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Une autre histoire

Raconter la même histoire. Différemment. Avec le juste recul du temps. Raconter l’histoire qui m’a ramenée à moi-même. Raconter la chute mais surtout la renaissance. Raconter, lâcher la barre, réussir à en rire aussi. Dédramatiser l’opportunité qui m’a permis de donner le meilleur de moi-même, … Continue reading Une autre histoire

Tendre mélancolie

Et quand la mélancolie s’invite, je la laisse s’imprimer. Je ne lui dis plus de partir. Elle a peut-être quelque chose à me dire.

J’écoute et je regarde la ville vivre de ses rêves et des miens. J’écoute le murmure du va et vient des souvenirs. J’attends que la mélancolie passe, que la nostalgie me prenne par la main et m’emmène sur les routes.

Je garde la mémoire des portes, des pierres, des lieux de vie, des corps, des êtres, des vivants et des disparus, des baisers et des amours. Je garde la mémoire des émotions qui vont vibrer la corde sensible de mes sentiments.

La mélancolie m’invite à un voyage au pays de ce qui fut pour en retenir le meilleur, pour en transformer la mémoire, en faire quelque chose de beau.

Et si je vous parlais de mon petit côté « old school » !

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J’ai eu l’idée de ce billet (un peu différent) en déjeunant avec des collègues hier. J’écoutais leur conversation et je ne me sentais pas du tout en phase et pour cause :

  • Je ne suis pas abonnée à Netflix.
  • J’achète toujours des CD et des DVD.
  • Je n’ai encore jamais téléchargé ni musique ni vidéo.
  • Je ne lis que des livres « papier » si possible des livres de poche, que j’emprunte le plus souvent à la bibliothèque ou que j’achète en vide-grenier.
  • Je n’ai jamais eu ni Mp3 ni Ipod. La musique chez moi ça s’écoute sur une chaine hi-fi.
  • Je déteste Facebook.
  • Je n’ai lu ni « cinquante nuances de grey » ni « hunger games » et je viens tout juste de découvrir Harry Potter (don’t blame me !).
  • J’adore envoyer des cartes postales à mes amies.
  • Je garde encore de (trop rares) correspondances épistolaires.
  • Je n’arrive toujours pas à me séparer de mon appareil photo argentique (le passage au numérique m’a coûté mais je me dois d’apprécier sa qualité et son efficacité – j’aurais du mal à m’en passer aujourd’hui).
  • Je ne regarde aucune série à la mode.
  • Je suis nostalgique des dessins animés de mon enfance.
  • Je déteste acheter des vêtements / chaussures sur Internet. Je ne le fais qu’en cas d’extrême nécessité.
  • Je suis fan du style des Sixties!
  • Je préfère donner que vendre.
  • J’adore écrire avec un stylo plume – Parker de préférence.
  • Je fais toutes mes pâtes (à tarte – boulangerie – pizza…) à la main.
  • J’ai le minimum d’applis sur mon portable pro.
  • Je possède encore un Nokia 5cb – tout petit et très pratique.
  • Je voyage uniquement en car ou train. Je n’ai pas de voiture et je m’en porte très bien !

Et vous? Dites moi tout…

Mon plus gros challenge : m’aimer

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Je t’aime. Trois mots qui en disent long.

Mais arrivons-nous seulement à les dire. A nos proches ? A nos amies ? A notre amoureux (se) ? A nos enfants ?

Et enfin à nous même ?

Je t’aime. Trois mots qui ne sont pas à prendre à la légère. Aimer c’est simple et compliqué à la fois. Simple car aimer vient de notre être, de notre cœur. Et nous avons tous un cœur. Compliqué car aimer s’accorde avec liberté, authenticité, confiance, respect, inconditionnalité. C’est là que le bât blesse. Il semblerait que nous mettions souvent des conditions à l’amour.

Envers les autres.

Envers nous-même.

Comment aimer les autres quand on ne s’aime pas soi-même ? Je me pose la question depuis quelques années. Je n’y avais jamais pensé avant. Je n’avais jamais pensé d’ailleurs à l’importance de m’aimer. Les autres avant. Toujours.

Est-ce parce que c’est plus facile de penser aux autres que de s’intéresser à soi ? Est-ce parce que s’intéresser à soi implique de creuser, de déterrer des blessures, de laisser tomber des principes qui nous oppressent, de travailler, d’aller à l’intérieur de soi – un intérieur longtemps délaissé ? Est-ce parce qu’on nous a souvent répété qu’il « fallait » penser aux autres ? Est-ce parce l’altruisme est érigé en valeur souveraine ? Et l’égoïsme un travers dans lequel nous craignons de tomber facilement ?

Et si entre altruisme et égoïsme, il y avait juste l’être. On ne peut pas offrir ce qu’on n’a pas. On ne peut pas recevoir ce qu’on n’est pas prêt à accepter dans notre vie. Ne serait-ce qu’un compliment. Comment offrir un compliment sincère qu’on ne se ferait pas à nous-même ? Comment recevoir un compliment sincère en se dénigrant sans cesse ?

On a tendance – moi aussi – à voir les travers des autres d’un coup d’œil, à cerner leurs zones d’ombres et à les décortiquer jusqu’à la dernière miette, à leur en vouloir pour tel ou tel trait de caractère, tel ou tel manque. Et si nous nous intéressions à nous ? Et si nous regardions à l’intérieur de nous pour voir ce qu’il s’y passe, pour distinguer les émotions qui nous traversent, pouvoir les nommer, les étudier et les laisser passer ? Et si nous devenions notre priorité ?

En écrivant cette phrase, je me rends compte que quelque chose fait tilt en moi. Ce n’est pas ce qu’on m’a appris. Ca ne rentre pas dans mes « valeurs », mes « principes ». Et si mes valeurs étaient erronées, mes principes plus adaptés à la personne que je suis ?

Depuis quelques années je prends conscience de moi – une nouveauté agréable et déstabilisante. Est-ce que je me respecte ? Est-ce que je m’aime telle que je suis ? Est-ce que je suis prête à me dire « je t’aime » chaque matin en me regardant dans le miroir ? Est-ce que je me sens libre de passer du temps avec moi, de prendre soin de moi, d’investir en moi ? Est-ce que je  suis prête à me donner ce que je donne depuis des années aux autres et à l’assumer (auprès de ces autres) justement ?

Tant de questions autour de quelque chose de si naturel.

Un gros chantier sur lequel je travaille depuis près de 3 ans déjà. Les progrès sont là c’est certain. Les regarder en face m’aide à aller de l’avant, à y croire même quand tout me pousse à renoncer. Le plus dur en ce moment, c’est 1) le regard des autres (s’en affranchir) 2) ne pas me comparer sans cesse 3) mes principes et la culpabilité qui va avec (les lâcher).

Je vois la belle lumière au bout du chemin. Elle est époustouflante et vraie. J’avance vers elle chaque jour un peu plus, à mon rythme, en me regardant avec des yeux remplis de bienveillance. Et je sais que cet amour une fois installé fera des merveilles autour de moi.

Et vous, dites-moi, vous en êtes où sur ce chemin ?

Crédit Image

Deux enfants

On n’apprend jamais à vivre « sans ». On vit toujours avec. Même avec le vide. Avec les souvenirs. Et parfois les questions que certains départs laissent en suspens. On vit à travers l’empreinte des pas, à travers l’écho des voix.

Tu n’es jamais loin de mes pensées. Ton sourire flotte quelque part entre ces quelques instants partagés et toutes ces lettres épinglées un temps sur le mur face à ton lit.

Avec ma sensibilité exacerbée et mes envies de sauver le monde, je suis devenue ta marraine à treize ans à peine. J’avais le cœur plein de rêves, de ceux qui ne réalisent pas. Je rêvais d’un miracle. Il a eu lieu avant que tout n’explose. Et que ton petit corps tremblant vomisse tripes et boyaux – un appel au secours auquel je ne pouvais pas répondre.

Deux enfants embarqués dans une aventure dont personne n’a saisi l’envergure. Je voulais pouvoir tant te donner. Mon amour se lisait à la mesure des vœux énoncés, des cierges allumés portés par des prières sincères. Ca n’a pas suffi à te maintenir en vie.

L’été prochain c’est décidé, j’irais m’asseoir sur la pierre qui garde scellés nos secrets, le lien qui nous unit. Ton corps y repose en paix. Tu la mérites.