Livres

Couple, infidélité et réflexions littéraires…

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Une fois n’est pas coutume nous allons parler d’amour aujourd’hui. Après l’amour qui dure, ou pas, qui se construit surtout, j’avais envie de vous parler d’une lecture qui ma beaucoup touchée récemment.

J’ai “rencontré” Paule Salomon chez Sophie. J’ai donc commencé à regarder ses livres et je suis arrivée sur Bienheureuse Infidélité. L’infidélité, voilà un mot qui choque, qui n’a pas bonne presse, qui nous met mal à l’aise.

Ce livre est une magnifique réflexion sur l’amour, le couple, sur la monogamie, sur la façon dont nous interagissons les uns avec les autres dans nos relations amoureuses, sur la fidélité à l’autre, à soi même, sur la dépendance, l’enfermement, la liberté, la poly-fidélité, la jalousie, l’exclusivité (la non-exlusivité) sexuelle, l’évolution personnelle, le désir, le tantrisme, la rencontre des corps, des esprits, des âmes, la place du “je” dans le “nous”…

Le désir est le suc de la vie, une sève de printemps, l’essence d’une spiritualité tantrique.

Un livre qui demande une certaine ouverture d’esprit, car les thèmes abordés ne sont pas évidents pour nous, qui sommes pour la plupart issus d’une culture monogame et pour qui l’infidélité est une trahison, l’adultère, une cause de divorce, nous qui considérons souvent l’autre comme notre “moitié”, l’autre qui vient souvent remplir un vide (conscient ou inconscient), l’autre que nous ne rencontrons, au final, qu’à l’aune de nos propres failles et à qui nous nous donnons corps et âme.

Ce besoin de sécurité est en lui-même une contradiction et une source de douleur, plus nous essaierons de l’assouvir, plus nous en souffrirons ».Il en est de même de la fidélité exclusive.

Un livre que j’ai passionnément aimé. Qui m’a aussi conforté dans certains de mes choix de vie, qui ne sont pas toujours compris par les personnes autour de moi. Un livre rempli de sagesse, qui bouscule nos idées reçues, qui nous offre de lâcher le jugement, nous invite à accueillir l’autre dans toutes ses dimensions, à penser autrement, sans jamais nous dire comment penser. Ni bien, ni mal, à chacun de se faire son opinion, à chacun de définir ses règles, à chacun de les modifier au gré de son évolution.

L’amour conjugal romantique et fusionnel suppose une perte de liberté qui est le déni même du désir et de l’amour.

Les parents de plusieurs enfants disent les aimer tous différemment avec la même intensité. L’amitié se limite rarement à une seule personne. Dans l’antiquité, on vénérait plusieurs Dieux. On peut croire en Jésus et prier Buddha. Mais alors quand on parle de couple, là, on signe un pacte d’exclusivité. Pourquoi?

Pourquoi ne pourrions nous pas aimer deux personnes tout en restant fidèle à chacune? Tout engagement est-il synonyme d’aliénation? La crainte de l’infidélité ne nous renvoi-t-elle pas à un profond manque de confiance en nous-mêmes? Qu’avons-nous peur de perdre? En quoi notre liberté, la liberté de l’autre est-elle une menace?

L’archaïsme de la fusion et de l’unité se renforce d’un deuxième archaïsme, celui de la possession. […] Deux personnes deviennent l’une pour l’autre pourvoyeur de sexe, de sensualité, de tendresse, d’amitié. Nous sommes tout l’un pour l’autre, abîmés l’un dans l’autre, éperdus l’un de l’autre. Autarcie amoureuse éprouvante. Cet amour exclusif ne tolère aucune concurrence.

Autant de questions et tant d’autres encore pour se pencher sur notre façon d’aimer, sur nos attentes, sur nos vulnérabilités, nos façons d’envisager le couple, la sexualité, notre lien à l’autre, autant de questions pour progresser dans notre vie personnelle et relationnelle.

Comment aimer sans m’aliéner, sans pencher vers l’autre, sans le coloniser, le vampiriser? Comment aimer sans me déposséder de moi-même, sans déposséder l’autre de lui-même? Nous avons la possibilité d’apprendre à aimer.

Un avis, une autre lecture à partager sur le sujet? Vous ne jurez que par l’exclusivité ou votre mode de vie est ouvert à d’autres possibles? Comment envisagez-vous le couple?

Il y a les livres que j’aime, ceux que je n’aime pas et ceux auxquels je ne comprends rien!

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Je ne sais pas donner un avis éclairé sur mes lectures. Je suis binaire, j’aime ou je n’aime pas. Je suis dans un livre ou je n’y suis pas. Je vibre ou je m’ennuie. Une fois la dernière page tournée, j’ai déjà envie de le relire ou bien de l’abandonner.

Certains ont un talent, certains savent dire pourquoi, certains savent manier le verbe avec élégance et donner ainsi envie de lire tel ou tel ouvrage. Comme Nowowak par exemple (non cet article n’est pas sponsorisé! Vous pouvez poursuivre votre lecture!).

Certains savent doser le mystère, dire l’essentiel sans gâcher l’intrigue.

Je ne fais pas partie de ces gens là. Moi je lis et je laisse les autres mettre des mots sur mes coups de cœur. Ils le font très bien. Et sur mes dégoûts aussi.
Je ne sais pas dire qu’une œuvre est mauvaise, aucune ne l’est vraiment, elle n’est juste pas savoureuse à mes yeux. Elle en contentera d’autres.
Je crois à la littérature qui transporte, qui émeut, qui scandalise, qui me fait réfléchir et parfois tout oublier aussi. Je crois aux mots qui me font trembler, aux mots qui hurlent et à ceux qui caressent mon âme comme le ferait une plume d’ange.
J’admire les livres qui me parlent, qui font écho, qui me charment, m’envoutent, aux lignes qui m’invitent à la danse, même si celle-ci me fait parfois tanguer.

Je n’aime pas le mièvre, le trop sucré, le trop noir, le si stylé qu’on finit par s’y perdre.
Je n’aime pas les mots ampoulés, les phrases qui s’éternisent, les parenthèses à rallonge, les fins qui ne collent pas avec le début, les débuts qui sonnent comme des fins.
Je n’apprécie pas les énigmes qui se succèdent et qui font d’un livre un pavé qu’on ne peut pas emporter dans son sac à main, sous peine de se casser les épaules.

Je n’aime pas quitter les personnages d’un livre “chouchou” mais j’ai hâte de larguer ceux d’un livre sans attrait. Je m’attache ou je ne m’attache pas.

Les livres passent et mes goûts évoluent. Mais ce que je déteste par dessus tout ce sont ces livres que je tiens entre les mains, auxquels je ne comprends rien. Cette bouillie littéraire, ce chinois déguisé, cette suite de mots qui ne veut rien dire. Là, je me sens encore plus vide qu’après un livre “jugé” moyen. Je me sens abusée. Les critiques étaient pourtant élogieuses, l’auteur encensé. J’ai beau lire et relire des passages histoire de voir si, avec un peu moins de fatigue, un peu plus de patience, je peux peut-être capter quelque chose. Et puis, non, c’est le grand flou, le chaos le plus total, l’amertume en bouche. C’est une promesse non tenue qui me fait perdre mon temps, sape mon moral, fait descendre ma jauge d’énergie en un temps record. Soit je laisse tomber, parfois c’est vital, sois je compte les pages avant ma libération – aller au bout on ne sait jamais, pour donner sa chance, parfois les dernières pages sauvent le reste. Pas souvent. Parfois une phrase nous donne de terminer sur une note agréable. Pas souvent.

Souvent, le texte reste un énorme point d’interrogation. Et dire qu’il y en a qui ont aimé! Comment sont-ils faits? Qu’ont ils compris? Pourraient-ils m’éclairer?

Et vous, des titres en tête qui rentrent dans cette catégorie, pas celle du succès énigmatique, mais du texte incompréhensible?

Les États d’Esprit du Vendredi 11.10.2019

J’ai zappé la semaine dernière pour cause de fatigue mais je reviens cette semaine avec plaisir. Avec une pensée encore et toujours pour les fondateurs de ce moment privilégié de la semaine.

Début [18h45]

Photo: Octobre rose

Fatigue : pas tant que ça
Humeur : excellente
Estomac: libanais, tisane, fruits
Esprit: heureux
Cond. phys. : kiné, abdos, yoga
Projet/boulot: un manuscrit envoyé aux maisons d’édition, un en cours de relecture finale, un livre sorti et un manuscrit en cours de réécriture après retour de bêta lectrice.
Culture:  Livres: terminé Fugitive parce que reine – En cours: Amours sorcières de Tahar Ben Jelloul TV: un téléfilm sur Alzheimer et un autre sur la pornographie et les jeunes

Penser à:  préparer les vacances de loulou
Avis perso (1): constat glaçant de l’impact de la pornographie sur les enfants et les adolescents
Avis perso (2): mettons fin au tabou sur la sexualité et parlons avec nos enfants. Avant qu’il ne soit trop tard.
Avis perso (3): idem parler menstruations et cycles à ses enfants c’est quand même mieux que de leur mentir
Avis perso (4): il est temps de se détacher des angoisses des autres, de couper le cordon…

Message perso (1): bravo d’avoir osé ce premier pas et bravo pour ton projet aussi (2) tu fais de très belles choses (3) merci de toujours trouver du temps au milieu de semaines très chargées (4) merci pour ton écoute aussi (5) ils ont de la chance tes enfants (même si c’est normal, c’est pas courant)

Loulou: chante Jean Ferrat, fait du yoga avec moi, presse son jus d’orange tout seul, s’endort un peu mieux
Amitiés : mail, cartes envoyées, colis aussi, au téléphone
Love : Love
Sorties : match de volley d’une amie et chez mémé
Essentiel: s’aimer et se le dire (ou l’écrire)
Courses: cadeau pour le départ d’une collègue
Envie de: écrire encore et encore…
Zic: Demis Roussos (j’avoue j’adore!)

Fin [19h10]

Sur ce bon weekend à tous et à toutes. Prenez soin de vous et profitez de cette belle saison qu’est l’automne!