Et si je vous parlais de mon petit côté « old school » !

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J’ai eu l’idée de ce billet (un peu différent) en déjeunant avec des collègues hier. J’écoutais leur conversation et je ne me sentais pas du tout en phase et pour cause :

  • Je ne suis pas abonnée à Netflix.
  • J’achète toujours des CD et des DVD.
  • Je n’ai encore jamais téléchargé ni musique ni vidéo.
  • Je ne lis que des livres « papier » si possible des livres de poche, que j’emprunte le plus souvent à la bibliothèque ou que j’achète en vide-grenier.
  • Je n’ai jamais eu ni Mp3 ni Ipod. La musique chez moi ça s’écoute sur une chaine hi-fi.
  • Je déteste Facebook.
  • Je n’ai lu ni « cinquante nuances de grey » ni « hunger games » et je viens tout juste de découvrir Harry Potter (don’t blame me !).
  • J’adore envoyer des cartes postales à mes amies.
  • Je garde encore de (trop rares) correspondances épistolaires.
  • Je n’arrive toujours pas à me séparer de mon appareil photo argentique (le passage au numérique m’a coûté mais je me dois d’apprécier sa qualité et son efficacité – j’aurais du mal à m’en passer aujourd’hui).
  • Je ne regarde aucune série à la mode.
  • Je suis nostalgique des dessins animés de mon enfance.
  • Je déteste acheter des vêtements / chaussures sur Internet. Je ne le fais qu’en cas d’extrême nécessité.
  • Je suis fan du style des Sixties!
  • Je préfère donner que vendre.
  • J’adore écrire avec un stylo plume – Parker de préférence.
  • Je fais toutes mes pâtes (à tarte – boulangerie – pizza…) à la main.
  • J’ai le minimum d’applis sur mon portable pro.
  • Je possède encore un Nokia 5cb – tout petit et très pratique.
  • Je voyage uniquement en car ou train. Je n’ai pas de voiture et je m’en porte très bien !

Et vous? Dites moi tout…

Mon plus gros challenge : m’aimer

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Je t’aime. Trois mots qui en disent long.

Mais arrivons-nous seulement à les dire. A nos proches ? A nos amies ? A notre amoureux (se) ? A nos enfants ?

Et enfin à nous même ?

Je t’aime. Trois mots qui ne sont pas à prendre à la légère. Aimer c’est simple et compliqué à la fois. Simple car aimer vient de notre être, de notre cœur. Et nous avons tous un cœur. Compliqué car aimer s’accorde avec liberté, authenticité, confiance, respect, inconditionnalité. C’est là que le bât blesse. Il semblerait que nous mettions souvent des conditions à l’amour.

Envers les autres.

Envers nous-même.

Comment aimer les autres quand on ne s’aime pas soi-même ? Je me pose la question depuis quelques années. Je n’y avais jamais pensé avant. Je n’avais jamais pensé d’ailleurs à l’importance de m’aimer. Les autres avant. Toujours.

Est-ce parce que c’est plus facile de penser aux autres que de s’intéresser à soi ? Est-ce parce que s’intéresser à soi implique de creuser, de déterrer des blessures, de laisser tomber des principes qui nous oppressent, de travailler, d’aller à l’intérieur de soi – un intérieur longtemps délaissé ? Est-ce parce qu’on nous a souvent répété qu’il « fallait » penser aux autres ? Est-ce parce l’altruisme est érigé en valeur souveraine ? Et l’égoïsme un travers dans lequel nous craignons de tomber facilement ?

Et si entre altruisme et égoïsme, il y avait juste l’être. On ne peut pas offrir ce qu’on n’a pas. On ne peut pas recevoir ce qu’on n’est pas prêt à accepter dans notre vie. Ne serait-ce qu’un compliment. Comment offrir un compliment sincère qu’on ne se ferait pas à nous-même ? Comment recevoir un compliment sincère en se dénigrant sans cesse ?

On a tendance – moi aussi – à voir les travers des autres d’un coup d’œil, à cerner leurs zones d’ombres et à les décortiquer jusqu’à la dernière miette, à leur en vouloir pour tel ou tel trait de caractère, tel ou tel manque. Et si nous nous intéressions à nous ? Et si nous regardions à l’intérieur de nous pour voir ce qu’il s’y passe, pour distinguer les émotions qui nous traversent, pouvoir les nommer, les étudier et les laisser passer ? Et si nous devenions notre priorité ?

En écrivant cette phrase, je me rends compte que quelque chose fait tilt en moi. Ce n’est pas ce qu’on m’a appris. Ca ne rentre pas dans mes « valeurs », mes « principes ». Et si mes valeurs étaient erronées, mes principes plus adaptés à la personne que je suis ?

Depuis quelques années je prends conscience de moi – une nouveauté agréable et déstabilisante. Est-ce que je me respecte ? Est-ce que je m’aime telle que je suis ? Est-ce que je suis prête à me dire « je t’aime » chaque matin en me regardant dans le miroir ? Est-ce que je me sens libre de passer du temps avec moi, de prendre soin de moi, d’investir en moi ? Est-ce que je  suis prête à me donner ce que je donne depuis des années aux autres et à l’assumer (auprès de ces autres) justement ?

Tant de questions autour de quelque chose de si naturel.

Un gros chantier sur lequel je travaille depuis près de 3 ans déjà. Les progrès sont là c’est certain. Les regarder en face m’aide à aller de l’avant, à y croire même quand tout me pousse à renoncer. Le plus dur en ce moment, c’est 1) le regard des autres (s’en affranchir) 2) ne pas me comparer sans cesse 3) mes principes et la culpabilité qui va avec (les lâcher).

Je vois la belle lumière au bout du chemin. Elle est époustouflante et vraie. J’avance vers elle chaque jour un peu plus, à mon rythme, en me regardant avec des yeux remplis de bienveillance. Et je sais que cet amour une fois installé fera des merveilles autour de moi.

Et vous, dites-moi, vous en êtes où sur ce chemin ?

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Une femme libre!

J’ai dit OUI plus d’une fois par le passé, à fleur de peau, terrassée par la peur. Peur des menaces. Peur de la violence qui ne se dit pas. Face à la confiance qui se délite, j’ai dit OUI pour avoir la paix. Pour ne plus trembler derrière la porte. Face au mépris, l’instrument des lâches, j’ai abdiqué. J’ai dit OUI en croyant résister. Peur de perdre ci ou ça. Ceux qui nous narguent le savent bien, ils finiront par avoir le dernier mot. J’ai lâché la barre face au harcèlement qui n’en finit pas. J’ai dit OUI pour la forme, pour ne pas avoir à gérer les heures, les jours de silence, ma punition.

J’ai tremblé face aux mots blessants, aux paroles lancées en l’air comme autant de sabres puissants. J’ai fait fi de mes sentiments pour pouvoir encaisser. Je me suis brûlée les ailes à toujours vouloir trouver des excuses à tous, tout le temps.

J’ai dit OUI à celui et à celle qui m’ont écrasée du poids de leur égo surdimensionné. J’ai dit OUI dans la détresse, perdue, paumée, affaiblie, cassée. J’ai dit OUI pour pouvoir continuer. Quand il ou elle ne pensait qu’à me faire tomber.

J’ai dit OUI aux insultes, aux mots durs, aux ricanements, aux pressions.

J’ai dit OUI dans ma vie scolaire, professionnelle, conjugale. J’ai dit OUI en me voyant fragile, incapable de me défendre. J’ai dit OUI en faisant taire celle que j’étais, non pas pour me fondre dans la masse, mais pour me faire toute petite, pour qu’on ne me remarque surtout pas, qu’on m’oublie presque (de cela est né un besoin de reconnaissance que j’arrive doucement à dompter) dans le coin, là-bas.

J’ai dit OUI trop souvent, renonçant à moi-même, à mon identité, à mes émotions.

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Aujourd’hui je dis NON.

NON à toi pour tes mots blessants, infondés.

NON à toi qui me juge.

NON à toi qui te permet de me lancer ton mépris à la figure sous prétexte que tu te trouves au-dessus de moi dans la hiérarchie.

NON à toi qui abuse de ton pouvoir.

NON à toi qui ne donne rien.

NON à toi qui impose ta manière de voir ou gérer les choses.

NON au harcèlement, à la folie, aux menaces (elles ne me font plus peur), au déni, à la vague destructrice qui s’empare de toi quand tu ne te contrôles plus, aux regards de travers, aux yeux baladeurs, à ton paternalisme désuet.

Je ne suis plus cette petite chose fragile, cette enfant contrainte, cette adulte apeurée, cette employée qui ne fait pas de vague, qui encaisse chaque remarque, chaque tentative de conflit en chaussant son masque souriant, pour faire plaisir. Je suis une femme libre !

Mon bout du Monde

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On s’y rend en voiture, en train ou en car. Au détour d’un virage on aperçoit la mer, pas celle bleue ou verte de la Méditerranée, ni la transparente dans laquelle on plonge pour regarder les poissons. Ma mer est foncée, gorgée de boue et d’eau salée. Elle monte et descend, nous offrant soit de belles matinées ou de belles après-midi à la plage, rarement les deux, ou alors il faut se lever tôt et se coucher tard.

C’est un endroit tout simple, sans transat ni restaurants face à la mer. C’est une maison, celle de mon enfance, des vacances, des weekends qui s’allongent jusqu’au dimanche soir, celle de mes souvenirs, des cousines.

C’est une plage, des heures de dériveur, des brioches partagées, des baignades nocturnes, des drapeaux « orange » qui nous font courir sur la plage déserte en criant à tue-tête « qui m’aime me suive » avant le grand plongeon dans les vagues déchainées.

◊♦

◊♦

C’est un jardin rempli de rires, rires de l’enfance insouciante, de l’adolescence passionnée. Un jardin dans lequel j’aime marcher pieds nus et au fond duquel je prends plaisir à étendre le linge. Les draps blancs volent au vent et emportent avec eux, au creux de mes nuits, des parfums savoureux.

C’est une histoire, celle de mes grands-parents, de mes parents, la mienne et celle de mon enfant. C’est une plaque grise au cimetière, un vieux garage, une coque de bateau abîmée.

◊♦

◊♦

Certains parcourent la terre entière pour trouver cet endroit de paix dans lequel ils se sentent en sécurité, apaisés, libres et heureux. Mon bonheur à moi, il est là. Dans cet endroit, mon bout du Monde, mon éternel lieu de quiétude et d’harmonie, dans lequel je puise chaque été un nouveau souffle, loin du chaos et des heures vides. Il est dans la mer qui danse sur les rochers et balaye la plage avec douceur. Il est dans ces heures passées au frais à refaire le monde autour d’un thé ou sur la terrasse le soir, le mieux au réveil, les yeux sur l’horizon, avec en bruit de fond le chant des oiseaux. Il est entre ces murs qui connaissent tout de moi, qui ont mon âge et qui me manquent souvent quand les deux pieds ancrés dans mon quotidien, je me sens lourde et épuisée.

◊♦

Cet endroit-là, c’est ma vérité.

Manuscrit deviendra Roman (ou comment j’ai enfin pris une décision!)

Il y a quelques mois je vous parlais de mon manuscrit inachevé. Vos mots, commentaires, messages et puis la vie autour, les rencontres, les témoignages m’ont aidé à prendre une décision, celle de terminer ce manuscrit, pour moi, pour clore ce chapitre, pour vous, lectrices, lecteurs et pour toutes celles et tous ceux qui luttent, avancent coute que coute, pour toutes les combattantes anonymes.

Où j’en suis ?

Je progresse doucement. Un peu comme un randonneur parti escaladé le Mont Blanc. Je crapahute, m’écorche un peu sur quelques souvenirs déplaisants, fais des pauses pour regarder autour, pour me nourrir de la lumière d’aujourd’hui, contraste saisissant face aux ténèbres d’hier. Je relis chapitre après chapitre, parenthèse après parenthèse, ajuste, rature, réécris, cherche des synonymes, enlève, ajoute.

Je n’ai pas de deadline précise, même si une date retient mon attention, comme un signe. 2018 paraît si loin et si proche en même temps.

Après ma relecture, mes modifications imprimées sur le papier blanc, il y aura l’envoie aux bêta-lecteurs puis l’attente. Puis les remarques, critiques, ajustements nécessaires. Et les corrections, la mise en page. Avant le point final. Le dernier.

Je comprends au fil des mots, des pages. Je n’invente rien mais je m’écris différemment. Je regarde le chemin parcouru avec énormément de bienveillance, sans jugement. Je me sens comme une victime devenue combattante devenue Phoenix. Je me sens de plus en plus fière des choix faits, des actes posés, des batailles menées.

Les mots me font prendre conscience à quel point mon amour pour la vie a triomphé de tout. Je ne veux pas devenir un exemple. Je veux juste dire qu’on peut mourir et renaître, sans perdre ses idéaux ou ses rêves, que tout arrive pour nous élever encore plus haut, plus près de ce qu’on est réellement, au cœur de soi.

De l’authenticité de mes rêves

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Je suis toujours là. Comme je vous le disais dans mon dernier article, je ne sais pas trop quoi faire de cet endroit. Déjà j’ai moins le temps. A moins que je ne prenne du temps pour autre chose, qui m’apporte autant.

Je réfléchis, je prends mon temps – je parle beaucoup de temps, peut-être que mon rapport au temps justement a changé. En tous cas, je tente de profiter de chaque instant sans me laisser distraire par des choses sans importance. Je me surprends à dire “c’est pas grave” plus souvent. Je lâche prise à mon rythme, doucement.

J’écris ici quand je le sens, quand les mots me chatouillent l’extrémité des doigts. Quand je ne suis pas ici, je suis la-bas. Ou alors je suis loin de tout ça, plongée dans mon manuscrit ou dans de nouveaux livres qui chacun à sa manière me donne la nourriture dont mon esprit a besoin.

Sous ma douche ce matin – et oui Messieurs-Dames l’inspiration me vient souvent sous la douche – je vous l’accorde, ce n’est pas l’endroit idéal pour noter des choses, mais ma tête garde en mémoire ce qu’il faut le temps que je me rue sur un carnet ou mon téléphone pour noter les mots en vrac – donc ce matin, j’ai eu une petite illumination.

Je vous explique. Je ne suis ni une romancière, ni une novelliste, encore moins une essayiste, je suis une aventurière du quotidien, une attrapeuse d’instantanés de vie. Une de mes amies l’autre jour disait “j’aime ce que tu écris, c’est court, ça parle de toutes ces petites choses qui forment nos existences. Il n’y a pas de suspens dans tes textes, mais quelque chose de plus subtil, de poétique, qui nous attrape par la main et nous parle, au creux de l’oreille.” C’est un compliment qui m’a énormément touchée, comme vous pouvez l’imaginer. Je trouve surtout que ça résume très bien ce que je fais, qui je suis.

Si un jour dans les maisons d’édition il existe un créneau pour les textes courts, j’ai quelques chances. En attendant je retourne à mes carnets, à ma passion, à mon rêve devenu réalité, à mes scènes de vie choyées, en cherchant dans chaque mot partagé à être plus près de vous, en étant moi. Quand j’entends que mes mots accompagnent de nombreux lecteurs, connus et anonymes, dans leur vie de tous les jours, je suis aux anges et je souris intérieurement! Merci à vous d’être là!

Les sourires du lundi #9

C’est un mail inattendu reçu la semaine dernière qui m’a rappelé que fut un temps le lundi je partageais avec vous mes sourires et autres bonheurs de la semaine écoulée. C’est donc avec grand plaisir que je vous parle aujourd’hui douceur de vivre et petits plaisir à partager, sans modération.

Cette semaine fut riche, bien remplie, épuisante et toute de même agréable.

Riche en prises de conscience. J’ai accueilli chaque pensée, chaque doute avec bienveillance, sans me mettre de pression ou du moins en m’en mettant moins que d’habitude. J’ai réussi à tirer des leçons sans pour autant enfiler mon costume de Calimero !

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Bien remplie. Entre le travail, les objectifs, les réunions, la pluie, les transports au ralenti, les histoires du soir (enfin l’histoire du soir car quand on aime on redemande toujours la même !), les rires, la préparation d’un anniversaire « home made », les courses en tous genres, les commandes retardées et enfin passées, les câlins du soir et du matin, la danse des chaussettes, les repas préparés à quatre mains, les déjeuners en anglais, l’envoi de mon dernier livre à la BNF, la correction des dernières coquilles et la lecture d’un livre hyper addictif.

Riche en sourires, rires, éclats de voix, de joie, gâteaux préparés avec amour, partagés. Riche en histoires d’enfants, en cadeaux, en bisous échangés, en nouvelles rencontres à organiser. Riche en chansons, en histoires abracadabrantes.

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Heureuse aussi. C’est bien d’être bien. C’est bien de se sentir bien. C’est d’autant plus extra que je n’aurais jamais pensé pouvoir dire ça, combien c’est bien d’être tous les deux, combien même le soir, même fatiguée, je prends plaisir à être avec lui, même quand ça tire, même quand je n’ai qu’une envie m’effondrer dans mon lit.

Remplie de mots. Vous savez comme je les aime ces mots, les vôtres mais aussi ceux qui s’invitent au hasard, au détour d’un regard, d’une conversation. Des mots partagés lors de mon deuxième atelier d’écriture, avec des écrivains talentueux – chacun a son style, chacun a sa manière de manier les mots, de leur donner vie. On apprend aussi des mots des autres, des rêves en devenir.

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Apaisée, apaisante. Se reconnecter à mon cycle, au cycle féminin, aux phases de la lune m’a beaucoup aidé cette semaine. Moi qui suis toujours à cran à cette période, irritable, particulièrement fatiguée et pleine d’interrogations, j’ai réussi à m’imposer une certaine ligne de conduite, sans pression. Le temps était au repos et à l’élimination.

Et vous, les sourires de votre semaine ? Vous pouvez bien entendu écrire un article en me citant ou juste partager quelques-uns de vos bons moments en commentaires.

Liebser Award Tag!

On en voyait fleurir un peu partout des “Awards” fut un temps puis c’est passé de mode (ou alors c’est moi qui n’ai plus été intéressée d’en faire) et ça revient! C’est la blogueuse d’une vie à tâtons qui m’a nominée, une occasion de me dévoiler un peu plus auprès de mon lectorat (extra)!

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Commençons par 11 choses sur moi:

  1. Je garde tous mes carnets de notes et journaux intimes
  2. J’ai, grâce à l’article de Zenopia, fini par me séparer (danse de la joie avec moi) de mon alliance
  3. Je suis Scorpion (je m’en sors très bien même si je sais que ça inquiète à chaque fois mes interlocuteurs)
  4. Idem pour l’ascendant (et là ça devient menaçant, mais ne vous inquiétez pas je suis un ange…)
  5. J’aime regarder les enfants dormir – leur poitrine se soulever à intervalles réguliers. Cette réalité me rassure
  6. Je suis la marraine de deux petits garçons, dont un est un ange du ciel. Je pense souvent à lui.
  7. La phrase qui a changé ma vision de moi-même et de la vie est celle ci: “il faut porter du chaos en soi pour accoucher d’une étoile qui danse“.
  8. J’attends toujours avec impatience l’arrivée de l’été pour pouvoir marcher pieds nus.
  9. J’ai fais 3 ans de danse classique, 2 ans de danse Jazz, 4 ans de Flamenco et 1 an de danse orientale.
  10. Les livres de Soeur Emmanuelle et Guy Gilbert ont bercé ma jeunesse.
  11. Je suis engagée contre les violences faites aux femmes et pour l’éducation.

Place au 11 questions:

1: quel est ton plus grand rêve?

Après l’écriture, mon grand rêve est de partir en Egypte avec l’escargot à sa majorité.

2: pourquoi avoir décidé d’écrire un blog?

J’ai commencé à bloguer en 2009 pour partager mon expérience d’expat à Dublin.

3: ta saison préférée? Pourquoi ?

J’aime toutes les saisons mais j’ai une affection particulière pour l’automne. Ca doit avoir avec mon mois de naissance. C’est une pause agréable après l’euphorie de l’été.

4: ton plus grand regret ? Pourquoi ?

Pas sûre de pouvoir dire que je regrette quoi que ce soit. Je dirais peut-être une chose, d’avoir eu si peu confiance en moi pendant longtemps.

5: ta plus grande passion?

La vie sans hésitation

6: qu’est ce qui te rend heureux(se) au jour le jour ?

Mon fils, l’écriture, travailler, partager, mes amies, ma famille, la nature, l’humain, les bonnes choses et toutes les belles idées qui voient le jour.

7: comment te vois-tu dans 10 ans?

Heureuse, épanouie, avec une chambre de plus et avec un adolescent qui s’adresse à moi avec d’autres mots que “ouais, bof, hmmm”. Bon ok je rêve un peu pour l’ado! (Oh purée dans 10 ans il sera un ado! – allez on n’y pense pas)

8: qu’est ce qui te plait dans mon blog/mes articles ? et ce qui ne te plait pas ?

Ta vérité.

9: ta citation préférée ?

Partagée plus haut. Il y en a une autre qui me plait bien “all you need is love” – je suis fan des Beatles aussi…

10: ta plus grande peur ?

Celle commune à tant de parents, perdre mon enfant

11: ton secret pour t’accepter plus facilement ?

Regarder le chemin parcouru. C’est un bon indice!

Je ne tague personne, non pas parce que je n’ai pas envie de connaître plein de choses passionnantes sur vous, mais parce que je n’ai aucune idée de questions (!) et que je sais que la plupart d’entre vous avez déjà répondu un nombre incalculable de fois à des tags…

Et si je persistais dans une voie qui n’est pas la mienne ?

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Le rêve d’écrire ne m’est pas venu dans ma tendre enfance. Si j’avais pu opter pour « rêveuse professionnelle » je l’aurais fait sans hésiter !

Rêver, buller, m’inventer des histoires. J’étais douée. Pour écrire, beaucoup moins. C’est d’ailleurs ma mère qui me faisait mes rédactions.

Je tiens par contre depuis longtemps un journal intime. Je les ai presque tous gardés. Juste écrire, m’écrire, lancer sur le papier la somme de mes jours, mes coups de cœur, tout ce que je garde et qui n’appartient qu’à moi.

Je dirais que j’ai rédigé mon premier texte vers 14 ans. J’ai commencé un nombre infini d’histoires qui n’ont jamais abouties, des poèmes assez noirs, des histoires parfois drôles, d’autres qui me donnent aujourd’hui des frissons.

Puis un jour, comme tout un chacun, un rêve s’est dessiné dans mon esprit sans cesse en mouvement. Ecrire et partager. Vider mes tripes sur la table, raconter les autres, inventer, donner vie à la plus sordide réalité et montrer aussi tout ce qui est beau dans nos quotidiens parfois terriblement chaotiques.

Je n’ai jamais fait de fixation sur ce rêve, je l’ai bichonné en silence, en douceur, dans mon cœur. Pendant longtemps je me suis évité déceptions et rejets, ne sachant pas comment j’allais pouvoir gérer le regard d’autrui sur mon travail. J’ai laissé mon rêve grandir en moi, en notant, griffonnant, créant, en faisant danser mon stylo et vibrer mes idéaux. Ce rêve prenait de plus en plus de place et je sentais qu’il était temps que je me lance.

J’ai sortis un premier recueil – j’ai conscience qu’il y aurait beaucoup de travail à faire dessus – j’avais besoin de foncer, de ma lancer dans l’arène. Sans ce premier pas, je crois que j’aurais encore longtemps regardé mon rêve se languir puis se flétrir. Puis un deuxième que vous avez été près de 70 à acquérir, pour une cause qui me tenait à cœur. Mon troisième recueil sortira officiellement d’ici quelques jours…

Vous devez à ce stade vous demander pourquoi je doute, de quoi je doute.

Depuis quelques mois déjà, en parallèle de ces recueils autoédités, j’ai adressé mes textes à des maisons d’éditions, j’ai participé à des concours, j’ai partagé mes textes pour des prix littéraires. Certains m’ont dit que mon style était plat, sans intérêt, d’autres ont refusé mon texte sous prétexte qu’il avait été retravaillé. Les réponses négatives se suivent et se ressemblent depuis plusieurs mois. Vous allez être nombreux à me dire, à la suite de ces lignes, qu’il faut persévérer. Vous aurez raison. D’ailleurs, je ne compte pas abandonner, ni arrêter d’écrire. Car c’est une passion qui m’apporte énormément, de part ce que je vis et ce que je partage avec vous tous.

Je me demande juste si ce rêve n’est pas trop grand pour moi. Et si je ne devrais pas me contenter d’écrire ici, sans espérer percer, écrire par plaisir, laisser tomber concours et prix, lâcher prise sur ce qui restera – et c’est peut-être bien comme ça – une belle bulle de savon !