Libération!

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J’en avais déjà parlé, sur un coup de tête. J’ai eu le temps depuis d’y réfléchir.

Écrire, ce fantasme, ce grand rêve. Etre édité, ce Graal tant recherché.

Ecrire pour se faire plaisir, avant tout. Et, arrêtons de nous mentir, pour être lu! Sinon on écrit dans son coin, et c’est très bien aussi!.

En 2015 quand je me suis lancée dans l’auto-édition, ma vie avait besoin de projets pour tenir debout. La plupart de mes manuscrits étaient restés sans réponse et quand réponse il y avait eu, elles étaient négatives.

Je me suis interrogée récemment sur ce qui me plaisait dans l’écriture, ce qui est ressorti c’est vraiment le partage, et avant tout, l’échange. C’est la raison pour laquelle je tiens ce blog. Je suis riche de ce que je vis avec mes lecteurs/lectrices.

Ecrire seule, ce n’est pas ma tasse de thé. Sauf dans mon journal, mon carnet créatif, en écriture intuitive ou pour faire le tri dans mes pensées, mes idées. C’est un outil merveilleux!!
Ecrire c’est comme mon souffle, c’est ce qui me fait vibrer intérieurement. Je ne le cache pas, j’ai cherché la reconnaissance que j’étais incapable de me donner. J’ai associé “vente de mes livres” à “valeur personnelle” et devant le nombre riquiqui de ventes je me suis dit que je ne valais pas grand chose. Cela m’a un temps confortée dans l’idée erronée que je me trimbale depuis belle lurette que je n’étais pas assez!

L’auto-édition a été une aventure fantastique jusqu’à ce qu’elle me coupe de moi-même, qu’elle devienne anxiogène presque destructrice.

Alors voilà, je pose les valises, je m’arrête là. Parce que ça ne me convient plus. Parce que je ne me reconnais plus dans cette dynamique.
J’ai plein de textes, plein d’idées, plein d’envies. Je laisse tout ça mûrir. Sans pression, en me fiant à mon intuition, en prenant en considération mon rythme intérieur, mon tempo personnel.

Mes mots d’ordre sont désormais: plaisir et authenticité. Je ne veux plus faire les choses pour faire les choses, ni pour gagner quelques vues. Je souhaite remettre du sens là où il n’y en n’a plus depuis un peu trop longtemps à mon goût!

J’ai ré-ouvert les portes de la maison…

Crédit Kaboompics

Je vais être franche avec vous, je me suis demandée si j’allais revenir! Si j’allais rouvrir les portes de la maison, fermée un peu rapidement, sans préavis. Si je n’allais pas profiter de l’occasion pour me carapater en douce, pour filer vers de nouveaux horizons.

Je suis venue ici et je me suis demandée ce que j’allais écrire, vous dire, partager. Ce mois de septembre est très particulier. Intérieurement, beaucoup de choses bougent. Je ne sais pas encore comment mettre des mots dessus, quels mots poser.

Je sens que quelque chose de plus grand que moi se dessine dans l’espace immatériel et je bosse mon ancrage pour ne pas perdre contact avec la réalité. C’est très apaisant et étrange en même temps.

J’ai plein d’idées, plein de projets. Comme toujours, vous allez me dire! Oui mais là je me mets un peu plus en mouvement et au final l’éloignement du blog a été salutaire. Je pense que ralentir le rythme ici s’impose.

Ecrire moins mais mieux. Ou du moins permettre à mes projets de prendre leur envol, à mes livres de voyager davantage et de conquérir d’autres cœurs. Dans chacun il y a un peu du mien!! D’ailleurs vous pouvez tous les retrouver sur ma Page Auteur. Profitez-en, les prix de certains vont changer à la fin du mois!

Et sinon, vous, comment vous allez? 

Challenge Ecriture #17 (05.05.2020)

Voilà quelques propositions d’histoires en 6, 7, 8 ou 9 mots. A vous de voir:

Âmes écorchées, abstenez vous de rêver!

A l’horizon, amas de bleus, un second souffle.

Vélo rouillé sur la chaussée, l’enfance envolée.

Jets de couleurs, l’artiste muse engagée.

Retrouvez les autres participations ici: Chez Marie – Chez Mébul – Chez Sweet Things – Chez Josée

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J’ai remarqué qu’il y a beaucoup de personnes qui n’osent pas écrire. Je crois que nous sommes tous capables de le faire, comme de créer, de cuisiner, de rêver, d’inventer. Mais nous sommes aussi très fort pour nous mettre des limites, qui finissent par être des obstacles et qui nous freinent.

Alors pour la semaine prochaine, j’aimerais vous proposer quelque chose de différent, pas de fil conducteur, pas de thème, pas de règles. Posez vous derrière votre ordinateur, respirez à plein poumons et laissez vous emporter. Ne réfléchissez pas, ne pensez pas, n’essayez pas de construire quoi que ce soit. Allez y au feeling. Soyez dans l’instant et laissez couler ce qui doit sortir, sans plan, sans intention. Soyez dans un complet lâcher prise! Et profitez du voyage…

Au plaisir de vous lire.

Quand les mots se défilent…

La première chose que les gens me disent quand ils prennent des nouvelles c’est “et bien tu dois ou tu vas avoir le temps d’écrire, c’est super”. Comment dire?

A part quelques articles de blog, je n’ai pas écrit une ligne depuis, et bien depuis 15 jours. Je peux trouver plein d’excuses et la seule valable est qu’une journée, bien remplie, me laisse chancelante sur le canapé passé 22h. Oui, je pourrais prendre une heure pour écrire, mais je sais aussi que la fatigue accumulée et moi ne faisons pas bon ménage. Je souhaite nous préserver au maximum parce que c’est du non stop et que les crises de larmes et de ras le bol, point trop n’en faut pour l’équilibre familial!

De toute façon, je sais que les mots ne sont pas loin et qu’ils reviendront quand je pourrais m’offrir le luxe de plus de trente minutes de pause!

Toutefois, j’ai eu le temps de mettre le nez dans mes anciens dossiers et j’ai décidé de reprendre la publication de mes meilleurs articles de blog, ceux que j’ai particulièrement aimé rédiger et ceux que vous avez plébiscités. Je dois pour cela remercier Sophie qui a ouvert la voie par ses partages inspirants. Je vous laisse voyager ici et vous invite à découvrir – redécouvrir mes textes:

Instants de Blog – Les jours heureux

(Cliquez sur l’image)

 

Challenge Écriture 2020 – #2 (21.01.2020)

L’artiste contemporain reste une énigme pour moi. Les lieux où il s’exhibe me plongent dans un schéma infernal, mon esprit est en proie au trouble et les questions fusent, restant bien souvent des points d’interrogation en lévitation.

Couleurs, formes, un blanc pas si blanc, des traces, contrastes.

Si je me laisse aspirer, ça pique, les yeux. Et la peau. Le bleu c’est beau, comme l’eau, la mer d’été. D’ailleurs et le sud, le feu qui brûle, incisif et pénétrant. Le bleu comme le ciel, un jour de grand soleil, une vague apaisante pour calmer la blessure du désir prégnant, forme imposante, imposée.

Le blanc, comme une couverture qui porte l’air, transporte la terre. L’énergie du souffle de vie. Déclinaison simple de bleus, une paresse, une caresse que le rouge protège. Barrière de sécurité. Au delà de cette limite, les carrés risquent la chute dans l’abîme.

Attirée, propulsée dans une autre dimension, je me sens ballotée, emportée par un courant de pensée qui me dépasse. Je crée à partir de rien. Peut-être que se tient là la vraie valeur de l’art. De laisser chacun libre de son interprétation.

@ Marcel Barbeau

Retrouvez ici les participations de: My Minds Visit / Josée – Et si je m’aventurais… / Sandra – Un voyage extraordinaire/ Ballet chez Mesbul

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Le thème de la semaine prochaine:

Vous êtes sûrement tous au fait de la fameuse conspiration des chaussettes. Elles passent du bac de linge sale à la machine à laver puis disparaissent comme par magie au moment où il faut les mettre par deux puis les ranger dans le placard. Il parait que les petites cuillères s’y sont mises aussi. Je vous invite à créer une histoire qui apporterait à tous ceux qui cherchent une réponse, un début de solution! Laissez libre court à votre imagination et faites nous rire un peu aussi! Rendez-vous le 28.01…

Challenge Écriture 2020 – #1 (14.01.2020)

On disait de lui le meilleur, l’humain, au cœur  du monde. Ce n’est pas rien.

Personne ne le connaissait vraiment. Quelques bribes d’existence entre deux voyages, deux amours peut-être. Je ne sais plus. Il parlait d’aimer comme on parle de liberté. La sienne me paraissait impossible à supporter. Je le regardais être sans jamais vraiment savoir qui il était. Un condensé de vie, un feu d’artifice, dans le don de soi à chaque instant. Comme si tout pouvait basculer d’un moment à l’autre.

Elsa bricolait l’après-lui à partir des miettes qu’elle trouvait sur son chemin. Quelques particules à passer sous l’œil d’un microscope pour en extraire toutes les particularités. Elle évoquerait toujours son souvenir comme un bonbon qui fond sous la langue et qu’on savoure jusqu’à ce que le goût disparaisse, comme par magie.

Il avait de la magie dans le regard, il savait ce qui ne se sait pas d’emblée. Il parlait aux arbres et aux fleurs. On le prenait pour un marginal, il s’en foutait. Il s’est moqué de tout jusqu’au bout, jusqu’aux transfusions, jusqu’au corps qui ne tient plus, jusqu’au bout de ce que la raison nous dicte de faire.

Puis il a ouvert la porte du temps pour s’engouffrer dans le néant. Au petit matin il n’était plus, juste une image, un passage.

Elsa ne sait plus dire. Moi non plus.

Pour rappel, les règles et contraintes étaient les suivantes: Écrire un texte à partir de la citation « Il vivait dans l’extra, il vivait dans l’extrême. Il était un collègue. Il était un ami. Un pointillé de sagesse dans un bouillon de générosité, de folie douce et d’empathie » sans que les mots suivants y figurent (extra, extrême, collègue, ami, sagesse, bouillon, générosité, folie douce, empathie)

Les participations: My Minds Visit  / The Atypicals – Mauvaise Conscience  / Josée – Des mots des Images /Littérature mon Amour – Le Compagnon

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Le thème de la semaine prochaine:
Imaginez…
Vous êtes au musée, vous regardez un tableau et le tableau vous invite à entrer dans son univers. Quel est ce tableau? Que représente t-il pour vous? Que ressentez-vous? Quelle réponse donnez vous à son invitation? Comment vivez vous – si vous répondez “oui” – le passage d’un monde à l’autre?
Ce sont juste des questions pour vous guider, sentez-vous libre de faire comme bon vous semble. Partagez votre expérience de ce moment. Rendez-vous mardi 21! Et surtout amusez-vous!

L’écriture, cet acte thérapeutique!

Crédit Pixabay

Nous n’écrirons pas tous des chefs d’œuvre, nous ne serons pas tous publiés, nos mots ne trôneront pas tous sur l’étagère d’une librairie ou d’une bibliothèque. Mais nous pouvons tous mettre un mot après l’autre, laissez nos cœurs se libérer sur le papier, laisser les mots nous guérir. En profondeur.

Nous n’avons alors pas besoin d’un plan précis, il nous suffit juste d’oser, d’oser nous lancer pour évacuer ce qui nous touche, ce qui nous fait faillir, ce qui nous empêche d’avancer, d’exister. Ça pourra prendre différents formes. Il n’y pas de modèle, pas de cadre à respecter, ce sera spontané.

Parfois nos souvenirs sont trop lourds à porter, nos émotions trop fortes à supporter. Parfois nous ne savons plus où nous en sommes. Certains choix parfois sont nécessaires. Et notre esprit se perd entre doutes, envies, contradictions, interrogations. Où en sommes nous? Qui sommes nous?

L’écrit nous offre de lâcher prise, de tout lâcher. Nous n’avons plus à paraitre, à donner le change. Nous n’avons plus à faire attention à nos mots, nos pensées pour ne pas blesser l’autre. Là dans cet instant. Les mots nous invitent au partage de ce qui ne peut être dit de vive voix, ce que nous n’arrivons pas à articuler.

Vous ne savez pas par où commencer?
Rien de plus simple, un crayon, du papier et quelques minutes de calme. Allez-y. Laissez les mots couler. Peut-être que ça restera superficiel, peut-être que vous accoucherez d’un texte auquel vous n’avez pas pensé. Peut-être que ça viendra réveiller autre chose en vous. Et il faudra laisser couler l’encre encore un peu.

Écrire les souvenirs m’a permis de les digérer, de comprendre, de pardonner, d’avancer.
Écrire le présent me permet de mieux accepter mes émotions, de les accueillir puis de les laisser partir.
Écrire les maux pour mieux vivre.
Écrire le beau aussi, la joie intense, les sourires sublimes.
Écrire ce qui me tord les boyaux, ce que je tente de retenir mais qui finit par peser trop lourd.
Écrire la joie et le chagrin.
Écrire ce qui nous chamboule, ce qui nous fascine, ce qui nous fracture.
Écrire pour choisir.
Écrire face à toutes ces montagnes qui nous semblent impossibles à gravir, l’avenir qui nous impossible à construire.
Écrire tout ce qui nous échappe…

Et vous, l’écriture thérapeutique ça vous parle? Vous pratiquez?

De la critique gratuite…

Petit plaisir fugace sortie d’une collection Harlequin rouge passion modernisée . Pourquoi pas puisque ça marche ? J’en fais la 1344é lecture et le …31é commentaire…no comment !” – Commentaire reçut suite à la publication d’un texte pour le Prix Short Edition Printemps 2019.

Sur le moment, je me suis dit “quel manque de tact”. Tout de même. Et puis après coup, que ça ferait un bon support pour un nouvel article. Et me voilà!

Écrire implique de ne pas satisfaire tout le monde. C’est un fait. Il n’y a pas qu’écrire d’ailleurs. Il y a être, vivre, créer, dire, chanter, parler, oser…

Toutefois est-ce que nous vivons, créons, parlons, osons pour plaire à tous? Ou est-ce que nous souhaitons tout simplement “être” dans l’acte que nous posons  à un instant T?

Mes textes ne remportent pas l’unanimité. Ils touchent certains quand ils en laissent d’autres sur leur faim. Certains les trouvent plein d’émotions quand d’autres les trouvent mièvres. Certains estiment qu’ils sont chantants, poétiques quand d’autres y voient une pâle copie de ce qui se fait déjà.

Très bien, chacun a le droit d’avoir son avis sur la question. Moi même j’apprécie certains textes et j’en trouve d’autres sans âme. Nous avons tous des styles qui nous plaisent plus que d’autres, tant mieux, il y en a pour tous les goûts!

Par contre, ce que je ne comprends pas, c’est ce genre de commentaire gratuit. Qui n’apporte rien. Récemment, j’ai envoyé mes novellas à des personnes pour bêta lecture et le premier retour que j’ai eu a été très constructif. Certaines choses n’allaient pas, les commentaires n’étaient pas du style “guimauve”, ils m’ont amené à réfléchir sur mes écrits. C’est une expérience très positive. A partir du moment où celui qui lit apporte son avis, sa critique dans un sens qui nous permette de nous améliorer, je dis “OUI”. Mais si c’est juste parler pour parler, à quoi ça sert?

A une autre époque, cela m’aurait blessé. Aujourd’hui, j’ai la maturité nécessaire pour prendre les choses avec philosophie. Cela me permet de me rendre compte que j’ai progressé sur la manière dont j’écris et j’appréhende l’écriture en général. Une vraie bouffée d’air frais!

Et vous, les “avis” dans le genre, vous les prenez comment? Avec du recul? Ou bien ça vous touche et ça remet en question vos idées, vos projets, votre envie?

Une autre histoire

Raconter la même histoire. Différemment. Avec le juste recul du temps.

Raconter l’histoire qui m’a ramenée à moi-même.

Raconter la chute mais surtout la renaissance.

Raconter, lâcher la barre, réussir à en rire aussi.

Dédramatiser l’opportunité qui m’a permis de donner le meilleur de moi-même, de m’accomplir, de choisir ma destinée.

Tendre mélancolie

Et quand la mélancolie s’invite, je la laisse s’imprimer. Je ne lui dis plus de partir. Elle a peut-être quelque chose à me dire.

J’écoute et je regarde la ville vivre de ses rêves et des miens. J’écoute le murmure du va et vient des souvenirs. J’attends que la mélancolie passe, que la nostalgie me prenne par la main et m’emmène sur les routes.

Je garde la mémoire des portes, des pierres, des lieux de vie, des corps, des êtres, des vivants et des disparus, des baisers et des amours. Je garde la mémoire des émotions qui vont vibrer la corde sensible de mes sentiments.

La mélancolie m’invite à un voyage au pays de ce qui fut pour en retenir le meilleur, pour en transformer la mémoire, en faire quelque chose de beau.