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Entre équilibre et inspiration

Long time, no see.

Aussi étrange que cela puisse paraître, j’ai ressentis le besoin d’attendre un peu, après ma semaine de congés, avant de reprendre le chemin de mon blog, de vos blogs. Disons les choses telles qu’elles sont, les vacances ont été éprouvantes à bien de égards. Rien de grave, juste la vie, ma vie de maman, quelques bribes du passé, mes envies de perfection et mon besoin vital de me retrouver, de prendre du temps pour moi. Un savoureux mélange de douceur, de bisous tous doux, de culpabilité, de mots, de maux, d’images, d’amitié, de moments partagés, de nature, de rires, de larmes refoulées, de besoin de m’isoler, de repos, de grasses matinées, de lessive, d’herbe fraîche, de soleil, de plage et de coquillages. Rien de grave mais beaucoup de remises en questions, de prises de conscience. Faire certains deuils. Mieux cerner ce que je veux, ce que je cherche, ce à quoi j’aspire. Changer ma vie pour qu’elle me ressemble davantage.

Et me libérer de tout.

Et m’aimer.

Tant de bons conseils au bord des lèvres pour les autres. Ils passent par ma bouche mais n’atteignent pas mes oreilles. Ou bien ce que je pense bon pour mes proches ne s’applique pas à moi. Penser à moi. Prendre la mesure de ma vie. Trouver mon équilibre, encore bien fragile. Tant de fois je ne me sens pas à la hauteur, de mes responsabilités de maman. Je crois pouvoir dire que je n’excelle pas dans l’art d’être mère, malgré l’amour que je mets à la tâche. Ce n’est ni un jugement sur moi-même, ni un besoin viscéral de me dévaloriser, juste un constat, qui n’enlève rien d’ailleurs au plaisir d’être parent. Je n’ai ni patience, ni endurance. Je me sens vite dépassée, perdue.

Et vivre.

Sans m’imposer de règles à suivre.

Sans perfection à atteindre.

Je veux trop. Tout. Tout de suite. Je veux comprendre, apprendre, tout gérer sans cri, sans larme. L’idéal type de la maman zen. J’en suis loin. Je veux avancer dans mes projets d’écriture. Je me trouve pourtant toujours quelques  autres tâches à accomplir. Puis il est trop tard. Je veux prendre le temps, arrêter de courir. Mais je ne me pose pas. Je dis « après-ci, après-ça ». Puis il est trop tard et la fatigue me gagne. J’ai quand même réussi pendant ces quelques jours de vacances à passer plus de temps en cuisine, à tester de nouvelles recettes, à manger plus sainement et à y prendre du plaisir. Doucement, avec chaque geste, me considérer, m’écouter, prendre conscience que j’ai de l’importance, que je compte.

Et si le temps était venu de détourner mon regard.

De ne plus passer autant de temps à regarder les autres.

Et à poser les yeux sur moi, à être là pour moi.

Vaste programme. Je ne déserte pas la scène, mais je prends quelques distances. Je vous lis de près ou de loin. Je suis là, sous la lumière, mais je reste discrète pour me protéger, pour retrouver le juste milieu, l’équilibre bienveillant nécessaire au présent. Je ne vous laisse pas seuls. Sur les 4 prochaines semaines, je vous invite à découvrir le parcours de 4 femmes inspirantes, créatrices, créatives. Je compte sur vous pour leur faire bon accueil (1er article lundi 09 mai). Et peut-être qu’entre leurs mots, j’en glisserais quelques-uns pour notre plaisir commun. Je ne vous oublie pas et je vous envoie mes plus affectueuses pensées en ce jour ensoleillé !

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Source – The Kerry Files

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Nouvelles habitudes 2016: Loin des réseaux sociaux

J’avoue n’avoir jamais été passionnée par les réseaux sociaux. Mais dans mon désir d’appartenance et cette envie d’être “comme les autres”, j’ai rendu les armes. Facebook et Instagram sont devenus des amis du quotidien.

Je suis une personne entière. Quand je me lance dans quelque chose, je m’y lance à 100%. Ce qui fait que j’étais sans cesse sur mon téléphone à vérifier mes fils d’actualité. Je trouvais toujours à me justifier. J’étais en recherche de reconnaissance. J’avais l’impression d’avoir les deux pieds dans mon époque. C’était aussi rassurant qu’angoissant.

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Fin janvier, j’ai clôturer mes comptes, sur un coup de tête. Je me suis dit que je me laissais quelques semaines pour y penser et pourquoi pas revenir sur ma décision. Mais depuis que je n’ai plus de flux d’actualité à mettre à jour, à faire défiler, je me sens plus légère, plus libre. Je profite pleinement des instants que je passe, sans me demander ce que je vais partager et/ou comment. J’ai l’impression de reprendre les rênes de ma vie, de respirer plus facilement.

Je ne critique pas les réseaux sociaux. Je pense que leur existence est utile, à bien des égards. Mais je réalise que cette manière de communiquer ne me convient pas. Je me sens comme guérie d’une addiction néfaste au bon déroulement de ma vie!

Et vous, quels liens avez-vous avec les réseaux sociaux? Combien de temps par jour passez-vous sur vos différents fils d’actualité?

Crédit Image – Herpaperweight Tumblr

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Nouvelles Habitudes 2016: Reprendre le temps de…

Lire – dans le bus, à la maison, entre midi et deux, dans un café en regardant le monde tourner.

Ecrire – laisser à mes mots l’espace pour exister, créer des histoires pour faire voyager, écrire de longues lettres à la main et y glisser un joli mot / une carte inspirante avant de les envoyer aux quatre coin du monde.

Saisir des instants – rien que pour moi, pour la beauté du moment, pour les secrets cachés ici et là et que mes yeux regardent avec toujours autant d’étonnement.

Tenir un journal – de mes progrès, noter des citations qui me parlent, me font réfléchir, grandir, coller des images qui me parlent.

Profiter – de nos jeux à deux, de nos soirées à quatre, de nos déjeuners améliorés, de nos découvertes main dans la main.

Faire – usage de mes mains pour broder, tricoter – faire ce carnet d’aspirations / d’idées qui attend sagement d’être réalisé.

Prendre soin de moi – Un peu de réflexologie, des soins, des après-midi travail en solitaire et de bons dîners entre amis pour refaire le monde ou juste pour le plaisir d’être ensemble..

Vivre – Passionnément / Intensément / A 100%.

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Petite Marie – Un défi ou un écrit #2

Cette semaine Agoaye nous proposait de retrouver notre enfant intérieur.

J’ai débuté l’exercice en piquant dans la liste de messages positifs d’Agoaye. Et ai repris ma pratique des affirmations positives. C’est quelque chose que j’avais découvert l’année dernière en lisant le livre de Louise Hay – Heal your Life.
Chaque matin et chaque soir, j’ai instauré un rituel devant ma glace pour reprendre ces 4 pensées positives (Je t’aime exactement telle que tu es / Tu n’es pas responsable de ta mère / Tu n’es pas responsable de ton père / Tu mérites d’avoir ce que tu désires). Un besoin de me détacher d’un sentiment de culpabilité et de m’accepter telle que je suis.

Pour les moments de détente, j’ai opté pour l’option « rire et jouer avec mon escargot », ce qui m’a fait le plus grand bien.

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J’ai terminé la semaine par une lettre à l’enfant que j’étais (j’ai d’ailleurs retrouvé une photo de moi, petite fille, une photo que j’aime beaucoup – quand je me regarde je me donne des forces pour vaincre tous les nuages noirs, pour créer cette vie dont j’ai toujours rêvée et qui se dessine jour après jour sous mes yeux, comme si un jour j’avais décidé que le bonheur était à portée de main et que j’y avais droit.)
Je remarque que je finis souvent par le premier cœur (esprit de contradiction oblige) et voilà ce que ça donne :

Petite Marie,
Je te regarde souvent à travers le filtre du temps. Des photos pas encore jaunies viennent me rappeler tes grands yeux bleus/verts à l’affût de la moindre trace de bonheur, tes envies de sauver le monde, de partir loin pour trouver une raison d’exister, au milieu de la détresse des uns et des autres, enfants traumatisés, vies maltraitées, rêves brisés.
Les autres te regardent de travers et toi, dans ta bulle, tu te sens à l’abri. Cet autre monde n’appartient qu’à toi. Tout y est possible. Tout y est vrai. Tout y est amour. A l’école, tes camarades se moquent de toi et dans ton coin, tu te protèges de leurs mots durs, de leurs menaces, de leurs rires qui se cognent contre la solide paroi de ton univers ouaté.
Je te regarde et je sais déjà que tu as en toi toutes les ressources nécessaires et une force vive intense pour faire de ta vie quelque chose de beau. Il y aura des chutes vertigineuses qui te laisseront vide et perdue. Tu remonteras à la surface. Tu verras que les autres peuvent aussi te projeter dans les étoiles. Tu ne le sais pas encore mais tout autour de toi, de belles âmes, des quatre coins du monde, sont sur le chemin. D’ici quelques années vous vous trouverez. Et l’amitié deviendra une force du quotidien.
Je te regarde et je sais, tu as peur pour maman. Son passé la poursuit. Tu voudrais l’aider. Sois heureuse, c’est tout ce qu’elle demande. Pour le reste, c’est à elle de s’en sortir. Tu ne pourras pas le faire à sa place. C’est dur mais tu apprendras vite, ou pas, tu apprendras à tes risques et périls, qu’on ne peut pas sauver les autres. Notre seul devoir est celui de mener une vie juste, heureuse et épanouie, de trouver notre voie, d’inspirer les autres, à notre manière et de tendre la main quand on le peut.
Tu aimeras. Tu auras mal. Tu croiras que c’est ça l’amour. Puis tu découvriras que ce n’est pas ça. L’amour c’est ce en quoi tu crois aujourd’hui. Il te faudra plus de 30 ans pour redécouvrir ta vraie nature. Au milieu de tout ça, tu mourras et tu renaîtras. Tu apprendras à t’aimer. Ce sera un des beaux cadeaux de la vie. En plus des autres. Je ne vais pas tout te dévoiler aujourd’hui, sinon à quoi bon.
Petite Marie,
Souris. La vie est belle. Elle t’attend pour jouer avec elle au cerf-volant. N’aie pas peur de quitter la plage sacrée de ton enfance. Après des allers et retours, des détours, tu la retrouveras.
Souris. Et continue à croire, à aimer passionnément l’Humanité, la Vie et ses cadeaux.

Macaron

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Un défi ou un écrit – Le projet 2016 d’Agoaye #1

Dans la lignée de 53 billets en 2015, Agoaye nous propose cette année de relever certains défis et de cette manière de reprendre contact avec nous-mêmes. Une année d’introspection et de changement. Le programme me convient parfaitement. Je me lance donc dans le premier défi de ce mois de janvier, le cœur en joie et prête à l’action.

Pour ce premier mois de l’année, il s’agit de renouer avec son passé. Il y a quelques mois encore, j’aurais préféré me cacher sous la couette plutôt que d’affronter « ce qui a été ». Et puis le temps a fait son œuvre, j’ai parcouru encore un peu de chemin et quand il m’arrive de me perdre dans le passé, c’est sans regret ni amertume que j’entreprends ce voyage.

Cette semaine, il s’agissait d’écrire pour renouer. Ecrire, ça me connait. Chaque année, je prends plaisir à envoyer mes vœux à chaque personne qui compte dans ma vie. Chaque année j’ai l’impression d’écrire plus ou moins la même chose, mais l’intention est bonne et juste. Et cela suffit.

Les membres de ma famille sont les premiers à avoir reçu mes vœux de vive voix. Je me suis dit, pourquoi me limiter à ma famille, restreinte au demeurant, quand je peux envoyer mes vœux à d’autres personnes, des personnes que je ne vois pas souvent ou qui sont loin. Alors j’ai fait une liste de tous ceux et celles à qui je souhaitais adresser un petit mot. Et je me suis mise à l’ouvrage. Heureusement on a tout le mois de janvier !!

Et puis, je suis allée faire un tour sur mes boites mails et ma pile de courrier en attente de réponse de ma part. Même si j’essaye au maximum de répondre rapidement aux nouvelles que je reçois, certains messages passent entre les mailles du filet. J’ai pris le parti en début de semaine d’apporter une réponse à tous les messages reçus, par mail ou par écrit. Cela prend du temps mais qu’il est bon de reprendre contact avec des êtres chers, famille ou amis.

Pari tenu pour cette semaine. Il ne me reste plus qu’à aller faire un tour sur les blogs des autres participants, pour voir comment s’est passé cette première semaine de l’année! Bon weekend à tous!