Challenge Ecriture #39 – 24.11.2020

Texte à venir…

Retrouvez les participations ici: Chez Mébul – Maman une histoire!

Pour la semaine prochaine (#40), mettons un peu de douceur et de légèreté dans la vie des uns et des autres et dressons chacun à notre manière notre liste de Noël idéale! J’espère que ce thème vous inspirera. J’ai toujours grand plaisir à découvrir vos textes!

Ce pari un peu fou

Photo by Nubia Navarro (nubikini) on Pexels.com

J’entends souvent “tu le connais mieux que quiconque”
Je ne connais pas mon enfant
Je ne le comprends pas toujours non plus

Qui peut prétendre le connaître véritablement?
Même lui, comme moi, comme nous tous, mettra peut-être des années à se trouver, à se définir, se re-définir

J’ai pensé naïvement ne rien projeter sur lui
Et puis…
J’ai fait l’erreur aussi
De le vouloir comme ci, comme ça
De vouloir le voir aimer des choses qui me parlent
De le voir suivre mes pas

On met beaucoup de pressions sur les parents
D’ailleurs en tant que parents on a souvent l’impression que notre enfant est la représentation de toutes nos réussites et de tous nos manques
Notre CV émotionnel, psychologique, affectif, relationnel
Notre carte d’identité pour être vu comme un “bon” parent
Notre empreinte dans ce monde
La trace de notre passage

Notre enfant n’a rien à voir avec nous
Il n’est pas notre prolongement
Il n’est pas nous, il n’est pas à nous
Il EST

Et je trouve que ce n’est pas toujours facile de l’accueillir dans ce qu’il EST justement
Dans ce qu’il est et que nous ne sommes pas
Dans sa différence
Dans son mystère
Dans son individualité
Dans ce qu’il a de plus beau, de plus fragile, de plus difficile à capter, de magique, de déstabilisant, de complexe, d’intimidant, de sacré

Je trouve que ce n’est pas évident d’être là
Sans attente
Sans porter de jugement
Sans condition

La parentalité c’est une rencontre inattendue
Une plongée en eaux troubles
Un lien qui teste nos résistances, nos limites
Une rencontre sans garantie que ça fonctionne
Que la complicité soit au rendez-vous
Une histoire
Faite de renoncements, d’acceptation
De chemins mal pavés
De routes parcourues main dans la main
Et parfois à contre-courant

Un pari un peu fou
Que nous tentons malgré tout!

Les Etats d’Esprit du 22.11.2020

Vendredi, dimanche, c’est le weekend! C’est un peu compliqué de trouver du temps en ce moment pour venir écrire ici alors je profite de ces quelques minutes de calme aujourd’hui. Je dépose en passant une pensée aux deux fondateurs de ce rendez-vous incontournable (Zenopia et The Postman).

Début [11:15]

Photo: Noir et Blanc
Fatigue : un peu le matin et le soir, fatigue physique seulement
Humeur : bonne
Estomac: thé matinal
Esprit: serein
Cond. phys / Bien être. : sophrologie, c’est vraiment ce qui me fait du bien en ce moment, yoga, une bonne séance de cardio-dance, marche, escaliers au bureau

Projet/Boulot: dans mon nouveau poste et c’est top! Formation mise en pause mais c’est toujours dans un coin de ma tête – je me laisse le temps

Culture:  Capitaine Marleau – Les fantômes de Manhattan de RJ Ellory – Une joie féroce de Sorg Chalandon (j’aime son écrire mais ce livre m’a mise très mal à l’aise) – Les Loyautés de Délphine de Vigan – Petit traité de l’abandon d’Alexandre Jollien (cet homme m’épate!)

Penser à: cadeaux de noël

Avis perso (1): je suis assez lassée d’entendre parler de parentalité en termes d’accomplissement / de dépassement de soi. On ne vit pas tous les choses pareil. Avis perso (2): qu’est-ce que ça rapporte de toujours comparer les enfants entre eux? Avis perso (3): on peut donner le meilleur à son enfant et puis un jour il peut vous tourner le dos, sans raison apparente ou bien prendre une mauvaise direction. Y a t-il vraiment un fautif??

Message perso (1) Merci! (2) Je pense à vous toujours (3) Prends soin de toi, de ton coeur et de ta santé.

Loulou: un mystère de plus à élucider
Amitiés : cartes, mails
Love : présent toujours

Sorties : aucune de prévu à part aller au travail
Essentiel: respirer et revenir à soi
Courses: tout est fait
Envie de: pause

Zic: A soft place to fall (je sais que ce passage plaira à quelqu’un!) – la chanson + le danse, je fonds…

Fin [11:35]

Challenge Ecriture #38 – 17.11.2020

Tu parles d’une histoire. Mettre les jeunes avec les vieux et laisser mijoter. J’aime pas les vieux et j’aime pas les jeunes. Je suis aigrie me dit ma fille. Elle, c’est pareil que le reste, elle vient par obligation. Elle sourit et elle s’en va. Elle s’en fout.

A la cantine, ça y allait l’autre jour, on n’en était pas à une critique près. Ok peut-être qu’avec mes lunettes à double foyer, j’avais une vision de cul de bouteille, mais je leur trouvais une sacré sale tronche à mes copains de galère.

Alors voilà qu’on nous colle des jeunes dans les basques. Histoire de nous maintenir à flot. On ne parle même pas la même langue!

Le chat d’Huguette est mort. Il puait le pauvre. Elle aussi mais tout le monde dit qu’elle vivra centenaire.

Ah oui, l’histoire des jeunes. Je ne sais pas trop ce qu’il leur a pris. Une idée pour nous maintenir dans le circuit. J’ai plutôt l’impression qu’on dérive. A la vitesse maximum. On tient à peine sur nos guibolles et on n’aligne pas deux mots sans se tromper de conjugaison.

Elise, elle a deux couettes, toutes jolies. Comme ma fille. Ma fille elle est laide. C’est peut-être pas ma fille! Oh il faut que j’aille me reposer, je ne sais plus trop où j’en suis. j’ai peut-être besoin de revoir l’ophtalmo. Je passerai à l’accueil demain. Demain, c’est passé et ça vient?

Retrouvez les participations ici: Sweet Things – Maude chez Mébul – Les lunettes chez Josée

Pour la semaine prochaine, je vous invite à écrire un texte en lien avec ce titre de livre (en espérant que vous ne l’avez pas lu!) : La petite fille qui avait avalé un nuage grand comme la tour Eiffel (2015 – Romain Puértolas)

Unipare

Photo by Artem Beliaikin on Pexels.com

Je t’ai rêvé
Je n’ai fait que ça
T’imaginer descendre
Et venir faire les cent pas
Dans le creux de mon ventre

Je t’ai rêvé
Quelque part à moitié
Dans une drôle de vie
Un amour qui ne tenait pas droit
Une envie maladroite

Je t’ai rêvé
Comme un baume apaisant
Qui viendrait compléter
L’image rassurante
De la famille modèle

Je t’ai rêvé
Pour faire taire
Les démons solitaires
Pour calmer l’angoisse
De l’unipare

Un rêve
Un idéal alambiqué
Sans le poids des responsabilités
Un rêve
Pour ressembler aux autres
Pour faire comme tout le monde

Mon rêve s’en est allé
Comme le souvenir de ce qui n’a pas été

Et entre mes mains
Un adieu dérisoire
Que le vent porte loin
Là où n’existent que nos chimères construites
Pour échapper au vide

Challenge Ecriture #37 – 10.11.2020

La crise de l‘agriculture. C’était pourtant pas de son âge de radoter. Il n’avait que ces mots là à la bouche, depuis bientôt un mois. Le problème était certes grave mais je ne pouvais plus le supporter, lui et ses diatribes interminables, ses essais ratés, ses envolées lyriques dignes d’une tragédie grecque, qui mettaient un terme brutal, à nos repas en tête à tête. Je ne disais rien et ça le mettait hors de lui. Il me trouvait insensible et égoïste, deux mots qui lui allaient si bien en temps normal. Là, c’était différent, on parlait de la terre, du sol, de sa patrie. Là, il pouvait briller. Il deviendrait peut-être célèbre à force de batailler.

Il m’écœurait soudain, je ne le voyais plus que comme un étranger. Il oubliait que j’avais la tête dans le cirage à chaque fois que je revenais de me faire piquer. Une dose de potion magique pour adoucir la fin, une espèce de limonade infect en guise de récompense, pour me donner le courage de revenir. Je me demandais bien ce qui me poussait à espérer, l’instinct de vie ou la peur de la mort. C’était peut-être pareil pour lui!

Retrouvez ici les participations de Mébul, Sweet Things et Josée! Le monde revient! Merci!

Pour la semaine prochaine (#38), je vous invite à écrire un texte qui comportera la phrase suivante au milieu de votre récit: “avec mes lunettes à double foyer, j’avais une vision de cul de bouteille”. A vous de jouer!

A la surface de l’eau

Photo by Francesca Zama on Pexels.com

Ses doigts à la surface de l’eau, qui se floute et tremble. La piscine est comme prise de frissons. Et sur son corps s’échouent quelques gouttes translucides. Elle se souvient du film visionné hier soir, du regard perçant de Jeremy Irons et de la tension érotique qui s’en dégageait. De l’autre côté de la piscine, des yeux la fixent, c’en est troublant. La même audace, comme une révélation.

Elle revient au clapotis familier de l’eau. Et glissent ses doigts sur les dessins qui se forment et déforment la réalité. Ici et là des points qui reliés les uns aux autres racontent une histoire. Le vert se brouille encore davantage au contact de deux autres mains qui s’accordent au ballet des siennes. Elle sent ses doigts suivre un autre rythme. Sa respiration se fait dense. L’illusion impose sa cadence. Puis plus rien. Comme si tout venait d’un imaginaire fécond et indomptable.

L’eau a retrouvé sa légèreté. Quand tout son corps n’est que tension. Le génie dans sa lampe sort et entre selon son bon vouloir. Les images dans sa tête se mélangent. Elle se lasse de l’eau qu’elle ne fait que frôler. Elle ferme les yeux et voilà que le visage revient, que des mains la surprennent, que ses hanches se fondent dans l’atmosphère suave.

Elle se laisse faire, ses sens absorbés par l’impact étranger. Une autre caresse pour redonner vie à son ennui. Sous le regard discret de l’eau dans laquelle se reflète un corps à corps dont elle ne saurait dire où il commence, ni où il se termine.

Challenge Ecriture #36 – 3.11.2020

En éveil

Va et vient le corps dans un demi-sommeil
Autour des rêves qui se dessinent
Nul ne saurait dire 
En vérité qui de l’esprit ou de la matière
Sait 

Circonvolutions sacrées en mouvement
Eclairent le monde de leur clarté
Nul ne saurait vivre
Contre le temps
Eternellement 

Retrouvez ici la participation de Josée! Encore merci à elle!

Pour la semaine prochaine (#37), je vous invite à écrire un texte à partir des mots suivants: radoter, célèbre, agriculture, cirage, limonade, potion, essai.

Une nouvelle dizaine!

Photo by Pixabay on Pexels.com

Une dizaine qui s’achève, une nouvelle qui débute.

Celle qui s’achève a été riche en rebondissements, moments forts et années douloureuses. En 2010, j’étais en Irlande, en couple et déjà bien malheureuse, luttant avec férocité pour défendre mes idées et consciente tout de même que la situation dans laquelle je me trouvais alors était sans issue.

Il aura fallu un mariage, une grossesse pour que je prenne la décision de mettre fin à trois années de combat, trois années comme une chute lente et certaine, trois années au bout desquelles je ne savais plus qui j’étais, ce que je voulais, ce qui comptait.

Un pantin désarticulé, au sourire triste, le cœur meurtri, la tête comme prise dans un étau, le corps affaiblit et déshumanisé. Voilà ce que j’étais fin novembre 2012 à mon retour en France. Avec pour seule obsession l’envie que mon cauchemar s’arrête, l’envie de faire une chute qui pourrait me soustraire à ce monde dans lequel j’avais l’impression de sombrer chaque jour un peu plus.

La séparation n’a pas mis fin ni aux menaces, ni au harcèlement, elle était nécessaire mais pour se détacher de l’emprise, il m’a fallu encore 4 bonnes années, une longue procédure de divorce. La séparation m’a offert la chance de revenir à moi, de reprendre mon pouvoir personnel.

Je peux le dire, ça s’est fait dans la violence, des gestes, des actes, des mots. Ces années là je ne les souhaite à personne. Elles ont le mérite d’avoir existé, de m’avoir montré que ma vie avait de la valeur et qu’il ne tenait qu’à moi de le voir, de l’intégrer, de changer la donne.

Énormément de choses se sont passées en 10 ans, c’en est même incroyable. Une descente infernale et une remontée spectaculaire. C’est quand j’ai commencé à nouveau à croire en la vie que la vie m’a souri en retour. Les opportunités se sont présentées et, non sans me faire des nœuds à la tête bien souvent, je les ai embrassées.

C’est depuis un ou deux ans que je me rends compte du chemin parcouru, de tout ce qu’il a fallu laisser et ce qui m’a fait grandir, de tout ce que j’ai voulu changer en moi par crainte du regard d’autrui, de ce que j’ai pardonné, de ce que j’ai appris à transformer.

Petit à petit construire ma relation avec mon fils, lâcher l’idée du « tout parfait », me laisser envelopper par sa joie de vivre, apprendre à me pardonner aussi (j’y arrive de mieux en mieux)

Petit à petit croire davantage en moi, assez pour relever certains défis professionnels.

Petit à petit laisser l’amour prendre sa place, sa juste place et savourer notre chance.

Petit à petit laisser la magie opérer.

Petit à petit renouer avec mon corps de femme, dépasser la honte et le dégoût.

Petit à petit, prendre ma place dans ma cellule familiale, pardonner les errances, accepter mes proches tels qu’ils sont avec leur bagage personnel, émotionnel. Tout en refusant d’adhérer à des idées qui ne sont pas les miennes.

Petit à petit, panser mes plaies, m’épanouir, regarder mes blessures avec indulgence et mes failles avec plus de douceur, miser sur mes forces, accueillir mes émotions, parler, ne plus taire qui je suis et même, sans y penser, tranquillement commencer à m’aimer.

Les Etats d’Esprit du Samedi 31.10.2020

@Marie Kléber

C’est samedi mais c’est mieux que rien et les états d’esprit me donnent l’occasion de revenir un peu par ici. Je dépose en passant une pensée aux deux fondateurs de ce rendez-vous incontournable (Zenopia et The Postman).

Début [10:01]

Photo: Fleurs
Fatigue : les journées sont tellement chargées que je me repose bien!
Humeur : très bonne
Estomac: tartines de quinoa
Esprit: serein
Cond. phys / Bien être. : sophro, yoga, cardio, un peu de marche. Je vous mets le lien vers la chaine Youtube que je suis pour bouger son corps et se faire du bien (n’y voyez rien de sexuel!)

Projet/Boulot: pour vous mettre au parfum. Je viens de reprendre en urgence le poste d’une collègue en plus du mien et je dois prendre un nouveau poste courant novembre (en plein confinement, c’est beaucoup plus fun!!)

Culture:  Capitaine Marleau – Les gratitudes de Delphine de Vigan – La brulante lumière de l’amour toujours en cours (ce livre est une révélation, vous pouvez lire la chronique de Sophie ICI) – Les fantômes de Manhattan de RJ Ellory (J’adore ses bouquins!)

Penser à: prendre chaque jour comme il vient (toujours d’actualité!)

Avis perso (1): Un confinement qui n’en est pas vraiment un, en gros c’est le grand flou! (2): A un jour près, nous avons eu de la chance! (3) Aucun commentaire sur les horreurs de la semaine, enfin si, j’ai beau être assez ouverte d’esprit, je considère que les personnes qui haïssent à ce point la France et ses libertés n’ont rien à faire sur son territoire. (4) Allons nous être assez intelligents pour respecter ce confinement?

Message perso (1) Tu sais tout! (2) Merci pour tes délicieux cadeaux, à tous les niveaux (3) Je suis tellement contente que tu ai reçu l’enveloppe! (4) Encore des semaines l’un sans l’autre mais mon cœur est apaisé cette fois (5) courage à tous et à toutes, on sort toujours plus fort des moments difficiles et je vous envoie toutes mes vibrations positives pour ce temps.

Loulou: en vacances encore, a pleinement profité, a hâte de reprendre l’école!
Amitiés : mails, messages, appels, cartes
Love : délicieux, magique, 1001 saveurs!

Sorties : supermarché (j’espère qu’il restera des pâtes, des oeufs et du papier toilettes!) et marché (tant que c’est encore possible)
Essentiel: se foutre la paix! Prendre soin de soi! Laisser filer les injonctions qui ne nous correspondent pas!
Courses: pour préparer des plats sympas
Envie de: reprendre le chemin du blog, j’ai plein de choses à vous partager!

Zic: Nos vies parallèles

Fin [10:25]

Bon weekend et portez vous bien!