Carnets Intimes

Toi (et moi)

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Chaque minute de chaque jour, mon coeur s’emballe et mon corps réclame ton corps. Chaque fois une redécouverte de toi, de nous. Le temps file vite, très, trop par moments. Mais nous savons profiter de ce que la vie nous offre.

Je l’écris depuis le début et j’aimerai l’écrire toujours. Je suis en état d’émerveillement permanent. A l’heure où tant de couples éclatent autour de moi, l’heure où l’amour s’éteint, comme la bougie se consume, je prends la mesure de ce que nous partageons, de cette énergie qui nous lie, de ce qui bouscule mes certitudes, nos habitudes, de ce qui nous nourrit jour après jour.

Quand j’écoute le coeur des autres pleurer, je saisis l’ampleur d’une vie sans cette flamme si vive et pourtant si fragile. Je sais qu’on en revient et pourtant, égoïstement, je me demande si j’en reviendrais.

Les jours sans toi sont plein de toi. Nos pensées se télescopent en plein vol. Les saisons s’habillent de nos mains qui se serrent et de nos pas qui s’accordent. Il n’y a pas de maux que tu ne puisses entendre, pas d’émotions que tu ne puisses accueillir, pas de peurs que tu ne puisses apaiser. Je peux être tout avec toi, oser tout. C’est comme si tu avais balisé le chemin pour que je puisse enfin exprimer tout ce que je garde en moi, sans me mettre en danger.

Tout en toi me fait vibrer à une fréquence inédite. Certains parieront sur la chance. Peut-être. D’autres voudront nos mettre dans des cases. Toutes faites. Ce qui compte c’est cette liberté qui nous va si bien, qui nous donne des ailes. C’est pouvoir tout se dire même quand ça fait un peu mal. C’est ne rien prévoir et vivre chaque instant comme en équilibre dans l’espace temps.

Je ne crois pas en ces promesses que l’on se fait, en ces projets qui portent un peu trop loin pour moi. Je crois à ce qu’on se donne, là, aujourd’hui, à ce que l’on construit au quotidien, à la force des sentiments qui nous lient, à cette impression furtive de saisir l’essence du sublime de la vie.

Pour hier, aujourd’hui et demain: Merci! Le reste nous appartient…

Carnets de route

Cette Tyrannie qui nous fait du mal

Ce weekend j’ai appris un nouveau mot: La Happycratie ou la Tyrannie du bonheur.

Et ça a fait écho immédiatement.
Pas besoin d’aller chercher bien loin. C’est la nouvelle injonction à la mode. Et si la quête du bonheur, du plaisir, de la joie est saine en soi, ne réduire nos vies qu’à cela me parait dangereux. D’ailleurs, le monde n’a jamais été aussi mal et vide de sens. Regardez autour de vous et dites moi combien vous voyez de gens vraiment bien dans leur peau et dans leurs pompes? Hors mise en avant de leur vie “parfaite” sur les réseaux sociaux.

Est-ce que les gens respirent vraiment la douceur de vivre? Est-ce que vous sentez les gens en phase avec leurs choix, leurs émotions, leur vie tout simplement?

Nous naissons tous avec une personnalité qui nous est propre, un environnement familial particulier, un arbre généalogique, un passif qui n’est pas le nôtre mais que nous portons quand même. Nous grandissons avec nos blessures, nos traumatismes, nos joies, nos peurs, nos réussites, nos goûts, nos valeurs, nos idéaux, nos programmes. Nous connaissons des hauts, des bas. Nous nous arrangeons chacun avec notre bagage. Nous sommes tous à différents instants de nos vies. Il n’y a pas un modèle, un moule. Ce qui est applicable à l’un ne le sera pas forcément à l’autre. Nous avons chacun notre propre carte du monde. Et celle ci n’est compréhensible par personne d’autre que nous.

Alors le bonheur là dedans, le bonheur tel un étendard, qu’il faut appliquer comme de l’Arnica sur une plaie. Dépasser ses blessures, prendre confiance en soi, aller de l’avant, faire le deuil, pardonner, vivre l’instant et j’en passe. Sur le papier c’est très joli. Et je suis la première à dire que c’est important, chaque jour faire un pas vers soi, vers un mieux-être qui nous correspond davantage.

Toutefois à l’excès cela met une pression sur les gens. On nous gave comme des oies. On nous dit de s’affranchir des “il faut” mais on nous en re-balance autant dans l’autre sens. Ce culte du bonheur c’est presque comme une secte. On saute à pieds joints dans “ce n’est qu’une question de volonté”! Et on entraîne les autres dans notre course un peu folle, qui au final ne fait que nous éloigner des problèmes, des difficultés sans les résoudre.

Oui, méditer ça fait du bien. Oui faire attention à ses pensées et ses paroles c’est important. Oui prendre soin de soi, de sa santé c’est essentiel. Oui les soins énergétiques, les fleurs de bach, l’aromathérapie, la lithothérapie, le yoga, lire, dessiner, marcher en pleine nature, rire, entre autres, ce sont des aides précieuses sur le chemin.

Des aides, pas une baguette magique. On devient boulimique, sans s’en rendre compte (et je parle en connaissance de cause). On absorbe tout ce qu’on peut en la matière. Mais ça n’apaise qu’en surface. On ne règle rien. On fuit plutôt, toujours un peu plus loin. On finit par avoir du mal à vivre les coups de blues, les moments d’angoisse. On finit seul avec ses émotions un peu trop lourdes à porter. En regardant autour, le mot “bonheur” clignote, on se demande pourquoi, nous, on n’y arrive pas. Alors pour certains ce sera juste un passage à vide avant de remonter à la surface, pour d’autres ce sera plus dramatique.

On n’échappe pas à ce qu’il faut régler. Alors oui, ça revient, un peu trop souvent parfois. Alors oui, il faut peut-être se faire aider pour mieux se comprendre, mieux s’accepter. Nos chemins de vie ne sont pas linéaires. C’est utopique de le croire. C’est dangereux de vouloir à tout prix rayer les difficultés, mettre un voile sur les épreuves. Le boomerang revient toujours.

Je veux me souvenir et je souhaiterai que vous vous en souveniez aussi, qu’on a le droit de ne pas être au top 365 jours par an, qu’on a le droit d’avoir mal, peur, d’être en colère, d’être nostalgique ou d’avoir envie de baisser les bras, qu’on a le droit de se sentir fragile dans le creux de la vague et fort une heure après, que nos parts d’ombres existent, même si elles ne sont pas accessibles facilement, que nos failles sont réelles, que nous pouvons connaître de grosses crises existentielles et toutefois être heureux, que seul le Sage est au-dessus de tout ça. Nous n’en sommes pas encore là!

Carnets de route

On ne guérira jamais toutes nos blessures (et c’est ok)

Crédit Pixabay

Au moins dans cette vie. C’est un leurre de le penser, à mon avis. Sauf bien entendu, les grands sages. Mais je n’en suis pas là!

Nous avons déjà tant de vies derrière nous et peut-être autant devant. Doucement nous cheminons vers une libération totale. Chacun à son rythme. Qui dit blessure ne veut pas dire que nous n’accéderons jamais au bonheur loin de là! D’ailleurs nous n’avons pas à aller vers lui, il est déjà là. Il suffit de lui ouvrir nos bras. Nos blessures nous font grandir, à chaque instant.

Fut un temps où j’avais beaucoup de mal à faire face dès que quelque chose ressortait, à l’occasion d’un événement, d’un échange, d’une rencontre. Je me sentais incapable, inadaptée. Je plongeais dans les abîmes pour mieux m’écorcher. L’auto-destruction était mon arme préférée. Se faire mal encore un peu plus. Avant de remonter et d’oublier complètement ce passage à vide, toutefois très déstabilisant. 

Nos blessures se rappellent à nous, quand nous sommes prêts à les travailler, à les intégrer, à les guérir.

Il y a quelques mois à peine, l’annonce d’une naissance me laissait avec un sentiment de malaise que je ne comprenais pas. Ce moment de “pure joie” était teinté de mélancolie. Je n’arrivais pas à me réjouir! Le deuil du deuxième enfant j’en ai souvent parlé ici. Mais était-ce mon deuil à moi ou celui des autres? J’ai grandi avec “un enfant unique c’est criminel!” Ça marque je peux vous le dire. Il m’a fallut accepter que je n’aurais pas d’autre enfant, que c’était mon choix, que mon choix n’était pas égoïste, qu’il convenait à ma vie et à mes envies. Je ne me justifie plus quand la grande question s’invite dans la conversation. Et elle s’invite encore souvent!!

Aujourd’hui, quand une blessure se manifeste, je me demande ce qu’elle a à me dire. Ma vision a changé. Je la laisse venir, je la laisse me parler, ça prend le temps que ça prend. Je la laisse me transformer. Ce n’est pas toujours une partie de plaisir, ça me fait encore mal. C’est un peu normal puisque ça vient toucher une partie de moi, vulnérable. Mais je me bats beaucoup moins contre moi-même, j’économise mes forces et mon énergie. 

C’est le “mariage” qui vient me pousser dans mes retranchements. Dès qu’il y a malaise chez moi (c’est mon signal), je sais qu’il y a un truc qui coince et qu’il va falloir aller regarder ça de plus près. Je pourrais me dire que ça va passer mais je sais que ça ne va pas passer. Et puis si ça se présente, là, autant y aller. Reculer pour mieux sauter n’est plus un adage qui me convient. J’en ai trop fait les frais!

Pour le moment je n’ai que des questions.
Est-ce lié à moi, à mon propre mariage? Il ne fallait pas être devin pour savoir qu’il était voué à l’échec! Et heureusement d’ailleurs!
Est-ce parce que le mariage au final ça ne me dit rien, ça me crée plus d’angoisse que de plaisir? Là encore c’est très personnel et sûrement lié à mon histoire familiale.
Est-ce l’idée de ne pas vouloir la même chose que les autres qui me dérange? Ou bien encore cette histoire de norme, de moule? Je suis assez forte pour laisser mon mental faire son travail de sape en sourdine!
Est-ce lié à ma vision du couple? Ma vision de la vie à deux? Mon choix de vivre seule? Encore une fois c’est très personnel. 
De ne pas pleinement assumer mes choix de vie? On se rapproche de la vérité je pense…

Beaucoup de questions, qui trouveront leurs réponses en temps voulu. Je ne presse rien. J’accueille pour le moment. Tout en me rappelant que chacun fait ses choix en fonction de sa carte du monde. Et qu’il n’y a donc que des bons choix, à l’instant T.

Et vous vos blessures, elles racontent quoi? Vous préférez laisser couler? Ou vous êtes plutôt du genre à aller creuser pour voir où ça fait mal?

Extraits Livres Publiés · Humeurs d'Auteur

La fille exquise: les dessous de l’histoire

Si vous n’êtes pas abonnés à ma newsletter et si vous ne me suivez pas sur Instagram, vous êtes passés à côté de la grande nouvelle de la semaine: la sortie de mon nouveau livre “La Fille Exquise!

Ce court roman est disponible sur Amazon en pré-commande au format Kindle et le sera très prochainement en format papier. Je ne manquerai pas de vous en informer.

Qui est-elle quand elle n’est pas avec moi ? Qui est-elle dans toutes ces vies qu’elle vit, qui me touchent de près, de loin ? Est-elle-la même ? Vibre-t-elle avec la même intensité au contact des autres ? Fait-elle semblant ? Un peu ? Souvent ? Avec qui ? Porte-t-elle un masque, comme nous tous ? Ou bien évolue-t-elle toujours de manière si authentique, voir inattendue ?

En débutant ce texte, je n’avais aucune idée de son potentiel avenir. Quelques pages tout au plus. Un texte court, un brin d’audace, un challenge dans lequel je me suis sentie à l’aise au fil des mots posés, de l’histoire qui prend forme. C’est le plaisir qui m’a donné envie de le poursuivre. Il s’est transformé en cadeau de Saint Valentin. Et puis en récit un peu plus fourni. Jusqu’à devenir un manuscrit, envoyé à une dizaine de maisons d’éditions.

Ce matin isolé porte en lui la beauté de cette fille venue de nulle part, une nymphe sortie des eaux, une princesse sans diadème qui sait jouir de la vie et de ses plaisirs fugaces.

J’ai reçu quelques propositions d’éditeurs qui pour moi n’en portent que le nom. Payer des sommes colossales pour voir mon roman édité par l’un d’eux, non merci. J’ai décliné et je me suis tournée vers ce que je connaissais le mieux: l’auto-édition.

Ecrire, c’est bien. Partager, c’est mieux. Je pense que tous les gens qui écrivent des histoires seront d’accord avec moi. Je sais ce que certains pensent de l’auto-édition. Chacun a le droit d’avoir un avis et que celui-ci ne soit pas partagé!

Ce texte a été relu, maintes fois corrigé. Il n’attendait plus que l’été pour voir enfin le jour. Après des mois chaotiques, je vous apporte un peu de légèreté. Les premières personnes qui l’ont lu le qualifie de: sensuel, sucré, envoûtant, magnétique, poétique.

En longeant ses cuisses, j’arrive à l’endroit où le monde devient vice et vertu.Tous les secrets prennent racine dans ce périmètre protégé auquel elle me donne accès. Je me sens riche

C’est une histoire assez simple au fond, une histoire de rencontre mais n’est-ce pas dans la simplicité que se cache souvent l’extraordinaire! Je vous invite avec ce court roman à un voyage plein de promesses. Laissez-vous tenter, sans hésiter!

Vous pouvez le commander ICI. Bonne lecture! Et n’hésitez pas à partager vos avis. Ce sont tous vos mots qui bout à bout forment la belle toile de l’avenir de ces textes livrés au Monde

PS: ce récit, comportant certaines scènes érotiques, n’est pas adapté aux moins de 18 ans.