Challenge Ecriture 2020

Challenge Ecriture #27 (21.07.2020)

Il y a ceux qui se souviennent et ceux qui oublient. Ceux qui regardent les années passées de rire en rire. Et d’autres pris dans le tumulte des larmes qui perdent de vue la joie. Il y a les naissances et les hypothétiques prénoms. Et les morts, la fin, les trahisons, les secrets qu’on emporte comme autant de frissons.

Il y a ceux des jours francs et ceux des jours sans âme, qui le regard perdu, se demandent comment ou plutôt pourquoi tout s’est passé comme ça. Ils égrainent les départs comme d’autres célèbrent les victoires.

Derrière les regards, les vies et derrière les vies, les choix. Compréhensibles ou pas. Tant qu’on peut rester fidèle à soi. Doit-on vraiment quelque chose à quelqu’un ici-bas?

Une nouvelle vie, comme un émoi. Et la nuit au loin qui emporte les étoiles. Bris de glace sur les pavés. Il y a ceux qui retiennent leur souffle et ceux qui, quoi qu’il en coûte, continuent d’espérer.

Vous pourrez retrouver les participations ici: Cette année là chez Mébul et Chez Josée

***

Les vacances approchent, je ne serai pas présente sur mon blog. Je reviendrai le 11 aout. D’ici là je vous laisse avec quelques idées/ pistes pour les semaines à venir, afin que vous puissiez continuer à vous faire plaisir. Je serai ravie de vous lire à mon retour!

  • Partez d’une couleur de votre choix et décrivez ce qu’elle vous inspire.
  • Fermez les yeux, respirez profondément et prenez la première image qui vous vient à l’esprit. Ecrivez un texte qui part de cette image ou qui l’intègre, de la manière qui vous convient.
  • “Affirmez-vous…pour mieux rentrer dans le moule!” Rédigez un texte en lien avec cette citation.
  • Prenez un livre au hasard, ouvrez le et écrivez la première phrase lue. Ce sera le début de votre texte.
  • Décrivez en détails un plat qui vous fait salivez. Utilisez vos 5 sens pour cet exercice et faites nous rêvez!
  • C’est l’été, on se dévoile, osez un texte qui change de ce que vous avez l’habitude d’écrire!

 

Les Etats d'Esprit du Vendredi

Les Etats d’Esprit du Samedi 18.07.2020

Une fois n’est pas coutume, je vous livre mes états d’esprit le samedi matin, avec une pensée en passant aux deux fondateurs de ce rendez-vous incontournable (Zenopia et The Postman).

Début [09h05]

Photo: Souvenir de confinement! (Photo de Loulou!)
Fatigue : je retrouve enfin des nuits complètes
Humeur : excellente
Estomac: céréales
Esprit: concentré
Cond. phys / Bien être. : un peu de marche et c’est tout!

Projet/Boulot: le grand calme au bureau, super weekend de formation, coaching
Culture:  Angélique et le Roy Daddy Coolcôté lecture pas réussi à accrocher sur un livre, je vais me rattraper dans le train la semaine prochaine
Penser à: communiquer!

Avis perso (1): la franchise c’est toujours positif!
Avis perso (2): chacun avance à son rythme…
Avis perso (3): ok le masque c’est pas super agréable mais bon il faut peut-être voir plus loin que notre propre petit confort!
Avis perso (4): je suis d’avis que pour se faire un avis, il est nécessaire de puiser dans différentes sources d’informations, d’être ouvert aux idées des autres, même si elles nous déplaisent et de ne pas foncer tête baissée dans la mêlée sans trop savoir ce qu’on défend…
Avis perso (5): libérer la parole des femmes est ESSENTIEL. N’oublions toutefois pas qu’il y a des femmes prêtes à des choses qui nous paraissent aberrantes pour s’élever dans l’échelle sociale, réussir et autre.

Message perso (1) Le matin, le soir, le midi, je prends tout! (2) Merci!  (3) Je continuerai à écrire et je n’hésiterai plus à me confier (4) J’espère que tu es bien arrivée dans ta nouvelle ville! (5) Tu es rayonnante et ton visage respire l’amour avec un grand A (6) Ton tarot me fascine…

Loulou: joue, saute dans tous les sens, fait le zouave, va reprendre le poney, attend son cousin avec impatience et de retrouver sa maman aussi!!
Amitiés : ce midi, la semaine prochaine
Love : très attentif, attentionné, séduisant, délicieux, débordé mais très à l’écoute, ouvert d’esprit, est le premier qui me montre que j’ai une place, que j’existe (c’est pas rien!)
Sorties :  sophrologie, déjeuner entre filles ce midi, mémé demain et vacances lundi soir
Essentiel: communiquer, dire ce qui nous touche, partager nos émotions
Courses: des babioles pour partir en vacances…
Envie de: bord de mer

Zic: Un peu de musique pour danser!

Fin [09h30]

Extraits Livres Publiés · O bonheur des sens

Je pourrais vous dire…

Crédit Pixabay

Je pourrais vous dire que nos nuits d’amour gagnèrent en intensité, celle de nos contrastes, que j’adorais la prendre sur la table au milieu des miettes, le matin surtout, avant que nos journées de boulot respectives ne nous séparent pendant des heures inconfortables.

Et qu’elle criait aussi, que c’était bon de l’entendre jouir, les fenêtres ouvertes, pour que tout le monde sache combien c’est ravissant une femme riche de délices, que j’en voulais plus, que je lui donnais plus. Qu’elle enfilait sa robe sur les miettes juste après et que le soir on faisait chauffer du chocolat au bain-marie, noir de préférence, corsé, au caramel au beurre salé parfois, au piment aussi, pour changer, et qu’elle adorait m’en enduire le corps et venir ensuite le lécher, à califourchon sur moi telle une guerrière en plein rituel sacré.

Que j’aimais le chaud, très chaud et le froid, très froid. Qu’elle préférait sentir couler sur son corps, entre ses seins, si jolis et si ronds, les glaçons. Chacun ses passions. Et que j’aimais beaucoup le moment d’attente, l’espièglerie dans ses prunelles, quand c’était moi à califourchon sur son corps, qui tenait les rênes d’un nouveau scénario.

Je pourrais vous dire qu’elle me dévorait toujours avec le même enthousiasme que celui des premiers jours. Qu’elle adorait jouer avec sa bouche tout entière, ses lèvres, sa langue, ses mains. Que j’aimais la regarder faire, aller et venir sur mon membre tendu. Que j’appréciais sa générosité en la matière, que c’était chaque fois différent, chaque fois enivrant. Qu’elle me disait y penser toute la journée.

Je pourrais vous dire les marques sur ses jolies fesses. Un peu de rose pour les jours gris. Et son corps qui en redemandait. Mes mains qui honoraient sa peau en cadence. Et parfois le cuir d’une ceinture, d’un fouet, des traversées que nous faisions ensemble, à notre rythme. Et son cou que je découvrais chaque fois plus en profondeur, son cou détendu entre mes mains expertes, sa respiration bridée par une pression précise, sa confiance acquise. Un transfert de pouvoir qui me laissait libre d’agir à ma guise, de la pousser dans ses retranchements, tout en connaissant ses limites.

Et ses jambes pliées, repliées, ses cuisses écartées, son intimité visitée par mes doigts affamés, ses cheveux saisis sur le vif, sa tête rejetée en arrière, ses poignets enserrés, ses pieds maintenus par des rubans de soie, son être tout entier souple, qui n’en avait jamais assez, et sa petite voix, qui disait « encore, encore » et ne voulait jamais que ça s’arrête.

Je pourrais vous dire encore tant de choses à son sujet, continuer comme ça sur des pages et des pages…

Extrait de la Fille Exquise – disponible sur Amazon et The Book Edition

Carnets de route

Cette Tyrannie qui nous fait du mal

Ce weekend j’ai appris un nouveau mot: La Happycratie ou la Tyrannie du bonheur.

Et ça a fait écho immédiatement.
Pas besoin d’aller chercher bien loin. C’est la nouvelle injonction à la mode. Et si la quête du bonheur, du plaisir, de la joie est saine en soi, ne réduire nos vies qu’à cela me parait dangereux. D’ailleurs, le monde n’a jamais été aussi mal et vide de sens. Regardez autour de vous et dites moi combien vous voyez de gens vraiment bien dans leur peau et dans leurs pompes? Hors mise en avant de leur vie “parfaite” sur les réseaux sociaux.

Est-ce que les gens respirent vraiment la douceur de vivre? Est-ce que vous sentez les gens en phase avec leurs choix, leurs émotions, leur vie tout simplement?

Nous naissons tous avec une personnalité qui nous est propre, un environnement familial particulier, un arbre généalogique, un passif qui n’est pas le nôtre mais que nous portons quand même. Nous grandissons avec nos blessures, nos traumatismes, nos joies, nos peurs, nos réussites, nos goûts, nos valeurs, nos idéaux, nos programmes. Nous connaissons des hauts, des bas. Nous nous arrangeons chacun avec notre bagage. Nous sommes tous à différents instants de nos vies. Il n’y a pas un modèle, un moule. Ce qui est applicable à l’un ne le sera pas forcément à l’autre. Nous avons chacun notre propre carte du monde. Et celle ci n’est compréhensible par personne d’autre que nous.

Alors le bonheur là dedans, le bonheur tel un étendard, qu’il faut appliquer comme de l’Arnica sur une plaie. Dépasser ses blessures, prendre confiance en soi, aller de l’avant, faire le deuil, pardonner, vivre l’instant et j’en passe. Sur le papier c’est très joli. Et je suis la première à dire que c’est important, chaque jour faire un pas vers soi, vers un mieux-être qui nous correspond davantage.

Toutefois à l’excès cela met une pression sur les gens. On nous gave comme des oies. On nous dit de s’affranchir des “il faut” mais on nous en re-balance autant dans l’autre sens. Ce culte du bonheur c’est presque comme une secte. On saute à pieds joints dans “ce n’est qu’une question de volonté”! Et on entraîne les autres dans notre course un peu folle, qui au final ne fait que nous éloigner des problèmes, des difficultés sans les résoudre.

Oui, méditer ça fait du bien. Oui faire attention à ses pensées et ses paroles c’est important. Oui prendre soin de soi, de sa santé c’est essentiel. Oui les soins énergétiques, les fleurs de bach, l’aromathérapie, la lithothérapie, le yoga, lire, dessiner, marcher en pleine nature, rire, entre autres, ce sont des aides précieuses sur le chemin.

Des aides, pas une baguette magique. On devient boulimique, sans s’en rendre compte (et je parle en connaissance de cause). On absorbe tout ce qu’on peut en la matière. Mais ça n’apaise qu’en surface. On ne règle rien. On fuit plutôt, toujours un peu plus loin. On finit par avoir du mal à vivre les coups de blues, les moments d’angoisse. On finit seul avec ses émotions un peu trop lourdes à porter. En regardant autour, le mot “bonheur” clignote, on se demande pourquoi, nous, on n’y arrive pas. Alors pour certains ce sera juste un passage à vide avant de remonter à la surface, pour d’autres ce sera plus dramatique.

On n’échappe pas à ce qu’il faut régler. Alors oui, ça revient, un peu trop souvent parfois. Alors oui, il faut peut-être se faire aider pour mieux se comprendre, mieux s’accepter. Nos chemins de vie ne sont pas linéaires. C’est utopique de le croire. C’est dangereux de vouloir à tout prix rayer les difficultés, mettre un voile sur les épreuves. Le boomerang revient toujours.

Je veux me souvenir et je souhaiterai que vous vous en souveniez aussi, qu’on a le droit de ne pas être au top 365 jours par an, qu’on a le droit d’avoir mal, peur, d’être en colère, d’être nostalgique ou d’avoir envie de baisser les bras, qu’on a le droit de se sentir fragile dans le creux de la vague et fort une heure après, que nos parts d’ombres existent, même si elles ne sont pas accessibles facilement, que nos failles sont réelles, que nous pouvons connaître de grosses crises existentielles et toutefois être heureux, que seul le Sage est au-dessus de tout ça. Nous n’en sommes pas encore là!