Tag: De l’amour

Liebser Award Tag!

On en voyait fleurir un peu partout des “Awards” fut un temps puis c’est passé de mode (ou alors c’est moi qui n’ai plus été intéressée d’en faire) et ça revient! C’est la blogueuse d’une vie à tâtons qui m’a nominée, une occasion de me dévoiler un peu plus auprès de mon lectorat (extra)!

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Commençons par 11 choses sur moi:

  1. Je garde tous mes carnets de notes et journaux intimes
  2. J’ai, grâce à l’article de Zenopia, fini par me séparer (danse de la joie avec moi) de mon alliance
  3. Je suis Scorpion (je m’en sors très bien même si je sais que ça inquiète à chaque fois mes interlocuteurs)
  4. Idem pour l’ascendant (et là ça devient menaçant, mais ne vous inquiétez pas je suis un ange…)
  5. J’aime regarder les enfants dormir – leur poitrine se soulever à intervalles réguliers. Cette réalité me rassure
  6. Je suis la marraine de deux petits garçons, dont un est un ange du ciel. Je pense souvent à lui.
  7. La phrase qui a changé ma vision de moi-même et de la vie est celle ci: “il faut porter du chaos en soi pour accoucher d’une étoile qui danse“.
  8. J’attends toujours avec impatience l’arrivée de l’été pour pouvoir marcher pieds nus.
  9. J’ai fais 3 ans de danse classique, 2 ans de danse Jazz, 4 ans de Flamenco et 1 an de danse orientale.
  10. Les livres de Soeur Emmanuelle et Guy Gilbert ont bercé ma jeunesse.
  11. Je suis engagée contre les violences faites aux femmes et pour l’éducation.

Place au 11 questions:

1: quel est ton plus grand rêve?

Après l’écriture, mon grand rêve est de partir en Egypte avec l’escargot à sa majorité.

2: pourquoi avoir décidé d’écrire un blog?

J’ai commencé à bloguer en 2009 pour partager mon expérience d’expat à Dublin.

3: ta saison préférée? Pourquoi ?

J’aime toutes les saisons mais j’ai une affection particulière pour l’automne. Ca doit avoir avec mon mois de naissance. C’est une pause agréable après l’euphorie de l’été.

4: ton plus grand regret ? Pourquoi ?

Pas sûre de pouvoir dire que je regrette quoi que ce soit. Je dirais peut-être une chose, d’avoir eu si peu confiance en moi pendant longtemps.

5: ta plus grande passion?

La vie sans hésitation

6: qu’est ce qui te rend heureux(se) au jour le jour ?

Mon fils, l’écriture, travailler, partager, mes amies, ma famille, la nature, l’humain, les bonnes choses et toutes les belles idées qui voient le jour.

7: comment te vois-tu dans 10 ans?

Heureuse, épanouie, avec une chambre de plus et avec un adolescent qui s’adresse à moi avec d’autres mots que “ouais, bof, hmmm”. Bon ok je rêve un peu pour l’ado! (Oh purée dans 10 ans il sera un ado! – allez on n’y pense pas)

8: qu’est ce qui te plait dans mon blog/mes articles ? et ce qui ne te plait pas ?

Ta vérité.

9: ta citation préférée ?

Partagée plus haut. Il y en a une autre qui me plait bien “all you need is love” – je suis fan des Beatles aussi…

10: ta plus grande peur ?

Celle commune à tant de parents, perdre mon enfant

11: ton secret pour t’accepter plus facilement ?

Regarder le chemin parcouru. C’est un bon indice!

Je ne tague personne, non pas parce que je n’ai pas envie de connaître plein de choses passionnantes sur vous, mais parce que je n’ai aucune idée de questions (!) et que je sais que la plupart d’entre vous avez déjà répondu un nombre incalculable de fois à des tags…

Ces traumatismes de l’enfance

Je viens de te déposer à un anniversaire, ton premier. Et force est de constater que je n’ai pas été à la hauteur. J’ai copié le modèle appris, celui de mon père. J’ai eu les mêmes mots que lui, ces mots qui m’ont si longtemps fait douté de moi. Il ne savait pas. Il pensait bien faire. Moi j’aurais dû savoir. A peine sortis que je les regrettais déjà.

Qu’est-ce qui m’angoisse tant à l’idée que tu mettes du temps à t’habituer à un nouvel environnement, que tu ne rentres pas dans les jeux à la même vitesse que les autres, que tu ai besoin que je reste, quand d’autres parents passent la porte sans un regard de leur enfant de 4 ans?

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Une peur qui remonte à l’enfance. On croit avoir guérit de ses blessures, avoir passé l’éponge. Et puis, un jour on a un enfant. Et comme un boomerang les souvenirs du passé se mêlent au présent. Les images se superposent. On perd ses moyens devant l’enfant qui n’a besoin que d’une chose, être rassuré.

Mon enfance. L’école. La solitude. Ma timidité. Il y a tellement de moi en lui. Puis il y a lui, unique, différent. Comme chaque enfant. Moi, j’étais celle qu’on invitait parce qu’elle était calme et gentille. J’étais celle qui restait dans mon coin, qui ne se mélangeait pas. J’étais celle dont on se moquait à l’école primaire et qui encaissait sans élever la voix. J’étais celle qui ne parlait pas en classe, qui tremblait de tous ses membres quand il fallait passer au tableau, celle dont on riait avec ses vêtements inadaptés à sa taille, à l’époque. Je n’étais jamais à ma place nulle part. Je croyais avoir pardonné, dépassé tout ça. Je trouvais que je m’en étais bien tiré, que j’avais bien rectifié ma trajectoire.

J’ai réussi à m’éclipser. Il m’a regardé partir, confiant. Il avait juste besoin que je reste, que je l’accompagne dans cette nouvelle aventure. Et moi je n’ai eu de cesse que de le gronder, d’avoir recours à des menaces complètement disproportionnées pour le faire plier. Mon erreur c’est d’avoir peur, peur qu’il vive ce que je moi j’ai vécu et qui m’a profondément affectée. A ce goûter d’anniversaire, j’étais redevenue une petit fille de 4 ans, une petite fille que son papa gronde parce qu’elle met trop de temps à aller jouer avec les autres, les autres qui eux, sont si heureux de se retrouver et sautent dans tous les sens…

A la différence près que lui, à l’école, il se sent comme un poisson dans l’eau, il joue, il rit, il a des amis.

Aujourd’hui un gouter d’anniversaire banal m’a mis en face d’une nouvelle réalité. Il devient essentiel que je fasse le deuil de mon passé, des traumatismes tenaces de l’enfance, pour accompagner au mieux mon enfant sur son chemin de vie.

A toi, étoile filante, amie précieuse…

Je n’avais pas prévu d’écrire avant d’avoir terminé la relecture finale de mon nouveau recueil en cours. Mais ce soir, après la lecture d’un article qui m’a prise aux tripes, j’ai eu envie, besoin de poser ces mots, là, pour elle.

Laurie,

Comme beaucoup nous nous sommes rencontrées via nos écrans. Toi en France. Moi en Irlande. Nous ne savions pas alors que les mots échangés, d’abord timidement, puis plus intensément, via nos mails respectifs puis nos appels pour le  plaisir de partager le quotidien ou panser les blessures plus profondes nous mèneraient là où nous en sommes aujourd’hui – j’ai presque envie de dire, comme quand nous étions gosses, “amies pour la vie, jusqu’à la fin et au delà” (nous deviendrons des anges ensemble – nos enfants nous poussent dans cette voie!)

Comme peu, nous nous sommes trouvées. Comme deux âmes sœurs, nous nous sommes comprises bien des fois, soutenues à distance.

Ce soir je n’ai pas seulement envie de te dire combien tu comptes pour moi, ni combien ta présence est un baume apaisant, tes mots des petites étoiles que je regarde briller quand le chaos reprend le dessus et que je perds pied. Il me semble parfois même entendre ta voix  dans ces moments, que tu connais toi aussi, où on se lance à soi-même les pires horreurs parce que le temps de quelques minutes, secondes, on a pas su, ou garder son calme, ou ne retenir que le meilleur. Face à des enfants qui nous poussent parfois / souvent à bout.

Ce soir je n’ai pas seulement envie de te dire à quel point tu es épatante, belle, intelligente (j’arrête là sinon tu vas te mettre à pleurer et ce n’est pas le but – je sais déjà que j’en ai trop fait!). Je vais quand même rajouter (pour le plaisir) drôle (les 3 raies il fallait le faire). Tu es une battante et si tu t’es sentie portée sur le chemin, c’est que quelque part quelqu’un savait que tu étais une personne précieuse (et je ne suis pas la seule à le penser – je suis sûre que Laurie soutient cette description à 100%). 

Ce soir j’ai surtout envie de te dire que la lumière n’est jamais loin, qu’une armée d’anges veille sur toi (je ne les laisserais pas te laisser tomber). Et aussi que tu es la meilleure maman pour tes enfants (même si au moment où tu liras ces lignes tu auras un énorme doute planté dans le cœur, doute qui te fait verser des larmes que je souhaiterais pouvoir apaiser d’un coup de baguette magique). Oui ce soir j’aimerais être une fée pour planter dans ton joli cœur des perles de bienveillance et d’amour. Ce soir j’aimerais te dire que tomber et reconnaître qu’on n’en peut plus, c’est faire preuve d’une grande force, c’est accepter ses limites, c’est un acte délicat et courageux.

Ce soir j’ai envie de t’envoyer un flot d’affectueuses pensées (les mêmes que tu m’as si souvent offertes par le passé), de te dire que tu n’es pas seule, qu’en tant que mères, nous avons toutes un jour ou l’autre perdu le contrôle, nous nous sommes toutes senties à cran, à fleur de peau, fragiles comme des poupées de porcelaine, que nous nous sommes toutes fait peur une fois au moins, que nous avons toutes penser fuir, tout larguer. Si il y a une chose dont tu ne manques pas c’est d’amour pour tes deux trésors.

Et l’amour c’est ce qui sauve tout, c’est ce qui sauve de tout.

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Les sourires du lundi #8

Reprendre le fil des doux souvenirs. Les écrire me fait revivre ces instants qui comptent et les lire me donnent l’énergie pour avancer quand le blues s’installe de façon un peu trop brutale:

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Cuisiner à quatre mains. Des gâteaux au chocolat. Au yaourt. Tenter une quiche pour le dîner. Prendre le temps de vivre, d’apprécier les instants partagés. Ne pas se soucier de l’heure pour une fois.

Participer à mon premier atelier d’écriture. Oser lire à haute voie. Inventer des histoires à partir de rien. Découvrir d’autres plumes. S’enrichir mutuellement.

Prendre les choses avec le sourire. Me donner plus de temps le matin. Méditer. Bouquiner pour la première fois dans mon canapé avec un bon thé. Me faire un masque. Manger sainement.

Terminer mes vœux. Recevoir de belles cartes qui viennent égayer mon salon. Et de tendres mots qui me réchauffent le cœur. Noter des idées. Rire. Un peu. Aux éclats. Faire des câlins le matin, avec un petit escargot encore endormi et savourer.

Profiter du soleil. Inviter amis et enfants dans mon “chez moi”. Profiter de mes proches en toute sérénité. Passer un peu de temps avec mon petit neveu. Cuisiner. Ecouter des vieux CD. Aller au parc. Regarder les enfants aimer la vie. Il n’y a rien de plus épatant que de regarder les enfants s’amuser! On dirait que le Monde leur appartient. Et le Monde à travers leur regard devient d’un coup plus beau et serein.

Débuter mon album photo 2016. Voyager au travers des photos de l’année. Prévoir de nouvelles sorties. Rencontrer de nouvelles mamans. Préparer l’anniversaire de l’escargot. Le regarder aller à l’école confiant et heureux. En ressentir de la joie et de l’apaisement.

Prendre plaisir à m’habiller, à choisir un joli bracelet. Me parfumer. Eteindre le téléphone le soir et lire. Découvrir de nouveaux auteurs. Me sentir bien. Lâcher prise. Faire confiance.

Et vous, quels sourires aimeriez-vous partager cette semaine?