Mon nouveau livre ou l’appel des sens – Y céderez-vous?

A un moment donné il faut se lancer, alors je me lance !

Je vous ai toujours parlé de mes livres, depuis le premier, dont vous avez suivi l’évolution au fil des mois.

Celui que je vous présente aujourd’hui est né un peu à l’improviste. C’est-à-dire qu’au départ il ne s’agissait que de poèmes écrits au fil de l’eau, sans but précis. Des poèmes selon l’inspiration de moments, fragments de l’existence. En les relisant un matin, force fut de constater qu’ils avaient de nombreux points communs. Alors je les ai regroupés. Quand ma mère m’a dit « ce recueil pourrait s’appeler renaître femme », cela a fait mouche. Je me suis lancée dans l’écriture d’un recueil.

Un recueil qui toucherait à l’essence même de ce qui m’avait tant fait défaut pendant de nombreuses années et qu’un regard avait saisi. Je renaissais. Mon corps reprenait vie. Ma vie reprenait des couleurs. Et des mains, des yeux, une peau, des envies me donnaient de quoi faire vibrer les cordes d’un arc délaissé depuis longtemps.

Un recueil assez intime au fond – comme beaucoup de mes écrits – qui pouvait résonner avec d’autres femmes, d’autres désirs tus, d’autres fantasmes cachés, d’autres envies égarées. Puisqu’il pouvait parler à d’autres, je n’allais pas m’en priver !

Les poèmes de ce recueil parlent d’amour, de communion, de chaos, de passion. Ils se déclinent en regards, courbes, caresses, tracés, voyages, dentelles. Ils ouvrent la porte à la sensualité, à l’érotisme. Ils subliment l’embrasement des corps. Ils sont parfois un peu fous. Ils sont le fruit d’un imaginaire fécond et d’une réalité qui ne cesse de m’éblouir. Ils disent ce qui ne se dit pas toujours. Et qui pourtant est source d’épanouissement et de liberté.

Cela fait des mois qu’il murit, des mois que je me pose des questions, des mois que je me demande “si oui” et “quand”, des mois que je retravaille mes textes. Une gestation longue durée et en même temps, octobre est le mois parfait pour vous le proposer, un mois de renaissance chaque année, un mois qui parle si bien de moi dans toutes mes forces et mes fragilités.

Si ces quelques lignes vous parlent et que vous avez envie d’ouvrir la porte, c’est par ici. Vous trouverez mon recueil sur le site The Book Edition. Vous pouvez aussi le commander par mail en utilisant la page contact et je me ferai un plaisir de vous envoyer un exemplaire dédicacé. Encore merci pour tout, votre soutien, votre enthousiasme et votre fidélité quotidienne!

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Tag Lecture (pour changer)!

Crédit Pixabay

Après trois jours d’articles “engagés”, je me suis dit que j’allais ralentir la cadence! Et j’ai choisi de faire quelque chose que je fais rarement – trop peut-être – répondre à un Tag. Étant donné que parler des livres que j’aime n’est pas particulièrement mon truc, quoi de mieux pour vous parler de mes lectures (Tag trouvé ICI).

C’est parti…

A pour Auteur – Auteur dont tu as lu le plus de livres :
Gilbert Sinoué

B pour « Best » – La meilleure « suite » de série :
La saga Malaussène – Daniel Pennac

C pour « Current » – Lecture en cours :
The Power is Within You – Louise Hay

D pour « Drink » – La boisson qui accompagne tes lectures :
Thé, Tisane, Chocolat Chaud – tout dépend du jour et de la saison

E pour « E-book » – E-books ou romans papiers ?
Paper only! L’odeur, le toucher, surligner, corner les pages, faire des annotations…

F pour « Fictif » – Un personnage fictif avec lequel tu serais effectivement sortie au lycée :
Give me five minutes, I’ll be back…

G pour « Glad » – Un roman auquel tu es contente d’avoir donné une chance :
Un roman de Stephen King (Les Langoliers) déposé par une collègue dans le coin bibliothèque du bureau

H pour « Hidden » – Un roman que tu considères comme un joyau caché :
The Dark Side of Love – Rafik Schami (je l’ai laissé en Irlande et depuis je le cherche…)

I pour « Important » – Un moment important dans ta vie de lectrice :
La découverte de la plume de Guy de Maupassant

J pour « Juste » – Le roman que tu viens juste de finir :
Maman a tort de Michel Bussi

K pour « Kind » – Le genre de romans que tu ne liras jamais :
Les livres d’horreur et tous les livres qui sont écrits dans le but de choquer (je n’en vois pas l’intérêt)

L pour « Long » – Le roman le plus long que tu aies jamais lu :
The Hand of Fatima – Ildefonso Falcones

M pour « Major » – Le roman qui t’a causé le plus gros « book hangover » (« trop plein » livresque – tu ne pouvais plus rien lire après ça) :
Mendiants et Orgueilleux d’Albert Cossery
Il m’a été très difficile de lire un autre livre après celui-là. Tout avait un goût plat.  

N pour « Nombre » – Le nombre de bibliothèques (meubles) que tu possèdes :
Deux (je ne compte pas tous les livres que j’ai chez mes parents…)

O pour « One » – Un roman que tu as lu plusieurs fois :
Un seul? Je relis énormément de livres…
Soufi mon amour – Elif Shafak

P pour « Préféré » – Ton endroit préféré pour lire :
Le métro ! Il n’y a que là que j’ai le temps de lire ! Sinon un banc au soleil.

Q pour « Quote » – Une citation, d’un livre que tu as lu, qui t’inspires ou qui te fait ressentir plein d’émotions :
« La femme est amour. Et l’amour est la plus belle tuile qui puisse tomber sur quelqu’un. Avant l’amour, y a pas grand-chose. Après l’amour, il reste plus rien. » Yasmina Khadra – L’olympe des infortunes

R pour « Regret » – Un regret de Lecteur :
Je ne suis pas fan des regrets…alors on va dire un livre que je n’ai pas terminé « Les Versets Sataniques » de Salman Rushdie.

S pour « Série » – Une série que tu as commencée mais jamais finie (et dont tous les livres sont sortis) :
Je ne lis pas beaucoup de série. Pour l’occasion je dirai « fifty shades of grey ». J’aurai peut-être dû le lire en anglais ! La traduction française est niaise à souhait.

T pour « Trois » – Trois de tes livres préférés de tous les temps :

  • Inishowen – Joseph O’ Connor
  • Les silences de Dieu – Gilbert Sinoué
  • 17 minutes – Jodi Piccoult

U pour « Unapologetic » – Quelque chose dont tu n’éprouves absolument aucun remords d’être fan(girl) :
Les romans d’Anna Gavalda

V pour « Very » – Un roman dont tu attends la sortie avec grande impatience, plus que celles des autres :
Je ne suis pas les sorties des livres mais je dirais le prochain roman de Cristina de Amorim (dis-moi que tu bosses dessus ma belle!)

W pour « Worst » – Ta pire habitude livresque :
Lire en marchant!

X pour « X » – Commence à compter en haut à gauche de ton étagère (la plus proche) et prends le 27e livre :
Passion Française de Gilles Kepel

Y pour « Your » – Ton dernier livre acheté :
Hearts Unbroken – Lisa Thomson

Z pour « ZzZ » – Le livre qui ta volé ton ZzZ (le dernier livre qui t’a tenue éveillée bien trop tard la nuit) :
Les Lieux Infidèles de Tana French

Bonne journée à tous et n’hésitez pas à partager vos livres coups de cœur, si le cœur vous en dit!

Rétrospective Littéraire

Oser se vendre, savoir se vendre, se faire confiance, tout ça c’est très joli sur le papier. Pas trop joli, juste un peu trop pour moi, encore. Et pourtant je ne m’avoue pas vaincue. J’ai essayé le site auteur, mais force est de constater à part beaucoup de travail et beaucoup d’argent, cela ne m’a pas apporté plus de visibilité ni davantage de confiance. C’est une des raisons pour lesquelles j’ai décidé de revenir à mes premières amours – ici – et je peux dire que je suis comblée par tous vos messages et commentaires.

Certains d’entre vous possèdent déjà tous mes livres, m’ont laissé des retours très positifs, en ont parlé sur leurs blogs, ont partagé sur les réseaux sociaux (terrain sur lequel je ne suis pas et n’arrive pas à être non plus – ce n’est pas faute d’avoir essayé).   D’autres ont pris le train en cours de route et je remercie chacun / chacune de sa présence bienveillante. Je reconnais que je suis chanceuse d’avoir un lectorat tel que vous !

Pour la peine, j’ai eu envie de vous présenter mes cinq livres, tous différents les uns des autres, histoire de vous donner des idées de (ou juste pour le plaisir de faire un cadeau !).

L’essence de l’être

C’est mon premier né, celui avec lequel j’ai sauté le pas. Avec le recul, je me rends compte qu’il y aurait pas mal de retouches à faire mais il est tel qu’il est, avec ses défauts et surtout ses mots qui ont touché un très grand nombre de personnes. Il m’a servi d’exutoire dans une période de ma vie douloureuse. Il m’a surtout permis de sortir de l’ombre et d’avancer dans la lumière, discrète au départ puis plus franche avec le temps.

Je sais que la poésie est un style peu apprécié ou plutôt méconnu. J’ai envie de vous dire que c’est l’occasion d’y gouter !

Iridescent Delight

Il faut savoir que la poésie est devenue une forme d’expression alors même que je participais à un atelier d’écriture en Irlande. Force est de constater que je n’écrivais pas les mêmes choses en anglais et en français. Je me suis souvent et longtemps sentie plus libre dans cette langue qui n’était pas ma langue maternelle.

Ici j’ai regroupé quelques-uns des textes auxquels je tiens. Pas de fil conducteur particulier. Juste une envie de partager aussi ces textes-là.

 Ils avaient un prénom

Ce recueil s’est imposé à moi. Le 13 novembre 2015 a fait basculé la France dans l’horreur. Je me souviendrai éternellement de nos visages ce soir-là, du lendemain, de nos pas dans Paris, ville déserte, des regards des gens, entre eux, du silence de ce lundi matin, du cœur qui sursaute au détour d’une conversation. Ce n’est pas la peur qui m’a saisi, ce sont toutes ces vies brisées, cette liberté assassinée, ces rires qui se sont fanés au bout d’un tir de Kalachnikov. Des gens célébraient juste le bonheur d’être en vie et des hommes en choisi de tuer la vie. Devant l’indifférence de beaucoup, le cœur au bord d’un vide que peu semblaient prêts à entendre, j’ai fait ce que je fais toujours quand le poids est trop lourd, j’ai noirci des pages et des pages.

La poésie encore une fois m’a prise par la main. Tous les bénéfices des ventes de ce livre sont reversés à l’Association IMAD pour la Jeunesse et la Paix.

Chuchotis et Ricochets

L’été est passé par là. En regardant mon fils jouer, en prenant le temps de vivre, en vacances, au soleil, j’ai eu envie de légèreté. Les premières notes furent composées au rythme des éclats de rire des enfants sur la place d’un village avant l’orage.

J’ai laissé ma plume dire le beau, la joie, égrener les souvenirs, dire l’amour, la maternité, l’évasion, le doux gout d’un thé à la menthe ou d’un chocolat chaud. Je pouvais donc aussi écrire sur le bonheur et cela pouvait même avoir bon goût. Je pouvais aussi écrire autre chose que des poèmes.

 J’ai choisi de faire faire ma couverture par une graphiste talentueuse et j’ai décidé de le sortir un 14 février, en souvenir d’un anniversaire particulier.

La vraie vie

Un recueil de nouvelles, j’en rêvais depuis longtemps. Les textes avaient été maintes fois retravaillés, envoyés à des maisons d’édition, refusés. Je pouvais continuer sur ma lancée, en envoyer d’autres ou bien le publier tel quel. Après tout ce n’est pas parce mon style ne plaisait pas à certains qu’il ne plairait pas à d’autres.

Et puis la vraie vie faisait référence à un instant particulier, un brunch entre bloggeuses imaginatives. J’avais promis à Sandra que ce livre-là serait pour elle.  J’honorais par là-même une promesse.

Je suis en ce moment en train de finaliser mon troisième recueil de poésie – je vous en parlais ici même. Et vous en reparlerai très prochainement. Pour acheter mes livres, rien de plus simple, envoyez-moi un mail et je me ferai un plaisir de vous faire parvenir un exemplaire dédicacé. A noter que les frais de port sont offerts pour les envois en France.

Encore merci pour votre soutien, sans faille, depuis le début de cette aventure. En regardant dans mes archives je me suis rendu compte que certaines personnes me lisaient depuis bientôt dix ans, avec tout ce que cela compte de changements – et on peut dire qu’il y en a eu ! Merci de m’avoir suivi dans mes errances, mes heures de doute, mes quarts d’heures fous et d’avoir participé à cette aventure extraordinaire, qui n’est pas prête de s’arrêter.

Le marketing et moi

Vendre comme se vendre n’a jamais été mon fort. Est-ce un trait de caractère ? Une compétence dont nous sommes dotés à la naissance? Ou cela s’acquiert-il avec le temps, la pratique, l’expérience ?

A l’ère de l’auto-entreprenariat, de l’autoédition, avec l’émergence de nouveaux moyens de communication qui se veulent tous plus performants les uns que les autres, il est clair que pour se faire connaître il faut se mettre en avant, sortir du lot.

Toutefois si vous êtes sensibles comme moi au texte marketing, vous vous rendez-compte que les slogans sont quasiment les mêmes d’un article / projet à l’autre. Chacun y va de son EBOOK, de sa présence sur les réseaux sociaux, de son « truc » révolutionnaire qui va, cela va de soi, changer votre vie !

Loin de moi l’idée de  critiquer ces méthodes. Il est clair que les clients potentiels ne tombent pas du ciel. Si on veut développer son idée, son entreprise, son activité,  il est essentiel de sortir de sa petite zone de confort bien douillette et d’aller affronter le monde !

Alors soit je ne me sens pas légitime – je crois qu’il y a beaucoup de ça – quand on s’autoédite, c’est souvent  parce que le monde de l’édition dite « classique » n’a pas voulu de nous et que nous, nous n’avons pas souhaité que les multiples lettres de refus mettent un terme à nos rêves (nous ne pouvons nous en prendre qu’à nous), soit je ne me vois pas, telle une marchande de poisson, me montrer sur la place publique en haranguant la foule avec mes « achetez-mon livre ! Vous n’en trouverez pas de meilleur sur le marché ! Je manie avec dextérité l’art du récit et de la poésie! Deux pour le prix d’un, je vous fais un cadeau ! N’hésitez plus une seconde ! »

On est bien d’accord, c’est grotesque.

Alors, pour le moment, je compte sur les quelques partages que j’ose ici et , sur le bouche à oreille (dans certains cas ça fonctionne !), sur mon noyau dur, mon fidèle lectorat. Parfois, je me dis à quoi bon ! Et puis le lendemain, je reprends la plume, incertaine du résultat, juste heureuse de faire ce que j’aime.

Et vous, vous savez-vous vendre ? Des techniques à partager ?

PS: Avant de partir vaquer à vos occupations, si vous êtes intéressés, vous pouvez vous procurer tous mes livres sur The Book Edition ou en m’envoyant un mail pour un exemplaire dédicacé. Merci et bonne lecture!

Et si je vous parlais de mon nouveau livre?

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Ce soir, je vais enfin vous présenter mon nouveau livre. Contrairement à d’habitude, j’ai mis beaucoup de temps à écrire ces lignes. Pourquoi?

Parce que je ne me sentais pas légitime. Parce que je dis toujours, en hésitant un peu, sans me mettre en avant, que j’écris. C’est presque un murmure. C’est comme si je révélais un secret, que chacun se devait de garder précieusement. Parce qu’il y a toujours cette petite voix au fond de moi, que je tente de maitriser, de maintenir à distance, qui dis “à quoi bon – au mieux tu vendras 40 exemplaires dont la moitié à des proches”.

Écrire est un engagement. Un livre, ce sont des heures de travail, de lecture, relecture, d’envies d’arrêter, de ténacité pour peu de reconnaissance la plupart du temps. C’est tout donner et se retrouver face au vide, à la solitude. Oui, je peux le dire, parfois écrire c’est douloureux. Et puis, on y revient, parce que c’est notre vérité, notre façon d’être au monde, notre moyen d’expression. Et que c’est la seule manière de faire entendre notre voix, d’exprimer l’intérieur de nous-mêmes, de nous exposer, de partager.

Ce soir, après une journée riche en émotions, dont je vous parlerais plus tard (oui il faudra que je vous en parle), j’ai décidé de vous livrer ces lignes. J’ai mis une douce musique en fond  sonore, je me suis fait un thé au Jasmin, je porte mon écharpe préférée autour du cou (qui respire l’amour). C’est étrange pour moi ce cérémonial, moi qui écris la plupart de mes articles au bureau, entre deux dossiers (pas toujours passionnants), un peu à la va-vite. J’avais juste envie ce soir de prendre ce temps pour moi, de me poser pour qu’on se parle, de cœur à cœur.

L’idée de ce livre est venue à la suite d’un Brunch entre blogueuses, pendant lequel nous avions BEAUCOUP parlé de la Vie. Rien d’original. Et pourtant si. Nous avions parlé de la vie telle qu’elle est, telle qu’elle est pour nous au jour le jour, loin des tendances, des photos Instagramables, de toutes ces familles parfaites qui remplissent la toile à longueur de journée. Ça avait donné cet article d’ailleurs (Sandra si tu me lis, si tu passes par là, ce livre c’est toi qui me l’a inspiré!)

Alors tout simplement je l’ai appelé LA VRAIE VIE. Il s’agit d’un recueil de nouvelles, finalisé début 2017, que j’ai d’ailleurs envoyé à plusieurs maisons d’édition. Un seul retour négatif a été justifié. Et j’ai le souvenir que les mots utilisés m’ont mise KO un moment. Ce n’est qu’en en parlant avec des amies, des personnes qui apprécient mon style, mes mots que j’ai pu rebondir (Laurie, tu sais que tu m’es précieuse et pas que pour la lecture! J’en dis pas plus sinon tu vas pleurer, je te connais!)

Ce recueil, c’est 12 nouvelles. Assez drôles pour certaines. Qui touchent à tous les aspects de nos vies, le travail, l’amour, la vieillesse, l’éducation, l’administration, le manque de confiance en soi, les journées pourries de A à Z, l’amitié. Un livre léger sans prétention. Sinon celle de vous faire sourire et surtout aimer votre vie telle qu’elle est, décadente, chaotique, extravagante, un peu folle ou carrément insensée par moments.

Maintenant, vous allez me demander (enfin j’espère!) comment vous le procurer. Vous avez le choix: m’envoyer un mail, commander via mon site (ce sera une bonne manière de voir si ça fonctionne!) ou via The Book Edition.

Merci par avance pour vos lectures, vos encouragements, vos partages, vos retours. Merci d’être là, de me soutenir, de m’encourager, de m’aider à trouver ma place et à assumer mes rêves!

 

Grain de folie

[:fr]

Le réveil sonne, affiche 5h du matin. Estelle s’étire, saute du lit, file dans la salle de bain. La maison dort. Tout est calme et paisible. Le jour pointe tout juste, l’herbe frissonne et la nature se réveille en douceur. Estelle la regarde, un café chaud dans une main, une tartine beurrée dans l’autre. Il n’y a pas de temps à perdre. Charger la voiture, entreposer les cartons dans le coffre, les tréteaux, les planches. Jeter un dernier coup d’œil au garage pour voir si elle n’oublie rien. Elle se colle derrière le volant, met le contact. Abba vient percer le silence de l’habitacle. Elle baisse le volume avant d’enclencher la marche avant.

Sur la place du marché, les premiers stands se montent. Elle a choisi le sien cette année, hors de question de se retrouver dans une contre-allée où personne ne passe ou pire près des pissotières improvisées pour l’occasion. Le but de ce vide-grenier est de se débarrasser de tout ce trop-plein qui encombre son grenier. Pas moyen de caser quoi que ce soit tellement le bazar est omniprésent.

Elle déballe bibelots, albums photos, vaisselle, cadres, cassettes, disques, linge de maison. Elle termine par les livres. Presque six cartons de livres, qu’elle vendra 50cts pièce. Elle sait déjà que les gens négocieront et qu’il lui faudra brader la majorité des affaires. Peu importe.

Au fond du dernier carton, elle découvre les fameux quinze exemplaires du livre de John Steinbeck « des souris et des hommes ». Quinze tout de même ! Les badauds se demanderont bien ce qu’elle fabrique avec un tel stock. Ils se diront que c’est une collectionneuse ou bien une ancienne libraire.

Rien de tout ça.

Leur avouera-t-elle que sa mère avait un grain ? On ne disait pas ça à l’époque. On parlait de folie. Son père préférait dire qu’elle était simple d’esprit, que dans sa tête le chaos occupait toute la place, que les voix l’emportaient sur le silence, qu’un mot pouvait déclencher un cataclysme ou un joyeux bordel émotionnel, qu’on n’était jamais à l’abri d’achats compulsifs ou complètement déjantés.

A la mort de sa mère, Estelle avait dû faire face à tout ce dont l’enfance et l’adolescence l’avaient tenue éloignée. La folie s’étalait sur les murs, dans les bibliothèques, sous les meubles. Cinquante ans de démence à trier. Des livres à revendre, achetés, dérobés, empruntés et jamais rendus, exilés loin de leur terre d’origine, sûrement jamais ouverts qui plus est. Estelle avait pris le temps au début, puis elle avait tout emballé sans un regard en arrière. Toutes ces choses serviraient forcément. Quant aux souvenirs, son cœur garderait l’essentiel.

Ceci est ma participation à l’Atelier d‘écriture 294 de Leiloona – Bric A Book.

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Mes lectures de Mai

En Mai j’ai voyagé un peu – un weekend entre filles sur Marseille et quelques jours dans mon coin de Paradis avec mon escargot. Donc j’ai moins lu. Quand on me demande comment je fais pour lire autant, je réponds “merci les transports en commun”. Je lis en effet essentiellement dans le bus matin et soir. A la maison de temps en temps le soir aussi. C’est plus rare.

C’est parti pour les livres du mois. J’ai commencé avec un manuscrit – dont je tairais le nom et l’auteur pour l’instant – qui m’a fait passer un très bon moment. Entre rires et belles leçons de vie. J’attends sa sortie officielle pour vous en parler plus longuement!

J’ai continué avec Amélia de Kimberly McCreight, lu en une semaine à peine. L’histoire tient en haleine. A new York Kate élève seule sa fille de 15 ans – Amélia. Un jour elle reçoit un appel de l’école. Quand elle arrive on lui apprend que sa fille est morte. Suicide conclut la police. Kate a du mal à y croire. Un SMS anonyme la fait douter et elle se lance dans une enquête pour savoir ce qui ce cache derrière ce cauchemar. Accident? Suicide? Meurtre? En creusant dans les dernières semaines de vie de sa fille, elle va découvrir une réalité qu’elle était loin d’imaginer. Le combat d’une mère, le passé d’une femme et les doutes d’une adolescente face à l’engrenage dramatique dans lequel elle tombe inconsciente des dangers qui l’entourent. Comme dans la cour des secrets de Tana French, on lit en parallèle l’histoire d’Amélia jusqu’au dénouement final. Un récit bien mené autour d’un thème qui m’intéresse et m’interpelle de plus en plus.

J’ai poursuivi avec un livre auto-édité – Backstage de Loreleï Martin. Si vous voulez en savoir plus sur l’auteur, c’est par ICI. Là aussi, j’ai passé un agréable moment. Je savais que le roman comptait de nombreux personnages et j’avoue avoir eu peur un instant de ne pas m’y retrouver. Mais en fin de compte c’est passé comme une lettre à la poste et je me suis attachée à chacun d’eux. Un roman “chorale” autour de thèmes qui nous touchent, l’amour, l’amitié, les deuils, les belles surprises et la violence incertaine du quotidien qui vient parfois faire voler en éclats toutes nos certitudes sur la vie. A découvrir…

En cette fin de mois, difficile pour moi d’accrocher à une histoire. J’ai dû commencer 3 livres sans aller au bout – le signe qu’il faut faire une pause. Je me suis rabattue sur mes magazines en attente et ai dévoré “Le Monde des Religions” sur 5 jours!

En passant sur le port de la Ciotat dans une charmant librairie, mes yeux se sont posés sur un nom  – Tahar Ben Jelloul. Je n’ai pas résisté et suis ressortie avec Un pays sur les nerfs sous le bras. Au programme: une France blessée, une Europe qui laisse mourir des milliers de familles dans ses eaux, tombeaux à ciel ouvert, le racisme des cages d’escalier, le manque d’éducation ou encore le terrorisme et l’ “intelligence” des fous de Dieu. A lire et à relire. Pour le style. Mais surtout pour le regard éclairé d’un homme de lettres sur notre monde actuel et ses dérives.

Je continue mes découvertes et vous donne RDV en juin pour la suite des festivités! A vous de partager vos coups de coeur du mois…

Surprise!

Silence dans la maison. Assez étrange pour me faire douter.

Es-tu en train de préparer une bêtise de ton côté?

J’appelle. Tu ne réponds pas. Je n’aime pas ça.

Ai-je laissé la porte-fenêtre ouverte par inadvertance?

Je ne me laisse pas le temps de réfléchir. Je fonce dans le salon.

Et te découvre assis, avec un manuscrit entre les doigts.

Tes silences sont surprenants parfois…

Mes lectures d’Avril

Comme chaque mois, avec toujours un peu de retard (on ne se refait pas), je vous présente mes lectures au nombre de 5 – cette année j’ai décidé d’acheter moins de livres, d’abord parce qu’il s’agit bien souvent d’un budget non négligeable et puis parce que mes étagères ne font pas le poids. Comme je finis par donner la plupart des livres lus, je préfère les emprunter à la bibliothèque de mon quartier. En avril, j’ai fais une exception! Le livre en valait la peine. Je vous dis tout ça plus bas.

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J’ai commencé le mois avec le très beau livre HOME de Toni Morrison en VO. Je crois que je ne saurais dire pourquoi j’ai aimé ce livre. Je l’ai aimé voilà tout. L’écriture poétique de Toni Morrison m’a emportée et fait passer d’excellents moments, douloureux parfois. Une réflexion sur la vie, la terre, nos origines et cet endroit si particulier que nous pouvons nommer “HOME”.

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J’ai poursuivi avec TOUS LES MATINS DU MONDE de Pascal Quignard. On reste dans l’univers poétique avec ce court roman chargé d’émotions, rempli d’images et de musique. Monsieur de Sainte Colombe, Maître de musique, spécialiste de viole vit seul, reclus, avec ses deux filles, depuis le décès de sa femme (dont il a du mal à se remettre). L’auteur nous embarque dans cette épopée musicale tantôt austère, tantôt passionnée et nous dévoile le sens profond de l’art: la maîtrise ne fait pas de nous des artistes, c’est la façon dont nous vibrons avec la passion qui nous anime qui fait la différence. A lire.

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Puis j’ai laissé de côté les romans pour me plonger dans le magnifique livre de Anne Laure Buffet LES VIOLENCES PSYCHOLOGIQUES (de la résistante à la reconstruction). Ce livre est un livre qui parle des victimes, de toutes ces personnes, hommes, femmes et enfants aux prises avec une personne toxique qui perdent pied et tentent de refaire surface, dans la douleur, la colère et la peur le plus souvent. Un livre qui parle de cet enfermement progressif, de ces blessures invisibles qui creusent leur lit sous le corps, dans la tête et de la vie qui devient survie. Ce livre m’a bouleversée mais surtout m’a réellement donné l’impression d’être enfin ENTENDUE. On entend souvent parler des bourreaux, rarement des victimes. Anne Laure les comparent à des combattants, des combattantes. Ce livre très bien écrit et rempli d’exemples concrets et justes nous offre les clefs pour comprendre et nous reconstruire – chemin sur lequel j’évolue depuis plus de quatre ans, parsemé d’embûches mais aussi incroyablement lumineux. MERCI

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J’ai enchainé avec UN BRILLANT AVENIR de Catherine Cusset. Un autre beau roman, à croire qu’en avril j’ai fais les bons choix. Ce livre retrace l’histoire d’Elena, jeune roumaine, devenue Hélène quand elle émigre aux Etats-Unis avec son mari et son fils, décidée à laisser son passé derrière elle. L’arrivée d’une jeune française dans la vie de son fils unique va changer la donne. Un destin de femme des années 50 à nos jours, une histoire de famille, de cicatrices, d’identité, de maux qui mettent du temps à guérir, d’espoir. Une narration fluide et détaillée. Un style simple et efficace. Un très bon moment de lecture.

Confidences-a-Allah

Pour terminer, je me suis pris une bonne claque avec CONFIDENCES A ALLAH de Sophia Azzeddine. Ce que je peux vous dire c’est qu’on ne sort pas indemne de ce court roman, véritable coup de poing sur l’oppression des femmes à travers le monde et la cruauté (ou la bêtise) des hommes qui règnent en Maître sur la vie, le corps, l’histoire de chacune d’elles. Jbara, petite bergère, est chassée le jour où sa famille découvre qu’elle est enceinte. De ses chères montagnes à la ville, de la soumission à son père à la prostitution, Jbara connaîtra les pires humiliations. Dans ses moments de joie comme de doutes, de chagrin comme de colère, elle se confie à Allah, son refuge apaisant. Dans ce monologue plein de rage et de sagesse aussi, Jbara nous montre que nous sommes responsables de nos actes et de nos pensées, que les chemins de traverse que nous prenons et les vides dans lesquels nous tombons parfois ne sont pas des malheurs imputables à Allah. Ces erreurs, ces errances nous reviennent. Un magnifique plaidoyer pour l’insoumission. Jbara se crée elle-même son destin, renait, suit sa route avec le soutien de son seul confident et de l’Amour sans borne qu’elle lui voue. A lire de toute urgence (attention aux âmes sensibles, le langage est très cru).

Avez-vous lu certains de ces livres? Qu’en avez-vous pensé? Ou en avez-vous à me conseiller? Je suis toujours preneuse, même si j’ai une PAL impressionnante…

Mots doux

Un merci s’impose pour toutes celles (et ceux) qui m’ont laissé un message sur mon billet d’hier. Votre soutien m’est précieux. Vous le savez – je me répète – mais qu’il est agréable pour moi de recevoir ici et là ces jolis témoignages d’amitié.

Juste quelques mots pour vous rappeler que jusqu’au 30 avril, Chuchotis et Ricochets est à moitié prix (avec dédicace), soit 4.50€ (+3€ de frais de port pour la France et l’Europe). Plus besoin de m’envoyer un mail (sauf si vous le souhaitez bien évidemment!), vous pouvez le commander directement en cliquant sur l’image ci-dessous et vous serez directement connectés à paypal (c’est simple, rapide et efficace).

Les retours sont juste à l’image de ce troisième recueil, empreints de douceur et de chaleur humaine. Merci à chacune des 25 personnes qui l’ont déjà commandé – j’espère qu’il y en aura d’autres très prochainement. Ce livre n’attend que vous!

Je vous souhaite une belle fin de journée et vous dit à très vite pour de nouvelles aventures.