En parallèle

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Le temps s’étire et nous composons avec lui.

Le premier confinement ou la peur. De tout ce qu’on ne maitrise pas. Si je veux être juste, je dirais trois ans de peur et de joie mêlées.

Peur du passé, de l’avenir. Du connu et de l’inconnu. Peur de ce qui a été et ce qui pourrait être.

Peur des mots qui partent un peu trop vites, des gestes qui ne font que murmurer, de toutes ces vies qui font partie de nous et qui ne se croisent pas.

La peur comme un bagage de route, avec lequel on avance, compagnon inconfortable mais qu’on n’arrive pas à lâcher. La peur du vide sûrement.

A deux, on avance, on change, on innove, on découvre, on guérit. En parallèle, il y a un chemin très personnel que l’on fait si le cœur nous en dit, si le cœur le ressent comme quelque chose de vital, de nécessaire.

Cette transformation s’est imposée à moi, pour pouvoir dire à la peur « back off ». C’est peut-être la confiance qui a pris le pas ou quelque chose de plus grand.

Enfin ce deuxième confinement, avec ce que cela implique de temps loin l’un de l’autre, je le vis différemment, plus sereinement.

Moins de contrôle, plus d’acceptation.

Ce qui a été, porte aujourd’hui la douce chaleur des souvenirs. Ce qui sera, attend d’être écrit. Ce qui est, s’enrichit même des temps troubles.

Se faire aider pour se reconnecter à Soi

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J’ai commencé depuis quinze jours un coaching avec Rebecca de Résonance Céleste pour mon projet d’entreprise. Comme vous le savez, je me forme pour devenir thérapeute. C’est un projet que je porte depuis longtemps en moi, mais que j’ai laissé à l’abandon. Pour tout un tas de raisons, dont “le manque de confiance”.

Vous allez me dire que tout le monde, ou presque, manque de confiance en soi. Certes, mais quand on a une personnalité “dépendante” (ce qui n’est ni bien ni mal, je préfère le préciser, il y a toujours des personnes bien intentionnées pour donner de conseils, sans toujours savoir de quoi il en retourne), le manque de confiance c’est la grosse faille. Si bien que souvent, on se range à l’avis des autres, on se soumet à leurs désirs, histoire de ne surtout pas faire de choix.

La personne dépendante est terrorisée à l’idée de choisir, que ce soit entre deux postes, une virée à la mer ou à la campagne, ou entre deux baguettes de pain! Pour les petits choix du quotidien, on en vient petit à petit à bout, en se faisant aider, en se confrontant au monde, en se dépassant toujours. Pour le reste, c’est plus compliqué. Au cours du premier module de formation, je me suis rendue compte que tous les postes que j’ai occupé depuis que je travaille sont des postes que j’ai choisi par défaut. Je ne me suis jamais demandée si ça me plaisait ou si c’était fait pour moi. J’ai toujours trouvé des excuses: mon éducation, ma situation personnelle, mes obligations. Et ça a été la même chose pour mes appartements. Je me suis laissée porter par l’avis des autres. Je n’ai jamais osé être “contre”.

Vu de l’extérieur, en général, je passe pour la fille qui s’adapte très bien, qui ne pose pas vraiment de problème, qui suit le rythme, qui est d’accord sur tout. Peu de personnes connaissent mes profonds tiraillements intérieurs. Peu de personnes savent combien cela me pèse au final. Aujourd’hui, je prends de plus en plus de décisions, seule. Et cela me rend assez fière, même si c’est pour des broutilles. Car hier encore, je ne m’en sentais pas capable.

Ce coaching me permet de me recentrer sur moi, de savoir ce qui compte pour moi et comment exprimer mon plein potentiel à ma manière. Car un autre travers de la dépendance, c’est qu’on regarde beaucoup ce que font les autres. Et on aimerait faire pareil. Sans vraiment savoir si ça nous correspond. En ce moment? tout le monde surfe sur le féminin sacré, allez hop on va s’y mettre! Et puis l’Énergétique, ça marche bien aussi, alors pourquoi pas! Il y aussi les massages qui font du bien, c’est peut-être l’occasion!

On regarde partout ce que font les autres et on essaie de se fondre dans leur moule. Je vous le donne en mille, ça ne fonctionne pas, c’est même catastrophique. Parce que ce n’est pas nous, ce n’est que l’autre. C’est pour cette raison que j’ai fait le choix – conscient – de me faire accompagner pour déterminer au mieux mon projet et ses champs d’application.

Cet article n’a pas de but particulier si ce n’est de vous montrer que vous êtes uniques, vous êtes avec votre personnalité, votre caractère, vos failles et vos forces, votre talent et que la seule chose qui compte dans la vie c’est de retrouver cette connexion à Soi pour vivre pleinement ce qui compte! Comme le disait si joliment Oscar Wilde “Soyez vous-mêmes, tous les autres sont déjà pris”!

Au cœur de moi

Crédit Pixabay

Parfois je ne sais pas, je ne saisis pas. Le trait d’humour, la parole légère. Parfois je surfe dessus et parfois ça vient, une fois de plus, appuyer là où ça fait mal. Comme si il y avait encore des choses à sortir, encore des blessures mal guéries, des cicatrices trop fraiches qu’un simple effleurement réveille.

Parfois la vie des autres, leurs choix, leurs projets, leurs envies me renvoient à mes propres peurs, pas celles que je connais, celles que je cache bien profondément, que j’oublie, auxquelles je ne veux pas penser parce que ça me donne le vertige. Et dans la conversation je dérive vers ce qui ne fut pas, ce que je n’ai pas connu, ce que j’ai évité, ces pas que je n’oserais peut-être jamais, ces sentiments qui ne resteront vivants que dans le présent, sans lendemain.

Parfois je me perds encore dans mes contradictions, dans ce que j’ai et ce que je voudrais avoir, ce que je ne m’autorise pas à demander, à être peut-être bien.

Parfois ça fait encore un peu mal et alors je sais que je viens de passer un cap et qu’un autre m’attend. Un virage qui chaque fois me demande d’aller encore plus loin, à l’intérieur de moi, pour faire tomber les barrières, regarder en face les limites que je m’impose, mes angoisses pour les dépasser.
Tout est mouvement. Les cycles se suivent et ne se ressemblent pas. Tout est en construction sans cesse. Tout est redéfinition de mes priorités, de mon équilibre à chaque instant.

Chez vous, comment ça se passe? Comment gérez-vous vos peurs, vos contradictions? Vos blessures appartiennent elles au passé ou se rappellent elles encore à vous de temps en temps?

Si je n’avais pas peur…

Crédit Ornella Petit

Je crois que nous nous sommes tous posés cette question un jour: Que ferions nous si nous n’avions pas peur?

Je pense qu’il est important de rappeler que la peur n’a pas que des mauvais côtés. C’est une émotion de survie et une alerte face au danger. C’est quand la peur est omniprésente, qu’elle nous fragilise, qu’elle nous empêche d’avancer que cela devient problématique.

Des peurs nous en avons tous. Certaines que nous arrivons à dépasser, d’autres moins. Certaines un brin handicapantes et d’autres qui nous protègent. Certaines liées à des traumatismes passés, d’autres liées à notre caractère, notre mode de fonctionnement.

Qu’en est-il des miennes?

Si je n’avais pas peur – impossible – si j’arrivais à les dépasser plutôt, je pourrai conquérir le monde. Tout comme vous d’ailleurs.

Le regard de l’autre ne serait plus un frein à mon épanouissement. Je ne m’attacherai plus à un quelconque besoin de reconnaissance. Je lâcherai la culpabilité et je me féliciterai davantage. Je partirai en croisade – une croisade pacifique – pour défendre les causes qui me tiennent à cœur. Je parlerai de mes livres un peu partout. Je me mettrai en avant sans me sentir “pas vraiment à ma place”. Je partagerai plus sereinement mes écrits. Je m’affirmerai sans m’imposer. J’arrêterai sans cesse me justifier. Je me ferai confiance dans les différents actes de ma vie.

J’existerai pour qui je suis et non pour qui je pourrais être, en fonction des critères de chacun. Je dirai “non” plus souvent. Je me dirai “oui” aussi. Je laisserai le passé là où il est et je vivrai le présent avec une intensité déconcertante.

Je ne me sentirai plus mal à l’aise d’être qui je suis. J’arrêterai de vouloir être acceptée à tous prix. J’explorerai le monde, visible et invisible. Je me laisserai porter par mon intuition. Je resterai fidèle à mon cœur. Je ne manquerai jamais d’audace. Je m’aimerai entièrement avec ma lumière et mes zones d’ombres.

Je me rappellerai que je ne suis jamais seule. Je partagerai mes sentiments, sans toujours tout enrober. Je dirai aussi les choses qui ne me conviennent pas. J’arrêterai de me faire des nœuds à la tête pour ne pas blesser l’un ou l’autre.

Je serai une version authentique de moi-même.

Cet article a été écrit dans le cadre du carnaval d’article proposé par Emeline du blog “si j’osais“. Vous pourrez retrouver courant octobre toutes les participations sur son site.

De l’écriture érotique: entre peurs et libération (+extrait)

 

Tout a commencé par un « petit » défi.

Écris-moi un texte érotique.
Quoi ? Non je n’y arriverai pas. Et puis je n’ai pas d’idées.
Parle de tes fantasmes.
Oh mon Dieu ! Non, je n’oserai jamais.
Essaye !

Un soir, je me suis collée derrière mon PC et j’ai écrit. Deux pages. Et je les lui ai envoyées. Pour moi c’était un grand pas.

Tout a commencé avec Estelle et Marc. Et tout aurait pu s’arrêter là. Seulement, je me suis prise au jeu. Il trouvait que c’était un bon moyen pour moi d’explorer des facettes de ma féminité que j’avais longtemps mises de côté, d’oser davantage. Il avait raison. L’occasion aussi de m’exprimer sur un sujet qui m’intéressait mais dès qu’il fallait en parler, je devenais timide et mal à l’aise. J’ai pris ça comme une thérapie et c’est devenu un plaisir !

L’histoire de Marc et Estelle fait aujourd’hui près de cinquante pages. Une grande nouvelle ou un micro roman.

Pour celles et ceux qui suivent, j’avais d’ailleurs ouvert un blog – un de plus – pour partager mes textes. J’ai fermé ce dernier suite à la lecture de propos que je trouvais inadaptés et irrespectueux. Je me suis rendue compte que l’écriture érotique était vue par certains comme une porte ouverte – non messieurs, ce n’est pas parce que j’écris de l’érotisme que je suis ouverte à toute proposition indécente. Mon cœur est déjà pris et mon corps m’appartient.

Devant le peu d’enthousiasme (3 ventes) à la sortie de mon dernier recueil de poésie, je me suis bien entendue remise en question et me suis rendue à l’évidence que l’écriture érotique pouvait aussi faire peur.

Pourquoi?
Vous serez peut-être plus à-mêmes de répondre à cette question – je vous laisse la parole dans les commentaires

En ce qui me concerne je pense qu’elle fait peur parce qu’elle touche à quelque chose d’intime, une partie de nous-mêmes que nous ne connaissons pas toujours vraiment, dont nous parlons à de très rares occasions. Elle est liée à nos envies, nos désirs, nos fantasmes, nos zones d’ombres principalement, tout ce que l’on s’interdit à être, dire, vivre. La sexualité est un des sujets les plus tabous de notre société. Même si les mœurs ont évolué, qui parle de sexualité librement aujourd’hui ? Avoir une sexualité affirmée, épanouie et j’insiste que l’on soit seul ou à deux, n’est pas la priorité de beaucoup de personnes. C’est bien dommage ! Pourtant cela fait partie intégrante de notre vie d’hommes et de femmes et je dirai même que c’est notre essence.

Pour ma part, sortir de ma zone de confort pour aller toucher du doigt cette partie de moi bien enfouie a été un révélateur puissant. J’hésite encore parfois, je ne le clame pas sur tous les toits. J’avance avec les histoires que je crée, je m’affirme davantage, je lâche petit à petit mes peurs. Alors si le cœur vous en dit, n’hésitez plus et aller découvrir mon recueil l’appel des sens que vous trouverez ICI ou que vous pouvez commander en m’envoyant un mail. Je vous laisse avec un court extrait – pour le plaisir…

Extraits Livres Blog (1)

Jouir
De la saveur des effluves
A l’exaltation des papilles

De la fusion des substances
A l’élévation des âmes
Jouir

Extrait de mon recueil de poésie érotique L’appel des sens (disponible en Papier et PDF sur The Book Edition)

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Rue des lilas

[:fr]

Photo Crédit

On se croise, elle et moi. On ne se parle pas. On passe à côté l’un de l’autre chaque matin, on se frôle à peine, près de l’atelier, rue des lilas. Elle y travaille je crois, un atelier niché au fond d’une cour fleurie. Elle entre en tous cas par la porte verte, je distingue sa silhouette fragile se glisser à l’intérieur. Elle déserte mon univers le temps d’une journée qui s’étire bien lentement pour mon cœur amoureux.

Je cherche parfois l’ombre de ses pas derrière la vitre sale de mon bureau, un peu plus haut. J’imagine les étoffes qu’elle choisit pour ses créations et le fil de mes pensées m’entraine loin de la cour carrée.

Oh qu’il serait doux de lui dire ce qui se cache à l’intérieur de moi, les sensations qui enflamment mon corps et laissent mes sens en émoi. Je ne sais pas si j’ai la foi. D’y croire à nouveau, de me rapapilloter avec l’amour. Il est des jours où je me sens pousser des ailes, d’autres où je perds le nord. A quoi bon !

Puis l’envie revient et me nargue le soir, quand je quitte la cour, quand je sens son parfum inonder mon univers. Mon cœur amoureux se réveille. C’est quand même dommage de se croiser et de ne pas se parler. Ce soir, je me sens plein d’audace. C’est décidé, avant qu’elle ne s’engouffre dans les couloirs obscurs du métro, je lui déclare ma flamme!

Ceci est ma participation au rendez-vous A vos Claviers proposé par Estelle du Blog L’atelier sous les feuilles. Ill fallait produire un texte à partir des 3 mots suivants: atelier, fil et rapapilloter.[:]

Entre toi et moi

[:fr]

Au delà des mots qui ne disent pas tout

Au delà des silences que nous partageons

Au delà des kilomètres qui nous séparent parfois

Au delà de ces instants que nous vivons intensément

Conscients du bonheur qui nous enveloppe

Au delà de la vie qui vibre en nous, entre nous

Au delà des envies qui nous assaillent quand nos regards se croisent

Au delà de nos cœurs qui battent à l’unisson

Au delà de l’authenticité de nos rendez-vous

Et de l’intensité avec laquelle nos corps fusionnent

Au delà des partages qui nous transportent

Au delà de nos peaux qui s’absorbent

Au delà du respect qui me donne confiance

Au delà de la confiance qui libère

Au delà de tout ce que nous nous apportons mutuellement

Au delà de nos passions communes

Au delà de ce que tu donnes (sans compter)

Au delà de mes peurs (que j’apprends à dépasser)

Au delà de ta capacité d’écoute incomparable

Au delà de notre grande sensibilité

Il y a ta vérité et la mienne

Et une chose qui compte

Que l’on s’aime…

[:]

Et si on osait!

[:fr]Oser.

Quand on le regarde de près c’est un mot chargé de promesses, un mot simple, tout rond, qui se dit d’une traite.

Selon le dictionnaire, oser, c’est avoir la hardiesse, le courage, l’audace de faire quelque chose. Beaucoup moins simple d’un coup.

Oser, c’est donc aller au-delà. De nos habitudes. Oser, c’est regarder ses limites, ses peurs bien en face et se dire qu’on ne va pas les laisser prendre du terrain, qu’on va les dépasser. Oser, c’est sortir de sa zone de confort, tenter de nouvelles choses. Oser c’est prendre des risques.

Le petit mot tout rond du départ prend tout à coup toute la place. Et les promesses ne semblent plus faire le poids face à la montagne de doutes qui s’empare de nous.

Si la peur est nécessaire et humaine, elle ne doit pas dicter nos choix. Ou alors nous n’oserons jamais rien. Il y aura toujours une peur plus forte qui nous empêchera d’agir, de suivre nos rêves, de concrétiser nos projets, de faire un pas vers l’inconnu.

Car c’est de bien pour cela que nous n’osons pas, nous ne savons pas ce qu’il y a derrière. Ce n’est qu’en essayant que nous pourrons le savoir, l’expérimenter.

Notre meilleure excuse est le risque du pire. Nous occultons aisément le meilleur. Alors même que les probabilités sont identiques. Tout est une question de perspective.

J’ai osé certaines choses dans ma vie. J’ai dépassé certaines peurs. Pas toutes. J’ai avancé seule souvent, épaulée parfois. J’ai perdu confiance aussi.

Quand je n’ai pas osé, c’était souvent par peur du regard d’autrui. Récemment, j’ai réappris la confiance. J’ai réappris à oser. J’ai réappris à exprimer mes doutes, mes envies. Ce regard que je craignais s’est révélé bienveillant, encourageant, solidaire, même quand il ravivait des blessures loin d’être cicatrisées.

La partie n’est pas encore gagnée, mais chaque jour je mets un point d’honneur à ne plus laisser mes peurs m’empêcher d’être la personne que je suis, de vivre la vie que je souhaite.

Et vous, vous osez ? Quel est le dernier risque que vous avez pris ? Qu’est-ce que ça vous a fait ?[:]