Quand les masques tombent…la liberté!

Dans la vie de tous les jours, nous nous adaptons souvent. Nous sommes différents en fonction des personnes, des situations, des lieux.

Avec mes amies, je suis souvent assez à l’aise. Certaines me connaissent depuis longtemps. D’autres sont entrées dans ma vie plus récemment. Parfois je m’adapte à certains caractères, je sais rester en retrait. Je ne sur-joue pas pour autant.

En famille, je me suis souvent rebellée contre l’ordre établi. J’ai longtemps cherché ma place. Puis j’ai voulu être acceptée alors je suis rentrée dans un moule. Parce que c’était rassurant pour mes proches. Je pouvais être plus authentique ailleurs, alors pourquoi ne pas faire semblant, un peu, de temps en temps.

Au travail, il est clair qu’on joue plus facilement un rôle. Il n’y a que Bridget Jones pour être 100% naturelle au boulot ! On est plus ou moins obligé de savoir se tenir, de contrôler ses états d’âme. On ne se travestit pas non plus, on trouve son équilibre. On renvoie une image (qui n’a pas toujours grand-chose à voir avec qui nous sommes dans la vie de tous les jours).

Dans l’intimité du couple (il va de soi que je parle d’une relation saine), les masques tombent complètement. Peut-être pas tout de suite, mais progressivement c’est certain. C’est le seul espace qui nous permet d’exprimer tout ce que nous sommes, de révéler ce qui se cache à l’intérieur et que nous n’osons pas toujours laisser sortir. Nus face à face (autant physiquement qu’émotionnellement) nous nous exposons, nous lâchons prise, nous nous abandonnons mutuellement. Il n’y a plus de codes, de règles à respecter, de tenue à avoir. Il n’y a rien à prouver ni à soi, ni à l’autre. C’est un espace de liberté totale, où les mots, les gestes, les envies ne passent par aucun filtre. Le contrôle n’est pas de mise. Même si parfois il nous rassure. La complicité qui s’installe devient le terrain de tant de possibles, qui nous font sentir pleinement vivants. Les barrières tombent, les tabous disparaissent (avec le temps). Les corps se fondent, se confondent, s’extasient. L’intimité offre à l’esprit une trêve. Nos sens prennent le relais et donnent à nos corps l’occasion d’expérimenter une large palette de sensations. Nous nous découvrons chaque fois davantage. Nous-mêmes. L’autre. L’intimité nous nourrit de l’intérieur, nous remplit d’énergie, de force, de confiance.

Et vous l’intimité, vous la vivez comment ? Elle vous apporte quoi?

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Risquer le meilleur!

Le jour se lève sur la ville et dans l’air flotte le doux parfum de ta peau effleurée par chaque centimètre de la mienne. Un croissant m’attend sur la table du salon. La tête dans les étoiles, je glisse ma silhouette fragile entre les nuages. En équilibre sur le toit du monde, je contemple l’étendue de mon bonheur.

On en revient donc. Le corps s’adapte, retrouve de l’éclat au contact d’un regard posé, d’une caresse déposée . La vie reprend ses droits. Les cicatrices s’exhibent telles des victoires sur la toile de nos envies partagées.

On en revient. On retrouve la confiance. En soi. En l’autre. On se redécouvre, humain, vivant. On s’écrit à nouveau au féminin.

On oublie le goût âpre du chagrin. On se regarde. On s’attire. Nos univers explosent quand nos lèvres se posent sur nos fragilités. Le passé n’a plus de prise.

On en revient donc. Le corps réapprend le plaisir. Sans dégoût ni honte. Là où d’autres folies avaient piétiné nos rêves. Tout devient possible, sans entrave, sans ce regard qui juge. Celui qui contemple l’étendue de notre être en extrait l’essence. Et nos sens prennent le relais. On s’embrase en un clin d’œil.

On en revient donc. Et la force du présent nous fait oublier la peur. On s’offre conscient de la prise de risque. Prêt à risquer le meilleur!

Une autre histoire

Raconter la même histoire. Différemment. Avec le juste recul du temps.

Raconter l’histoire qui m’a ramenée à moi-même.

Raconter la chute mais surtout la renaissance.

Raconter, lâcher la barre, réussir à en rire aussi.

Dédramatiser l’opportunité qui m’a permis de donner le meilleur de moi-même, de m’accomplir, de choisir ma destinée.

Tendre mélancolie

Et quand la mélancolie s’invite, je la laisse s’imprimer. Je ne lui dis plus de partir. Elle a peut-être quelque chose à me dire.

J’écoute et je regarde la ville vivre de ses rêves et des miens. J’écoute le murmure du va et vient des souvenirs. J’attends que la mélancolie passe, que la nostalgie me prenne par la main et m’emmène sur les routes.

Je garde la mémoire des portes, des pierres, des lieux de vie, des corps, des êtres, des vivants et des disparus, des baisers et des amours. Je garde la mémoire des émotions qui vont vibrer la corde sensible de mes sentiments.

La mélancolie m’invite à un voyage au pays de ce qui fut pour en retenir le meilleur, pour en transformer la mémoire, en faire quelque chose de beau.