En coulisse

En coulisse quelque chose se dessine, un nouveau départ. Ce temps loin d’ici me permet de reprendre vie, de m’épanouir plus sereinement. L’inspiration manque moins que le temps. J’écris en coulisse avant de vous livrer le fruit de cette hibernation estivale, avant de vous dévoiler le nouveau dessin de mes envies.

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Une autre histoire

Raconter la même histoire. Différemment. Avec le juste recul du temps.

Raconter l’histoire qui m’a ramenée à moi-même.

Raconter la chute mais surtout la renaissance.

Raconter, lâcher la barre, réussir à en rire aussi.

Dédramatiser l’opportunité qui m’a permis de donner le meilleur de moi-même, de m’accomplir, de choisir ma destinée.

Tendre mélancolie

Et quand la mélancolie s’invite, je la laisse s’imprimer. Je ne lui dis plus de partir. Elle a peut-être quelque chose à me dire.

J’écoute et je regarde la ville vivre de ses rêves et des miens. J’écoute le murmure du va et vient des souvenirs. J’attends que la mélancolie passe, que la nostalgie me prenne par la main et m’emmène sur les routes.

Je garde la mémoire des portes, des pierres, des lieux de vie, des corps, des êtres, des vivants et des disparus, des baisers et des amours. Je garde la mémoire des émotions qui vont vibrer la corde sensible de mes sentiments.

La mélancolie m’invite à un voyage au pays de ce qui fut pour en retenir le meilleur, pour en transformer la mémoire, en faire quelque chose de beau.

Donnons le temps au temps

Le passé ne compte plus, laisse le se taire, devenir inconnu.

Libère toi de tout, des mémoires qui te hantent, des projets avortés, des envies absentes, des désirs refoulés.

Hier n’est plus qu’à l’imparfait.

Le présent se prélasse au soleil. L’été se réveille d’un profond sommeil.

L’instant t’offre tout ce qu’il te faut pour avancer, te construire, t’émerveiller, approfondir.

Aujourd’hui s’écrit maintenant, ici.

Le futur s’interroge, dessine des mirages sur le ciel d’octobre.

Des projets verront le jour, tes désirs vibreront d’amour.

Demain attend son heure, rêveur.

 

Sans pitié

J’ai relu les mots, le début de nous, de ce nous à partager, pour lui, pour les autres. Inspirer d’autres femmes à oser ce pas vers l’inconnu, pour des lendemains sereins, plus équilibrés, en harmonie avec leur être tout entier.  J’ai longtemps voulu te protéger, en me laissant quelques torts, trop. Je serais sans pitié. Mes mots seront lourds et durs. Tu peux les encaisser. Tu n’es pas cette petite chose fragile comme tu voudrais me le faire penser. Chacun ses responsabilités.

Bonjour Juin!

Juin est arrivé, surplus de tendresse au petit matin, bisous sucrés au bord de la table du petit déjeuner. Juin nous invite à aimer, danser, espérer, profiter de chaque grain de soleil, de tous les petits riens qui forment le tout de la vie, hauts et bas compris, coups de coeur contre coups de blues, qui ne durent jamais longtemps.

Juin est arrivé avec son lot de rendez-vous, fêtes de fin d’année, derniers achats avant l’été, préparation des grandes vacances qui nous font déjà rêver.

Juin est arrivé, le nez au vent et les pieds nus glissés dans des escarpins dorés, robes légères ouvertes sur des jambes bronzées. Juin se prélasse une orangeade bien fraiche à la main et nous promet des notes sucrées pour les fins de repas, pris à l’air libre, assaisonnés de soleil et de fraîcheur quand la nuit vient, sous les étoiles qui scintillent et nous donnent l’impression de pouvoir palper un semblant d’éternité.

Au coeur des femmes du Monde #6

De ta chambre donnant sur la cour, tu vois défiler des ombres, des femmes enveloppées de noir, presque des fantômes.  Tu pourras crier de toutes tes forces, rien ne changera. Ce soir tu te maries, l’homme tu ne le connais pas. Ni couteau, ni corde pour mettre fin au calvaire que te promets cette nouvelle vie. Le drap  taché de sang te protège. Les vieilles sont venues dans la chambre à coucher avec leurs gris-gris – Tu auras un garçon, tu vivras vielle.

Au coeur des femmes du Monde #2

Un autre matin, une autre raison. Tout ce que tu fais n’est jamais assez bien, la table n’est jamais assez belle, le pain jamais assez cuit, ta jupe jamais assez longue, tes mains jamais assez douces, tes amis toujours trop présents. Et pourtant tu t’excuses sans relâche, tu essayes de changer, les coups pleuvent sur toi et tu attends. Demain il te dira qu’il t’aime, il te demandera pardon. Demain tout peut changer. Ou pas