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Les Etats d’Esprit du Vendredi 24.01.2020

@Marie Kleber

L’heure des États d’esprit a sonné, avec comme toujours une pensée  pour les fondateurs (Zenopia et The Postman) de ce moment particulier de la semaine auquel nous participons tous et toujours avec le sourire.

Début [20h30]

Photo: Nature
Fatigue :  en se couchant avant 22h30 ça va beaucoup mieux
Humeur : joyeuse
Estomac: rôti de porc froid, taboulé, yaourt et tisane
Esprit: psychologiquement stimulé
Cond. phys. : abdos, yoga
Projet/Boulot: au boulot, l’activité reprend – niveau formation, deuxième weekend passionnant
Culture:
Livres: Corniche Kennedy de Maylis de Kerrangal (Un bijou!) – Marie d’Egypte de Jacques Lacarrière et Le Syndrome du sauveur (en cours de lecture)
Films: Taken avec Liam Neeson

Penser à:  commander les crêpes pour  l’école
Avis perso (1): culpabiliser les parents c’est moche!
Avis perso (2): ça sert à quoi de faire des suppositions et de partager en plus ces suppositions
Avis perso (3): c’est moi ou les enfants ne savent plus s’exprimer correctement!

Message perso (1)belle nouvelle lune à toutes! (2) ça fait du bien de passer du temps ensemble (3) merci pour ta disponibilité (4) chaque âge apporte son lot de doutes et de joie, il faut toujours se rappeler qu’on fait du mieux possible

Loulou: demande beaucoup d’attention, sait faire plein de choses mais n’a souvent pas envie de les faire, aime toujours autant l’école, apprend à extérioriser sa colère avant l’explosion
Amitiés : cartes, mails
Love : très occupé, souriant, à l’écoute, sait me rappeler les progrès et évolutions…
Sorties : marché et c’est tout ! Puisque la “galette” se fait chez nous…
Essentiel: être heureux
Courses: marché
Envie de: apprendre et pratiquer
Zic: Pas écouté un morceau de musique cette semaine, alors revenons aux classiques!

Fin[21h10]

Très bon weekend à vous tous, merci pour vos mots, votre soutien et profitez bien!

Challenge Écriture 2020 – #2 (21.01.2020)

L’artiste contemporain reste une énigme pour moi. Les lieux où il s’exhibe me plongent dans un schéma infernal, mon esprit est en proie au trouble et les questions fusent, restant bien souvent des points d’interrogation en lévitation.

Couleurs, formes, un blanc pas si blanc, des traces, contrastes.

Si je me laisse aspirer, ça pique, les yeux. Et la peau. Le bleu c’est beau, comme l’eau, la mer d’été. D’ailleurs et le sud, le feu qui brûle, incisif et pénétrant. Le bleu comme le ciel, un jour de grand soleil, une vague apaisante pour calmer la blessure du désir prégnant, forme imposante, imposée.

Le blanc, comme une couverture qui porte l’air, transporte la terre. L’énergie du souffle de vie. Déclinaison simple de bleus, une paresse, une caresse que le rouge protège. Barrière de sécurité. Au delà de cette limite, les carrés risquent la chute dans l’abîme.

Attirée, propulsée dans une autre dimension, je me sens ballotée, emportée par un courant de pensée qui me dépasse. Je crée à partir de rien. Peut-être que se tient là la vraie valeur de l’art. De laisser chacun libre de son interprétation.

@ Marcel Barbeau

Retrouvez ici les participations de: My Minds Visit / Josée – Et si je m’aventurais… / Sandra – Un voyage extraordinaire/ Ballet chez Mesbul

***

Le thème de la semaine prochaine:

Vous êtes sûrement tous au fait de la fameuse conspiration des chaussettes. Elles passent du bac de linge sale à la machine à laver puis disparaissent comme par magie au moment où il faut les mettre par deux puis les ranger dans le placard. Il parait que les petites cuillères s’y sont mises aussi. Je vous invite à créer une histoire qui apporterait à tous ceux qui cherchent une réponse, un début de solution! Laissez libre court à votre imagination et faites nous rire un peu aussi! Rendez-vous le 28.01…

Une nuit en suspens

Je regardais le givre sur les pare-brises des voitures, en t’attendant, comme une couverture qu’on aurait déposé là, avant l’aube. Un rembourrage pour le moins original, j’avais de ces idées.
Tu m’avais proposé un florilège de destinations, campagne, ville, forêt même je crois.  J’avais opté pour Cabourg.
Un vieux souvenir dans mes bagages ou l’appel de la mer. Peut-être même Proust si cher à mon cœur.
Ma madeleine à moi c’était le sable blond, l’air iodé, l’irrésistible tentation de nos pieds nus dans l’eau glacée, le vertige de nos mains qui ne se lâchent pas ou alors juste le temps d’un cliché. La tendresse d’un foyer pour une nuit hors du temps, qui aurait ce goût sublime d’éternité.
Un instant en suspens, loin des avis déstabilisants de ceux qui jugeaient nos sentiments, du haut de leurs vies, soit disant bien rangées, qui si on creusait un peu laissaient apparaître bien des tourments. Je crois qu’ils étaient jaloux!

Ce texte a été écrit dans le cadre de l’atelier d’écriture d’Olivia. Les mots imposés étaient: proposer – rembourrage – givre – Cabourg (facultatif vu qu’il s’agit d’un nom propre) – irrésistible – déstabiliser – foyer – tendresse – éternité

Confessions d’une ex-dépendante affective

 

Un jour il a fallut se rendre à l’évidence. Ce n’était pas de l’amour. Tout le monde disait que l’amour ça transporte, ça donne des ailes, ça vous pince le cœur tout en vous enveloppant de bonheur. Il y avait un problème, sévère.

Mes relations amoureuses n’ont jamais été ce chemin pavé de fleurs, en plein soleil. Parfois un peu au début quand même. Mais dès les premières heures j’étais déjà quelqu’un d’autre. Mes amours ont toujours été des relations dans lesquelles je me sentais investie d’une mission, sauver l’autre. A plonger. A me perdre

Vivre de l’autre, vivre par l’autre, me nourrir de ce lien, jusqu’à ne plus savoir respirer seule. M’enivrer d’une présence jusqu’à ne plus exister. Attendre une reconnaissance et pleurer en silence. Mes amours furent torturés, quelques hauts et des plongeons dans le vide à couper le souffle, à apprivoiser le cœur complètement vrillé.
Sans l’autre, je n’étais rien. Ce besoin quasi-permanent de sa présence était ma drogue, mon passeport pour un nouveau jour jour. J’avais comme besoin de son accord pour m’autoriser à être. (mal-être!)
Des années à couler pour un regard, un sourire, un “je t’aime”. Une demande vue comme une agression. Des années à me métamorphoser pour devenir quelqu’un d’autre, quelqu’un d’indispensable qui aurait des égards, qu’on estimerait un peu. Un peu plus.

La peur obsessionnelle que l’autre parte, qu’il soit blessé par un mot, un geste et décide de pendre la tangente. La crainte maladive qu’il en choisisse une autre, mieux forcément.

Des années de souffrance à deux, avec cette impression de n’être rien, de ne valoir rien. Dans une définition de soi qui dépendait toujours de ce que l’autre pensait, de comment l’autre voyait les choses.
Des années sans projet, sans envie, si ce n’est que le quotidien prenne quelques couleurs. Quitte à faire encore plus semblant, à dire “oui” en pensant “non”, à ne pas se respecter, quitte à passer sur les manques, les manquements. Quitte à en faire toujours plus, à faire passer le bien être de l’autre avant le sien, quitte à s’aplatir, à s’excuser tout le temps, à faire attention, à ne pas brusquer, à ravaler sa tristesse, sa peine, à sous-évaluer ses besoins.

Dans mes premières relations, les sentiments étaient partagés, mal exprimés mais présents. Dans la dernière, la manipulation et l’emprise ont transformé ma vie en enfer.

Un jour j’ai compris. Et j’ai entrepris un long travail pour m’affranchir de cette addiction nocive, qui me prenait tout, qui me vidait de ma substance, qui m’enfermait vivante dans une relation à l’autre destructrice.
J’ai connu la dépendance en amour. Et en amitié aussi.
J’ai lutté contre mes démons, je me suis fait aider.
J’ai appris à me regarder dans un miroir, loin du regard de l’autre.
J’ai appris que seule, j’avais de la valeur, que l’autre ne me définissait pas, que l’autre n’était pas un indispensable à mon bien-être et mon épanouissement.
J’ai appris à me faire confiance, un peu plus, à m’estimer assez pour savoir dire “non”.
J’ai appris que mes ressentis, mes émotions avaient de l’importance et surtout qu’on ne pouvait sauver personne, qu’une relation qui débute pour cette raison est bien souvent vouée à l’échec.

Le problème, comme avec toute dépendance, ce sont les risques de rechute. Et la peur surtout de retomber dans des travers douloureux. Je crois qu’il faut en avoir conscience? rester à l’écoute de son intuition, de ce qui passe par l’esprit, le corps. Plus on le fait plus on comprend son fonctionnement, sa personnalité et ce qui cause une plus grande vulnérabilité dans telle circonstance, face à tel évènement.

On en guérit, je vous rassure. Et c’est une belle victoire quand vous pouvez enfin être vous-même dans une relation à l’autre, quand l’amour devient enfin cette fantastique expérience à deux, cette aventure qui se construit au jour le jour, dans un face à face sain, quand il n’y a rien à prouver et qu’un regard loin de vous torturer vous rend tout simplement heureux, de faire ce chemin main dans la main.