Mon vice à moi

Je ne bois pas, je ne fume pas, je ne suis pas tatouée, je n’ai pas de piercing, je ne suis obsédée ni par le chocolat, ni par les bonbons, ni par le travail, ni par le pouvoir, ni par l’argent, je ne suis pas une acheteuse compulsive ni une croqueuse d’hommes.

Soit, il y a quelque chose qui cloche chez moi.

Soit, j’ai un vice caché, bien caché, si bien caché qu’il demeure insoupçonné.

Ma collègue dirait « méfiez-vous de l’eau qui dort »…

Aurait-elle raison ou tort ?

Je crois que j’aime bien rester une énigme pour certains. Ils sont nombreux à chercher, à me poser des questions. Une fille bien sous tous rapports a forcément quelque chose à cacher! Tout le monde à un vice, allez dis-nous, c’est quoi le tien ?

Ou un péché mignon. Oui mais un péché mignon, c’est un peu trop joli pour attirer l’attention.

Un vice, c’est plein d’interdits, c’est aller contre l’ordre établi. C’est quand même plus excitant, plus passionnant.

J’ai tellement été prise pour une cruche, qu’aujourd’hui, j’aime bien jouer avec ça. J’en ai pris mon parti, je souris à la question, qui revient régulièrement dès que quelqu’un a bu un verre ou deux,  l’air de dire cherchez,  cherchez, donnez-vous en à cœur joie. Supposez ! Surprenez-moi ! Vous n’avez aucune chance de trouver. Et si vous trouvez…

Mon vice à moi, c’est…

Mon jardin secret !

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Mes lectures de Mars

Le mois d’avril a déjà commencé depuis près d’une semaine – quel rythme! Il est donc grand temps pour moi de vous parler de mes lectures de mars, au nombre de 6. J’ai dévoré les livres ce mois-ci.

J’ai commencé avec un Policier / Thriller d’Olivier Norek – Territoires. Au bureau on s’est fait une mini-bibliothèque, une belle occasion de partager nos coups de coeur. J’ai découvert Olivier Norek avec Code 93. Ce deuxième livre ne m’a pas déçue, je crois que je peux même dire qu’il m’a envoûtée! Pourtant l’histoire n’est pas des plus douces – le livre débute par l’exécution de trois caïds de la drogue dans un quartier du 93. Une plongée violente dans le monde fermé des banlieues et d’une classe politique qui tire les ficelles d’une manière écœurante. Ames sensibles s’abstenir!

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Après un tel récit, il me fallait de la légèreté, j’ai donc opté pour The Life List (en VO) de Lori Nelson Spielman (Demain est un autre jour). Au départ ça ne laissait rien présager de sensationnel. A la mort de sa mère, Brett Bohlinger apprend qu’elle ne touchera l’héritage de sa mère que le jour où elle aura réaliser tous les objectifs écrits sur une liste qu’elle a faite à 14 ans! Je me suis prise au jeu assez rapidement et me suis attachée à cette fille qui voit sa vie prendre un virage à 360° sans y avoir été préparée. Rien n’est jamais linéaire dans la vie. Nos plus grosses déceptions peuvent devenir nos plus belles chances. Ce livre donne aussi à réfléchir sur nos rêves de gosse auxquels nous croyions dur comme fer et que nous avons laissé au fil des années sur le bord de la route. Il est toujours temps de renverser la vapeur pour peu que nous prenions conscience que la vie que nous menons ne nous convient pas – plus. Je l’ai donc nommé le Feel Good Book du mois.

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J’ai enchainé sur Pars avec lui d’Agnès Ledig. J’avais gardé un émouvant souvenir de “avant le bonheur”. Et puis tout le monde autour de moi lisait un de ses romans alors j’ai pris le premier trouvé à la Médiathèque. C’est l’histoire de deux (et plus) cabossés de la vie dont les destins se croisent suite à un accident. Ca se lit bien, c’est une belle ode à la générosité, l’amour, l’amitié. Toutefois j’ai trouvé que ça allait trop vite, que les émotions, les chagrins dont certains assez compliqués, étaient digérés trop vite. Et puis on s’y attend, au prochain chapitre, à la fin. Ce livre ne me laissera pas un souvenir impérissable mais si il a un don, c’est bien celui de vous redonner goût à la vie si vous la trouviez un peu fade ou trop chaotique ces derniers temps!

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Le même jour à la Médiathèque je suis tombée sur 13 à Table!, le collectif de nouvelles sur un thème donné – le repas pour cette édition – dont les bénéfices sont reversés aux Restos du Coeur. J’aime le format “nouvelles”, d’ailleurs ça m’a permis de revoir un peu la manière dont j’écris les miennes. Et puis c’est vraiment intéressant de voir la manière dont chacun traite un sujet donné. Un peu d’horreur, de l’humanité et beaucoup de sourires.

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J’ai opté ensuite pour un roman de Tatiana de Rosnay, un que je n’avais pas encore lu – j’aime vraiment ce qu’elle écrit – Rose. Le livre se décline sous forme de lettres de Rose à son époux décédé. Elle évoque la refonte de Paris (immeubles détruits – rues supprimées – quartiers rasés) sous le Second Empire et la création des Grands Boulevards que nous connaissons aujourd’hui, obligeant de nombreuses personnes à quitter leurs logements, leur commerces. Rose, quant à elle, refuse de quitter son appartement et au fil des lettres égrène ses souvenirs, qui cachent un terrible secret. Séduite la aussi!

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J’ai terminé le mois comme je l’avais débuté, ou presque, avec un Policier – La cour des secrets de Tana French. J’ai découvert cette auteur Irlandaise avec “les lieux infidèles” que j’ai lu deux fois (!). Cette fois-ci, elle nous entraîne dans le quotidien d’un pensionnat huppé de Dublin. Un an auparavant un meurtre à été commis, le coupable n’a jamais été identifié, l’enquête abandonnée. Un an plus tard, une jeune fille apporte au Commissaire Stephen une carte épinglée mentionnant “je sais qui a tué Chris”. L’enquête reprend. Le tour de force de Tana French c’est de concentrer son enquête (près de 400 pages) sur une seule journée dans l’enceinte même du collège. En parallèle, on suit les protagonistes sous forme de flash-back, ce qui nous amène progressivement, au même rythme que l’enquête, à comprendre ce qui s’est réellement passé. Un livre difficile à poser et une plume à découvrir si vous ne la connaissez pas déjà.

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A votre tour de partager vos coups de coeur (ou pas d’ailleurs) de ce mois. Et en attendant, Bonne lecture!

 

 

Mon sens de l’humour mis à mal

Vous avez été nombreuses à me rassurer, en partageant vos histoires d’amour un peu contrariées. Et oui, nous sommes nombreuses à attirer les boulets. Ce n’est pas une malédiction, c’est la vie qui est faite ainsi !

Par contre, Abdou n’a pas trop aimé la référence. Et comme il a pris la peine d’écrire un commentaire doux et léger, je me fais un plaisir de le partager avec vous :

« Pauvre cloche, je ne sais pas pour qui tu te prends, mais regarde toi dans une glace…J’imagine, chère Marie couche toi là, que tu as choisis Abdou au hasard le plus total ? Ben voyons…Tu devrais être ravie que quelqu’un s’intéresse à toi vu à quel point tu es vide et inintéressante…Tous les Abdou du monde, au passage, t’emmerdent ! »

Ou Abdou n’a pas le sens de l’humour. Ou le type qui m’a fait sa déclaration au beau milieu de la fac de Droit s’appelait bel et bien Abdou ! Enfin, j’ai bien appelé mon ex, Roger, et personne ne m’est tombé dessus.

Mais « Abdou » tout de suite, ça fait raciste forcement. Par contre, « Marie couche toi la », c’est poétique et pas du tout cliché.

En voyant ce petit commentaire, qui m’a fait sourire (l’humour ça se cultive, la vie est bien trop triste si on prend la mouche a la moindre critique), je me suis, bien entendu, regardée dans la glace. Et je me suis souvenu que œil pour œil, dent pour dent, c’était une maxime qui ne me convenait pas du tout.

A tous les Abdou du monde – Pardon si je vous ai offensés. Mais à l’avenir, pensez à détendre votre string, ça ne fait pas de mal d’être un peu cool de temps en temps. Chacun son humour, le mien n’est juste pas le vôtre, acceptez ma différence!