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Les Etats d’Esprit du samedi 15.05.2021

Copyright @mariekleber37

Deuxième participation de Mai et le soleil se chamaille la première place avec la pluie! Place aux états d’esprit! Je dépose en passant une pensée chaleureuse aux deux fondateurs de ce rendez-vous incontournable et j’espère qu’ils se portent bien (Zenopia et The Postman).

Début [08:27]

Photo: créativité

Fatigue: les weekends sont plutôt sympa mais loin d’être reposants
Humeur: bonne
Estomac: à jeun ce matin
Esprit: philosophe
Cond. phys / Bien être. : yoga, sophrologie, cercle des Muses, marche dans la nature, rituel écriture du matin et auto-soins énergétiques

Projet/Boulot: les journées sont bien chargées et les voyages compliqués à organiser!

Culture:

LIVRES “Vers la beauté” et “La délicatesse” de David Foenkinos (fan de ses romans!) – “Le courage” d’Osho – “L’élégance des veuves” de Alice Ferney (quelle écriture!) et “Les malheurs de Sophie” avec Loulou

FILMS / DOCUMENTAIRES: HPI et un spectacle de Shirley et Dino avec Loulou

Penser à: accepter son rythme

Les jolis moments: doux réveil, la nature, journées en famille, créer avec les Muses du cercle de printemps, tester mon énergie sur moi!

Message perso (1) tu peux être fière de toi! (2) c’est super tout ce qui se passe avec ce coaching! (3) merci! (4) profite de ce long weekend et des tiens…

Loulou: réclame ses grands-parents à tour de bras (heureusement qu’ils habitent à 15minutes à pied) et son cousin aussi (là c’est plus compliqué de s’organiser), à troqué Alan Stivell contre Alain Souchon et Laurent Voulzy, découvre avec délice les malheurs de Sophie (mais c’est moi qui lis!)

Amitiés : téléphone, cartes, mails, pensées
Love : très pris par son boulot, en long weekend en famille

Sorties : parc, compost, marché, on sort un peu plus loin aussi…
Essentiel: découvrir qui je suis et c’est que je travaille en sophrologie, c’est pas facile mais je sens que j’évolue / accepter son rythme aussi.
Courses: marché car là on finit les fonds de tiroir
Envie de: me découvrir encore et encore et oser être qui je suis! Tout un programme! Dis comme ça, ça parait simple mais je vous assure que j’en lâche des larmes sur le chemin. Ca fait du bien aussi.

Zic: Grand Corps Malade (je découvre ses chansons et j’aime beaucoup!) – Plan B

Fin [08:53]

Excellente fin de weekend! Et souvenez-vous que la pluie n’a pas à être synonyme de morosité!

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Challenge Ecriture 12

Je ne peux pas écrire ce que m’inspire cette symphonie sans penser à toi. Toi dans ton fauteuil. Toi et Beethoven et tous les autres.

Je ne peux pas écrire ce que m’inspire cette symphonie sans que les souvenirs n’affluent, sans que les notes se détachent pour t’accompagner dans l’infini de ton repos.

Je revois maman, si fragile et nos bras qui l’entourent pour qu’elle ne s’effondre pas. Je sais reconnaitre l’endroit précis où ton corps disparait derrière le rideau et où ses sanglots se cognent contre l’invisible.

J’écoutais avec toi cette grande symphonie et tu m’as dit c’est le troisième opus que je veux pour partir, peu de gens le connaissent et pourtant il a plus de saveur que n’importe quel autre morceau de l’artiste fou.

J’écoute et je sais l’instant, quelque part tu es là, avec moi, comme si de rien n’était, comme si tu n’étais pas ailleurs. Je ferme les yeux alors, j’hume le goût particulier de cette grande musique, comme tu te plaisais à l’appeler. La musique classique n’a rien de classique!

Face à la violence de la fin, parce que tout n’avait pas été dit, ou dit trop tard, c’est votre histoire, je saisis la tendresse de ces quelques notes légères, si pleines de vie, celle d’un nouveau jour, d’un ultime “je t’aime”.

Retrouvez les participations ici: Chez Stephen Sevenair, Chez Marie Encre Nomade, Chez Sweet Things, Chez Mébul, Chez Josée

***

Merci à tous et toutes pour ce beau mois et vos sorties de zone de confort que vous pouvez célébrer, sans hésiter!

Pour ce nouveau mois, j’ai envie d’explorer un thème: le secret! C’est un thème très prisé en littérature. Secret, mensonge, mystère. Qui croit et qui croire? Comment un secret nait, comment un secret vit, comment il disparait? Est-il toujours si secret? Combien de vies a t-il le pouvoir de changer, de détruire? Est-ce si simple d’être détenteur d’un secret? Doit-on le révéler ou pas?

Je ne vous cache pas que c’est un thème que j’apprécie énormément et je me rends compte qu’il y a toujours matière à l’explorer davantage.

Pour cette première semaine (#13), nous allons partir d’un livre que vous connaissez peut-être – Un secret de Philippe Grimbert que je vous recommande en passant – et d’une phrase, qui sera la première phrase de votre texte: Louise m’avait permis de reconstituer l’idylle de mes parents coupables. J’avais quinze ans, je savais ce que l’on m’avait caché et à mon tour je me taisais, par amour.

Bonne écriture et à la semaine prochaine!

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Challenge Ecriture 11

Je me trouve là, dans cet endroit désert, le silence tout autour, tout juste troublé par le bruit de la nature, sourd. Je l’attends.

Mai 2007

Elise et moi adorons cet endroit, reculé, loin du monde, ses interdits, ses murs hauts et son histoire à inventer. Une vieille maison bourgeoise que certains disent hantée. Ses fantômes doivent nous aimer pour toujours nous accueillir avec le sourire. Nous sommes riches d’une histoire aussi douce qu’un fleuve tranquille. Cinq ans, cinq ans d’un bonheur sans nuage qui fait dire à certains que ça ne durera pas, qu’il y a quelque chose qui ne tourne pas comme il faudrait. Elise et moi nous nous aimons comme au premier jour.

Mai 2014

Elise et moi, nous pensions que tout irait toujours. Pourtant c’est à cet endroit précis qu’elle m’a posé une question, à laquelle je ne m’attendais pas du tout, “Toi et moi, on va où?” En tournant les yeux pour échapper à la réponse, je me suis retrouvé devant un mur, un grand mur couvert de tâches rouges. Était-ce l’œuvre d’un peinture fou, plein de rage? Ou bien le sang de quelque squatteur passé à tabac? Je ne me suis pas approché. Le mur et sa réponse étaient terrifiants. Elise est repartie sans un mot et cet endroit chéri est devenu maudit.

Mai 2007

Elise et moi nous aimons mal. Comme beaucoup. Nous ne le savons pas, comme beaucoup. Nous ignorons les signes, les petits grains de sable, nous avons pris des habitudes de vieux couple même sans vivre sous le même toit. Nous faisons moins attention. Elise entretient une relation ambiguë avec son ex. Et moi avec mon boulot. Mais tout est beau sinon. Tout est lisse. Tout est envie et plaisir. Pas de belles promesses ni de projets d’avenir. D’ailleurs pourquoi il faudrait des projets? Pourquoi il faudrait s’engager? Elise et moi sommes sur la même longueur d’onde, nous marchons côte à côte sans but. Ca nous convient.

Mai 2014

Elise voulait autre chose et je ne l’avais pas vu. J’avais compris trop tard. Je lui en avais voulu, bien sûr, et puis je lui avais reconnu le courage d’avoir mis fin à cette histoire, non dénuée de sentiments, mais vouée à un “à peu près” qui n’était juste pour personne. Si bien que quand j’ai rencontré Sarah, je savais que ce serait différent, que ce serait plus fluide. Sarah et moi, c’était les montagnes russes, au moins là, personne n’y trouvait à redire. Sarah tenait à son indépendance et cela m’allait bien, un peu désabusée par ses précédentes expériences, elle ne souhaitait pas tirer de plans sur une potentielle comète. Sarah adorait les balades improvisées dans des lieux reculés. Ca nous faisait un point commun!

C’est elle qui m’avait donné rendez-vous là, dans cet endroit. J’avais ressenti comme des frissons à l’idée de revenir sur la scène d’un drame. Le mur était désormais blanc. Des couches pas très uniformes, qui donnait au lieu un cachet médical. C’était peut-être ici que les autopsies de mes amours étaient vouées à se tenir. J’avais peur, peur que Sarah me pose la même question, peur de me prendre le mur une fois de plus. Non, c’était impossible, Sarah et moi, c’était du solide, une histoire qui tenait la route. Je n’avais pas fait les mêmes erreurs qu’avec Elise. Je commençais à faire un petit tour d’horizon des derniers mois, histoire de me rassurer. A Sarah, j’avais même proposé de vivre ensemble, faisant fi de mes angoisses. A Sarah, je disais les choses, même celles qui me paraissaient ridicules. A Sarah, j’offrais des voyages. Nous étions plein d’idées nouvelles tous les deux!

Dans cet espace comme mort, tout juste maintenu en vie par la faune, la flore. La nature pousse et repousse les frontières du mystère. Je l’attends.

Retrouvez les participations ici: Chez Mébul, Chez Sweet Things, Chez Josée, Chez Justine

***

Pour la dernière semaine sur le thème de la musique, je vous propose de la musique classique, la 9e symphonie de Beethoven – 3e mouvement. Les règles sont les suivantes: écrire un texte (pas de poésie) à la première personne du singulier. Le texte ne devra pas parler de la musique en elle-même mais de ce qu’elle évoque pour vous, ce qu’elle fait naître comme image(s) et émotion(s).

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Les Etats d’Esprit du Vendredi 30.04.2021

Le soleil revient comme pour bénir ce premier weekend de mai! Place aux états d’esprits du vendredi. Je dépose en passant une pensée chaleureuse aux deux fondateurs de ce rendez-vous incontournable et j’espère qu’ils se portent bien (Zenopia et The Postman).

Début [17:17]

Photo: mon fond d’écran plébiscité par mes collègues!

Fatigue : de bonnes nuits
Humeur: excellente
Estomac: salade composée, poire, thé
Esprit: de plus en plus léger
Cond. phys / Bien être. : yoga, sophrologie, cercle des Muses, méditation, marche et quelques parties de foot avec loulou!

Projet/Boulot: ça bouge!

Culture:

LIVRES “Sula” de Toni Morisson, “L’enfant parfaite” de Vanessa Bamberger – une belle découverte, “l’envers du décor” de Tatiana de Rosnay

FILMS / DOCUMENTAIRES: HPI hier soir (je regarde très peu la télévision mais de temps en temps c’est sympa de se poser devant le petit écran!)

Penser à: changer de regard!

Les jolis moments: le retour de loulou, le jour qui dure, réveil doux, le cercle des Muses, sentir l’énergie entre mes mains!

Message perso (1) merci! Et merci encore! (2) heureuse de retrouver le goût sucré de nos mercredi matins (3) très chouette coupe! (4) vivement le taroscope de dimanche!

Loulou: de retour, écoute de la musique bretonne en boucle, mets du 12 ans, pose des questions, se passionne pour la seconde guerre mondiale…


Amitiés : téléphone, cartes, mails
Love : très très occupé, pense aux autres avant de penser à lui, attentif toujours

Sorties : parc, compost, dans le quartier toujours
Essentiel: partager, aimer, créer, les belles personnes
Courses: marché et du matériel créatif
Envie de: être bien!

Zic: La nouvelle chanson des Frangines

Fin[17:32]

Posted in Variations Littéraires, Tout un poème

Je suis…

Photo by cottonbro on Pexels.com

Je suis le sang mêlé au souffre
La flèche qui transperce le cœur du guerrier
Je suis la haine au bord du gouffre
La déchéance, l’inhumanité

Je suis la bombe larguée
Au dessus d’une ville en pleurs
Je suis le silence terrifié
L’innommable et insondable peur

Je suis celui qui viole
Et celui qui pille
Je suis celle qui s’immole
Ces enfants qu’on assassine

Je suis les ténèbres capricieux
La mort qui crie
Je suis le caprice ténébreux
Le bourreau et ses furies

Je suis le vide et le plein
Sans arrêt en mouvement
Je suis le néant assassin
Le chaos entêtant

Si je ne suis que ça
Je disparais
Entité fragmentée
Je me dissous dans l’air

Je suis la résilience
Le sourire de l’enfance
Je suis le merveilleux en transe
L’ idéaliste espérance

Je suis la lumière dans la pénombre
L’or pur au pays des nombres
Je suis la voix derrière les ombres
L’amour qui devient onde

Je suis l’affirmation
L’émotionnel en action
Le corps livré à la passion
L’esprit de l’illumination

Je suis la confiance
L’être en pleine conscience
Le Divin sans obsolescence
Je suis l’ère de l’évanescence

***

Il est, selon moi, impossible de vivre sans toutes ces parts. Nous ne sommes jamais tous blancs ou tous noirs. Il y a en nous ce que nous aimons et détestons chez l’autre. Ce dernier agit comme un miroir, à nous d’avoir les yeux pour voir!

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Challenge Ecriture semaine 9

Je serais là, posée sur le rebord de la fenêtre. Je ne ferais pas de bruit, je ne réveillerais pas la maison. Tout sera silencieux autour, seule la végétation pourra m’apercevoir. Elle restera muette, la nature comprend les secrets.

Je resterais là, pendant la nuit, à te regarder dormir, le corps au repos. Je contemplerais tes rêves à l’extrémité de ta peau. Je dessinerais sur ton sommeil des sillages comme autant de routes à parcourir au lever du jour.

Je serais, comme une étoile au firmament du ciel, un infime brin d’atmosphère. Je passerais juste, juste comme ça, pour m’assurer que tout va. La lune me procurera la lumière nécessaire pour saisir plus qu’un battement de cœur. Je découvrirais ton décor, ton confort, tout ce qui ne m’est pas accessible.

Je resterais là, le temps qu’il faudra. Puis aux première lueurs de l’aube, je m’éclipserais. Un peu comme une voleuse de soupirs. Je t’emporterais avec moi pour les jours sans toi.

***

Retrouvez les participations ici: Chez Sweet Things, Chez Mébul, Chez St Jerem, Chez Justine, Chez Josée

Pour la semaine prochaine (10), on va voyager du côté d’un pays cher à mon cœur. Les consignes sont les suivantes: écrire un texte court à partir de la chanson ci-dessous en intégrant les mots suivants: ile, falaise, transmission, trèfle, indépendance, héritage, dolmen, coutume, symbole, péninsule.

Au plaisir de découvrir vos créations lundi prochain!

Posted in Les Etats d'Esprit du Vendredi

Les Etats d’Esprit du Dimanche 18.04.2021

Une fois n’est pas coutume, je rédige mes états d’esprit le dimanche. Je dépose en passant une pensée chaleureuse aux deux fondateurs de ce rendez-vous incontournable et j’espère qu’ils se portent bien (Zenopia et The Postman).

Début [10:40]

Photo: Nature citadine

Fatigue : je ne sais pas si c’est le yoga ou si je mange bien, mais je me sens bien!
Humeur: très bonne
Estomac: nescafé, oeufs brouillés, banane
Esprit: coloré
Cond. phys / Bien être. : 30mn/1h de yoga et 30mn/1h de marche par jour, écriture, sophrologie, journal créatif

Projet/Boulot: pas mal de réunions sur l’organisation de nos prochains bureaux, un déjeuner virtuel

Culture:

LIVRES “The Dark Side of Love” de Rafik Schami (terminé! Il fait 800 pages aussi), “13 à table” du Collectif pour les Restos du Coeur, “Les victorieuses” de Laetitia Colombani, (coup de coeur!), “Jours sans faim” de Delphine de Vigan (on ne présente plus D de Vigan), “L’émouvante et singulière histoire du dernier des lecteurs” de Daniel Fohr (trouvé dans une boite à livres et très intéressant!)

FILMS / DOCUMENTAIRES: Bridget Jones 2, Book Club, Let’s Dance, Capitaine Marleau, Les 101 Dalmatiens (trop craquant!), Ted Talk Maïa Mazaurette

Penser à: s’écouter (et c’est plutôt positif)

Les jolis moments: du temps à deux et une nuit dans ses bras, créer, lire au soleil, faire mes cartes, dessiner un mandala, sentir mon corps et ma respiration, se préparer de bons petits plats

Message perso (1) c’est fait du bien de se retrouver! (2) merci! (3) vos mots sont vraiment très touchants sur ce chemin (4) chaque chose en son temps! (5) très beau et fort ton témoignage, la vie ne sera jamais celle d’avant mais elle peut aussi être très lumineuse. Continue tes vidéos, elles sont un réel bonheur à écouter! Toujours!

Loulou: fait des heures de vélo, est passé au groupe des grands en poney, travaille avec sa grand-mère, adore apprendre les divisions et les chiffres romains!
Amitiés : téléphone et courriers
Love : attentif, passionné, voyageur (il y en a!), organisé, sexy

Sorties : une journée formation “découverte de l’énergétique”, sophro, balades quotidiennes
Essentiel: la créativité
Courses: marché
Envie de: s’abandonner à la vie!

Zic: Grand Corps Malade et Suzanne “Pendant 24h”

Fin [10:55]

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Un chemin de guérison #3

Photo by Quang Nguyen Vinh on Pexels.com

J’écris pour exorciser les maux, pour moi, pour les autres, pour toutes ces femmes et tous ces hommes qui supportent, qui renoncent et qui un jour osent à nouveau un pas dans la vie / dans le vide aussi. J’écris par impulsion, pour ne plus jamais entendre “il t’aimait à sa façon”.

Cette histoire est tout sauf une histoire d’amour. C’est une histoire, comme beaucoup d’autres malheureusement, une histoire de violence et d’emprise. Je conçois que pour certaines personnes ce soit extrêmement difficile à comprendre. Je vous laisse aller lire cet article intéressant sur le sujet: de la peur à la soumission.

J’écris aussi pour montrer que la vie ne s’arrête pas là, qu’il y a une vie après l’enfer, que l’amour n’a rien à voir avec ce qui a été vécu, qu’on peut, chacun, chacune retrouver le goût des choses et vivre des relations harmonieuses basées sur la confiance et l’échange.

***

Je me suis endormie
Comme d’habitude
Avant toi

Et voilà que tu viens
Lumière vive
Bruits de pas

La lune disparait
Rideaux tirés
Comme si elle pouvait
Violer l’intimité

Dans les draps, tu viens
La sensation de ton corps
Contre le mien
M’indispose

Ne pas bouger
Ne pas t’inviter

Depuis quand ça t’importe ?
Depuis quand ?

Depuis quand je supporte ?
Depuis trop longtemps

J’ai mal avant
J’ai mal après

Mon ventre
Le néant
Rien qui ne vienne de toi
N’est vivant

A coup de tabou
Tu détruis tout

Sur la pointe des pieds
Je disparais
Soumise à chaque instant
A tes besoins primaires

Si seulement je pouvais
Faire taire le malaise qui grandit
Pure folie
Tu l’as déjà dit

Je me réveillerai demain
Comme d’habitude
Loin de toi
Encore plus loin
Chaque matin

***

On ne s’est pas dit “bonjour”. Pas de vive voix. Pas comme on le fait naturellement au quotidien, sans y mettre plus d’intention que ça.

On s’est dit “bonjour” avec le corps et le coeur, en mouvement. On s’est dit bonjour en s’enlaçant, en laissant chaque parcelle de peau s’enflammer au contact de l’autre.

On s’est dit “bonjour” dans un élan de vie, offerts entiers à l’instant. Un embrasement instantané et quelque chose comme de l’empressement, une envie fulgurante que rien ne peut contenir et qui doit se partager pour ne pas exploser.

On s’est dit “bonjour” dans le silence du soir et j’ai laissé mes craintes au placard. L’étreinte contenait tout, tout ce qui aurait pu être dit, écrit, tous les mots qui se voudraient rassurants. En quelques secondes seulement, le “sans” s’est évanouit. Le temps s’est interrompu pour que nous puissions gouter, toi et moi, à la texture, la saveur, le goût, l’essence même de ce rendez-vous.

On ne s’est pas dit “bonjour” comme toujours. On y a mis un peu plus de sens. On s’est laissé emporter par les pulsions, les pulsations, le tempo de la mélodie distillée au fur et à mesure de cette partition improvisée.

Il n’y a pas de meilleure façon de se dire “bonjour” quelque soit l’heure du jour!

Lien vers le chapitre 1

Lien vers le chapitre 2

Posted in Emprise et Renaissance

Un chemin de guérison #2

Photo by veeterzy on Pexels.com

La façon dont les mots caracolent sur mon corps laisse imaginer ce qui fut – passé – présent – résilience, mise en marche de l’acte de libération – guérison.

***

J’ai fait l’amour à la nuit
Pour égorger les démons dans leur sommeil
Effacer les traces
La honte collée aux flancs de l’espérance

De mon enveloppe de femme s’envole un cri
Celui de la bête qu’on punit
Le sang versé se répand
Sur l’orgueil du mâle dominant

***

Entendre ta voix
Quelques notes
Timbre apaisant
Qui jamais ne se moque

Ta voix
Comme si tu étais là
Un morceau de toi

Vibrent les cordes
De cette partition
Dans laquelle tu t’investis
Dans laquelle je pensais
Que personne n’oserait

Il est si facile d’aimer
Plus délicat de se laisser aimer
De se laisser approcher
Plus que d’ordinaire

De se voir presque
Comme dans l’eau d’un lac
Vision un peu déformée par les secousses
Et si pure pourtant

N’est-ce pas ton regard
Qui me donne un peu plus d’audace
N’est-ce pas l’étincelle que j’y capte
Qui m’appelle à quitter ma peau élimée

Pour une nouvelle
Celle cachée par des années
A être si mal aimée

Lien vers le chapitre 1