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Une et Multiple

Source Kaboompics

Petite, quel métier voudrais tu faire quand tu seras grande?

La petite fille regarde le ciel, ses nuages qui flottent et lui racontent des histoires
Ou bien c’est elle qui leur raconte ce qu’elle voit quand ses yeux voyagent
Par delà les fenêtres de la classe

Il faut répondre quelque chose, vite
Oui mais quoi?
Tous les autres ont déjà dit
Elle n’est que silence
Quand la question revient, impatiente

Oui il faut trouver quelque chose
Quelque chose qui sonne juste et bien
Pour que les autres ne se moquent pas
Encore une fois

Créatrice, rêveuse, photographe, aventurière de l’imaginaire
Croqueuse de mots, alchimiste, gitane, poète
Danseuse, dessinatrice de l’âme

C’est beau
C’est trop
Tous les autres ont donné 1 métier
Tous les autres avaient 1 idée
Et elle, elle reste là avec un “je ne sais pas”
Sur le bord des lèvres
Au carrefour de tant de rêves

La petit fille a grandit mais toujours avec cette sensation de “trop”
Elle a cherché en vain, 1 idée, 1 vraie qui puisse exclure toutes les autres
Pour enfin être comme tout le monde

Avant de comprendre qu’elle n’était pas comme tout le monde
Et que personne ne l’était vraiment
Que chacun était quelqu’un de différent
Elle a accepté petit à petit qu’elle était
Une et multiple
Et qu’il n’y avait rien à changer
Juste à profiter de la vaste palette de ses passions
D’un jour ou de toujours!

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Mon nouveau livre ou l’appel des sens – Y céderez-vous?

A un moment donné il faut se lancer, alors je me lance !

Je vous ai toujours parlé de mes livres, depuis le premier, dont vous avez suivi l’évolution au fil des mois.

Celui que je vous présente aujourd’hui est né un peu à l’improviste. C’est-à-dire qu’au départ il ne s’agissait que de poèmes écrits au fil de l’eau, sans but précis. Des poèmes selon l’inspiration de moments, fragments de l’existence. En les relisant un matin, force fut de constater qu’ils avaient de nombreux points communs. Alors je les ai regroupés. Quand ma mère m’a dit « ce recueil pourrait s’appeler renaître femme », cela a fait mouche. Je me suis lancée dans l’écriture d’un recueil.

Un recueil qui toucherait à l’essence même de ce qui m’avait tant fait défaut pendant de nombreuses années et qu’un regard avait saisi. Je renaissais. Mon corps reprenait vie. Ma vie reprenait des couleurs. Et des mains, des yeux, une peau, des envies me donnaient de quoi faire vibrer les cordes d’un arc délaissé depuis longtemps.

Un recueil assez intime au fond – comme beaucoup de mes écrits – qui pouvait résonner avec d’autres femmes, d’autres désirs tus, d’autres fantasmes cachés, d’autres envies égarées. Puisqu’il pouvait parler à d’autres, je n’allais pas m’en priver !

Les poèmes de ce recueil parlent d’amour, de communion, de chaos, de passion. Ils se déclinent en regards, courbes, caresses, tracés, voyages, dentelles. Ils ouvrent la porte à la sensualité, à l’érotisme. Ils subliment l’embrasement des corps. Ils sont parfois un peu fous. Ils sont le fruit d’un imaginaire fécond et d’une réalité qui ne cesse de m’éblouir. Ils disent ce qui ne se dit pas toujours. Et qui pourtant est source d’épanouissement et de liberté.

Cela fait des mois qu’il murit, des mois que je me pose des questions, des mois que je me demande “si oui” et “quand”, des mois que je retravaille mes textes. Une gestation longue durée et en même temps, octobre est le mois parfait pour vous le proposer, un mois de renaissance chaque année, un mois qui parle si bien de moi dans toutes mes forces et mes fragilités.

Si ces quelques lignes vous parlent et que vous avez envie d’ouvrir la porte, c’est par ici. Vous trouverez mon recueil sur le site The Book Edition. Vous pouvez aussi le commander par mail en utilisant la page contact et je me ferai un plaisir de vous envoyer un exemplaire dédicacé. Encore merci pour tout, votre soutien, votre enthousiasme et votre fidélité quotidienne!

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Il suffit d’un signe…

Crédit Pixabay

Il y a toujours ce mot, ce commentaire touchant, qui atteint sa cible, mon cœur. Et alors je sais qu’au-delà des doutes, des remises en question sur la route à prendre, des refus, rejets, au-delà des envies de tout lâcher parfois, il y a cette passion des mots, cette envie de partage, ce besoin viscéral de livrer, me livrer, faire vivre d’autres destins. C’est toujours avec beaucoup de bonheur que je me pose derrière mon ordinateur ou mon carnet, tout dépend de l’endroit, de l’idée de départ, avec une boisson chaude, pour poser les mots qui mis bout à bout formeront une histoire. Une histoire comme un morceau de vie, une rencontre, un arrêt sur image.

Je note tout, du câlin du matin au baiser déposé sur mes lèvres à peine réveillées. De la couleur du ciel à celle du jardin qui, couvert de blanc cet hiver, se pare d’un vert chatoyant depuis quelques jours. Du sourire échangé entre deux inconnus au « merci » murmuré du coin des lèvres.

J’écris la peur, l’envie, la joie, la colère. J’écris en essayant à chaque instant de rester fidèle à ce en quoi je crois, sans porter de jugement. Mes personnages évoluent indépendamment de mes propres choix de vie. Ils m’aident d’ailleurs à la regarder avec davantage de bienveillance pour ceux qui ont choisi, eux, un autre chemin que le mien.

Je ne cherche pas à faire du beau, du consommable. J’ai conscience que c’est peut-être ce qui me dessert dans l’univers littéraire actuel. Toutefois je ne souhaite pas brader qui je suis ni ce que je fais pour rentrer dans des cases qui ne me correspondent pas. J’ai conscience aujourd’hui que l’autoédition m’apporte justement cette liberté d’être telle que je suis. Même si c’est encore compliqué pour moi de me sentir légitime dans cette activité. Il est certain que mon premier livre est loin d’être parfait. Je sais qu’il a touché beaucoup de personnes, que certaines le lisent, le relisent avec plaisir de temps en temps. Les retours que je reçois sont autant de pépites que je garde précieusement avec moi en me plongeant dans chaque nouveau projet.

Je dis la vie comme je la perçois dans toute sa beauté et sa complexité. J’aime chercher mots, tournures, images. J’aime passer plusieurs minutes sur une même phrase pour que celle-ci traduise le plus parfaitement possible ma pensée. Je ne suis pas une grande partisane des fins heureuses, coute que coute. Certaines le sont, d’autres moins. Et pourtant je suis envers et contre toute une rêveuse compulsive, une amoureuse passionnée.

Ce billet est tout à fait spontané et je tiens à remercier chacun et chacune d’entre vous pour votre soutien sans faille, votre enthousiasme à chaque sortie d’un nouveau livre, vos commandes qui me filent toujours un coup de boost incroyable, pour votre confiance aussi et toute la bienveillance avec laquelle vous accueillez chacun de mes articles, textes, poèmes, même quand le style vous parle moins ou quand l’histoire vient réveiller des choses plus douloureuses, des chagrins inconsolables, des peurs difficiles à dompter.

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A part le blog, t’écris quoi?

Hier une de mes amies de blog a fait un article sur ses fictions / non-fictions en cours. Je me suis dit que c’était une bonne idée et j’ai eu envie, pour changer, de vous parler de mes prochains livres. Certains seront comme les précédents auto édités, d’autres soumis à l’appréciation de maisons d’édition. Quoi qu’il en soit, les retours sont toujours porteurs de positif (même si parfois sur le coup la pilule est difficile à avaler).

C’est parti !

L’appel des sens (autoédition)

Recueil de poésie (érotique) – 28 poèmes au total. Je ne vous cache pas que c’est un recueil qui s’est imposé à moi et que j’ai eu beaucoup de plaisir à écrire (et pour cause!). J’ai été merveilleusement soutenue. Et si dans ma vie de tous les jours, certaines barrières mettent du temps à tomber, je peux dire que niveau écriture, c’est une vraie libération !

J’ai encore quelques corrections, aménagements à faire, photo à trouver pour ce recueil, que je pense publier à une date importante pour moi (vous savez comme j’aime les dates clés), à la sortie de l’été 2018, histoire de garder encore un peu de chaleur pour la rentrée !

Les minutes translucides (le titre est à revoir)

Recueil de nouvelles (Fiction) – Ce recueil sera envoyé à des maisons d’édition dans un premier temps.

Difficile de déterminer le thème principal de ces 10 nouvelles. Après Chuchotis et Ricochets tout en douceur, La Vraie Vie qui aborde des thèmes assez classiques avec une pointe d’humour, ce livre pourrait être qualifié de plus sombre. J’y aborde des sujets délicats voir graves, comme l’avortement, l’infanticide, la folie, la maladie, le suicide, la trahison.

Sur les 10 nouvelles sélectionnées, 3 ont déjà été entièrement retravaillées. Il reste encore pas mal de travail à faire et je pense que ce recueil ne verra le jour qu’en 2019. Restez connectés !

Corps à corps (titre à revoir également)

Nouvelle (Érotique – Fiction)

Pour ce texte qui à la base était une nouvelle toute simple écrite pour une seule personne (en pleine insomnie), j’ai eu envie, suite à certains commentaires sur ma série « fantasmes », de la développer. Une nouvelle est un récit concis, centré sur une action unique avec peu de personnages, peu de lieux ou d’évènements, peu de rebondissements et une chute percutante. Tout ce que j’aime et qui permet surtout d’aller à l’essentiel. Je m’y sens donc assez à l’aise. Le challenge est ailleurs…

Je pense être à la moitié de la nouvelle, en sachant que le premier jet est loin d’être le dernier. Il va me falloir encore quelques heures pour le finaliser, le relire, l’étoffer, le parfaire.

Voilà, vous savez tout (ou presque). En attendant, vous pouvez retrouver le descriptif de mes livres sur cette page et passer commande par mail (pour un livre dédicacé) ou sur le site de The Book Edition.

Avez-vous déjà des préférences? Et vous, dites-moi sur quoi travaillez-vous en ce moment? Des envies (créatives ou autres) particulières? 

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Et si je vous parlais de mon nouveau livre?

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Ce soir, je vais enfin vous présenter mon nouveau livre. Contrairement à d’habitude, j’ai mis beaucoup de temps à écrire ces lignes. Pourquoi?

Parce que je ne me sentais pas légitime. Parce que je dis toujours, en hésitant un peu, sans me mettre en avant, que j’écris. C’est presque un murmure. C’est comme si je révélais un secret, que chacun se devait de garder précieusement. Parce qu’il y a toujours cette petite voix au fond de moi, que je tente de maitriser, de maintenir à distance, qui dis “à quoi bon – au mieux tu vendras 40 exemplaires dont la moitié à des proches”.

Écrire est un engagement. Un livre, ce sont des heures de travail, de lecture, relecture, d’envies d’arrêter, de ténacité pour peu de reconnaissance la plupart du temps. C’est tout donner et se retrouver face au vide, à la solitude. Oui, je peux le dire, parfois écrire c’est douloureux. Et puis, on y revient, parce que c’est notre vérité, notre façon d’être au monde, notre moyen d’expression. Et que c’est la seule manière de faire entendre notre voix, d’exprimer l’intérieur de nous-mêmes, de nous exposer, de partager.

Ce soir, après une journée riche en émotions, dont je vous parlerais plus tard (oui il faudra que je vous en parle), j’ai décidé de vous livrer ces lignes. J’ai mis une douce musique en fond  sonore, je me suis fait un thé au Jasmin, je porte mon écharpe préférée autour du cou (qui respire l’amour). C’est étrange pour moi ce cérémonial, moi qui écris la plupart de mes articles au bureau, entre deux dossiers (pas toujours passionnants), un peu à la va-vite. J’avais juste envie ce soir de prendre ce temps pour moi, de me poser pour qu’on se parle, de cœur à cœur.

L’idée de ce livre est venue à la suite d’un Brunch entre blogueuses, pendant lequel nous avions BEAUCOUP parlé de la Vie. Rien d’original. Et pourtant si. Nous avions parlé de la vie telle qu’elle est, telle qu’elle est pour nous au jour le jour, loin des tendances, des photos Instagramables, de toutes ces familles parfaites qui remplissent la toile à longueur de journée. Ça avait donné cet article d’ailleurs (Sandra si tu me lis, si tu passes par là, ce livre c’est toi qui me l’a inspiré!)

Alors tout simplement je l’ai appelé LA VRAIE VIE. Il s’agit d’un recueil de nouvelles, finalisé début 2017, que j’ai d’ailleurs envoyé à plusieurs maisons d’édition. Un seul retour négatif a été justifié. Et j’ai le souvenir que les mots utilisés m’ont mise KO un moment. Ce n’est qu’en en parlant avec des amies, des personnes qui apprécient mon style, mes mots que j’ai pu rebondir (Laurie, tu sais que tu m’es précieuse et pas que pour la lecture! J’en dis pas plus sinon tu vas pleurer, je te connais!)

Ce recueil, c’est 12 nouvelles. Assez drôles pour certaines. Qui touchent à tous les aspects de nos vies, le travail, l’amour, la vieillesse, l’éducation, l’administration, le manque de confiance en soi, les journées pourries de A à Z, l’amitié. Un livre léger sans prétention. Sinon celle de vous faire sourire et surtout aimer votre vie telle qu’elle est, décadente, chaotique, extravagante, un peu folle ou carrément insensée par moments.

Maintenant, vous allez me demander (enfin j’espère!) comment vous le procurer. Vous avez le choix: m’envoyer un mail, commander via mon site (ce sera une bonne manière de voir si ça fonctionne!) ou via The Book Edition.

Merci par avance pour vos lectures, vos encouragements, vos partages, vos retours. Merci d’être là, de me soutenir, de m’encourager, de m’aider à trouver ma place et à assumer mes rêves!

 

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Nos conditionnements (s’en libérer prend du temps)

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J’ai été habituée à :

Me faire toute petite

Ne pas dire

Rester en retrait

Rentrer dans ma bulle

Taire mes doutes, mes peurs

Partir à l’école avec la boule au ventre

Subir et me taire

Subir et partir dans mes rêves

Être écartée des jeux de la cours de récré

Dormir pour ne pas affronter la réalité

J’ai été habituée à :

Ne pas faire de vagues

Rester discrète

Être moquée

Être montrée du doigt

Sourire et faire semblant

Ne pas déranger

Taire ma colère

Marcher sur des œufs

Ne pas dire quand ça ne va pas

Ne pas blesser

J’ai été habituée à :

Demander pardon (sans savoir pourquoi)

M’accuser à la place des autres

Toujours avoir peur de mal faire

Toujours avoir peur d’être à côté de la plaque

Dire « oui » à des choses que je n’aimais pas

Faire face aux moqueries

Qu’on le veuille ou non, la société, l’école, notre éducation, nos relations nous conditionnent à être, penser, faire d’une certaine manière. Nous nous construisons sur ces bases, qui nous correspondent ou pas. Jusqu’au jour où on se sent le courage de briser les chaines, qui nous maintiennent prisonniers d’un système qui ne nous convient pas.

Cependant les conditionnements sont tenaces. Il nous faut redoubler de courage pour nous dépasser, pour nous en affranchir, pour nous confronter à nos démons et avancer plus librement sur le chemin qui est le nôtre. Ce qui peut paraître un petit pas pour certains en sera un grand pour d’autres. En inversement.

Heureusement, nous ne sommes pas seuls, nous rencontrons au fil du temps des personnes qui nous ressemblent davantage, qui savent écouter, comprendre, à qui nous pouvons nous confier, avec qui nous cheminons en confiance, des personnes qui ne souhaitent que le meilleur pour nous.

Et pourtant qu’il reste difficile de lâcher prise, de ne plus se sentir obligé d’être, de penser, de faire d’un certaine manière…

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De l’authenticité de mes rêves

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Je suis toujours là. Comme je vous le disais dans mon dernier article, je ne sais pas trop quoi faire de cet endroit. Déjà j’ai moins le temps. A moins que je ne prenne du temps pour autre chose, qui m’apporte autant.

Je réfléchis, je prends mon temps – je parle beaucoup de temps, peut-être que mon rapport au temps justement a changé. En tous cas, je tente de profiter de chaque instant sans me laisser distraire par des choses sans importance. Je me surprends à dire “c’est pas grave” plus souvent. Je lâche prise à mon rythme, doucement.

J’écris ici quand je le sens, quand les mots me chatouillent l’extrémité des doigts. Quand je ne suis pas ici, je suis la-bas. Ou alors je suis loin de tout ça, plongée dans mon manuscrit ou dans de nouveaux livres qui chacun à sa manière me donne la nourriture dont mon esprit a besoin.

Sous ma douche ce matin – et oui Messieurs-Dames l’inspiration me vient souvent sous la douche – je vous l’accorde, ce n’est pas l’endroit idéal pour noter des choses, mais ma tête garde en mémoire ce qu’il faut le temps que je me rue sur un carnet ou mon téléphone pour noter les mots en vrac – donc ce matin, j’ai eu une petite illumination.

Je vous explique. Je ne suis ni une romancière, ni une novelliste, encore moins une essayiste, je suis une aventurière du quotidien, une attrapeuse d’instantanés de vie. Une de mes amies l’autre jour disait “j’aime ce que tu écris, c’est court, ça parle de toutes ces petites choses qui forment nos existences. Il n’y a pas de suspens dans tes textes, mais quelque chose de plus subtil, de poétique, qui nous attrape par la main et nous parle, au creux de l’oreille.” C’est un compliment qui m’a énormément touchée, comme vous pouvez l’imaginer. Je trouve surtout que ça résume très bien ce que je fais, qui je suis.

Si un jour dans les maisons d’édition il existe un créneau pour les textes courts, j’ai quelques chances. En attendant je retourne à mes carnets, à ma passion, à mon rêve devenu réalité, à mes scènes de vie choyées, en cherchant dans chaque mot partagé à être plus près de vous, en étant moi. Quand j’entends que mes mots accompagnent de nombreux lecteurs, connus et anonymes, dans leur vie de tous les jours, je suis aux anges et je souris intérieurement! Merci à vous d’être là!

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Mots doux

Un merci s’impose pour toutes celles (et ceux) qui m’ont laissé un message sur mon billet d’hier. Votre soutien m’est précieux. Vous le savez – je me répète – mais qu’il est agréable pour moi de recevoir ici et là ces jolis témoignages d’amitié.

Juste quelques mots pour vous rappeler que jusqu’au 30 avril, Chuchotis et Ricochets est à moitié prix (avec dédicace), soit 4.50€ (+3€ de frais de port pour la France et l’Europe). Plus besoin de m’envoyer un mail (sauf si vous le souhaitez bien évidemment!), vous pouvez le commander directement en cliquant sur l’image ci-dessous et vous serez directement connectés à paypal (c’est simple, rapide et efficace).

Les retours sont juste à l’image de ce troisième recueil, empreints de douceur et de chaleur humaine. Merci à chacune des 25 personnes qui l’ont déjà commandé – j’espère qu’il y en aura d’autres très prochainement. Ce livre n’attend que vous!

Je vous souhaite une belle fin de journée et vous dit à très vite pour de nouvelles aventures.

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Maman solo (mais pas que!)

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Hier j’avais un dîner – phénomène exceptionnel – avec un homme – phénomène encore plus exceptionnel -étant donné que ma vie sentimentale est à l’arrêt depuis plus de quatre ans (même si à mon avis je pourrais rajouter quatre ans de plus, tellement ma dernière relation n’avait rien de sentimental mais bon on va faire simple). Oui je sais on peut aussi avoir des dîners aves des hommes en « ami » mais moi j’ai jamais vraiment eu d’ami sans e. Si, un,  qui j’ai déclaré ma flamme cet été – fiasco complet (normal il était déjà marié !). Ca m’a au moins permis de passer à autre chose.  A toute chose malheur est bon c’est bien connu !

J’arrête de blablater et je reviens au dîner d’hier. Et au pourquoi de cet article surtout – si tant est que cet article ait un but particulier – je me disperse encore. C’est l’effet que ça fait quand on ne parle qu’avec des petits hommes de moins de quatre ans depuis trop longtemps…

Hier soir, je me suis rendue compte de trois choses :

  • Un divorce ça fait de sacrés dégâts et ça se voit au premier coup d’oeil. On se croit à l’abri puis un jour c’est la guerre. Je sais pour certains ça se passe bien. Pas souvent quand même. C’est la débâcle en nous et à défaut de vivre, on survit. On tient le coup pour les enfants, ils donnent un sens à tout le reste. Un divorce c’est une lente descente aux enfers. Il faut faire son deuil et ça prend du temps.
  • J’ai dépassé ce stade. Je suis loin de la fille désemparée et paumée que j’étais à l’époque, pleine de doutes, de peurs, la tête remplie de mauvais films, le cœur complètement broyé, l’énergie à plat. J’ai retrouvé mon sourire, ma joie de vivre. J’ai fait mon deuil. Et s’en rendre compte, ça file la pêche.
  • J’ai davantage confiance en moi et en l’avenir. Et j’ai bien envie de partager ça avec quelqu’un. Je me sens prête – c’est assez relatif tant que tu n’as pas sauté le pas – à faire de nouvelles rencontres « comment ? » – That is the question ! J’ai envie dire « on verra ».

Hier j’avais un dîner et ce dîner m’a ouvert les yeux sur la vie que j’ai quittée, la page que j’ai tournée et m’a orienté vers l’avenir, un avenir lumineux, joyeux, serein et apaisé.

Et comme le disait ma prof d’histoire-géo de Terminal : “Y a qu’à, y a qu’à. Mais faut qu’on !”

Sur ces bonnes paroles, je vous souhaite une très douce soirée !

Ps : Si il y a parmi vous des mamans (ou papas) solos qui ont des tuyaux à partager, n’hésitez pas!

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Après les doutes…

Cela fait plus de 15 jours que je ne suis pas venue ici, pour écrire ou partager avec vous mes idées ou réflexions sur la vie. Je crois que ça ne m’est jamais arrivée de partir si longtemps, sauf pour les vacances bien sûr, mais ça les vacances, c’est sacré, surtout dans mon coin de Paradis sur la côte Atlantique. Dans ces moments-là, je bénis même l’absence de réseau, tellement j’ai besoin de prendre le large et me ressourcer auprès de personnes chères à mon cœur. Les vacances sont certainement la seule opportunité que j’ai de passer du temps avec mes amies, personnes que je vois peu, trop peu durant l’année. Alors pendant quelques jours, quelques semaines, je vous fais des infidélités et je retrouve mes racines avec joie.

Je n’étais pas en vacances, je n’étais d’ailleurs pas loin. Mais certaines le savent, un gros coup de blues s’est abattu sur moi la semaine dernière. Je n’avais plus goût – pas à rien quand même – à écrire. Je me sentais vide en tant qu’écrivain. Je me répétais « à quoi bon » et je doutais de mes qualités, de mes compétences et même de ce projet réalisé, pour qui, pour quoi…Comme vous le voyez, je me trouvais au top de ma forme !

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Depuis que j’ai appuyé sur l’accélérateur et réalisé ce rêve qui me tenait à cœur, j’ai connu quelques déceptions. Pas facile de gérer les lettres de refus des maisons d’édition surtout quand celles-ci vous disent que votre style est « plat et sans intérêt ». Pas facile de participer à des concours d’écriture et recevoir un résultat toujours négatif. Pas facile de tout donner dans un texte et voir qu’une fois encore, ce texte n’aura pas touché, ne sera pas sélectionné. Quand on prend un peu de distance, on se rend compte que ce n’est pas bien grave, il n’y a pas mort d’homme. Ca démotive juste un peu plus. A chaque fois, il faut laisser la déception passer puis se remettre sur les rails, se dire que la prochaine fois ça fonctionnera, qu’une personne ne représente pas la terre entière, qu’un avis est subjectif. Il faut s’auto-motiver et croire en soi. Pas évident quand tout vous pousse à laisser tomber.

Donc la semaine dernière, qui coïncidait d’ailleurs avec la date d’anniversaire de ma rencontre avec Roger, j’ai lâché la barre du navire et j’ai dérivé à une vitesse incroyable en un temps record. Il m’a fallu pas moins de 24h pour me retrouver face contre terre, anéantie. Ce que je faisais ne servait à rien, je n’étais bonne à rien, je ne valais rien. Vous constaterez que je suis très forte pour m’auto-flageller (mon côté Scorpion certainement) !

Puis après avoir reçu de beaux messages, avoir pris quelques commandes, avoir constaté combien mes mots avaient de l’importance à vos yeux, après les doutes, je me suis posée LA question qui a tout changé :

Pourquoi j’écris ?

Ca parait tout simple et un brin naïf. Mais cette question m’a sauvée la vie – enfin m’a sauvée de moi-même et de cette mise à mort que j’avais orchestrée de main de maître. Alors voilà j’ai compris que j’écrivais avant tout pour partager, pour parler de toutes ces vies que je croise, pour échanger sur des sujets qui me tiennent à cœur. J’ai compris que je ne recherchais pas le profit (même si parfois je dois le dire, j’y pense un peu, puis j’oublie, c’est mieux), ni d’être mondialement (aux grands maux, les grands remèdes !) connue. Ce que je souhaite c’est toucher mes lecteurs, vous toucher, vous emmener à la découverte de tous ces destins, de tous ces paysages, de toutes ces beautés, ces moments de vérité qui jalonnent nos quotidiens. Et ça je le fais. Vos mots, vos messages, vos commentaires, vos avis sur mes livres me disent tous la même chose. Que mes mots vous accompagnent, qu’ils sont lumineux, qu’ils vous enchantent, qu’ils vous aident aussi. Quel bonheur !

Et je crois que ça, votre authenticité, votre soutien sans faille, ça vaut tout l’or du Monde. Je ne plairais – comme tant d’autres – jamais à tous. Certains récits me transportent quand d’autres vous laissent de marbre. D’autres vous passionnent quand ils me donnent envie de passer à autre chose, rapidement si possible. Je me suis rendu compte aussi que j’avais la chance de vous avoir !

Une fois cette idée bien ancrée dans mon esprit, les doutes se sont évaporés. Entre temps j’ai eu plusieurs commandes et de jolis retours sur mon troisième livre. Ca met du baume au cœur ! Je me suis même fais la réflexion que si je ne croyais pas à mon travail, comment alors mobiliser les autres et leur donner envie de me découvrir. Êtes-vous attiré par des personnes qui se jugent sans arrêt et se trouvent nullissimes la plupart du temps ? Moi, pas particulièrement. Je préfère la compagnie des personnes positives, pas forcément sûres d’elles, mais un peu tout de même, qui ont envie de faire bouger les choses, qui se jettent dans l’arène, qui y croient à leurs rêves – projets – souhaits – envies.

J’ai aussi reçu des réponses négatives et j’ai décidé de laisser couler. Après tout gagner un concours ou voir un de mes textes sélectionnés pour un prix ne changera pas la donne, puisque mon rêve je le vis au quotidien depuis que j’ai sauté le pas de l’autoédition. J’ai également pris conscience que ces refus étaient peut-être là aussi pour me rappeler qu’il était temps que je me plonge dans mon roman, aux 170 pages attendant d’être relues, corrigées, annotées. Et que cette date anniversaire, au lieu de la redouter, je devrais l’honorer, car elle a été le départ d’une longue descente aux enfers et d’une glorieuse résurrection. Il me fallait vivre ça pour naître moi.

Telle est la vie: Tomber 7 fois, se relever 8 (Proverbe Japonais)

Voilà ! Bon j’approche des mille mots…Il est temps de mettre un point final à ce long discours. Merci pour tout, pour chaque message reçu, chaque personne qui a pris le temps de m’apporter son soutien, pour chaque commande, chaque sourire partagé. Merci pour votre fidélité et votre entrain, qui m’encouragent les jours de doute – jours qui nous construisent et nous donnent de toujours nous rappeler pourquoi nous faisons telle ou telle chose. Tant que ça part du cœur, nous sommes sur la bonne voie !

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De moi à vous et de vous à moi

Le 14 février, je vous annonçais sa venue imminente et il est là, il attend d’être saisi, il attend que vos mains le serrent, que vos yeux le contemplent, que vous partagiez son arrivée comme on le fait d’une naissance. C’est un peu comme une naissance d’ailleurs, comme une mise au monde, une délivrance.

Le 14 février, il attendait d’être relu, mis à jour, corrigé, ficelé, empaqueté avant d’être livré au Monde. Aujourd’hui il n’attend plus que vous, d’être entouré de bienveillance, de douceur et d’amour, à l’abri dans votre sac ou bien entouré sur votre étagère.

Le 14 février, j’avais hâte de vous en parler. Aujourd’hui, j’attends presque que ce soit vous qui me parliez de lui, ce que vous aimez, ce qui vous plait moins. J’attends que vous me disiez ce qui vous émeut ou vous fait sourire quand vous parcourez mes mots, ce à quoi vous pensez entre les lignes.

Le mardi 14 février, il était encore mon livre. Aujourd’hui, mardi 7 mars, il est à vous. Prenez en soin, partagez le (#mariekleber #chuchotisetricochets), offrez le et laissez-moi ici et là des mots qui me diront comment il va!

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Chuchotis et Ricochets (je vous dis tout ou presque sur mon nouveau livre)

Chose promise, chose due. Je vous avais, ici et là, donné rendez-vous pour le 14 février. Cette date est importante pour moi – en effet le 14 février 2013 à 4h33, la sage-femme posait le petit escargot sur mon corps épuisé mais heureux d’avoir mené cette grossesse à terme. La St Valentin a alors pris toute sa signification pour nous deux. C’était vraiment un beau jour pour célébrer l’Amour.

Aujourd’hui, j’ai donc envie de vous présenter mon nouveau livre.

Les Origines

J’ai débuté son écriture courant juin 2016. J’avais des velléités de vous l’offrir en rentrant des grandes vacances, mais celles-ci ont été employées à tant d’autres choses que j’ai du repousser la date maintes et maintes fois. Et puis il a fallut se positionner afin de mettre un terme à ce projet, dont j’avais hâte de vous parler.

L’été m’a inspirée. Je me suis sentie pousser des ailes. C’est peut-être notre rencontre au sommet avec Laurie et Laurie dans la cité des Papes ou bien la joie qui s’est glissée dans chaque instant vécu ou encore le profond désir d’écrire qui accompagne chaque retour du soleil et laisse quelques pépites dorées sur mes bras nus. J’ai regardé l’été s’écouler avec grâce, humant l’air frais, me laissant bercer par le doux va et vient des vagues sur les plages de mon enfance. J’ai engrangé des rires en cascade. J’ai fais le plein d’amitié et de tendresse.

A l’intérieur

L’idée de départ était de partager des textes courts sur la vie, sur ses moments simples et pourtant magiques. Puis j’ai changé d’avis, j’ai écris au feeling. J’ai oublié la trame. Je me suis laissée porter par ma plume. Et je me suis retrouvée à évoquer la maternité, l’amour, les plaisirs du quotidien, les souvenirs, l’évasion, les belles rencontres, l’enfance.

Ce livre est dédié à quatre petits garçons. Dont un est parti un peu tôt (même si je sais qu’il est en paix aujourd’hui). C’est pour cette raison qu’il est aussi dédié à tous les enfants du monde et à tous les anges du ciel. Parce que qu’au final c’est l’enfance, ses rires, ses rêves, ses envies, sa curiosité, ses mimiques, sa généreuse vitalité qui m’a donné les clés de ce troisième “regard sur le monde” avant la plongée dans les abysses d’années moins glorieuses (!)

Au total, c’est 14 textes dont 2 poèmes. Les personnes qui me suivent depuis plusieurs années retrouveront quelques textes remaniés. 9 toutefois sont inédits et n’ont jamais été partagés, ni ici, ni ailleurs.

A l’extérieur

Cette fois-ci, j’ai fais appel à une aide extérieure pour réaliser ma couverture. Aline a accepté avec enthousiasme ma proposition et elle a tout de suite perçue mes envies et intégré l’âme de ce recueil. La collaboration a été à la hauteur de mes souhaits et attentes. Sans plus tarder, je vous montre le rendu – très poétique et qui colle parfaitement à l’atmosphère de mon livre. Vous pouvez d’ailleurs découvrir son article sur le sujet ICI.

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Pour conclure

Le livre sera disponible très prochainement * je finalise quelques détails techniques* sur The Book Edition au tarif de 9€. Vous pourrez bien entendu vous le procurer directement en passant sur le site ou si vous souhaitez recevoir une copie (avec dédicace) me contacter sur latmospherique [at] gmail [.] com.

J’espère que cet aperçu vous aura donné envie de tenir ce petit morceau de moi entre vos mains et qu’il trouvera une place de choix dans vos bibliothèques et tout près de vos cœurs, comme un rappel que la vie, bien que chaotique et parfois incertaine, est aussi remplie d’instants simples et précieux.

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Accepter ses failles pour naître soi…

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Il y a longtemps eu en moi cette force tantôt passionnée tantôt destructrice qui me poussait à bout, me faisait perdre me repères avec un mot. Le trop plein accumulé prenait des allures de folie quand mon corps tout entier ne pouvant plus contrôler mes pulsions se déchirait de tout son long dans un cri. Aigu. Je ne maîtrisais plus rien. Les digues explosaient et ma douleur s’étalait aux yeux de tous, plaie à vif.

Il y a longtemps eu en moi cette peur de pouvoir le meilleur comme le pire, de ne pas réussir à être heureuse, de me complaire dans mon état tantôt euphorique, tantôt accablé. Toute la beauté du monde pouvait me donner des ailes. Puis la noirceur du monde pouvait m’entrainer dans sa chute en un quart de secondes, sans que je ne puisse faire cesser cette descente infernale.

Il y a longtemps eu en moi l’envie qu’un combat s’impose, que ma vie devienne importante. Je voulais me battre à mains nues. Je prenais sur les frêles épaules toute la misère du monde. Je portais les chagrins, les regrets de générations avant moi. Comme si j’avais le pouvoir de tout transformer. Je ne supportais plus l’univers ouaté dans lequel j’avais baigné enfant. C’est pourtant lui qui m’a donné les bases solides qui m’ont un jour permis de rebondir, de remonter à la surface, de marcher à nouveau pieds nus sur l’asphalte brûlant. Sans crainte.

Il m’a fallu connaître et reconnaître ma fragilité, ma part d’ombre. Il m’a fallu du silence pour écouter parler mon cœur. Il m’a fallu une photo de petite fille pour me donner tous les courages. Il m’a fallu faire face à la douleur du monde et accepter son existence, mon impuissance à la faire cesser, pour savoir que ma souffrance ne servait à rien, qu’elle n’était ni un moteur pour moi, ni pour les autres, que ma souffrance n’avait d’autre but que de me séparer du monde.

Je ne me détruis plus. J’assume mieux mes doutes, mes failles, les creux d’ombre et le mystère qui entourent parfois celle que je suis. Et cette année j’espère pouvoir me livrer davantage ici, lâcher prise et oser ces mots qui frappent avec insistance contre la paroi de mes rêves, mais que je ne laisse pas sortir. Une histoire de peur et de morale mal placée. J’espère pouvoir les dépasser…

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Jamais deux sans trois!

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La poésie n’a pas toujours fait partie de ma vie. En 2010, à Dublin, je décidais de franchir un cap et de prendre des cours du soir en Creative Writing (Ecriture créative).

Les premiers essais furent compliqués. Ecrire, oui, mais en anglais, cela se corsait. Je crois que j’avais énormément de choses à dire, à sortir, à faire éclore. Mais je me trouvais parfois confrontée à un vocabulaire, une maîtrise de la syntaxe, des règles de grammaire et d’orthographe limités. C’est à ce moment-là que les mots sont venus à moi sous forme de poèmes – une manière de faire passer un message en peu de mots. Je me suis pleinement épanouie dans cette forme d’écriture. Je me suis essayée aux autres formes d’écriture, textes courts, nouvelles. Mais j’ai gardé un faible pour la poésie.

Certains le savent (les autres vont le savoir), je tiens un blog en anglais, que j’alimente moins régulièrement que celui-là mais que j’aime tout autant. Je crois que certaines de mes lectrices me lisent depuis le tout début et j’ai tissé des liens forts et précieux avec certaines d’entre elles – nous nous inspirons mutuellement.

Il y a quelques mois, j’ai souhaité faire un fichier général avec tous mes poèmes, ceux publiés sur mon blog et ceux partagés en cours, plus tard en groupe d’écriture et tous les autres, écrits pour me libérer, pour avancer, pour faire jaillir la lumière. En les mettant bout à bout, j’avais près de 100 pages de poésie. Au départ, je souhaitais juste les regrouper tous dans un livre – pour moi – pour me replonger dans leur lecture de temps en temps, pour le plaisir, un plaisir personnel. Puis en les classant par thème, je me suis rendue compte qu’ils étaient nombreux ces poèmes à parler d’Amour.

Et comme l’Amour se partage, j’ai fait un tri, j’ai sélectionné ceux qui avaient une valeur sentimentale particulière (je me souviens assez bien du contexte, de l’endroit, des sentiments ressentis attachés aux textes que j’écris – en général) et je les ai compilé dans un petit recueil – Iridescent Delight – qui a tout d’un grand, puisqu’il parle du sentiment le plus pur et le plus beau du monde.

20161118_071700-1_resizedCe recueil je le voulais avant tout comme un concentré de tendresse. En version originale. Traduire mes poèmes m’est impossible. Je l’ai fait à de très rares occasions – ce que j’écris en anglais et en français n’a rien à voir (vous pourrez aller jeter un coup d’œil à Mahshi and Marshmallow pour vous en rendre compte).

J’ai conscience que ce recueil est loin d’être parfait (pour les raisons évoquées précédemment, l’anglais n’étant pas ma langue maternelle) mais  je le vois comme une lettre ouverte de mon cœur à votre cœur. Et j’espère qu’il vous touchera et vous aidera à traverser les heures grises, parfois noires de votre vie et à savourer le bonheur quand il se présente.

Certains de ces poèmes ont justement été écrits à des moments très pénibles de mon existence – si ils peuvent paraître parfois simples ou innocents, sachez qu’ils m’ont aidé, chacun à leur manière, à remonter la pente, à saisir les mains tendues, à puiser dans le puits sans fond qu’est l’amour les forces nécessaires pour refaire surface). Ce livre est dédié à deux femmes exceptionnelles, l’une vivant au Canada et l’autre en Afrique du Sud, que je n’ai jamais vues, qui ne m’ont jamais vue, mais qui tiennent une place essentielle dans ma vie et celle de mon fils.

Vous pouvez vous le procurer sur le site The Book Edition (6€) ou en me contactant directement (jusqu’au 16 décembre, je vous offre au choix les frais de port ou un marque-page).

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L’art de faire plein de choses (et de ne pas faire ce qu’on a vraiment envie / besoin de faire)

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Est-ce qu’il vous arrive à vous aussi d’être en constante action, de vaquer à telle ou telle occupation en un rien de temps, de vous disperser et de passer à côté de ce que vous avez réellement besoin / envie de faire ?

Ca m’arrive tout le temps. Ca m’arrive en ce moment.

Pas à la maison. A la maison, je suis organisée. Super organisée même. Et tout se passe bien.

C’est avec l’écriture. Avec ce blog. Avec ces projets qui s’accumulent sur ma TO DO LIST et qui ne voient pas le jour.

Il y a des jours où j’ai envie de recommencer à zéro, de faire du tri, d’autres où je me dis que ça ne servirait à rien. Autant j’arrive à lâcher prise sur plein de choses, autant j’ai du mal à le faire pour cet espace (ce qui ne m’arrive jamais avec mon blog en version anglaise). Et en même temps je sais que je ne pourrais pas me passer de nos échanges toujours bienveillants et constructifs. Je suis une perfectionniste pour certaines choses et arrive à lâcher prise sur d’autres. Je me compare encore parfois. Je sais que ça ne sert à rien mais je ne peux m’en empêcher. J’ai envie d’être « comme » avant de réaliser qu’être « moi » est le plus beau cadeau que je puisse offrir au monde. Et à moi-même d’ailleurs !

Avec mes recueils de poèmes, nouvelles, textes courts. Je n’ai parfois pas la patience. Je lance plusieurs projets et je m’étonne de ne pas réussir à tout boucler en temps et en heures. Je me fixe des dates limites impossibles à tenir. Il y a des jours où j’ai l’impression de tout faire par-dessus la jambe. Et d’autres où je suis assez fière de ce que j’ai réussi à accomplir jusqu’à aujourd’hui.

Je continue à écrire des textes, à bloguer, à chercher de nouvelles idées pour Noël, pour les fêtes, pour 2017, à broder et tricoter. Des activités qui me font plaisir, sans aucun doute…

Mais je ne m’attelle pas à l’essentiel. Je boude ce sur quoi je devrais travailler un peu chaque jour. Je dis « plus tard ». Je me dis qu’il faut que je termine « ci et ça » avant. Mais il y a toujours quelque chose à achever avant. Et du coup je ne me mets pas au travail. J’attends le moment opportun, qui n’arrive jamais puisque je le repousse de toutes mes forces, en me dispersant à outrance.

Je me dis que c’est Novembre qui veut ça. C’est bien connu ! Ca me rassure. Et puis Novembre ce sont les souvenirs qui reviennent me déstabiliser, beaucoup moins, mais un peu quand même. Comment ne pas y penser ?

Ce serait le moment idéal pour mettre le turbo justement et m’entourer de douceur et de mots apaisants et lumineux. Allez, on se motive, demain c’est promis je reprends la plume et j’arrête de procrastiner !

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