Posted in Variations Littéraires

Sunday Evening Mood

Photo – Copyright Marie Kléber

When night comes and darkness settles down, I love to open my curtains and look outside as the sky is turning another kind of blue. There are spots of lights here and there. Behind the windows, I can imagine what others are doing. I can create stories from nothing.

In a couple of minutes, I’ll light a candle. I’ll put on a CD, something smooth and jazzy. I’ll close my eyes and let the music dive me in some kind of bubble-dream.

Outside blue is becoming black. I can see the shadows of the trees at the end of the courtyard.

I hear A. playing with his cars, making up stories. There is a lovely smell coming out of the kitchen. The dinner will be served shortly.

Till then, I will enjoy the minutes I have with Ray Charles. I’ll listen to his loving words. And I’ll think to myself that this is the perfect sunday evening!

Posted in Variations Littéraires

Envers et contre tout, je choisis…

Faut-il ne partager que la peine, les doutes ?

Faut-il ne partager que les chagrins, l’errance ?

Faut-il ne partager que le chaos et les heures creuses ?

Faut-il ne partager que le pire, les larmes, les regrets ?

Faut-il ne parler que des blessures sans célébrer les victoires?

Faut-il éviter de dire le bonheur, sous peine d’entendre qu’il va peut-être s’enfuir ?

Faut-il éviter de dire l’amour, sous peine de lire qu’il ne sera peut-être pas éternel ?

Faut-il éviter de dire les rires, sous peine de passer pour un illuminé ?

Faut-il éviter de partager tout ce qui rend la vie unique ?

Faut-il garder tout ça au fond de soi ?

Faut-il préférer les cris aux sourires ?

Faut-il préférer l’indifférence au partage ?

Faut-il préférer les atrocités aux plaisirs simples du quotidien ?

Faut-il anticiper la chute?

Faut-il ne partager que les échecs?

Faut-il cesser de croire à la magie d’une rencontre, d’un regard ?

Faut-il  obtempérer ?

Faut-il rester dans sa coquille, garder sa joie sous cloche ?

Faut-il cesser de croire, de rêver, d’avoir des projets, des envies ?

Faut-il dénoncer la guerre au lieu de promouvoir l’amour ?

Faut-il avoir honte ?

Faut-il se laisser aller à suivre une idée qui ne nous convient pas, sous prétexte que tous y adhèrent?

Faut-il se blesser sans cesse ?

Faut-il cesser d’être libre?

Faut-il utiliser des mots qui choquent pour ne pas dire les sentiments ?

Faut-il avoir peur de les avouer ?

Faut-il se cacher pour vivre ?

Faut-il se réfugier dans la mélancolie et le mystère pour se protéger d’être ?

Faut-il ne partager que l’ombre, sans la lumière ?

Faut-il ne voir que le gris les jours de pluie ?

Faut-il ne saisir que le négatif de l’homme, sans prêter d’attention à ce qu’il a de meilleur ?

Faut-il abdiquer ?

Je refuse.

Chaque jour je choisis l’amour. C’est mon unique référentiel, la valeur qui me définit. Même au creux des tempêtes les plus intenses, au milieu des déserts les plus arides, au gré des coups durs de la vie, j’ai tenu grâce à cette énergie, cette force. Oui l’amour peut partir demain,  le bonheur peut me filer entre les doigts, mes rêves peuvent voler en éclats, le monde peut s’écrouler, gangréné par la folie et la haine. Rien ne m’empêchera de  continuer à aimer, à dire la vie, le bonheur, la joie, les sourires, les vibrations, la lumière. Je continuerai à écrire, partager, à évoluer, à croire, à avoir la foi. Et ce même au milieu de la nuit la plus noire…

Posted in Carnets de route

Je ne savais pas (l’amour comme ça)

[:fr]

Je ne savais pas

Que l’amour pouvait avoir ce gout si particulier

Qu’un regard pouvait faire chavirer nos cœurs, d’un coup

Qu’une attention singulière pouvait les faire battre un peu plus vite

Je n’avais pas oublié

Je ne savais pas

Ce sourire qui dit tout

Ces mots qui sortent naturellement sans avoir peur d’en faire trop

Je ne savais pas

La confiance qui se partage

Qui donne confiance

La vie qui prend des couleurs

Je ne savais pas

Dire tout ce que j’avais en moi

Me livrer

Exposer ma vérité

Je n’avais pas oublié

Je ne savais pas

Que le bonheur chamboulerait mon quotidien

De cette manière

Que je serais plus présente pour les gens que j’aime

Plus sereine

Plus sincère dans mes sentiments

Je n’avais pas oublié

Je n’avais connu que l’amour

Synonyme de souffrance, de solitude

De manque et de trop peu

Je ne savais pas

Que l’amour m’obligerait à faire face aux blessures

Que je gardais en moi

Que l’amour les transformerait en cicatrices

A regarder sans jugement

Je ne savais pas

Que ce serait aussi vivant

Aussi revigorant

Aussi simple et naturel

Surtout après avoir érigé tant de barrières

Entre le monde et moi

Je ne savais pas

Qu’il se tiendrait là

Devant moi

Avec son sourire

Chavirant

Qu’il serait si authentique

Si parfait pour moi

[:en]

I didn’t know

Love would have this special tast

That one gaze could touch hearts so deeply

That one delicate attention could make them beat that fast

I didn’t forget

I didn’t know

That smile that says it all

The words that flow without the fear of saying too much

I didn’t know

About sharing confidence

About love that give confidence

That life would be that colorful

I didn’t know

Tell all about me

Staying true to myself

I didn’t forget

I didn’t know

That happiness would change me

That way

That I would be more present for my loved ones

More serene

More sincere sharing my feelings

I didn’t forget

I only knew love

Combined with suffering, loneliness

Not enough, so little

I didn’t know

Love would make me face the remaining scars in me

Love would look at them without judgement

Giving me the time to heal

I didn’t know

That I would feel so alive

That it would be so natural and simple

Even after having set up so many boundaries

Between the world and me

To protect myself

I didn’t know

That he would be standing ther

In front of me

With his smile

Making my heart skip a beat

That he would be so real

And perfect for me

[:]

Posted in Humeurs d'Auteur

Cette furieuse envie d’écrire

[:fr]

Les jours passent et j’écris. Ici souvent. Ailleurs aussi. Des dizaines d’histoire voient le jour dans mon esprit au fil des jours. J’écris l’aube et les rêves qui tourmentent mes nuits. J’écris mes doutes. Je pensais les avoir dépassés. Certains s’attachent. Il me faut les lâcher. J’y arrive doucement au fil des mots.

J’écris les sourires qui disent plus que les mots, les partages qui me laissent sans voix. Je redécouvre la vie avec sa palette de couleurs. J’écris les évidences, les chances, l’éternité dans un instant volé au temps.

J’écris ses petites mains qui voudraient tout connaître, son envie irrésistible d’apprendre. Je le regarde grandir plus sereinement. J’écris ses questions sur le calendrier vierge du temps qui s’étire devant nous.

J’écris des vies que je distingue tout juste au carrefour de la mienne, des sentiments partagés il y a longtemps, l’incertitude des matins qui bousculent nos habitudes.

J’écris les corps qui s’étreignent, les peaux qui se comprennent, les sens en éveil, le besoin irrésistible de se toucher, la vie qui palpite et le coeur qui s’invite à la danse.

J’écris mes sentiments, je les dissèque sur l’écran pour en capter l’essence, pour savoir ce qu’il faut lâcher, ce que je peux abandonner sur le chemin, ce qui ne me sert plus.

J’écris jusqu’à me perdre dans le flot de mots que je ne prononce pas de vive voix. Le coeur au bord des larmes. Sans trop savoir pourquoi. Que je le veuille ou non, je resterais toujours cette fille en équilibre, à fleur de peau.

J’écris l’écho des souvenirs et le goût sucré de ceux que nous créons main dans la main. Le bonheur n’a pas de fin…

C’est à nous d’en décider. Aujourd’hui. Comme demain.[:]

Posted in Tout un poème

Une héroïne moderne

[:fr]

Tu ne saisis pas toujours

La première palpitation

Tu n’entends pas

Les battements accélérés

De ton cœur

Tu n’écoutes pas

La musique qui t’invite

A la danse

Tu rejettes

L’idée même

Qu’au fond de toi

La rébellion sommeille

Et pourtant

Si tu saisissais

Le manque

Puissant

Si tu entendais

Ton cœur battre

Intensément

Si tu écoutais

La musique entrainante

Qui t’invite à

Bouger ton corps

Faire vibrer tes sens

Si tu ne rejetais pas

L’idée même

D’être celle

Que tu es

Alors

Chaque minute

De chaque instant

Serait une fête

Dont tu serais l’héroïne

Authentique version de toi-même

Libre

Délivrée de tes chaines

[:]

Posted in Variations Littéraires

Ombre et Lumière

[:fr]

Je suis un. Je suis tous.

Je suis toi. Je suis l’autre à côté de moi. Je suis l’inconnu perdu. Je suis celui qui aime, celui qui pleure. Je suis celui qui espère, celui qui cri dans le noir.

Je suis l’amour au milieu des ténèbres. Je suis celui qui dénonce et celui qui plaide. En faveur de la vie même au cœur de la haine.

Je suis un. Je suis tous.

Je suis la lumière. Je suis le chaos. Je regarde le monde prendre l’eau.  Je suis une main tendue. Je suis un pont entre deux rives. Je suis un sourire au creux d’une vallée de larmes qui n’en finissent plus de couler. Je suis la foi qui sauve.

Je suis la vie. Je suis l’envie de créer. Je suis le rêve devenu réalité.

Je suis la mort qui surgit par hasard. Je suis les adieux déroutants. Je suis le silence au milieu du néant.  Je suis contre Le fanatisme, la démence. Je suis celui qui prie. Je suis celui qui perd espoir, qui sombre dans la folie.

Je suis la femme aimée. Je suis la femme bafouée. Je suis  l’aurore après la nuit. Je suis la joie après la peur. Je suis les maux qui se débattent et les larmes qui tremblent au creux des yeux.

Je suis la vie. Je suis avec toi. Je ris avec toi. Je prends les armes avec toi. Des armes pacifiques. Je suis contre les fusils d’assauts et  les assauts tragiques.

Je suis l’enfant oublié. Je suis l’enfant massacré. Je suis celui qui cherche la porte de sortie. Je suis celui qui oublie qu’autour les hommes choisissent de se déchirer plutôt que de s’aimer.

Je suis l’angoisse qui pointe. Je suis le flot de sang qui jaillit des cœurs innocents. Je suis la flèche qui transperce le corps du bourreau. Je suis la lame tranchante du couteau.

Je suis le repos, la vie qui s’arrête, prend la pause. Je suis les sanglots lourds et les batailles perdues d’avance. Je suis l’énergie pour faire face.

Je suis victime et bourreau. Je suis la victoire, la défaite. Je suis l’obstacle sur la route et le chemin tracé.

Je suis toi en plein désert. Je suis celui qui cherche l’eau vive. Je suis le jour qui pointe, la nuit qui plonge dans le vide. Je suis celui qui avance et celui qui cède.

Je suis l’enfer et le paradis.

Je suis ombre et lumière.

Ce texte a été écrit pour la première fois sur mon précédent blog[:]

Posted in Carnets de route

The wedding ring

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The flickering sound of a bird nearby told me to stop listening to old thoughts. It was time, to let go, time to erase the shot:  me and you buying the wedding ring.

Saturday afternoon, crowded place, tangled hair, no makeup, friends all around – your friends, spring is on the way. We are in May.

We haven’t talked to each other for 3 days now. I cry. You call me stupid. You threaten to leave, this place, me. We are engaged. The wedding is planned for July. A tear, just one, a need, simple one, a word, not the good one, could ignite a terrible rage within you. I know. I will smile. It’s better for me. You like it. You like when I shut up and smile. You think I want to please you. You love when I play the good wife. Shut up and listen to your man. you know best. I just want peace. I stand firm against the need to shout and tell the world how messy my life is with you, how crazy you are. Your smile is fake. Mine is a self-denial one.

I open my jewelry box, take out the ring. I am ready to let it go. I sold it for 20€. I don’t want it anymore. It’s the last thing that links us together as husband & wife. We are back being two strangers that will never meet again. The image – me and you buying the wedding ring – is fading away. It’s blurry. I can now say something like this, out loud: you are an asshole, a crazy bastard!

Posted in Carnets de route

Brand New Day

Today is a new day.

Today is a day of Love – Peace – Light and Joy

Today is a day about

Sharing the Magic

Enjoying the Moment

Today is a day of

Magical encounters

Infinite power

Today is a good day

Today is a beautiful day!

Posted in Carnets de route

Fly me to the moon

Oh this song!

It’s not about Sinatra. I love his voice. I love the song.

It’s about a memory. Yes. A bittersweet one.

The day is a sweet memory. The days after are pretty bad ones. The days after are messing up with the image of:

Me, wearing a wedding gown and him, holding my hand against his chest, telling me how much he is happy, how beautiful I am.

The image made others jealous. Of the way I looked at him and the way he looked at me. Bullshit.

He made the promise to fly me to the moon. Who could resist this? I should have followed him. Sinatra obviously!

Posted in Carnets de route

Next time, I’ll chose love

First thing I experienced when meeting him is: FEAR

Fear of not being right

Fear of not being good enough

Fear of the unknown

Fear of not being as he wanted me to be

For 4 years, fear never left me

Fear of his silences

Fear of his presence

Fear of his absence

Fear of his words

Fear of his behavior

Fear of his violence

I say yes to marriage out of: FEAR

Fear of saying NO to him

Fear of slamming doors

Fear of funny faces

Fear of time and people met and phone calls done

Fear of being late

Fear of my words

Fear of my habits

Fear of my ideas and dreams

Fear of not saying the right thing at the right time

Fear of not wearing the right dress

Fear of being full of fear

***

Nothing good comes out of fear

Next time,  I’ll choose LOVE!

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Source Pinterest