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Des mots pour dénoncer les abus

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Ça commence par un coup.
Pas franc.
Une faille. Un interstice dans lequel l’autre se fraie un passage.
Quelque chose qui nous bouscule. Dans un regard. Une histoire.
On croit pouvoir tenir le monde trop grand. Entre nos bras.
Sauver l’humanité.
Rien ne fait sens en nous. Sauf peut-être ça.
Alors on se laisse aller à croire.
A quelque chose qui ressemble vaguement à de l’amour.

De mots en maux.
De fissures en blessures.

L’autre investit notre univers.
Nous ordonne de nous taire.
Sans rien dire.
C’est peut-être le pire.
On se fond dans un moule préparé.
On se glisse dans une parenthèse.
On offre tout pour quelques grammes de tendresse.
Qui n’est qu’une fade copie de l’amour.

De mots en maux.
De blessures en morsures.

L’argent coule.
De nous à l’autre.
Il ne demande pas.
Il ne fait que dire le manque.
Il le répète. Il le scande.
L’argent passe d’une main à une autre.
A force de l’entendre dire et redire.
Ce qu’il n’a pas.
Ce qu’il voudrait avoir.
Ce qu’on pourrait lui donner.
Si on voulait vraiment l’aider.
Si ce qu’on ressent est vraiment de l’amour.

De mots en maux.
De morsures en brulures.

On ne compte plus.
De centaines en milliers.
Pour quelques sourires.
Une trahison de plus.
Quelques mots d’amour.
Qui ne guérissent plus.

Il faudrait dire non.
Le chaos est trop obscur.
On soupire, on se perd.
Les minutes solitaires.
A ne plus savoir qui l’on est.
Ce que l’on doit faire.
Pour s’extraire de cet absurde.

Jusqu’au maux mis en mots
Pour dénoncer l’abus.
Au nom de tous ceux qui ont un jour croisé un regard.
Se sont laissés emporter par des promesses dérisoires.
Des mots doux pour commettre le pire.
En tout impunité.
Puis partir.
Sans laisser de traces.
Sinon celle des blessures.
Comme des fissures…

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De la félicité

Crédit Pixabay

Un cœur dessiné sur le bitume. Bleu sur gris. Le ciel balaie les infortunes. Les passants le traversent sans le voir. Et ceux qui le tracent du bout des cils y voient comme un signe.

Un sourire arraché à un visage. Sourire triste qui déploie ses ailes. Le temps s’en mêle et les souvenirs pleuvent sur le visage qui prend des couleurs. Un arc-en-ciel inonde le ciel.

Une main attachée à une étreinte. La force d’un toucher, le contact des paumes, les lignes entremêlées. A la croisée des chemins, les destins tissent des histoires sur l’inconnu.

Un regard volé. Dans la cohue du dernier train. Derniers repères envolés. On ose, un pas. Le risque de l’incertain a un goût d’enfance. L’innocence en moins.

Il faudrait l’éternité pour conter le monde. Sa beauté. Ses aspérités. Ses traits tracés sur le calendrier de l’intemporalité. L’éphémère. Les murmures. Les instantanés qui nous surprennent et nous laissent riches d’une félicité à fleur de cœur.

Ces sourires qui cachent des maux

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Elle respire. Partout.
Ses mots. Vite. Beaucoup. Comme pour cacher quelque chose.
Elle s’endort avec le “non” des verbes. Ceux qui voilent les ténèbres.
Rien n’y fait. La blessure est. Qu’on ouvre les yeux ou qu’on les ferme.

Elle dit, au loin, dans un sourire, la survie et le bruit de l’enfance. Sans âme. La tête qui se balance. Dans le vide. Une éternité à se demander ce que signifie le verbe “vivre”. Le silence telle une arme qui nie les faits. Le silence comme un couperet.
La sévérité du père.
Le déni de la mère.
Elle se dit. Dans l’amour, le partage.
Un besoin. Viscéral.
Une reconnaissance. Vitale.

Les murmures ne sont jamais loin. Une main qui glisse. Et l’enfance qui s’abîme.
Ne rien dire.
S’habituer aux vagues, au déséquilibre.
Retenir son souffle devant la main.
Un vertige.
Prier quelque saint, quelque part entre hier et demain.

La souffrance comme un virus attaque l’intérieur. Sans trace visible.
Elle pose les bases du sacrifice.
Ses yeux noirs dessinent des rêves. Un idéal. Un monde sans dédain, ni bataille. Une terre sans manque, sans vérité uniforme. Un chemin pour chacun. La bienveillance, une norme. L’élégance, un parfum.

Elle respire. Partout.
Elle se perd. Dans la stratosphère des non-dits.
L’implacable vérité reste une trahison.
Elle espère la nuit, pour tuer l’agonie.
Ses angoisses, sous l’édredon, comme un tapis.

Derrière son sourire, tant de questions.
Tant de don.
Tant de cœur et si peu de raison.
Elle danse le monde.
Pour oublier.
La main qui glisse sur l’enfance.
Et piétine la confiance.
A vie…

Rentrée: Prix et Projets Littéraires

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Les vacances sont passées. Contrairement à ce que beaucoup pensent, elles ne sont pas synonymes d’heures à lire et à écrire. D’abord parce qu’elles sont synonymes pour moi de détente et de famille. J’aime profiter de ces trois semaines pour faire plein de choses avec mon fils. Et retrouver des amies, prendre le temps de vivre, me balader, faire du sport, refaire le monde en dégustant une glace…

Je note tout de même des idées ici et là. On verra plus tard. Les idées ce n’est pas ce qui manque. Mais le temps de les approfondir, de leur donner de la consistance. Alors je note et on verra ensuite. Texte court ou nouvelle, novella ou poème. Ou juste des mots jolis, à mettre dans un carnet, à relire quand on en a envie, à poser sur une carte. Pour le plaisir.

La rentrée des classes est passée, place aux projets. Certains attendent patiemment une dernière lecture, pour traquer les dernières fautes d’orthographe. D’autres sont en court d’ajustement. D’autres encore doivent se faire une beauté avant d’être envoyés à des bêta lecteurs investis.

Pour deux d’entre eux, je vous en avais parlé dans cet article: “La fille exquise” et “les minutes translucides”.
Le troisième est un recueil de nouvelles “battements d’elles”, des destins de femmes d’aujourd’hui.
Le petit dernier est un recueil tout simple de pensées, vibrations, qui sortira en auto-édition à la fin du mois. Je souhaite redistribuer les bénéfices à une association – je cherche encore laquelle, je vous tiendrai bien entendu informés!

Et puis entre ces lignes que je connais maintenant par cœur, je continue à me faire plaisir, en participant à des ateliers d’écriture et de temps en temps à des prix. Parce qu’écrire, c’est aussi partager des instants de vie. Vous me trouverez principalement sur Short Edition qui propose des prix réguliers et éphémères. J’ai trois textes sélectionnés pour le moment dont un en finale: entre deux oragesAvant l’enfer –  Fantoche. Comme toujours, votre soutien et vos encouragements sont précieux!

A vous maintenant de me parler de vos idées, de vos projets…