Tout un art

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Il y a les amateurs de cônes, de magnums, de glaces à l’eau ou de glaces italiennes à la crème, de sorbets, une, deux ou trois boules pour les plus gourmands que l’on mange à la cuillère dans un pot ou à l’intérieur d’un cornet, nappé ou pas de chocolat. Avec des biscuits, des éclats de friandises. Le choix peut parfois s’avérer Cornélien!

Il y a ceux qui croquent dedans à pleines dents, ceux qui savourent, font durer le plaisir, ceux qui fendent la pellicule de chocolat et ne mangent que ça.

Il y a ceux qui lechent, aspirent. Ceux qui engloutissent le tout sans demander leur reste. Ceux qui jouent avec la langue autour du savoureux mélange de parfums élaboré par leurs soins.

Il y a les gourmands, les goulus, les épicuriens, les passionnés. Il y a aussi ceux qui ne raffolent pas de ce doux plaisir sucré qui ravit les papilles des incontournables affectifs du quart d’heure glacé.

Manger une glace l’été est un art très personnel dans lequel chacun excelle en fonction de ses affinités.

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Qui suis-je (au-delà de ce contrôle que je m’impose)?

Crédit – Pixabay

Hier, lors de mon atelier d’écriture mensuel, en discutant de mes textes et personnages, sur deux écrits dans la même soirée, les mêmes mots sont sortis de la bouche des autres participants et ça m’a filé une de ces claques.

Le contrôle (tout comme l’équilibre), c’est l’histoire de ma vie en quelque sorte. J’essaye de m’en affranchir depuis de nombreuses années mais force est de constater que ça ne fonctionne pas,  car même les « héros » de mes histoires y ont droit.

Tout dans ma vie est sous contrôle. C’est rassurant et éreintant aussi. Le contrôle me protège, de moi-même et du monde. Le lâcher prise j’y aspire, j’y arrive parfois. Cela ne dure jamais longtemps. Et pourtant je m’accroche…

Depuis que je suis petite, chaque débordement aussi minime soit il a été recadré. Les seuls endroits où le contrôle n’était pas de mise : ma tête et une piste de danse. Petite je parlais seule, mon sas de décompression, cette impression qu’enfin je pouvais lâcher du lest, être vraie à l’intérieur de moi (même si ça gênait beaucoup de monde, une petite fille qui parle seule c’est dérangeant). Sur une piste de danse, c’est la musique et le ressenti qui priment.

Dans la vie de tous les jours, je contrôle mes mots, mes gestes, je planifie à l’excès, je rentre dans le moule, je m’affirme (en culpabilisant beaucoup).  Je contrôle mes émotions aussi. Je me sais à fleur de peau souvent. Tout est extrême en moi, le bon comme le mauvais. J’aime passionnément la vie et j’ai flirté avec la mort. Je me sais capable du meilleur comme du pire. J’ai marché dans les ténèbres et dans la lumière. Je connais l’odeur de la peur, du néant, des tripes mises à nu. Comme je veux rester maîtresse de moi en toutes circonstances, de peur que l’autre en face voit mes fragilités, s’aventure au-delà de l’apparence, je contrôle. C’est presque un réflexe. Parfois l’autre voit à l’intérieur de moi, je le sais, il ne dit rien, il est attentif, présent, il sait, il attend que je sois prête à m’offrir sans fard, dépourvue de toutes ces couches de peau qui ne sont pas moi – peu de gens me connaissent de cette manière là. J’apprends à me découvrir davantage avec ces personnes là, ce n’est pas toujours facile et je ne me trouve pas toujours juste non plus vis à vis d’elles (enfin c’est une autre histoire).

C’est même devenu un trait de caractère. L’année dernière, en écrivant le texte « En eaux troubles », quelque chose s’est produit, le lâcher prise à eu lieu, l’histoire s’est dessinée dans un espace du moi libéré. Et si les retours ont été positifs, beaucoup de personnes qui me connaissent m’ont dit « ce n’est pas toi ». Et pourtant si, c’était cette partie de moi enfouie sous des années de contrôle.

Depuis quelques années, il y a une personne qui touche là où ça fait mal : mon fils. Il est comme un miroir face auquel mes limites se cognent. Avec un enfant, impossible de tout contrôler. Il y a ces moments où je m’y accroche pourtant, où un débordement aussi minime soit il vient chambouler croyances et principes, je me sens perdue, complètement larguée, incapable de réagir comme un adulte devrait pouvoir le faire. Je redeviens cette petite fille en colère contre le monde entier. Puis il y a d’autres moments où le contrôle se tait, l’intuition prend la main, où je m’adapte facilement, principes et croyances s’effondrant au profit de la meilleure manière de gérer une situation compliquée.

Le contrôle est parfois nécessaire, parfois superficiel. J’aimerais réussir à ne plus le laisser diriger ma vie. J’aimerais plus de liberté, moins de culpabilité. J’aimerais que mes émotions ne soient plus un frein, que mon cœur débordant d’amour puisse se dire sans crainte. J’aimerais que mes mots exultent eux aussi. J’aimerais être et que ma manière de m’exprimer ne soit plus vue comme un « débordement », juste comme ma façon à moi d’exister.

Et vous le contrôle, ça vous parle? Vous arrivez à vous en détacher? Si oui, comment? 

Dis-moi…

Crédit Pixabay

Dis moi tes plus grandes peurs, ce qui te fait trembler. Dis moi ce que tu redoutes, de quoi tu doutes.

Dis moi ce qui grandit dans tes heures d’insomnie, de quoi sont constituées tes nuits, ce que tu crains quand les lumières s’éteignent.

Dis moi à quoi tu rêves, les idéaux qui te font grandir, les mensonges qui te font souffrir.

Dis moi l’impact de la nuit sur tes envies, l’impact du temps qui passe sur tes amours.

Dis moi ce que tu caches, ce que tu gardes en toi, ce que tu n’oses pas.

Dis moi qui tu pries, qui tu appelles quand le monde vacille, quand ton monde s’illumine.

Dis moi tes essentiels, ta vérité, le gout de ton bonheur, à quel sauce se mangent tes sentiments.

Dis moi…

La pudeur est un leurre dans lequel on se perd. A trop vouloir se taire, on oublie d’avouer ce qui nous pèse, on oublie que nous sommes humains, que ce que l’on dit nous rapproche, ce que l’on partage nous libère!

Celui qui…(ou ma brève expérience des sites de rencontre)

Samedi, en me rendant à l’anniversaire surprise d’une amie, je suis passée place du Palais-Royal. J’aime cet endroit, chargé de souvenirs. J’ai toujours une émotion particulière quand je m’arrête, je glane un sourire et je souris en retour, le cœur heureux et conquis.

En continuant mon chemin, en longeant le ministère de la culture, d’autres images ont surgi. On dit toujours que chaque rencontre nous apporte quelque chose. Et je dois avouer, avec le recul, que c’est bel et bien vrai (même si sur le coup la pilule passe un peu difficilement).

Juillet 2017, je me lance. Je ne sais pas trop où ça va me mener mais qui ne tente rien n’a rien. Cela fait 5 ans que je suis partie, 5 ans que je suis célibataire, choix pleinement assumé. Et à tous ceux qui me demandent comment je fais, sexuellement parlant, j’ai envie de reprendre les propos de Mathilde Seigner dans Tout Pour Plaire “moins je pratique, moins j’en ai envie, quand ça me démange, je me caresse, c’est bien fait et je n’ai pas à gérer le premier crétin venu qui confond mon clitoris avec une game-boy” (MERCI MATHILDE, tu as tout dit).

Donc en juillet 2017, je me suis inscrite sur un site de rencontres. Attention, pour moi c’était pire qu’un saut à l’élastique. Je m’étais jurée que jamais ça ne m’arriverait (oui je sais les « jamais » et moi !). Et puis, il a fallu se rendre à l’évidence, les hommes ne tombent pas du ciel donc entre le boulot, la maison, l’école et le parc de jeux, mes chances étaient faibles. Le but premier était surtout de reprendre ma place de femme que j’avais laissé sur le bas-côté depuis belle lurette et de tester mon potentiel pouvoir de séduction. Je n’avais aucune velléité de rencontrer la perle rare ni de me taper le premier mec venu, comme me l’avaient suggéré mes amies à plusieurs reprises me vantant les mérites d’un « one night stand ». Je n’étais pas convaincue.

Le site de rencontre, c’est un peu comme chercher une aiguille dans une motte de foin. Tu passes un temps fou à creuser pour trouver un éventuel spécimen sortant du lot. Entre temps, tu discutes (le terme est mal choisi parce que le style du dialogue est très télégraphique, tu te demandes si les mecs en face savent écrire en fait), tu échanges des bribes d’informations sur ta vie passionnante (ou pas), tu réalises encore une fois que beaucoup d’hommes ont vraiment un problème avec le « non », tu te rends compte au bout de quatre phrases que tu n’as déjà plus rien à partager ou que certains s’arrêtent à ta photo sans regarder ton profil, quand tu leur dis que tu as un enfant, ils t’accusent limite d’être la pire menteuse du siècle et de leur avoir fait perdre leur temps – précieux forcément, ou pire d’avoir trahi leur confiance (on ne s’emballe pas, ça fait juste deux jours qu’on se parle!)

Au milieu de ce joyeux bordel, il y en a quelques-uns avec qui le dialogue ressemble à autre chose qu’une suite de questions-réponses, sans autre but que passer le temps. Après quelques échanges, il y a la rencontre. Et là, c’est une autre histoire. Parfois, c’est sympa. Parfois, c’est juste catastrophique, dès les premières secondes tu es prête à trouver n’importe quelle excuse pour te barrer en courant. Parfois c’est glauque. Parfois c’est déjà très compliqué (quand c’est compliqué au démarrage c’est rarement simple à l’atterrissage – courage fuyons). C’est comme pour tout, parfois la mayonnaise prend et parfois pas.

A ce moment du récit, vous vous demandez sûrement le lien avec le ministère de la culture. Attendez, j’y arrive.

Mi-aout 2017, je reviens de trois semaines de vacances, je rencontre Y. J’aurais dû me douter qu’un homme qui se moque de mes goûts musicaux n’était clairement pas fait pour moi. Il faut dix fois mieux un homme qui sourit parce que tu confonds ta droite et ta gauche ! Ça c’est vraiment drôle. Tourner JJG en ridicule, non (chacun ses priorités).

Vous me lisez depuis assez de temps pour savoir que ma plus grande hantise ce n’était pas tant de renouer le contact avec les hommes que d’avoir à gérer l’intimité. Tout le monde avait beau m’encourager, l’amour c’est comme le vélo, j’avais du mal à me projeter. L’idée de mon corps nu et d’un autre corps, étranger, j’évitais d’y penser. Et puis tout s’est bousculé, au bout du deuxième rendez-vous, je savais que c’était l’occasion, presque inespérée, d’enclencher la vitesse supérieure. J’avais posé carte sur table dès le départ. C’était important qu’il sache les grandes lignes de ce par quoi j’étais passée. Il n’y avait clairement des choses pour lesquelles je n’étais pas prête. Il manquait clairement de tact à plein d’égards, mais il est certain qu’il m’a permis de franchir un cap important. A l’issue de la soirée, je suis rentrée chez moi débarrassée d’une gêne que j’avais longtemps portée comme un fardeau. Je ne l’ai jamais revu.

Mais quand je passe devant le ministère de la culture, je me souviens que grâce à lui, j’ai repris contact avec mon corps, ses envies, ses besoins, son plaisir (même si on est très loin de ce que je vis aujourd’hui) j’ai pu dire « non » sans crainte et m’engager dans une autre histoire, libérée de certains tourments.

Quand tu n’es pas là

Crédit Pixabay

Quand tu n’es pas là, je trace les contours d’une hypothèse – si tu étais là. Je t’écris, je retiens l’essentiel, grave les instants dans la pierre du temps présent. Je savoure avec plus d’intensité le son de ta voix et j’imagine où tu es, ce que tu vis, les émotions qui te traversent, percent à travers tes envies. Le soleil me saoule de bonheur, la nuit m’attire contre elle, dans un frisson, et ma plume déverse sur le papier tout ce que je retiens le jour.

Et alors tu reviens.

Et j’en oublie les tourments, les cauchemars. J’oublie de te dire la peur que quelque chose te retienne loin de moi, cette peur que j’apprivoise à chaque fois que tu n’es pas là.

Pulsion

Il y a des musiques qui font trembler toutes les fibres de votre corps. C’est comme une pulsion. Vous vous laissez prendre par le rythme. Vous lâchez prise. Ce n’est plus vous qui bougez vos membres, ce sont eux qui épousent la chanson. Vous pouvez tout être, tout tenter, tout oser dans cet instant où rien d’autre n’existe que vous et la musique en toile de fond. Les barrières tombent. Vous pouvez tout exprimer à travers la danse, toutes les émotions, expérimenter tout type de sensations.

C’est exactement l’effet que me fait Ray Charles ce soir. Je trouve cette musique envoutante. Et vous?

 

Les amoureux du RER B

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Crédit – Pinterest

Là, sur la plateforme du RER B, j’observe du regard les deux amoureux enlacés à mes côtés. Il est huit heures du matin. Au bout de la ligne, mon bureau m’attend. Les dossiers qui s’entassent ne font que meubler l’espace. Je m’ennuie considérablement. Travailler pour faire un métier qui te plaira, mes parents m’ont bien eu. Ou bien, ils y ont cru. Pourtant, j’ai pris plaisir à étudier, à passer des heures dans des amphithéâtres surchargés, à lire et relire des cours donnés, tantôt par des professeurs passionnés, passionnants, tantôt par des survoltés, complètement barjos.

Pour passer le temps, je déambule entre les étages, m’arrête chez une collègue pour papoter, échanger quelques anecdotes qui feront le tour des services en un rien de temps. Je reviens à mon poste, sans grande conviction et tente de m’atteler à une tâche compliquée. Je me dis parfois que je pourrais reprendre des études, demander un congé formation ou partir à l’étranger pour parfaire mes langues, puisque rien ne me retient à Paris.

Je vois d’ici la routine de ma journée à venir. Le téléphone sonne. Horreur. Je déteste la musique assassine de l’appareil. Elle perturbe mon rythme. Elle vient interrompre ma maigre concentration. Elle me force à arrêter mon travail. Elle stoppe ma pensée en action. Le téléphone continue de sonner. Le mien ou celui d’un autre. Dans mon bureau ouvert sur le monde, on dirait que je n’entends que le staccato qu’il produit, à longueur de temps. J’attends. Je compte les secondes entre chaque sonnerie. Je me fige. La musique continue. Je tente de me concentrer sur autre chose, sans vraiment y arriver. Rien ne m’intéresse. Le téléphone s’arrête enfin. Je reprends mon souffle. J’écoute le silence. Je m’en délecte. J’en abuse. Jusqu’à la prochaine sonnerie. Il faudra que je décroche cette fois pour régler un énième conflit administratif.

Au loin, j’aperçois le signal qui indique qu’il y a un problème sur une des lignes du réseau. Encore un. Toujours à l’heure de pointe. Souvent le matin. Je suis contente de ne pas être coincée dans un métro à l’arrêt, entourée de personnes, qui au fur et à mesure du retard pris, se crispent, s’énervent, se mettent à chercher frénétiquement un autre moyen d’être dans les temps à destination, sans y parvenir. Sans compter l’odeur des corps en chaleur qui devient vite insupportable.

Regarder les couples se retrouver, se quitter, se dire au revoir pour quelques heures, peut-être plus, se dire adieu des fois, c’est mon péché mignon.

Extrait de mon recueil de nouvelles “la vraie vie”, disponible Ici et sur le site The Book Edition.[:]

A la porte de mon cœur

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Si je vous parlais de lui, je dirais tout ou presque. Je garderais pour moi les odeurs, les saveurs, l’intensité, mes émois intérieurs, la félicité de ces quelques heures passées à ses côtés.

Je dirais la surface, la texture de ses mains, leur délicatesse. Je dessinerais la trajectoire de ses veines, les allers-retours de mes doigts sur sa peau.

J’évoquerais la manière dont il touche mon corps, dont il s’attarde sur son souffle, dont il ressent chaque vibration.

Puis j’écrirais son sourire, limpide, authentique, son regard qui voit tout et au-delà. Je saisirai un instant pour retranscrire les sentiments, précisément.

Si je vous parlais de lui, de moi, je dirais tout ou presque, ses attentions, sa passion, mes nouveaux horizons et le plaisir qui prend ses aises, la raison qui se tait, laisse le corps s’exprimer, l’amour s’imprimer sur chaque centimètre de l’espace de l’être.

Parce que les mots s’imposent à moi, qu’ils se bousculent à la porte de mon cœur, de ma voix, qu’ils inondent mes pensées et refusent de capituler.

Alors je vous parlerais d’amour, encore. Et j’écrirais sur ces destins croisés, ces vies bouleversées, sur le ciel et ses couleurs impressionnantes, sur la beauté et le chaos, sur ces idées folles qui nous font aller de l’avant, nous dépasser, sur tous les « je t’aime » que le vent emmène d’un bout à l’autre de la terre…

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Au coeur de la vie

[:fr]

Il y a

Tes petites mains

Tes tendres envies

Et tes rêves grands comme…

Tes rires qui font trembler

Les murs de la maison

Dont l’écho se propage dans les étages

Tes petits bras qui m’enlacent

De bon matin

Tes jeux créés à partir de rien

Il y a

Tes petits pieds

Tes folles idées

Et tes rêves grands comme…

Tous les châteaux du monde

A bâtir

Les cuirasses des chevaliers

A revêtir

Pour partir à l’assaut du monde

Il y a

En toi

Mille et une couleurs

Le cœur de la vie

Qui bat

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Destins décroisés

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Crédit – Pixabay

Il aurait suffit d’un sourire.

Se dire sans se faire souffrir. Personne n’y a pensé. Nous sommes restés bloqués dans le passé, coincés dans nos existences étriquées, avec nos souvenirs tantôt heureux, tantôt douloureux.

Que nous restait-il face à l’inéluctable ?

Partir. Sans un regard. Ne pas médire de l’autre, un défi que nous nous sommes juré de relever. Sans certitude. Sans se trahir surtout. Ce serait mieux.

Que restait-il de l’amour, de nos nuits, des jours ?

On s’était promis pourtant  – le meilleur à venir.

Et puis, la vie avait pris une tournure décevante. Et nous étions là à mendier un peu de bienveillance, quelques grammes de douceur pour envisager l’avenir. Seuls.

Que restait-il de nous ?

Juste deux corps en apesanteur dans un Tribunal de banlieue, le corps vidé d’énergie, le cœur broyé de tous ces non-dits, ces secrets bien ficelés, gardés sous scellés.

Au fond se mentir, c’est encore ce que nous avions fait de mieux…

Ceci est ma participation à l’atelier d’écriture A vos claviers #5 proposé par Estelle du blog L’atelier sous les feuilles.

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