Les États d’Esprit du Vendredi 15.03.2019

Copyright Marie Kléber

La semaine est passée à une vitesse folle, il est déjà l’heure des états d’esprit, initiative de The Posman et Zenopia . On copie le formulaire, on le remplit, on glisse un petit mot doux sur leurs blogs avec le lien de notre article et c’est parti :

Début [21h43]

Photo: one step at a time
Fatigue : après un weekend au lit, j’ai repris des forces
Humeur : très bonne
Estomac: brocolis, avocat, poire, tisane
Esprit: serein, apaisé
Cond. phys. : nothing
Boulot/projet : après des mois voir des années de bore-out absolu, voilà une vraie semaine de travail! Hourra!
Culture: Harry Potter & the Cursed Child – Art de Yasmina Reza – Harry Potter 4 Movie – L’actrice de Maude Perrier
Penser à : vous parler de la reprise des Interview de Femmes Inspirantes…

Avis perso: après des dépenses à tout va, l’heure est aux réductions budgétaires drastiques, aux départs et à la peur… qui est le prochain sur la liste? Sympa l’ambiance de travail!
Message perso: (1) merci pour tes retours constructifs et ta rapidité de lecture (2) ça fait beaucoup de bien de te voir (3) ce voyage a fait éclore quelque chose en toi, qui était là depuis toujours, qui s’est réveillé et c’est beau à voir
Loulou: a repris le chemin de l’école, adore faire des blagues, crée plein d’histoires à partir de rien, s’amuse au foot
Amitiés : mails surtout et cartes aussi
Love : présent, sportif, semble heureux
Sorties : cadeaux pour loulou
Essentiel: respirer et saisir des morceaux d’éternité quand ils se présentent
Courses: nourriture pour la semaine
Envie de: écrire une nouvelle histoire
Zic: The Rose

Fin [22h49]

Bonne soirée et excellent weekend à vous tous.

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Ce petit rien

Copyright @Ornella Petit

Je le saisis parfois
Une conscience que je ne garde pas longtemps
Ça vient et ça file
C’est suspendu dans le vide
La conscience que tout n’est rien
Que ce rien non palpable est tout
Ça paraît tordu pourtant c’est simple
Si simple
Que ça en est déroutant
Alors l’esprit reprend les commandes
Et tout retrouve sa place
Tout redevient comme avant
Avant la conscience
De n’avoir rien à prouver
Rien à gagner
Rien d’autre à être que ce que l’on est
Mais le sait on?
Qui l’on est

Quand je les vois cherchant ici et là
Reconnaissance, gloire, regards admiratifs
Quand j’entends leurs peurs intérieures
Quand je saisis leur vulnérabilité derrière la façade de certitudes qu’ils affichent pour faire face au monde
La conscience revient me rappeler que nous finirons tous de la même manière
Poussière…
Poussière de terre ou d’étoile

Alors que restera t-il de nous?
Des hommes – des femmes qui avons réussi
Qui avons été les premiers
Qui avons voulu gagner
Mais gagner quoi?
Il ne restera rien des prix – des économies – des possessions
Même les souvenirs qui nous auront tenu chaud ne seront plus
Il restera un peu de nous pour les autres. Puis cela aussi disparaîtra
Nous disparaitrons…

Alors je tremble de ne pouvoir garder cette conscience plus longtemps
La vie me rattrape
Je respire mal
Je ne sais plus
Je me sens coupée du monde
Et pourtant j’entends le monde qui m’appelle
Alors je reviens au connu
A tout ce que je ne saisis pas toujours
Je reviens aux rires, aux larmes
A la peine, à la joie, à l’incertitude
A l’espérance, à moi, à l’autre
A l’équilibre à préserver
Entre ce que je sais et ce que je ne sais pas encore

J’essaie de prendre davantage la mesure du temps
Avant que le temps ne vient toucher ma bulle d’argent
Et la faire éclater

Les Etats d’Esprit du Vendredi 08.03.2019

Copyright Marie Kléber

Vendredi déjà et la fin des vacances, l’heure en tous cas des états d’esprit, initiative de The Posman et Zenopia . On copie le formulaire, on le remplit, on glisse un petit mot doux sur leurs blogs respectifs avec le lien de notre article et c’est parti :

Début [15h02]

Photo: les jardins du Palais Royal
Fatigue : une ou deux nuits très courtes, rien de bien méchant
Humeur : excellente
Estomac: pizza, salade, salade de fruits, tisane
Esprit: heureux
Cond. phys. : yoga – footing en duo
Boulot/projet : un peu plus de boulot mais une ambiance un peu plus détestable…j’écris, je lis et je prends mon mal en patience.
Culture: Harry Potter Tome 7 (près de 300 pages en une soirée, si ça, ce n’est pas de la passion…) et Grâce à Dieu au ciné (ce film m’a complètement bouleversée)
Penser à : mes résolutions pour le carême

Avis perso (1): quand on a vécu des relations amoureuses chaotiques (et toxiques), on ne sait pas combien c’est agréable de faire un footing à deux et on stress pour rien…
Avis perso (2): je me demande si l’écriture inclusive et la féminisation des noms de métiers va vraiment faire avancer les choses.

Message perso: (1) je ne suis pas aveugle, je choisis juste de voir tes forces (2) j’ai passé un super moment et ça m’a fait plaisir de te revoir aussi (3) merci pour toutes tes idées!  (4) merci pour votre enthousiasme et soutient pour la relecture de mes textes, ça me touche vraiment beaucoup!
Loulou: a adoré ses vacances, aurait bien aimé que ça continue un peu, a fait du poney, vu ses copains, aimé mes cartes postales
Amitiés : aux anges que j’ai rejoint le club des fans de HP!
Love : magique, sensuel, drôle, craquant
Sorties : j’en ai bien profité pendant 15 jours, on va ralentir le rythme cette semaine
Essentiel: s’aimer, se le dire, savourer la vie, faire l’amour aussi!
Courses: une trousse pour loulou, de la peinture
Envie de: écrire plein d’articles sur le coaching, le féminisme, mes coups de cœur du moment, partager des interviews de personnes inspirantes, peindre…
Zic: Ama Gents

Fin [15h39]

Bon et beau weekend à tous! Profitez bien. Et bonne reprise à celles et ceux qui étaient en vacances!

Appel à bêta-lecture

Nous y voilà…

A un moment donné, il faut se lancer. Sortir, enfin, ses textes du disque dur et se risquer au “jugement” d’autrui. C’est loin d’être une étape simple. Mais comment espérer évoluer si on reste dans sa zone de confort.

Voilà un point rapide sur la bêta-lecture. Il s’agit d’une lecture qui va aider l’auteur à savoir ce qui colle ou pas dans son ouvrage, qui va proposer (à partir de questions sur la trame, l’histoire, les personnages, les rebondissements, le temps…) des pistes de réflexions pour la réécriture de son texte. A l’heure actuelle, il m’est impossible, après avoir passé tant de temps sur (et dans) mes textes, d’avoir le recul nécessaire pour réaliser seule ce travail. Un regard extérieur est nécessaire.

Notez qu’il ne s’agit ni de me dire que j’ai écris un chef d’œuvre (je sais que ce n’est pas le cas!) ni la plus grosse daube que la terre ait portée non plus (quand je vois les critiques de certaines personnes, je me dis qu’elles doivent avoir un trop plein de colère à sortir pour manquer d’autant de bienveillance à l’égard d’autrui). Il ne s’agit pas non plus de noter toutes les fautes d’orthographe et de syntaxe (pour ça, j’ai les bonnes personnes à mes côtés). J’attends un retour juste sur mes écrits, qui me permette de passer à l’étape supérieure et de retravailler ce qui doit l’être pour ensuite pouvoir les proposer à des maisons d’édition.

Afin que vous ne vous lanciez pas dans l’aventure à l’aveugle, je vous partage quelques informations sur mes trois textes. Il s’agit de novellas (romans courts) et de fiction (ça c’est pour tous les potentiels problèmes d’identification!). 

  • Novella érotique (34 pages – 67 890 Signes Espaces Compris) – elle ne s’appelle pas la fille exquise pour rien, elle l’est, attirante, charmante, sensuelle et imprévisible surtout. Face à elle, il perd ses moyens, se pose des questions sur l’amour, apprend à aimer le chocolat, autrement qu’en tablettes, se perd aussi un peu et devient philosophe…
  • Novella érotique (47 pages – 99 423 Signes Espaces Compris) – Marc est agent immobilier, passionné par la jouissance féminine, Estelle a eu des tonnes d’aventures sans jamais atteindre le 7e ciel, Diane aime le sexe mais se tient éloignée de l’amour, Geneviève est vieille fille avec une libido aussi fournie que le désert de l’Atlas. Au détour d’une maison, dont les murs gardent la mémoire des passions charnelles, leurs destins vont se croiser…
  • Novella dramatique (45 pages – 84 817 Signes Espaces Compris) – Ils sont amis d’enfance, se retrouvent l’été, jouissent de ce sentiment absolu de liberté que leur offrent ces deux mois à ciel ouvert. Ils sont la vie, jusqu’à ce que la maladie de l’un d’entre eux vienne bousculer leurs certitudes et leur amitié. Sauront-ils préserver ce qui leur est cher? Devront-ils faire le deuil de leur enfance ou bien celle-ci sera t’elle la base qui les aidera à faire face au pire?

Certains d’entre vous semblaient déjà intéressés. Si c’est toujours le cas et si d’autres veulent faire partie de l’aventure, merci tout simplement d’inscrire votre mail en commentaire (ou en m’envoyant vos coordonnées sur mon mail latmospherique[at]gmail[.]com) et je reviendrai vers vous courant de semaine prochaine. N’hésitez pas à partager autour de vous également.

Mille Merci et douce soirée à vous!

Les heures exquises

Crédit Pixabay

La voiture file sur la route, presque déserte. Elle voit les kilomètres défiler et saisit le temps qu’il leur reste. Si peu. Les minutes se dispersent dans l’air, bulles en équilibre, et d’ici quelques instants, le temps se sera enfuit. Il faudra repartir, chacun de son côté. Fin de la parenthèse acidulée. Lui, retrouver sa famille, elle la sienne. Heureux, certains et pourtant elle ne peut s’empêcher de vouloir retenir ces nanoparticules d’heures exquises à être avec lui, fredonner les chansons qu’il aime, poser ses yeux sur ses mains, les contempler encore, dans les moindres détails, les apprivoiser du coin de ses cils en émoi.

Hier, cet hier d’il y a quelques mois, ils ne connaissaient rien l’un de l’autre. Le destin se doutait-il qu’ils allaient se croiser, s’aimer, qu’il deviendrait sa terre, son hémisphère, sa première pensée du matin, sa dernière du soir ?

Elle se remémore…

La brume sur les reliefs, la campagne qui se réveille. Et eux, dans les bras l’un de l’autre, leurs corps alanguis chargés d’électricité, celle qui les pousse à s’étreindre, à fusionner. Il suffira d’un frisson pour les faire basculer dans un dédale de gourmandises, seulement interrompues par de tendres baisers. Dehors, le soleil émerge timidement d’un sommeil paisible. Ses rayons se posent sur la vitre et déposent des pépites d’or sur les murs de la chambre. Ils attrapent au vol des murmures. Le silence les enveloppe de cette quiétude qui manque tant au cœur du chaos de la ville.

Des souvenirs comme des perles de pluie. Et puis…

Un souffle. De la buée sur les carreaux. A l’intérieur, l’incendie de leurs peaux exposées. L’envie qui se respire. Le goût salé de son épiderme et la fièvre de ses mots. Il se fait poète, tout en sensualité. Son être la déshabille de tout ce qui l’empêche et l’habille d’audace, celle dans laquelle elle lui transfère tout pouvoir sur son plaisir à venir.

La nature prend ses aises, les feuilles des arbres tourbillonnent à leurs pieds, emportées par le vent frais de novembre. Ils tremblent de bonheur.

Quel jour sommes-nous déjà ? Quand faudra-t-il prendre la route ? Ces questions, chacun les chasse d’un revers de manche. Pas encore. Seul le présent compte. Plus tard ils retraceront ces heures, seuls, les soirs de blues, à deux, du bout de la langue, antidote précieux. Le ciel, bleu. Puis la pluie, fine, qui tambourine sur les carreaux. Le thé fumant partagé, la fatigue accumulée, les notes du piano. Ce sourire. La symphonie qu’ils composent, une qui colle aux tripes et se moque des conventions. Ils regardent droit devant eux. La ligne d’horizon, les collines, les champs à perte de vue, les vignobles à gauche et la liberté de l’autre côté.

Les kilomètres ne sont plus. Il ne reste que des mètres. ll faudrait pouvoir les savourer. Elle ne le peut pas. Ensemble et séparés déjà. Il va falloir se dire au revoir. Pas encore. Si seulement, pas cette fois. Ils s’embrassent, la porte claque, la voiture démarre et entre eux, le vide prend ses aises. Ils ne se quittent pas. Il part vers une autre vie dans laquelle elle n’est pas. Son cœur, dès lors, en manque, lâche sur le papier tous ces grains de sable dans lesquels sont gravés, pour toujours : en souvenir de nous.

Ce texte a été écrit (et légèrement modifié) dans le cadre du concours Edilivre 2018.

Quand le bonheur fait peur!

Crédit Pixabay

J’ai bien conscience que bonheur et peur ne sont pas forcément des mots qu’on voit ensemble généralement. Toutefois, je peux vous dire, d’expérience, que parfois le bonheur fait peur. Oui, surtout quand on n’y a pas été habitué, quand on nous a rabâché que le bonheur c’était une illusion ou que si il existait, c’était pour les autres, quand on a grandit avec l’idée que le bonheur ça se mérite!

Je me souviens…

Pendant les premières semaines que la vie m’offrait avec lui, la peur ne m’a pas quittée. Ou alors juste quelques heures volées. Le combat était acharné. J’ai bien faillit dire « stop », tout arrêter. J’ai été tentée des dizaines de fois, peut-être plus. Partir sans se retourner. Et chaque fois, je me disais qu’il serait vain de fuir, que cette chance, il fallait la saisir et laisser le passé derrière. Plus facile à dire qu’à faire.

J’avais l’impression d’être détentrice d’un trésor trop volumineux pour moi. Je ne savais pas quoi en faire, ni comment me placer par rapport à lui. Cette configuration nouvelle pour moi me laissait chancelante, incertaine.

Si le bonheur se méritait, c’est qu’il fallait donner quelque chose en échange. Qu’est-ce que j’avais à donner? A part des doutes, mes démons, des angoisses bien ancrées, un besoin omniprésent d’être rassurée. A part la crainte que le premier souffle du vent d’automne l’emporte loin de moi. Justement parce que mes mains étaient vides et que mes cauchemars étaient denses.

Qui refuse le bonheur quand il se présente ?

Les personnes qui ne se sentent pas à la hauteur, qui pensent qu’on les aime sans les connaître et qu’une fois qu’on les connait on ne les aime plus. Les personnes qui manquent de confiance, qui ne s’aiment pas.

Le bonheur est troublant quand on l’appréhende pour la première fois. Il est tellement loin de tout ce qu’on a connu, tellement loin de ce qu’on a appris. Alors on déconstruit pour reconstruire. On lâche pour avancer. On le regarde en face et on ose un “oui”. Croire au bonheur c’est avoir foi en la vie. Et cela vaut pour toutes les rencontres, pour tous les chemins. Cela vaut pour l’amour comme l’amitié. Le bonheur ne connait qu’une réalité, celle qu’on veut bien lui donner.

Et vous le bonheur? Inné ou acquis? En avez-vous eu peur un jour? Pensez-vous que c’est une fantaisie, un droit?

Le cauchemar des règles abondantes

On peut même en rire!

Aujourd’hui, on va parler d’un sujet qui sort doucement de l’ombre. Et tant mieux. Âmes sensibles au surplus d’hémoglobine, s’abstenir.

J’étais partie, pour tout vous dire, sur un article un peu différent, qui faisait état à l’heure actuelle des protections périodiques proposées et du fait que la plupart ne me convenaient pas. Sur les réseaux sociaux ou les blogs, on lit souvent des témoignages super positifs, dans lesquels on ne se retrouve pas toujours. Du coup, c’est déjà pas simple à gérer et c’est frustrant par dessus le marché!

Il faut savoir que j’ai tout essayé (cup – serviettes lavables – culotte menstruelle – tampons). Sauf le flux instinctif libre. Non parce que là, sincèrement, ça fonctionne peut-être très bien pour certaines femmes mais…si c’est votre cas, n’hésitez pas à en parler en commentaires.

Suite au scandale sur les tampons – problème écologique de grande envergure et produit nuisible pour la santé – j’ai cherché, comme beaucoup de femmes, des alternatives. Force est de constater que ces alternatives concernent plutôt les femmes qui ont un flux dit “normal” ou “moyen”. Toutefois, moi, avant, je pensais que j’avais un flux dit “normal”. Encore une fois ce n’est pas le sujet évoqué au détour d’un café, j’assumais donc que toutes les femmes vivaient la même chose que moi et si elles géraient, pourquoi pas moi!

Dans les faits…

Mes règles durent au minimum 7 jours. C’est quand même une semaine entière. Dans un mois, l’impact n’est pas négligeable. Les deux premiers jours, le flux est léger. Les deux derniers jours aussi. Les trois jours du milieu, c’est digne d’un film d’horreur. Par abondance, j’entends qu’un tampon (+++) dure 1h30 maximum, qu’une serviette hygiénique lavable rend les armes au bout de 2h30 heures (je vous passe les odeurs), que la cup offre un répit de 3h30, que les culottes menstruelles ne passent pas la nuit. J’ai beau être très à l’aise avec mes cycles en général, souffrir de moins en moins de maux avant et pendant mes règles, je dois dire que ces trois jours m’épuisent à tous les niveaux.

D’abord, parce que les fuites sont fréquentes, mes nuits compliquées – dans ces moments-là partager mon lit avec quelqu’un est une hantise. Parce que je crains toujours de me retrouver dans une situation embarrassante. Encore l’hiver il y a plusieurs épaisseurs pour absorber (même si ce n’est pas du tout agréable de passer une journée entière avec du sang partout), l’été c’est beaucoup plus compliqué. Parce que quand je voyage, que je vais dormir chez des amis, c’est toute une organisation. Quand je fais plus d’une heure de sport aussi ou quand je me retrouve avec du sang partout dans la salle de bain, avec un loulou qui a une envie pressante (depuis le temps il est incollable sur ce phénomène mensuel qui me met dans tous mes états!) Parce que c’est difficile d’en parler, même avec des personnes qui n’ont aucun tabou. Parce que ça me fatigue aussi beaucoup et que si j’en discute avec des professionnels, je sais que la seule chose qu’ils vont me proposer, ce sera un traitement hormonal.

Alors, j’apprends à vivre avec tout simplement, à m’écouter, à lâcher prise – après tout je ne suis pas la seule femme concernée. J’apprends à en parler aussi, plus librement, à ne pas avoir peur. C’est quelque chose de très naturel et j’ai l’impression, que comme beaucoup de choses naturelles, on a tendance à en faire un tabou. Un de plus. Ce qui à mon humble avis n’apporte que plus de problèmes, plus de craintes et ne fait que renforcer les sentiments d’exclusion, de culpabilité et de honte.

Et vous, vos flux, ils ressemblent à quoi? Vous en parlez? Vous n’osez pas? Vous êtes à l’aise avec vos cycles, votre sang? Ou bien c’est un sujet très sensible que vous n’abordez qu’avec votre gynécologue (si tant est que vous en ayez un de compétent) ?

 

Le rêve du silence

Crédit Pixabay

Bip. Bip. Bip. Ce n’est pas le réveil, juste une énième notification sur ton téléphone. Une fois, deux fois, dix fois, cinquante fois dans la journée, le Bip Bip Bip résonne.Tu as reçu un message. XYZ a aimé ton commentaire. XYZ a répondu à ton commentaire. AZE a partagé ta publication. Tu as quatre messages non-lus sur Facebook. Deux personnes te demandent comme amis. Rejoins le groupe de ZER pour partager tes bonheurs de la semaine…

OTY a publié une photo. OTY a publié une photo. OTY a publié une photo…

Les mails se suivent et se ressemblent. Newsletter mensuelle, hebdomadaire, quotidienne. Chacune son créneau horaire. Chacune son message, chacune son offre. Des inconnus qui tout au long de la journée te disent “je peux changer ta vie” – “sois fière de toi, tu es belle” – “tu as toi aussi essayé le flux instinctif, dis-moi tout” – “l’offre que je te propose est révolutionnaire” – “je peux t’aider à devenir une femme épanouie” – “la couleur de ta semaine est…” – “j’ai développé le programme fait pour toi” – “tu n’as rien à faire, juste à être” – “la peur est en toi, il est temps de la regarder en face” – “tu peux gagner beaucoup d’argent, il suffit de le vouloir” – “retrouve confiance en quinze jours” – “si j’ai réussi, tu peux y arriver, dis-moi tout…”

Les minutes sont devenues des heures et les heures ont filé. Sans moi. J’étais là sans être là. Pas dans l’instant en tous cas. J’étais entre la newsletter qui me proposait un programme révolutionnaire pour entrer en contact avec mes guides spirituels et une story Instagram qui me parlait féminisme et beauté de la nature – maintenant il ne suffisait plus de la vivre, il fallait la partager avec la terre entière pour qu’elle existe. J’étais dans un fil quasi ininterrompu d’informations qui ne me parlaient pas mais que je faisais défiler par habitude. J’étais dans le 25e message envoyé sur le groupe Whats’app des parents de l’école qui dissertaient sur la tenue appropriée pour le prochain cours de tennis. J’errais entre le partage de l’une, de l’autre, entre un “peut-être” et un “peut-être pas”, entre “tiens j’achèterais bien ce bouquin” et “ou pourquoi pas cette huile de massage”. J’écoutais des étrangers parler de leur routine beauté et de leurs fringues achetées en vide-grenier. J’étais dans l’apparence, dans l’appartenance à un truc vide de sens pour moi. Certainement pas dans le plaisir du soleil sur mon visage, pas dans le souvenir de la douceur de sa peau.

Beaucoup de bruit. Trop de bruit. Trop de bip. Trop d’informations. Trop de propositions. Le vacarme, le chaos et la perte d’équilibre.

Trop.

D’un coup j’avais besoin de silence, de me reconnecter à moi, de revenir à l’intérieur, de lâcher toutes ces newsletters qui au lieu de m’apporter un peu de bien-être me filaient le tournis. De partir loin des notifications, de cette pression de chaque instant. Que je m’imposais en tant que spectatrice, en tant qu’actrice. Quelle était devenue la valeur de mon partage? Qu’est-ce que je cherchais, qu’est-ce que je fuyais dans cette course à la “proposition qui va changer votre vie”?

Trop de bruit. Stop. J’arrête tout. J’arrête cette machine infernale, cette recherche de likes à tout va, ces chiffres qui ne veulent rien dire. Je mets le frein à main avant que le bruit ne devienne trop assourdissant, avant que je m’y habitue surtout, avant que je ne me rende plus compte de rien.

Le silence. Oui le silence. L’apaisement. Le calme. Les rayons du soleil. La caresse du vent. Les rires des enfants. La vie, sans téléphone. Penser à lui. Penser à toutes ces histoires qui n’attendent que moi pour voir le jour. Photographier le monde, juste pour le plaisir de ce temps là. Le regarder vivre. Être là, dans chaque instant. Et savourer le silence. Surtout savourer le silence. Vivre.

 

Les États d’Esprit du Vendredi 22.03/02.2019

Sous ce soleil printanier avant l’heure, je poste mes états d’esprit, initiative de The Posman et Zenopia Mais où sont-ils passés d’ailleurs? On copie le formulaire, on le remplit, on glisse un petit mot doux sur leurs blogs respectifs avec le lien de notre article et c’est parti :

Début [14h25]

Photo: ci dessus – un peu de verdure…
Fatigue : quelle fatigue?
Humeur : au top
Estomac: choux, pommes cuites, cake aux olives, tisane
Esprit: plein d’idées
Cond. phys. : yoga – marche et 2h de danse prévues demain (!!)
Boulot/projet : c’est calme, j’écris – coaching en pause pour cause de vacances…
Culture: Harry Potter Tome 6 (j’ai pleuré) – L’homme qui regardait la nuit de Gilbert Sinoué
Penser à : se faire confiance et aller de l’avant

Avis perso (1): je suis toujours choquée d’entendre “la / l’autre pute” dans la bouche des enfants comme des adultes pour parler de quelqu’un qu’ils n’aiment pas…
Avis perso (2): mentir sur ses diplômes quand on est thérapeute, c’est limite et pour la confiance, pas très engageant

Message perso: (1) tu me manques… (2) une présence c’est essentiel mais malheureusement ça ne se commande pas sur catalogue! Courage pour demain (3) tu nous manques – pour ce rendez-vous et tout court aussi (4) après votre voyage on tente de se caler un moment (5) la mer ne sera pas loin ma belle…
Loulou: en vacances ce soir, a hâte de profiter du bord de mer, reçoit encore des cartes d’anniversaire, veut faire des maths dès le réveil !
Amitiés : ce weekend
Love : dans une autre sphère horaire…
Sorties : jogging, danse, brunch, lecture au soleil
Essentiel: vivre l’instant et se faire plaisir- découvrir – apprendre – s’amuser…
Courses: carnets et cartes postales
Envie de: entendre le son de sa voix, passer du temps avec lui
Zic: d’actualité pour loulou (et moi aussi du coup je fredonne…)

Début [14h45]

Très bon weekend à vous tous! Profitez de l’instant et de la vie, tout simplement!

On ne peut sauver personne!

Crédit Pixabay

C’est un fait.

Quand on ne le sait pas, on se sent prêt à se perdre corps (et âme) pour l’autre. L’esprit de sacrifice. On cherchera par tous moyens à le/la sortir de telle ou telle histoire, à la diriger vers tel ou tel chemin. En vain. Guérir est un choix personnel. Personne ne peut agir pour une autre personne, l’aider, l’accompagner, si cette personne n’a pas fait ce choix, en elle-même, pour elle-même. Vouloir à tous prix sauver l’autre résulte soit d’une médiocre estime de soi qui a besoin d’un acte fondateur pour espérer s’améliorer, soit d’une forte estime de soi ou beaucoup d’insouciance (je pense à l’amour d’un enfant pour son parent par exemple) qui imagine qu’il peut tout (même ce qui semble par essence impossible).

Quand on le sait. Ou qu’on le comprend enfin, c’est encore un peu compliqué à accepter. C’est compliqué de se dire qu’on ne peut rien pour l’autre, que chacun a son histoire, chacun ses forces et ses faiblesses, chacun aussi ses priorités. C’est compliqué d’accepté de voir une personne que l’on aime sombrer. C’est difficile de se sentir impuissant face au chagrin, à la douleur, aux épreuves de la vie de quelqu’un qu’on aime.

Toutefois on peut écouter, être présent, proposer un avis, donner un conseil, soutenir. Rien de plus. Le cheminement est intérieur. Si la personne ne veut pas le faire ou n’est pas capable, à un instant T de le faire, qui sommes nous pour lui imposer une manière d’être et d’agir?

Quand on l’intègre, c’est presque une libération. De soi. De l’autre. c’est accepter chacun tel qu’il / elle est. C’est accepter nos limites. Et les siennes. C’est accepter qu’il peut choisir telle ou telle voie et que celle-ci peut être à l’opposée de ce que nous aurions fait. C’est son chemin, sa vie. Vouloir lui éviter des erreurs, des impasses, des chutes est humain. Mais c’est aussi lui manquer de respect, ne pas le juger apte à faire face, à choisir la bonne route.

Sauver l’autre n’est pas de notre ressort. La seule personne à laquelle nous pouvons venir en aide, c’est nous-mêmes. Mais sommes-nous prêts à cela? Sommes-nous d’attaque pour plonger dans les profondeurs de la connaissance du Soi?

Votre avis m’intéresse…