Ce petit rien

Copyright @Ornella Petit

Je le saisis parfois
Une conscience que je ne garde pas longtemps
Ça vient et ça file
C’est suspendu dans le vide
La conscience que tout n’est rien
Que ce rien non palpable est tout
Ça paraît tordu pourtant c’est simple
Si simple
Que ça en est déroutant
Alors l’esprit reprend les commandes
Et tout retrouve sa place
Tout redevient comme avant
Avant la conscience
De n’avoir rien à prouver
Rien à gagner
Rien d’autre à être que ce que l’on est
Mais le sait on?
Qui l’on est

Quand je les vois cherchant ici et là
Reconnaissance, gloire, regards admiratifs
Quand j’entends leurs peurs intérieures
Quand je saisis leur vulnérabilité derrière la façade de certitudes qu’ils affichent pour faire face au monde
La conscience revient me rappeler que nous finirons tous de la même manière
Poussière…
Poussière de terre ou d’étoile

Alors que restera t-il de nous?
Des hommes – des femmes qui avons réussi
Qui avons été les premiers
Qui avons voulu gagner
Mais gagner quoi?
Il ne restera rien des prix – des économies – des possessions
Même les souvenirs qui nous auront tenu chaud ne seront plus
Il restera un peu de nous pour les autres. Puis cela aussi disparaîtra
Nous disparaitrons…

Alors je tremble de ne pouvoir garder cette conscience plus longtemps
La vie me rattrape
Je respire mal
Je ne sais plus
Je me sens coupée du monde
Et pourtant j’entends le monde qui m’appelle
Alors je reviens au connu
A tout ce que je ne saisis pas toujours
Je reviens aux rires, aux larmes
A la peine, à la joie, à l’incertitude
A l’espérance, à moi, à l’autre
A l’équilibre à préserver
Entre ce que je sais et ce que je ne sais pas encore

J’essaie de prendre davantage la mesure du temps
Avant que le temps ne vient toucher ma bulle d’argent
Et la faire éclater

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Tu me manques

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Tu me manques
Le son de ta voix
Le bruit de tes pas
Le vert de tes yeux
Tout ce qui fait toi

Tu me manques
Le matin
A quelques minutes de moi
Le soir
À quelques vols de là

Tu me manques
Une heure
Deux heures
Des jours
Toujours

Tu me manques déjà
A deux doigts
D’un baiser
Les secondes envolées
Au coin du boulevard

Je pourrais écrire
Les frissons
Les dentelles
Les regards
La liberté
Mettre d’autres mots
Sur ces états d’être
Sans toi

Y mettre les formes
Mais rien ne dirait vraiment
Le manque brut
Le manque dense
Des heures sans toi

Ce monde de “Tabou”

Source Internet

Tabou. On entend le mot à toutes les sauces ces temps-ci.

Le tabou sur le désir ou non d’enfant, sur le couple et ses choix de vie, sur les maux physiques, psychiques, l’endométriose, la fausse couche, le deuil d’un enfant, sur nos préférences sexuelles, nos choix politiques, la manière d’élever notre progéniture, le harcèlement, le burn-out, le bore-out, la dépression, le choix d’allaiter ou de ne pas le faire, le sexe, la religion, la PMA, les couples libres, le mariage, la pornographie, la sodomie, l’accès à la propriété, l’argent, l’anorexie, l’infidélité, le “terrible two” et ceux qui suivent, l’adolescence, le célibat, la violence, l’avortement, les familles monoparentales, la prostitution, les problèmes de santé intimes, l’immigration, le nucléaire, le handicap, les maladies auto-immunes, l’orgasme, la maladie en général, les MST, l’autisme, le plaisir masculin, le divorce, l’échec scolaire, l’euthanasie, la drogue, la mort…(vous en aurez sûrement d’autres à ajouter)

Et on se vante d’être plus tolérants que par le passé! Alors même que nous jugeons tout le monde et tout le temps.

Nos vies sont passées au crible de ce que non seulement la société mais les “bien-pensants” jugent “bon” ou “mauvais”. Tout le monde a une opinion sur tout et tout le monde la partage, sans se soucier des conséquences.

Certaines chosent se disent quand d’autres ne se disent pas. Mais rien ne se dit vraiment au final. Tout reste en suspens. On reste dans les non-dits, les silences et la culpabilité. Ce n’est plus la religion qui nous traumatise, c’est le regard de tout un chacun sur la manière dont nous choisissons de vivre notre vie. Comme si nous devions rendre des comptes à tout le monde, tout le temps.

Tous ces sujets ne sont ils pas pour la plupart liés à des choix personnels. A partir du moment où ils ne causent pas de tort à autrui, pourquoi vouloir absolument les remettre en question? Pourquoi vouloir absolument avoir raison? Que manque t-il dans nos vies pour que nous cherchions sans cesse ce qui pourrait clocher dans la manière de vivre, de penser, d’être de l’autre?

Maintenant…

Imaginez un monde dans lequel vous pourriez parler de tout ça, sans vous poser cent fois la question sur votre légitimité à le faire, sans vous demandez si une fois de plus on va vous regarder de travers, un monde dans lequel chacun accueillerait votre confession avec bienveillance, en acceptant votre point de vue, sans pour autant le partager.

Ne vous sentiriez-vous pas plus à l’aise dans ce monde-là? Ou préférez-vous rester dans celui qui voit la différence comme un travers à dompter, qui voit chaque individu comme un électron libre à faire rentrer dans le droit chemin?

Drôle de nuit(s)

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Qui ne serait pas désolé devant l’étendue du désastre de mes nuits?

Je vagabonde, innocent, entre impossibles insomnies et rêves abracadabrantesques, dans lesquels je me retrouve tantôt poulpe, prêt à être dévoré, crustacé à être décortiqué – carcasse abandonnée – fromage à être savouré ou repoussé sur le bord de l’assiette, d’un air dégoûté.

J’émerge de ces nuits, en sueur, tel un sportif à plat, complètement déboussolé, les émotions en fleur de lys – mais non à fleur de peau.

Je me demande si, en l’etat actuel des choses, dormir n’est pas une activité superflue…

Ceci est ma participation à l’atelier d’écriture d’Olivia. Les mots étaient: poulpe – Lys – insomnie – fromage – superflu – crustacé – désolé – emotion.

 

Le bruit du silence

© Sabine Faulmeyer

Le plus assourdissant c’était le silence. Il ne restait rien dans la cour à part un jouet d’enfant. Juste ça. Et des rires imaginés, qui glaçaient le sang davantage. Même pas de larmes. Juste un cri sourd. Juste le silence lourd.

Et des regards. Des regards qui disaient tout ce que les voix ne pouvaient pas. Oui juste ça, des regards froids et perdus. Des regards sclérosés par la chute, violente, rude. Regards vides qui déversaient leur mal être sur le bitume.

Et des yeux attirés vers ce jouet, dernier vestige de l’innocence trahit, d’une justice qui se donnait des airs de grands. Des promesses en équilibre. Juste ça.

Combien de paroles tues pour en arriver là? Combien de témoignages bradés? Combien de drames relégués dans des cartons au grenier? Combien de fantômes? Combien de vies, de destins? Combien de “rien” pour devenir complices de ce drame intime?

Ce texte a été écrit dans le cadre de latelier 324 de Bric A Book

Le rêve du silence

Crédit Pixabay

Bip. Bip. Bip. Ce n’est pas le réveil, juste une énième notification sur ton téléphone. Une fois, deux fois, dix fois, cinquante fois dans la journée, le Bip Bip Bip résonne.Tu as reçu un message. XYZ a aimé ton commentaire. XYZ a répondu à ton commentaire. AZE a partagé ta publication. Tu as quatre messages non-lus sur Facebook. Deux personnes te demandent comme amis. Rejoins le groupe de ZER pour partager tes bonheurs de la semaine…

OTY a publié une photo. OTY a publié une photo. OTY a publié une photo…

Les mails se suivent et se ressemblent. Newsletter mensuelle, hebdomadaire, quotidienne. Chacune son créneau horaire. Chacune son message, chacune son offre. Des inconnus qui tout au long de la journée te disent “je peux changer ta vie” – “sois fière de toi, tu es belle” – “tu as toi aussi essayé le flux instinctif, dis-moi tout” – “l’offre que je te propose est révolutionnaire” – “je peux t’aider à devenir une femme épanouie” – “la couleur de ta semaine est…” – “j’ai développé le programme fait pour toi” – “tu n’as rien à faire, juste à être” – “la peur est en toi, il est temps de la regarder en face” – “tu peux gagner beaucoup d’argent, il suffit de le vouloir” – “retrouve confiance en quinze jours” – “si j’ai réussi, tu peux y arriver, dis-moi tout…”

Les minutes sont devenues des heures et les heures ont filé. Sans moi. J’étais là sans être là. Pas dans l’instant en tous cas. J’étais entre la newsletter qui me proposait un programme révolutionnaire pour entrer en contact avec mes guides spirituels et une story Instagram qui me parlait féminisme et beauté de la nature – maintenant il ne suffisait plus de la vivre, il fallait la partager avec la terre entière pour qu’elle existe. J’étais dans un fil quasi ininterrompu d’informations qui ne me parlaient pas mais que je faisais défiler par habitude. J’étais dans le 25e message envoyé sur le groupe Whats’app des parents de l’école qui dissertaient sur la tenue appropriée pour le prochain cours de tennis. J’errais entre le partage de l’une, de l’autre, entre un “peut-être” et un “peut-être pas”, entre “tiens j’achèterais bien ce bouquin” et “ou pourquoi pas cette huile de massage”. J’écoutais des étrangers parler de leur routine beauté et de leurs fringues achetées en vide-grenier. J’étais dans l’apparence, dans l’appartenance à un truc vide de sens pour moi. Certainement pas dans le plaisir du soleil sur mon visage, pas dans le souvenir de la douceur de sa peau.

Beaucoup de bruit. Trop de bruit. Trop de bip. Trop d’informations. Trop de propositions. Le vacarme, le chaos et la perte d’équilibre.

Trop.

D’un coup j’avais besoin de silence, de me reconnecter à moi, de revenir à l’intérieur, de lâcher toutes ces newsletters qui au lieu de m’apporter un peu de bien-être me filaient le tournis. De partir loin des notifications, de cette pression de chaque instant. Que je m’imposais en tant que spectatrice, en tant qu’actrice. Quelle était devenue la valeur de mon partage? Qu’est-ce que je cherchais, qu’est-ce que je fuyais dans cette course à la “proposition qui va changer votre vie”?

Trop de bruit. Stop. J’arrête tout. J’arrête cette machine infernale, cette recherche de likes à tout va, ces chiffres qui ne veulent rien dire. Je mets le frein à main avant que le bruit ne devienne trop assourdissant, avant que je m’y habitue surtout, avant que je ne me rende plus compte de rien.

Le silence. Oui le silence. L’apaisement. Le calme. Les rayons du soleil. La caresse du vent. Les rires des enfants. La vie, sans téléphone. Penser à lui. Penser à toutes ces histoires qui n’attendent que moi pour voir le jour. Photographier le monde, juste pour le plaisir de ce temps là. Le regarder vivre. Être là, dans chaque instant. Et savourer le silence. Surtout savourer le silence. Vivre.

 

Au début du monde…

Au début du monde…

L’obscurité et la lumière. Le soleil et les ombres, broderies scintillantes inondant le ciel de promesses. Puis un petit écrin d’or posé sur un rocher. Le monde se créait sur le vide et le vide cédait sous les pas du Monde. Ton monde, le mien, celui des hommes de joie et des hommes de peine, celui des monts et des merveilles, celui du temps et de son effroyable course. Plus tard, celui de la folie et de la haine, des souvenirs gardés sous scellés.

Des origines du monde, personne ne savait rien. Le premier homme resterait un mystère que nul ne percerait jamais. Tout comme le temps qui coule et tel le sable, s’évanouit entre nos doigts. Il fallait s’y résoudre. Accepter de ne jamais savoir et avancer. Ne rien retenir non plus. Ou alors risquer la collision avec des entités supérieures.

L’écrin se trouvait là, presque inconscient de sa tâche, juste posé, présent, comme un souffle. Le premier souffle. Alors que le monde écrivait les chapitres d’une histoire dont nul ne connaissait les méandres, les rebondissements, les épreuves, les virages, les passerelles, des entrailles de la terre, monta un cri, perçant, comme celui d’une bête autrefois puissante, d’un coup anéantie, un cri de rage qui fit trembler la terre.

La peur, organe vivant, traversait maintenant, à pas cadencés, les strates des terrains que les hommes commençaient à exploiter, envahissant jardins et ruelles, écrasant le printemps, l’été, prête à tout pour empêcher l’histoire de s’écrire sans tourments. Sa principale activité consistait à entrer dans les cœurs pour y semer la terreur. La peur voulait gouverner, créer une nouvelle entité, dans laquelle chaque homme serait à sa merci, répondant à ses ordres, adhérant à ses principes, validant ses idées. Une emprise telle que le monde arrêterait d’évoluer. Pour se faire, elle nourrissait chaque jour le peuple de son pain avarié, plein de sa médisance, de son mépris.

Certains se souvenaient toutefois de l’écrin d’or posé sur un rocher. Vague image que la peur tentait de détruire, sans y arriver. Certains s’y accrochaient, leur seul espoir au milieu de ce désastre, de cette apocalypse avant l’heure. D’autres se prenaient à rêver. L’or, ce métal sacré, devait avoir un pouvoir que nul ne pouvait imaginer, un pouvoir si grand, qu’il pourrait réduire à néant l’empreinte de la peur. Certains y croyaient si fort qu’un jour, au plus profond de la nuit, l’écrin s’ouvrit, laissant couler une onde dont le parfum et la musique réveillèrent les arbres, les plantes, irriguèrent la terre, se diffusèrent et infiltrèrent les fibres élastiques des corps épuisés. L’Amour se réveillait enfin de son long sommeil…

Ce texte a été écrit dans le cadre de l’atelier proposé par Olivia “des mots, une histoire” Les mots récoltés étaient: activité – soleil – nouvelle – jardin – souvenir – sacré – broderie – pain – collision – printemps – souffle – rêver

Les contours de mon coeur

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Si j’avais su que tous les instants me mèneraient…
A toi

Si j’avais su que tous les combat me mèneraient…
A ce contentement

Si j’avais su que toutes mes larmes s’épanouiraient…
En sourires

Si j’avais su que l’amour pouvait…
Autant
Librement

J’aurais moins douté, j’aurais pris d’autres chemins, j’aurais fait d’autres rêves, cru à d’autres possibles. Et nos routes ne se seraient peut-être jamais croisées.

Sur cette place, il y aura toujours le souvenir de toi. Il a remplacé les autres. Cette place si souvent traversée, regardée, admirée, cette place sur laquelle nos chemins se sont croisés. Il y aura toujours cette première image. Un sourire, une légère appréhension et puis une suite que nous n’envisagions peut-être ni l’un ni l’autre ce soir-là.

Quand mes yeux se posent sur ta démarche, tes mains, ta singularité, c’est mon corps tout entier qui prend le large. Dans ce laps de temps-là, tout m’apparaît possible, tout le reste s’efface, les nuits marquées du sceau de peurs difficiles à exprimer, s’envolent en fumée. Ta présence a ce pouvoir de faire barrage à mes pires cauchemars.

Tu as cette fougue, cette force, cette sensibilité, qui épousent à merveille les contours de mon cœur.

C’est vrai je ne te le dis pas souvent, je crois que c’est par pudeur, ou parce que j’arrive davantage à l’écrire. Et que mes mots tu les lis.

Je t’aime avec des étoiles plein les yeux
Comme une femme qui aurait trouvé un trésor (exquis)…

Six ans de toi!

Voilà…

6 ans de toi
6 ans de joies et de doutes
6 ans d’une mélodie que nous écrivons dans un quotidien en quête d’équilibre
Apprendre. Désapprendre. Chercher des solutions. Se fier à son intuition.

Résoudre des équations comme des ingénieurs du cœur, de l’âme
Petites mains artificielles créant un univers à nul autre pareil : le nôtre

Et puis…

Tes doigts, libres, avides de découvertes, de créations
Tes yeux pétillants
Tes idées loufoques
Tes certitudes
Tes prises de position affirmées

L’écho de ton enfance est un chant enchanteur qui m’invite à ralentir, respirer, me libérer, passer des caps, grandir…

Nous nous sommes rencontrés dans d’étranges circonstances. Nos premiers mois loin l’un de l’autre. Construire un lien sur 2 jours par semaine. Puis le chaos des 7 jours. Et le reste.

Quand est-ce que cette complicité est née ? Quand ai-je commencé à être assez rassurante pour que tu oses un pas vers moi, pour que j’ose un pas vers toi ? Quand est-ce que quelques grammes de paix sont venus remplacés les kilos de colère et de culpabilité ? A partir de quand la vie est devenue douce ?

En ce jour de tes 6 ans, sache que…

Il n’y a pas d’obstacles que je n’affronterais pas, pas de pays que je ne traverserais pas, pas de remises en question que j’abandonnerais au lendemain. Pour toi.

Il n’y a pas de combats que je ne mènerais pas, pas de décisions injustes contre lesquelles je ne me rebellerais pas. Pour toi.

Il n’y a pas de rêves que tu ne pourras réaliser, pas de projets pour lesquels tu n’auras pas mon soutien plein et entier.

Il n’y a pas une heure, dans cette vie là, pendant laquelle tu n’auras pas la première place dans mon cœur.

Il n’y aura pas de haine dont mon amour pour toi ne pourra venir à bout.

Cet amour là ne connait ni frontière, ni limite. Il est le lien puissant qui nous unit. Il est la lumière quand la mort rôde. Il est plein de bonheur et de larmes.

Il est le commencement et l’éternité.

Il est dans ton sourire et dans le mien, dans ce que nous sommes seuls à savoir, un trésor bien gardé que personne ne peut voler.

Bon anniversaire mon Petit Coeur!

Imbroglio artistique

© Steve Ramon

Des lignes.
Un alignement de lignes.
Des lignes en provenance. En partance.
Un imbroglio de lignes venant de je ne sais-où. Allant je ne sais-où.

Il se trouvait devant ces lignes, alignées et pourtant indisciplinées.
Il regardait cet enchevêtrement de lignes agencées selon un ordre propre, celui de l’artiste.

Avait-il pensé ces lignes? Avait-il voulu les cases? Ou bien avait-il voulu dire qu’il fallait aller au delà? Des apparences?

Tout semblait à construire. Dans cet amas concentré de lignes presque aériennes, que fallait-il voir? Quel mystère devions-nous percer? Quelle énigme attendait d’être résolue?

Posé là, il regardait, s’attendait presque à voir surgir la solution, comme par magie. Il se posait des questions aussi. A quoi cela pouvait-il servir? L’art devait-il servir à quelque chose? Ou bien devions-nous accepter de n’y rien comprendre?

Il refusait de céder à l’attitude de tout un chacun de fuir devant ce qu’il ne comprenait pas. Alors il restait là, presque hypnotisé par ces lignes qui au fil des minutes écoulées, semblait lui parler…

Ce texte est ma participation à l’atelier mensuel de Bric A Book.