Sunday Evening Mood

Photo – Copyright Marie Kléber

When night comes and darkness settles down, I love to open my curtains and look outside as the sky is turning another kind of blue. There are spots of lights here and there. Behind the windows, I can imagine what others are doing. I can create stories from nothing.

In a couple of minutes, I’ll light a candle. I’ll put on a CD, something smooth and jazzy. I’ll close my eyes and let the music dive me in some kind of bubble-dream.

Outside blue is becoming black. I can see the shadows of the trees at the end of the courtyard.

I hear A. playing with his cars, making up stories. There is a lovely smell coming out of the kitchen. The dinner will be served shortly.

Till then, I will enjoy the minutes I have with Ray Charles. I’ll listen to his loving words. And I’ll think to myself that this is the perfect sunday evening!

Rêves d’hiver

Difficile d’oublier l’hiver avec les températures que nous connaissons actuellement. Pour mettre un peu de peps, la très glamour (sur sa dernière photo Insta, je peux vous dire qu’elle l’était “glamour”) Frau Pruno d’Escapins et Marmelade nous propose un défi tout simple. Je m’y colle avec bonheur!

Une photo de paysage hivernal qui me plait.

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Souvenir de Dublin sous la neige et des premières heures magiques…

Un mot que j’aime associer à l’hiver.

Cocon. Cette période est propice aux journées à la maison, aux gros pulls, aux bougies, aux boissons chaudes. C’est la période pendant laquelle l’idée de cocon, de bulle protectrice me parle et m’apporte réconfort et paix.

Mon plat préféré de saison

Les légumes rôtis au four. Là aussi un souvenir d’Irlande. Le dimanche soir c’était repas en famille (à 17h!). Il y avait toujours une viande et des légumes rôtis avec quelques herbes et de l’huile d’olive. Divin.

Une pièce de ma garde-robe que je chéris en ce moment

Un pull en cachemire gris perle – offert par ma sœur en 2011. Il a survécu au déménagement express. Il est doux, chaud et confortable. Je me sens confiante et sûre de moi quand je le porte!

Une chanson que j’aime écouter l’hiver

Norah Jones – The Greatest. Ca me rappelle une époque où dès que l’hiver pointait le bout de son nez, j’avais envie de tomber amoureuse. Cette chanson me fait penser à ce souvenir.

Un film que j’affectionne à cette période

Tous les films qui parlent d’amour – la palette est large. En gros tous les films romantiques (je suis une grande romantique, qui s’assume).

Un prénom que j’aime et qui me fait penser à l’hiver

Solveig.

Si le cœur vous en dit, prêtez-vous au jeu! Et en attendant profitez des merveilles de l’hiver…

Parler de toi

Parler de toi, mon coeur

Le coeur d’un pays

Qui bat au son des verres qui s’entrechoquent

Et de mots échangés à peine nos vies rencontrées

imgp2092Parler de toi, sans bruit

Me souvenir

A l’intérieur

A l’infini

imgp0910Parler de toi

Et entendre le crépitement

De la pluie

Sur les pavés maintes fois foulés

De la ville à peine endormie

imgp0082Parler de toi

Ma ville

A tout jamais gravée dans mon coeur

Et dans mon esprit

imgp3069Quand je parle de toi

C’est toujours avec des étoiles dans les yeux

Et de l’amour à revendre

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Et vous, un pays coup de cœur, un endroit que vous aimez beaucoup? Pourquoi?

Photos Crédit @Marie Kléber (Dublin 2010-2012)

 

 

Tout me ramène à toi

Est-ce l’automne qui me glisse des souvenirs ? Ou bien le cycle de neuf ans qui s’achève, enfin ?

On dit que tout recommence en année 1, que les leçons apprises sont intégrées, que celles qui sont en suspens reviennent nous titiller pour les neuf prochaines années.

L’odeur de la nature, les épices fruités, la nuit qui tombe à peine rentrée, les jours de pluie qui s’additionnent ou bien quelque chose dans l’air – la période si spéciale de mon anniversaire.

Tout me ramène à toi. Les lumières sur le boulevard, les amies retrouvées, les matins sous la couette ou un arrêt chez Starbucks pour un Chai Latte. Il ne manque que le journal local.

Tout me ramène à toi. Et aux souvenirs heureux, au froid qui s’invite au réveil, aux yeux malicieux. Puis une musique, l’envie de lâcher prise, d’embrasser la saison.

Tout me ramène à tes rues peuplées, tes bars surchargés, ces journées entières à refaire le monde autour d’un déjeuner improvisé.

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Tout me ramène à l’intérieur de ce qui a compté, de ce qui m’a changée, de ce qui a bousculé ma vie mais m’a rendu ma liberté. Tout me ramène au cœur de moi.

Et sur les photos, tu danses en attendant mes pas, qui viendront dans quelques mois, faire le plein de toi.

Credit Image

Irlandaise de coeur

Si j’ai les deux pieds bien ancrés dans le sol français, j’ai le cœur en Irlande. Est-ce la saison qui me remplit de nostalgie ? Est-ce le souvenir de ce dernier automne passé sur la terre de ce pays qui au fil des ans était presque devenu le mien? Est-ce les mots que je lâchais sur le papier pour évoquer ces souvenirs chers à mon cœur, alors que deux petits pieds dessinaient quelques bosses sous mon ventre ?

Quand je repense à Dublin, aux vertes vallées, aux matins frais et à cette sensation de liberté qui m’habitait, mon cœur fait quelques bonds dans ma poitrine. Je revois mes pas sur le bitume, mon visage offert au vent froid, mon appartement avec vue sur le soleil qui se lève sur les toits de la ville, encore endormie. Je connaissais chaque endroit, chaque petite rue. Je flânais souvent dans de nouveaux quartiers, appareil photo autour du cou, pour glaner des scènes de la vie quotidienne. J’aimais m’arrêter dans Temple Bar pour écouter la musique qui se déversait sur le pavé devant les pubs. Ou bien devant un groupe, quelques artistes, qui nous faisaient presque danser sur place et avaient le don de nous faire oublier nos mains glacées et nos lèvres gercées. Je me souviens des doux souvenirs, de nos soirées dans les bars à parler à de parfaits inconnus, que nous croisions à nouveau quelques semaines plus tard, à la même table, même sensation de déjà-vu. Et nos danses endiablées sur des musiques que nous connaissions par cœur. Nos fous rires mémorables au bord de la Liffey. Et tous ces coins un peu plus loin, près de la mer. Des randonnées décousues mais qui nous faisaient découvrir des paysages splendides, parfois improbables. Je revois tous ces endroits où nous nous arrêtions pour prendre un café, et un scone aussi, un carrot-cake parfois, et pour refaire le monde.

06f6a5f88b3788ac6bd04bc1c90955af_resizedCredit Image – Wee Go

Dublin, que j’ai laissé par un matin de novembre, le corps en vrac et des larmes plein les yeux. Dublin que je ne revois pas souvent. Plus d’un an maintenant que je n’ai pas foulé son sol, que je n’ai pas retrouvé la chaleur du foyer qui a accompagné mes premiers pas, que je n’ai pas embrassé mes amies, mes princesses qui ont bien grandi. Un an que je n’ai pas déambulé dans ces quartiers que j’aimais, repris mes habitudes le temps de quelques jours, pour calmer les battements de mon cœur.

Il me tarde d’y retourner, de respirer l’air empreint de pluie qui ne ressemble à aucun autre. Il me tarde de retrouver l’accent, de me créer de nouveaux souvenirs dans ce pays qui a su calmer mes doutes et me libérer de bien des questions existentielles.

Et vous, un pays que vous aimez, qui vous renverse, qui vous transporte ?

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