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Je suis l’unique créatrice de mon chaos…

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Ce sont toujours les mots qui me ramènent, qui éclaircissent le chemin. Ce sont eux qui, quand je prends le temps, dénouent les fils qui me retiennent à des pensées contradictoires.

Je peux en vouloir à la terre entière, parfois, mais je reste bien l’unique créatrice de mon chaos intérieur. Je suis à l’œuvre à chaque instant dans le tissage de cette toile d’araignée, dans ce non choix de mes contrastes, dans ce tiraillement entre tout ce que je suis et tout ce que je suis.

Ces derniers mois ont été quelque peu mouvementés. Comme me le faisait remarquer une amie récemment, cette année marque la fin d’un cycle important. Neuf ans. Les fins de cycle portent en eux ce flou et ce flow intense. C’est le temps de lâcher, de faire le tri quelque part entre de qui n’est plus essentiel, sur ce qui ne nous apporte plus, sur ce que nous sommes prêts à laisser partir. C’est déroutant, tout inconnu l’est, mais essentiel si on écoute sa voix, si on fait confiance à la vie.

C’est indéniablement un des cycles qui m’a le plus bousculée, qui m’a mise face à mes plus profondes peurs, mes plus intimes blessures, qui m’a donné aussi l’impulsion de faire face enfin à tout ce que je taisais, ce que je gardais, à cette colère déroutante en moi, à ces mémoires qui ne sont pas miennes et que j’ai choisi de porter en pensant que ça dissoudrait le chagrin des autres. Quelle folie!

Je le dis souvent et c’est certainement ce qui m’est le plus difficile à accueillir, d’être tout et son contraire, de vouloir tout et son contraire en fonction des heures de la journée, des jours du mois, de passer du rire au larmes en deux secondes top chrono, de ressentir des émotions fortes très souvent, de naviguer entre mon besoin (intense) de solitude, mon indépendance et mon besoin des autres, d’évoluer en terrain incertain, non balisé.

Je ne m’autorise pas encore à être pleinement qui je suis, parce que j’ai tout simplement du mal à moi même me regarder telle que je suis. Avec certaines personnes je ne me pose pas de questions, ça se fait naturellement et en soi c’est un grand pas!

Ces derniers mois ont aussi mis en lumière certaines réalités. Je sais qu’à l’avenir mes confidences ne se diront plus dans la même insouciance. Peut-être même qu’elles ne se diront plus. J’ai beau souvent chercher une validation de mes idées, de mes propos, une approbation de mes choix de vie, je sais que je suis l’unique maitresse de ce jeu, qui finalement me fait plus de mal que de bien. Je peux y mettre un terme, là, maintenant.

C’est peut-être bien le chemin de ce nouveau cycle, prendre le temps, être sans chercher à appartenir à quoi que ce soit, sans vouloir rentrer dans un moule parce que ça semble plus sécurisant, revenir à moi quand les vagues bousculent, quand les émotions à fleur de peau font tanguer les fondations, quand je me sens dériver ou bien aller à contre courant. Me laisser porter quand c’est nécessaire, revenir à l’instant, au présent, à ce qui est, seule évidence, unique chance de vivre ici et maintenant.

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Peut-être

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Est-ce le temps qui manque ou le manque d’envie?

Etrangement, il m’arrive toujours de me dire que je pourrais partir, laisser les choses en l’état et prendre la petite porte du fond, m’éclipser sans faire de bruit.

Ce serait une fin, un début, quelque chose de nouveau. Je ne sais pas. Les mots sont là mais souhaitent-ils être partagés?

Simple constat d’un temps comme en pause. Peut-être que c’est nécessaire pour repartir sur autre chose.

Je laisse cet espace ouvert pour plus tard…

Peut-être.

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Challenge Ecriture 20

Quel vacarme !
Ce train bondé me donne envie de retourner au frais, une citronnade à portée de main, à l’ombre d’un bosquet, picorer dans les restes du dernier apéritif tardif. Je regarderais les coccinelles, divas parées pour la soirée, et leur ballet gracieux dessiner un labyrinthe d’heureux dénouements. Une vraie régalade.
J’avance d’un pas sûr dans l’allée qui me mène à mon fauteuil. Je reste focus sur la destination. Elle seule a de quoi me maintenir en action.
Une action comme une ritournelle qu’on fredonne les soirs d’hiver pour se tenir chaud. J’ai fait le grand saut.
J’ai laissé derrière moi le pavillon de banlieue et les cris des enfants sur les pelouses voisines, mon ectoplasme de misère qui me donnait l’illusion de servir à quelque chose.
J’ai laissé toutes ces choses qui ont composé ma vie pendant plus de 40 ans. Une évidence, de celle qu’on nomme un jour quand tous les recours pour vivre ont été épuisés, quand on s’est plus trompés qu’aimés.

Le challenge écriture reprendra en septembre. En attendant, je vous souhaite un bel et doux été!

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Les Etats d’Esprit du Vendredi 09.07.2021

Credit@mariekleber37

Voilà la semaine de travail s’achève et c’est l’heure des états d’esprit! Avec en passant une pensée chaleureuse aux deux fondateurs de ce rendez-vous incontournable et fédérateur du vendredi (Zenopia et The Postman).

Début [16:27]

Photo: Montmartre

Fatigue: comme un début de vacances
Humeur: joyeuse & amoureuse
Estomac: riz, poulet, yaourt
Esprit: serein
Cond. phys / Bien être. : Une séance de yoga d’1h et une heure de danse, écriture, sophrologie, soins énergétiques

Projet/Boulot: le bureau des pleurs quant aux projets: profiter de la vie!

Culture:

LIVRES: Wonder de RJ Palacio (un petit bijou!) et Le pouvoir du moment présent de Eckart Tolle

FILMS / DOCUMENTAIRES: Soul de Disney Pixar

Penser à: vivre au présent car c’est le seul temps au compteur

Les jolis moments: nouveaux bureaux, une soirée en amoureux, porter des robes longues, danser, les réflexions qui donnent des ailes

Message perso: (1) merci pour nos échanges, c’est super enrichissant! (2) bon courage pour ce mois de juillet full time (3) heureuse que nous ayons pu prendre le temps de nous parler et de nous voir (4) merci pour tes mots, tes attentions et tout ce qu’on partage

Loulou: en vacances, chez ses grands-parents, on se retrouve ce soir pour partir en vacances dimanche

Amitiés : dès dimanche 15h40!!
Love : il nous fallait ce temps pour nous dire, nous retrouver, nous confier, embrasser d’un même regard le présent

Sorties : mémé demain et départ en vacances dimanche
Essentiel: le présent et la saveur des instants partagés
Courses: vacances
Envie de: lui! et d’apéritifs qui s’éternisent pour refaire le monde…

Zic: à venir…

Fin [16:40]

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Contrastes et Variations

Crédit Ornella Petit

Je suis le rouge
Le blanc nuptial
Le noir corsé

Le coton sobre
La soie raffinée
Les dentelles froissées

Je suis la colère
La rage ensanglantée
La joie ensoleillée

Les larmes d’ivresse
L’amour maternel
L’amie attentionnée

Je suis l’amante
Le frisson aérien
Le corps possédé

La puissance illimitée
La force tranquille
L’onde protectrice

Je suis l’arabesque
L’arc prêt à tirer
L’eau sur le bord de tes lèvres

Je suis la passion
Le stylo fou
Le regard doux posé sur tes rêves

La vie sublime
La mort inaccessible
Un sanglot dans la poitrine

Le tumulte des vagues
La cascade entre les rochers
Le rose aux joues, poudré

Je suis l’ombre et ses tourments
La violence tentatrice
L’âme du serpent

Invincible
Charmeuse
Rebelle

Fragile
Douce
Inconditionnelle

Je brave le jour
Pour affronter la nuit
J’embrasse la nuit
Pour adorer le jour

Je suis Eve
Et Venus
Lilith mise à nue
Déesse et Vierge

Contrastes cathartiques
Variations extatiques

Posted in Carnets de route

La liberté d’être soi

Photo by Ivan Oboleninov on Pexels.com

You can’t blend in when you are born to stand out” – Wonder de RJ Palacio

Quand j’ai lu cette phrase elle m’a tout de suite plu!

La grosse claque émotionnelle de juin m’a fait prendre conscience de beaucoup de choses. J’ai ouvert les vannes et je crois que c’était nécessaire. Les questions que je me pose, les doutes que je peux avoir, résultent souvent de ma relation à moi-même. J’ai toujours eu et j’ai toujours du mal à me positionner entre ce qui est juste pour moi et ce qui est juste au niveau de la société., entre ce qui fait sens pour moi et ce qui est acceptable en société.

Aujourd’hui, les choses et les genres sont moins cloisonnés. Nous ne sommes plus contraints de vivre d’une certaine manière. Toutefois il y a toujours des codes, des règles, des cases, des choses jugées correctes et d’autres moins. Il y a une trame, plus ou moins flexible, en fonction de notre éducation et de nos valeurs. Il y a tout ce que nous connaissons et les chemins un peu plus à l’écart qui nous attirent mais sur lesquels nous n’osons pas toujours nous aventurer – sous prétexte que ça ne se fait pas!

Pourquoi?

Parce que cela, bien souvent, vient remettre en question l’ordre établi, la vision que les autres ont de nous, nos liens. Nos choix ne sont pas toujours bien vus, acceptés. Ils peuvent parfois profondément bousculer ceux que nous aimons. La liberté de penser, d’être, autant d’évidences qui, au cœur du quotidien, peuvent peser un peu lourd. Parce que tout un chacun juge aisément. Parce qu’il y a encore énormément de sujets tabous, de clichés, de visions moralisatrices.

J’ai beaucoup vécu dans ma tête, dans mes rêves, comme pour m’évader d’une réalité dans laquelle je ne trouvais pas mes marques. Déjà très jeune, je ne voulais pas des modèles qu’on me proposait, je n’avais pas les mêmes envies que beaucoup de mes amies. Je me suis sentie en marge très souvent et puis j’ai plus ou moins adhéré à un moule. J’ai trouvé que c’était plus simple d’appartenir que de me démarquer.

Aujourd’hui, ça devient plus difficile d’appartenir! Parce que ça ne me correspond pas. Et si je peux mentir aux autres, je ne peux plus me mentir à moi-même. La liberté est une audace que je veux pouvoir m’offrir. Même si je sais qu’il y aura encore ces moments où mes envies seront chahutées par mon mental et ses idées toutes faites, où je reculerais par crainte de décevoir celles et ceux qui comptent pour moi, par crainte de ne pas être comprise, acceptée.

Elles sont rares les personnes dans mon entourage qui me connaissent vraiment, avec qui je partage tout ce que je suis, sans crainte. Elles sont d’autant plus précieuses. Pour les autres, j’ai conscience qu’il y a peut-être des choses qui ne se disent pas. J’enlève pas à pas les masques qui ne me plaisent plus, je slalome entre les lignes, je teste ce qui peut être confié ou pas.

L’ouverture de l’esprit, du cœur c’est ce que j’expérimente un peu plus chaque jour. Je deviens celle que j’ai toujours été, cachée derrière des couches de protection et de contrôle. Il y a des sentiments qui offrent cette chance de s’affranchir de ce qui pèse, qui donnent des ailes, même si cette liberté peut faire peur, même si c’est à des années lumières de ce qu’on croyait envisageable.

Entre moi et moi, ce sera peut-être toujours un peu folklorique, douloureux. Mais quand je regarde le chemin parcouru je réalise que tous ces moments de profonde réflexion, introspection ont débouché sur un réalignement personnel essentiel et une relation aux autres plus vraie.

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Je te…

Photo by SHVETS production on Pexels.com

L’espace entre
Pores à la limite du corps
Effleurer le manque
La fièvre entre les interstices
Funambule en quête de risque
Attente impétueuse
Frissons fous à la base du cou

Je te
Voeu entier
Offert
Voeu chasseur de possibles
À la surface des cils

Je t’attends
Dans un temps impatient
Entre les fibres
Des voiles sur mes jambes nues
En pleine rue

Je te
Désir intense
Cruel
De ne pouvoir
Devoir de patience

Quand tout de toi m’appelle
À la célébration des sens

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Créer demain

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Egrener les souvenirs
Pépites de vie se glissant dans la mer
Gisements de terre
Or, argent, pierres

Temps d’avant gardé
Comme un trésor sacré
Nos voix mêlées

La marée est passée
Vagues, à l’âme secouée
Sable par l’écume ensorcelé

Egrener les souvenirs
Pour faire revivre l’histoire
A la lumière des nuits d’ivoire
Moments d’intense espoir

Dessiner demain
Sans laisser nos mains
Se perdre aux confins
D’une histoire ancienne

Hier fut aux couleurs de l’été
Saison sans faille avérée
Cœurs scellés
Pour le meilleur

La vague a chahuté
Nos corps séparés
Tels des chiens enragés
Lâchées les peurs

Nouveau matin
Perles de pluie sur le chemin
Complicité aux creux des reins
Infatigables créateurs de notre destin

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Challenge Ecriture 20 (Report)

Je ne vous ai pas oublié mais j’ai laissé filer le temps.
Et puis à part Josée personne n’a répondu à l’appel. Pas de souci, je comprends !
Du coup l’atelier de cette semaine est reporté à lundi prochain.

Comme vous avez apprécié la liste de mots, je renouvelle l’expérience avec ceux-ci : vacarme, coccinelle, ectoplasme, labyrinthe, pavillon, régalade, picorer, diva, focus, ritournelle

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Les Etats d’Esprit du Vendredi 02.07.2021

Le vendredi tout est permis, donc c’est parti!! Je dépose en passant une pensée chaleureuse aux deux fondateurs de ce rendez-vous incontournable et fédérateur du vendredi (Zenopia et The Postman).

Début [16:27]

Photo: petites mains!

Fatigue: un peu
Humeur: joyeuse
Estomac: légumes rôtis, risotto et thé
Esprit: créatif
Cond. phys / Bien être. : Une séance de yoga d’1h et deux séances de 20 minutes, soins énergétiques, danse, écriture et créativité, réaménagement de mon salon/chambre

Projet/Boulot: on ne vit pas tous sur le même planète!! / Cercle des muses d’été ou pas? Faire ses propres cartes Oracle c’est très tentant!!

Culture:

LIVRES “la guerre des lulus” avec loulou BD sur la première guerre mondiale – Wonder de RJ Palacio (un petit bijou!)

FILMS / DOCUMENTAIRES: L’âge de glace 2 pour la vingtième fois!!! Les temps modernes avec loulou

Penser à: me rappeler que je tombe souvent très bas pour remonter souvent très haut. Les grands changements se font souvent dans le chaos!

Les jolis moments: discussions téléphoniques, déjeuners entre collègues, découvrir nos nouveaux bureaux, les jours ensoleillés, un déjeuner à deux, faire le zouave avec loulou

Message perso: (1) Merci pour la vidéo et nos échanges (2) Ca fait du bien de pouvoir se parler longtemps (3) Belle journée demain!

Loulou: soirée pyjama ce soir, il est aux anges! attend les vacances avec impatience, grand amateur d’échecs!

Amitiés : au téléphone, en vrai pour bientôt
Love : compréhensif, à l’écoute, présent, attentif

Sorties : pique nique, soirée à deux, cadeaux
Essentiel: avoir foi en la vie et se choisir!
Courses: vacances et anniversaires
Envie de: temps à deux, bord de mer, papotages entre amies jusque tard dans la nuit, vivre dans le présent…

Zic: Fever

Fin[17:07]

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La troisième voie

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Rester ou Partir

Tout est choix, c’est ce qu’on ne cesse de nous répéter. C’est ce qu’on ne cesse de nous proposer. Toujours un choix entre deux choses, deux situations, deux histoires. Choix de vie à peser pour que celui ci ne pèse pas. Pas trop lourd. Choix facile ou fragile. Tout dépend de tellement de choses.

Le bien, le mal. Le vrai, le faux. Le juste, l’injuste. Le froid, le chaud. Le rêve et la réalité. Un mode binaire engrammé dans nos gênes. Nous restons bien souvent attachés à une certaine vérité. Qui n’est en fin de compte que la nôtre.

Et si?

Si il existait une troisième voie? Et pas seulement une troisième d’ailleurs, mais une multitude de chemins. Et si il y avait autre chose, quelque chose que nous pourrions créer de nous-mêmes, entre partir ou rester. Même pas. Entre rien. Juste ouvrir une brèche, une porte et voir où cela nous mène.

Il est des situations dans lesquelles rester ou partir s’impose. Et puis d’autres dans lesquelles, si nous nous ouvrons à plus grand, à moins figé, si nous restons dans l’instant, alors au bout de nos émotions parfois violentes, au gré des mouvements et des cycles, il y a je pense une variété de possibles.

C’est cette voix que je choisis d’écouter, cette voie que je souhaite suivre, voie créative par excellence, qui me dit que je suis actrice de ma vie. Voie colorée et parfumée. Une voie qui voit au-delà des codes et des routes tracées. Une voie qui m’appelle à m’ouvrir aux opportunités, à ne pas rester prisonnière de ce qui se fait ou ne se fait pas.

Une voie qui me relie à l’énergie du vivant. Le chemin est inconnu, il se déroule sous mes pas, à mesure que j’avance. Il est aujourd’hui sans demain précis. Il est ce qui est juste pour moi.

Et vous, ça vous parle cette idée là?

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Challenge Ecriture #19

Madeleine, sur sa terrasse, harangue les foules. “Une femme honnête cette Madeleine” !
Sa mère, sa pauvre mère, qu’elle dit aux passants, un peu plus près des étoiles aujourd’hui. Sa mère lui disait « Madeleine tu seras quelqu’un ! »

Madeleine préfère les plaisirs démodés aux technologies actuelles. Un peu trop intelligents pour elle tous ces techniciens qui lui promettent un autre monde.
Elle ne vit que dans le sien, face au soleil et au-dessus des nuages.

Dans sa tête c’est une drôle de fête qui se joue. Elle est un peu ici et un peu dans le passé. Elle est la vielle du 5e, un peu barrée comme disent les jeunes.
Elle s’offre des voyages et divague, se croit funambule sur un fil, se rêve danseuse de cabaret, effectuant des tours de piste sur des musiques langoureuses.
Elle est à tour de rôle la Bohème, Angie, Diva ou la rockeuse de diamants.

Sur son balcon elle raconte à tous et à personne des histoires, s’invente un paradis blanc, se souvient mélancolique du rire du sergent, des filles faciles dans les villes de grande solitude.
Elle en a fait des choses, elle en a conquis des cœurs, elle a même vu Dieu ! Dans le supermarché de sa banlieue rouge.
Elle lui dédie ses mélodies, chansons mal tournées, qui dégoulinent du 5e étage sur le bitume ravagé.

Certains se disent « dommage » quand ils passent, mais pas vraiment finalement.
Pour elle, tout est simple, la vie est un cadeau empaqueté dans du joli papier de soie rose. Avec son chapeau coloré, ses mains gantées, ses robes longues, elle a des allures de princesse.
La Cendrillon qu’elle rêvait d’être à 4 ans.

Elle n’a pas d’âge Madeleine. Elle perd le nord. Elle s’invente des chansons comme Marylin.
Elle se sent aussi jeune qu’à 20 ans et alors que l’horloge tourne, elle oublie.
A l’heure qu’il est, c’est tout ce qui compte.

Retrouvez les autres participations ici: Chez Josée, Chez Mébul

***

Pour la dernière semaine (déjà!) sur le thème des mots, je vous propose de participer en partageant en commentaire: le nom d’1 objet + 1 mot original + 1 mot que vous aimez. Une fois cela fait je regrouperais tout ici et vous pourrez écrire votre texte! A très vite!

Posted in O bonheur des sens, Tout un poème

Se retrouver

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Froissé de soi
Le rouge aux joues
D’or et de bronze
La peau parée

Souplesse des dentelles
Lignes accordées
Sur les épaules
Fragiles d’oser

Mon corps entier
Chante les louanges
Baiser chaste
Sur la peau des hanches

J’oublie le temps
Amarrée aux étoiles
Transparence des sentiments
Dans le murmure des voix

Vol au vent
Photographies d’un souvenir
Retrouver le plaisir
De se désirer autrement

Se dévêtir des habitudes
Croisements serrés
Besoin viscéral
De se posséder

Faire renaître des cendres
Comme un Phénix amoureux
La magie d’un premier rendez-vous
La tendresse d’une audace

Posted in Carnets de route

15 mois

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Qu’on se le dise, en toute franchise, ces 15 derniers mois n’ont pas été si simples que nous avons choisi de le penser. Par fierté personnelle. Par culpabilité. Comme si dire “c’est compliqué” faisait de nous des incapables, des inadaptés de la vie. Il y en a tellement d’autres qui vivent pire!

La grande phrase. La plus dangereuse aussi.

J’en tire du positif, beaucoup. Mais je ne peux plus faire l’impasse sur les heures de vide, les heures enchainées à un flot, un flux d’émotions tout aussi déstabilisantes les unes que les autres, à tenter de maintenir notre équilibre à flot. Si nous en sortons grandis, nous en sortons aussi un peu blessées. De ces blessures que je n’ai pas voulu voir, parce qu’il faudrait toujours ne retenir que le positif.

Cela me rappelle que durant 4 ans j’ai tenu plus ou moins le cap dans une relation destructrice, en m’accrochant à ces bouts de soleil. Bien dérisoires. Mais une fois de plus il y avait pire!

Ces mois nous ont éloignés, un peu esquintés, même si nous tenons à ne pas ressasser. Nous nous sommes à peine croisés. Juste de quoi appliquer un baume sur l’absence, histoire de combler un manque, de se réconforter. Quelque part, quelque chose a changé. Nous avons changé, c’est évident. Etre capable de poser son regard sur cette parenthèse un peu longue c’est peut-être bien se donner une chance de fermer une porte pour en ouvrir une autre.

La solitude n’a pas été choisie, elle s’est imposée. Avec son lot d’hypothèses à tenter de percer. Il a fallu se réapproprier une réalité, notre identité. Un exercice de retour à soi, précieux, nécessaire. Qui permet aujourd’hui de poser les mots sur tous ces besoins qui n’ont pas été exprimés, exposés. Il y avait d’autres priorités. Etre là pour ceux qui comptent.

La vie reprend doucement et il faut en son temps reprendre le chemin de la vie. Celle de mars 2020 ne ressemble plus à celle d’aujourd’hui. Petite vague de nostalgie. Elle aussi il faudrait lui lâcher la main. Pourquoi tout le monde se fait un devoir d’avoir une idée sur tout. Chacun sa vérité, sa voix dans ce tumulte, sa route.

Je ne veux plus faire comme si, comme si il fallait être bien, coute que coute. Je ne veux plus porter ces masques polis, si bien dessinés par tant d’années de “faire plaisir”. J’ai appris que fuir n’était pas la solution. Mieux vaut regarder l’orage et se souvenir de ce pouvoir entre nos mains, s’en remettre à la force de Vie.

Et vous cette période, vous en gardez quoi comme souvenir?

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Vague(s) E-maux-tionnelles

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Face à la vague vertigineuse
Les secrets explosent
Le cœur se pose
Sur une hypothèse scandaleuse

Face à la vague vertigineuse
Le corps implose
Le cœur se décompose
L’ombre joue les entremetteuses

Face à la vague vertigineuse
Les blessures s’exposent
Le cœur se livre en prose
La mort en intraveineuse

Des émotions
Comme des glaçons
Qui percutent la raison

Des traces
Comme des menaces
Qui perforent la glace

Autant de saisons
Vide, chute, abandon
Mourir à soi-même
Laisser passer la haine

Laisser aller la peine
Renaitre à soi-même
Vide, lumière, ascension
Retrouver la passion