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Challenge Ecriture semaine #1

J’aurais donné le vert des prairies de Provence, décliné un “do” en mille et une symphonies. J’aurai peins les jours en couleurs pour chassé le gris, la tempête, pour t’éviter un naufrage.

J’aurais fait danser le bleu et le jaune, inventé des vers pour qu’au creux de la nuit tu ne te sentes jamais seule. J’aurais créé, à partir de rien, un nouveau monde, pour que tu viennes t’y ressourcer, loin des cris et du chaos des jours d’ailleurs.

J’aurais construis des ponts créatifs juste pour un sourire dans le lit des jours sans vie. J’aurais donné le blanc immaculé de la robe de baptême de l’enfant sacré. Un bain de jouvence dans un quotidien saccadé.

J’aurais décliné le rouge entre la terre et l’infini, la femme et l’impossible, entre désir et folie douce, entre le sang et le souffre.

J’aurais pu mais tu vois, je ne peux pas. Je peux juste être là, je peux juste une main, une prière. Je peux juste un regard, une pensée. Je peux juste l’amour mais l’amour aussi danse une valse dont je ne connais pas les accords. Je peux juste être là. Et espérer que demain toi aussi, tu le seras.

Retrouvez les participations ici: Chez Sweet Things, Colorer le temps chez l’encre nomade, Vole, Louise, Vole chez Nina, Couleur quand tu nous tiens chez Mébul, Voyage chez Plume d’étoiles

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Pour la semaine prochaine (#2), je vous propose toujours d’écrire à partir d’une photo mais en partant d’un point de vue spécifique, celui du photographe. Pourquoi avez-vous pris cette photo? Dans quel état d’esprit étiez-vous? Qu’est-ce que vous avez voulu montrer? Ce sont juste de pistes…

@mariekleber37
Posted in Humeurs d'Auteur, Variations Littéraires

Petites nouveautés!

Cette année, j’avais besoin de reprendre mon souffle, de me poser. C’était plus qu’essentiel, vital.

Après un début d’année chargé, je commence doucement à envisager de nouvelles choses. Mes envies reprennent vie. C’est peut-être les prémices d’une nouvelle saison.

J’ai fait énormément de choses en mode survie par le passé. Même quand ça n’allait pas si mal au final. Plein de choses pour me changer les idées, pour donner un sens à ma vie. Je me rends compte que j’ai passé plus de temps ces dernières années à essayer de me créer une vie plutôt que vivre ce qui se présentait.

J’ai gardé l’écriture mais j’ai coupé ici et là avec mes autres sources de plaisir. J’ai fait pour les uns, pour les autres, sans faire vraiment, entièrement pour moi. Est-ce un modèle calqué? Ou encore cette histoire de place, ma place?

Du coup, cette année, j’ai envie de reprendre contact avec ce qui me fait vibrer, j’ai envie de faire les choses par plaisir, pur et simple. De danser dans mon salon, reprendre une correspondance, comme de me former à plein de choses qui me passionnent, sans y greffer le sceau d’une quelconque obligation à faire, à être. Juste retrouver la joie de ces instants de vie! La joie de vivre l’instant!

Ecrire. Oui reprendre la plume pour raconter des histoires et les partager. J’adore écrire des histoires courtes. J’adore vous les faire lire. Bien sûr il y a mes livres publiés (que certains/certaines connaissent déjà! Il y en a même qui ont toute la collection! Promis j’en écrirai d’autres…). Mais il y a aussi plein de petites histoires que j’ai envie de vous confier, sans les mettre dans un recueil, parce que ça prend du temps et que j’ai envie de consacrer ce temps à autre chose!

Alors au cours des mois, ici, je partagerai au gré de mes envies, des lignes comme des petits cadeaux de moi à vous. Textes inédits ou partagés/retravaillés. J’espère que ça vous plaira! En tous cas, chez moi, là, je suis motivée!

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Posted in Emprise et Renaissance

Plein de vide

Photo by Burak K on Pexels.com

Quand je l’ai vu, j’ai compris ce qui m’avait attiré. Comme un aimant.

Quand je suis repartie, j’ai compris ce qui m’avait fait fuir. Instantanément.

Il a endossé à merveille le costume de victime il y a 13 ans. Et m’a donné par là-même l’opportunité inattendue de prouver que j’avais une quelconque valeur. J’ai pris la place du “sauveur”. Tout s’est joué dans ces quelques minutes en suspens.

Ce costume lui allait à merveille, lui, l’homme trahi, abandonné, blessé à cause de la couleur de sa peau, de son accent, de son pays. Lui, l’homme perdu, en quête de refuge et de liberté.

Ma responsabilité – parce que j’ai ma part et c’est de poser un regard vrai, juste dessus qui m’a permis d’avancer, de grandir, de m’en sortir – c’est d’avoir cru que le sauver donnerait de la consistance à mon existence, c’est d’avoir été assez perdue pour donner mon pouvoir personnel à un autre.

Comment ai-je pu oublier que du début à la fin, c’est la peur qui m’a guidée? Non pas la peur, la terreur. Oui, j’étais terrorisée. Les mots doux et le sourire d’ange n’ont été que de courte durée. Les lunes de miel sont venues après, quand le risque de me perdre devenait soudain un peu trop vif. J’ai dit “oui” à tout, prisonnière, étouffée.

Quand je l’ai vu, j’ai presque un instant pensé que…Et puis, j’ai rapidement retrouvé entre les lignes, l’arrogance, le mépris. Heureusement presque! Ce double visage toujours. Non, la confiance est impossible, à tout jamais perdue. La vigilance est de mise, pour moi, pour mon fils.

Je crois en la capacité de l’humain à se réinventer, à se donner les moyens de changer de vie, de changer tout court. Mais je dois admettre que cette croyance a ses limites. Il y a des êtres plein de vide, qui restent là à en vouloir à la terre entière et qui n’ont de cesse que de souffler le chaud, le froid, de jouer avec les sentiments, de monnayer leurs failles, afin de rallier les gens à leur “fausse” triste cause.

Mon fils ne sera pas cette monnaie d’échange entre adultes non-consentants. J’ai eu peur de trop vouloir le protéger, je pense que j’avais toutes les raisons de le faire. Si c’est important qu’il connaisse son père et qu’il le fréquente dans un cadre sécurisé, il est tout aussi important de le préserver des influences d’une personne qui pourrait le manipuler.

Posted in Emprise et Renaissance

Une autre femme…

Kaboompics

Depuis quelques jours, quelque chose est là. Bien entendu, ça va de soi. Quelque chose comme cette présence qui revient dans notre vie. Tentée une fois de plus de dire “pour mon fils, je vais…”. Non. Je n’aime pas cette idée et je ne l’ai jamais aimée. On ne fait pas pour l’autre, au risque de lui faire porter un poids qui n’est pas le sien. Ni juste, ni productif.

Je me suis interrogée sur ce malaise qui grandissait. Les souvenirs? Les blessures? Non, c’était autre chose. Ce n’était pas comme ces vagues émotionnelles qui parfois me submergent.

Je me suis interrogée sur ce que ça venait toucher en moi. A coup de nuits bancales et de rêves chaotiques. D’un côté, l’opportunité pour mon fils. De l’autre, son père, sa voix, son visage. Un monde.

Mais surtout l’angoisse. Oui c’est ça l’angoisse. La femme que j’ai été. La douleur qu’il a fallut dépasser pour faire face. Le poids des mots/maux. L’emprise. Le femme, fragile, fragilisée, inquiète, inquiétée. La vie menacée, la menace.

C’est ce qui est venu jouer avec moi ces derniers jours. Cette espèce de terreur glaçante. Ce sentiment de devoir surjouer une partition imprévisible.

C’était là. Et puis, poser le regard dessus et réaliser que je n’étais plus cette femme, femme-objet, femme que l’on peut bousculer, chahuter, faire chuter d’un regard froid, d’un sourire mielleux. Je n’étais plus la sauveuse non plus que j’avais cherché à être pour donner un sens à ma vie.

J’ai regardé la jeune femme face à l’horreur, au vide, j’ai vu son regard meurtri, son visage perdu. J’ai entendu les soubresauts de son cœur tiraillé, abîmé. J’ai vu au delà de ce que cette histoire avait voulu faire d’elle. Un pantin, une chose, une possession. J’ai vu ce qu’elle était au delà de tous les masques qu’elle avait porté, qu’elle portait encore parfois. J’ai vu ses yeux briller et son corps se détendre. J’ai accompagné ses larmes. J’ai entendu sa voix, une voix posée, une voix claire. J’ai embrassé l’abîme dans lequel elle était tombée par manque d’air, par trop de violence sourde, celle qui ne se voit pas, celle qui ne marque que l’intérieur.

Je l’ai regardé en face et j’ai su qu’elle avait repris son pouvoir, qu’elle était au-delà du passé, qu’elle était revenue là où elle avait toujours été: libre et en paix.

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Variations personnelles…

Crédit Kaboompics

Le manque ne se dit pas. Jusqu’à ce qu’il soit là. Qu’on ne voit que lui. Presque. On voit autre chose, le monde, la vie. Mais il est quand même là. On ne s’arrête pas toujours pour le regarder. On le sait, on le laisse passer. Il sait se faire discret.

Je ne me verrais pas vivre à deux. Toujours, tous les jours. C’est juste comme ça, que je suis faite, que je sens, ressens les choses. Même pas une question de routine. Juste ce besoin d’être avec moi, d’être à moi, avant d’être avec, aux autres.

Et pourtant parfois je me plais à dessiner quelque chose qui ressemblerait à plus que quelques heures par ci, par là, des heures qui mises bout à bout sur un an, représentent à peine un mois.

Parfois je voudrais plus, sans savoir ce qu’il y a à l’intérieur de ce mot, sans savoir vraiment, précisément, ce qu’il contient. Juste plus de toi. Encore une fois, sans ce tic tac invraisemblable qui se moque de nous. Sans la variation des minutes, leur danse aphrodisiaque et puis la chute, celle d’une mélodie qui n’aurait pas trouvé une partition assez longue pour s’écrire complètement.

Je ressens le manque quand les heures pleines débouchent sur le soir, les lumières tamisées, la fraicheur des draps, quand je voudrais dire quelque chose, que ça vient et que le mur est seul à entendre ma voix. Quand le silence est si profond que j’entends mon cœur faire des bonds dans ma poitrine. Quand la journée a été longue, qu’un mot a touché quelque chose, quand je voudrais ne plus avoir tout à porter à la force de mes bras.

Dans ces moments là, j’ai comme des larmes, pas graves, des larmes de grande. J’ai comme le sentiment, diffus, confus, que je ne sais pas, ce que je veux, ce que je ne veux pas. J’ai comme la sensation qu’il me manque les mots pour exprimer ce qui s’invite comme ça, sans préambule. J’ai comme l’envie du bruit de tes pas dans l’escalier, à l’improviste.

J’ai comme le sentiment, certain, que rien ne pourra apaiser ce manque, juste le temps et moi, la confiance que ce qui est, est juste. Je n’y changerais rien. Et pourtant, parfois…

Posted in Humeurs d'Auteur, Tout un poème

Les fantômes de 2010

Crédit Marie Kléber

Il faudra…
Une conversation anodine
Et la révélation
Il faudra…
Il est l’heure…

L’évidence au cœur d’un matin doux
Idées blanchies par les vagues
Maux tatoués dans le corps
Marques invisibles
Traces et tracés
Que les mots viennent libérer

Il faudra…
Cette année là
Ce que le temps n’efface pas
Sans la parole

Il faudra…
Il est l’heure…
De tout ce qui fut caché
Pour un pas de plus
Pour un peu de paix

L’évidence comme un couperet
Mettre à nu la peau
Mettre à jour la brûlure
Regarder en face l’imperméable déchirure
Eclairer l’ombre
Pour que la lumière transformatrice puisse opérer

Il faudra parler de 2010

J’ai écrit il y a quelques mois un article sur mon désir de ne plus faire d’autoédition. Et bien, je crois que je viens de changer d’avis! Et pour une fois j’accueille ce changement avec le sourire. Parce que j’ai compris que la vie était cycle et mouvement! Et que le mieux était d’être à chaque instant ouvert à toute proposition.

Voilà le premier poème d’un recueil qui s’est imposé à moi. Un matin, au détour d’une conversation. Un recueil comme une libération de toutes les fantômes de 2010 qui sont encore bien là et qu’il est temps de laisser partir. Pour pouvoir avancer vers demain…

Posted in Tout un poème

Empreintes…

Credit Kaboompics

Ma peau
Qu’un simple frôlement vient réveillée
Muette dans la nuit
Et soudain éveillée

Ma peau
Il suffit d’un souffle, un murmure
Pour qu’elle tremble
Feuille étanche

Ma peau
Si sensible au toucher
Si fragile du passé
Territoire abandonné

Ma peau
Comme un être chargé de promesses
Une toile à peindre
Instrument dont les accords vacillent

Ma peau
Entre deux histoires
Vibrations intemporelles
Entre tes mains se glisse
Se laisse aller au délice

Ma peau
Aux contours mystérieux
Chante le plaisir
Sans cesse à réinventer

Ma peau
Encore se cherche
Loin du chaos du passé
Par le présent embrassée

Posted in Carnets de route, Humeurs d'Auteur

Le chemin des mots

Photo by Gabby K on Pexels.com

Comment j’ai pu oublier?

Le chemin des mots. Autre que celui qui se dessine ici, quand j’ai le temps, autre que celui qui crée quelque chose. Juste le chemin de ce qui est là à l’intérieur et qui attend de sortir.

Je dois le dire. J’avais oublié. Je n’écrivais plus que pour partager. Mon carnet était pourtant là, posé, à portée de main. Il ne servait plus que pour quelques moments clés, pleines ou nouvelles lunes, instants posés au coeur d’un déséquilibre constant.

Je tournais en rond autour des mots. Et voilà, je suis revenue à la feuille. J’ai repris le fil de mon regard intérieur. Je dépose chaque matin mes pensées sur le cahier ligné. Ca me fait du bien. Et les idées viennent. Pas des idées qu’il faudrait absolument saisir. Non, juste des idées qui passent et méritent d’être notées. Peut-être que plus tard, une histoire naîtra de ces lignes détricotées, peut-être pas.

Peu importe, j’ai retrouvé quelque chose que j’avais perdu. Parce que ça ne se fait pas ou plus. Parce qu’il y a déjà trop de choses à faire. Parce que la fatigue et le réveil qui sonne la fin d’une nuit trop courte. Parce que j’avais perdu de vue l’essentiel. Dans ma course effrénée à une quelconque reconnaissance de mes mots imprimés sur le papier.

Au lever du jour, désormais, il y a moi, l’encre, la feuille et le plein que ça crée en dedans.

Posted in Carnets de route, Variations Littéraires

Une histoire de temps!

Photo by Stas Knop on Pexels.com

Le temps…

Cette vague avec laquelle nous composons, sans trop savoir comment il passe, comment il vibre, de quelle essence il est fait.
Le temps, plein des aléas de nos vies, que nous prenons pour acquis. Et puis un jour, une nouvelle vient le fracasser. Le temps devient compté. Un calcul savant que nous ne savons pas géré. Si seulement…
Si seulement nous avions su ce qu’il restait, nous aurions fait différemment.
Nous le savons pourtant, la vie, la mort. Nous savons que notre temps n’est pas éternel, qu’un jour il choisira pour nous l’heure du départ. Nous le savons et pourtant nous nous faisons toujours avoir.

Le temps nous parait court dans l’élégance des jours de liesse, de joie mêlée de tendresse. Il file comme un bateau aux voiles gonflées par le vent. Alors on perd la notion de ce qui hier encore nous manquait ou nous paraissait une éternité à conquérir. On lâche la barre et on se délecte de ce temps voleur qui hier encore scandait les minutes d’un rendez-vous imposé.
Le temps nous parait long quand il n’est pas léger, quand il est obligation ou cadre à respecter, quand il nous éloigne de ce, de ceux qui comptent.

Le temps sera toujours cet être volage qu’on aime et qu’on déteste la minute d’après. Il sera un allié et/ou un ennemi. On pourra trouver l’équilibre en le laissant aller à sa guise et en étant à chaque instant, présent. Pas toujours si facile!
Le temps est sans prise, il ne fait pas de favoritisme. Il est le même pour tous et différent pour chacun. Nous en avons une définition bien personnelle.

Le temps, c’est l’inconnu qui prend forme, c’est la page blanche à remplir, l’aube et ses promesses, la vieillesse et ses tourments, l’enfance innocente et les caps, c’est se croire maître de l’insaisissable et se rendre compte, un jour, que le temps n’est qu’une énième carte à jouer dans le fascinant théâtre de l’existence!

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Imagine…

Photo by Miguel u00c1. Padriu00f1u00e1n on Pexels.com

Il n’y aurait plus de doute
Il n’y aurait qu’aujourd’hui
Il n’y aurait que nos mains qui se frôlent
Il n’y aurait que nos regards discrets

Pas de fanfreluches entre les notes de la symphonie

Personne pour nous dire qu’il faudrait être comme ceci ou bien penser comme cela
Personne pour nous vanter les mérites d’un programme extraordinaire, d’une méthode révolutionnaire

Il n’y aurait que nos pas sur le sable mouillé
Par la marée descendante
Il n’y aura que le souffle de nos respirations accordées

Nous aurions alors la vie devant nous
Sans projet autre que de vivre le meilleur !

Posted in Carnets de route

Et si on s’abandonnait…

Photo by Maria Orlova on Pexels.com

Il n’y aura pas de nouvel atelier d’écriture pour le moment. J’avais commencé à rédiger l’article et puis…

Je dois vous dire qu’en ce début d’année je n’ai ni projet ni envie particulière. Ca pourrait être déroutant. Et pourtant j’y sens comme un souffle de liberté. Moi qui ai passé la majeure partie de ma vie à planifier, organiser, tirer des plans, je ressens un immense besoin de rien.

Dans notre société, le rien, c’est mal vu. Ca fait un peu peur même. Pourtant c’est dans le rien que tout se crée, que tout prend forme, pas à pas. Que l’on offre aussi à l’imagination, l’intuition une place.

J’ai passé les 30 dernières années de ma vie à chercher coute que coute un sens au “vivre”. Faire quelque chose, être utile, servir une cause, être quelqu’un, m’engager. Une quête sans fin comme pour justifier mon droit d’exister.

2020 ne m’aura apporté aucune clé, m’aura fait connaître des vagues émotionnelles intenses et m’amène aujourd’hui à m’abandonner davantage, à lâcher l’idée que ma vie se doit de porter des fruits, qu’elle doit remplir un cahier des charges spécifique pour que je puisse prétendre à passer le prochain cap.

Mes pensées vont toujours dans tous les sens mais je me laisse enfin le choix de les laisser filer. Je ne souhaite pas prendre d’engagement que je ne tiendrais pas, ni peupler encore mon esprit d’obligations. Je fonctionne comme ça, je n’aime pas l’à peu près.

J’accepte doucement l’idée que je ne dois rien à personne, que je n’ai rien à prouver à qui que ce soit, surtout pas à moi-même. Vivre a peut-être un autre goût quand on lâche prise. C’est ce que j’ai envie de découvrir. Me laisser surprendre par l’évidence…

Posted in Vie de Blogueuse

Juste une mise au point…

Une nouvelle année commence et ce blog existe déjà depuis bientôt 8 ans. C’est presque un exploit pour moi!

Quand je m’éloigne un peu, le temps d’une pause, il y a toujours cette question: est-ce que je vais revenir écrire? Est-ce que j’en ai envie surtout?

Tout au long de ces 8 années et des précédentes (autre vie, autre blog) les rencontres, les échanges, les partages m’ont nourrie et portée aussi dans les creux de vagues et les jours nuageux. C’est peut-être pour ça que je reviens toujours, comme si une force me poussait à nouveau vers ce lieu, qui bien que virtuel, est mon chez-moi, un endroit à part qui sent bon le thé fumant et les biscuits au beurre, un endroit dans lequel je peux laisser aller les mots des jours heureux et des jours tristes, les maux comme des tâches qui persistent et les joies qui enveloppent mon quotidien d’allégresse.

Je ne sais pas encore les mots de cette année, que je glisserais là au fil des jours et des mois. Ils seront parfois doux et parfois durs. Ils seront le reflet des émotions qui me traversent, des pas en avant, des découvertes, des pas de côté, des questions qui m’habitent, de mes réflexions sur la vie et ses mystères.

En feuilletant un magazine hier, mes yeux se sont posés sur une peinture. Je l’ai trouvé superbe. Elle m’a fait penser à moi. Un gros capharnaüm de couleurs, de traits, de points. Des lignes dans tous les sens. Une structure un peu étrange. Un tourbillon extraordinaire.

Ici, c’est mon univers et vous y êtes les bienvenus. J’essaye tant que possible d’être vraie. Je ne fais pas toujours dans le beau ou l’idyllique. Je ne suis pas là pour vendre un rêve qui n’existe pas, ni parler d’une vie que je n’aurais fait qu’imaginer. Il y a 8 ans justement, en prenant une des décisions les plus importantes de ma vie, j’ai fait face à un cataclysme qui m’a littéralement mise à terre. C’est à ce moment là que j’ai commencé à me confier, à me livrer. Ca s’est imposé à moi. Une porte de sortie. Un élan libérateur pour ne pas sombrer davantage.

J’écris pour moi avant tout mais je sais aussi que mes mots parfois accompagnent des personnes et leur offrent une autre perspective, leur permettent d’avancer et sachant qu’elles ne sont pas seules face à leurs problématiques. Savoir que d’autres personnes vivent la même chose n’agit pas comme une baguette magique certes, mais comme un mince filet d’espoir. Et pour l’avoir vécu, c’est déjà pas mal quand on n’a plus beaucoup de repères.

Donc cette année, attendez-vous à de moins en moins de filtres. Chacun est libre ici de me lire ou de passer son chemin. Sachez que j’ai toujours beaucoup de plaisir à vous lire et à discuter avec vous!

A très vite…

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En parallèle

Photo by eberhard grossgasteiger on Pexels.com

Le temps s’étire et nous composons avec lui.

Le premier confinement ou la peur. De tout ce qu’on ne maitrise pas. Si je veux être juste, je dirais trois ans de peur et de joie mêlées.

Peur du passé, de l’avenir. Du connu et de l’inconnu. Peur de ce qui a été et ce qui pourrait être.

Peur des mots qui partent un peu trop vites, des gestes qui ne font que murmurer, de toutes ces vies qui font partie de nous et qui ne se croisent pas.

La peur comme un bagage de route, avec lequel on avance, compagnon inconfortable mais qu’on n’arrive pas à lâcher. La peur du vide sûrement.

A deux, on avance, on change, on innove, on découvre, on guérit. En parallèle, il y a un chemin très personnel que l’on fait si le cœur nous en dit, si le cœur le ressent comme quelque chose de vital, de nécessaire.

Cette transformation s’est imposée à moi, pour pouvoir dire à la peur « back off ». C’est peut-être la confiance qui a pris le pas ou quelque chose de plus grand.

Enfin ce deuxième confinement, avec ce que cela implique de temps loin l’un de l’autre, je le vis différemment, plus sereinement.

Moins de contrôle, plus d’acceptation.

Ce qui a été, porte aujourd’hui la douce chaleur des souvenirs. Ce qui sera, attend d’être écrit. Ce qui est, s’enrichit même des temps troubles.

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Challenge Ecriture #38 – 17.11.2020

Tu parles d’une histoire. Mettre les jeunes avec les vieux et laisser mijoter. J’aime pas les vieux et j’aime pas les jeunes. Je suis aigrie me dit ma fille. Elle, c’est pareil que le reste, elle vient par obligation. Elle sourit et elle s’en va. Elle s’en fout.

A la cantine, ça y allait l’autre jour, on n’en était pas à une critique près. Ok peut-être qu’avec mes lunettes à double foyer, j’avais une vision de cul de bouteille, mais je leur trouvais une sacré sale tronche à mes copains de galère.

Alors voilà qu’on nous colle des jeunes dans les basques. Histoire de nous maintenir à flot. On ne parle même pas la même langue!

Le chat d’Huguette est mort. Il puait le pauvre. Elle aussi mais tout le monde dit qu’elle vivra centenaire.

Ah oui, l’histoire des jeunes. Je ne sais pas trop ce qu’il leur a pris. Une idée pour nous maintenir dans le circuit. J’ai plutôt l’impression qu’on dérive. A la vitesse maximum. On tient à peine sur nos guibolles et on n’aligne pas deux mots sans se tromper de conjugaison.

Elise, elle a deux couettes, toutes jolies. Comme ma fille. Ma fille elle est laide. C’est peut-être pas ma fille! Oh il faut que j’aille me reposer, je ne sais plus trop où j’en suis. j’ai peut-être besoin de revoir l’ophtalmo. Je passerai à l’accueil demain. Demain, c’est passé et ça vient?

Retrouvez les participations ici: Sweet Things – Maude chez Mébul – Les lunettes chez Josée

Pour la semaine prochaine, je vous invite à écrire un texte en lien avec ce titre de livre (en espérant que vous ne l’avez pas lu!) : La petite fille qui avait avalé un nuage grand comme la tour Eiffel (2015 – Romain Puértolas)