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Les Etats d’Esprit du Vendredi 05.11.2021

@mariekleber37

Novembre est arrivé à pas feutrés et je reprends le chemin des états d’esprit de la semaine, avec en passant une pensée chaleureuse aux deux fondateurs de ce rendez-vous incontournable et fédérateur du vendredi (Zenopia et The Postman) ou autres jours!

Début [19:11]

Photo: Touches de couleurs

Fatigue: partie en vacances!
Humeur: mélancolique (mais n’y voyez rien de négatif! Tout va très bien)
Estomac: salade composée, yaourt et ananas
Esprit: poétique
Cond. phys / Bien être. : après une semaine vélo, cheval et marche, j’ai repris mon rythme yoga!

Projet/Boulot: semaine de reprise / nouveaux poèmes et nouvelle idée de roman (il faut juste que j’en fasse une de mes priorités)

Culture: LIVRES: Isabelle l’après-midi de Douglas Kennedy, un beau roman qui donne matière à réflexions sur les relations humaines (j’adore!) et La Blancheur qu’on croyait éternelle de Virginie Carton (ça se lit facilement, c’est frais) FILMS / DOCUMENTAIRES: cinéma en amoureux – Les Illusions perdues (magnifique!) et Il était une fois dans l’ouest (Loulou va être aux anges quand je vais lui dire qu’il peut le regarder – je ne comprends pas l’interdiction au moins de 16 ans, surtout quand on voit la violence des films d’aujourd’hui!)

Penser à: si rien est en option, je prends, mais je pense toujours à quelque chose!!

Les jolis moments: les vacances, du temps à deux, les salles obscures, l’inspiration qui m’étreint, les belles amitiés, la musique

Message perso: (1) Merci pour ton temps pour mon thème 🧡🧡 (2) Merci pour ces instants toujours si magiques! (3) Bravo pour ce roman passionnant et Merci pour le partage!

Loulou: en vacances, cavalier passionné et téméraire, heureux de revenir et de revoir ses copains, fait l’admiration de tout le monde!

Amitiés : cartes, appels et messages
Love : perspicace, attentif comme toujours, disponible, écoute beaucoup, devrait prendre un peu plus soin de lui!

Sorties : courses (de Noël) et marché
Essentiel: se dire / s’écrire les choses même si ce n’est pas facile
Courses: Noel et Nourriture
Envie de: écrire et écrire encore, toujours

Zic: Mo Ghille Mear (ça me file des frissons! )

Fin [19:35]

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Les jours de…

Les jours de pluie, j’écoute les gouttes en fête, leur musique intense, comme des battements de cœur, qui frappent les carreaux, le bitume, s’écrasent lourdement sur les corps, se déposent délicatement sur les fleurs. La nuit, la pluie m’apaise. Elle me chante une mélodie, celle des mots qu’on griffonne, avides que nous sommes de sortir nos tripes, nos rêves sur le papier fiévreux.

Les jours de pluie me ramènent sur cette terre si verte, là où mon cœur erre encore, le long de La Liffey, là où les souvenirs sont, pour toujours ignorants de la fin, pour toujours pleins de vie. Il me semble parfois les entendre frapper à la porte et alors j’ouvre pour passer un temps avec eux, un temps comme à part, temps des quatre saisons qui se mélangent, tant de rires et tant de ce sentiment d’être là où je suis.

Les jours de soleil, je goutte aux rayons qui sur ma peau laissent un baume brun, fragments de chaleur dont je me délecte, tant qu’il ne brule pas, tant qu’il ne me saoule pas. Je rêve alors de bord de mer, des vagues qui lèchent le sable et déposent sur le derme un sel aux accents de liberté.

Le soleil est le temps de la complicité, du présent, celui de l’amitié, un temps de partage, un temps pour être ensemble avant que la fin du jour ne nous pousse à rentrer plus tôt. Le soleil est la bénédiction de nos mains qui se frôlent. Il joue avec les contrastes et les couleurs, avec les ombres, les sens.
Les jours de soleil je me sens dans l’envie de jupes qui volent, de robes longues qui balaient le sol, de déjeuners en terrasse, de nos yeux qui se croisent et se disent tout sans qu’un mot ne sorte de nos bouches assoiffées. Un temps à dévorer.

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Challenge écriture 10

Comment écrire sur cette musique, que je connais, non par coeur car les paroles m’échappent, mais par le coeur, ce qui est différent, comme un héritage.

Il était une fois l’histoire de cette terre, au loin les falaises de Moher, battues par les vents. Une petite ile verdoyante et la certitude d’avoir trouvé une des clés pour comprendre le sens de l’existence.

Respirer, se laisser porter par ce chant riche de symboles et se laisser aller à une danse éphémère, bras ouverts vers le ciel. Quelque part, la paix, l’indépendance scandée comme une seconde liberté. Inis Mor me regarde, avec ses vagues gigantesques et son espérance intacte. Ici le trèfle pousse sans qu’on s’y attache, certains que la chance est à portée de silence.

Sur cette terre, loin du continent, péninsule hybride au goût de sel et de sacré, règnent la conscience et la connaissance du monde. Ile de mystère et de magie. La nature est pourvoyeuse du savoir éternel, transmission intemporelle.

Encore faut-il pouvoir se risquer au-delà des croix, au-delà du connu, traverser le calcaire et s’approcher des coutumes avec courtoisie. Encore faut-il pouvoir sentir la souffrance du peuple, et écouter couler le sang des morts dans la voix des vivants. Encore faut-il être prêt à faire face humblement aux dolmens sacrés, géants de pierre aux pouvoirs infinis.

Une fois les porte passées, la terre devient ce qu’elle a toujours été, terre d’accueil, il suffit de s’asseoir dans l’herbe mouillée par la dernière pluie de la journée et contempler le soleil couchant sur les toits des skelligs.

Retrouvez les participations ici – une vraie évasion: Chez Mébul, Chez Josée, Chez Sweet Things

***

Pour la semaine prochaine, je vous invite à écrire un texte sur cette musique – pas de paroles cette fois-ci. La scène doit se situer dans un paysage/ site URBEX. Je vous mets un lien sur un site qui parle de ce sujet, si vous ne connaissez pas: https://urbexsession.com/france

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Challenge Ecriture semaine 9

Je serais là, posée sur le rebord de la fenêtre. Je ne ferais pas de bruit, je ne réveillerais pas la maison. Tout sera silencieux autour, seule la végétation pourra m’apercevoir. Elle restera muette, la nature comprend les secrets.

Je resterais là, pendant la nuit, à te regarder dormir, le corps au repos. Je contemplerais tes rêves à l’extrémité de ta peau. Je dessinerais sur ton sommeil des sillages comme autant de routes à parcourir au lever du jour.

Je serais, comme une étoile au firmament du ciel, un infime brin d’atmosphère. Je passerais juste, juste comme ça, pour m’assurer que tout va. La lune me procurera la lumière nécessaire pour saisir plus qu’un battement de cœur. Je découvrirais ton décor, ton confort, tout ce qui ne m’est pas accessible.

Je resterais là, le temps qu’il faudra. Puis aux première lueurs de l’aube, je m’éclipserais. Un peu comme une voleuse de soupirs. Je t’emporterais avec moi pour les jours sans toi.

***

Retrouvez les participations ici: Chez Sweet Things, Chez Mébul, Chez St Jerem, Chez Justine, Chez Josée

Pour la semaine prochaine (10), on va voyager du côté d’un pays cher à mon cœur. Les consignes sont les suivantes: écrire un texte court à partir de la chanson ci-dessous en intégrant les mots suivants: ile, falaise, transmission, trèfle, indépendance, héritage, dolmen, coutume, symbole, péninsule.

Au plaisir de découvrir vos créations lundi prochain!

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Les fantômes de 2010

Crédit Marie Kléber

Il faudra…
Une conversation anodine
Et la révélation
Il faudra…
Il est l’heure…

L’évidence au cœur d’un matin doux
Idées blanchies par les vagues
Maux tatoués dans le corps
Marques invisibles
Traces et tracés
Que les mots viennent libérer

Il faudra…
Cette année là
Ce que le temps n’efface pas
Sans la parole

Il faudra…
Il est l’heure…
De tout ce qui fut caché
Pour un pas de plus
Pour un peu de paix

L’évidence comme un couperet
Mettre à nu la peau
Mettre à jour la brûlure
Regarder en face l’imperméable déchirure
Eclairer l’ombre
Pour que la lumière transformatrice puisse opérer

Il faudra parler de 2010

J’ai écrit il y a quelques mois un article sur mon désir de ne plus faire d’autoédition. Et bien, je crois que je viens de changer d’avis! Et pour une fois j’accueille ce changement avec le sourire. Parce que j’ai compris que la vie était cycle et mouvement! Et que le mieux était d’être à chaque instant ouvert à toute proposition.

Voilà le premier poème d’un recueil qui s’est imposé à moi. Un matin, au détour d’une conversation. Un recueil comme une libération de toutes les fantômes de 2010 qui sont encore bien là et qu’il est temps de laisser partir. Pour pouvoir avancer vers demain…

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Les États d’Esprit du Vendredi 02.02.2018

Il parait que c’est la Chandeleur! Je suis vraiment pas connectée en ce moment.  Place aux états d’esprit du vendredi, LE rendez-vous de The Posman  et Zenopia.  On copie le formulaire, on le remplit, on glisse un petit mot doux sur leurs blogs respectifs avec le lien de notre article et c’est parti :

Début [21:48]

Fatigue : 8h de sommeil et je suis d’attaque

Humeur : heureuse
Estomac: pommes de terre, saucisse, éclair au chocolat, tisane
Esprit: libéré
Cond. phys. : yoga
Boulot : je reste zen mais parfois j’ai vraiment envie d’envoyer chier tout le monde
Culture: Arrête avec tes mensonges de Philippe Besson (vrai coup de coeur) et The Secret World of the Irish Men de Joseph O’Connor (Hilarant)
Penser à : vous parler de mon prochain livre (sortie IMMINENTE)
Avis perso :  rentrer dans une relation parce qu’on a peur de finir seul(e), peur de ne pas pouvoir fonder de famille, c’est un peu dommage et surtout assez injuste pour l’autre (et pour soi à terme) mais chacun fait ce qu’il peut avec ce qu’il a…
Message perso: (1) Le Larzac ou les Cévennes, je suis partante! (2) Merci pour l’invitation, c’est juste adorable (3) A l’impossible nul n’est tenu, tu donnes déjà énormément de toi!
Loulou : a les yeux tournés vers sa fête d’anniversaire, est amoureux, colorie, sourit plus souvent
Amitiés : quand je ne donne pas de nouvelles, je n’ai pas de nouvelles (ne s’applique pas à tout le monde)
Love : égal à lui même, disponible, à l’écoute, drôle…
Sorties : demain, mardi prochain
Essentiel: oser (écrire)
Courses: tout est fait!
Envie de: choses dont je ne peux décemment pas parler ici!
Photo: Un peu le temps qu’on a eu cette semaine (mise à part que cette photo a été prise en Irlande)
Zic: The Script – Hall of Fame

Fin [22:12]

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Irlandaise de coeur

Si j’ai les deux pieds bien ancrés dans le sol français, j’ai le cœur en Irlande. Est-ce la saison qui me remplit de nostalgie ? Est-ce le souvenir de ce dernier automne passé sur la terre de ce pays qui au fil des ans était presque devenu le mien? Est-ce les mots que je lâchais sur le papier pour évoquer ces souvenirs chers à mon cœur, alors que deux petits pieds dessinaient quelques bosses sous mon ventre ?

Quand je repense à Dublin, aux vertes vallées, aux matins frais et à cette sensation de liberté qui m’habitait, mon cœur fait quelques bonds dans ma poitrine. Je revois mes pas sur le bitume, mon visage offert au vent froid, mon appartement avec vue sur le soleil qui se lève sur les toits de la ville, encore endormie. Je connaissais chaque endroit, chaque petite rue. Je flânais souvent dans de nouveaux quartiers, appareil photo autour du cou, pour glaner des scènes de la vie quotidienne. J’aimais m’arrêter dans Temple Bar pour écouter la musique qui se déversait sur le pavé devant les pubs. Ou bien devant un groupe, quelques artistes, qui nous faisaient presque danser sur place et avaient le don de nous faire oublier nos mains glacées et nos lèvres gercées. Je me souviens des doux souvenirs, de nos soirées dans les bars à parler à de parfaits inconnus, que nous croisions à nouveau quelques semaines plus tard, à la même table, même sensation de déjà-vu. Et nos danses endiablées sur des musiques que nous connaissions par cœur. Nos fous rires mémorables au bord de la Liffey. Et tous ces coins un peu plus loin, près de la mer. Des randonnées décousues mais qui nous faisaient découvrir des paysages splendides, parfois improbables. Je revois tous ces endroits où nous nous arrêtions pour prendre un café, et un scone aussi, un carrot-cake parfois, et pour refaire le monde.

06f6a5f88b3788ac6bd04bc1c90955af_resizedCredit Image – Wee Go

Dublin, que j’ai laissé par un matin de novembre, le corps en vrac et des larmes plein les yeux. Dublin que je ne revois pas souvent. Plus d’un an maintenant que je n’ai pas foulé son sol, que je n’ai pas retrouvé la chaleur du foyer qui a accompagné mes premiers pas, que je n’ai pas embrassé mes amies, mes princesses qui ont bien grandi. Un an que je n’ai pas déambulé dans ces quartiers que j’aimais, repris mes habitudes le temps de quelques jours, pour calmer les battements de mon cœur.

Il me tarde d’y retourner, de respirer l’air empreint de pluie qui ne ressemble à aucun autre. Il me tarde de retrouver l’accent, de me créer de nouveaux souvenirs dans ce pays qui a su calmer mes doutes et me libérer de bien des questions existentielles.

Et vous, un pays que vous aimez, qui vous renverse, qui vous transporte ?

Sur le même sujet:

Dublin mon amour – Skinny Love

Interview sur C’est Parti Mon Kiki!

Et puis mon coeur va à l’Irlande – Lexie Swing

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Déluge de souvenirs

Dehors, c’est le déluge. On ne s’y attendait pas. Une vraie fin du monde. Moi, j’aime bien ça. Ce temps me rappelle les longues journées arrosées de la côte Irlandaise, quand on se pelotonnait dans une grosse couverture et qu’on mangeait des pop-corn avec les filles, en regardant un énième Walt Disney.

Le ciel est noir. La pluie coule sur les carreaux. Les rues sont déjà remplies d’eau, alors qu’il y a quelques minutes à peine, le bitume était brûlant. L’orage gronde au loin, puis se rapproche sans en avoir l’air. Quelques éclairs se dessinent au-dessus des nuages.

Et je me souviens de là-bas, qu’au détour d’une rue, la pluie nous surprenait souvent. Perdues, nous passions la porte du premier café, nous commandions un chocolat chaud avec des chamallows, un carrot cake ou des brownies et nous refaisions le monde pendant des heures, le temps que le ciel se calme, qu’il retrouve des couleurs apaisantes.

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Source

Il y avait aussi ces jours où l’ondée ne nous faisait pas peur. Nous chaussions nos bottes imperméables, prêtes à braver la pluie et le froid, prêtes à découvrir du pays, à rire, à revenir à la maison trempées jusqu’aux os, fières, heureuses et libres.

L’orage ne gronde plus. Les nuages noirs s’éloignent doucement déjà. Je regarde les gouttes glisser délicatement sur la vitre à côté de moi, se percuter et tomber dans le vide. Les souvenirs font moins de bruit dans ma tête. Ils reviendront plus nombreux encore avec la prochaine averse.

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Du nord au sud, laissons tomber les clichés

On a tendance à dire que les populations du Sud sont chaleureuses, accueillantes, ouvertes, disponibles. Le soleil aidant forcément.

Les populations du Sud mais pas que. J’ai vécu plus de six ans en Irlande et je peux vous dire que je n’ai jamais rencontré de personnes aussi soucieuses des autres et heureuses de vivre que là-bas. Et le soleil n’y est pour rien. Puisque la pluie tombe près de 360 jours par an, verdissant l’herbe et donnant un éclat singulier aux paysages de l’Ile.

L’Irlande n’a pas un passé évident à assumer. La famine et les conflits hantent son histoire. Mais chacun se presse le sourire aux lèvres au Pub du coin de la rue, pour partager une Guinness, à la fin d’une bonne journée de travail. Le dimanche, c’est en famille qu’on s’y rend, pour avaler un fish&chips, un stew et un cheesecake, en regardant un bon match de Rugby, prêt à payer un verre au premier inconnu qui passe. On l’inviterait même à venir partager notre repas du dimanche soir, pour peu qu’il ne soit pas trop pressé.

En Irlande, les gens se disent facilement bonjour. Les amis de leurs amis sont leurs amis. Vous êtes chez eux comme si vous étiez chez vous. Vous finissez souvent vos soirées chez de parfaits inconnus, qui vous dérouleraient presque le tapis rouge et trouvent votre accent « charming ».

Je crois que le soleil, la chaleur, la nuit qui tombe tard sont de fausses excuses. De part et d’autre du monde, certaines personnes ont la main sur le cœur alors que d’autres s’en fichent complètement. Il y a de tout partout. Nous ne sommes pas forcément fermés parce que nous vivons dans le « nord » et forcément aimables parce que nous sommes du « sud ».

La richesse de nos échanges dépend bien de l’amour et de la générosité qui vit en chacun de nous. Le reste appartient au monde des clichés, qui souvent sont bien décevants (pas toujours!!).

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Crédit Image – Pinterest

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Les Lieux Infidèles de Tana French

C’est mon gros coup de cœur du mois. J’ai attendu un peu avant de vous en parler, car j’ai vécu cette lecture intensément. Je me suis plongée dedans un lundi matin dans le bus et j’ai achevé le livre le samedi après-midi, avec un café au lait. J’ai eu beaucoup de mal à le lâcher au cours de cette même semaine. Je lisais dans les couloirs, dans les files d’attente, en attendant le bus, dans mon ascenseur.

L’histoire se déroule à Dublin, c’est sûrement aussi pour cela que j’ai bien accroché. J’aime les ambiances Irlandaises. Autres que les souvenirs, c’est la culture qui m’a rattrapée dans cette enquête policière menée tambour battant.

Le quartier des Liberties, la misère, l’alcoolisme, le chômage, une jeunesse en manque de repères, l’usine Guiness comme seul horizon. Entre violence et désespoir, en plein cœur des années 80, Francis Mackey et Rose Daly ont décidé de se faire la belle, d’embarquer pour Londres, dans l’espoir de s’offrir un avenir meilleur. Le soir du rendez-vous, Rosie ne vient pas.

Nous n’en saurons pas plus sur cette nuit. Vingt-deux ans plus tard, Francis est policier dans les Infiltrés, il n’a jamais remis les pieds chez lui et reçoit un coup de fil paniquée de sa sœur : La valise de Rosie a été retrouvée derrière la cheminée d’une baraque désaffectée. Des tonnes de questions s’immiscent alors dans le quotidien de ceux qui l’ont connue. Qu’est-il advenu d’elle? C’est ce que Francis va chercher à savoir.

C’est un bon roman policier, sans être un thriller. C’est aussi un roman psychologique, qui prend soin d’analyser les comportements, les idéaux des différents protagonistes. C’est un roman qui nous plonge dans un univers malsain et violent, dans la vie d’une famille de 5 enfants, détruite de l’intérieur, qui tente de démêler les fils d’une histoire sordide. C’est un roman difficile, sur une époque peu glorieuse, sur les blessures de l’enfance, sur les secrets que l’on tait et qui finissent par tout bousiller sur leur passage.

Je me suis vite sentie proche des personnages. J’ai, à mes heures perdues, tenté de percer le mystère autour de cette valise. C’était comme si Rosie était une amie perdue de vue, comme si j’essayais moi aussi de comprendre ce qui avait pu se passer ce soir de décembre 1983.

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