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Tu en as de la chance!

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Peut-être.
Souvent ces mots sonnent un peu comme une accusation. Je l’ai souvent vécu de cette façon. Comme si tout avait été simple entre nous!

Je ne parlerais pas de chance, plutôt de courage, de générosité, de résilience, d’œuvre commune. J’opterais pour opportunités, celles créées à partir de presque rien, de beaucoup de non-dits, de peurs, de silence, de mots qui blessent.
Je parlerais d’engagement, de remise en question, d’un chemin fait, chacun à son rythme, avec ses propres moyens.

Si j’ai de la chance, alors je l’ai créée. Nous l’avons créée. Tous ensemble. Pas en même temps.
Ca a été compliqué, douloureux, on a eu envie d’arrêter, de tout lâcher, de partir, de tracer notre route les uns sans les autres.
Couper les ponts n’est pas toujours la solution. Parfois c’est vital. Parfois, il y a autre chose, quelque chose de plus pur, de plus fort, quelque chose qui vient pas à pas faire bouger les lignes, même celles de ceux qui ne voulaient rien céder.

Si nous avons de la chance, alors elle n’est pas le fruit du hasard, elle est née d’un pari, celui qui veut que rien n’est définitif, celui qui dit qu’après l’orage…
Nous l’avons méritée, à la peine des jours gris, au chagrin des incompréhensions, à l’impression fade de ne pas y arriver, de ne pas réussir à avancer les uns vers les autres, les uns avec les autres.

Alors oui, peut-être que c’est de la chance, mais cette chance là, elle est alors à la portée de tous. Nous pouvons tous être créateurs.
Nous pouvons tous, non seulement la toucher du doigt, mais aussi la prendre à pleines mains.
Il ne tient qu’à nous de rendre les choses possibles. Pas d’un coup de baguette magique. Avec de l’investissement, la conscience que tout arrive en son temps, que les graines plantées finissent par produire des fruits, des fleurs, en acceptant les cycles, les débuts, les fins, les sensations inconfortables, les pas en arrière, les murs, les recommencements. Toujours.

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Les Etats d’Esprit du Vendredi 19.03.2021

Une nouvelle série d’Etats d’Esprit bientôt confinés! Enfin si on peut appeler ça un confinement! Je dépose en passant une pensée chaleureuse aux deux fondateurs de ce rendez-vous incontournable et j’espère qu’ils se portent bien (Zenopia et The Postman).

Début [17:45]

Photo: peinture et couleurs
Fatigue : je dors bien donc c’est top!!
Humeur: au beau fixe
Estomac: salade, chocolat, tisane
Esprit: créatif et heureux
Cond. phys / Bien être. : sophrologie, yoga, routine écriture/soin du matin, marche 1h deux fois par semaine pour le travail, peinture, dessin

Projet/Boulot: des journées bien remplies! Des collègues efficaces!

Culture: The Dark Side of Love de Rafik Schami, HP6 avec loulou, HP2 in english! Happy Feet 1 & 2 (pas trop accroché)

Penser à: aux jolies choses (même si c’est dur parfois, même et surtout quand c’est compliqué dans nos vies, il y a de belles choses un peu partout qui peuvent nous aider à cheminer!)

Les jolis moments: moment à deux, rire, soirée solo, atelier d’écriture, se sentir bien

Message perso (1) profite de ce “break”! (2) pensées *1000 pour cette étape douloureuse (3) prendre de la distance avec les choses permet de se rendre compte que nous avons aussi notre part de responsabilité dans ce que nous vivons (4) il y a plein de personnes plus “avancées” dans certains domaines et pas dans d’autres, tu as toute ta place ici et ailleurs!

Loulou: dans HP 6, a découvert un nouveau jeu de mots sur l’ordinateur, pense que Castex et Casse-tête vont bien ensemble!
Amitiés : plein de pensées pour les jours gris. Le deuil est un processus long et douloureux, au bout duquel la lumière revient toujours.
Love : voyageur, attentif, compréhensif, un peu révolté ces derniers temps!

Sorties : la blague!! Foot pour loulou – on reste dans un rayon de 10km!
Essentiel: toutes nos avancées, tout ce qui nous parait évident aujourd’hui est le fruit de tout ce que nous avons vécu, compris, intégré!
Courses: faites aujourd’hui (parce que dès demain il faudra une nouvelle attestation!!)
Envie de: jeux de sociétés et films sympa à regarder!

Zic: To come…

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Quand on est perdu…

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Quand on est perdu…

Tout nous parait bon à prendre.
On est en quête d’une solution, du vaccin antibrouillard, de la formule magique qui nous délivrera.
On se cherche, on cherche un sens, sa voie, sa voix, un lien quelconque qui nous permette de faire face au chaos.
On prend pour argent comptant toutes les belles paroles, on voit des signes partout, en tout.
On se laisse embarquer par le courant, inconsciemment.

On perd la conscience. La normalité nous parait banale.
On remet tout en question, même le tangible.
On serait prêt à boire n’importe quelle potion pourvu qu’elle vienne apaiser le trouble en nous.

On est vulnérable quand on perd son chemin.
Quand le clinquant nous attire.
Quand les mots des uns sonnent comme des promesses.
Quand notre capacité d’analyse se fait la malle.
Quand on croit tout, sans se poser de questions.
Quand on avale le bon, le moins bon en pensant que ça a le même goût.

Il y a un risque
Qu’on ne perçoit pas.
Pris que nous sommes dans le tumulte de notre monde qui se noie.
Ce que l’on connait nous parait d’un coup illusoire.
Ce que l’on ne connait pas nous fait croire
Que ce qui se cache de l’autre côté est le Paradis tant recherché,
Il n’y a plus qu’à oser

Quand on est perdu on s’accroche à ce qu’on peut.
On se plante de chemin.
On évite les miroirs.
On croit à tout pour peu que cela vienne remplir le vide
Des jours « sans ».
On se croit invincible,
Quand tout nous ment

La perte de repères est la nourriture suprême
De celles et ceux qui se posent en « sauveurs »
Inconsciemment peut-être
Tout autant que les autres
Et qui sans le savoir, sans le vouloir
Font encore plus de mal

On s’en rend compte plus tard…

Celui qui dit pouvoir nous sauver n’a aucune clé!
Il prend juste ses désirs pour des réalités

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La mission de vie ou l’histoire d’une quête sans fin!

La “mission de vie” c’est le grand terme à la mode, la nouvelle vague du développement personnel. C’est ton grand tout, le sens de ta venue sur terre, l’appel de ton âme.

C’est ce que tu cherches pas à pas, furieusement, sans t’arrêter. C’est ce que le dernier programme gratuit d’une telle t’a vendu, avant de te laisser livré à toi même, non sans te proposer d’aller plus loin avec un programme payant cette fois!

La mission de vie, c’est le Saint Graal, la clé qui ouvre toutes les portes. C’est ce qu’on te serine à longueur de journée, ici et ailleurs. C’est ce que tu t’acharnes à découvrir de lecture en lecture, de formation en formation, de compte en compte. C’est ce que x, y et z ont découvert et qui a transformé leur vie.

La mission de vie c’est un peu comme le bonheur, tu le cherches partout et tu le trouves nulle part. Parce que tout le monde le sait, le bonheur, il est là, juste là, devant toi et il te suffit d’ouvrir, les yeux, le coeur pour le saisir en entier.

La mission de vie c’est un peu pareil. Ce n’est ni un métier, ni un chemin précis, ni un engagement particulier. C’est là, en toi, c’est ce qui te fait vibrer dans ta vie de tous les jours. Ce n’est pas une prière ni un rituel, une méditation ou un voyage quantique qui vont t’apporter la réponse sur un plateau. Et encore, si il y a une réponse!

Ta mission de vie c’est ce qui te rend heureux, ce qui te met en joie, ce qui te fait du bien et ce qui rend le monde un peu plus beau. C’est ce que tu mets dans les choses, l’eau de fleur d’oranger dans la pâte à crêpe, la goutte de rosée déposée sur l’herbe fraiche que tu regardes émerveillé, un sourire échangé, un rêve qui prend vie, des petits pas de tous petits, le soleil sur ta peau, une main tendue, un regard complice et ce qui se grave dans les cœurs de ceux qui croisent ton chemin. Un jour ou plus.

Ta mission de vie ce n’est pas quelque chose d’extraordinaire, pas une révélation interstellaire. C’est là, aujourd’hui, depuis toujours. C’est plein d’amour. C’est tout simplement la vie comme tu choisis de la vivre à son maximum, à son plus juste pour toi. Il n’y a rien à chercher. Il y a tout à découvrir.

Je vous laisse avec cette vidéo très juste de Arnaud Riou sur le sujet:

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Les Etats d’Esprit du Vendredi 26.02.2021

Après une semaine aux allures estivales, place aux Etats d’Esprit. Je dépose en passant une pensée chaleureuse aux deux fondateurs de ce rendez-vous incontournable et j’espère qu’ils vont bien (Zenopia et The Postman).

Début [20:05]

Photo: aquarelle
Fatigue : bien récupéré pendant les vacances de loulou
Humeur : excellente
Estomac: quiche, soupe, thé menthe, chocolat
Esprit: libre et apaisé
Cond. phys / Bien être. : sophrologie, yoga, danse cardio, routine écriture/soin du matin, bricolage

Projet/Boulot: reprendre l’écriture d’histoires et regarder le Monde autrement que derrière un petit écran!

Culture: Le Courage de Osho, The Dark Side of Love de Rafik Schami, Sister Act, Sex & the City 2, My name is Khan

Penser à: vivre pleinement et être bien dans ses baskets

Les jolis moments: du temps en amoureux, déjeuner entre amies, cadeaux, aménager mon chez-moi, nouveaux vêtements!

Message perso (1) merci pour ton écoute et ta compréhension! (2) ce n’est que le début d’autre chose! (3) tu es merveilleux, ca faisait longtemps! (4) prenez-soin de vous!

Loulou: en vacances avec son cousin, progresse en poney, fait de longues balades, a un beau nouveau vélo, travaille avec le sourire!
Amitiés : appels, déjeuner, ça fait du bien de se parler et de se voir!
Love : à l’écoute, présent, enveloppant, m’offre la place d’être qui je suis, porte un regard très bienveillant

Sorties : sophrologie, librairie, quelques courses supplémentaires avant la reprise
Essentiel: dire les choses, même si c’est pas facile
Courses: livres
Envie de: poésie!

Zic: Country Roads

Fin [20:45]

Posted in Carnets de route, Variations Littéraires

Au plus près de l’instant

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Cela fait quatre ans ou presque, bientôt. Quatre ans que j’essaie d’écrire tout, de décrire tant les émotions que les vibrations que je ressens à ton contact. Ce n’est pas si aisé comme exercice et pourtant je m’emploie à saisir l’éphémère et à le traduire dans la matière.

Des jours et des mois à tenter le pari fou, comme le photographe devant un coucher de soleil qu’il voudrait rendre tel quel sur le papier, de partir en quête de l’expression juste qui traduira mon ressenti, ma vision, dans les moindres détails.

Des heures qui filent et me laissent, comme la couturière sur son ouvrage, absorbée par sa tâche. Je fais et défais jusqu’à trouver ce que je cherche. Je veux être au plus près de ce qui là, dans l’instant, accapare tous mes sens.

Les mots dansent parfois une symphonie magique, mystique et je me demande si c’est bien moi qui ai écrit ces lignes. Les mots m’échappent aussi ou je les trouve trop fades, pas assez denses, pas assez riches. Des mots qui ne disent que la surface et laissent la profondeur à l’état d’ébauche.

Je veux plus. Toujours. Parce qu’il y a tant à dire…

Posted in Les Etats d'Esprit du Vendredi

Les Etats d’Esprit du Vendredi 12.02.2021

Je ne prends pas toujours le temps pourtant j’aime ce rendez-vous de la semaine. Place aux états d’esprit de cette semaine. Je dépose en passant une pensée chaleureuse aux deux fondateurs de ce rendez-vous incontournable et j’espère qu’ils se portent bien (Zenopia et The Postman).

Début [21:35]

Photo: Création acrylique
Fatigue : les semaines s’enchainent…
Humeur : bonne
Estomac: quiche, riz, compote
Esprit: libre
Cond. phys / Bien être. : sophrologie, yoga, routine écriture/soin du matin

Projet/Boulot: agenda bien chargé, je ne vois pas les journées passer / apprendre de nouvelles choses et surtout se faire plaisir!

Culture: Beethoven, HP 5 avec loulou et Le Courage de Osho

Penser à: la femme que je suis aujourd’hui!

Les jolis moments: du temps à deux, recevoir des cartes postales, les fous rires avec loulou, remplir le réservoir de beau

Message perso (1) merci! (2) vos mots toujours me touchent (3) un soutien inestimable! (4) j’attendrai pour le cadeau…

Loulou: sourit à nouveau, beaucoup, me fait rire aussi, un peu ailleurs en ce moment et pour cause demain il revoit son papa après 6 ans d’absence.
Amitiés : mails, cartes, envois personnalisés
Love : présent, attentif, organisé – on se manque mutuellement mais on s’adapte

Sorties : quelques courses et visite médiatisée pour loulou
Essentiel: le plaisir, la joie
Courses: marché, cadeaux
Envie de: danser, créer et profiter de la vie! Entièrement!

Zic: Donna Summer

Fin [22:05]

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Une autre femme…

Kaboompics

Depuis quelques jours, quelque chose est là. Bien entendu, ça va de soi. Quelque chose comme cette présence qui revient dans notre vie. Tentée une fois de plus de dire “pour mon fils, je vais…”. Non. Je n’aime pas cette idée et je ne l’ai jamais aimée. On ne fait pas pour l’autre, au risque de lui faire porter un poids qui n’est pas le sien. Ni juste, ni productif.

Je me suis interrogée sur ce malaise qui grandissait. Les souvenirs? Les blessures? Non, c’était autre chose. Ce n’était pas comme ces vagues émotionnelles qui parfois me submergent.

Je me suis interrogée sur ce que ça venait toucher en moi. A coup de nuits bancales et de rêves chaotiques. D’un côté, l’opportunité pour mon fils. De l’autre, son père, sa voix, son visage. Un monde.

Mais surtout l’angoisse. Oui c’est ça l’angoisse. La femme que j’ai été. La douleur qu’il a fallut dépasser pour faire face. Le poids des mots/maux. L’emprise. Le femme, fragile, fragilisée, inquiète, inquiétée. La vie menacée, la menace.

C’est ce qui est venu jouer avec moi ces derniers jours. Cette espèce de terreur glaçante. Ce sentiment de devoir surjouer une partition imprévisible.

C’était là. Et puis, poser le regard dessus et réaliser que je n’étais plus cette femme, femme-objet, femme que l’on peut bousculer, chahuter, faire chuter d’un regard froid, d’un sourire mielleux. Je n’étais plus la sauveuse non plus que j’avais cherché à être pour donner un sens à ma vie.

J’ai regardé la jeune femme face à l’horreur, au vide, j’ai vu son regard meurtri, son visage perdu. J’ai entendu les soubresauts de son cœur tiraillé, abîmé. J’ai vu au delà de ce que cette histoire avait voulu faire d’elle. Un pantin, une chose, une possession. J’ai vu ce qu’elle était au delà de tous les masques qu’elle avait porté, qu’elle portait encore parfois. J’ai vu ses yeux briller et son corps se détendre. J’ai accompagné ses larmes. J’ai entendu sa voix, une voix posée, une voix claire. J’ai embrassé l’abîme dans lequel elle était tombée par manque d’air, par trop de violence sourde, celle qui ne se voit pas, celle qui ne marque que l’intérieur.

Je l’ai regardé en face et j’ai su qu’elle avait repris son pouvoir, qu’elle était au-delà du passé, qu’elle était revenue là où elle avait toujours été: libre et en paix.

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Variations personnelles…

Crédit Kaboompics

Le manque ne se dit pas. Jusqu’à ce qu’il soit là. Qu’on ne voit que lui. Presque. On voit autre chose, le monde, la vie. Mais il est quand même là. On ne s’arrête pas toujours pour le regarder. On le sait, on le laisse passer. Il sait se faire discret.

Je ne me verrais pas vivre à deux. Toujours, tous les jours. C’est juste comme ça, que je suis faite, que je sens, ressens les choses. Même pas une question de routine. Juste ce besoin d’être avec moi, d’être à moi, avant d’être avec, aux autres.

Et pourtant parfois je me plais à dessiner quelque chose qui ressemblerait à plus que quelques heures par ci, par là, des heures qui mises bout à bout sur un an, représentent à peine un mois.

Parfois je voudrais plus, sans savoir ce qu’il y a à l’intérieur de ce mot, sans savoir vraiment, précisément, ce qu’il contient. Juste plus de toi. Encore une fois, sans ce tic tac invraisemblable qui se moque de nous. Sans la variation des minutes, leur danse aphrodisiaque et puis la chute, celle d’une mélodie qui n’aurait pas trouvé une partition assez longue pour s’écrire complètement.

Je ressens le manque quand les heures pleines débouchent sur le soir, les lumières tamisées, la fraicheur des draps, quand je voudrais dire quelque chose, que ça vient et que le mur est seul à entendre ma voix. Quand le silence est si profond que j’entends mon cœur faire des bonds dans ma poitrine. Quand la journée a été longue, qu’un mot a touché quelque chose, quand je voudrais ne plus avoir tout à porter à la force de mes bras.

Dans ces moments là, j’ai comme des larmes, pas graves, des larmes de grande. J’ai comme le sentiment, diffus, confus, que je ne sais pas, ce que je veux, ce que je ne veux pas. J’ai comme la sensation qu’il me manque les mots pour exprimer ce qui s’invite comme ça, sans préambule. J’ai comme l’envie du bruit de tes pas dans l’escalier, à l’improviste.

J’ai comme le sentiment, certain, que rien ne pourra apaiser ce manque, juste le temps et moi, la confiance que ce qui est, est juste. Je n’y changerais rien. Et pourtant, parfois…

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Rendez-vous

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Je n’y pense pas. Et pourtant c’est là. C’est latent. C’est dans chaque minute qui me rapproche de l’échéance.

Pour l’enfant, on peut tout, tellement. Pourtant combien de fois on s’oublie? Combien de fois on fait semblant, on sourit malgré les soubresauts intérieurs? Combien de fois on est fort quand on a juste envie de s’écrouler?

Oui pour lui.

C’est pour lui qu’il faudra faire face au passé. Les jours passent et nous rapprochent de ce rendez-vous, de cet espace connu, que nous aurions aimé ne jamais revoir. Les heures filent et remplissent de leur présence le temps suspendu à cette rencontre.

Huit ans moins un jour. Soixante minutes, ce n’est pas le bout du monde. Ce n’est rien comparé à avant. C’était le deal. On devrait un peu plus pensé avec qui on fait des enfants. C’est pour la vie. On est lié même si on voudrait pouvoir se détacher. Il y a comme quelque chose qui nous poursuit. Rien ne sera comme avant et la liberté sera une énergie vide si on essaie de la dompter.

Te revoir, ce n’est pas au-dessus de mes forces, ce n’est plus. Comment dire alors ce que je ressens? Comment dire ce qui n’est pas? Comment raconter d’ailleurs notre histoire?

La peur s’est envolée, elle ne nous sert pas de toute façon. Elle n’a rien à nous dire. Elle a saccagé assez d’espoirs, assez de souvenirs. Même les plus dérisoires, ceux qui hier permettaient de tenir.

C’est un manque d’envie, d’entrain. L’idée que ça ne sert à rien. Manque d’envie de faire comme si.

Juste pour lui. Parce qu’il parle de papa. Parce qu’il a besoin. Parce qu’à l’intérieur, c’est une boule de chagrin, sous ses airs de joyeux bambin. Parce que c’est là, marqué dans sa peau, la colère, la peine, les larmes qu’on retient.

Parce que pour lui même l’incertain a des couleurs et qu’il n’est en aucun cas responsable de nos erreurs…