Concentré de magie

Copyright Marie Kléber

Tu es là chaque jour, même quand tu n’es pas là. Et chaque jour je me remplis de toi.

Les minutes qui nous séparent nous rapprochent. Le temps qui nous semble long parfois entre deux rendez-vous nous file entre les doigts quand nous sommes ensemble.

Je n’écoute pas les battements de ton cœur, j’accorde ma respiration à la tienne, je saisis ce que je veux retenir du présent, ce présent qui tisse la toile de nos souvenirs à venir.

Je m’enivre de ta présence et de tes mots en ton absence. Je note tout ce qui me touche, je couche sur le papier les émotions, les ressentis, les frissons, ces sensations si singulières, nos expériences si particulières.

Tu es là, dans mes pensées, quand tu n’es pas là, quand les minutes de loin me paraissent interminables, quand j’ai envie d’un peau contre peau, de ce contact qui a le pouvoir d’insuffler une énergie neuve à mon corps et mes envies.

Tu inondes mes jours et mes nuits de sentiments qui gonflent mon cœur d’un amour, qui déborde. J’ai peur que ce soit trop parfois.

J’aimerais te respirer chaque seconde. Et pourtant je sais que c’est dans notre liberté d’être l’un sans l’autre que nous puisons l’essentiel de ce qui nous lie.

Un concentré de magie…

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L’euphorie du retour

Copyright Marie Kléber

La tempête a fait rage et la mer s’est chargée d’une écume dense, palpable, ses remous emportant au loin les navires qui ont osé s’aventurer par-delà le phare, les balises du port. A l’effervescence du départ, on oppose désormais la crainte d’un retour compliqué si ce n’est impossible. La mer tangue et les navires heurtent les rochers, se brisent par endroits, se maintiennent à flot dans un chaos oppressant. L’obscurité gagne du terrain, la vie se contracte, sur les quais on maintient l’espoir à coups de souvenirs, on déconstruit le pire. Les sentiments se toisent, les cœurs s’affrontent. On ne sait plus qui, quoi, comment, dans ces heures tourmentées. On égrène des pourquoi à longueur d’échanges qui n’apportent rien, si ce n’est un semblant de courage pour faire face.

Au lever du jour, la tempête s’est calmée. On aperçoit quelques trouées bleues dans le ciel. Les ténèbres cèdent et la mer se fait huile, douce, parfumée, luisante d’une sérénité reconquise. Les navires rescapés s’avancent, non pas fiers, juste gorgés de cette vie ressuscitée, prête à être offerte. Les rives s’écartent, frétillantes d’impatience, affranchies des tensions, pétries de grâce. Elles s’enivrent de la puissance de ce retour triomphant, applaudissent la vivacité des navires revenus des eaux troubles. L’ancre se jette avec fougue dans la mer enivrée des clameurs de la foule. Les bateaux investissent l’espace sacré, se réjouissent de la liberté retrouvée, qui inonde désormais les berges, berce de joie les cœurs, fait corps avec les corps, sanctifie l’abandon euphorique. Les sentiments se confondent dans un face à face extatique, jubilatoire, qui ne se lasse pas de contempler l’étendue d’un bonheur sans nuage.

Les promesses de sa peau

Crédit – Pixabay

Je fais courir mes doigts sur les promesses de sa peau. J’imprime sur l’écran de mes jours le dessin de ses contours, de mes nuits le dessein de ses envies.

Je fais courir mes doigts sur l’enchevêtrement des veines de l’écorce chaude. Son histoire personnelle demeure ce flou que je ne saurais toucher que du bout du cœur.

Je fais courir mes doigts sur l’intangible des sentiments, la pureté de l’instant, l’enthousiasme des retrouvailles, la richesse de ce bonheur que je garde comme un précieux enchantement.

Je fais courir mes doigts sur l’effleurement des impossibles, tenus à distance par la confiance constante, osée, libérée de la souffrance du manque.

Je fais courir mes doigts sur ce qui se dit, sur les silences qui comme l’or se gorgent d’essentiel.

Je fais courir mes doigts sur l’énergie de nos corps, composés, étreints, métamorphosés dans un accord que nous sommes seuls à créer.

Je fais courir mes doigts sur ce qu’il est, donne, transmets. Et mes doigts se souviennent. A quel point je l’aime.

S’apprendre et trouver sa voie/voix

Crédit – Pixabay

Parfois il faut revenir sur le passé, décortiquer tout un tas de choses, d’évènements, de ressentis. Parfois il est nécessaire ce retour en arrière pour comprendre, avancer, se débarrasser de ce qui ne nous intéresse plus, ne fait plus sens.

L’immersion est tantôt légère, tantôt douloureuse. Il arrive que des évènements du présent fassent ressurgir des maux enfouis. On peut les laisser là où on les a trouvé, en se disant à quoi bon. Ou les sortir de leur cachette et les regarder droit dans les yeux. Jusqu’à ce qu’on arrive à lâcher prise, à les laisser partir.

Plus j’avance, plus je me reconnecte au présent, aux émotions, plus le passé revient comme pour m’intimer l’ordre de faire ce travail. C’est nécessaire. Je ressens le besoin de m’affranchir de ces codes, de ces cases, de quelques principes qui ont fait mon éducation et qui ne sont plus moi. Tout en acceptant que les personnes qui m’entourent ont juste fait de leur mieux. Je suis celle que je suis grâce à eux également. Toutefois au fil du temps et des expériences, j’ai développé mes propres idées, mes propres valeurs. Et je tente chaque jour de prendre ma place, de trouver mon équilibre, celui qui est juste pour moi (et ne le serait pas forcément pour quelqu’un d’autre).

Je m’apprends. Au travers de mes jours. Et des personnes rencontrées, des messages reçus. Je souhaite désormais aller de l’avant, exorciser mes peurs. Quand je lâche prise, je me découvre plus sûre de moi, plus confiante. Je me sens plus libre dans ma relation à autrui, moins sur la défensive ou dans le contrôle.

Petit à petit je m’éloigne des schémas, des routes toutes tracées pour trouver ma voie – ma voix !

Et vous, vous vous apprenez comment? Vous l’avez trouvée votre voie/voix?

Quand il est temps de lâcher la main au passé

S’attacher au passé, c’est une façon de refuser les cadeaux du présent.

Je crois que je m’y suis assez attachée. Quand on a souffert on connaît le goût du douloureux. Et pourtant l’abandonner c’est presque comme renier une histoire, des faits, des maux.

Le présent me comble. A beaucoup de niveaux. Et cette sérénité, ce bonheur, je ne souhaite pas les laisser filer.

Je me rends compte que mes blocages ne sont que des peurs que je refuse de lâcher. Au départ ces peurs me protégeaient, comme une alerte face à un potentiel danger. Mais surtout elles témoignaient d’un vécu qui me donnait une légitimité. Ça paraît fou. Et pourtant si on retourne 15 ans en arrière, ce combat je l’ai voulu, souhaité. J’étais de celles qui pensait que pour être reconnue, appréciée, il me fallait lutter pour ou contre quelque chose. Je ne savais pas comment les choses se manifesteraient mais cela était devenu une évidence. Mes pensées de l’époque ont créé ma réalité des années après. Et j’ai eu de quoi me battre. Au delà de mes espérances!

J’avais l’impression que mon existence n’en valait pas la peine. En tant que moi je n’étais rien. En tant que victime, je devenais quelqu’un. Je suis devenue ce que je rêvais d’être.

Puis j’ai choisi de m’en sortir.

Et de vivre.

Et d’être heureuse.

J’ai surtout appris qu’en tant que personne j’avais de la valeur.

Il est temps, je crois, de lâcher le passé, en le remerciant de ce qu’il m’a apporté, pour pouvoir pleinement savourer le présent! Et ses merveilles!

Et si tu manquais juste d’imagination!

Crédit Pixabay

Rien de tel qu’une conversation matinale avec chéri pour l’inspiration d’un nouvel article!

Vu l’état avancé de ma nouvelle, plus de 30 pages au compteur, c’est un exploit (dont je suis assez fière d’ailleurs), je commence à élaborer le scénario du dénouement. Toute idée est la bienvenue, même si chaque nouvelle idée perturbe un peu mon plan de départ et m’oblige à identifier si je souhaite ou non la garder.

Il est clair que nous mettons un peu, voir beaucoup parfois, de nous dans nos textes, en fonction du thème et du style. Cela peut être un souvenir, une phrase entendue, juste un mot, une situation. A partir de là nous brodons. Et créons un univers qui pour le coup n’a pas ou peu de connexion avec nous, notre vie. Nos personnages finissent par vivre la leur, indépendamment de nos idées, principes, idéaux, valeurs. On finit même par se demander qui écrit!

J’ai noté en vous lisant que beaucoup de lecteurs apprécient qu’une histoire colle avec la réalité. Pour ma part, ce n’est pas un critère de sélection. D’ailleurs je crois ne pas en avoir de précis. Si j’aime, j’aime. C’est une des raisons pour lesquelles je suis incapable bien souvent d’écrire des critiques littéraires. Si le récit m’emballe, les incohérences (il y en a parfois) glissent sur moi. Par contre si je n’accroche pas, là je suis incorrigible.

Comment alors créer / décrire une réalité quand l’expérience de cette réalité nous fait défaut?

Notre imagination a le pouvoir de nous entrainer sur des sentiers jamais parcourus (je sais de quoi je parle). Une fois lancée, elle se sent libre de tout tenter, de tout donner. Nous ne nous posons pas la question de savoir si cela colle, dans un premier temps du moins, nous avançons avec elle. Advienne que pourra!

Vous qui écrivez, qui travestissez la réalité, la vôtre, la nôtre, que faites-vous quand vous souhaitez relater une situation mais que l’expérience de celle-ci vous est parfaitement inconnue?

Vous vous documentez sur le sujet?

Vous interrogez des personnes à même de vous éclairer?

Ou vous faites confiance à votre imaginaire débordant, votre intuition, qui même sans avoir toutes les clés pour mener à bien le récit en question, saura vous guider – et tant pis si l’exactitude n’est pas au rendez-vous, après tout lire c’est aussi l’occasion de rêver, de se laisser emporter loin de la réalité?

Dis-moi…

Crédit Pixabay

Dis moi tes plus grandes peurs, ce qui te fait trembler. Dis moi ce que tu redoutes, de quoi tu doutes.

Dis moi ce qui grandit dans tes heures d’insomnie, de quoi sont constituées tes nuits, ce que tu crains quand les lumières s’éteignent.

Dis moi à quoi tu rêves, les idéaux qui te font grandir, les mensonges qui te font souffrir.

Dis moi l’impact de la nuit sur tes envies, l’impact du temps qui passe sur tes amours.

Dis moi ce que tu caches, ce que tu gardes en toi, ce que tu n’oses pas.

Dis moi qui tu pries, qui tu appelles quand le monde vacille, quand ton monde s’illumine.

Dis moi tes essentiels, ta vérité, le gout de ton bonheur, à quel sauce se mangent tes sentiments.

Dis moi…

La pudeur est un leurre dans lequel on se perd. A trop vouloir se taire, on oublie d’avouer ce qui nous pèse, on oublie que nous sommes humains, que ce que l’on dit nous rapproche, ce que l’on partage nous libère!

De l’écriture érotique…

Qu’on le veuille ou non, qu’on l’accepte ou pas, la fonction érotique fait partie de nous tout autant que nos caractéristiques physiques, notre intellect, nos sensations, nos émotions, notre inspiration ou notre intuition. Il ne tient qu’à nous d’y faire attention, de l’intégrer, de la développer dans notre vie de tous les jours. Ou pas. C’est un choix personnel que j’ai pour ma part négligé pendant de nombreuses années. Il aura suffi d’une rencontre que j’espérais autant que j’appréhendais pour que la roue tourne.

Comme je l’évoquais avec vous récemment et suite à vos commentaires (ils étaient et restent essentiels), je me suis lancée (non sans appréhension, encouragée et soutenue tout de même) dans la rédaction d’une nouvelle érotique. J’en suis à la page 17 donc on peut dire que ça avance bien ! Il parait même que ça se tient !

De prime abord on pourrait penser, après le succès “phénoménal” de « Cinquante Nuances de Grey » (125 millions d’exemplaires tout de même), que la littérature érotique est un style accessible à tous. Pour ma part, je n’ai pas accroché à ce roman, j’ai trouvé l’histoire un peu tirée par les cheveux (et pour cause), pas très intéressante (et ça n’a rien à voir avec le thème) et pas spécialement bien écrite. Loin de moi l’idée de juger le travail de l’auteur, peut-être que le principal résidait plus dans le sujet que dans le style, auquel cas c’est réussi (la sortie du film a même fait des heureux chez Décathlon !)

Pour en revenir à la littérature érotique, je pense que c’est un style encore mal connu ou considéré comme « à côté », pas assez noble, surfait peut-être. Il suffit de fureter dans une librairie pour s’en rendre compte. Pourtant ne vous fiez pas aux apparences, de nombreux auteurs classiques étudiés à l’école se sont un jour prêtés au jeu : Zola, Musset, Rimbaud, Baudelaire, La Fontaine, Maupassant, Verlaine entre autres.

Nous avons beau évoluer dans un monde dit « libéré », j’ai l’impression que nous sommes encore plus limités qu’il y a 50, 100 ou 200 ans. On s’offusque facilement du corps d’une femme sur une publicité, alors même que nos musées regorgent de peintures mettant en avant ce même corps. Que ressentons nous devant l’œuvre de Gustave Courbet « L’origine du monde » ? Sommes-nous choqués ?

La littérature érotique comme son nom l’indique est de la littérature, les codes restent donc les mêmes, les règles de style aussi. Ce n’est pas de la littérature de bas étage pour amuser la galerie. Après réflexion, j’en suis venue à la conclusion qu’outre le fait d’être une écriture assez intime – et qu’on garde souvent pour soi, comme un jardin secret préservé – c’est une écriture variée, qui peut aller de la suggestion à l’évocation brute et sans fard. Avant de partir en vacances, j’avais pris soin de me procurer un recueil de nouvelles – quand on veut se lancer, c’est l’étape obligée – et si je me suis « forcée » à lire chaque nouvelle, je ne peux pas dire que toutes m’ont plu tant dans le choix du sujet que dans celui des mots. Là aussi, il y en a pour tous les goûts : sensualité, bestialité, mots imagés, mots crus, scandale, violence, humour, mystère…

J’ai du mal avec la vulgarité, la violence, les mots un peu trop cru. Dans la vie en général. Je trouve que la sexualité c’est tellement plus que deux êtres (ou plus – là aussi chacun ses préférences) qui interagissent autour de / avec leur corps et la réduire à un acte banal, animal, c’est dommage. Certaines nouvelles m’ont laissé un goût amer en bouche (les nectars n’ont pas tous la même saveur) alors que d’autres m’ont littéralement transporté, même sur des sujets sensibles. Tout est question de juste mesure, d’équilibre. C’est ce qui distingue, à mon avis, l’érotisme de la pornographie. Le débat est ouvert…

De mon côté, je mise sur tout ce que j’affectionne quand j’écris, le choix des mots, l’art de la suggestion, la révélation imagée. J’aime le secret, la retenue tant en acceptant que parfois tout s’emballe et que  les mots s’entrechoquent, jusqu’à être plus audacieux. Et alors ils glissent comme nés de la plume d’une autre femme. A moins que cette femme qui ose à présent soit celle que j’ai longtemps refusé d’être…

A vous! Que pensez-vous de la littérature érotique ? En avez-vous déjà lu ? Ou bien ça ne vous fait ni chaud ni froid ? Avez-vous de bons livres à me conseiller ?

Si vous en écrivez, dans quel style vous sentez vous le plus à l’aise ? Si vous avez envie d’en écrire, qu’est-ce qui vous empêche de sauter le pas ?

Dans le bonheur des retrouvailles il y a…

Ce qui ne se dit qu’en gestes, dans un souffle, un murmure ou un regard arrêté sur le temps suspendu entre ciel et terre.

Les liens tissés de souvenirs, gorgés de sourires et de manque que ni les cauchemars ni les nuits morcelées ne peuvent distendre.

L’abandon, les corps plongés dans une euphorie dense, qui se découvrent en silence et dont la chaleur se fait plus dense à mesure que les corps ôtent les fibres qui les éloignent de ce peau contre peau attendu, espéré.

Les barrages qui éclatent, les prisons dont les portes de verre se brisent, les chaines qui cèdent sous le poids de l’envie de liberté, d’authenticité, sous le joug du plaisir, qui se déverse jusqu’à ce que les corps s’épousent, se complètent, jouissent.

Le feu, la passion, la tendresse, la magie, la douceur, la férocité, l’amour, la vie.

L’indéfinissable…

Ps: je n’ai pu résister!

Quand les masques tombent…la liberté!

Dans la vie de tous les jours, nous nous adaptons souvent. Nous sommes différents en fonction des personnes, des situations, des lieux.

Avec mes amies, je suis souvent assez à l’aise. Certaines me connaissent depuis longtemps. D’autres sont entrées dans ma vie plus récemment. Parfois je m’adapte à certains caractères, je sais rester en retrait. Je ne sur-joue pas pour autant.

En famille, je me suis souvent rebellée contre l’ordre établi. J’ai longtemps cherché ma place. Puis j’ai voulu être acceptée alors je suis rentrée dans un moule. Parce que c’était rassurant pour mes proches. Je pouvais être plus authentique ailleurs, alors pourquoi ne pas faire semblant, un peu, de temps en temps.

Au travail, il est clair qu’on joue plus facilement un rôle. Il n’y a que Bridget Jones pour être 100% naturelle au boulot ! On est plus ou moins obligé de savoir se tenir, de contrôler ses états d’âme. On ne se travestit pas non plus, on trouve son équilibre. On renvoie une image (qui n’a pas toujours grand-chose à voir avec qui nous sommes dans la vie de tous les jours).

Dans l’intimité du couple (il va de soi que je parle d’une relation saine), les masques tombent complètement. Peut-être pas tout de suite, mais progressivement c’est certain. C’est le seul espace qui nous permet d’exprimer tout ce que nous sommes, de révéler ce qui se cache à l’intérieur et que nous n’osons pas toujours laisser sortir. Nus face à face (autant physiquement qu’émotionnellement) nous nous exposons, nous lâchons prise, nous nous abandonnons mutuellement. Il n’y a plus de codes, de règles à respecter, de tenue à avoir. Il n’y a rien à prouver ni à soi, ni à l’autre. C’est un espace de liberté totale, où les mots, les gestes, les envies ne passent par aucun filtre. Le contrôle n’est pas de mise. Même si parfois il nous rassure. La complicité qui s’installe devient le terrain de tant de possibles, qui nous font sentir pleinement vivants. Les barrières tombent, les tabous disparaissent (avec le temps). Les corps se fondent, se confondent, s’extasient. L’intimité offre à l’esprit une trêve. Nos sens prennent le relais et donnent à nos corps l’occasion d’expérimenter une large palette de sensations. Nous nous découvrons chaque fois davantage. Nous-mêmes. L’autre. L’intimité nous nourrit de l’intérieur, nous remplit d’énergie, de force, de confiance.

Et vous l’intimité, vous la vivez comment ? Elle vous apporte quoi?