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En marche vers le présent…

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Le passé…

J’y ai passé des années. A le brasser. A le porter. Je l’ai emmené avec moi un peu partout. Mes deuils ont toujours été à rallonge comme si lâcher mes expériences, lâcher mes souvenirs, c’était mourir.

Je me suis perdue à l’intérieur, à force de vouloir comprendre, à force de vouloir résoudre des énigmes. J’ai bataillé avec mon passé, celui des autres.

J’ai tout testé pour en venir à bout, pour me libérer de ce qui au fil du temps était plus un poids qu’une aide. J’ai disséqué dans les moindres détails. Je me suis faite détective, croyant toujours quand j’avais trouvé quelque chose que c’était la fin.

Je me suis vautrée dans le passé comme dans un bain délicieux, sans me rendre compte que l’eau brûlait chaque jour un peu plus ma peau et m’empêchait surtout de vivre.

A force d’avoir la tête dans le passé, quelque chose qui n’existait donc plus, j’étais complètement déconnectée de mon corps, de mes ressentis, de mes envies. D’ailleurs en avais-je? Sûrement, des envies bien à l’abri derrière la cuirasse. Avant d’envisager le présent, il fallait régler le passé. Après, seulement, je pourrais profiter.

Mais je n’en avais jamais assez. Il m’en fallait toujours plus. Plus de réponses à trouver. Plus d’équations à résoudre. Plus de maux à disséquer. Plus d’histoires à réécrire à la lumière de mes découvertes.

J’ai passé des années à vivre une vie en marge. En pensant qu’à la sortie, j’aurai ce qu’il me fallait. Je me suis paumée en chemin. J’ai arpenté des tunnels sans fin. Tout s’est mélangé. J’ai suffoqué. J’ai souffert par loyauté.

Le présent…

Il m’appelle. Au début, un murmure au milieu de nulle part. Et puis la vie avec ses couleurs. Et puis des envies qui sortent de dessous les décombres. Et puis des idées qui refont surface, qui paraissent possibles.

Il est la clé, celle que je n’attendais plus. Il me guide sur des sentiers à l’air libre. Je peux respirer. Je peux ressentir. J’y ai droit même. Je peux la joie et la peine, la colère et le plaisir. Je peux exprimer tout cela sans me sentir gênée. 

Je ne survis plus. J’évolue dans la lumière du jour et les ombres ne me font pas peur. Elles ne sont pas menaçantes, juste des signes pour me permettre d’aller plus loin, de rêver plus grand.

Je ne dis pas “merde” au passé, je l’ai fais plusieurs fois sans succès. Je lui dis “merci” pour ce qu’il m’a apporté, pour ce que j’ai appris de lui. Et je le laisse là où il est. Je pars en voyage vers un continent riche de promesses, dans lequel je vais enfin pouvoir profiter de ce qui se présente, vivre ce qui est.

 

 

 

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Se faire aider pour se reconnecter à Soi

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J’ai commencé depuis quinze jours un coaching avec Rebecca de Résonance Céleste pour mon projet d’entreprise. Comme vous le savez, je me forme pour devenir thérapeute. C’est un projet que je porte depuis longtemps en moi, mais que j’ai laissé à l’abandon. Pour tout un tas de raisons, dont “le manque de confiance”.

Vous allez me dire que tout le monde, ou presque, manque de confiance en soi. Certes, mais quand on a une personnalité “dépendante” (ce qui n’est ni bien ni mal, je préfère le préciser, il y a toujours des personnes bien intentionnées pour donner de conseils, sans toujours savoir de quoi il en retourne), le manque de confiance c’est la grosse faille. Si bien que souvent, on se range à l’avis des autres, on se soumet à leurs désirs, histoire de ne surtout pas faire de choix.

La personne dépendante est terrorisée à l’idée de choisir, que ce soit entre deux postes, une virée à la mer ou à la campagne, ou entre deux baguettes de pain! Pour les petits choix du quotidien, on en vient petit à petit à bout, en se faisant aider, en se confrontant au monde, en se dépassant toujours. Pour le reste, c’est plus compliqué. Au cours du premier module de formation, je me suis rendue compte que tous les postes que j’ai occupé depuis que je travaille sont des postes que j’ai choisi par défaut. Je ne me suis jamais demandée si ça me plaisait ou si c’était fait pour moi. J’ai toujours trouvé des excuses: mon éducation, ma situation personnelle, mes obligations. Et ça a été la même chose pour mes appartements. Je me suis laissée porter par l’avis des autres. Je n’ai jamais osé être “contre”.

Vu de l’extérieur, en général, je passe pour la fille qui s’adapte très bien, qui ne pose pas vraiment de problème, qui suit le rythme, qui est d’accord sur tout. Peu de personnes connaissent mes profonds tiraillements intérieurs. Peu de personnes savent combien cela me pèse au final. Aujourd’hui, je prends de plus en plus de décisions, seule. Et cela me rend assez fière, même si c’est pour des broutilles. Car hier encore, je ne m’en sentais pas capable.

Ce coaching me permet de me recentrer sur moi, de savoir ce qui compte pour moi et comment exprimer mon plein potentiel à ma manière. Car un autre travers de la dépendance, c’est qu’on regarde beaucoup ce que font les autres. Et on aimerait faire pareil. Sans vraiment savoir si ça nous correspond. En ce moment? tout le monde surfe sur le féminin sacré, allez hop on va s’y mettre! Et puis l’Énergétique, ça marche bien aussi, alors pourquoi pas! Il y aussi les massages qui font du bien, c’est peut-être l’occasion!

On regarde partout ce que font les autres et on essaie de se fondre dans leur moule. Je vous le donne en mille, ça ne fonctionne pas, c’est même catastrophique. Parce que ce n’est pas nous, ce n’est que l’autre. C’est pour cette raison que j’ai fait le choix – conscient – de me faire accompagner pour déterminer au mieux mon projet et ses champs d’application.

Cet article n’a pas de but particulier si ce n’est de vous montrer que vous êtes uniques, vous êtes avec votre personnalité, votre caractère, vos failles et vos forces, votre talent et que la seule chose qui compte dans la vie c’est de retrouver cette connexion à Soi pour vivre pleinement ce qui compte! Comme le disait si joliment Oscar Wilde “Soyez vous-mêmes, tous les autres sont déjà pris”!

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Challenge Ecriture #25 (30.06.2020)

J’ai entendu sa voix et elle m’a ramenée des années en arrière. La vie de château, le grand luxe, les tentures, le parc, les bosquets, des coins et des recoins pour s’installer en toute tranquillité et roupiller comme un bienheureux. Je pensais que ça ne s’arrêterait jamais. Heureux nous étions, tous les deux dans notre paysage fantastique, coupé des bruits du monde. Deux rescapés, deux passionnés, deux amateurs des belles et bonnes choses. Chaque jour, il me préparait des mets exceptionnels que nous partagions ensemble, tantôt au coin de la cheminée, tantôt assis sur l’herbe. La vie rêvée de tout matou qui se respecte. Et l’été, le grand carnaval des caravanes de voyageurs qui venaient découvrir le coin. Il y en avait pour tous les goûts. On les voyait venir de loin. Et on restait bien à l’abri dans notre palais. Quand j’y repense, ça me tirerait presque des larmes. Lucien s’est éteint un matin de mai. La vierge veillait avec moi. Je n’ai pas vu ses yeux se fermer ni son âme s’élever. J’ai senti son absence, comme un rêve qui s’éteint.

Puis de nulle part, ils sont arrivés avec leurs gros sabots, leurs voitures bruyantes, leurs manières sans élégance. Ils n’ont même pas pris le temps de saluer sa mémoire. Ne parlons même pas d’un regard pour moi. A la SPA, ils m’ont refilé vite fait, sans se salir les mains. Je crois que si on m’avait demandé, j’aurai préféré suivre Lucien.

Sur ces entre faits, Julie a débarqué. J’avais perdu de ma superbe et de ma spontanéité. Elle s’en moquait. Il faut reconnaître qu’elle faisait aussi pitié que moi! Je l’ai suivi sans trop savoir comment ni pourquoi. Quand on n’a plus grand chose à perdre, on se pose moins de questions. Va savoir! En tous cas, si j’avais eu une quelconque idée de ce qui m’attendait, je me serais fait tout petit dans ma cage et j’aurais laissé la tornade passer. Faut croire que j’avais aussi perdu mon intuition. La belle affaire!

J’ai longtemps espéré un sursaut de courage, pour m’échapper par la porte ouverte. Histoire de changer d’air. Mais bon, je me suis dit que je ne pouvais (quand même) pas faire ça à Julie!

Suite de l’histoire débutée la semaine dernière ICI.

Pour voir les autres participations c’est par là: Choisir le futur chez Marie – La fuite chez Mébul – Chez Josée – Chez Sweet Things 

***

Avec les vacances qui arrivent je ne sais pas si il va être possible de maintenir un rythme hebdomadaire. Nous verrons bien. Pour l’instant je vous laisse avec le sujet de la semaine prochaine. On va parler “parfum”.

Vous allez choisir un parfum, que vous appréciez ou pas. Vous pouvez aussi, si vous le souhaitez en inventer un. Et vous allez écrire un texte en lien avec cette odeur. Qu’est-ce qu’elle vous fait ressentir? Qu’est-ce qu’elle vous dit? Qu’est-ce qu’elle vous rappelle? Ça peut-être in texte personnel ou de la fiction, c’est vous qui choisissez! A vos plumes et rendez-vous mardi prochain!

 

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Le droit de…

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Se donner le droit de…
S’autoriser à…

Faire son / ses deuils
Exprimer ses émotions même et surtout celles qui dérangent
Se sentir moins bien certains jours
Aller au ralenti
Se faire confiance
Ecouter ce qui fait sens, pour soi
Lâcher le passé
Guérir
De ne plus savoir où on en est
Faire place nette
Changer de voie / voix
Faire des erreurs
Dire “non”
Se mettre en pause
Laisser les larmes couler
Etre vulnérable
Demander de l’aide
Parler avec ses guides
Prendre soin de soi
Ne plus être victime
Se regarder avec bienveillance
Croire en ses rêves et les réaliser
Aller à contre courant
Croire en son potentiel
Accueillir l’abondance
Envoyer valser les “on dit”
S’affirmer

La liste pourrait continuer encore et encore.
A vous de me dire ce que vous avez décidé de vous autoriser à faire/dire/créer/oser…

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Challenge Ecriture #24 (23.06.2020)

Sur Instagram, j’ai lancé un projet littéraire collaboratif, c’est à dire que j’écris une histoire avec les idées de mes lecteurs/lectrices. Du coup je vous partage ici les premières lignes de cette nouvelle…

“Moi, vouloir être chat…”

Non mais quelle idée cette chanson! Le type devait être raide, bourré, à côté de ses pompes quand il a posé ces mots. Ou bien c’est un fada. Non. c’est un fada, un plouc, un de ces mecs qui se croit tout permis sous prétexte qu’il a un peu de talent et une belle gueule. Quoique ça, ça reste à prouver. Mais passons. Si on s’arrête sur ce genre de considérations, on pourrait écrire un roman. Il y a juste à tirer le fil. Sauf que le lecteur parfois finit par s’y perdre. Et on est bon pour tout réexpliquer à chaque chapitre. J’ai pas la foi pour écrire un bouquin. Et encore moins les moyens.

Et si encore on s’arrêtait à la chanson, tiens je reprends ma bobine, mais c’est qu’en plus il y a tout un tas de crétins qui y croient et qui reprennent en cœur le refrain. Ça me met hors de moi. J’ai des envie de crime, de leur faire bouffer leurs cravates, leurs jolies ballerines, leurs chaussettes et leurs bigoudis de toutes les couleurs.

Je déteste ma vie. C’est pas une vie de Pacha, comme les pubs nous le serinent à longueur de pages télévisuelles. Ou alors je me suis planté quelque part, j’ai pris la mauvaise route. Pire, c’est peut-être cette foutue histoire de karma. C’est le leitmotiv de la grande gigue perchée sur huit centimètres de talons, qui me fait office de maîtresse…

J’ai l’impression que ce thème n’a pas été si évident que ça pour vous, vu la faible participation, comme quoi les règles ça a quand même du bon!! Je remercie toutefois les participants du jour dont vous pourrez découvrir les textes ici: Bienvenue chez Mébul – La couche chez Miss Obou

***

Pour la semaine prochaine, je vous propose d’écrire un texte qui doit commencer par la phrase suivante: “J’ai entendu sa voix et elle m’a ramenée des années en arrière” et se terminer par: “Je ne pouvais pas faire ça à Julie.”

Au plaisir de vous lire! Belle semaine et bonne écriture!

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Revenir…

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S’il faut le coeur et le corps
D’un commun accord
Je dis oui

Les lignes se confondent
Et les âmes se fondent
Dans des cases sans fond

Les limites se figent
Et fixent le début
De l’abîme
Celui dont on ne revient plus

Les tremblements
Le chaos
L’absolu a des airs
De déjà vu

Plonger dans les profondeurs
Pour saisir la valeur
De ce qui n’est plus

Et revenir riche
De l’ombre naît la lumière
Les ténèbres devenus poussière

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Challenge Ecriture #21 (02.06.2020)

 

Papa et maman nous avaient dit “soyez sages”! Ils partaient faire une course, un de ces trucs pas pour les enfants il parait. Tu parles, nous on savait tout. On fouillait dans leurs affaires quand ils avaient le dos tourné. On les imaginait magiciens, détectives privés, agents secrets au service d’une grande cause. On les voyait déjà à la Une des journaux, nos héros au grand coeur. Alors nous étions sages. Comme des images. Deux enfants impeccables, sourire d’ange. On ne voulait surtout pas que les autres sachent que nos parents étaient pourvus de pouvoirs extra-ordinaires, qu’ils défiaient chaque jour des criminels et hors-la-loi, qu’ils protégeaient les plus faibles et venaient en aide, dans l’ombre, aux petits.

Nous étions sages et polis. Tout le monde nous le disait et le répétait à papa et maman, qui ne pipaient mot. Ce n’est pas qu’ils s’en moquaient, loin de là, ils étaient juste discrets. Ne pas faire de vague surtout. Que personne ne sache. Une loi respectée à la maison et à l’extérieur. La loi du silence…

Avec le recul, je me dis que nous étions bien naïfs, mon frère et moi. Cela ne nous aura pas sauvés, mais permis de vivre notre enfance, comme les autres, d’imaginer et de voir loin. Papa et maman purgent leur peine, méritée. Ils paient chaque jour le prix de chaque vie torturée. Mon frère ne regrette qu’une chose, qu’ils ne paient pas pour celle qu’ils nous ont volé. Quant à moi, j’ai choisi le pardon pour pouvoir recommencer à rêver!

Découvrir les autres participations ici: Une âme d’enfant chez Marie – L’oncle Alfie chez Sandra – L’heure du thé chez Josée – Frères au premier moment chez Erby – Tout un art chez Mébul – La suite des aventures de la grand-mère d’Emilie chez Sweet Things – Café ou Chocolat chez Nina

***

Place au thème de la semaine prochaine! Nous allons voyager du côté des acrostiches (un acrostiche est un poème, une strophe ou une série de strophes fondés sur une forme poétique consistant en ce que, lues verticalement de haut en bas, la première lettre ou, parfois, les premiers mots d’une suite de vers composent un mot ou une expression …) avec Alfred de Musset:

Quand je mets à vos pieds un éternel hommage,
Voulez-vous qu’un instant je change de visage ?
Vous avez capturé les sentiments d’un cœur
Que pour vous adorer forma le créateur.
Je vous chéris, amour, et ma plume en délire
Couche sur le papier ce que je n’ose dire.
Avec soin de mes vers lisez les premiers mots :
Vous saurez quel remède apporter à mes maux.

A vos plumes pour un acrostiche tout en pudeur et sensualité! J’espère que l’exercice vous plaira. Encore une fois, il s’agit toujours et avant tout de vous faire plaisir!

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L’épreuve de force #5

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L’oniromancie nous prédisait pourtant un avenir lumineux. Le rêve était magique, ton prénom d’or, nos destinées sacrées. Des foutaises mais qui m’ont maintenue en vie, tant que toi tu respirais encore. Ce n’était qu’un passage à vide, un de plus sur la longue liste des jours creux.

Rien ne sert de se s’épuiser en palabres. Rien ne sert à rien de toute manière. Puisque tu es parti. Un matin de juin, sans moi. Un matin ensoleillé, j’avais opté pour un peu de marche, histoire de profiter du calme de la ville. Un matin ordinaire dans une vie qui ne l’était plus depuis longtemps. J’avais croisé la misère, en descendant les marches qui menaient à l’hôpital et j’avais hâte de retrouver ton sourire, dans tes yeux. Tu ne parlais plus beaucoup. Fini les grandes conversations sur la vie, la mort, sur ce qu’il reste quand tout a été écrit, dit, chanté. Fini le temps où tu pouvais encore te lever pour esquisser avec moi quelques pas de danse sur le lino blanc, avant une séance de chimiothérapie qui allait t’esquinter. Tout ça n’aura servi qu’à t’abîmer un peu plus chaque jour. Si j’avais su, j’aurai fait tomber le mur froid et professionnel de tous ces soit-disant savants, qui ont pu mené à bien leurs tests et essais, sans se soucier de nous.

Je suis triste alors je dis n’importe quoi. Sans eux, nous n’aurions jamais espéré, j’aurai coulé depuis longtemps, je n’aurais pas pu te tenir la main, jusqu’au bout. J’ai choisi, en mon âme et conscience, ce rêve chimérique, pour ne pas voir la réalité en face. Elle était trop cruelle. Elle ne cessera jamais de l’être…

Ce texte est ma participations à l’atelier d’Olivia. Les mots étaient: liste, palabres, misère, mur, oniromancie, danse, chimérique

Posted in Tout un poème

Nos choix incohérents

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On se crée des maux sans en avoir l’air
Imaginaire trompeur qui balaie les heures de plein
A coup d’incertitudes malsaines
De vulgaires grains de poussières qui
Comme dans nos maisons, deviennent moutons
Jusqu’à engloutir nos plus belles espérances

La confiance s’effrite et s’en vont les pensées
Dans un hémisphère où le pire est à portée

On s’invente des histoires à partir d’incohérences
On dessine des futurs aux allures
De cauchemars, on remet une couche de noir
On ajoute des peines aux jours de pluie
On se croit tout permis

On ne croit plus en rien
On se sent comme un naufragé
Un prisonnier, un condamné

Un travail de sape bien orchestré
Au millimètre, rien ne nous arrête
Il faut saigner pour exister

Sur l’horizon, pourtant, tout est si doux
L’existant, à envelopper de beau
L’azur et son parfum d’éternité
Tout ce qui n’est pas encore écrit
Tout ce qu’il reste à rêver

Alors pourquoi laissons-nous si facilement
Le négatif nous mener sur des routes obscures?
Pourquoi cédons nous à l’appel des profondeurs
Quand tout autour n’est que lumière?
Pourquoi lâchons nous notre coeur
Quand il ne demande qu’à vibrer?

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Challenge Écriture #20 (26.05.2020)

Des lignes et des courbes. Les enfants n’ont pas vraiment écouté la consigne. Mais ils se sont amusés. Et voilà que de la gribouille, j’en ai tiré un chant. Celui de l’oiseau (aquarelle) au réveil, qui envoûte le jardin, celui de la nature encore belle qui enveloppe l’espérance du matin.

Les rires éclatent contre les carreaux et laissent des traces. J’y vois des rêves, comme ceux dessinés par les nuages. Il suffit de saisir le fil et se laisser emporter. Alors, tout est possible. Même ce qui, hier, paraissait hors de portée. Il suffit d’ouvrir son coeur à l’inconnu, d’ouvrir les bras pour embrasser le silence, de poser un pied près du vide pour appréhender le saut.

C’est un bouleversement que les mots ne peuvent saisir. Il faut autre chose pour exprimer cette vibration, cette sensation d’avoir trouvé, de savoir enfin. Il faut lâcher prise et se laisser guider par ses sens, suivre l’intuition, faire confiance.

Je n’ai pas exactement respecté les consignes de l’exercice puisque je suis partie d’un collage personnel. J’ai tenu à écrire ces lignes pour commenter en quelque sorte cette page créative!

Vous retrouverez les participations ici: L’oiseau bleu chez Marie – Etat d’urgence chez Nina – Genèse chez Mébul – Le dessin chez Erby – Chez Josée – Chez Sweet Things

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Pour la semaine prochaine, on va revenir à quelque chose de plus classique avec une photo. Bonne écriture!

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Posted in Tout un poème, Variations Littéraires

Voeu de Liberté!

Elle disait le corps de l’homme
Comme un territoire à ne pas approcher
Un sacrilège d’espérer qu’il soit autre chose
Que ce que l’apparence laisse penser

Elle disait le corps des femmes
Comme un sanctuaire sacré
Un déhanché suggéré et l’âme brûlait
Sous le joug des condamnées

Nul mélange, nulle approche
Ou la terreur des dieux viendrait frapper
Ces corps possédés

Le corps de l’homme
Disgracieux, à cacher

Le corps des femmes
Une ode à la félicité

Un voile posé sur un peut-être
Dans son sang glisse l’œuvre de la terre
La femme se penche sur l’hémisphère
De ses pensées secrètes

Elle disait la femme dans sa richesse
L’homme dans ses faiblesses

Une rencontre improbable
Entachée du sceau du scandale
La peur accrochée à chaque parcelle
De l’être…

Et revenir de ce long voyage
De ce presque naufrage
Pousser les barrières du silence
Briser les verrous de la honte
Froisser les pages du livre maudit
Rétablir en son sein gorgé d’espérance

Corps et Âmes profanés

Faire voeu de Liberté!

Posted in Carnets de route

C’est quoi le manque (de l’autre)?

C’est la question philosophique du jour! Comme quoi le confinement ne détruit pas nos neurones. Même si il teste grandement notre patience.

En fait c’est une question que je me pose depuis très longtemps. Il y a le manque vital, celui que l’on ressent quand nos besoins primaires ne sont pas remplis. Il y a le manque lié à notre autres besoins, mais pour ceux-là nous avons souvent les solutions en nous. Et puis il y a le manque de l’autre, des autres.

En général, les gens ne me manquent pas. On associe souvent le manque à l’amour. Mais pour moi, ça n’a rien à voir. On peut aimer les autres et réussir à  vivre sans eux. C’est profondément libérateur, pour soi, pour l’autre. C’est même plutôt sain je trouve. Parce que personne ne nous appartient, jamais.

Le manque pour moi c’est comme si, sans l’autre, nous n’existions pas ou nous existions moins. Alors que ce n’est pas le cas. Dans la vie, nous ne sommes pas toujours proches, physiquement, de ceux qui comptent, nos amis, nos enfants, nos parents, nos conjoints. Est-ce pour autant que nous arrêtons de respirer? Est-ce pour autant que notre cœur arrête de battre?

Bien sûr, j’aimerais voir plus souvent mes amies, pouvoir m’arrêter chez l’une, chez l’autre sans avoir à prévoir un voyage, j’aimerais voir leurs enfants grandir, pouvoir échanger autrement que par téléphone, j’aimerais ne pas avoir à compter le nombre de jours qui séparent, ni devoir jongler avec les obligations familiales des uns et des autres, j’aimerais parfois que les choses soient plus simples, que nos rendez-vous soient plus spontanés, que nos agendas soient plus souples, que les parenthèses ne s’achèvent pas un peu abruptement au lever du soleil.

J’aimerais, je rêverais mais la réalité est ce qu’elle est et je dois composer avec. Le manque ne crée rien, il prend tout. Je vois le manque un peu comme un vide. Et j’ai horreur du vide! Le manque me renvoie aussi beaucoup à la dépendance affective, un mal que je connais bien.

Nous sommes créateurs de notre vie à chaque instant. Nous faisons nos choix en conscience. Ils impliquent certains schémas avec lesquels nous devons composer. Et si ceux là ne nous conviennent pas, nous pouvons toujours les modifier. Ou choisir de ne pas le faire, cela nous appartient.

Quand à ceux qui ont quitté ce monde, ils vivent en moi. Ils me rappellent l’essence de la vie, ils me disent de tout donner ici et maintenant. Ils sont dans mes souvenirs, dans mon cœur, éternellement.

Et vous le manque ça vous dit quoi? C’est quelque chose que vous ressentez? Ou pas? Comment? 

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Challenge Ecriture #17 (05.05.2020)

Voilà quelques propositions d’histoires en 6, 7, 8 ou 9 mots. A vous de voir:

Âmes écorchées, abstenez vous de rêver!

A l’horizon, amas de bleus, un second souffle.

Vélo rouillé sur la chaussée, l’enfance envolée.

Jets de couleurs, l’artiste muse engagée.

Retrouvez les autres participations ici: Chez Marie – Chez Mébul – Chez Sweet Things – Chez Josée

***

J’ai remarqué qu’il y a beaucoup de personnes qui n’osent pas écrire. Je crois que nous sommes tous capables de le faire, comme de créer, de cuisiner, de rêver, d’inventer. Mais nous sommes aussi très fort pour nous mettre des limites, qui finissent par être des obstacles et qui nous freinent.

Alors pour la semaine prochaine, j’aimerais vous proposer quelque chose de différent, pas de fil conducteur, pas de thème, pas de règles. Posez vous derrière votre ordinateur, respirez à plein poumons et laissez vous emporter. Ne réfléchissez pas, ne pensez pas, n’essayez pas de construire quoi que ce soit. Allez y au feeling. Soyez dans l’instant et laissez couler ce qui doit sortir, sans plan, sans intention. Soyez dans un complet lâcher prise! Et profitez du voyage…

Au plaisir de vous lire.

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Interview Femmes Inspirantes – Julie, artiste, créatrice et entrepreneuse

Bonsoir à tous, j’espère que vous allez bien. Il y a quelques mois j’avais partagé ici même le parcours inspirant de plusieurs femmes. Et aujourd’hui, je suis heureuse de vous présenter celui de Julie, une jeune créatrice très talentueuse, que je suis depuis plusieurs années, sur différents blogs, qui s’est lancée dans l’entreprenariat et qui réalise de très belles choses. J’avoue, je suis souvent émerveillée par ses idées, ses formes, ses dessins, ses projets, la manière qu’elle a de parler du beau, comme du moins beau, de ce qui la fait sourire et de ce qui la fait trembler. On dit souvent que le monde a besoin de plus de personnes inspirantes. Elle en est une, je vous laisse la découvrir…

Copyright Sweetie Julie

Bonjour Julie, pour commencer parle-nous de toi (un peu, beaucoup, comme tu le souhaites…) 

Bonjour ! J’ai 30 ans, je suis fiancée à mon amoureux qui partage ma vie depuis Septembre 2017, nous vivons sur la Côte d’Opale avec nos 3 chats et notre chien. Nous nous sommes rencontrés en Normandie, là où j’ai fini mes études en école de commerce et où j’ai travaillé plus de 5 ans dans le tourisme – j’ai été réceptionniste en hôtel de chaîne, conseillère en séjour, responsable d’une boutique de produits du terroir et d’artisanat d’art, gérante d’un établissement de chambres d’hôtes.

Fin 2017, ma maman a eu de graves problèmes de santé, je suis rentrée dans le Nord, mon amoureux m’a suivie. Les deux années qui ont suivi ont été psychologiquement très éprouvantes : après un bilan de compétences et la préparation par cours à distance du concours de recrutement des professeurs des écoles, j’ai sombré dans la dépression et il m’a fallu plus d’un an de traitement médicamenteux et de rdvs réguliers avec une psychologue pour comprendre que cela faisait des années que j’avais rompu avec l’essence même de ma personne.

J’ai une âme sensible et intuitive, j’aime la nature et les animaux. J’étais « dévorée» par notre société capitaliste, je ne me sentais pas à ma place, je bataillais constamment et j’avais oublié mon imagination, mon amour des mots et de la création artistique. Je voulais paraître responsable aux yeux de mes proches, prendre les décisions qu’on attendait de moi mais ma vie n’était pas vraiment ma vie, et je n’étais pas vraiment moi. Quand j’ai pris conscience de tout ça, quand j’ai affronté tout ce qui me faisait mal, ça a été monstrueusement douloureux. Mais j’avais la force de me battre pour renaître. Et je n’étais pas toute seule : ma familles, mes plus proches amis, mon amoureux ont été d’un soutien formidable. Dieu aussi.

Tu as longtemps tenu un blog, aujourd’hui tu as une chaine Youtube – peux-tu nous présenter ton cheminement / parcours?

 J’ai tenu un blog parce que j’aimais écrire. J’aimais poser sur le papier (et sur le clavier) mes émotions. Très sensible, il n’y avait que comme cela que je parvenais à canaliser le trop-plein. L’entrée dans l’âge adulte, la vie active, la routine m’ont éloignée un temps de tout ça, et je n’écrivais que plus rarement.

En pleine dépression, il m’était impossible de lire. Mon compagnon, un geek tendre, passait du temps sur Youtube alors que je ne m’y intéressais pas. J’ai commencé à regarder des chaînes de Youtubeuses Beauté (Sandrea, Sananas, Mmis’signature…) et prendre soin de moi a été la première chose que j’ai commencé à faire pour retrouver le sourire. Ensuite, j’ai regardé d’autres chaînes aux contenus plus artistiques, plus contemplatifs (Sourire et santé, Ecotmorphe, Libre et Sauvage…). Je me suis surprise à avoir envie, à mon tour, de me placer devant la caméra pour raconter un peu mon histoire.

Copyright Sweetie Julie

 

D’où t’es venue l’envie de créer et de partager tes créations ?

 En parallèle des vidéos sur Youtube, j’ai découvert le dessin, activité que je m’interdisais parce que je me trouvais nulle. Quelle erreur de penser ainsi ! Ce n’est pas que je suis douée d’un talent magistral, c’est juste que ce n’est pas obligé d’être parfait ! Quand j’ai compris ça, je me suis surprise à oser. J’ai commencé à dessiner tous les jours.

Plus je créais, plus je voulais créer. Plus j’osais. Quand j’ai ressenti ce plaisir qui me manquait tant, j’ai su que je cheminais vers ma place dans le monde. Je créé avec le cœur, avec l’intention de diffuser bienveillance et douceur autour de moi. C’était impossible que je garde pour moi cette explosion de joie, ce cheminement vers l’apaisement, la découverte de soi et du bonheur.

Je partage en toute spontanéité, mes illustrations sont un nouveau moyen d’exprimer toute ma gratitude devant ce que la Vie offre, le mauvais comme le bon.

Quelles sont tes plus grandes sources d’inspiration au quotidien ? Qu’est-ce qui te fait vibrer ? 

La Vie ! Cette force qui coule dans nos veines, la richesse des émotions et si je ne devais qu’en citer une, ce serait l’Amour, tant il est divers, complexe… La Nature est une source intarissable d’inspiration, tout comme les petites joies du quotidien auxquelles on ne fait plus attention et qui pourtant sont le terreau de notre bien-être. La puissance de la Foi me fait vibrer, et j’ai parfois besoin de me recueillir pour me confier à Dieu, pour murmurer mes désirs à l’Univers.

Et qu’est-ce qui te révolte, te fait trembler ?

La méchanceté gratuite et le racisme me révoltent, ainsi que la violence sexiste, et le silence qu’on impose aux gens qui souffrent, de peur qu’ils ne déstabilisent le fragile équilibre de notre société. La course au profit me révolte, les gens qui ferment les yeux et font les sourds face aux abus sexuels me révoltent… la liste est longue, et je préfère m’arrêter là.

Sur Youtube tu traites de sujets divers et variés, certains assez délicats – tu as une ligne directrice ou bien tu évolues au feeling ?

J’évolue au feeling ! J’ai bien essayé d’adopter une ligne directrice mais je tiens une semaine à peine. J’ai tout de même des thématiques qui reviennent : partager mon quotidien d’illustratrice freelance sous forme de studio vlog, de speed-drawing…, évoquer des sujets personnels en storytime pour combattre les tabous et dans l’intention d’aider celles et ceux qui souffrent aussi et qui pourraient se sentir seul(e)s… 

Copyright Sweetie Julie

Qu’est-ce qui te plait le plus dans ce que tu fais ?

J’aime l’indépendance, le fait de ne pas dépenser d’une hiérarchie mais c’est à double-tranchant : il faut une certaine rigueur dans son travail, il faut trouver la force de se motiver parce qu’il y a certains jours difficiles, quand la motivation manque, quant on doute…

J’aime la diversité des matériaux que j’apprends à utiliser : les feutres noirs sur du papier blanc, les feutres colorés sur du papier noir, de la peinture acrylique sur une toile, de l’aquarelle. 

Qu’as-tu appris depuis le début de cette aventure ?

J’ai appris que le bonheur que nous cherchons inlassablement est à l’intérieur de nous, que nous avons toutes les clés mais qu’il fallait pour cela accepter d’être soi. Il faut accepter son histoire, prendre le temps de se connaître, guérir de ces blessures qui nous rappelleront le chemin parcouru et surtout à quel point nous sommes forts, même dans nos faiblesses et notre vulnérabilité.

J’ai appris à oser, à m’écouter, et à me faire confiance. J’ai aussi appris à demander de l’aide, à ne pas avoir honte de me tromper, j’ai appris à essayer et à recommencer quand je ne suis pas satisfaite. J’ai aussi appris à accepter de ne pas être pleinement satisfaite !

Des projets, des envies particulières à venir dont tu voudrais nous dire quelques mots ? 

Des projets personnels d’abord : nous nous marions en septembre et nous aimerions avoir un enfant.

Des projets professionnels : développer la section eshop de mon site internet et rouvrir une boutique sur Redbubble, continuer à travailler sur les différentes prestations d’art-thérapie que je propose sur Patreon, plateforme permettant aux créateurs d’être soutenus financièrement grâce à des abonnements mensuels auxquels le public peut souscrire.

Copyright Sweetie Julie

Et pour finir, un message à faire passer, une citation qui te motive, un mantra qui te donne d’aller toujours de l’avant et croire en tes rêves :

Désolée, ce sera en anglais ! « Dear God, Dear Universe, thank you for everything in my life. I welcome incredible blessings and wonderful surprises”.

Un grand MERCI à Julie que vous pourrez retrouver ici:

Son Blog
Facebook
Instagram
Sa chaine Youtube
Son compte Patreon

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Challenge Ecriture #15 (22.04.2020)

C’était écrit noir sur blanc. Nélia sur la première page et puis. Et puis…

J’écris en pensant qu’il est temps peut-être que tu saches, d’où tu viens, qui tu es, pourquoi tu trembles le soir quand les lumières s’éteignent, pourquoi la lune est rouge, pourquoi les étoiles palissent au contact de tes larmes.

C’était un soir, un soir de printemps, avec une douce brise comme une invitation à se laisser porter par la vie. Nous regardions par la fenêtre les lumières de la ville. Nous étions bien. J’avais cette impression là. Puis j’ai senti sa bouche dans le creux de mon cou, j’ai frissonné. Juste un baiser. Puis j’ai senti ses mains autour de ma taille. Juste une accolade rapprochée. Puis ses mains se sont faites plus pressantes, elles se sont glissées sous mon pull et j’ai murmuré un “non”. Je me suis arrachée à son étreinte et je suis allée m’asseoir sur le fauteuil. Je lui ai dis que je ne voulais pas, pas maintenant, pas comme ça. Il m’a regardée, s’est approché et ses mains ont recommencé leur ballet intrusif. J’ai remué, j’ai dit “non” encore. Une fois, deux fois. Peut-être plus. Ses mains sont descendues, plus bas, encore et encore. Sa bouche aussi. Je ne voulais pas. Il disait “ne t’inquiète pas, je n’irai pas plus loin”. Pourtant il était déjà allé beaucoup trop loin à mon goût. Je me suis débattue, j’ai cogné avec mes jambes contre son torse. J’ai crié, je me suis levée et j’ai pris mes affaires. Les murs étaient aussi épais que du papier à cigarette, tout le monde pouvait tout entendre. Ce fut sûrement ma chance. Devant la porte, je me suis demandée si il allait ouvrir ou si il allait, contre elle, continuer ce qu’il avait commencé à faire. Je suis sortie dans la rue, mon coeur battait fort dans ma poitrine. Je courrais presque, comme pour lui échapper. Je courrais dans la nuit. Je courrais après mon ombre, loin de la sienne, loin de ce fauteuil, loin du contact de sa peau, loin de cette impression d’être passée à deux doigts du pire. Ce n’était pourtant que le début…

Je n’ai jamais vraiment su te parler de lui. Je n’ai jamais vraiment su te parler d’amour. Pourtant il y en a eu un peu, entre nous, assez au moins pour t’avoir, toi. Je n’ai jamais su te parler des hommes, je t’ai mise en garde souvent sans pouvoir te dire pourquoi. J’ai vécu ce que tant de femmes ont connu et connaîtront peut-être un jour, un “non” non entendu, un consentement ignoré, comme si nos voix ne portaient pas. Je t’écris pour que ma voix résonne, pour que tu ne portes plus le poids d’un passé qui ne t’appartient pas. Peut-être aussi pour que tu ne vives jamais cette humiliation-là.

Découvrez les autres participations ici: Le plan chez Mébul – My minds VisitCher P chez Manon

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Pour mardi prochain (28 avril), j’ai pensé à un exercice un peu différent: décrire votre “journée rêvée” sous forme de recette de cuisine! A vos plumes et encore merci, je suis toujours heureuse de découvrir vos textes et idées.