Pseudo et Liberté d’expression

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On dit toujours que derrière un pseudo on se sent libre.

Cela fait six ans que je suis sur cet espace, que je suis Marie Kléber. Six ans c’est presque un record pour moi. Mes blogs (et j’en ai eu) ont rarement duré dans le temps. Soit je ne m’y retrouvais plus. Que ce soit au niveau de mes articles ou de mes lecteurs. Soit j’avais envie de changement. Alors je bazardais tout et je recommençais sur du neuf, ailleurs. Tout ou rien.

Ici, j’ai créé quelque chose qui me ressemble. Je ne me restreins pas ou peu. Je suis comblée par tous les échanges quotidiens avec vous. J’ai eu des « crises existentielles » mais je n’ai jamais remis complètement en question ma présence ici.

On dit toujours que derrière un pseudo on se sent libre.  

Et bien pas toujours. J’en ai fait l’expérience récemment. J’ai écrit ailleurs. J’ai pris un nouveau nom et je me suis lancée. Comme ça. Pour voir. Et j’ai senti, petit à petit, quelque chose enfler, comme un malaise. J’ai effacé – impulsivité quand tu nous tiens – puis j’ai essayé à nouveau. Mais le malaise est toujours là, bien ancré. Cette sensation de me cacher, d’œuvrer en souterrain. Pourtant personne ne me connait. Je suis sur cet espace incognito. J’ai beau y mettre mes mots, j’ai beau aimer les mots que j’y mets, il y a toujours quelque chose qui me dérange.

Je ne me sens pas libre.

Alors changer ? Tout réinventer ? Ou garder cela pour moi ? Certains mots n’existent que par et pour eux-mêmes. Ceux à qui ils sont destinés évoluent dans un espace très limité. Nos audaces se confrontent parfois à d’autres audaces, qui loin de nous nourrir, nous font perdre notre équilibre.

Dites-moi, vous, vous sentez vous libres  sur votre blog? Totalement libres ? Ou bien vous vous limitez ? Un peu, beaucoup ? Jamais ?

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Le temps de toi

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Tout se trouve dans cet instant. Tu vas partir. Je voudrai tout retenir. Le temps. Ta peau. Ta bouche. Tes mots.

Ce temps se compte en secondes. Points de suspension entre nos deux vies. Bientôt tu auras passé la porte. Tu ne seras plus là où tu étais. Juste comme ça.

Et je n’entendrais plus ta voix, je ne toucherais plus ta peau. Juste ton odeur dans les mouvements épars. Dans les recoins de mon coeur. Ton sourire imprimé quelque part. Je le croiserais par hasard.

Rien que de l’ordinaire. Des heures à être dans le tant de toi. Et des heures sans toi. Rien que je ne sache vivre.

Pourtant ce soir le manque de toi me saisis déjà. Tu n’as pas encore atteint l’autre rive que je te voudrai là – si près, tout près de moi.

Toutes ces questions…

Crédit Pixabay

Je me pose beaucoup de questions. Ce n’est pas nouveau. Et c’est ce qui m’a toujours permis d’avancer. Parfois j’aurai voulu en avoir moins, pour pouvoir me poser un peu plus, un peu plus souvent. Parfois ces questions me laissent vide, elles me bouleversent, elles viennent titiller quelque chose à l’intérieur de moi dont j’ignorais l’existence. Ou que je ne veux pas voir. Mes vertiges sont toujours suivis de réponses qui me percutent par leur évidence.

J’ai ces moments où tout m’apparait limpide. Où ce retour à moi me donne énergie et envie. Mais je ne peux pas, je ne souhaite pas rester loin du monde. Le monde est ma nourriture. Écrire ici et ailleurs, partager, vous lire, tout cela participe à mon évolution. Cet espace de vie fait partie intégrante de mon quotidien. Je ne le vois pas comme quelque chose de dissocié, comme je le lis souvent autour de moi es questions sont surement ma plus grande richesse. Même si je reste secouée quand elles arrivent à l’improviste, souvent juste au moment où ma vie est équilibre. Elles viennent par vagues et le vent souffle. Je perds vite mes repères. Le passé revient en force et alors même que je tente de le maintenir à distance, il s’impose. Je me bats à mains nues avec lui. Je le regarde dans les yeux, mon corps tremble, les larmes coulent. Et alors je descends dans un espace où je tente de faire la paix avec tout ce que j’ai vécu.

Comment vivre pleinement le présent si le passé n’est pas digéré – complètement? Mes questions sont ma thérapie.

Et vous, vous vous posez beaucoup de questions? Vous êtes ouverts aux réponses que vous recevez?

 

Les États d’Esprit du Vendredi 12.07.2019

J’ai séché vendredi dernier, du coup je vous livre mes États d’Esprits du Vendredi sans tarder. Avec toujours une pensée particulière pour The Posman et Zenopia .

Début [10h01]

Photo: pourquoi tout dire quand on peut suggérer…
Fatigue : la semaine lente du mois cogne à la porte
Humeur : exquise
Estomac: thé, oeufs, tahin
Esprit: cogite beaucoup
Cond. phys. : footing, planches, marche
Projet: formation: dossier reçu et renvoyé pour un début en novembre 2019… / écriture: une novella terminée, un recueil en cours (prévu pour la rentrée)
Culture:  Lecture: l’évangile selon Pilate / Film: Jean-Philippe (Luchini est vraiment un super acteur!)

Penser à: moins cogiter
Avis perso (1): les photos de charme c’est très joli mais avec de vrais corps de femmes (avec des formes), ce serait encore mieux…
Avis perso (2): fantasmer sur son petit fils, désolé mais moi ça me donne envie de vomir…
Avis perso (3): Vincent Lambert, enfin la paix…on ne peut que l’espérer.
Avis perso (4): l’écriture devrait être accessible à tous. Les styles ampoulés c’est pire que d’avoir à traduire du Chinois!

Message perso: (1) quel délicieux réveil! (2) je ne m’y retrouvais plus mais je continuerai à écrire – où, quand, comment…on verra! (3) tes dessins sont vraiment très jolis (4) vos commentaires me font vraiment réfléchir
Loulou: a des tonnes de choses à raconter, attend l’arrivée de sa grand-mère avec impatience, va commencer la piscine et le poney
Amitiés : mail, en pensée, en vrai aussi
Love : un peu fou mais j’adore, prévenant, à l’écoute, séduisant, sportif (oui je sais ça ne veut rien dire…)
Sorties : je me tâte pour un hammam, visite de cimetière, petit passage chez mémé, bouquinistes (histoire de reprendre contact avec Paris!)
Essentiel: communiquer
Courses: marché dimanche matin et deux livres
Envie de: temps à deux, balades, écrire pour le plaisir…
Zic:

Fin [10h45]

Allez, je vous laisse à cette belle journée et vous souhaite un délicieux réveil et de bonnes vacances pour celles et ceux concernés.