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Le mot de l’année 2018!

Si vous me suivez depuis un certain temps vous savez sûrement que les bonnes résolutions je n’en suis pas friande. D’abord parce que bien souvent elles correspondent à un état d’esprit à un moment particulier et que notre état d’esprit évolue au cours d’une année, parfois même au cours du premier mois de l’année! Toute résolution non tenue est alors perçue comme un échec  et pour commencer l’année ce n’est pas le mieux. Enfin parce qu’on peut décider à tout moment de changer de cap, de débuter une nouvelle activité, de participer à un projet, de faire quelque chose de nouveau et que le premier jour d’une nouvelle année n’est pas l’unique instant qui décidera de la suite des évènements.

Par contre, chaque année, je choisis un mot, comme un guide pour l’année à venir. Un mot qui me parle, qui souvent m’a été murmuré d’une quelconque manière à la fin de l’année précédente et qui me convient. Je le perçois comme une ligne directrice. Quand je perds l’équilibre, il me permet de me recentrer. Et surtout il me concerne MOI. Il est en accord avec mes valeurs, mes envies, mes projets, mon être en construction.

Cette année, ce sera OSER.

« Oser » représente beaucoup de choses pour moi. C’est dépasser ses peurs, sortir de sa zone de confort, accepter ses faiblesses et les partager, être soi indépendamment du regard d’autrui, s’affirmer, faire confiance, se faire confiance, libérer son potentiel, tenter des expériences, savoir dire « oui », savoir dire « non » aussi sans culpabilité, se créer. Et niveau écriture, ce sera s’essayer à de nouveaux styles, accepter de plaire, de ne pas plaire et continuer tout de même à donner le meilleur de moi-même.

J’ai des aspirations pour cette année, des envies, des projets, des rêves. Je sais pertinemment que certains verront le jour, d’autres pas, que chaque étape me propulsera en avant quoi qu’il advienne. J’ai la chance d’être merveilleusement entourée.

Et vous, un mot, une envie particulière, des résolutions (peut-être) pour cette année qui nous ouvre grand ses bras ?

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L’autre côté du miroir

On écrit sur ce qui nous touche, sur ce qui nous fait grandir, sur les victoires que nous n’apprécions pas toujours à leur juste valeur.

On écrit sur nos émotions, les sentiments qui nous traversent, la peur, le manque, le bonheur, l’amour, le temps qui passe, la façon dont on croise le fer face au destin qui parfois nous terrasse.

On écrit le passé, les promesses, les rêves, nos envies, ce qui s’attache, ce qui nous dépasse.

On écrit pour se souvenir, pour ne pas oublier. On saisit dans un mot tout ce qui déborde de notre cœur. On écrit avec passion, sans laisser de place à la raison bien souvent. Ou alors on se ment.

On écrit le trop plein, le vide, l’inaccessible ou bien ce qui nous inonde de bonheur, le merveilleux, on saisit l’essentiel dans un vers, une ligne, sans retour en arrière possible.

On écrit parfois l’intime, on se livre sans savoir comment l’autre va réagir. On écrit parfois nos zones d’ombre, sans l’assurance d’être compris. On écrit par pulsion, loin des conventions. On saisit un instant dans un fragment de pensées.

On écrit ce qui nous lie sur le lit du destin.

Quand on écrit tout s’arrête, la lumière de la nuit éclaire nos ténèbres. La mort. La vie. Tout se confond. Il est alors l’heure de sortir tout ce qui se terre à l’intérieur et que l’on n’ose s’avouer, tout ce que l’on garde en soi, de peur de franchir la porte qui mène de l’autre côté du miroir…

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Quand je le regarde…

Quand je le regarde, que nous parlons de choses et d’autres, de la vie, du plaisir d’être ensemble, je me surprends parfois à me dire “je suis là, je suis bien, je ne pense à rien d’autre, je ne pense pas à ce que je vais dire après, à la manière dont je vais le dire, à la place de mes mains, à ce qu’il va penser.”

Comment j’en suis arrivée là?

Comment j’en suis arrivée à être aussi sereine et heureuse avec quelqu’un?

Est-ce parce que c’est lui? Il dirait que non…

Est-ce parce que c’est nous tout simplement? Que c’est la vie, que c’est ce que toute relation devrait être, basée sur la confiance, le partage, l’envie toute simple d’être ensemble, d’être heureux?

On me pose souvent la question. Comment est-ce que j’ai réussi à remonter la pente, à prendre confiance, à m’aimer, à retrouver le sourire?

Sincèrement je n’en ai aucune idée. C’est venu avec le temps, à force de le vouloir, au rythme des coups de blues, des envies d’en finir, des larmes, des batailles qu’il m’a fallut mener. C’est venu avec cette envie de reprendre vie, de laisser l’hiver s’en aller. C’est venu avec l’apprentissage de la maternité, avec le besoin de prendre soin, de lui, de moi. C’est venu au fil des jours, des mois, au fil des questions que je me suis posée, qu’il fallait se poser, au fil des réponses que j’ai trouvé ici et là, au gré des mains tendues qui m’ont propulsé vers l’avant, qui m’ont donné la volonté de me dépasser. C’est venu sans que je m’en rende vraiment compte. Les mille morceaux de mon cœur se sont recollés au fil des souvenirs qui se sont envolés, laissant de faibles traces à la surface de la terre. C’est venu au fil des échanges, de mes rêves qui ont pris forme. C’est venu avec la certitude que la vie m’offrait une chance d’apprendre à me connaître, de revenir à moi. Je l’ai juste saisie, sans certitude au début. Avec foi, par la suite. C’est venu avec cette complicité qui s’est installée entre nous, ces moments où son amour de petit garçon a eu raison de mes doutes, de  mes peurs les plus tenaces. C’est venu avec l’envie de reconstruire.

Apprendre à m’aimer a sûrement été la meilleure décision que j’ai prise. Si tout n’est pas encore acquis, le processus est engagé. Et les résultats sont là.

Alors quand je le regarde, que nous parlons de choses et d’autres, de la vie, du plaisir d’être ensemble, je me dis que ça en valait vraiment la peine…

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Où? Quand? Comment?

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Rien que le titre vend du rêve! Ne lâchez pas tout de suite, le meilleur reste à venir.

Ma vie, mon œuvre. Volume1, 2, 3, 4…

A ce stade ce n’est plus un roman mais une saga. Si vous avez tenu bon jusqu’ici sans vous décourager, vous méritez une médaille!

Après des mois de « masturbation  intellectuelle » (les boites françaises en raffolent même si je vous avoue qu’il n’y a rien d’excitant à se triturer le cerveau de la sorte) – on en reparlera plus tard ou pas – mes idées se font plus claires sur le sujet.

La nuit porte conseil il parait. Mes nuits – il faudra que je vous en parle un jour aussi – sont loin d’être torrides. Certaines le sont. Pas toutes. La plupart sont peuplées de cauchemars plus invraisemblables les uns que les autres. Un soir, la mort. Un autre, la guerre. Toutes, toutefois, m’apprennent quelque chose sur moi.

La guerre se joue à l’intérieur de moi. Comme vous le savez, j’ai envoyé mon manuscrit aux bêta-lecteurs début novembre. Et les doutes m’ont fait basculer – je ne vais pas vous refaire le film rassurez-vous, je vous trouve déjà très courageux d’être encore là à me lire et m’encourager. Leurs retours m’ont quant à eux fait réfléchir (merci à chacune d’entre vous).

Et je me suis posé la question que j’aurais dû me poser dès le début : Pourquoi je l’ai écrit ?

Pour moi avant tout. Pour me libérer. Pour sortir tout ce que j’avais à l’intérieur et qui pourrissait. Je ne l’ai pas écrit comme un témoignage ou en pensant à un quelconque futur lecteur. J’ai vidé mon sac, j’ai lâché les vannes. Rien de plus. Rien de moins.

Puis, je me suis demandé : Qu’est-ce que je veux en faire ?

Le partager  – partager mon histoire pour que ça aide (peut-être) d’autres personnes dans une situation identique. Rien de plus. Rien de moins non plus. Je ne recherche pas la gloire. Je ne veux pas que ma vie soit étalée sur la place publique. Je ne veux pas avoir à me vendre, à me raconter, à sortir tout ce que je dis à demi-mots. Cette histoire est une partie de ma vie, elle ne me définit pas. Avec elle j’ai grandi, appris sur moi. Je ne me résume pas à elle.

Est-ce que moi j’achèterais mon livre ? Non

Pourquoi ? Il est trop noir. Il est ce que j’ai vécu, c’est un fait. Et si je n’ai pas de regrets, cela ne veut pas dire que c’est ce que j’ai envie de laisser derrière moi. Il existe et c’est déjà beaucoup. Je le chéris car il m’a aidé à tout détruire et à poser de nouvelles fondations. La reconstruction prend du temps et est toujours en cours.

Et après ?

Je ne l’enverrais pas à de nouvelles maisons d’édition. Je ne l’auto-éditerais pas. Pas tout de suite du moins. C’est beaucoup de travail de correction et de mise en page que je n’ai absolument pas envie de faire. J’ai envie toutefois de le partager.

Où ? Comment ?

Je me pose la question…Des idées à partager?

Si vous êtes encore là, c’est sûrement que vous êtes aussi fous que moi. Ça me rassure. Et puisqu’on parle écriture aujourd’hui (pour changer !), je vous invite à aller lire et voter pour ma nouvelle en lice pour le Prix Short Édition Printemps 2018 et à vous inscrire à ma newsletter pour ne rien manquer de mes textes sur mon blog littéraire. Merci!

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J’ai rêvé que j’étais cette femme…

J’ai rêvé que j’étais cette femme…

Libre du passé. Libre des maux. Libre et fière des cicatrices invisibles à l’œil nu, des cicatrices comme autant de victoires.

J’ai rêvé que j’étais cette femme…

Amoureuse, passionnée, sensuelle, raffinée, bien dans son corps, libre dans ses gestes, libérée des tabous, des limites créées par l’inconscient pour se protéger.

J’ai rêvé que j’étais cette femme…

Fédératrice. Transformatrice. Accompagnante. La source. L’élan vital. Le pouvoir créateur.

J’ai rêvé que j’étais cette femme…

Sans armure. Offerte à l’instant d’amour. Qui donne, se donne, s’abandonne.

J’ai rêvé que j’étais cette femme…

La femme libérée. La femme affirmée. La femme épanouie.

J’ai rêvé que j’étais cette femme…

Libre. Vivante. Inspirée. Inspirante.

Je suis le chaos, l’unité, le Phœnix resplendissant. Dans mon sang coule le pouvoir de devenir cette femme dont j’ai rêvé, en accord avec elle-même, ses rêves, ses envies, ses désirs, ses passions, le feu sacré inhérent à toute vie humaine!

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Il fallait s’en douter…

Surtout parce que je doute beaucoup…

Principalement de ma capacité à écrire plus que des textes de blogs, des poèmes et des histoires courtes.

Contrairement à beaucoup de personnes écrire un roman ne m’a jamais tentée. Ecrire, oui. Créer des personnes, une histoire, des rebondissements, non.

Écrire, je le fais depuis que j’ai l’âge de mettre des mots les uns à la suite des autres.

Et puis il y a eu la vie, les expériences, les creux de vague et un en particulier. J’ai tout disséqué, mis mes tripes sur la table. J’ai sorti les maux et ça a donné un « roman »

Après des mois, des années, des retournements de situation, l’envoi à un éditeur, l’envie de tout envoyer valser, d’arrêter, les doutes, les angoisses, les cauchemars, les encouragements, j’ai posé le point final…

Tout en sachant pertinemment que ce n’était pas encore la fin

Je me demande vraiment pourquoi me torturer l’esprit avec ce pavé, pourquoi faire deux pas en avant et un en arrière sans arriver à trancher. Comme si toute cette histoire ne m’avait pas pris assez d’énergie. Je dois être un peu maso sur les bords. Je ne vois aucune autre explication possible.

Voilà dimanche dernier, il est sorti de mon cercle privé, direction la bêta-lecture. Je me demande encore qu’elle mouche m’a piquée. Il faut oser parait-il…

Merci du cadeau !

Maintenant j’attends. Mais je me demande vraiment si tout ça à un sens, si j’ai vraiment envie de me replonger dans cette histoire pour d’éventuelles corrections ou si j’ai juste envie que ça se termine, pour pouvoir profiter de toutes les belles choses que j’ai encore à vivre…

Je doute.

Du bien-fondé de l’envoi aux maisons d’éditions, de la nécessité de rendre tout ça public.

Je crois surtout que j’arrive au bout de ce que je peux donner sur le sujet…

Ps – ne vous inquiétez pas. Si je décide de ne pas le publier, j’enverrais une copie à toutes les personnes qui m’ont soutenu depuis le début et toutes celles qui souhaitent le lire.

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Et si on osait!

Oser.

Quand on le regarde de près c’est un mot chargé de promesses, un mot simple, tout rond, qui se dit d’une traite.

Selon le dictionnaire, oser, c’est avoir la hardiesse, le courage, l’audace de faire quelque chose. Beaucoup moins simple d’un coup.

Oser, c’est donc aller au-delà. De nos habitudes. Oser, c’est regarder ses limites, ses peurs bien en face et se dire qu’on ne va pas les laisser prendre du terrain, qu’on va les dépasser. Oser, c’est sortir de sa zone de confort, tenter de nouvelles choses. Oser c’est prendre des risques.

Le petit mot tout rond du départ prend tout à coup toute la place. Et les promesses ne semblent plus faire le poids face à la montagne de doutes qui s’empare de nous.

Si la peur est nécessaire et humaine, elle ne doit pas dicter nos choix. Ou alors nous n’oserons jamais rien. Il y aura toujours une peur plus forte qui nous empêchera d’agir, de suivre nos rêves, de concrétiser nos projets, de faire un pas vers l’inconnu.

Car c’est de bien pour cela que nous n’osons pas, nous ne savons pas ce qu’il y a derrière. Ce n’est qu’en essayant que nous pourrons le savoir, l’expérimenter.

Notre meilleure excuse est le risque du pire. Nous occultons aisément le meilleur. Alors même que les probabilités sont identiques. Tout est une question de perspective.

J’ai osé certaines choses dans ma vie. J’ai dépassé certaines peurs. Pas toutes. J’ai avancé seule souvent, épaulée parfois. J’ai perdu confiance aussi.

Quand je n’ai pas osé, c’était souvent par peur du regard d’autrui. Récemment, j’ai réappris la confiance. J’ai réappris à oser. J’ai réappris à exprimer mes doutes, mes envies. Ce regard que je craignais s’est révélé bienveillant, encourageant, solidaire, même quand il ravivait des blessures loin d’être cicatrisées.

La partie n’est pas encore gagnée, mais chaque jour je mets un point d’honneur à ne plus laisser mes peurs m’empêcher d’être la personne que je suis, de vivre la vie que je souhaite.

Et vous, vous osez ? Quel est le dernier risque que vous avez pris ? Qu’est-ce que ça vous a fait ?

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Et s’ouvrir à l’amour…

Il fallait se reconstruire. Une évidence. Et la danse des saisons s’est emballée, les années se sont multipliées au rythme des briques posées, comme autant de fondations solides pour l’avenir.

Reconstruire le matériel, les émotions, les sentiments. Reprendre contact avec les sens, la vie, l’identité, les rêves, le corps.

Je me suis laissée le temps d’apprendre sur moi, le temps de me connecter à la vie qui avait grandi pendant 9 mois à l’intérieur de mon corps, vaste champ de mines prêt à exploser à la moindre tentative d’intrusion de mon espace vital.

Chaque jour, un mieux. Chaque jour, quelques marches. Chaque jour, des petites victoires à célébrer, noter les bonheurs simples pour avancer loin des ténèbres. Chaque jour, trouver ma place de maman puis de femme.

Cela a pris du temps, son temps. Je ne comptais pas. Je ne pensais pas à après, au temps de la renaissance. Chaque jour, vivre au présent et se donner les moyens de grandir sereinement, de me retrouver face à moi-même, de reprendre les rênes de mes rêves, d’apprendre à m’aimer, à me donner ce que je me refusais depuis tant d’années. Et puis à regarder mon corps, ses cicatrices, ses peurs, ses doutes. Effacer les images de la honte et du dégoût. Pour ne retenir que la beauté de ses courbes bronzées.

Un matin, une lumière un peu différente. J’en étais revenue. Je renaissais à la vie, dans toute ma splendeur, avec l’envie de profiter, de partager, l’envie de donner, de me lancer des défis, de sourire à nouveau à la vie, qui n’avait jamais lâché ma main, avait attendu que je sois prête pour m’entrainer à nouveau dans sa course vivifiante.

Un matin, l’envie de partager ce bonheur de m’être retrouvée. Imaginer à nouveau l’amour me saisir par surprise. Un homme dans ma vie je n’y pensais plus, tellement les dégâts étaient denses, tellement la peur était ancrée en moi. Il me fallait ce temps pour réapprendre à vivre pleinement. Si j’avais tentée avant, je me serais plantée en beauté ou bien je me serais engagée pour les mauvaises raisons.

Je n’aurais jamais pensé un jour pouvoir écrire ces mots, pouvoir envisager de m’ouvrir à l’amour à nouveau, d’en ressentir ne serait-ce que l’envie. M’aimer m’a ouvert les portes vers l’autre, qu’il me tarde de rencontrer…

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Maman solo (mais pas que!)

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Hier j’avais un dîner – phénomène exceptionnel – avec un homme – phénomène encore plus exceptionnel -étant donné que ma vie sentimentale est à l’arrêt depuis plus de quatre ans (même si à mon avis je pourrais rajouter quatre ans de plus, tellement ma dernière relation n’avait rien de sentimental mais bon on va faire simple). Oui je sais on peut aussi avoir des dîners aves des hommes en « ami » mais moi j’ai jamais vraiment eu d’ami sans e. Si, un,  qui j’ai déclaré ma flamme cet été – fiasco complet (normal il était déjà marié !). Ca m’a au moins permis de passer à autre chose.  A toute chose malheur est bon c’est bien connu !

J’arrête de blablater et je reviens au dîner d’hier. Et au pourquoi de cet article surtout – si tant est que cet article ait un but particulier – je me disperse encore. C’est l’effet que ça fait quand on ne parle qu’avec des petits hommes de moins de quatre ans depuis trop longtemps…

Hier soir, je me suis rendue compte de trois choses :

  • Un divorce ça fait de sacrés dégâts et ça se voit au premier coup d’oeil. On se croit à l’abri puis un jour c’est la guerre. Je sais pour certains ça se passe bien. Pas souvent quand même. C’est la débâcle en nous et à défaut de vivre, on survit. On tient le coup pour les enfants, ils donnent un sens à tout le reste. Un divorce c’est une lente descente aux enfers. Il faut faire son deuil et ça prend du temps.
  • J’ai dépassé ce stade. Je suis loin de la fille désemparée et paumée que j’étais à l’époque, pleine de doutes, de peurs, la tête remplie de mauvais films, le cœur complètement broyé, l’énergie à plat. J’ai retrouvé mon sourire, ma joie de vivre. J’ai fait mon deuil. Et s’en rendre compte, ça file la pêche.
  • J’ai davantage confiance en moi et en l’avenir. Et j’ai bien envie de partager ça avec quelqu’un. Je me sens prête – c’est assez relatif tant que tu n’as pas sauté le pas – à faire de nouvelles rencontres « comment ? » – That is the question ! J’ai envie dire « on verra ».

Hier j’avais un dîner et ce dîner m’a ouvert les yeux sur la vie que j’ai quittée, la page que j’ai tournée et m’a orienté vers l’avenir, un avenir lumineux, joyeux, serein et apaisé.

Et comme le disait ma prof d’histoire-géo de Terminal : “Y a qu’à, y a qu’à. Mais faut qu’on !”

Sur ces bonnes paroles, je vous souhaite une très douce soirée !

Ps : Si il y a parmi vous des mamans (ou papas) solos qui ont des tuyaux à partager, n’hésitez pas!

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De moi à vous et de vous à moi

Le 14 février, je vous annonçais sa venue imminente et il est là, il attend d’être saisi, il attend que vos mains le serrent, que vos yeux le contemplent, que vous partagiez son arrivée comme on le fait d’une naissance. C’est un peu comme une naissance d’ailleurs, comme une mise au monde, une délivrance.

Le 14 février, il attendait d’être relu, mis à jour, corrigé, ficelé, empaqueté avant d’être livré au Monde. Aujourd’hui il n’attend plus que vous, d’être entouré de bienveillance, de douceur et d’amour, à l’abri dans votre sac ou bien entouré sur votre étagère.

Le 14 février, j’avais hâte de vous en parler. Aujourd’hui, j’attends presque que ce soit vous qui me parliez de lui, ce que vous aimez, ce qui vous plait moins. J’attends que vous me disiez ce qui vous émeut ou vous fait sourire quand vous parcourez mes mots, ce à quoi vous pensez entre les lignes.

Le mardi 14 février, il était encore mon livre. Aujourd’hui, mardi 7 mars, il est à vous. Prenez en soin, partagez le (#mariekleber #chuchotisetricochets), offrez le et laissez-moi ici et là des mots qui me diront comment il va!

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Merci d’avoir jouer le jeu!

merci...

Merci à chacun et chacune d’avoir répondu à mon questionnaire et de m’avoir ainsi donné des pistes pour l’avenir du blog! Voilà les résultats:

Cette année vous souhaitez surtout lire:

  • Des articles humeur
  • Ce qui se passe dans ma tête – mes “blabla” quotidiens
  • Des articles sur mon processus d’écriture / mes projets
  • Plus de poèmes / Textes courts

Pour mon RDV mensuel “Instantanés Pluriels”:

  • Vous êtes nombreux à ne pas participer (par manque de temps – idées – d’organisation) mais vous aimez découvrir les photos des unes et des autres
  • Vous avez décidé de vous y mettre cette année (souhait ou bonne résolution?)

Le BUJO:

  • Vous êtes plus de la moitié à vouloir en savoir davantage
  • Vous êtes 1/4 à ne pas savoir ce que c’est (vous vivez dans une cave?)

Pour ma boutique RedBubble:

  • Vos portefeuilles sont vides (je vous comprends, le mien aussi!)
  • Vous en avez marre de consommer! Pourtant c’est en consommant que l’économie tourne aussi un peu (non je ne vous fais pas la morale – je vends juste mon bifteck! )
  • Vous attendez plus d’articles sur les nouveautés.

Un petit questionnaire tout simple pour me faire une idée de ce qui vous plait et vous plait moins ici. J’ai des idées pour 2017 mais je veux m’assurer, avant de me lancer, qu’elles pourront vous plaire un minimum. On s’accordera tous pour dire que le plaisir d’écrire passe avant tout, mais qu’un article sur lequel on a passé du temps et qui ne récolte aucune réaction nous laisse un peu “blasé” – “blessé”!

Merci à chacun et chacune pour votre temps! Belle fin de journée!

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Et on démarre une autre histoire…

J’ai écrit. Beaucoup sur lui. Sur moi aussi. Sur ceux qui m’aiment. Et ceux qui m’ont déçus.

Puis sur la vie. Tout ce dont on a peur. Ce qui nous met en colère.

J’ai écrit sur les cris. Je vous ai fait rire. Un peu. Puis pleurer. Souvent.

J’ai écrit sur l’actualité, celle qui nous a fait trembler. Celle qu’on regarde les yeux fermés, de peur que la terrible réalité fasse chanceler nos univers, un peu préservés.

J’ai écrit et je vous ai dit merci. Bien des fois. Merci encore. Encore une fois.

J’ai écrit le cœur en vrille et le corps en lambeaux.

J’ai écrit en tremblant. J’ai eu peur.

J’ai écrit en attendant une reconnaissance quelconque, scrutant la liste de commentaires comme si vos mots avaient le pouvoir de changer la donner. Problème d’égo.

J’ai écrit avec passion, mais en me limitant souvent. J’ai hésité.

J’ai écrit d’une certaine manière…

Et j’ai envie d’écrire autrement. Avec plus de passion, moins d’interdit, plus d’authenticité, d’audace.

Je continue d’écrire sur la vie, nos vies, sur les destins qui se frôlent, les corps qui se confondent, les esprits qui fusionnent.

Je continue d’écrire. Différemment. Avec moins de garde-fous autour de moi. En me libérant progressivement de tout ce qui me bloque. Un peu trop.

Je continue. Avec vous. Si vous le voulez bien!

Merci…

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Tout me ramène à toi

Est-ce l’automne qui me glisse des souvenirs ? Ou bien le cycle de neuf ans qui s’achève, enfin ?

On dit que tout recommence en année 1, que les leçons apprises sont intégrées, que celles qui sont en suspens reviennent nous titiller pour les neuf prochaines années.

L’odeur de la nature, les épices fruités, la nuit qui tombe à peine rentrée, les jours de pluie qui s’additionnent ou bien quelque chose dans l’air – la période si spéciale de mon anniversaire.

Tout me ramène à toi. Les lumières sur le boulevard, les amies retrouvées, les matins sous la couette ou un arrêt chez Starbucks pour un Chai Latte. Il ne manque que le journal local.

Tout me ramène à toi. Et aux souvenirs heureux, au froid qui s’invite au réveil, aux yeux malicieux. Puis une musique, l’envie de lâcher prise, d’embrasser la saison.

Tout me ramène à tes rues peuplées, tes bars surchargés, ces journées entières à refaire le monde autour d’un déjeuner improvisé.

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Tout me ramène à l’intérieur de ce qui a compté, de ce qui m’a changée, de ce qui a bousculé ma vie mais m’a rendu ma liberté. Tout me ramène au cœur de moi.

Et sur les photos, tu danses en attendant mes pas, qui viendront dans quelques mois, faire le plein de toi.

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Revenir à soi

Sélectionner.

Ses pensées. Et le flot d’information qui passe par tous ces moyens de communication, qui nous rapprochent mais nous font aussi parfois décrocher.

Faire du tri.

Dans ses idées. Et dans le flot saturé de rêves, d’envies, de projets d’autrui. Ici, une nouvelle manière d’organiser ses carnets, là une application pour gagner du temps ou plus loin, un agenda qui nous propose de voir la vie sous un nouvel angle et de vivre en accord avec nos valeurs.

Beaucoup de tout. Beaucoup de trop.

Pour celles et ceux qui zappent, c’est facile. On coche et on passe à autre chose.

Pour celles et ceux qui approfondissent, ça devient compliqué. On sature vite. Ou on plonge dans les abysses. Complètement insensée cette pression que nous nous imposons.

Je courre parfois. Vous aussi peut-être. Après cette perfection. Très relative. Si hypocrite. Personne ne vit le bonheur à 100%. Certains jours sont plus compliqués que d’autres. Pour tout un chacun. Et ceux qui disent qu’ils échappent à la règle, que la vie est un doux fleuve tranquille, ne serait-ce pas eux qu’ils trompent. Avant les autres.

Je crois que la vie est faite de ces instants hors du temps et de ceux communs à tous, parfois bancals, d’autres fois plus stables, pas si extraordinaires, juste vrais. On veut souvent ressembler aux autres, faire « comme » ou pire « être comme ». On rejette les cases mais on s’y jette à corps, cœur perdu pour avoir cette impression, bien éphémère, d’appartenir « à ».

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Je laisse de côté le « bullet journal », lui préférant un agenda classique et peu importe si mes listes et mes projets, si mes rêves se promènent sur des carnets divers et variés. Je laisse de côté ces agendas censés nous apporter une vie paisible, zen et rangée. Le chaos nous donne aussi la chance de voir la beauté qui nous entoure – redresser la barre – changer la donne. J’abandonne ce qui ne me sert pas pour me concentrer sur mes envies à moi, sur ce que je souhaite accomplir, sur les mots que je fais danser du bout de ma plume et sur ces vies que je dessine avec passion, à l’infini.

Dites-moi, vous arrive-t-il de vous disperser ? De perdre de vue vos objectifs ? Ou de courir après quelque chose qui vous éloigne de vous-mêmes ?

Comment gérer-vous cela ?

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Du rire aux larmes

Je tombe. Je rebondis. Je tombe. Je rebondis.

J’ai dû être une balle dans une ancienne vie !

Sans rire. Je fonds en larmes. Puis je souris. Je fonds en larmes. Et je me dis « allez souris ! »

Je me force. Je fais illusion. Ca marche plutôt pas mal.

J’ai dû me prendre tellement de raclés dans ma vie de balle, que je suis vaccinée.

C’est dingue parce que c’est quand tu crois que tu as passé un cap, que tu baignes dans le bonheur, un bonheur tout beau, tout doux, de celui que tu vois étalé à tout va autour de toi, c’est à ce moment précis où tu dégringoles 25 marches.

Et que tu te retrouves la tête dans le cambouis, à te dépatouiller pour ne surtout pas tâcher ta belle robe dorée.

En fait le mieux serait que tu te laisses aller – la robe ne va pas te sauver de toute façon – que tu t’étales de tout ton long, que tu te laisses une chance de toucher le fond de la piscine. Là, tu te sens libre de pleurer pendant des heures, de te transformer en Calimero, d’en vouloir à la terre entière. Je sais c’est facile, mais qu’est-ce que c’est bon de ne plus rien contrôler, de s’affranchir de toutes ces belles idées qui disent qu’il faut positiver, avoir la foi, de toutes ces théories qui veulent te faire croire que cette situation pourrie dans laquelle tu te débats, c’est toi qui l’a créée, que tu n’attires que ce que tu donnes et qu’au fond tu es la victime de tes propres pensées… Et MERDE !

Ce matin, après avoir craqué dans l’ascenseur (j’aurais dû attendre d’avoir passé la porte de l’école en sens inverse) et avoir tenté de rattraper le coup avec l’escargot, cramponné à son doudou (c’est le seul à même de le rassurer en ce moment – je crois que je vais aller déposer un cierge au Saint des Doudous pour le remercier d’être là et de pallier à mon incapacité générale à gérer mes émotions de mère).

Pas étonnant qu’il soit imbuvable à la maison…

Les enfants ça sent tout. Là, il n’y a même pas besoin de sentir. Ca se voit comme le nez au milieu de la figure. Tout se barre en live. Il y a comme un parfum de dépression dans l’air. Personne ne se parle. Dans 100m2 ça peut peut-être passer, mais dans 40m2, c’est un peu délicat – du coup pas d’autre choix que d’aller passer ses nerfs sur la cuvette des waters (ça aide d’être poète !)

Je suis arrivée au bureau, après m’être demandée un nombre incalculable de fois (1) si je ne devais pas poser ma journée pour m’aérer l’esprit (mais quoi faire pendant plus de 9 heures seule dans Paris ?) – (2) si j’avais bien fait de tout accepter sans broncher sous prétexte que j’avais fait un mauvais choix – (3) si je n’aurais pas dû au final céder à ma première impulsion – accoucher sous X (déplorable !!).

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Et en me regardant dans la glace je me suis remerciée intérieurement de ne pas avoir mis de mascara ce matin. J’aurais eu grand mal à maquiller les dégâts. J’ai encore la tête dans le brouillard, comme si je venais de passer dans l’essoreuse à salade (ça me remettrait peut-être les idées en place).

Il y a des heures où je n’en peux plus, où j’ai l’impression de me farcir un retour vers le passé forcé. Et d’autres où je me dis, une fois de plus, que je vais me battre, que ça va aller, que je suis belle et la meilleure maman du monde (promis je n’ai pris d’ecstasy !), que nous allons ensemble dépasser tous ces non-dits qui nous gâchent la vie, que nous allons être plus forts que ce qui nous détruit (anges du ciel et de la terre, à vous de jouer !)

C’est fou quand même de se gâcher l’existence alors que nous avons tout pour être heureux : un toit, la santé et la sécurité matérielle. Mais purée qu’est-ce qu’il nous faut de plus ? Qu’est-ce qu’on attend pour profiter de tout ce qu’on a et qu’un jour on n’aura plus ? Pourquoi on se pourrit autant la vie avec des idées toutes faites sur plein de choses ? Pourquoi on n’arrive pas à s’aimer, à se le dire et à dire aussi quand trop c’est trop, quand on a besoin de souffler, quand on a besoin de s’aérer ? Pourquoi on a tant de mal à vivre, quand d’autres à côté se débattent dans des tourments mille fois plus importants ?

Pourquoi, Bordel de Merde ? (marre d’être poète d’un coup !)

C’est un peu les montagnes russes mes journées en ce moment. Je me sens glisser puis refaire surface. J’ai envie de m’effondrer dans des bras amis ou de danser avec mon petit homme au milieu du salon.

J’ai juste envie que ma vie, la sienne, la nôtre, retrouve des couleurs.

Dehors, le soleil brille, c’est déjà ça !

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