Une femme libre!

J’ai dit OUI plus d’une fois par le passé, à fleur de peau, terrassée par la peur. Peur des menaces. Peur de la violence qui ne se dit pas. Face à la confiance qui se délite, j’ai dit OUI pour avoir la paix. Pour ne plus trembler derrière la porte. Face au mépris, l’instrument des lâches, j’ai abdiqué. J’ai dit OUI en croyant résister. Peur de perdre ci ou ça. Ceux qui nous narguent le savent bien, ils finiront par avoir le dernier mot. J’ai lâché la barre face au harcèlement qui n’en finit pas. J’ai dit OUI pour la forme, pour ne pas avoir à gérer les heures, les jours de silence, ma punition.

J’ai tremblé face aux mots blessants, aux paroles lancées en l’air comme autant de sabres puissants. J’ai fait fi de mes sentiments pour pouvoir encaisser. Je me suis brûlée les ailes à toujours vouloir trouver des excuses à tous, tout le temps.

J’ai dit OUI à celui et à celle qui m’ont écrasée du poids de leur égo surdimensionné. J’ai dit OUI dans la détresse, perdue, paumée, affaiblie, cassée. J’ai dit OUI pour pouvoir continuer. Quand il ou elle ne pensait qu’à me faire tomber.

J’ai dit OUI aux insultes, aux mots durs, aux ricanements, aux pressions.

J’ai dit OUI dans ma vie scolaire, professionnelle, conjugale. J’ai dit OUI en me voyant fragile, incapable de me défendre. J’ai dit OUI en faisant taire celle que j’étais, non pas pour me fondre dans la masse, mais pour me faire toute petite, pour qu’on ne me remarque surtout pas, qu’on m’oublie presque (de cela est né un besoin de reconnaissance que j’arrive doucement à dompter) dans le coin, là-bas.

J’ai dit OUI trop souvent, renonçant à moi-même, à mon identité, à mes émotions.

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Aujourd’hui je dis NON.

NON à toi pour tes mots blessants, infondés.

NON à toi qui me juge.

NON à toi qui te permet de me lancer ton mépris à la figure sous prétexte que tu te trouves au-dessus de moi dans la hiérarchie.

NON à toi qui abuse de ton pouvoir.

NON à toi qui ne donne rien.

NON à toi qui impose ta manière de voir ou gérer les choses.

NON au harcèlement, à la folie, aux menaces (elles ne me font plus peur), au déni, à la vague destructrice qui s’empare de toi quand tu ne te contrôles plus, aux regards de travers, aux yeux baladeurs, à ton paternalisme désuet.

Je ne suis plus cette petite chose fragile, cette enfant contrainte, cette adulte apeurée, cette employée qui ne fait pas de vague, qui encaisse chaque remarque, chaque tentative de conflit en chaussant son masque souriant, pour faire plaisir. Je suis une femme libre !

Manuscrit deviendra Roman (ou comment j’ai enfin pris une décision!)

Il y a quelques mois je vous parlais de mon manuscrit inachevé. Vos mots, commentaires, messages et puis la vie autour, les rencontres, les témoignages m’ont aidé à prendre une décision, celle de terminer ce manuscrit, pour moi, pour clore ce chapitre, pour vous, lectrices, lecteurs et pour toutes celles et tous ceux qui luttent, avancent coute que coute, pour toutes les combattantes anonymes.

Où j’en suis ?

Je progresse doucement. Un peu comme un randonneur parti escaladé le Mont Blanc. Je crapahute, m’écorche un peu sur quelques souvenirs déplaisants, fais des pauses pour regarder autour, pour me nourrir de la lumière d’aujourd’hui, contraste saisissant face aux ténèbres d’hier. Je relis chapitre après chapitre, parenthèse après parenthèse, ajuste, rature, réécris, cherche des synonymes, enlève, ajoute.

Je n’ai pas de deadline précise, même si une date retient mon attention, comme un signe. 2018 paraît si loin et si proche en même temps.

Après ma relecture, mes modifications imprimées sur le papier blanc, il y aura l’envoie aux bêta-lecteurs puis l’attente. Puis les remarques, critiques, ajustements nécessaires. Et les corrections, la mise en page. Avant le point final. Le dernier.

Je comprends au fil des mots, des pages. Je n’invente rien mais je m’écris différemment. Je regarde le chemin parcouru avec énormément de bienveillance, sans jugement. Je me sens comme une victime devenue combattante devenue Phoenix. Je me sens de plus en plus fière des choix faits, des actes posés, des batailles menées.

Les mots me font prendre conscience à quel point mon amour pour la vie a triomphé de tout. Je ne veux pas devenir un exemple. Je veux juste dire qu’on peut mourir et renaître, sans perdre ses idéaux ou ses rêves, que tout arrive pour nous élever encore plus haut, plus près de ce qu’on est réellement, au cœur de soi.

De l’authenticité de mes rêves

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Je suis toujours là. Comme je vous le disais dans mon dernier article, je ne sais pas trop quoi faire de cet endroit. Déjà j’ai moins le temps. A moins que je ne prenne du temps pour autre chose, qui m’apporte autant.

Je réfléchis, je prends mon temps – je parle beaucoup de temps, peut-être que mon rapport au temps justement a changé. En tous cas, je tente de profiter de chaque instant sans me laisser distraire par des choses sans importance. Je me surprends à dire “c’est pas grave” plus souvent. Je lâche prise à mon rythme, doucement.

J’écris ici quand je le sens, quand les mots me chatouillent l’extrémité des doigts. Quand je ne suis pas ici, je suis la-bas. Ou alors je suis loin de tout ça, plongée dans mon manuscrit ou dans de nouveaux livres qui chacun à sa manière me donne la nourriture dont mon esprit a besoin.

Sous ma douche ce matin – et oui Messieurs-Dames l’inspiration me vient souvent sous la douche – je vous l’accorde, ce n’est pas l’endroit idéal pour noter des choses, mais ma tête garde en mémoire ce qu’il faut le temps que je me rue sur un carnet ou mon téléphone pour noter les mots en vrac – donc ce matin, j’ai eu une petite illumination.

Je vous explique. Je ne suis ni une romancière, ni une novelliste, encore moins une essayiste, je suis une aventurière du quotidien, une attrapeuse d’instantanés de vie. Une de mes amies l’autre jour disait “j’aime ce que tu écris, c’est court, ça parle de toutes ces petites choses qui forment nos existences. Il n’y a pas de suspens dans tes textes, mais quelque chose de plus subtil, de poétique, qui nous attrape par la main et nous parle, au creux de l’oreille.” C’est un compliment qui m’a énormément touchée, comme vous pouvez l’imaginer. Je trouve surtout que ça résume très bien ce que je fais, qui je suis.

Si un jour dans les maisons d’édition il existe un créneau pour les textes courts, j’ai quelques chances. En attendant je retourne à mes carnets, à ma passion, à mon rêve devenu réalité, à mes scènes de vie choyées, en cherchant dans chaque mot partagé à être plus près de vous, en étant moi. Quand j’entends que mes mots accompagnent de nombreux lecteurs, connus et anonymes, dans leur vie de tous les jours, je suis aux anges et je souris intérieurement! Merci à vous d’être là!

Mots doux

Un merci s’impose pour toutes celles (et ceux) qui m’ont laissé un message sur mon billet d’hier. Votre soutien m’est précieux. Vous le savez – je me répète – mais qu’il est agréable pour moi de recevoir ici et là ces jolis témoignages d’amitié.

Juste quelques mots pour vous rappeler que jusqu’au 30 avril, Chuchotis et Ricochets est à moitié prix (avec dédicace), soit 4.50€ (+3€ de frais de port pour la France et l’Europe). Plus besoin de m’envoyer un mail (sauf si vous le souhaitez bien évidemment!), vous pouvez le commander directement en cliquant sur l’image ci-dessous et vous serez directement connectés à paypal (c’est simple, rapide et efficace).

Les retours sont juste à l’image de ce troisième recueil, empreints de douceur et de chaleur humaine. Merci à chacune des 25 personnes qui l’ont déjà commandé – j’espère qu’il y en aura d’autres très prochainement. Ce livre n’attend que vous!

Je vous souhaite une belle fin de journée et vous dit à très vite pour de nouvelles aventures.

En passant…

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Le froid est revenu et j’ai dû ressortir mon manteau d’hiver. J’avais besoin de chaleur aujourd’hui. Je ne m’imaginais pas passer la journée les bras autour du corps pour me réchauffer. Il y a des jours comme ça. Des jours où tout commence de travers, où la fatigue est telle que les nuits n’arrivent même pas à l’apaiser. Mes rêves biscornus ont repris du service depuis quelques jours. Je m’en serais passée.

Un petit creux de vague, sans trop d’importance. Un petit creux qui donne envie d’hiberner. Ce petit creux que nous connaissons tous un peu, plus ou moins, qui vient réveiller des blessures mal cicatrisées (quand on croit qu’il n’y en a plus, une nouvelle surgit et nous demande de travailler encore sur nous et nos pensées erronées). Un petit creux que j’apprends à accepter. En gérant mon impulsivité qui me donne parfois envie de tout envoyer balader. J’ai muri. Je ne me laisse moins dépasser par cette vague d’indécision qui auparavant m’aurait fait prendre des décisions un peu trop radicales – que j’aurais regrettées.

Je me demande toutefois si je ne suis pas arrivée au bout d’un chapitre sur ce blog. Ou si ma présence ici, pour le moment, ne me détourne pas de mon gros projet autobiographique. Ce récit terminé vient de passer de la phase d’écriture à la phase de relecture. Le chantier est conséquent. Je souhaite m’y consacrer davantage dans les mois à venir, afin d’y mettre aussi rapidement que possible un point final.

Je me laisse le temps de la réflexion. D’ici quelques jours, je sais que l’énergie sera revenue, j’aurais à nouveau envie de partager quelques bribes de vies, je me sentirais plus légère et pleine d’énergie. J’aurais de nouvelles idées, de charmants projets à partager. Je ne me sentirais plus engourdie par tous ces mots accusateurs qui fleurissent ici et là sur qui à voter pour qui – pour quoi.

A très vite mes ami(e)s…

Mes lectures de Mars

Le mois d’avril a déjà commencé depuis près d’une semaine – quel rythme! Il est donc grand temps pour moi de vous parler de mes lectures de mars, au nombre de 6. J’ai dévoré les livres ce mois-ci.

J’ai commencé avec un Policier / Thriller d’Olivier Norek – Territoires. Au bureau on s’est fait une mini-bibliothèque, une belle occasion de partager nos coups de coeur. J’ai découvert Olivier Norek avec Code 93. Ce deuxième livre ne m’a pas déçue, je crois que je peux même dire qu’il m’a envoûtée! Pourtant l’histoire n’est pas des plus douces – le livre débute par l’exécution de trois caïds de la drogue dans un quartier du 93. Une plongée violente dans le monde fermé des banlieues et d’une classe politique qui tire les ficelles d’une manière écœurante. Ames sensibles s’abstenir!

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Après un tel récit, il me fallait de la légèreté, j’ai donc opté pour The Life List (en VO) de Lori Nelson Spielman (Demain est un autre jour). Au départ ça ne laissait rien présager de sensationnel. A la mort de sa mère, Brett Bohlinger apprend qu’elle ne touchera l’héritage de sa mère que le jour où elle aura réaliser tous les objectifs écrits sur une liste qu’elle a faite à 14 ans! Je me suis prise au jeu assez rapidement et me suis attachée à cette fille qui voit sa vie prendre un virage à 360° sans y avoir été préparée. Rien n’est jamais linéaire dans la vie. Nos plus grosses déceptions peuvent devenir nos plus belles chances. Ce livre donne aussi à réfléchir sur nos rêves de gosse auxquels nous croyions dur comme fer et que nous avons laissé au fil des années sur le bord de la route. Il est toujours temps de renverser la vapeur pour peu que nous prenions conscience que la vie que nous menons ne nous convient pas – plus. Je l’ai donc nommé le Feel Good Book du mois.

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J’ai enchainé sur Pars avec lui d’Agnès Ledig. J’avais gardé un émouvant souvenir de “avant le bonheur”. Et puis tout le monde autour de moi lisait un de ses romans alors j’ai pris le premier trouvé à la Médiathèque. C’est l’histoire de deux (et plus) cabossés de la vie dont les destins se croisent suite à un accident. Ca se lit bien, c’est une belle ode à la générosité, l’amour, l’amitié. Toutefois j’ai trouvé que ça allait trop vite, que les émotions, les chagrins dont certains assez compliqués, étaient digérés trop vite. Et puis on s’y attend, au prochain chapitre, à la fin. Ce livre ne me laissera pas un souvenir impérissable mais si il a un don, c’est bien celui de vous redonner goût à la vie si vous la trouviez un peu fade ou trop chaotique ces derniers temps!

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Le même jour à la Médiathèque je suis tombée sur 13 à Table!, le collectif de nouvelles sur un thème donné – le repas pour cette édition – dont les bénéfices sont reversés aux Restos du Coeur. J’aime le format “nouvelles”, d’ailleurs ça m’a permis de revoir un peu la manière dont j’écris les miennes. Et puis c’est vraiment intéressant de voir la manière dont chacun traite un sujet donné. Un peu d’horreur, de l’humanité et beaucoup de sourires.

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J’ai opté ensuite pour un roman de Tatiana de Rosnay, un que je n’avais pas encore lu – j’aime vraiment ce qu’elle écrit – Rose. Le livre se décline sous forme de lettres de Rose à son époux décédé. Elle évoque la refonte de Paris (immeubles détruits – rues supprimées – quartiers rasés) sous le Second Empire et la création des Grands Boulevards que nous connaissons aujourd’hui, obligeant de nombreuses personnes à quitter leurs logements, leur commerces. Rose, quant à elle, refuse de quitter son appartement et au fil des lettres égrène ses souvenirs, qui cachent un terrible secret. Séduite la aussi!

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J’ai terminé le mois comme je l’avais débuté, ou presque, avec un Policier – La cour des secrets de Tana French. J’ai découvert cette auteur Irlandaise avec “les lieux infidèles” que j’ai lu deux fois (!). Cette fois-ci, elle nous entraîne dans le quotidien d’un pensionnat huppé de Dublin. Un an auparavant un meurtre à été commis, le coupable n’a jamais été identifié, l’enquête abandonnée. Un an plus tard, une jeune fille apporte au Commissaire Stephen une carte épinglée mentionnant “je sais qui a tué Chris”. L’enquête reprend. Le tour de force de Tana French c’est de concentrer son enquête (près de 400 pages) sur une seule journée dans l’enceinte même du collège. En parallèle, on suit les protagonistes sous forme de flash-back, ce qui nous amène progressivement, au même rythme que l’enquête, à comprendre ce qui s’est réellement passé. Un livre difficile à poser et une plume à découvrir si vous ne la connaissez pas déjà.

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A votre tour de partager vos coups de coeur (ou pas d’ailleurs) de ce mois. Et en attendant, Bonne lecture!

 

 

Après les doutes…

Cela fait plus de 15 jours que je ne suis pas venue ici, pour écrire ou partager avec vous mes idées ou réflexions sur la vie. Je crois que ça ne m’est jamais arrivée de partir si longtemps, sauf pour les vacances bien sûr, mais ça les vacances, c’est sacré, surtout dans mon coin de Paradis sur la côte Atlantique. Dans ces moments-là, je bénis même l’absence de réseau, tellement j’ai besoin de prendre le large et me ressourcer auprès de personnes chères à mon cœur. Les vacances sont certainement la seule opportunité que j’ai de passer du temps avec mes amies, personnes que je vois peu, trop peu durant l’année. Alors pendant quelques jours, quelques semaines, je vous fais des infidélités et je retrouve mes racines avec joie.

Je n’étais pas en vacances, je n’étais d’ailleurs pas loin. Mais certaines le savent, un gros coup de blues s’est abattu sur moi la semaine dernière. Je n’avais plus goût – pas à rien quand même – à écrire. Je me sentais vide en tant qu’écrivain. Je me répétais « à quoi bon » et je doutais de mes qualités, de mes compétences et même de ce projet réalisé, pour qui, pour quoi…Comme vous le voyez, je me trouvais au top de ma forme !

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Depuis que j’ai appuyé sur l’accélérateur et réalisé ce rêve qui me tenait à cœur, j’ai connu quelques déceptions. Pas facile de gérer les lettres de refus des maisons d’édition surtout quand celles-ci vous disent que votre style est « plat et sans intérêt ». Pas facile de participer à des concours d’écriture et recevoir un résultat toujours négatif. Pas facile de tout donner dans un texte et voir qu’une fois encore, ce texte n’aura pas touché, ne sera pas sélectionné. Quand on prend un peu de distance, on se rend compte que ce n’est pas bien grave, il n’y a pas mort d’homme. Ca démotive juste un peu plus. A chaque fois, il faut laisser la déception passer puis se remettre sur les rails, se dire que la prochaine fois ça fonctionnera, qu’une personne ne représente pas la terre entière, qu’un avis est subjectif. Il faut s’auto-motiver et croire en soi. Pas évident quand tout vous pousse à laisser tomber.

Donc la semaine dernière, qui coïncidait d’ailleurs avec la date d’anniversaire de ma rencontre avec Roger, j’ai lâché la barre du navire et j’ai dérivé à une vitesse incroyable en un temps record. Il m’a fallu pas moins de 24h pour me retrouver face contre terre, anéantie. Ce que je faisais ne servait à rien, je n’étais bonne à rien, je ne valais rien. Vous constaterez que je suis très forte pour m’auto-flageller (mon côté Scorpion certainement) !

Puis après avoir reçu de beaux messages, avoir pris quelques commandes, avoir constaté combien mes mots avaient de l’importance à vos yeux, après les doutes, je me suis posée LA question qui a tout changé :

Pourquoi j’écris ?

Ca parait tout simple et un brin naïf. Mais cette question m’a sauvée la vie – enfin m’a sauvée de moi-même et de cette mise à mort que j’avais orchestrée de main de maître. Alors voilà j’ai compris que j’écrivais avant tout pour partager, pour parler de toutes ces vies que je croise, pour échanger sur des sujets qui me tiennent à cœur. J’ai compris que je ne recherchais pas le profit (même si parfois je dois le dire, j’y pense un peu, puis j’oublie, c’est mieux), ni d’être mondialement (aux grands maux, les grands remèdes !) connue. Ce que je souhaite c’est toucher mes lecteurs, vous toucher, vous emmener à la découverte de tous ces destins, de tous ces paysages, de toutes ces beautés, ces moments de vérité qui jalonnent nos quotidiens. Et ça je le fais. Vos mots, vos messages, vos commentaires, vos avis sur mes livres me disent tous la même chose. Que mes mots vous accompagnent, qu’ils sont lumineux, qu’ils vous enchantent, qu’ils vous aident aussi. Quel bonheur !

Et je crois que ça, votre authenticité, votre soutien sans faille, ça vaut tout l’or du Monde. Je ne plairais – comme tant d’autres – jamais à tous. Certains récits me transportent quand d’autres vous laissent de marbre. D’autres vous passionnent quand ils me donnent envie de passer à autre chose, rapidement si possible. Je me suis rendu compte aussi que j’avais la chance de vous avoir !

Une fois cette idée bien ancrée dans mon esprit, les doutes se sont évaporés. Entre temps j’ai eu plusieurs commandes et de jolis retours sur mon troisième livre. Ca met du baume au cœur ! Je me suis même fais la réflexion que si je ne croyais pas à mon travail, comment alors mobiliser les autres et leur donner envie de me découvrir. Êtes-vous attiré par des personnes qui se jugent sans arrêt et se trouvent nullissimes la plupart du temps ? Moi, pas particulièrement. Je préfère la compagnie des personnes positives, pas forcément sûres d’elles, mais un peu tout de même, qui ont envie de faire bouger les choses, qui se jettent dans l’arène, qui y croient à leurs rêves – projets – souhaits – envies.

J’ai aussi reçu des réponses négatives et j’ai décidé de laisser couler. Après tout gagner un concours ou voir un de mes textes sélectionnés pour un prix ne changera pas la donne, puisque mon rêve je le vis au quotidien depuis que j’ai sauté le pas de l’autoédition. J’ai également pris conscience que ces refus étaient peut-être là aussi pour me rappeler qu’il était temps que je me plonge dans mon roman, aux 170 pages attendant d’être relues, corrigées, annotées. Et que cette date anniversaire, au lieu de la redouter, je devrais l’honorer, car elle a été le départ d’une longue descente aux enfers et d’une glorieuse résurrection. Il me fallait vivre ça pour naître moi.

Telle est la vie: Tomber 7 fois, se relever 8 (Proverbe Japonais)

Voilà ! Bon j’approche des mille mots…Il est temps de mettre un point final à ce long discours. Merci pour tout, pour chaque message reçu, chaque personne qui a pris le temps de m’apporter son soutien, pour chaque commande, chaque sourire partagé. Merci pour votre fidélité et votre entrain, qui m’encouragent les jours de doute – jours qui nous construisent et nous donnent de toujours nous rappeler pourquoi nous faisons telle ou telle chose. Tant que ça part du cœur, nous sommes sur la bonne voie !

De moi à vous et de vous à moi

Le 14 février, je vous annonçais sa venue imminente et il est là, il attend d’être saisi, il attend que vos mains le serrent, que vos yeux le contemplent, que vous partagiez son arrivée comme on le fait d’une naissance. C’est un peu comme une naissance d’ailleurs, comme une mise au monde, une délivrance.

Le 14 février, il attendait d’être relu, mis à jour, corrigé, ficelé, empaqueté avant d’être livré au Monde. Aujourd’hui il n’attend plus que vous, d’être entouré de bienveillance, de douceur et d’amour, à l’abri dans votre sac ou bien entouré sur votre étagère.

Le 14 février, j’avais hâte de vous en parler. Aujourd’hui, j’attends presque que ce soit vous qui me parliez de lui, ce que vous aimez, ce qui vous plait moins. J’attends que vous me disiez ce qui vous émeut ou vous fait sourire quand vous parcourez mes mots, ce à quoi vous pensez entre les lignes.

Le mardi 14 février, il était encore mon livre. Aujourd’hui, mardi 7 mars, il est à vous. Prenez en soin, partagez le (#mariekleber #chuchotisetricochets), offrez le et laissez-moi ici et là des mots qui me diront comment il va!

Et si je persistais dans une voie qui n’est pas la mienne ?

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Le rêve d’écrire ne m’est pas venu dans ma tendre enfance. Si j’avais pu opter pour « rêveuse professionnelle » je l’aurais fait sans hésiter !

Rêver, buller, m’inventer des histoires. J’étais douée. Pour écrire, beaucoup moins. C’est d’ailleurs ma mère qui me faisait mes rédactions.

Je tiens par contre depuis longtemps un journal intime. Je les ai presque tous gardés. Juste écrire, m’écrire, lancer sur le papier la somme de mes jours, mes coups de cœur, tout ce que je garde et qui n’appartient qu’à moi.

Je dirais que j’ai rédigé mon premier texte vers 14 ans. J’ai commencé un nombre infini d’histoires qui n’ont jamais abouties, des poèmes assez noirs, des histoires parfois drôles, d’autres qui me donnent aujourd’hui des frissons.

Puis un jour, comme tout un chacun, un rêve s’est dessiné dans mon esprit sans cesse en mouvement. Ecrire et partager. Vider mes tripes sur la table, raconter les autres, inventer, donner vie à la plus sordide réalité et montrer aussi tout ce qui est beau dans nos quotidiens parfois terriblement chaotiques.

Je n’ai jamais fait de fixation sur ce rêve, je l’ai bichonné en silence, en douceur, dans mon cœur. Pendant longtemps je me suis évité déceptions et rejets, ne sachant pas comment j’allais pouvoir gérer le regard d’autrui sur mon travail. J’ai laissé mon rêve grandir en moi, en notant, griffonnant, créant, en faisant danser mon stylo et vibrer mes idéaux. Ce rêve prenait de plus en plus de place et je sentais qu’il était temps que je me lance.

J’ai sortis un premier recueil – j’ai conscience qu’il y aurait beaucoup de travail à faire dessus – j’avais besoin de foncer, de ma lancer dans l’arène. Sans ce premier pas, je crois que j’aurais encore longtemps regardé mon rêve se languir puis se flétrir. Puis un deuxième que vous avez été près de 70 à acquérir, pour une cause qui me tenait à cœur. Mon troisième recueil sortira officiellement d’ici quelques jours…

Vous devez à ce stade vous demander pourquoi je doute, de quoi je doute.

Depuis quelques mois déjà, en parallèle de ces recueils autoédités, j’ai adressé mes textes à des maisons d’éditions, j’ai participé à des concours, j’ai partagé mes textes pour des prix littéraires. Certains m’ont dit que mon style était plat, sans intérêt, d’autres ont refusé mon texte sous prétexte qu’il avait été retravaillé. Les réponses négatives se suivent et se ressemblent depuis plusieurs mois. Vous allez être nombreux à me dire, à la suite de ces lignes, qu’il faut persévérer. Vous aurez raison. D’ailleurs, je ne compte pas abandonner, ni arrêter d’écrire. Car c’est une passion qui m’apporte énormément, de part ce que je vis et ce que je partage avec vous tous.

Je me demande juste si ce rêve n’est pas trop grand pour moi. Et si je ne devrais pas me contenter d’écrire ici, sans espérer percer, écrire par plaisir, laisser tomber concours et prix, lâcher prise sur ce qui restera – et c’est peut-être bien comme ça – une belle bulle de savon !