Ce goût subtil de liberté

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La vitrine laissait présager des découvertes intéressantes. Oserait-elle entrer ? Si elle entrait, se contenterait-elle de regarder, en espérant que personne ne lui demande ce qu’elle cherchait ou si on pouvait l’aider ? Irait-elle jusqu’à parcourir du bout des doigts étoffes, soie, dentelle ? Se laisserait-elle tenter par de la lingerie ? Miserait-elle sur la simplicité, l’élégance ou la sensualité ?  Partirait-elle dans une exploration plus approfondie des lieux ? Ou resterait-elle à la surface des choses ?

L’entrée accueillante et le sourire de la jeune femme vinrent à bout de ses résistances. Elle entra dans la boutique. Petits pas hésitants sur le velours rouge. Ses prunelles attirées par l’effet des matières qui telles des abeilles tissaient le fil de scénarios peuplant les méandres de son esprit. Ses mains effleurant des années d’interdits. Dans ce temple de la volupté, tout lui semblait permis.

La jeune femme lui laissa le temps de regarder. Elle prenait ses marques avant de s’aventurer plus loin. Dédales de marches et de fantasmes. Au bout du couloir, une nouvelle expérience n’attendait qu’elle. La jeune femme semblait si à son aise dans cet univers, qui pour elle n’était que messages codés, sourires gênés, murmures, secrets bien gardés. Les objets prirent soudain une autre dimension, celle du plaisir mis en valeur, érigé en maître, épanouissement intemporel.

Elle se laissa guider, ne sachant où donner de la tête. Elle se laissa aller, lâcha toutes ses idées reçues, les clichés ancrés en elles. Elle s’invita dans l’instant et l’instant l’enveloppa d’un voile au goût subtil de liberté.

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