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Naissance

Copyright MK

Les heures aussi fragiles que des morceaux de cristal
Peau contre peau
Tu as fait ton entrée dans le monde en ce jour si particulier de la célébration de l’Amour
Cet appel qui transcende toute chose et nous relie les uns aux autres

Neuf mois entre deux pays
Émotions au bord du coeur
Au plus profond la peur

Neuf mois à dessiner demain
Âmes mêlées
Corps enchaînés à un drame ignoré

Je suis née aussi aujourd’hui
Il y a huit ans
Nous avons fait ensemble nos premiers pas
Et depuis je grandis avec toi
En ayant à cœur de nous offrir le meilleur

Neuf mois ensemble
Qui ont scellé le Pacte
De la force qui nous guide
Même en plein brouillard

Au petit garçon formidable que tu es, sensible, attentif, aventurier, volubile, rieur, joueur, rebelle, têtu, passionné, joyeux…
Je souhaite le plus merveilleux des anniversaires
Riche de tout ce que tu offres à chacun, parfois d’un simple sourire ou geste de la main.
N’oublie juste pas de voir la belle personne que tu es à l’intérieur. C’est à partir de toi que tout prend naissance !

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La blessure originelle

Avec cet article, je souhaite ouvrir une nouvelle catégorie de blog, qui traitera principalement de ma reconversion professionnelle, de tout ce que j’apprends en formation et que j’aimerais partager avec vous. L’idée d’un nouveau blog a résonné en moi, puis je me suis dis qu’il était peut-être temps de mettre un terme à cette frénésie d’ouverture de blogs et d’intégrer ici les multiples facettes de mon identité! J’ai tendance à beaucoup – beaucoup trop – cloisonner ma vie.

La blessure originelle – Revenons au commencement.

L’enfant nait. Il s’est fait une beauté dans le ventre de sa mère. Huit mois de création et un mois d’embellissement. Le voilà prêt.

Il baigne dans l’espace utérin, protégé du monde. Relié en permanence à celle qui le nourrit et en prend soin.

Puis il se retrouve projeté dans l’espace aérien. Les bruits, les lumières, le contact. Un choc. Terrible. L’enfant n’a plus ses repères.

Tout s’est fait très vite. L’enfant nait coupable. D’être à l’origine d’une telle violence.

Né par voie basse, c’est en effet lui qui a déclenché les contractions, qui le massaient tout en le poussant vers la sortie. C’est lui qui est à l’origine de cette entrée fracassante dans le monde.

Né par césarienne, il n’a pas déclenché. La culpabilité est alors sans support mais tout aussi présente.

C’est ainsi que toute naissance ou renaissance sera marquée par cette peur liée à douleur de la naissance. C’est pourquoi le changement sera toujours un cap délicat.

L’empreinte de la douleur psychique est en nous dès le commencement.

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Six ans de toi!

Voilà…

6 ans de toi
6 ans de joies et de doutes
6 ans d’une mélodie que nous écrivons dans un quotidien en quête d’équilibre
Apprendre. Désapprendre. Chercher des solutions. Se fier à son intuition.

Résoudre des équations comme des ingénieurs du cœur, de l’âme
Petites mains artificielles créant un univers à nul autre pareil : le nôtre

Et puis…

Tes doigts, libres, avides de découvertes, de créations
Tes yeux pétillants
Tes idées loufoques
Tes certitudes
Tes prises de position affirmées

L’écho de ton enfance est un chant enchanteur qui m’invite à ralentir, respirer, me libérer, passer des caps, grandir…

Nous nous sommes rencontrés dans d’étranges circonstances. Nos premiers mois loin l’un de l’autre. Construire un lien sur 2 jours par semaine. Puis le chaos des 7 jours. Et le reste.

Quand est-ce que cette complicité est née ? Quand ai-je commencé à être assez rassurante pour que tu oses un pas vers moi, pour que j’ose un pas vers toi ? Quand est-ce que quelques grammes de paix sont venus remplacés les kilos de colère et de culpabilité ? A partir de quand la vie est devenue douce ?

En ce jour de tes 6 ans, sache que…

Il n’y a pas d’obstacles que je n’affronterais pas, pas de pays que je ne traverserais pas, pas de remises en question que j’abandonnerais au lendemain. Pour toi.

Il n’y a pas de combats que je ne mènerais pas, pas de décisions injustes contre lesquelles je ne me rebellerais pas. Pour toi.

Il n’y a pas de rêves que tu ne pourras réaliser, pas de projets pour lesquels tu n’auras pas mon soutien plein et entier.

Il n’y a pas une heure, dans cette vie là, pendant laquelle tu n’auras pas la première place dans mon cœur.

Il n’y aura pas de haine dont mon amour pour toi ne pourra venir à bout.

Cet amour là ne connait ni frontière, ni limite. Il est le lien puissant qui nous unit. Il est la lumière quand la mort rôde. Il est plein de bonheur et de larmes.

Il est le commencement et l’éternité.

Il est dans ton sourire et dans le mien, dans ce que nous sommes seuls à savoir, un trésor bien gardé que personne ne peut voler.

Bon anniversaire mon Petit Coeur!

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Tendre Nostalgie

On s’attend

Sortie d’école

A la marelle

Je perds tout le temps

Tu danses

Et m’emportes avec toi

J’ai l’air d’un clown

Toi d’une princesse

On se chamaille

Juste pour rire

Comme des Amoureux

On s’entend

Chanter des ritournelles

Tendres querelles

D’adolescents

Tu écartes

Mes cheveux

Je regarde

Tes grands yeux bleus

On est bien là

Tous les deux

Presque Amoureux

On attend

Sourires alcoolisés

Une soirée de plus

A s’aimer

Tu repousses un peu les draps

J’ai peur d’avoir froid

Je me perds

Dans ton regard tendre

On est bien là

Tous les deux

Amoureux

On entend

Le premier cri

Je croise les doigts

Tu serres les dents

Pris au dépourvu

La vie se glisse

Entre nos mains

Ouvertes sur l’avenir

Un sourire

On est bien là

Tous les trois

Amoureux et Heureux

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Aujourd’hui, j’ai 34 ans !

Le 28 octobre 1980, ma mère a vécu « le plus beau jour de sa vie ». Ce sont ses souvenirs qui m’aident à écrire ces lignes et ceux de mon père bien entendu, lui-même qui a choisi mon joli prénom.

Je mettais un peu de temps à arriver, si bien que le gynécologue a été appelé au secours. Il est arrivé avec dix internes, à qui il donnait cours, à l’heure précise où je faisais mon entrée dans le monde. Je suis arrivée sous les applaudissements. « C’est une battante votre fille » a déclaré le docteur avant de quitter la salle d’accouchement.

Les dés étaient jetés.

Trois semaines après cette arrivée fracassante, mes parents reprenaient le chemin du CHU derrière une ambulance qui emmenait mon petit corps tout blême en salle de réanimation. Une navrante histoire de biberon mal digéré. Quelques fois je crois voir le visage de mes parents, inquiets, dépassés, défaits. « Si elle ne s’en sort pas, je n’aurai plus jamais d’enfant ». Ils n’auront attendu que 48 heures pour entendre « votre fille s’en est sortie, c’est une battante ».

J’ai quitté l’hôpital le 24 Novembre 1980, après 10 jours d’hospitalisation. Sans savoir que 32 ans plus tard, devant la fenêtre de mon appartement allumé, dans une rue commerçante de Dublin, je prendrai la décision de ne pas rentrer chez moi, après 10 jours de silence méprisant et de menaces.

Les dés étaient jetés.

J’aime les anniversaires. J’aime célébrer les naissances, la vie. J’aime aussi beaucoup l’automne pour ça, pour ces années qui s’ajoutent, avec délicatesse. Je n’ai jamais de coup de blues. Je ne me sens pas vraiment vieillir.

J’ai remarqué, que malgré les épreuves de la vie, les trahisons, les rejets et les peines, je n’ai rien perdu de mes envies, de mes rêves, de mes idéaux. Je n’ai pas perdu cette petite flamme qui danse en moi les jours de pluie comme les jours de grand soleil.

Quand je regarde en arrière, je souris à la petite fille que j’ai été. Je lui dois tout. Et surtout d’être moi, vraie et heureuse !

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Au nom de toutes ces femmes qui t’ont mis au monde

Ce billet me tient à cœur depuis pas mal de temps. Mais il fallait une date anniversaire pour qu’il prenne tout son sens. Le 14 février 2013 a été une St Valentin un peu particulière, puisqu’à 4h33 du matin ce jour-là, j’ai donné naissance à mon petit homme.

Cette naissance a été comme une révélation, mais m’a aussi permis d’apprécier la beauté de l’âme et du cœur humain, dans toute sa splendeur.

Je rends un hommage particulier à toutes les sages-femmes, infirmières et puéricultrices qui étaient de garde cette nuit-là ainsi qu’à mon amie Cécile.

Toutes ces femmes ont réussi par leurs délicates attentions, leur humanité, à chasser les larmes de mon visage ravagé par la douleur, à me donner confiance en mes capacités de mère, prête à mettre un enfant au monde. Elles ont trouvé les mots, à chaque instant, entre deux violentes contractions et transformé par leur seule présence ce moment douloureux en un instant magique, gravé à jamais, dans les entrailles de ma vie.

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Il fallait les voir, le sourire aux lèvres. Il fallait les voir me rassurer, me prouver que j’étais digne d’attention, que j’étais belle, même les traits défaits, le visage épuisé, le corps ravagé.

Il fallait la voir, elle, mon amie, me tenant la main, m’offrant sa main en guise de réconfort. Nue, offerte aux soubresauts de l’enfant qui faisait encore des galipettes dans mon ventre et entamait tant bien que mal sa descente. Elle n’a pas quitté mon chevet une seule seconde, elle respirait en même temps que moi, inspirait en même temps que moi. Sur son visage, je n’ai lu que son bonheur de partager ce moment à mes côtés. Ma souffrance la rapprochait encore plus de moi. Elle trouvait les mots justes, ses gestes étaient empreints de calme et de raison. Elle n’avait pas peur. Elle avait peut-être mal, mais à aucun moment elle ne l’a laissé paraître. Elle était forte pour nous deux.

Elle a coupé le cordon, émue. Elle est partie avec lui, pour la pesée, les premiers soins et j’ai su qu’un lieu spécial les unirait pour toujours.

Je sais que ce sont ces femmes qui m’ont tendu leurs bras, quand les miens étaient vides, qui m’ont offert de la tendresse quand mon cœur était meurtri, qui m’ont écouté quand le poids de mes choix était trop lourd à porter, ce sont elles qui m’ont sauvé du gouffre dans lequel j’étais tombée.

Entre encouragements et massages, félicitations et diversions, elles m’ont donné la chance d’un accouchement spectaculaire, d’une naissance hors du commun, d’un instant qui a transformé ma vie. Je n’aurai jamais vécu cela si sereinement et paisiblement si elles n’avaient pas été là pour m’accompagner.

Elles méritent des « merci » à l’infini. Elles méritent chacun de ces mots, mes prières et ma gratitude. Je leur souhaite à toutes un avenir lumineux et rempli d’amour, à l’image du cadeau qu’elles m’ont fait en ce jour de la St Valentin 2013.

Crédit Photo – Maman Pour La Vie

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Les 10 choses qu’on ne m’avait pas dites sur l’accouchement!

Et voila mon article au succès phénoménal, publie sur So Busy Girls (mais si, le webzine très sympa qui laisse la parole aux bloggeuses de tous les horizons). l’idée m’est venue en feuilletant mon carnet de grossesse: L’accouchement et ses idées reçues, tout un programme. Et s’il vous plaît, a la fin de cet article, lâchez vous!!!

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Que les contractions peuvent durer plus de 24h

Sincèrement, ça a été un choc quand je me suis pointée à la maternité après 15h de contractions, assez intenses tout de même, et que la sage femme m’a fièrement dit que c’était super, j’étais dilatée à 2cm.

Que l’aiguille de péridurale n’est pas si grosse que ça

Elle paraissait gigantesque au cours de préparation à l’accouchement et ça m’avait fait flipper. La péri, on ne m’y prendrait pas. Sauf que je ne savais pas que les contractions faisaient si mal et qu’elles duraient si longtemps.

Que le bain chaud ne te laisse aucun répit

Pour moi, ça n’a pas marché. J’ai même détesté. J’ai bien essayé de me détendre et de respirer mais je crois que je ressentais encore plus la douleur dans l’eau. Un vrai carnage.

Que les contractions peuvent être ressenties de manière ininterrompue

Naïvement tu crois que jusqu’à la fin tu vas pouvoir au moins respirer trois secondes entre chaque, mais c’est du flan. Pendant 5 heures, je n’ai eu aucun moment de repos. Impossible de manger. Impossible de faire deux pas, sans avoir l’impression que j’allais m’écrouler.

Que ton partenaire d’accouchement à intérêt à avoir des mains en acier

Je peux te dire que broyer des mains devient une seconde nature des que la contraction monte. C’est instantané. Pourtant ma meilleure amie, qui m’assistait, était toujours prête à me tendre la sienne des que je l’appelais. Elle a gardé des séquelles quand même!

Que quand on te dit que tu pousses bien, c’est du baratin

Je poussais et rien ne venait. Ah si, la sage femme voyait les cheveux. Et plus je poussais, plus elle voyait de cheveux, plus elle me congratulait. Mais la tête de bébé demeurait bien au chaud, à l’intérieur. Si bien qu’à un moment donné, elle a compris que je ne gobais pas ses âneries et elle a sorti l’artillerie lourde, la ventouse !

Que la cicatrice d’épisiotomie, ça déchire grave

Et les contractions à cote, c’est du pipi de chat. Pour douiller, j’ai douillé. Je ne pouvais pas m’asseoir. Je marchais comme un crabe sorti de son épuisette. L’horreur absolue.

Que ton bébé cherchera ton sein des qu’on le posera sur toi

Autant il était bien, tout serré contre mon sein. Autant il n’a pas cherché à téter. Et au bout de deux jours, j’ai abandonné l’allaitement qui était devenu le pire moment de notre journée à tous les deux, pour le bon vieux biberon qui a fait deux heureux.

Que ton intimité, tu pouvais la mettre au vestiaire

Le jour J, tu ne penses à rien d’autre qu’à ton bébé. J+1, tu sors de ta léthargie. J+2, tu constates avec effroi que tu pisses le sang, que ton ventre est tout flasque et que tu es trop faible pour te lever et aller aux toilettes. Et là, moment historique, tu découvres, Mr Le Bassin, celui qui va transformer ta vie. Tu peux enfin faire pipi. Devant tout le monde, et alors, où est le problème!

Qu’à peine une semaine après, tu dirais « ce n’était pas si terrible enfin…»

Une petite semaine pour oublier que tu étais à l’agonie, que tu répétais en boucle « mais pourquoi elles disent toutes que c’est le plus beau jour de ta vie », que tu jurais que c’était la première et la dernière fois, que tu ne ferais pas un petit frère ou une petite sœur à ton bébé.

Et maintenant, place à tes souvenirs…