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Les Etats d’Esprit du Dimanche 04.04.2021

Du temps en ce dimanche pour partager mes états d’esprit. Je dépose en passant une pensée chaleureuse aux deux fondateurs de ce rendez-vous incontournable et j’espère qu’ils se portent bien (Zenopia et The Postman).

Début [10:45]

Photo: dreaming…

Fatigue : semaine émotionnellement compliquée avec beaucoup de nuits agitées
Humeur: heureuse
Estomac: nescafé
Esprit: littéraire
Cond. phys / Bien être. : sophrologie, yoga, routine écriture/soin du matin, marche du matin et du soir pour aller au bureau

Projet/Boulot: tous les voyages bien organisés tombent à l’eau…

Culture: “The Dark Side of Love” de Rafik Schami, “Les assassins” de RJ Ellory (lu en 48h top chrono), “Crime d’honneur” de Elif Shafak (une auteur que j’aime toujours beaucoup) et là dans “la solitude des nombres premiers” de Paolo Giordano. Depuis que j’ai fermé mon compte Instagram, je lis énormément!!!

Penser à: mes besoins (je suis pas très douée pour ça!!)

Les jolis moments: rire comme des baleines pour rien, le soleil qui chauffe, bouquiner, écrire, les projets littéraires

Message perso (1) bon 3e confinement à tous et à toutes! (2) bon retour! (3) je passe toujours un super moment à t’écouter nous présenter les énergies de la semaine (4) Joyeuses Pâques!

Loulou: vient de partir pour 3 semaines au bord de la mer, dit des choses pendant sa séance de sophrologie, des choses qui méritent d’être entendues et actées, aime beaucoup sa maitresse, a hâte de reprendre le poney
Amitiés : de loin, attentives
Love : voyageur sur le retour…

Sorties : autour de la maison!
Essentiel: écrire!
Courses: je de quoi faire pour quelques jours et j’ai fait le plein de livres
Envie de: digérer ma dernière séance de sophrologie et toutes les émotions qui vont avec et que je suis bien incapable de nommer!!

Zic: Dream on

Fin: [11:00]

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Tu en as de la chance!

Photo by RF._.studio on Pexels.com

Peut-être.
Souvent ces mots sonnent un peu comme une accusation. Je l’ai souvent vécu de cette façon. Comme si tout avait été simple entre nous!

Je ne parlerais pas de chance, plutôt de courage, de générosité, de résilience, d’œuvre commune. J’opterais pour opportunités, celles créées à partir de presque rien, de beaucoup de non-dits, de peurs, de silence, de mots qui blessent.
Je parlerais d’engagement, de remise en question, d’un chemin fait, chacun à son rythme, avec ses propres moyens.

Si j’ai de la chance, alors je l’ai créée. Nous l’avons créée. Tous ensemble. Pas en même temps.
Ca a été compliqué, douloureux, on a eu envie d’arrêter, de tout lâcher, de partir, de tracer notre route les uns sans les autres.
Couper les ponts n’est pas toujours la solution. Parfois c’est vital. Parfois, il y a autre chose, quelque chose de plus pur, de plus fort, quelque chose qui vient pas à pas faire bouger les lignes, même celles de ceux qui ne voulaient rien céder.

Si nous avons de la chance, alors elle n’est pas le fruit du hasard, elle est née d’un pari, celui qui veut que rien n’est définitif, celui qui dit qu’après l’orage…
Nous l’avons méritée, à la peine des jours gris, au chagrin des incompréhensions, à l’impression fade de ne pas y arriver, de ne pas réussir à avancer les uns vers les autres, les uns avec les autres.

Alors oui, peut-être que c’est de la chance, mais cette chance là, elle est alors à la portée de tous. Nous pouvons tous être créateurs.
Nous pouvons tous, non seulement la toucher du doigt, mais aussi la prendre à pleines mains.
Il ne tient qu’à nous de rendre les choses possibles. Pas d’un coup de baguette magique. Avec de l’investissement, la conscience que tout arrive en son temps, que les graines plantées finissent par produire des fruits, des fleurs, en acceptant les cycles, les débuts, les fins, les sensations inconfortables, les pas en arrière, les murs, les recommencements. Toujours.

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Challenge Ecriture Semaine 6

Brun
Or
Orient
Mystérieux
Elixir de Rose
Rendez-vous au pays des songes

Nuit
Noire
Ivoire
Pluie d’étoiles
Filament d’espoir
Ciel de trêve baigné de lumière

Retrouvez toutes les participations ici – Bravo à tous et à toutes: Chez Justine Plumes d’étoiles, Chez Sweet Things, Chez Marie Encre nomade, Chez Mébul, Chez Josée ! Un excellent cru!

***

Pour la semaine prochaine (#7) je vous invite à créer des acrostiches, comme les exemples ci-dessous, à partir des mots suivants: ASPHALTE – HURLUBERLU – IMMARCESCIBLE et COLIMACON!

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Pensées et réflexions (philosophiques) du moment!

Photo by Harry Cooke on Pexels.com

Je vous l’ai souvent dit, je me pose et j’aime me poser des questions, c’est ce qui nourrit ma créativité et me permet aussi de m’ouvrir à d’autres façons de voir, de penser, de réfléchir.

En ce moment je me questionne sur la frénésie de partage qu’on trouve un peu partout sur les réseaux, sur ce qu’on dit du monde, son malaise, sans se rendre compte que nous sommes les premiers à l’entretenir. Je m’interroge sur toutes les cases, les normes que nous détestons, sur les raccourcis dont nous essayons de nous éloigner mais qui nous rattrapent, car peut-on réellement être hors du groupe, peut-on réellement tenir debout, seul?

Je m’interroge sur la solitude, trouver sa propre voix au milieu du tumulte, savoir ce qui nous fait vibrer et tenir le cap, ne plus chercher, ne plus courir après quelque chose, ne plus partager à l’excès, ne plus chercher à ce qu’on vienne nous dire que nos pensées sont justes, nos actes sensés. Juste être bien, là, dans le silence du jour qui décline, comme dans la chaos des jours de liesse. Accueillir et laisser passer. S’abandonner à la vie.

Je m’interroge sur les amalgames. Quand je vois des messages passer comparant la France à une dictature, je bouillonne de l’intérieur. Quand je vois les gens pleurnicher sur la restriction de nos libertés et fulminer contre le gouvernement qui ne chercherait au fond qu’à faire de nous de bons petits soldats! Nous oublions alors que beaucoup de peuples sont opprimés à travers le monde, nous oublions leur combat, chaque jour. Nous oublions ceux qui souffrent de cette situation, ceux pour qui cette crise aura été catastrophique, tant économiquement, que psychologiquement, alors que nous, nous avons tout ou presque, rien perdu, rien cédé, assez de temps entre nos mains pour dégueuler nos idées aussi violentes que celles contre lesquelles nous luttons.

Je m’interroge sur le deuil, ce chemin si long, si douloureux, si lumineux, une fois qu’on peut le regarder le cœur en paix. Je pense à la souffrance que nous essayons tous plus ou moins de tenir à distance, à ces coups que l’on prend, ces chemins qui dévient, ces explosions qui nous laissent sur le bord de la route, désorientés, sur les beaux discours qui découpent le deuil en phases, qui vantent les mérites d’un programme miracle. Mais combien investissent une autre relation, une autre histoire, en ayant guéri toutes leurs blessures? Ou plutôt combien se jettent à corps perdu dans quelque chose qui leur évitera de vivre, la plaie à vif? Combien évitent leur propre chagrin?

Je m’interroge sur le besoin de reconnaissance, d’appartenance, sur la liberté de penser et d’être, sur la solitude de penser et d’être (!), sur tout ce que l’on fuit et que l’on retrouve parce que fuir n’est jamais la solution. Je m’interroge sur la marginalité, l’identité, nos valeurs et la manière dont nous les vivons, sur le respect de nous-mêmes, sur notre liberté intérieure, sur ce qui tient et sur ce qui nous tient.

Je m’interroge sur l’évènement, un instant, une seconde parfois, qui change le cours de notre destin, sans que nous sachions pourquoi et qui nous laisse face à l’inconnu, ce champ des possibles, espéré et redouté. Je pense à toutes ces vies contenues dans une, à tous nos rêves, nos déceptions, nos souvenirs, à tous nos espoirs, toutes nos convictions, les rencontres qui ont changé le cours de nos existences, nos peurs trimballées d’années en années, nos bagages, nos engagements, tout ce que nous avons laissé, tout ce que nous avons essayé, tenté, osé. Je pense à tout ce qui nous froisse et nous rend plus forts, à nos fausses espérances et aux bruits des pas dans le noir, à ce qui compose et décompose nos routes, ce qui fait la beauté de cette expérience unique, que nous n’arrivons pas toujours à voir comme un éphémère qui prendra fin un soir.

Que garderons-nous de ce passage éclair? Que laisserons-nous comme empreinte sur cette terre?

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Vivre sans projet, j’adore!

Photo by Roberto Nickson on Pexels.com

En ce moment, ce que la plupart des gens trouve difficile, c’est la difficulté à se projeter. Demain déjà. Dans les semaines et les mois à venir.

Pour moi, c’est une aubaine! Je suis tombée dans le grand bain des projets comme beaucoup, à l’aube de l’âge adulte. L’enfant vit l’instant, il ne se préoccupe pas de ce qui adviendra, il est pleinement dans ce qui est. Et quand il est dans autre chose, c’est qu’une partie de son insouciance a fichu le camp.

Les projets m’ont toujours fait l’effet d’un engagement, ont toujours été plus ou moins doublés d’une attente, ont été déçus parfois et source de motivation aussi. Les projets m’ont tenue à flot quand je perdais pied, ont été une bouée de secours dans la tempête, un phare dans la nuit, un guide les jours de pluie.

Je n’ai jamais été en manque d’idées, d’envies, et pourtant au fur et à mesure du temps, je m’en suis lassée. Comme si au fond, mes projets venaient combler un vide et m’éloignaient de la vie d’ici et maintenant. Comme si je cherchais à tous prix à échapper à ce face à face avec moi-même!

Si je prends le temps de regarder les projets dans les yeux, je me rends compte que je n’ai jamais été vraiment à l’aise avec eux. J’ai fait comme si, parce que les autres en faisaient et que je me disais que ça devait être important d’en faire, en gros que c’était ça, devenir grand, adulte, responsable!

Alors je m’y suis collée. Pourtant toutes les grandes décisions que j’ai prises dans ma vie n’ont été le fruit que de mon intuition. Je n’ai rien planifié, rien envisagé, tout s’est dessiné après un pas en avant. Le reste à suivi.

Les projets s’inscrivent dans un temps que je ne maitrise pas. Ils me perturbent pour être tout à fait honnête! Ils demandent de prévoir sur le long terme quand je ne sais pas encore ce que je souhaite faire pour le weekend!

Alors je dois dire que depuis quelques mois, je savoure de n’en avoir aucun. Je savoure d’être là et de vivre ce qui se présente. Je me saoule de présent, un présent qui prend des allures de grand et qui m’offre le meilleur. Je pense moins à demain ou au jour d’après. Je laisse mes idées prendre leur place sans les bousculer.

Je ne sais pas où je vais, où je veux être, ce que je veux avec une précision d’orfèvre. Je n’ai jamais su, j’ai juste essayé, pour appartenir à une identité. Je ne sais pas et je me sens bien, parce que je ne fais plus semblant. Demain est un autre jour, page blanche aux reflets mystérieux! Tout est possible et c’est ce qui fait pour moi le charme de la vie!

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Les Etats d’Esprit du Vendredi 19.03.2021

Une nouvelle série d’Etats d’Esprit bientôt confinés! Enfin si on peut appeler ça un confinement! Je dépose en passant une pensée chaleureuse aux deux fondateurs de ce rendez-vous incontournable et j’espère qu’ils se portent bien (Zenopia et The Postman).

Début [17:45]

Photo: peinture et couleurs
Fatigue : je dors bien donc c’est top!!
Humeur: au beau fixe
Estomac: salade, chocolat, tisane
Esprit: créatif et heureux
Cond. phys / Bien être. : sophrologie, yoga, routine écriture/soin du matin, marche 1h deux fois par semaine pour le travail, peinture, dessin

Projet/Boulot: des journées bien remplies! Des collègues efficaces!

Culture: The Dark Side of Love de Rafik Schami, HP6 avec loulou, HP2 in english! Happy Feet 1 & 2 (pas trop accroché)

Penser à: aux jolies choses (même si c’est dur parfois, même et surtout quand c’est compliqué dans nos vies, il y a de belles choses un peu partout qui peuvent nous aider à cheminer!)

Les jolis moments: moment à deux, rire, soirée solo, atelier d’écriture, se sentir bien

Message perso (1) profite de ce “break”! (2) pensées *1000 pour cette étape douloureuse (3) prendre de la distance avec les choses permet de se rendre compte que nous avons aussi notre part de responsabilité dans ce que nous vivons (4) il y a plein de personnes plus “avancées” dans certains domaines et pas dans d’autres, tu as toute ta place ici et ailleurs!

Loulou: dans HP 6, a découvert un nouveau jeu de mots sur l’ordinateur, pense que Castex et Casse-tête vont bien ensemble!
Amitiés : plein de pensées pour les jours gris. Le deuil est un processus long et douloureux, au bout duquel la lumière revient toujours.
Love : voyageur, attentif, compréhensif, un peu révolté ces derniers temps!

Sorties : la blague!! Foot pour loulou – on reste dans un rayon de 10km!
Essentiel: toutes nos avancées, tout ce qui nous parait évident aujourd’hui est le fruit de tout ce que nous avons vécu, compris, intégré!
Courses: faites aujourd’hui (parce que dès demain il faudra une nouvelle attestation!!)
Envie de: jeux de sociétés et films sympa à regarder!

Zic: To come…

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La vie après la vie

Photo by Maria Orlova on Pexels.com

Mine de rien, les jours passaient et Lise prenait plaisir à jardiner, entre les roses qui dansaient dans les bosquets et l’arbre centenaire qui toujours veillait.
Elle remarquait chaque matin les nouveautés, petites graines devenues arbustes, mousse délicatement parfumée de quelques gouttes de rosée. Les oiseaux picoraient les restes de pain sur l’herbe, aux reflets émeraude, sur lesquels ses pieds glissaient comme ceux d’une ballerine sur une scène désertée.

Son jardin était ce lieu, riche d’espérance, gagnant en beauté à mesure qu’elle allait et venait dans les allées, avec son chapeau de paille sur la tête pour se protéger des rayons du soleil de mai, déjà taquin.

La peur de ne pas y arriver restait quelque part ancrée, mais lui semblait perdre en intensité à mesure que les souvenirs se faisaient plus légers. Elle ne pouvait oublier ce qui avait été, leurs mains posées sur le muret, les yeux dans le vide, à se susurrer des mots tendres, à écrire les lignes de demain. Cinquante ans ce n’est pas rien!

Il y avait eu le vide à apprivoiser, le silence un peu lourd des jours “sans”, apprendre à lâcher ses produits ménagers, qui lui donnaient l’illusion de laver son chagrin, envoyaient valser ses besoins. Loin, très loin.

Et puis par la fenêtre un matin, le printemps, quelques boutons rosés, le chant cristallin des moineaux perchés, un vent léger, le renouveau en mouvement, la vie, comme un appel, à honorer.

Ce texte est ma participation aux Plumes chez Emilie. La récolte de la semaine est la suivante: TENDRE JARDINER EMERAUDE RAYON ARBRE RENOUVEAU ESPERANCE GRAINE PEUR CHAPEAU DANSER SOLEIL MOUSSE MENAGER* MINE

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Challenge Ecriture Semaine #4

  • On a dit quoi nous ?
  • Rien
  • On a laissé faire. Juste un brin d’air, un peu plus d’herbe et de fleurs dans les cheveux. Un rideau qui se soulève, on a juste regardé par la fenêtre puis on a fermé nos yeux sur les courbes lascives des corps mélangés.
  • On aurait dû, dis ? Dire quelque chose.
  • On aurait pu. Lisa n’a rien dit non plus.
  • Papa nous a raconté tous ces trucs loufoques pour nous embrouiller la cervelle, tu te souviens, pour qu’on ne puisse plus savoir entre réalité et imagination – quelle vérité ?
  • Il a rendu les choses plus douces, plus acceptables pour des enfants.
  • Tu le défends toujours. Pourquoi ?
  • J’essaie juste de comprendre…
  • Il n’avait pas le droit.
  • C’est facile de juger !
  • Toi, tu ne juges jamais. La fille parfaite. C’est beau ta dévotion. Je n’en veux pas.
  • Et tu te fais du mal ! Ca te sert à quoi ?
  • Le mal, tu me parles de mal. C’est papa le fautif. C’est ce qui a tout foutu en l’air. Notre enfance, notre vie. Alors…
  • Tu as demandé des explications ?
  • Sur quoi exactement ? Entre deux allées et venues à l’hôpital pour voir maman qui perdrait le nord?
  • Est-ce que tu as cherché plus loin que ce que tu avais vu ?
  • Est-ce que je suis allée creuser, foutre les mains dans la boue pour déterrer ces foutus secrets, c’est ça que tu veux dire ! Non mais tu te moques de moi j’espère ! Chacun sa croix !
  • Alors tu as préféré le détester, plus pratique, plus commun.
  • Il a tué Lisa, merde !
  • C’est Lisa qui a choisi, c’est elle qui a voulu en finir, personne d’autre.
  • Tu aurais fait quoi toi ?
  • Moi j’ai choisi la vie.
  • Tu m’embrouilles avec tes histoires. Papa, on aurait dû l’enfermer, point barre. Maman elle est devenue cinglée à cause de lui, c’est à cause de lui tout ça, à cause de ses penchants malsains.
  • Tu te trompes de combat.
  • Tu n’as jamais rendu visite à maman de toute façon, sa présence t’était insupportable, pauvre petite fille riche !
  • Alors que toi tu t’en ai donné à cœur joie ! Tu cherchais quoi ?
  • A apaiser ses démons.
  • Tu as eu raison. Elle, on ne lui en a jamais voulu. Pourtant derrière les rideaux ce jour-là, c’était bien maman et Lisa. Moi aussi j’y ai eu droit et pas qu’à ça.
  • Tu dirais n’importe quoi pour salir sa mémoire.
  • Papa, il a fermé les yeux c’est vrai, il a laissé maman faire son petit business avec nous, il l’aimait trop m’a-t-il dit pour la dénoncer. Et pendant ce temps-là, c’est notre innocence qui se faisait la malle, entre les bras d’une mère qui usait de son pouvoir et nous utilisait pour son plaisir.
  • Et moi alors, pourquoi j’y aurai échappé ? T’as une idée !
  • Parce que papa a compris, après la mort de Lisa que si ce n’était pas lui qui osait enfin parler de ces violences, ce serait moi…

Retrouvez les autres participations ici: C’est le bouquet chez Mébul, En catimini chez l’encre nomade, Le cadeau chez Josée, Chez Sweet Things

***

Pour ce deuxième mois, nous allons partir à la découverte de la poésie. Je sais que ce n’est pas forcément quelque chose d’évident pour beaucoup mais une fois encore, ce rendez-vous se résume ainsi: exploration et plaisir! L’année dernière, si mes souvenirs sont bons, nous avions essayé le triolet.

Pour cette première semaine (challenge #5) nous allons partir faire un tour du coté des Haikus. Vous connaissez sûrement, au moins de nom. Le Haiku est une forme de poésie japonaise qui célèbre la nature et l’éphémère, l’évanescence des choses, traduit des émotions. Il évoque souvent une saison. Les occidentaux ont repris l’idée et aujourd’hui on compose des haikus plus libres que les originaux, en respectant toutefois la règle des syllabes (5-7-5). Ci-dessous quelques exemples pour vous aider:

Dans la vieille mare,
une grenouille saute,
le bruit de l’eau.

Matsuo Bashō

Le vent se lève,
Un vent de la montagne !
Tu es contre moi.

Inconnu

Vous pouvez écrire un ou plusieurs haikus, sur le thème au choix (comme suggéré par Marie) du printemps ou de la nuit (ou les deux!) . Hâte de vous lire!

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Les Etats d’Esprit du Vendredi 12.03.2021

Il était une fois Mars et mes premiers Etats d’Esprit du mois. Je dépose en passant une pensée chaleureuse aux deux fondateurs de ce rendez-vous incontournable et j’espère qu’ils se portent bien (Zenopia et The Postman).

Début [15:45]

Photo: Textes à télécharger…
Fatigue : enchainement de cauchemars, du coup petites nuits agitées!
Humeur : très bonne
Estomac: quiche, salade, kiwi, tisane
Esprit: philosophe
Cond. phys / Bien être. : sophrologie, yoga, routine écriture/soin du matin, marche 1h deux fois par semaine pour le travail

Projet/Boulot: du boulot, quoique aujourd’hui c’est assez calme, dessins, peinture, écriture – j’avance dans mon recueil…

Culture: The Dark Side of Love de Rafik Schami, Joséphine, c’est pas sorcier et Les Enfoirés

Penser à: soi aussi un peu!

Les jolis moments: réveils câlins, rire et jouer avec loulou, la pluie qui tombe, bons petits plats, temps pour soi, dessiner, créer

Message perso (1) merci d’être là, d’être toi, de m’écouter, de me lire, de faire attention à mes silences et d’épouser mes envies! (2) un beau tableau qui va venir mettre encore plus de couleurs dans notre intérieur! (3) très bonne idée ce petit récapitulatif audio! (4) j’ai eu vraiment peur que tu arrêtes ton blog!! (5) merci pour la plongée dans les souvenirs musicaux de mes jeunes années!

Loulou: dans HP 6, fan de UNO et des aventuriers du rail, veut tous les “c’est pas sorcier” de la terre, réticent à l’idée de revoir son papa demain (la barrière de la langue n’aide pas, mais pas du tout!)
Amitiés : par la pensée!
Love : ❤❤

Sorties : foot pour loulou et visite avec son papa
Essentiel: la vie
Courses: pour le déjeuner de dimanche pour l’anniversaire de mon papa!
Envie de: mystère…

Zic: souvenir de jeunesse…

Fin [16:11]

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Quand on est perdu…

Photo by Maria Tyutina on Pexels.com

Quand on est perdu…

Tout nous parait bon à prendre.
On est en quête d’une solution, du vaccin antibrouillard, de la formule magique qui nous délivrera.
On se cherche, on cherche un sens, sa voie, sa voix, un lien quelconque qui nous permette de faire face au chaos.
On prend pour argent comptant toutes les belles paroles, on voit des signes partout, en tout.
On se laisse embarquer par le courant, inconsciemment.

On perd la conscience. La normalité nous parait banale.
On remet tout en question, même le tangible.
On serait prêt à boire n’importe quelle potion pourvu qu’elle vienne apaiser le trouble en nous.

On est vulnérable quand on perd son chemin.
Quand le clinquant nous attire.
Quand les mots des uns sonnent comme des promesses.
Quand notre capacité d’analyse se fait la malle.
Quand on croit tout, sans se poser de questions.
Quand on avale le bon, le moins bon en pensant que ça a le même goût.

Il y a un risque
Qu’on ne perçoit pas.
Pris que nous sommes dans le tumulte de notre monde qui se noie.
Ce que l’on connait nous parait d’un coup illusoire.
Ce que l’on ne connait pas nous fait croire
Que ce qui se cache de l’autre côté est le Paradis tant recherché,
Il n’y a plus qu’à oser

Quand on est perdu on s’accroche à ce qu’on peut.
On se plante de chemin.
On évite les miroirs.
On croit à tout pour peu que cela vienne remplir le vide
Des jours « sans ».
On se croit invincible,
Quand tout nous ment

La perte de repères est la nourriture suprême
De celles et ceux qui se posent en « sauveurs »
Inconsciemment peut-être
Tout autant que les autres
Et qui sans le savoir, sans le vouloir
Font encore plus de mal

On s’en rend compte plus tard…

Celui qui dit pouvoir nous sauver n’a aucune clé!
Il prend juste ses désirs pour des réalités