Son monde à lui

Copyright Marie Kléber

Quand je le regarde vivre, je le regarde grandir. Je le regarder être et jouer. Inventer des histoires, rire des prénoms fantaisistes qu’il donne à ses playmobils. Je le regarde enregistrer les mots des chansons, qu’il finit par connaitre parfois mieux que moi. Je le regarde créer un monde à partir de bribes du sien.

Je l’écoute me dire ce qu’il fera plus tard. Il n’y a pas de doute dans son discours. Pas de peur. Il ne se demande pas si ce sera possible. Il ne se met pas de limite. Il saute loin. Il court vite. Il a trouvé comment allumer les semelles de ses sandales. Il se cache dans les buissons, s’écorche. Puis repart à la chasse au chat.

Je le regarde s’habiller, mélanger les couleurs, mettre ses sandales avec ses chaussettes. L’esthétisme, quelle drôle d’idée! Je préfère le laisser tenter des choses plutôt que d’imposer – surtout dans des domaines dénués de tout risque latent.

Quand je le regarde vivre et grandir, je tente de laisser mes angoisses sur le bas côté. Je toise mes démons et leur dit d’aller s’égarer ailleurs quelques temps. Je reste vigilante bien évidemment en élargissant progressivement son champ d’action.

Je regarde ses colères, en tentant de ne pas y ajouter les miennes (quand j’y arrive). Le résultat est surprenant. Le calme revient plus vite.

Je fais des erreurs c’est certain. Parfois j’en ai conscience alors je redresse la barre. Parfois elles passent à l’as. Tant pis. Ce n’est que le début. J’apprends moi aussi. Il n’y a pas de manuel, il revient à chacun de trouver ses repères. Les miens vont et viennent. Ils s’adaptent.

A lui, lui qui grandit. Lui qui apprend. Lui qui sait, soi-disant! Lui qui appréhende le monde avec l’insouciance si chère à l’enfance. Lui qui me surprend. Lui et ses “pourquoi” qui s’accumulent. Lui et ses jeux dans lesquels parfois des mots de grands se glissent. Lui et toutes ses vies.

Je voudrais être toujours là, l’accompagner, le soutenir, lui faire confiance même dans des choix qui me causeront peut-être des nuits blanches, ne pas remettre en question ses idées, ses envies, le laisser expérimenter surtout – n’est-ce pas l’intérêt de la vie!

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C’est troublant…

Crédit Pixabay

C’est troublant.

Ta manière d’être. Que ce soit toi qui donnes autant. Je ne suis pas habituée à cela.

Donner, fut ma survie pendant longtemps. Une façon de vivre à côté de la vie, de ne pas penser à soi. Ne jamais penser à soi. C’est bien ce qu’on nous enseigne, petits. Penser à l’autre. J’y ai tellement pensé que je me suis oubliée. J’ai donné aussi sans savoir ce que cela voulait dire. J’ai tout donné en me niant complètement, en classant besoins, envies dans un coin. Je n’avais pas le temps pour moi. Et puis l’autre comptait plus. L’autre, ce tout.

Toi, tu le fais sans t’oublier, sans te nier, sans t’interdire d’exister. Comme si tu avais compris les codes. Mais est-ce que tu reçois autant?

C’est troublant.

Cette ode vibrante au plaisir. Qui émane de toi. Le mien semble ta priorité. Je ne suis pas plus habituée à cela.

Il a été toujours été question des autres. Avant. Des besoins des autres. Des envies des autres. J’ai tu les miennes. C’est peut-être pour cela que je ne sais plus dire, aujourd’hui. Mon plaisir, cet accessoire. Juste solitaire. C’est peut-être pour cela qu’il me dérange encore parfois. Quel est la place du tien? Existe t-il en tant que tel? Ou bien ne vibres-tu qu’à travers le mien?

Tu vois c’est troublant. C’est plein de questions en suspend. Ce n’est pas de la peur, c’est juste cette impression de tout reprendre depuis le début, de découvrir une nouvelle réalité. C’est conquérir une autre dimension de l’être. Partir sur des chemins, sans tout comprendre, on se laissant guider. C’est être avec toi, aimer avec toi, grandir avec toi. C’est troublant et c’est exquis!

 

 

Et le roman, c’est pour quand?

Crédit Pixabay

Combien de fois j’ai lu, entendu cette phrase? Combien de fois j’ai répondu que ce n’était pas mon créneau?

J’ai cru tenir le début de quelque chose en écrivant le récit des années noires. Et puis une fois le dernier point posé, j’ai préféré le garder pour moi. On ne romance pas sa vie. On ne choisit pas de l’agrémenter pour qu’elle soit susceptible d’intéresser des lecteurs. Enfin moi je n’y tiens pas.

Je suis passée, comme tant d’autres, par différents stades. J’ai eu pendant longtemps accroché à mes basques un besoin de reconnaissance. Qui dépassait la côte d’alerte “tempête”. C’est peut-être pour cela que je me suis lancée dans l’auto-édition. Poussée tout de même par l’envie de partager. Oui le partage a toujours été au centre de tout. Tout comme le plaisir. Je ne me suis jamais forcée ni pliée à une quelconque règle en la matière. Restée authentique surtout. Si il y avait bien un endroit où je pouvais être moi, c’était là, sur le papier. Coucher les mots et raconter des histoires.

J’ai rêvé comme tant d’autres du Saint Graal de la maison d’édition. J’ai tenté et essuyé des refus. Certains diront pas assez. Peut-être. Mais la vie est courte et se prendre des claques ne nous motive pas toujours sur le long terme.

Aujourd’hui, je suis à une autre étape du parcours. L’expérience de l’auto-édition m’a montré que si j’avais les mots, je n’avais pas l’âme d’une commerciale. Ce n’est pas tant sortir de ma zone de confort qui me pose problème, ni une histoire de manque de confiance, plutôt l’idée de faire payer les gens pour ce que je peux partager librement ici. J’écris, oui. Pas pour en vivre. Et c’est une chance. Je ne me sens pas prise au piège d’un quelconque minimum à avoir pour gérer le quotidien. Je vis ma passion en toute sérénité.

Quant au roman, je confirme, ce n’est pas mon style. Mais si j’adore en lire. Je préfère de loin la brièveté des instants de vie, que je livre ici et ailleurs. Je préfère les poèmes et les histoires courtes. Peut-être que je retenterais l’édition, mais juste pour voir, sans quête de quoi que ce soit, comme un entrainement. Rien de plus.

Et vous, comment envisagez-vous l’écriture en général, la vôtre en particulier? Les maisons d’édition vous avez déjà essayé? Ça vous attire ou pas du tout? Comment vivez-vous votre passion au quotidien? Qu’est-ce que ça vous apporte?

 

 

A la croisée de nos chemins…

Crédit Pixabay

Je reste fascinée par les rencontres, celles que nous faisons, celle qui nous échappent. Fascinée par les routes qAui se croisent, qui ont fait leur chemin indépendamment les unes des autres, qui viennent d’ici et d’ailleurs et qui d’un coup écrivent une nouvelle histoire. A partir de rien.

Qui étions-nous avant de nous rencontrer? Qu’espérions-nous? Avions-nous des envies de parcourir le monde?

Où se nichaient nos rêves? Avec qui partagions-nous tout ce que nous partageons aujourd’hui? Quel goût avaient nos nuits? De quoi étaient faits nos jours? Quels océans gardaient nos secrets les plus intimes?

Tout semble si naturel aujourd’hui, comme si tout avait toujours existé, comme si nous nous étions croisés depuis longtemps. Plus longtemps que ce que le temps nous laisse croire.

Comment tout a commencé vraiment? Quand? Pourrions-nous le dire, fixer un point sur l’horizon, imprimer un sourire?

Je reste fascinée, émue par nos vies qui s’entremêlent et créent au fil des semaines des relations dans lesquelles on se love, on s’épanouit, on existe enfin…

Comme par les rencontres d’un instant, qui ne durent pas, qui passent, laissent de jolies traces sur les pavés et embaument nos heures d’un parfum particulier.

Ça vous fait quelque chose à vous aussi? Ça vous passionne? Çà vous inspire? Ou rien de tout ça?

Les Etats d’Esprit du Vendredi 24.05.2019

Le soleil brille et par la fenêtre j’entends le chant des oiseaux. Un régal! J’en profite donc pour publier ma participation aux États d’Esprits du Vendredi, avec une pensée pour The Posman et Zenopia .

Début [14h13]

Photo: Coeur (comme pour me faire pardonner…)
Fatigue : on est quel jour déjà?? Dans le cirage total…
Humeur : heureuse
Estomac: pizza, salade, fromage blanc, chocolat, tisane
Esprit: Mode Rubiks’ Cube
Cond. phys. : planches, marche
Boulot: le grand calme et donc beaucoup d’écriture
Culture:  Mind Winter de Laura Kasischke – Long Shot au cinéma (très bonne comédie, en VO bien évidemment!)
Penser à : ne pas oublier l’essentiel!!!
Avis perso (1): un peu de soleil et de chaleur ça fait du bien
Avis perso (2): il y a une différence entre parler sexualité, échanger sur des aspects / sujets qui posent question et évoquer les détails intimes de sa propre vie sexuelle.
Avis perso (3): trouver un bon gynécologue c’est rare et c’est d’autant plus important de dire “merci” aux professionnels compétents et humains
Message perso: (1) je viens juste de réaliser que j’ai oublié de te souhaiter une bonne fête (2) il faut comprendre la logique en fait… (3) Bonne Fête! (1 jour après ça marche aussi?)
Loulou: fan de Robin des Bois en dessin animé, apprend des poèmes, me fait rire
Amitiés :  je pense à elles
Love : séduisant, plein de tact (ne m’a même pas fait remarqué que j’avais lamentablement manqué sa fête cette semaine!), logique, à l’écoute, de bon conseil
Sorties : mariage demain et fête des mères
Essentiel: y revenir justement
Courses: une paire de chaussures pour le mariage de demain (j’ai encore 22h!!)
Envie de: me poser plus de 1h
Zic: Norah Jones…

Fin [14h39]

Très belle journée et beau weekend ainsi qu’une belle fête à toutes les mamans!

Le temps de l’amour

Crédit Pixabay

Le réveil a sonné. Une musique douce comme le flot d’amour qui passe entre nos peaux ivres de plaisir. Je me tiens tout contre la tienne, sa chaleur inonde chaque parcelle de la mienne. Je respire tout ce que tu es, dans cet instant. J’inhale la clarté des sentiments, la fraicheur de ton sourire, la volupté de nos accords, la naissance du jour dans tes bras. Délicieux. Je retiens les secondes avant de m’aventurer hors du lit, loin de l’onctuosité de ton étreinte. Passionnée, rassurante, magique.

Les premières heures de nous l’étaient. Magiques. Celles d’aujourd’hui le sont tout autant. Elles ont des reflets d’or qui font battre mon cœur, si vite, font vibrer mon corps, si intensément. Je n’en reviens toujours pas de tout ce que tu donnes jour après jour, de toute l’attention dont tu fais preuve, de la façon dont tu accueilles tout ce que je suis, sans souhaiter changer quoi que ce soit, de ta capacité à m’accompagner au delà de mes peurs, mêmes les plus tenaces.

Je me sens tellement vivante avec toi. Je découvre tout. Comme au premier matin de la vie. J’apprends l’amour au jour le jour. Le partage. L’écoute. Pouvoir tout se dire. Sans aucune certitude que celle des choix posés, des minutes incendiaires suspendues au chaos de nos sens épousés.

Merci mon Amour pour ce temps, à nul autre pareil (Merci pour le titre aussi!). Le temps d’avant s’évanouit. J’oublie. Et je m’enroule dans le merveilleux, je me drape de “je t’aime”. Je savoure l’excellence de nous…

Les États d’Esprit du Vendredi 19.04.2019

Une semaine de congés, un rythme différent, je reviens avec mes états d’esprits, initiative de The Posman et Zenopia . On copie le formulaire, on le remplit, on glisse un petit mot doux sur leurs blogs avec le lien de notre article et c’est parti :

Début [06h10]

Photo: coloriage – le thème de la semaine!!
Fatigue : je suis en vacances…
Humeur : excellente
Estomac: thé
Esprit: en vacances, heureux
Cond. phys. : deux footing et du rangement – ça compte!
Boulot: vacances j’oublie tout!
Culture: Bethsabée de Marek Halter – En cours (lettres à Jean Marais  – les silences de Dieu de Gilbert Sinoué)
Penser à : ce qu’il y a de beau

Avis perso (1): bien sûr que c’est triste mais ça fait bizarre tous ces visages tournés vers Paris, Paris qu’on trouve toujours trop ou pas assez, qu’on délaisse et dont les rues sont inondées de déchets à longueur de journée…
Avis perso (2):  je crois qu’on revient de tout, que tout renait, que certains drames sont nécessaires pour nous rappeler ce qui compte.
Avis perso (3): oui je trouve que tout cet argent c’est indécent même si en effet chacun fait ce qu’il veut du sien. Et qu’on en a besoin pour reconstruire. On aurait juste pu éviter d’étaler ça sur la place publique!

Message perso: (1) tu me manques (2) j’ai beaucoup aimé ton article sur la confiance et ta photo est superbe (3) toutes les conditions pour une histoire d’amour ne seront pas toujours là. Il faut oser, faire confiance à la vie. L’amour est un magnifique pari à tenter (4) merci pour ton mail, je publie ton interview mercredi prochain!
Loulou: est en vacances, a adoré cette semaine ensemble, colorie bien, pas vite, mais bien!
Amitiés : ce weekend
Love : me manque, touchant quand il est touché, merveilleux (je le pense encore même si je le lui dis moins parce qu’il n’est pas d’accord avec moi!)
Sorties : weekend entre filles
Essentiel: aimer, s’aimer
Courses: aucune
Envie de: profiter
Zic: Bryan Adams

Fin [06h35]

Ces moments là

Ils arrivent. Puis repartent. Dans le même flottement – un temps que je ne saisis pas, ne maîtrise pas.

Ils s’invitent par surprise les moments de flou et mon équilibre vacille comme la flamme de la bougie malmenée par un souffle.

Ils s’installent. Je regarde le monde tourner et je m’en sens loin. Pas absente. Juste sur une longueur d’ondes distincte. Je laisse faire. Ça passera.

Ils disent quelque chose que je ne comprends pas toujours. Il me faut le recul pour mettre des mots. Ou peut-être que les mots viendront d’eux-même.

Et tout rentrera dans l’ordre. Je retrouverai la confiance, l’assurance que tout est parfait.

Interview Femmes Inspirantes Saison #2 – Sophie Pourny, Coach

Nous sommes déjà mercredi et pour tout vous dire, j’avais hâte, parce qu’aujourd’hui, c’est Sophie qui répond à mes questions. Je vous ai brièvement parlé de mon coaching, j’avoue que j’ai eu envie de garder cette expérience pour moi, un peu comme un trésor que j’aurai eu entre les mains. Et bien ce coaching je l’ai fait avec Sophie. Du coup c’est une interview un peu particulière et qui me tenait vraiment à cœur!

Bonjour Sophie, let’s go, quelques mots sur toi pour commencer en douceur : 

Allons-y je jette les mots en vrac ! Je suis femme, mère, ex-salariée, ex-je fais pas de vagues et je rentre dans les clous. Reconversion pro enclenchée à 43 ans. J’aime rigoler avec les copines, dormir, danser, écrire sur ce qui me vient.  Et les petits lapins blancs tout doux aussi, j’aime bien. Et lire. Et manger du chocolat noir avec des cristaux de sel. Bon j’arrête là les mots !!

 Tu es coach certifié. On entend beaucoup parler de coaching en ce moment, mais qu’est-ce que c’est vraiment ?

Le véritable coaching, c’est un accompagnement. On marche à coté de la personne en l’aidant à cheminer pour qu’elle trouve sa voie, et sa façon d’y arriver. On l’aide à prendre conscience de certaines choses, des schémas répétitifs, des croyances limitantes qui ne lui appartiennent pas… A la fin, elle atteint l’objectif qu’elle s’est fixée, et elle n’a plus besoin qu’on lui tienne la main. Elle prend pleinement conscience de sa place ! (oui je sais , c’est beau)

Quel a été ton parcours pour en arriver à ce métier ? Quel a été le déclencheur de ta reconversion ?

Mon parcours est chemin sinueux ! J’ai été salariée pendant presque 20 ans, en exerçant des métiers comme assistante commerciale, gestionnaire de stock… ce que je préférais c’était les contacts avec les clients, les fournisseurs, les collègues … en gros, l’humain. Ça peut paraitre évident mais je le dis car l’évidence n’est pas la même pour tout le monde..

Le déclencheur est une combinaison de plusieurs éléments : pour commencer un ennui profond et durable dans le métier que j’exerçais depuis 20 ans. C’est à ce moment-là que j’ai réalisé que lorsque j’avais 18 ans je voulais être psychologue…ça a été le premier déclic. Quant au coaching, ça m’est venu un jour, sans que je me m’explique comment. Je ne l’ai pas lu, ni vu à la télé. Ça reste un peu un mystère que je n’explique pas. Ensuite, plus j’en apprenais sur ce métier, plus j’avais envie d’y aller !

Qu’est-ce qui a changé dans ta vie depuis que tu t’es lancée dans l’aventure de l’entreprenariat ? Qu’as-tu appris sur le monde, sur toi-même ? 

La question serait plutôt : qu’est ce qui est resté identique !! A part ma vie de famille, tout a changé.

Ma vision du mot travail. Mes horaires. Mes déplacements. Ma façon de travailler. Mes revenus, (le montant, la façon dont je les perçois…) Je n’ai plus de collègues directs, mais beaucoup d’échanges et de contacts avec des entrepreneures (en majorité des femmes), d’autres coachs…

J’ai découvert un monde dont je ne soupçonnais pas l’existence tant que j’étais salariée. Il y a tant d’entrepreneures qui se lancent dans leur projet ! J’ai découvert des femmes inspirantes, qui veulent apporter beaucoup à ce monde, elles sont impressionnantes de détermination et d’ambition, dans le bon sens du terme. J’ai découvert aussi de belles communautés avec beaucoup d’encouragement et de soutien.

Ce que j’ai appris sur moi… que dire, j’ai tout simplement appris à me connaitre !  Par les exercices de coaching que j’ai pu faire, et par l’apprentissage de la vie d’entrepreneure, je me découvre. Ça n’a pas toujours été facile, parfois les larmes, l’angoisses, les doutes revenaient sans crier gare. J’ai dû évacuer beaucoup de choses. Mais aujourd’hui tout doucement ça va de mieux en mieux. Je pense que je vais découvrir encore beaucoup…

Qui accompagnes-tu ? Que souhaites-tu apporter aux personnes qui entreprennent un coaching avec toi ?

J’accompagne les femmes et particulièrement les mamans qui souhaitent trouver le job qui leur permettra d’équilibrer leur vie pro et perso, de subvenir à leurs besoins, et de s’éclater. On est d’accord que les 3 critères sont indispensables. J’accompagne aussi les femmes entrepreneures, pour qu’elles puissent prendre pleinement possession de leur activité, et qu’elles puissent en vivre.

Ce que je souhaite leur apporter ? En dehors de mon soutien inconditionnel, mon regard extérieur, ma bienveillance, je les aide à croire enfin en elles, qu’elles réalisent qu’elles ont bien des choses à offrir, plus qu’elles ne l’imaginent.

Qu’est-ce qui t’a le plus aidé depuis le début de cette aventure ?

Mon entourage. Ma famille, mes amis, ceux qui sont là quand ça va pas (et que j’ose appeler, ou qui bizarrement m’appellent juste à ce moment-là..). Et puis, à un moment donné, j’ai eu besoin de me faire coacher, pour moi aussi avancer dans mon cheminement d’entrepreneure. Et aussi les parcours inspirants d’autres femmes.

 Qu’est-ce qui te motive dans ton métier de coach ?

Les retours et les résultats de mes clientes. C’est ma drogue, mon adrénaline, ma raison de faire ce job. C’est ce qui me permet de continuer même quand il m’arrive de douter. Les voir se sentir mieux, aller mieux, prendre leur place. Ce monde est malade, on a besoin de le guérir, et je pense que les femmes ont un grand pouvoir de guérison. Les hommes aussi, mais ce sont les femmes qui ont le plus besoin d’être aidées, à mon sens. 

Un mot, un message pour terminer en beauté :

Chères femmes, soyez fières de vous ! Vous avez toutes une place, un rôle à jouer. Vous avez bien plus à apporter dans ce monde que vous ne pouvez l’imaginer. Pas besoin d’être une icône pour faire le bien autour de soi : d’ailleurs je suis sûre que vous le faites déjà ! Et si vous pouviez faire plus ?

Pour aller plus loin: Son site – Son blog

Mille merci Sophie pour ton temps et tout ce que tu partages. Elle le sait mais ces trois mois ont vraiment changé beaucoup de choses dans ma vie. Pour cette raison, je ne peux que vous encourager à passer le cap si le désir et le besoin sont là, en vous, depuis quelque temps. C’est une expérience très enrichissante!

Contempler le Monde

Crédit Ornella Petit

A la question: “tu as envie de quoi?” ou ” qu’est-ce qui te ferait plaisir?”, elle n’avait jamais su quoi répondre. Non pas qu’elle ne sache pas. Si elle avait dit, s’asseoir et regarder le monde, qu’auraient-ils pensé? D’elle et de ses idées. Un peu puéril tout ça!

Elle l’avait dit. Plein de fois en fait. Oui être là, juste là, avec toi et contempler le monde, le refaire peut-être. Juste savourer cet instant là qui ne ressemblerait à aucun autre. Et si un autre venait, il serait différent. Il n’y aurait jamais les mêmes personnes, ni le même chant d’oiseaux. Les fleurs siffleraient une autre mélodie sous un ciel, pas le même que le jour d’avant, pas le même que la minute d’après. Un instant au carrefour de mille vies, destins croisés et humeurs froissées. Juste regarder les étoiles ou la mer. Ou les toits à l’endroit, à l’envers. Faire et défaire le fil du temps sur lequel dansent les hémisphères.

Elle avait dit, avec toi le monde prend des couleurs que je ne lui connaissais pas. Il vibre d’une passion que je ne devinais pas. Il bat entre nous, comme nos cœurs dans nos poitrines. On n’est pas bien là à savourer cet instant éphémère, qui n’existe que pour nous.

Elle avait proposé de s’asseoir sur le toit du monde et de ne rien faire. Juste se tenir la main. Juste se dire du bout des yeux, dans le tremblement des paupières, dans les paumes fusionnées. Être tout simplement. Elle voulait elle aussi les grands espaces et les sensations exquises. Elle voulait les expériences insensées et les joies sublimes, comme les autres. Elle savait toutefois que rien ne remplacerait cet instant du monde, avec lui, elle contre lui et lui contre elle. Peu de mots et plein d’émotions.

Le monde leur était étranger. Alors ils avaient ri. Beaucoup. Ils s’étaient moqués. De sa candeur et de ses idées qu’ils qualifiaient d’enfantines. Ils avaient attendu une autre réponse qui n’était pas venue. Elle s’était sentie toute petite avec ses envies, toute fragile avec ses kilos d’amour en trop. Pas adaptée. Pas rassurée.

A la question: “tu as envie de quoi?” ou ” qu’est-ce qui te ferait plaisir?”, elle ne répondait plus. Il faudrait deviner désormais. Il faudrait vouloir la connaître pour la comprendre. Et ne pas juste prendre ce qui plaisait, comme on fait son marché. Il faudrait la respecter pour l’apprivoiser.

Et marcher avec elle, le visage tourné vers le monde…