Petites nouveautés!

Cette année, j’avais besoin de reprendre mon souffle, de me poser. C’était plus qu’essentiel, vital.

Après un début d’année chargé, je commence doucement à envisager de nouvelles choses. Mes envies reprennent vie. C’est peut-être les prémices d’une nouvelle saison.

J’ai fait énormément de choses en mode survie par le passé. Même quand ça n’allait pas si mal au final. Plein de choses pour me changer les idées, pour donner un sens à ma vie. Je me rends compte que j’ai passé plus de temps ces dernières années à essayer de me créer une vie plutôt que vivre ce qui se présentait.

J’ai gardé l’écriture mais j’ai coupé ici et là avec mes autres sources de plaisir. J’ai fait pour les uns, pour les autres, sans faire vraiment, entièrement pour moi. Est-ce un modèle calqué? Ou encore cette histoire de place, ma place?

Du coup, cette année, j’ai envie de reprendre contact avec ce qui me fait vibrer, j’ai envie de faire les choses par plaisir, pur et simple. De danser dans mon salon, reprendre une correspondance, comme de me former à plein de choses qui me passionnent, sans y greffer le sceau d’une quelconque obligation à faire, à être. Juste retrouver la joie de ces instants de vie! La joie de vivre l’instant!

Ecrire. Oui reprendre la plume pour raconter des histoires et les partager. J’adore écrire des histoires courtes. J’adore vous les faire lire. Bien sûr il y a mes livres publiés (que certains/certaines connaissent déjà! Il y en a même qui ont toute la collection! Promis j’en écrirai d’autres…). Mais il y a aussi plein de petites histoires que j’ai envie de vous confier, sans les mettre dans un recueil, parce que ça prend du temps et que j’ai envie de consacrer ce temps à autre chose!

Alors au cours des mois, ici, je partagerai au gré de mes envies, des lignes comme des petits cadeaux de moi à vous. Textes inédits ou partagés/retravaillés. J’espère que ça vous plaira! En tous cas, chez moi, là, je suis motivée!

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Le chemin des mots

Photo by Gabby K on Pexels.com

Comment j’ai pu oublier?

Le chemin des mots. Autre que celui qui se dessine ici, quand j’ai le temps, autre que celui qui crée quelque chose. Juste le chemin de ce qui est là à l’intérieur et qui attend de sortir.

Je dois le dire. J’avais oublié. Je n’écrivais plus que pour partager. Mon carnet était pourtant là, posé, à portée de main. Il ne servait plus que pour quelques moments clés, pleines ou nouvelles lunes, instants posés au coeur d’un déséquilibre constant.

Je tournais en rond autour des mots. Et voilà, je suis revenue à la feuille. J’ai repris le fil de mon regard intérieur. Je dépose chaque matin mes pensées sur le cahier ligné. Ca me fait du bien. Et les idées viennent. Pas des idées qu’il faudrait absolument saisir. Non, juste des idées qui passent et méritent d’être notées. Peut-être que plus tard, une histoire naîtra de ces lignes détricotées, peut-être pas.

Peu importe, j’ai retrouvé quelque chose que j’avais perdu. Parce que ça ne se fait pas ou plus. Parce qu’il y a déjà trop de choses à faire. Parce que la fatigue et le réveil qui sonne la fin d’une nuit trop courte. Parce que j’avais perdu de vue l’essentiel. Dans ma course effrénée à une quelconque reconnaissance de mes mots imprimés sur le papier.

Au lever du jour, désormais, il y a moi, l’encre, la feuille et le plein que ça crée en dedans.

Une et Multiple

Source Kaboompics

Petite, quel métier voudrais tu faire quand tu seras grande?

La petite fille regarde le ciel, ses nuages qui flottent et lui racontent des histoires
Ou bien c’est elle qui leur raconte ce qu’elle voit quand ses yeux voyagent
Par delà les fenêtres de la classe

Il faut répondre quelque chose, vite
Oui mais quoi?
Tous les autres ont déjà dit
Elle n’est que silence
Quand la question revient, impatiente

Oui il faut trouver quelque chose
Quelque chose qui sonne juste et bien
Pour que les autres ne se moquent pas
Encore une fois

Créatrice, rêveuse, photographe, aventurière de l’imaginaire
Croqueuse de mots, alchimiste, gitane, poète
Danseuse, dessinatrice de l’âme

C’est beau
C’est trop
Tous les autres ont donné 1 métier
Tous les autres avaient 1 idée
Et elle, elle reste là avec un “je ne sais pas”
Sur le bord des lèvres
Au carrefour de tant de rêves

La petit fille a grandit mais toujours avec cette sensation de “trop”
Elle a cherché en vain, 1 idée, 1 vraie qui puisse exclure toutes les autres
Pour enfin être comme tout le monde

Avant de comprendre qu’elle n’était pas comme tout le monde
Et que personne ne l’était vraiment
Que chacun était quelqu’un de différent
Elle a accepté petit à petit qu’elle était
Une et multiple
Et qu’il n’y avait rien à changer
Juste à profiter de la vaste palette de ses passions
D’un jour ou de toujours!

Une petite mort

Mes phases d’évolution personnelle sont précédées de phases émotionnellement très puissantes.

Dans ces moments là, je perds toute vitalité, toute envie. Je ne vois plus le sens de rien. Tout pourrait s’arrêter là. Je n’ai plus le goût des choses et j’aimerai qu’on me laisse dériver.
Ma souffrance intérieure est telle que je perds pied avec la réalité. Je suis là et ailleurs. Dans tout et dans rien. J’avance en plein brouillard.
C’est déstabilisant pour moi et mon entourage.

C’est comme une petite mort, un deuil. La séparation de mon ancienne enveloppe et la création de ma nouvelle. C’est comme venir au monde, avec tout ce que ça comporte de violence, d’incompréhension. C’est un véritable dépouillement, une perte totale de repères.

Je sais que je vais revenir, que je vais refaire surface. C’est sûrement ce qui me tient debout.
Cela reste perturbant. Je ne sais souvent pas comment l’expliquer à mes proches et je les sens souvent désarmes face à ma détresse.

Dans ces moments là, il faudrait pouvoir s’évader et en même temps, je préfère rester proche de la vie. Car c’est elle qui me nourrit, me donne l’élan, même si tout en moi n’est que désespération.

Ces phases “down”, le problème, c’est que je ne les vois pas venir. Je me prends la vague de plein fouet. Et je rate quinze marches d’un coup. Ce n’est qu’avec le recul que je perçois mieux les choses. Et alors me revient la citation chouchou de mon amie Laurie:

L’ombre a tant été aimée qu’elle en est devenue clarté

J’ai ré-ouvert les portes de la maison…

Crédit Kaboompics

Je vais être franche avec vous, je me suis demandée si j’allais revenir! Si j’allais rouvrir les portes de la maison, fermée un peu rapidement, sans préavis. Si je n’allais pas profiter de l’occasion pour me carapater en douce, pour filer vers de nouveaux horizons.

Je suis venue ici et je me suis demandée ce que j’allais écrire, vous dire, partager. Ce mois de septembre est très particulier. Intérieurement, beaucoup de choses bougent. Je ne sais pas encore comment mettre des mots dessus, quels mots poser.

Je sens que quelque chose de plus grand que moi se dessine dans l’espace immatériel et je bosse mon ancrage pour ne pas perdre contact avec la réalité. C’est très apaisant et étrange en même temps.

J’ai plein d’idées, plein de projets. Comme toujours, vous allez me dire! Oui mais là je me mets un peu plus en mouvement et au final l’éloignement du blog a été salutaire. Je pense que ralentir le rythme ici s’impose.

Ecrire moins mais mieux. Ou du moins permettre à mes projets de prendre leur envol, à mes livres de voyager davantage et de conquérir d’autres cœurs. Dans chacun il y a un peu du mien!! D’ailleurs vous pouvez tous les retrouver sur ma Page Auteur. Profitez-en, les prix de certains vont changer à la fin du mois!

Et sinon, vous, comment vous allez? 

Au temps du trop…

@MarieK

Trop
Trop d’idées
Trop de pensées
Trop d’information
Trop de mots
Trop de tout. Je m’y perds.

Comment font les autres dans ce trop plein constant? Comment entendent-ils leur voix? Comment font-ils leurs choix? Comment saisissent-ils leurs pensées? Comment savent-ils qu’elles leur appartiennent?

Trop de plein et pas assez de silence
Trop de sujets en boucle
Trop d’avis pour se faire le sien
Trop de bruit, partout, toujours
Trop d’instantané

Je veux retrouver le calme d’avant
Avant le flot incessant des choses à portée de clic
Retrouver le chemin des jours loin
Loin du chaos qui me remplit de tremblements

Plonger dans le vide
Réapprivoiser l’ennui
Ma saouler de temps qui dure
De temps que l’on prend
Sans urgence, sans violence

Comment les autres s’apprennent-ils dans ce chaos permanent? Comment se définissent-ils? Où trouvent-ils le temps pour l’introspection ou pour simplement profiter du présent? Comment identifient-ils leur ombre et leur lumière au milieu du vaste champ des opinions des uns et des autres, entre les différentes injonctions à portée de réseau?

Ce n’est que dans le moins que je retrouverais le chemin vers une vie plus harmonieuse, un quotidien plus serein, une identité plus vraie.
Un cheminement qui demande, non de se couper du monde, mais d’apprendre à vivre sans, sans cette permanente connexion au trop, sans cette communication omniprésente, sans ce surplus d’information, sans cette course à une quelconque reconnaissance, juste en me faisant confiance, en revenant au cœur, à ce qui fait sens pour moi, en m’accueillant dans ce que je suis, une et multiple à la fois.

En quête de simplicité et de conscience

Crédit Pixabay

Il ne m’est pas toujours aisé de poser des mots sur mes ressentis. Parfois ça prend du temps, de comprendre pourquoi, pour ensuite poser les bases d’un nouveau départ.

Ces derniers jours, je sentais comme un trop plein, que pour une fois je n’ai pas tenté de combattre, mais que j’ai accueilli, avec la conscience que tout bouge dans l’existence et que tout arrive à point nommé, avec un peu plus de neutralité et moins de mental que d’habitude.

On parle beaucoup de surconsommation. Elle existe belle et bien et pas seulement d’un point de vue matériel. Les réseaux sociaux, les newsletters, les programmes de coaching, de développement personnel qui jurent avoir le clé à tous les maux de notre siècle, les livres, les lives, les vlogs, les podcast et j’en passe certainement. Nous luttons pour consommer mieux et nous oublions la pollution quasi permanente de nos cerveaux. Nous ne jurons que par le bio, l’écologie et nous passons des heures sur notre téléphone portable, de peur de “rater” quelque chose.

J’avoue que par moments cette avalanche d’idées me perturbe. Je me sens tiraillée entre toutes ces propositions. Je me sens un peu prisonnière d’un système où il faudrait absolument être au courant de tout à tout instant, mettre des centaines d’euros dans des dispositifs qui – croix de bois, croix de fer – vont m’offrir la solution, vont répondre à mes questions, m’apporter le réconfort que je cherche depuis longtemps.

On parle de plus en plus d’influenceurs et pour cause. La majorité de la population déteste le lundi et attend le weekend avec une impatience non feinte, rêve de ses prochaines vacances au moment même où les précédentes s’arrêtent, est en quête omniprésente d’elle même, sinon elle ne serait pas obnubilée par ce petit écran qui la sépare du monde.

Je n’ai jamais été très réseaux sociaux, je déteste m’inscrire à une newsletter et recevoir un mail par jour qui me vante les mérites du Programme Miraculeux, voir ma boite mail crouler sous les messages de ventes privées. De temps en temps, je fais le tri. De temps en temps, je déconnecte, je coupe Instagram, je supprime les notifications. Je n’allume pas la télévision. Je laisse mon téléphone à la maison quand je pars me balader.

Je libère de l’espace dans mon esprit. Je fais de la place pour revenir à ce qui compte. J’apprends à vivre sans pour mieux être dans ce qui fait sens, pour moi, à cet instant là. Je recherche quiétude et simplicité dans un monde qui va très vite et qui, si on ne fait pas attention, nous fait perdre la conscience de nos actes. Voilà, je veux retrouver la conscience, faire des choix qui me correspondent, ne plus me vautrer dans ce luxe illusoire de l’argent qui achèterait tout, même la paix de l’âme.

Ma paix à moi, elle existe dans les moments simples, les partages du quotidien, un bon repas, un livre qui me transporte, la mer et le bruit des oiseaux au petit matin, regarder les nuages bouger et y voir des visages, méditer, prier, me reconnecter à la terre, au vent, à la danse de mes pas, à la musique de mon cœur.

Et vous, comment vivez-vous cela? Arrivez-vous à déconnecter? Vous sentez-vous libres ou bien pris dans un engrenage? Pensez-vous que vos choix sont conscients ou dictés par les influenceurs modernes?

2020 à la hauteur de vos plus belles espérances!

Crédit Pixabay

Revenir, ce passage délicat. L’arrivée de 2020 m’offre une opportunité que je saisis sans peine.

En faisant un come-back nécessaire sur l’année 2019, que j’ai trouvé assez difficile, vers la fin mais pas que, je me suis souvenue de ce jour de mai – elle avait un visage qui me faisait penser au printemps, aux bourgeons qui s’ouvrent laissant les fleurs doucement s’épanouir – ce jour de mai qui l’a emporté loin, très loin, loin des siens, loin de la vie, à la mort qui a éclaboussé le début de cette saison de renaissance.

Face à ce qui s’en va, on se dit souvent qu’on sera plus, plus présent, plus vivant, qu’on sera plus à soi, aux autres, qu’on ne laissera plus le temps nous filer entre les doigts, que c’est aujourd’hui le vivant. Mais ça ne dure pas. Parce qu’on croit qu’en oubliant la mort on peut s’en sortir sans blessure. C’est faux. On ne fait qu’enterrer nos maux au lieu de les prendre à bras le corps. On avance sur un brasier prêt à s’embraser à chaque instant.

Le temps n’est pas à ce que nous avons manqué de voir mais bien à ce que nous avons appris, compris. En miroir avec le premier message reçu ce jour venant d’une personne qui compte énormément et qui comme moi n’arrive pas souvent à énoncer ses sentiments, je vous souhaite pour 2020:

De dire les choses, d’écrire, de chanter, de danser les mots et de laisser s’échapper ce qui vous semble faux.
De vibrer, de ressentir, d’oser, de rayonner, de lâcher ce qui vous incommode, vous chagrine, de laisser passer le spleen.
De guérir, de panser vos plaies, de vous laisser le temps, d’intégrer vos apprentissages.
De profiter de ceux qui comptent, de les accepter dans leur tout, de les laisser être tout simplement.
De regarder le monde avec des yeux avides de découvertes, de voir le beau même et surtout dans les moments les plus ordinaires.
De prendre soin de vos pensées, de votre parole, de la seule chose qui vous appartient sur cette terre: votre corps.
De vous souvenir dans les creux de vague que chaque jour est un nouveau départ, que vos “mauvais” choix ne vous définissent pas, que les échecs sont porteurs de lumière, aussi.
De vous occuper de vous, de poser votre regard sur l’autre à côté, pas un regard d’habitude, un regard qui va au-delà, qui va toucher au plus profond – c’est là que nous sommes tous liés.
De partager vos talents, votre lumière, votre sensibilité avec le plus grand nombre.
De vous révolter si vous le jugez nécessaire mais d’agir surtout, d’agir dans le sens qui correspond à vos aspirations les plus profondes, à vos rêves les plus fous.
De dessiner demain, de rêver grand et fort, d’avoir confiance, en vous, en l’autre, en la vie.
De rire aux éclats, beaucoup, de vous autoriser à pleurer, à avoir de la peine, à ne plus savoir qu’en faire.
De rebondir, de renouer le dialogue avec l’intérieur de vous.
De revenir des profondeurs les plus sombres.
De faire face à vos peurs les plus tenaces.
De briser les chaines qui vous lient à une histoire qui ne vous appartient pas.
D’envoyer valser les limites qui vous pèsent.
De ne vous limiter dans rien, de tout vivre et entreprendre avec une passion débordante.
De faire fi de toutes ces lois du silence qui nous tiennent éloignés de ce qui est le cœur de notre existence.
De vous connaître mieux de jour en jour, d’apprendre à vous aimer sans condition, d’apprendre à aimer l’autre de la même manière.
D’être. Essentiellement. D’être qui vous êtes. Et d’en être fier.

Que cette année, que cette décennie même, soit à la hauteur de vos plus belles espérances!

Au cœur de moi

Crédit Pixabay

Parfois je ne sais pas, je ne saisis pas. Le trait d’humour, la parole légère. Parfois je surfe dessus et parfois ça vient, une fois de plus, appuyer là où ça fait mal. Comme si il y avait encore des choses à sortir, encore des blessures mal guéries, des cicatrices trop fraiches qu’un simple effleurement réveille.

Parfois la vie des autres, leurs choix, leurs projets, leurs envies me renvoient à mes propres peurs, pas celles que je connais, celles que je cache bien profondément, que j’oublie, auxquelles je ne veux pas penser parce que ça me donne le vertige. Et dans la conversation je dérive vers ce qui ne fut pas, ce que je n’ai pas connu, ce que j’ai évité, ces pas que je n’oserais peut-être jamais, ces sentiments qui ne resteront vivants que dans le présent, sans lendemain.

Parfois je me perds encore dans mes contradictions, dans ce que j’ai et ce que je voudrais avoir, ce que je ne m’autorise pas à demander, à être peut-être bien.

Parfois ça fait encore un peu mal et alors je sais que je viens de passer un cap et qu’un autre m’attend. Un virage qui chaque fois me demande d’aller encore plus loin, à l’intérieur de moi, pour faire tomber les barrières, regarder en face les limites que je m’impose, mes angoisses pour les dépasser.
Tout est mouvement. Les cycles se suivent et ne se ressemblent pas. Tout est en construction sans cesse. Tout est redéfinition de mes priorités, de mon équilibre à chaque instant.

Chez vous, comment ça se passe? Comment gérez-vous vos peurs, vos contradictions? Vos blessures appartiennent elles au passé ou se rappellent elles encore à vous de temps en temps?

Ma nouvelle année commence le 28 octobre…

Crédit Pixabay

Pendant longtemps, comme tout le monde, mes intentions (pas mes résolutions), souhaits, envies étaient posés au début de chaque nouvelle année. Le premier janvier marquait le début d’un ordre nouveau. J’ai pris l’habitude au fil des ans de me poser, histoire de faire le tri entre ce que je pouvais lâcher et ce que je désirais garder, de faire le point avant d’entamer un nouveau cycle en quelque sorte, de choisir un mot qui allait guider mes pas vers l’inconnu.

Récemment, c’est à dire pas plus tard que lundi, en prenant conscience que je me trouvais à une semaine de mon anniversaire, je me suis fait la réflexion que mon année commençait véritablement à cette date, celle de ma naissance. De l’année 1980, je n’ai vécu que les 65 derniers jours. Du moins dans le monde tel que je le connais. Bien sûr j’existais avant et j’ai même sûrement existé dans un autre corps, à d’autres époques, dans d’autres univers (mais ça devient compliqué alors on va en rester là pour aujourd’hui).

Ma vie sur terre dans mon corps, dans ma famille, a donc débuté le 28 octobre il y a bientôt 39 ans. Ce qui veut dire que je ne vais pas attendre le sacro-saint 1er janvier, du moins cette année, pour poser mes intentions. Mon année à moi commencera lundi prochain. Je ne suis pas une nostalgique du temps qui passe, j’enchaine les années avec le sourire. Je gagne en assurance, en maturité, en sagesse, en légèreté. Je ne regrette pas mes jeunes années, j’en ai profité – pleinement. J’ai des souvenirs à la pelle, des souvenirs heureux. J’évolue dans un sens qui me convient et j’ajuste quand ça ne me convient pas. J’ose un peu plus, je sors de ma zone de confort, je me confronte à mes peurs (aussi insignifiantes soient elles aux yeux des autres), j’apprends à  lâcher prise et peut-être que ce sont justement ces pas en avant, ces remises en question (un peu trop fréquentes à mon goût parfois) qui font que du haut de leur toute puissance, les regrets me foutent une paix royale.

J’ai déjà un mot qui sort du lot. Un mot qui sera le phare de mon année. Un mot qui me correspond bien, un guide pour me rappeler à chaque instant que si les autres sont importants (dans ma vie), je le suis tout autant.

Et vous, vous le vivez comment le jour de votre anniversaire? Vous faites quelque chose de particulier? Ça a un caractère spécial ou pas du tout?