Posted in Carnets de route, Tout un poème, Variations Littéraires

Contrastes et Variations

Crédit Ornella Petit

Je suis le rouge
Le blanc nuptial
Le noir corsé

Le coton sobre
La soie raffinée
Les dentelles froissées

Je suis la colère
La rage ensanglantée
La joie ensoleillée

Les larmes d’ivresse
L’amour maternel
L’amie attentionnée

Je suis l’amante
Le frisson aérien
Le corps possédé

La puissance illimitée
La force tranquille
L’onde protectrice

Je suis l’arabesque
L’arc prêt à tirer
L’eau sur le bord de tes lèvres

Je suis la passion
Le stylo fou
Le regard doux posé sur tes rêves

La vie sublime
La mort inaccessible
Un sanglot dans la poitrine

Le tumulte des vagues
La cascade entre les rochers
Le rose aux joues, poudré

Je suis l’ombre et ses tourments
La violence tentatrice
L’âme du serpent

Invincible
Charmeuse
Rebelle

Fragile
Douce
Inconditionnelle

Je brave le jour
Pour affronter la nuit
J’embrasse la nuit
Pour adorer le jour

Je suis Eve
Et Venus
Lilith mise à nue
Déesse et Vierge

Contrastes cathartiques
Variations extatiques

Posted in Emprise et Renaissance

Chemin de guérison #4

Photo by Mads Thomsen on Pexels.com

On entend souvent “le passé c’est le passé, on ne peut pas le changer, mieux vaut aller de l’avant”. Je crois que toutes les personnes qui sont en vie aujourd’hui et qui ont vécu l’emprise, sous toutes ses formes, vont de l’avant. Si elles évoquent encore le passé, c’est pour mieux le conquérir, l’intégrer. Elles ont juste parfois besoin qu’on les écoute, rien de moins, rien de plus.

Je vous glisse ici, pour celles et ceux que ça intéresse, la conférence de Anne Laure Buffet sur le sujet. Elle explique très bien ce qu’est l’emprise et ses conséquences sur la vie des personnes concernées.

Le texte ci-dessous a été écrit en ce sens, pour montrer la complexité de ce type de relation. C’est toujours beau d’entendre les autres dire “si tu n’étais pas heureuse, il fallait partir” ou “pourquoi tu n’es pas partie à ce moment là, tu voyais bien qu’il y avait quelque chose qui clochait? “ou pire “tout est une question de choix!” Si c’était si facile il n’y aurait pas autant de drames.

Ce texte parle d’un instant, seulement, le jour où mon ex-mari m’a obligé à téléphoner à mes parents pour leur annoncer notre mariage imminent, en sachant très bien qu’ils étaient contre et que cette annonce ne serait pas reçue avec enthousiasme. Nous avions déjà derrière nous deux années de maux dont une pendant laquelle nous ne nous étions pas parlés.

***

Il y avait entre nous
Le téléphone posé
Sur la table basse
Présence silencieuse
Sourire macabre

Un appel imposé pour poser le cadre
T’imposer en maitre du jeu
J’avais tiré les mauvaises cartes
Foutu hasard !

Un coup de fil comme un coup de poing
Je retardais l’instant
Je ne maitrisais rien
Annoncer un mariage imminent
Auquel j’avais cédé
Pour un peu de paix
Dans un quotidien désarticulé

Sortir des mots
Auxquels on croit
Sans y croire vraiment
Mentir sur commande
Je savais faire ça

Faire semblant
Masque porté comme une protection
Sourire transporté comme une seconde maison
Puis déposé en rentrant
Mes larmes bruyantes sur la moquette
Esquisse d’un tourment
Impossible à apaiser

Dire et
Ecouter les bruits de l’annonce
Se fracasser contre les tempes
Sentir la peau se fissurer
Les poumons manquer d’air
Devant ton visage satisfait

«Tu vois que tu pouvais ! »
« Je suis fier de toi, mais c’est dommage qu’il ait fallut en arriver là ! »
« Allez viens, on va célébrer ça ! »

Un pardon de plus
Un pardon naturellement posé
Sans arrière-pensée

Et l’attente de la chute
D’un regard posé sur l’abîme
D’une main qui sentirait la blessure secrète
Suinter sous l’armure

Mais il n’y avait personne pour voir ça
Personne pour savoir

Elle devait être faite d’acier
J’ai tout encaisser
La peur, l’angoisse
Cette impression de sombrer dans une folie sans nom

L’amour meurtri
L’amitié menacée
L’inconditionnel fissuré

Ne perdre personne en chemin
Dans cette course insensée
A ton bonheur

Dans ce compte à rebours
Pour une union
A laquelle je me sentais partagée
Partie-prenante et étrangère
Dans tes filets j’étais tombée
Et je ne pouvais m’y soustraite

Pas de déclaration romantique
Juste un
« Pour 200€ je trouverais quelqu’un qui voudra bien, mais
C’est toi que je veux »

Des menaces à n’en plus finir
Un harcèlement de chaque instant
Le jour
La nuit

Pour un « oui » plein de tourments
Pour un « non » j’avais déjà tant pris
Que je n’aurais pas pu m’en sortir vivante

Blesser ceux que j’aime
Sans intention
Me perdre
En circonvolutions
Tenter de maintenir un cap artificiel
Oasis fantasmé
Modeste illusion
Une image bien polie
Pour survivre à la tentation
De dire « oui » à la nuit…

***

J’ai écrit ce matin, un matin à l’allure printanière. Retrouver l’envie de toi, du plaisir au goût d’éternité.

J’ai écrit ce matin, juste après ton départ, après les maux dits maladroitement et le divin mêlé.

J’ai écrit ce matin, pour retenir, ni toi, ni moi, pour me souvenir de ce que nous sommes ensemble, même dans le désordre, au gré des jours d’absence parfois longs puis ta présence, le parfum acidulé de ce temps dans tes bras.

J’ai écrit ce matin, comme poussée par une force, celle qui bat en toi et qui est venue me cueillir sur le chemin des doutes, puis réveiller mon désir, me laissant libre de larmes et ivre de l’union.

J’ai écrit ce matin, après ton départ, avec ton odeur, avec ta peau encore contre la mienne, dans un rêve qui s’éloignait et qui pourtant n’est jamais bien loin, pour peu que je tende la main.

J’ai écrit ce matin, parce que tout ce que je vis depuis bientôt 4 ans c’est comme une découverte, c’est comme les premiers pas d’un enfant, c’est quelque chose d’inattendu, de magique, quelque chose qui me laisse le coeur au bord d’un vide qui ne me fait pas peur.

J’ai écrit ce matin, pas pour laisser une trace, peut-être juste pour me rappeler que c’est bien vivant!

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Vivre et écrire le Bonheur!

Copyright @mariekleber37

Je remarque souvent que les gens écrivent peu sur le bonheur. Ils disent préférer le vivre. Je réponds qu’on peut le vivre et l’écrire!

Pourquoi j’aime l’écrire? Une évidence pour moi. On ne se souvient pas de tout, c’est un fait, parfois c’est bien, parfois c’est dommage. Parfois on se dit “j’aurai dû”. Ancrer dans la terre, ces repères, précieux. Ce que sont les jours heureux.

Pourquoi ne garder une trace que de ce qui lasse, qui nous fait frémir à défaut de nous réjouir?

Pourquoi n’écrire que quand les jours tournent à la grisaille, quand il pleut dans nos vies?

Je suis d’avis que c’est bien triste de regarder en arrière et de ne voir que le chaos quand hier encore, on riait à gorge déployée, quand les petits pas avaient des allures de grands, quand l’amour n’était qu’un jeu d’enfant et qu’on en savourait chaque recoin, chaque baiser.

J’ai bien peur de ne pas comprendre pourquoi on se tient loin du papier, du clavier, pourquoi ce sont les cendres qui nous y ramènent. Foutu cliché des mots qui apaisent les maux.

Alors que restera t-il sur le papier? Des jours entiers de larmes et de colère, de chagrin et de dégoût. On pansera nos plaies à coups de “la prochaine fois j’y penserai”. Et la prochaine fois a souvent le même goût.

Si les mots m’ont portée les jours de fin du monde, les mots m’ont rappelée les jours de grâce, de tendre félicité, ces moments qui, face à la menace du temps qui passe, m’apportent la force et la foi. Et je sais alors que je soleil reviendra.

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La vie après la vie

Photo by Maria Orlova on Pexels.com

Mine de rien, les jours passaient et Lise prenait plaisir à jardiner, entre les roses qui dansaient dans les bosquets et l’arbre centenaire qui toujours veillait.
Elle remarquait chaque matin les nouveautés, petites graines devenues arbustes, mousse délicatement parfumée de quelques gouttes de rosée. Les oiseaux picoraient les restes de pain sur l’herbe, aux reflets émeraude, sur lesquels ses pieds glissaient comme ceux d’une ballerine sur une scène désertée.

Son jardin était ce lieu, riche d’espérance, gagnant en beauté à mesure qu’elle allait et venait dans les allées, avec son chapeau de paille sur la tête pour se protéger des rayons du soleil de mai, déjà taquin.

La peur de ne pas y arriver restait quelque part ancrée, mais lui semblait perdre en intensité à mesure que les souvenirs se faisaient plus légers. Elle ne pouvait oublier ce qui avait été, leurs mains posées sur le muret, les yeux dans le vide, à se susurrer des mots tendres, à écrire les lignes de demain. Cinquante ans ce n’est pas rien!

Il y avait eu le vide à apprivoiser, le silence un peu lourd des jours “sans”, apprendre à lâcher ses produits ménagers, qui lui donnaient l’illusion de laver son chagrin, envoyaient valser ses besoins. Loin, très loin.

Et puis par la fenêtre un matin, le printemps, quelques boutons rosés, le chant cristallin des moineaux perchés, un vent léger, le renouveau en mouvement, la vie, comme un appel, à honorer.

Ce texte est ma participation aux Plumes chez Emilie. La récolte de la semaine est la suivante: TENDRE JARDINER EMERAUDE RAYON ARBRE RENOUVEAU ESPERANCE GRAINE PEUR CHAPEAU DANSER SOLEIL MOUSSE MENAGER* MINE

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Au plus près de l’instant

Photo by Rachel Claire on Pexels.com

Cela fait quatre ans ou presque, bientôt. Quatre ans que j’essaie d’écrire tout, de décrire tant les émotions que les vibrations que je ressens à ton contact. Ce n’est pas si aisé comme exercice et pourtant je m’emploie à saisir l’éphémère et à le traduire dans la matière.

Des jours et des mois à tenter le pari fou, comme le photographe devant un coucher de soleil qu’il voudrait rendre tel quel sur le papier, de partir en quête de l’expression juste qui traduira mon ressenti, ma vision, dans les moindres détails.

Des heures qui filent et me laissent, comme la couturière sur son ouvrage, absorbée par sa tâche. Je fais et défais jusqu’à trouver ce que je cherche. Je veux être au plus près de ce qui là, dans l’instant, accapare tous mes sens.

Les mots dansent parfois une symphonie magique, mystique et je me demande si c’est bien moi qui ai écrit ces lignes. Les mots m’échappent aussi ou je les trouve trop fades, pas assez denses, pas assez riches. Des mots qui ne disent que la surface et laissent la profondeur à l’état d’ébauche.

Je veux plus. Toujours. Parce qu’il y a tant à dire…

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Petites nouveautés!

Cette année, j’avais besoin de reprendre mon souffle, de me poser. C’était plus qu’essentiel, vital.

Après un début d’année chargé, je commence doucement à envisager de nouvelles choses. Mes envies reprennent vie. C’est peut-être les prémices d’une nouvelle saison.

J’ai fait énormément de choses en mode survie par le passé. Même quand ça n’allait pas si mal au final. Plein de choses pour me changer les idées, pour donner un sens à ma vie. Je me rends compte que j’ai passé plus de temps ces dernières années à essayer de me créer une vie plutôt que vivre ce qui se présentait.

J’ai gardé l’écriture mais j’ai coupé ici et là avec mes autres sources de plaisir. J’ai fait pour les uns, pour les autres, sans faire vraiment, entièrement pour moi. Est-ce un modèle calqué? Ou encore cette histoire de place, ma place?

Du coup, cette année, j’ai envie de reprendre contact avec ce qui me fait vibrer, j’ai envie de faire les choses par plaisir, pur et simple. De danser dans mon salon, reprendre une correspondance, comme de me former à plein de choses qui me passionnent, sans y greffer le sceau d’une quelconque obligation à faire, à être. Juste retrouver la joie de ces instants de vie! La joie de vivre l’instant!

Ecrire. Oui reprendre la plume pour raconter des histoires et les partager. J’adore écrire des histoires courtes. J’adore vous les faire lire. Bien sûr il y a mes livres publiés (que certains/certaines connaissent déjà! Il y en a même qui ont toute la collection! Promis j’en écrirai d’autres…). Mais il y a aussi plein de petites histoires que j’ai envie de vous confier, sans les mettre dans un recueil, parce que ça prend du temps et que j’ai envie de consacrer ce temps à autre chose!

Alors au cours des mois, ici, je partagerai au gré de mes envies, des lignes comme des petits cadeaux de moi à vous. Textes inédits ou partagés/retravaillés. J’espère que ça vous plaira! En tous cas, chez moi, là, je suis motivée!

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Posted in Challenge Ecriture

Le retour du Challenge Écriture!

Et voilà, comme ça, l’envie est revenue!

On prend les mêmes règles que l’année dernière, à la différence près qu’on se donne rendez-vous le lundi, histoire de bien commencer la semaine! Et deuxième petite différence, on va développer un thème/sujet par mois. J’espère que ça vous plaira.

En tous cas, moi je suis super heureuse d’être de retour pour vous proposer plein de nouvelles choses! C’est parti pour la première semaine et on commence sur le thème de la photo. On va y aller par étape – pour lundi prochain, écrire un texte à partir de la photo ci-dessous:

Hâte de vous lire!

Posted in Tout un poème

Naissance

Copyright MK

Les heures aussi fragiles que des morceaux de cristal
Peau contre peau
Tu as fait ton entrée dans le monde en ce jour si particulier de la célébration de l’Amour
Cet appel qui transcende toute chose et nous relie les uns aux autres

Neuf mois entre deux pays
Émotions au bord du coeur
Au plus profond la peur

Neuf mois à dessiner demain
Âmes mêlées
Corps enchaînés à un drame ignoré

Je suis née aussi aujourd’hui
Il y a huit ans
Nous avons fait ensemble nos premiers pas
Et depuis je grandis avec toi
En ayant à cœur de nous offrir le meilleur

Neuf mois ensemble
Qui ont scellé le Pacte
De la force qui nous guide
Même en plein brouillard

Au petit garçon formidable que tu es, sensible, attentif, aventurier, volubile, rieur, joueur, rebelle, têtu, passionné, joyeux…
Je souhaite le plus merveilleux des anniversaires
Riche de tout ce que tu offres à chacun, parfois d’un simple sourire ou geste de la main.
N’oublie juste pas de voir la belle personne que tu es à l’intérieur. C’est à partir de toi que tout prend naissance !

Posted in Variations Littéraires

Variations personnelles…

Crédit Kaboompics

Le manque ne se dit pas. Jusqu’à ce qu’il soit là. Qu’on ne voit que lui. Presque. On voit autre chose, le monde, la vie. Mais il est quand même là. On ne s’arrête pas toujours pour le regarder. On le sait, on le laisse passer. Il sait se faire discret.

Je ne me verrais pas vivre à deux. Toujours, tous les jours. C’est juste comme ça, que je suis faite, que je sens, ressens les choses. Même pas une question de routine. Juste ce besoin d’être avec moi, d’être à moi, avant d’être avec, aux autres.

Et pourtant parfois je me plais à dessiner quelque chose qui ressemblerait à plus que quelques heures par ci, par là, des heures qui mises bout à bout sur un an, représentent à peine un mois.

Parfois je voudrais plus, sans savoir ce qu’il y a à l’intérieur de ce mot, sans savoir vraiment, précisément, ce qu’il contient. Juste plus de toi. Encore une fois, sans ce tic tac invraisemblable qui se moque de nous. Sans la variation des minutes, leur danse aphrodisiaque et puis la chute, celle d’une mélodie qui n’aurait pas trouvé une partition assez longue pour s’écrire complètement.

Je ressens le manque quand les heures pleines débouchent sur le soir, les lumières tamisées, la fraicheur des draps, quand je voudrais dire quelque chose, que ça vient et que le mur est seul à entendre ma voix. Quand le silence est si profond que j’entends mon cœur faire des bonds dans ma poitrine. Quand la journée a été longue, qu’un mot a touché quelque chose, quand je voudrais ne plus avoir tout à porter à la force de mes bras.

Dans ces moments là, j’ai comme des larmes, pas graves, des larmes de grande. J’ai comme le sentiment, diffus, confus, que je ne sais pas, ce que je veux, ce que je ne veux pas. J’ai comme la sensation qu’il me manque les mots pour exprimer ce qui s’invite comme ça, sans préambule. J’ai comme l’envie du bruit de tes pas dans l’escalier, à l’improviste.

J’ai comme le sentiment, certain, que rien ne pourra apaiser ce manque, juste le temps et moi, la confiance que ce qui est, est juste. Je n’y changerais rien. Et pourtant, parfois…

Posted in Carnets de route, Humeurs d'Auteur

Le chemin des mots

Photo by Gabby K on Pexels.com

Comment j’ai pu oublier?

Le chemin des mots. Autre que celui qui se dessine ici, quand j’ai le temps, autre que celui qui crée quelque chose. Juste le chemin de ce qui est là à l’intérieur et qui attend de sortir.

Je dois le dire. J’avais oublié. Je n’écrivais plus que pour partager. Mon carnet était pourtant là, posé, à portée de main. Il ne servait plus que pour quelques moments clés, pleines ou nouvelles lunes, instants posés au coeur d’un déséquilibre constant.

Je tournais en rond autour des mots. Et voilà, je suis revenue à la feuille. J’ai repris le fil de mon regard intérieur. Je dépose chaque matin mes pensées sur le cahier ligné. Ca me fait du bien. Et les idées viennent. Pas des idées qu’il faudrait absolument saisir. Non, juste des idées qui passent et méritent d’être notées. Peut-être que plus tard, une histoire naîtra de ces lignes détricotées, peut-être pas.

Peu importe, j’ai retrouvé quelque chose que j’avais perdu. Parce que ça ne se fait pas ou plus. Parce qu’il y a déjà trop de choses à faire. Parce que la fatigue et le réveil qui sonne la fin d’une nuit trop courte. Parce que j’avais perdu de vue l’essentiel. Dans ma course effrénée à une quelconque reconnaissance de mes mots imprimés sur le papier.

Au lever du jour, désormais, il y a moi, l’encre, la feuille et le plein que ça crée en dedans.

Posted in Carnets de route, Humeurs d'Auteur

Libération!

Photo by Corentin HENRY on Pexels.com

J’en avais déjà parlé, sur un coup de tête. J’ai eu le temps depuis d’y réfléchir.

Écrire, ce fantasme, ce grand rêve. Etre édité, ce Graal tant recherché.

Ecrire pour se faire plaisir, avant tout. Et, arrêtons de nous mentir, pour être lu! Sinon on écrit dans son coin, et c’est très bien aussi!.

En 2015 quand je me suis lancée dans l’auto-édition, ma vie avait besoin de projets pour tenir debout. La plupart de mes manuscrits étaient restés sans réponse et quand réponse il y avait eu, elles étaient négatives.

Je me suis interrogée récemment sur ce qui me plaisait dans l’écriture, ce qui est ressorti c’est vraiment le partage, et avant tout, l’échange. C’est la raison pour laquelle je tiens ce blog. Je suis riche de ce que je vis avec mes lecteurs/lectrices.

Ecrire seule, ce n’est pas ma tasse de thé. Sauf dans mon journal, mon carnet créatif, en écriture intuitive ou pour faire le tri dans mes pensées, mes idées. C’est un outil merveilleux!!
Ecrire c’est comme mon souffle, c’est ce qui me fait vibrer intérieurement. Je ne le cache pas, j’ai cherché la reconnaissance que j’étais incapable de me donner. J’ai associé “vente de mes livres” à “valeur personnelle” et devant le nombre riquiqui de ventes je me suis dit que je ne valais pas grand chose. Cela m’a un temps confortée dans l’idée erronée que je me trimbale depuis belle lurette que je n’étais pas assez!

L’auto-édition a été une aventure fantastique jusqu’à ce qu’elle me coupe de moi-même, qu’elle devienne anxiogène presque destructrice.

Alors voilà, je pose les valises, je m’arrête là. Parce que ça ne me convient plus. Parce que je ne me reconnais plus dans cette dynamique.
J’ai plein de textes, plein d’idées, plein d’envies. Je laisse tout ça mûrir. Sans pression, en me fiant à mon intuition, en prenant en considération mon rythme intérieur, mon tempo personnel.

Mes mots d’ordre sont désormais: plaisir et authenticité. Je ne veux plus faire les choses pour faire les choses, ni pour gagner quelques vues. Je souhaite remettre du sens là où il n’y en n’a plus depuis un peu trop longtemps à mon goût!

Posted in Carnets de route, Humeurs d'Auteur

J’ai ré-ouvert les portes de la maison…

Crédit Kaboompics

Je vais être franche avec vous, je me suis demandée si j’allais revenir! Si j’allais rouvrir les portes de la maison, fermée un peu rapidement, sans préavis. Si je n’allais pas profiter de l’occasion pour me carapater en douce, pour filer vers de nouveaux horizons.

Je suis venue ici et je me suis demandée ce que j’allais écrire, vous dire, partager. Ce mois de septembre est très particulier. Intérieurement, beaucoup de choses bougent. Je ne sais pas encore comment mettre des mots dessus, quels mots poser.

Je sens que quelque chose de plus grand que moi se dessine dans l’espace immatériel et je bosse mon ancrage pour ne pas perdre contact avec la réalité. C’est très apaisant et étrange en même temps.

J’ai plein d’idées, plein de projets. Comme toujours, vous allez me dire! Oui mais là je me mets un peu plus en mouvement et au final l’éloignement du blog a été salutaire. Je pense que ralentir le rythme ici s’impose.

Ecrire moins mais mieux. Ou du moins permettre à mes projets de prendre leur envol, à mes livres de voyager davantage et de conquérir d’autres cœurs. Dans chacun il y a un peu du mien!! D’ailleurs vous pouvez tous les retrouver sur ma Page Auteur. Profitez-en, les prix de certains vont changer à la fin du mois!

Et sinon, vous, comment vous allez? 

Posted in Challenge Ecriture

Challenge Ecriture #17 (05.05.2020)

Voilà quelques propositions d’histoires en 6, 7, 8 ou 9 mots. A vous de voir:

Âmes écorchées, abstenez vous de rêver!

A l’horizon, amas de bleus, un second souffle.

Vélo rouillé sur la chaussée, l’enfance envolée.

Jets de couleurs, l’artiste muse engagée.

Retrouvez les autres participations ici: Chez Marie – Chez Mébul – Chez Sweet Things – Chez Josée

***

J’ai remarqué qu’il y a beaucoup de personnes qui n’osent pas écrire. Je crois que nous sommes tous capables de le faire, comme de créer, de cuisiner, de rêver, d’inventer. Mais nous sommes aussi très fort pour nous mettre des limites, qui finissent par être des obstacles et qui nous freinent.

Alors pour la semaine prochaine, j’aimerais vous proposer quelque chose de différent, pas de fil conducteur, pas de thème, pas de règles. Posez vous derrière votre ordinateur, respirez à plein poumons et laissez vous emporter. Ne réfléchissez pas, ne pensez pas, n’essayez pas de construire quoi que ce soit. Allez y au feeling. Soyez dans l’instant et laissez couler ce qui doit sortir, sans plan, sans intention. Soyez dans un complet lâcher prise! Et profitez du voyage…

Au plaisir de vous lire.

Posted in Carnets de route

Quand les mots se défilent…

La première chose que les gens me disent quand ils prennent des nouvelles c’est “et bien tu dois ou tu vas avoir le temps d’écrire, c’est super”. Comment dire?

A part quelques articles de blog, je n’ai pas écrit une ligne depuis, et bien depuis 15 jours. Je peux trouver plein d’excuses et la seule valable est qu’une journée, bien remplie, me laisse chancelante sur le canapé passé 22h. Oui, je pourrais prendre une heure pour écrire, mais je sais aussi que la fatigue accumulée et moi ne faisons pas bon ménage. Je souhaite nous préserver au maximum parce que c’est du non stop et que les crises de larmes et de ras le bol, point trop n’en faut pour l’équilibre familial!

De toute façon, je sais que les mots ne sont pas loin et qu’ils reviendront quand je pourrais m’offrir le luxe de plus de trente minutes de pause!

Toutefois, j’ai eu le temps de mettre le nez dans mes anciens dossiers et j’ai décidé de reprendre la publication de mes meilleurs articles de blog, ceux que j’ai particulièrement aimé rédiger et ceux que vous avez plébiscités. Je dois pour cela remercier Sophie qui a ouvert la voie par ses partages inspirants. Je vous laisse voyager ici et vous invite à découvrir – redécouvrir mes textes:

Instants de Blog – Les jours heureux

(Cliquez sur l’image)