. Celle qu’on regarde les yeux fermés, de peur que la terrible réalité fasse chanceler nos univers, un peu préservés.

J’ai écrit et je vous ai dit merci. Bien des fois. Merci encore. Encore une fois.

J’ai écrit le cœur en vrille et le corps en lambeaux.

J’ai écrit en tremblant. J’ai eu peur.

J’ai écrit en attendant une reconnaissance quelconque, scrutant la liste de commentaires comme si vos mots avaient le pouvoir de changer la donner. Problème d’égo.

J’ai écrit avec passion, mais en me limitant souvent. J’ai hésité.

J’ai écrit d’une certaine manière…

Et j’ai envie d’écrire autrement. Avec plus de passion, moins d’interdit, plus d’authenticité, d’audace.

Je continue d’écrire sur la vie, nos vies, sur les destins qui se frôlent, les corps qui se confondent, les esprits qui fusionnent.

Je continue d’écrire. Différemment. Avec moins de garde-fous autour de moi. En me libérant progressivement de tout ce qui me bloque. Un peu trop.

Je continue. Avec vous. Si vous le voulez bien!

Merci…

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Tout me ramène à toi

Est-ce l’automne qui me glisse des souvenirs ? Ou bien le cycle de neuf ans qui s’achève, enfin ?

On dit que tout recommence en année 1, que les leçons apprises sont intégrées, que celles qui sont en suspens reviennent nous titiller pour les neuf prochaines années.

L’odeur de la nature, les épices fruités, la nuit qui tombe à peine rentrée, les jours de pluie qui s’additionnent ou bien quelque chose dans l’air – la période si spéciale de mon anniversaire.

Tout me ramène à toi. Les lumières sur le boulevard, les amies retrouvées, les matins sous la couette ou un arrêt chez Starbucks pour un Chai Latte. Il ne manque que le journal local.

Tout me ramène à toi. Et aux souvenirs heureux, au froid qui s’invite au réveil, aux yeux malicieux. Puis une musique, l’envie de lâcher prise, d’embrasser la saison.

Tout me ramène à tes rues peuplées, tes bars surchargés, ces journées entières à refaire le monde autour d’un déjeuner improvisé.

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Tout me ramène à l’intérieur de ce qui a compté, de ce qui m’a changée, de ce qui a bousculé ma vie mais m’a rendu ma liberté. Tout me ramène au cœur de moi.

Et sur les photos, tu danses en attendant mes pas, qui viendront dans quelques mois, faire le plein de toi.

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Revenir à soi

Sélectionner.

Ses pensées. Et le flot d’information qui passe par tous ces moyens de communication, qui nous rapprochent mais nous font aussi parfois décrocher.

Faire du tri.

Dans ses idées. Et dans le flot saturé de rêves, d’envies, de projets d’autrui. Ici, une nouvelle manière d’organiser ses carnets, là une application pour gagner du temps ou plus loin, un agenda qui nous propose de voir la vie sous un nouvel angle et de vivre en accord avec nos valeurs.

Beaucoup de tout. Beaucoup de trop.

Pour celles et ceux qui zappent, c’est facile. On coche et on passe à autre chose.

Pour celles et ceux qui approfondissent, ça devient compliqué. On sature vite. Ou on plonge dans les abysses. Complètement insensée cette pression que nous nous imposons.

Je courre parfois. Vous aussi peut-être. Après cette perfection. Très relative. Si hypocrite. Personne ne vit le bonheur à 100%. Certains jours sont plus compliqués que d’autres. Pour tout un chacun. Et ceux qui disent qu’ils échappent à la règle, que la vie est un doux fleuve tranquille, ne serait-ce pas eux qu’ils trompent. Avant les autres.

Je crois que la vie est faite de ces instants hors du temps et de ceux communs à tous, parfois bancals, d’autres fois plus stables, pas si extraordinaires, juste vrais. On veut souvent ressembler aux autres, faire « comme » ou pire « être comme ». On rejette les cases mais on s’y jette à corps, cœur perdu pour avoir cette impression, bien éphémère, d’appartenir « à ».

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Je laisse de côté le « bullet journal », lui préférant un agenda classique et peu importe si mes listes et mes projets, si mes rêves se promènent sur des carnets divers et variés. Je laisse de côté ces agendas censés nous apporter une vie paisible, zen et rangée. Le chaos nous donne aussi la chance de voir la beauté qui nous entoure – redresser la barre – changer la donne. J’abandonne ce qui ne me sert pas pour me concentrer sur mes envies à moi, sur ce que je souhaite accomplir, sur les mots que je fais danser du bout de ma plume et sur ces vies que je dessine avec passion, à l’infini.

Dites-moi, vous arrive-t-il de vous disperser ? De perdre de vue vos objectifs ? Ou de courir après quelque chose qui vous éloigne de vous-mêmes ?

Comment gérer-vous cela ?

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Du rire aux larmes

Je tombe. Je rebondis. Je tombe. Je rebondis.

J’ai dû être une balle dans une ancienne vie !

Sans rire. Je fonds en larmes. Puis je souris. Je fonds en larmes. Et je me dis « allez souris ! »

Je me force. Je fais illusion. Ca marche plutôt pas mal.

J’ai dû me prendre tellement de raclés dans ma vie de balle, que je suis vaccinée.

C’est dingue parce que c’est quand tu crois que tu as passé un cap, que tu baignes dans le bonheur, un bonheur tout beau, tout doux, de celui que tu vois étalé à tout va autour de toi, c’est à ce moment précis où tu dégringoles 25 marches.

Et que tu te retrouves la tête dans le cambouis, à te dépatouiller pour ne surtout pas tâcher ta belle robe dorée.

En fait le mieux serait que tu te laisses aller – la robe ne va pas te sauver de toute façon – que tu t’étales de tout ton long, que tu te laisses une chance de toucher le fond de la piscine. Là, tu te sens libre de pleurer pendant des heures, de te transformer en Calimero, d’en vouloir à la terre entière. Je sais c’est facile, mais qu’est-ce que c’est bon de ne plus rien contrôler, de s’affranchir de toutes ces belles idées qui disent qu’il faut positiver, avoir la foi, de toutes ces théories qui veulent te faire croire que cette situation pourrie dans laquelle tu te débats, c’est toi qui l’a créée, que tu n’attires que ce que tu donnes et qu’au fond tu es la victime de tes propres pensées… Et MERDE !

Ce matin, après avoir craqué dans l’ascenseur (j’aurais dû attendre d’avoir passé la porte de l’école en sens inverse) et avoir tenté de rattraper le coup avec l’escargot, cramponné à son doudou (c’est le seul à même de le rassurer en ce moment – je crois que je vais aller déposer un cierge au Saint des Doudous pour le remercier d’être là et de pallier à mon incapacité générale à gérer mes émotions de mère).

Pas étonnant qu’il soit imbuvable à la maison…

Les enfants ça sent tout. Là, il n’y a même pas besoin de sentir. Ca se voit comme le nez au milieu de la figure. Tout se barre en live. Il y a comme un parfum de dépression dans l’air. Personne ne se parle. Dans 100m2 ça peut peut-être passer, mais dans 40m2, c’est un peu délicat – du coup pas d’autre choix que d’aller passer ses nerfs sur la cuvette des waters (ça aide d’être poète !)

Je suis arrivée au bureau, après m’être demandée un nombre incalculable de fois (1) si je ne devais pas poser ma journée pour m’aérer l’esprit (mais quoi faire pendant plus de 9 heures seule dans Paris ?) – (2) si j’avais bien fait de tout accepter sans broncher sous prétexte que j’avais fait un mauvais choix – (3) si je n’aurais pas dû au final céder à ma première impulsion – accoucher sous X (déplorable !!).

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Et en me regardant dans la glace je me suis remerciée intérieurement de ne pas avoir mis de mascara ce matin. J’aurais eu grand mal à maquiller les dégâts. J’ai encore la tête dans le brouillard, comme si je venais de passer dans l’essoreuse à salade (ça me remettrait peut-être les idées en place).

Il y a des heures où je n’en peux plus, où j’ai l’impression de me farcir un retour vers le passé forcé. Et d’autres où je me dis, une fois de plus, que je vais me battre, que ça va aller, que je suis belle et la meilleure maman du monde (promis je n’ai pris d’ecstasy !), que nous allons ensemble dépasser tous ces non-dits qui nous gâchent la vie, que nous allons être plus forts que ce qui nous détruit (anges du ciel et de la terre, à vous de jouer !)

C’est fou quand même de se gâcher l’existence alors que nous avons tout pour être heureux : un toit, la santé et la sécurité matérielle. Mais purée qu’est-ce qu’il nous faut de plus ? Qu’est-ce qu’on attend pour profiter de tout ce qu’on a et qu’un jour on n’aura plus ? Pourquoi on se pourrit autant la vie avec des idées toutes faites sur plein de choses ? Pourquoi on n’arrive pas à s’aimer, à se le dire et à dire aussi quand trop c’est trop, quand on a besoin de souffler, quand on a besoin de s’aérer ? Pourquoi on a tant de mal à vivre, quand d’autres à côté se débattent dans des tourments mille fois plus importants ?

Pourquoi, Bordel de Merde ? (marre d’être poète d’un coup !)

C’est un peu les montagnes russes mes journées en ce moment. Je me sens glisser puis refaire surface. J’ai envie de m’effondrer dans des bras amis ou de danser avec mon petit homme au milieu du salon.

J’ai juste envie que ma vie, la sienne, la nôtre, retrouve des couleurs.

Dehors, le soleil brille, c’est déjà ça !

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Sur le chemin du pardon…

Vous croyez que tout va mieux, que vous avez fait votre deuil, que vous avez pardonné, que vous vous êtes pardonné. Quelle libération !

Et quelqu’un arrive, vous parle et met le doigt sur un ressenti, un sentiment. Et voilà que vous vous trouvez confronté à vos vieux démons. Tout n’est pas réglé. Pourtant selon certains, c’est aussi simple que lâcher prise et voir la vie en couleurs. Vous vous le dites aussi. La réalité est tout autre.

La réalité c’est que vous avez encore beaucoup de colère en vous, beaucoup de culpabilité, de honte, de chagrin. La réalité c’est que quand on vous demande de vous regarder dans le miroir et de vous dire, les yeux dans les yeux « je te pardonne », vous vous retrouvez submergé par un flot d’images, de souvenirs, qui vous brassent. Un nœud se forme dans votre gorge, au creux de votre ventre. Et quelques larmes se glissent même.

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La tentation est grande de vous dire que vous êtes nul, que vous n’avez toujours pas dépassé des choses du passé justement, que vous avancez pour mieux reculer ensuite. Vous entrevoyez un bilan en demi-teintes. Ou vous vous reprenez en jetant un coup d’œil en arrière, histoire de voir d’où vous venez, où vous êtes et où vous souhaitez aller. D’accord, il reste encore pas mal de pages à écrire pour que vous puissiez parler de cet épisode de votre vie, sans émotion, sans regret, sans colère ni ressentiment, avec plein d’amour pour vous, pour l’autre. Vous vous regardez à nouveau et vous vous promettez de vous atteler à la tâche, de vous offrir à vous-mêmes ce beau cadeau : pardon, paix et liberté. Ca prendra le temps que ça prendra. Le changement est en marche.

Alors oui au creux de vos nuits, à l’évocation de certaines histoires, de certains chagrins, en regardant les autres vivre des évènements similaires au vôtre, vous vous sentez vulnérables, vous ressentez le besoin de parler, de pleurer, de vous isoler ou bien de vous épancher sur une épaule amie, de prendre davantage soin de vous, de reprendre contact avec le présent. Chaque chose en son temps. Vous avancez vers un mieux-être avec chaque respiration, chaque prise de conscience. Et toujours avec bienveillance…

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Une nouvelle page

Une nouvelle page. Sur la toile. Dans ma vie. Envie de revenir à mes premiers amours, l’écriture, la poésie, la photographie. Envie de vous faire voyager, de vous conter de jolies histoires. Envie de légèreté, de liberté.

Je ne suis plus celle de 2013.J’ai mûri, grandi, avec vous à mes côtés. J’ai appris, pleuré un peu, écouté mon cœur.

J’ai tourné une page, celle de la colère, celle du chagrin, celle de la peur. J’ai pardonné, accepté.

Envie de partager sans chercher la gloire. Envie d’inspirer sans quémander de l’amour. Envie d’être moi sans chercher à me justifier.

J’ai besoin de retrouver le goût particulier de l’écriture, le fourmillement passionné entre mes doigts, sans course aux commentaires, sans chercher à plaire ou pire à faire comme les autres, être comme les autres.

Une nouvelle tranche de vie, à vos côtés. Merci de votre fidélité!

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L’Amour plus fort que tout…

 

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Certains cherchent leurs mots. D’autres préfèrent s’éloigner de tout pendant quelque temps. D’autres encore rient, parlent du beau temps, de leurs prochaines vacances. Je me sens un peu loin de tout ça. Pleine d’espérance et pourtant terrifiée. Je ressens le besoin d’écrire, d’écrire, encore et encore. Une manière de décompresser. Certains iront courir, d’autres passeront des heures dans le noir. Des hommes et des femmes trouveront un réconfort temporaire dans les bras de leurs proches. Moi, j’ai besoin d’écrire, de tout lâcher.

J’aimerais faire comme avant. Et je n’y arrive pas encore. J’essaye de me dire que nous réagissons tous différemment. Aucun de mes proches n’a été touché. Et pourtant la douleur de ceux qui ont perdu quelqu’un, je l’imagine trop facilement. Et la terreur de ceux qui ont survécu, je la ressens en moi à chaque instant. Et pourtant vendredi soir, j’étais au chaud, loin de l’horreur.

Ecrire ici m’aide beaucoup. Parce que vous êtes tous un peu comme moi, un peu esquintés, vous avez tous le cœur un peu bousillé, vous avez tous mal quelque part. Et votre douleur rend la mienne supportable et légitime. Je n’ai pas l’impression d’être un ovni. Je n’ai pas l’impression de devoir justifié mes larmes. J’ai juste l’impression d’être humaine. Et si j’ai un peu peur, je me sens en droit de le dire, sans pour autant entendre les mots durs de ceux qui sont déjà passés à autre chose.

Avoir peur ne veut pas dire être lâche. On peut avoir peur et marcher la tête haute. On peut avoir peur et tout de même choisir chaque matin de se lever et de faire tout pour ne pas laisse la peur nous transformer en statue de glace.

Quand j’entends « ça va ? », j’ai du mal à dire « bien ». Je ne réponds rien. Je ne pose pas la question. Une minute de silence. Pour moi, elle était importante. S’arrêter un instant pour rendre hommage à ceux qui ont perdu la vie. S’arrêter pour mieux repartir, s’armer de courage et d’amour. Ces mots reviennent depuis hier matin dans mon fil d’actualité. Ces mots me réconfortent. Ils me font prendre conscience que nous sommes tous prêts à lutter, à ne pas laisser la barbarie nous mettre à genoux. Nous ne sommes pas un peuple divisé, nous sommes un peuple solidaire.

Ecrire et vous lire. Chacun de vos mots, de vos messages me montrent que l’humanité est en marche, que l’Amour est au cœur de nos cœurs et nos cœurs sont à l’unisson. Grâce à vous, j’ai l’impression de faire partie d’une chaîne solidaire. Et c’est le plus beau cadeau que vous puissiez me faire.

Si j’ai une seule certitude, c’est que seul l’Amour a le pouvoir de changer le monde. Et c’est à nous de faire briller et vibrer cet amour en nous et autour de nous.

Retrouvez les mots qui me touchent chez Eléanor, Aileza, Célie, May, Sabine, Loreleï, Héloïse, Miss Plume, Laura

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Désintoxication Bloguesque

La question qui revient souvent en boucle dans ma tête – Est-ce que je passe trop de temps sur Internet ?

Je ne suis pas une adepte des réseaux sociaux, ce qui me permet déjà de gagner du temps sans me perdre dans des fils d’actualité sans fin.

Mais je dois avouer que je passe beaucoup de temps sur mon blog et sur les blogs des autres. Beaucoup trop ?

Regardons voir. Je blogue presque tous les jours, avec une pause le weekend. Cette pause me fait un bien fou. Si j’écris, j’écris pour moi. Si je lis, je lis un livre, un magazine. Et le reste du temps, j’essaye d’être pleinement présente pour ma famille, mon escargot ou mes amies.

Est-il si facile de vivre déconnectée ? Pas toujours. Et les téléphones modernes ne nous y aident pas davantage. Il est facile en quelques clics d’avoir accès aux dernières actualités de nos blogs favoris. On regarde en passant, juste pour voir si un article sort du lot. On en lit un, puis deux, sur l’écran riquiqui. Et 10, 15, 30 minutes passent aussi vite que l’éclair.

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Disons que l’hiver est propice à rester chez soi et pianoter sur un clavier. On ne voit pas le temps passer en lisant des billets, découvrant de nouveaux blogs ou en modifiant le design du sien (le mien a d’ailleurs pris ses quartiers d’été).

Entre temps le soleil est arrivé et l’envie est bien là de profiter pleinement de ses rayons. Certains n’hésitent pas à prendre leur ordinateur à l’extérieur. Je ne suis pas de ceux-là.

Après près de 6 jours d’absence, je reviens avec quelques certitudes, il est temps de lever le pied et de profiter de tout le reste, reste qui passe souvent, trop souvent, après le blogging.

Mes objectifs pour les 21 jours à venir (il parait qu’il faut 21 jours pour qu’une pratique se mette en place) sont donc les suivants :

  • Ne plus regarder internet sur mon portable
  • Limiter mes billets à 2/3 par semaine
  • Déconnexion complète 1 jour par weekend

J’y vais doucement car je sais que de trop hauts objectifs risquent fort de me laminer sur place, ce qui n’est pas le but, le but étant d’avoir une relation plus saine avec mon blog, avec vos blogs et avec le web en général. Rendez-vous dans 21 jours !

Source Image – A Rosie Outlook Blog

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C’est pas ma journée !

J’ai bien failli passer ma journée dans le monte-charge.

Avant (avant quoi d’ailleurs, avant que tout ne change, avant que je ne me retrouve qu’avec mes yeux pour pleurer et mes mains pour cacher mes yeux tristes, avant que la vie ne me donne un bon coup de pied dans le derrière et ne m’oblige à rectifier le tir avant la catastrophe, avant tout ce qu’était devenu ma vie et qui n’était pas moi, enfin bref avant la chute, avant le goût amer laissé par le dernier baiser, avant la remontée pénible, les montagnes russes, l’envie de ne plus se battre et se battre encore, avant l’oubli balayant la colère, l’indifférence balayant la vengeance, enfin bref avant que je ne tourne la page, que je retrouve un semblant de normalité dans ma vie de tous les jours), je me serai dit « C’est pas ma journée ! ».

Avant tout ça, j’étais très forte pour m’imposer des journées de « merde », des journées où tout allait de travers.

Comment peut-on croire qu’une journée qui commence par une biscotte cassée dans son café au lait (qui rend le café imbuvable, avec toutes ces pellicules de beurre nageant à la surface du liquide marron tant adoré pourtant) se terminera bien ?

Comment peut-on croire que le destin ne va pas en profiter pour tout saboter sur son passage?

Sans le savoir, je m’imposais moi-même ces journées pourries. J’arrivais à me convaincre qu’une tuile en provoquerait une autre. Et le pire, c’est que tout ce qui m’arrivait dans cette fichue journée me donnait raison. Je n’avais pas de bol, tout simplement. J’étais condamnée à supporter tout ce qui allait pouvoir me tomber sur le coin du nez, avec le sourire (par-dessus le marché).

Mais ça c’était avant. Avant que je ne comprenne que j’avais mon mot à dire, que la journée pouvait mal débutée et très bien se terminer, que je pouvais contrer le destin et surtout arrêter de voir tout ce qui m’arrivait comme quelque chose d’irrémédiable et de catastrophique.

Donc ce matin, dans le monte-charge, j’ai respiré, et après avoir réussi à sortir (non sans mal), je me suis dit « quelle journée de merde ! » (On ne tire pas un trait catégorique du jour au lendemain sur un réflexe vieux de 20 ans). Deux secondes après, j’ai oublié cette phrase débile et je me suis dit en moi-même « la journée vient à peine de commencer ma belle, à toi de faire que la suite soit belle… »

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Un grain de sable dans les rouages

Elise marche dans la rue. Autour d’elle le monde vit. En elle, c’est la débâcle. A force de positiver, elle perd les pédales. Elise ne sait plus trop bien où elle en est. Elle ne sait plus vraiment où elle va non plus ou ce qu’elle veut.

Ce midi, elle hésite encore entre le restaurant chinois du coin de la rue ou le traiteur italien. Comme souvent, elle finira avec un plat tout près de chez Picard, devant son écran d’ordinateur. Elle déteste pourtant ça, manger à l’intérieur et surfer sur le net à la recherche d’un article de pensée positive, qui la remettra sur le bon rail, en attendant la prochaine déconvenue à laquelle elle devra faire face.

C’est éreintant comme vie. Elle en a bien conscience. Elle sait qu’elle n’est pas loin du burn-out, elle aussi.

Elle sait qu’elle devrait rentrer chez elle plus tôt, au lieu de faire des heures supplémentaires qui ne riment à rien. Elle sait que les dossiers qui s’entassent sur son bureau ne font que meubler l’espace. Elle n’a bien souvent pas envie de les gérer. Elle pourrait reprendre des études, partir à l’étranger. Elle pourrait demande un congé formation ou chercher un autre poste.

Elle s’ennuie au travail. Elle s’ennuie dans sa vie. Mais personne ne s’en doute. Elle connaît presque par cœur l’art de faire semblant. Elle se répète chaque matin devant le miroir de la salle de bain, la maxime de sa mère « il faut mieux faire envie qui pitié ». Elle a le sourire facile et toujours un mot agréable au bord des lèvres. Elle s’occupe de la vie des autres, pour ne pas avoir à regarder la sienne en face.

Un grain de sable dans les rouages. Voilà ce qu’il lui faudrait. Un grain de sable qui viendrait la bousculer, la faire changer de direction, la faire prendre conscience de la réalité et de sa chute lente mais certaine. Mais les grains de sable ne tombent pas du ciel. Ce serait trop facile de ne dépendre que d’un grain de sable. Au lieu de ça, elle ira marcher sur la plage, dans l’espoir que l’endroit favorise l’émergence d’un miracle.

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Crédit Image – Simi

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Nouvelle Page

Page de vie

Page de mémoire

Les mots sautent à cloche pied sur les toits de Paris

Folles envies

 ****

Page solitaire

Page audacieuse

Les mots dessinent des vies et des histoires

Brèves de comptoir

 ****

Page sans raison

Page abandon

Les mots se cherchent et se faufilent

Pas si futiles

****

Page authentique

Page numérique

Les mots se perdent dans le tumulte du monde

Idées fécondes

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Crédit Image

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Vivre autrement

Beaucoup de gens ont aujourd’hui compris qu’amasser des biens matériels n’était pas source de bonheur et que, pour être heureux, il fallait peut-être tout simplement essayer de repenser son style de vie et ses choix.

Ici et là, on trouve des idées de recyclage, de partage, d’échange, d’entraide. De plus en plus de personnes se mettent à la restauration de meubles ou à la cuisine écolo, arpentent les allées des vide-greniers ou louent leur garage le temps d’un weekend, prêtent leur machine à laver une fois par semaine.

Certains décident même de changer de vie, de se mettre au vert, de réaliser leur rêve professionnel ou de partir faire le tour du monde. Ils plaquent tout après avoir mûrement réfléchi leur projet ou décident du jour au lendemain de se donner une chance d’exister.

Derrière notre vie plan-plan, notre écran d’ordinateur, derrière nos plans d’épargne, bien calés dans une vie rangée, avec une maison à notre nom, deux voitures, trois enfants et des poissons rouges, on se demande comment les autres font pour un jour tout bousculer et vivre la vie qu’ils ont toujours voulue.

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C’est un défi de taille que nous ne nous sentons pas forcément prêts à relever. Qu’importe. Nous pouvons être heureux sans quitter notre travail, sans renoncer à notre confort matériel. Nous pouvons décider de passer plus de temps avec nos enfants, de partager plus de cafés gourmands avec nos copines, de passer plus souvent voire nos parents et grands-parents qui vieillissent. Nous pouvons opter pour des vacances solidaires ou nous engager dans une association, donner notre temps aux autres ou prendre du temps pour nous.

Vivre autrement n’implique pas de nous couper du monde ou de vivre en ermite, loin de là. Vivre autrement c’est accepter que la société change, que nous n’avons pas encore toutes les réponses mais que nous pouvons d’ores et déjà faire bouger les choses ou entamer notre quête pour une vie en adéquation avec nos valeurs et idéaux, une vie qui nous ressemble un peu plus.

Source Photo – The Simply Luxurious Life

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Pour 2014, je vous souhaite…

Je vous souhaite des rires à n’en plus finir, des éclats de voix, des coups de cœur enivrants.

Je vous souhaite une santé à toute épreuve, pour profiter pleinement de chaque instant et de chaque être aimé, faire des projets, des voyages, partir à l’aventure.

Je vous souhaite des rêves fous, des envies d’évasion, de la passion dans chaque chose entreprise, dans chaque travail à réaliser.

Je vous souhaite d’avoir foi en la vie, de ne pas fléchir devant les épreuves, d’assumer vos choix, de conquérir vos peurs, de dépasser vos limites.

Je vous souhaite de dessiner des souvenirs mémorables sur la toile de cette nouvelle année, de danser au rythme de vos désirs, de célébrer la vie.

Je vous souhaite de belles réussites, dont vous pourrez être fiers.

Je vous souhaite des histoires d’amour, des mots doux et des baisers mouillés.

Je vous souhaite de l’amitié, des vacances au soleil, des mariages et des naissances.

Je vous souhaite de rester fort face à la maladie, a la mort, face aux conflits qui bousculent le monde. Je vous souhaite de l’espoir.

Je vous souhaite des idéaux et d’avoir le courage de vous battre pour eux.

Je vous souhaite des fêtes, des étincelles dans les yeux, des robes féeriques, des caresses et des serments d’amour éternel.

Je vous souhaite d’avoir assez d’argent pour entreprendre des paris fous, assez d’argent pour ne pas avoir peur d’en manquer, assez aussi pour aider ceux dans le besoin.

Je vous souhaite d’aller de l’avant, d’échanger, de partager, de grandir.

Je vous souhaite des matins calmes et des nuits à admirer les étoiles

Je vous souhaite surtout d’être vous-mêmes, de croire en vous, d’espérer en vous, de vous aimer et vous libérer de tout ce qui vous oppresse et vous empêche d’être heureux.

Je vous souhaite des mots pour composer des poèmes, pour faire naître des histoires, pour faire vibrer nos cœurs à l’unisson.

Je vous souhaite une année à l’image de ce qu’est la vie, une chance !

Credit Image – Kohls

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Le mot de l’année 2014

Depuis quelques années déjà, je me donne un mot d’ordre pour la nouvelle année. C’est mieux que les résolutions ou plutôt ca englobe tout plein de nouvelles résolutions, qui évoluent au gré des 52 semaines à venir.

2013, c’était « tenir bon ». Puisque je suis encore la et mieux dans mon corps et dans ma tête, c’est que j’ai gagné mon pari. Mais j’ai encore du pain sur la planche, c’est pourquoi pour 2014, mon mot c’est :

M’AIMER

Et c’est là que ça se complique. Parce qu’aimer les autres, c’est facile (enfin pour moi), mais m’aimer, c’est un domaine dans lequel je n’excelle pas du tout. J’ai d’ailleurs de grosses lacunes en la matière. Et je suis consciente qu’à 33 ans, il est grand temps de m’y mettre.

J’ai donc décidé de me coller à cette tâche, qui va me demander de gros efforts, mais j’ai envie d’y arriver, parce que je pense que c’est la clé de tout, la clé de ma vie surtout.

Et comme je n’ai pas envie, ou plus envie, de passer à côté de ma vie, et bien je m’y colle, avec entrain et passion.

Et vous, un mot à partager pour 2014 ?

Crédit Image – Love this Pic.com

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Ces souvenirs qui défient le temps…

Dans quelques jours, enfin maintenant ça se compte presque en heures, je vais passer le cap des 33 ans. Et comme chaque année, se pose la question des cadeaux d’anniversaire. Et comme chaque année, je n’ai aucune idée à donner. Enfin je sais ce que je ne veux pas. Je ne veux rien de matériel.

On se dit souvent que le matériel c’est éphémère. Mais on finit toujours par s’y attacher, même un tout petit peu. Moi aussi je m’y étais attaché. Et puis, la vie m’a fait lâcher prise, un peu brutalement quand même.

Tout ce que j’avais se trouve dans des cartons quelque part, un quelque part que je ne connais pas. Tous ces cartons, je ne les retrouverai jamais.

J’ai laissé mes livres, mes chansons, mes albums photos, les jolies choses brodées par ma grand-mère, la dernière lettre de mon grand-père, des cahiers d’écriture remplis de textes que je n’avais pas eu le temps de taper, mes films et tellement d’objets qui faisaient partie de ma vie, qui avaient traversé les années.

Je suis rentrée avec mon essentiel, une paire de chaussures et quelques bijoux, mon appareil-photo et des vêtements de bébé.  La seule chose que je n’ai pas perdu dans ce départ précipité, ce sont mes souvenirs, ces images gravées dans ma mémoire, ces moments magiques, ces symphonies écrites à plusieurs mains. Personne ne peut me les voler. Personne ne peut les détruire.

Alors pour mon anniversaire, cette année, je veux des souvenirs, je veux des rires, je veux que chacun fasse un petit effort pour dépasser ses colères, je veux des sentiments, je veux de l’authentique.

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Bien sur, je n’aurai peut-être jamais plus à laisser ce que j’ai construit derrière moi.  Mais aujourd’hui, je sais que ça peut arriver. Aujourd’hui, je sais que je peux perdre toutes ces choses de mon quotidien. Aujourd’hui, je connais la valeur de l’impalpable, de l’invisible. Je sais que faire le deuil du matériel, ce n’est pas aussi simple qu’on peut le penser. Mais qu’aussi ’il y a d’autres choses plus importantes qui méritent notre attention. Et que les souvenirs sont immortels.

Et vous, quel est votre lien avec tout ce qui est matériel ?

Source Photo – Pinterest