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Chemin de guérison – Fin

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Reste t’il vraiment des choses à écrire sur cette histoire? Au fond, est-elle le début ou la fin? Qu’a t’elle pris, qu’a t’elle rendu?

Je voulais mais je crois désormais que ce qui n’a pas été écrit ne le sera pas, jamais. Il ne restera que les images et les émotions, cette sensation qui ne se décrit pas. Au fond qui a besoin de savoir tout ça?

Je crois que j’ai longtemps voulu qu’on reconnaisse ce que j’avais vécu, pour ne pas avoir encore et encore à me justifier. Qu’on me reconnaissance surtout, pour que je ne sois plus cette petite chose fragile qui se cogne partout, qui se blesse pour avoir la sensation fugace d’être encore en vie.

Je n’ai rien à prouver non plus. Je sais ce que j’ai vécu, peu importe les mots qu’on pose sur les évènements. Je dois aussi accepter que certaines personnes ne comprendront jamais totalement ces années d’errance. Il en va ainsi de la vie et de ses tourments.

A force d’attendre de l’extérieur ce qu’on est seul à pouvoir se donner, on finit par se perdre, une fois de plus. On ne fait peut-être que ça d’ailleurs, se perdre pour un jour peut-être se découvrir vraiment!

2010 aura été. Et ce qui s’est passé demeurera, non pour me retenir, mais pour me montrer ce que j’ai enduré, surmonter. Peut-être qu’elle est là, la clé de la libération. Que le monde sache n’y changera rien si moi-même je ne suis pas prête à lâcher prise.

Je garde les mots qui viendront. Au fond, ils ne regardent que moi.

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Le temps de ce qui fut

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Nous ne sommes jamais très loin des nouvelles qui dérangent, qui viennent comme un grain de sable perturber la marche de notre monde. Ce que l’on croyait acquis et ce qui d’un coup n’est plus. Deuils, séparations, nouveaux départs.

C’est un peu comme les cycles, comme les marées qui déposent sur le sable le fruit de leur récolte et puis les vagues qui repartent en quête de nouveaux horizons. Tout parait fort, tout est fragile. Tout nous apparait d’un coup tel que ça a toujours été, tel que nous ne voulions pas le voir, nous y étions tellement habitués.

Les habitudes, justement, quand sont elles fiables, quand deviennent-elles dangereuses? A partir de quand devrions-nous savoir que quelque chose ne tourne pas rond, qu’il y a comme une faille dans les rouages? Avec le recul, on se souvient, on pourrait presque dire le jour et l’heure exacte, ce qu’on a ressenti, cette intuition profonde, cette sensation intense, déstabilisante qui est venue titiller nos certitudes. Et puis la vie a continué, comme si de rien n’était, fidèle à elle-même.

Les sentiments sont-ils faits pour durer éternellement? Est-ce qu’il y a quelque chose qui fait que pour certains, c’est une histoire à vie et que pour d’autres, c’est juste quelques pas sur le chemin? Pourquoi est-ce que parfois ça tient et parfois ça lâche, en laissant un vide comme une balle d’obus dans la roche?

Sommes nous tous à risque ou bien, existe t-il un de ces secrets bien gardés qui fait fi du temps et des années, des aléas de la vie, des chemins pris et qui offre un équilibre à tout jamais indestructible?

Hier encore, nous faisions tous partie de la même entité, de la même amitié et puis le décor change et il faudra s’habituer, à ne plus rire ensemble, à ne plus vivre à côté. Il faudra le temps pour pouvoir parler, de ce qui fut, sans sentir le cœur au bord des lèvres et les yeux mouillés, le temps d’apprendre à vivre sans, mais sans les souvenirs c’est un pari impossible. Alors le temps pour que les souvenirs se teintent d’une douce nostalgie, sans regret et sans heurt.

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Tu en as de la chance!

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Peut-être.
Souvent ces mots sonnent un peu comme une accusation. Je l’ai souvent vécu de cette façon. Comme si tout avait été simple entre nous!

Je ne parlerais pas de chance, plutôt de courage, de générosité, de résilience, d’œuvre commune. J’opterais pour opportunités, celles créées à partir de presque rien, de beaucoup de non-dits, de peurs, de silence, de mots qui blessent.
Je parlerais d’engagement, de remise en question, d’un chemin fait, chacun à son rythme, avec ses propres moyens.

Si j’ai de la chance, alors je l’ai créée. Nous l’avons créée. Tous ensemble. Pas en même temps.
Ca a été compliqué, douloureux, on a eu envie d’arrêter, de tout lâcher, de partir, de tracer notre route les uns sans les autres.
Couper les ponts n’est pas toujours la solution. Parfois c’est vital. Parfois, il y a autre chose, quelque chose de plus pur, de plus fort, quelque chose qui vient pas à pas faire bouger les lignes, même celles de ceux qui ne voulaient rien céder.

Si nous avons de la chance, alors elle n’est pas le fruit du hasard, elle est née d’un pari, celui qui veut que rien n’est définitif, celui qui dit qu’après l’orage…
Nous l’avons méritée, à la peine des jours gris, au chagrin des incompréhensions, à l’impression fade de ne pas y arriver, de ne pas réussir à avancer les uns vers les autres, les uns avec les autres.

Alors oui, peut-être que c’est de la chance, mais cette chance là, elle est alors à la portée de tous. Nous pouvons tous être créateurs.
Nous pouvons tous, non seulement la toucher du doigt, mais aussi la prendre à pleines mains.
Il ne tient qu’à nous de rendre les choses possibles. Pas d’un coup de baguette magique. Avec de l’investissement, la conscience que tout arrive en son temps, que les graines plantées finissent par produire des fruits, des fleurs, en acceptant les cycles, les débuts, les fins, les sensations inconfortables, les pas en arrière, les murs, les recommencements. Toujours.

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Pensées et réflexions (philosophiques) du moment!

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Je vous l’ai souvent dit, je me pose et j’aime me poser des questions, c’est ce qui nourrit ma créativité et me permet aussi de m’ouvrir à d’autres façons de voir, de penser, de réfléchir.

En ce moment je me questionne sur la frénésie de partage qu’on trouve un peu partout sur les réseaux, sur ce qu’on dit du monde, son malaise, sans se rendre compte que nous sommes les premiers à l’entretenir. Je m’interroge sur toutes les cases, les normes que nous détestons, sur les raccourcis dont nous essayons de nous éloigner mais qui nous rattrapent, car peut-on réellement être hors du groupe, peut-on réellement tenir debout, seul?

Je m’interroge sur la solitude, trouver sa propre voix au milieu du tumulte, savoir ce qui nous fait vibrer et tenir le cap, ne plus chercher, ne plus courir après quelque chose, ne plus partager à l’excès, ne plus chercher à ce qu’on vienne nous dire que nos pensées sont justes, nos actes sensés. Juste être bien, là, dans le silence du jour qui décline, comme dans la chaos des jours de liesse. Accueillir et laisser passer. S’abandonner à la vie.

Je m’interroge sur les amalgames. Quand je vois des messages passer comparant la France à une dictature, je bouillonne de l’intérieur. Quand je vois les gens pleurnicher sur la restriction de nos libertés et fulminer contre le gouvernement qui ne chercherait au fond qu’à faire de nous de bons petits soldats! Nous oublions alors que beaucoup de peuples sont opprimés à travers le monde, nous oublions leur combat, chaque jour. Nous oublions ceux qui souffrent de cette situation, ceux pour qui cette crise aura été catastrophique, tant économiquement, que psychologiquement, alors que nous, nous avons tout ou presque, rien perdu, rien cédé, assez de temps entre nos mains pour dégueuler nos idées aussi violentes que celles contre lesquelles nous luttons.

Je m’interroge sur le deuil, ce chemin si long, si douloureux, si lumineux, une fois qu’on peut le regarder le cœur en paix. Je pense à la souffrance que nous essayons tous plus ou moins de tenir à distance, à ces coups que l’on prend, ces chemins qui dévient, ces explosions qui nous laissent sur le bord de la route, désorientés, sur les beaux discours qui découpent le deuil en phases, qui vantent les mérites d’un programme miracle. Mais combien investissent une autre relation, une autre histoire, en ayant guéri toutes leurs blessures? Ou plutôt combien se jettent à corps perdu dans quelque chose qui leur évitera de vivre, la plaie à vif? Combien évitent leur propre chagrin?

Je m’interroge sur le besoin de reconnaissance, d’appartenance, sur la liberté de penser et d’être, sur la solitude de penser et d’être (!), sur tout ce que l’on fuit et que l’on retrouve parce que fuir n’est jamais la solution. Je m’interroge sur la marginalité, l’identité, nos valeurs et la manière dont nous les vivons, sur le respect de nous-mêmes, sur notre liberté intérieure, sur ce qui tient et sur ce qui nous tient.

Je m’interroge sur l’évènement, un instant, une seconde parfois, qui change le cours de notre destin, sans que nous sachions pourquoi et qui nous laisse face à l’inconnu, ce champ des possibles, espéré et redouté. Je pense à toutes ces vies contenues dans une, à tous nos rêves, nos déceptions, nos souvenirs, à tous nos espoirs, toutes nos convictions, les rencontres qui ont changé le cours de nos existences, nos peurs trimballées d’années en années, nos bagages, nos engagements, tout ce que nous avons laissé, tout ce que nous avons essayé, tenté, osé. Je pense à tout ce qui nous froisse et nous rend plus forts, à nos fausses espérances et aux bruits des pas dans le noir, à ce qui compose et décompose nos routes, ce qui fait la beauté de cette expérience unique, que nous n’arrivons pas toujours à voir comme un éphémère qui prendra fin un soir.

Que garderons-nous de ce passage éclair? Que laisserons-nous comme empreinte sur cette terre?

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Vivre sans projet, j’adore!

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En ce moment, ce que la plupart des gens trouve difficile, c’est la difficulté à se projeter. Demain déjà. Dans les semaines et les mois à venir.

Pour moi, c’est une aubaine! Je suis tombée dans le grand bain des projets comme beaucoup, à l’aube de l’âge adulte. L’enfant vit l’instant, il ne se préoccupe pas de ce qui adviendra, il est pleinement dans ce qui est. Et quand il est dans autre chose, c’est qu’une partie de son insouciance a fichu le camp.

Les projets m’ont toujours fait l’effet d’un engagement, ont toujours été plus ou moins doublés d’une attente, ont été déçus parfois et source de motivation aussi. Les projets m’ont tenue à flot quand je perdais pied, ont été une bouée de secours dans la tempête, un phare dans la nuit, un guide les jours de pluie.

Je n’ai jamais été en manque d’idées, d’envies, et pourtant au fur et à mesure du temps, je m’en suis lassée. Comme si au fond, mes projets venaient combler un vide et m’éloignaient de la vie d’ici et maintenant. Comme si je cherchais à tous prix à échapper à ce face à face avec moi-même!

Si je prends le temps de regarder les projets dans les yeux, je me rends compte que je n’ai jamais été vraiment à l’aise avec eux. J’ai fait comme si, parce que les autres en faisaient et que je me disais que ça devait être important d’en faire, en gros que c’était ça, devenir grand, adulte, responsable!

Alors je m’y suis collée. Pourtant toutes les grandes décisions que j’ai prises dans ma vie n’ont été le fruit que de mon intuition. Je n’ai rien planifié, rien envisagé, tout s’est dessiné après un pas en avant. Le reste à suivi.

Les projets s’inscrivent dans un temps que je ne maitrise pas. Ils me perturbent pour être tout à fait honnête! Ils demandent de prévoir sur le long terme quand je ne sais pas encore ce que je souhaite faire pour le weekend!

Alors je dois dire que depuis quelques mois, je savoure de n’en avoir aucun. Je savoure d’être là et de vivre ce qui se présente. Je me saoule de présent, un présent qui prend des allures de grand et qui m’offre le meilleur. Je pense moins à demain ou au jour d’après. Je laisse mes idées prendre leur place sans les bousculer.

Je ne sais pas où je vais, où je veux être, ce que je veux avec une précision d’orfèvre. Je n’ai jamais su, j’ai juste essayé, pour appartenir à une identité. Je ne sais pas et je me sens bien, parce que je ne fais plus semblant. Demain est un autre jour, page blanche aux reflets mystérieux! Tout est possible et c’est ce qui fait pour moi le charme de la vie!

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La vie après la vie

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Mine de rien, les jours passaient et Lise prenait plaisir à jardiner, entre les roses qui dansaient dans les bosquets et l’arbre centenaire qui toujours veillait.
Elle remarquait chaque matin les nouveautés, petites graines devenues arbustes, mousse délicatement parfumée de quelques gouttes de rosée. Les oiseaux picoraient les restes de pain sur l’herbe, aux reflets émeraude, sur lesquels ses pieds glissaient comme ceux d’une ballerine sur une scène désertée.

Son jardin était ce lieu, riche d’espérance, gagnant en beauté à mesure qu’elle allait et venait dans les allées, avec son chapeau de paille sur la tête pour se protéger des rayons du soleil de mai, déjà taquin.

La peur de ne pas y arriver restait quelque part ancrée, mais lui semblait perdre en intensité à mesure que les souvenirs se faisaient plus légers. Elle ne pouvait oublier ce qui avait été, leurs mains posées sur le muret, les yeux dans le vide, à se susurrer des mots tendres, à écrire les lignes de demain. Cinquante ans ce n’est pas rien!

Il y avait eu le vide à apprivoiser, le silence un peu lourd des jours “sans”, apprendre à lâcher ses produits ménagers, qui lui donnaient l’illusion de laver son chagrin, envoyaient valser ses besoins. Loin, très loin.

Et puis par la fenêtre un matin, le printemps, quelques boutons rosés, le chant cristallin des moineaux perchés, un vent léger, le renouveau en mouvement, la vie, comme un appel, à honorer.

Ce texte est ma participation aux Plumes chez Emilie. La récolte de la semaine est la suivante: TENDRE JARDINER EMERAUDE RAYON ARBRE RENOUVEAU ESPERANCE GRAINE PEUR CHAPEAU DANSER SOLEIL MOUSSE MENAGER* MINE

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Quand on est perdu…

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Quand on est perdu…

Tout nous parait bon à prendre.
On est en quête d’une solution, du vaccin antibrouillard, de la formule magique qui nous délivrera.
On se cherche, on cherche un sens, sa voie, sa voix, un lien quelconque qui nous permette de faire face au chaos.
On prend pour argent comptant toutes les belles paroles, on voit des signes partout, en tout.
On se laisse embarquer par le courant, inconsciemment.

On perd la conscience. La normalité nous parait banale.
On remet tout en question, même le tangible.
On serait prêt à boire n’importe quelle potion pourvu qu’elle vienne apaiser le trouble en nous.

On est vulnérable quand on perd son chemin.
Quand le clinquant nous attire.
Quand les mots des uns sonnent comme des promesses.
Quand notre capacité d’analyse se fait la malle.
Quand on croit tout, sans se poser de questions.
Quand on avale le bon, le moins bon en pensant que ça a le même goût.

Il y a un risque
Qu’on ne perçoit pas.
Pris que nous sommes dans le tumulte de notre monde qui se noie.
Ce que l’on connait nous parait d’un coup illusoire.
Ce que l’on ne connait pas nous fait croire
Que ce qui se cache de l’autre côté est le Paradis tant recherché,
Il n’y a plus qu’à oser

Quand on est perdu on s’accroche à ce qu’on peut.
On se plante de chemin.
On évite les miroirs.
On croit à tout pour peu que cela vienne remplir le vide
Des jours « sans ».
On se croit invincible,
Quand tout nous ment

La perte de repères est la nourriture suprême
De celles et ceux qui se posent en « sauveurs »
Inconsciemment peut-être
Tout autant que les autres
Et qui sans le savoir, sans le vouloir
Font encore plus de mal

On s’en rend compte plus tard…

Celui qui dit pouvoir nous sauver n’a aucune clé!
Il prend juste ses désirs pour des réalités

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La mission de vie ou l’histoire d’une quête sans fin!

La “mission de vie” c’est le grand terme à la mode, la nouvelle vague du développement personnel. C’est ton grand tout, le sens de ta venue sur terre, l’appel de ton âme.

C’est ce que tu cherches pas à pas, furieusement, sans t’arrêter. C’est ce que le dernier programme gratuit d’une telle t’a vendu, avant de te laisser livré à toi même, non sans te proposer d’aller plus loin avec un programme payant cette fois!

La mission de vie, c’est le Saint Graal, la clé qui ouvre toutes les portes. C’est ce qu’on te serine à longueur de journée, ici et ailleurs. C’est ce que tu t’acharnes à découvrir de lecture en lecture, de formation en formation, de compte en compte. C’est ce que x, y et z ont découvert et qui a transformé leur vie.

La mission de vie c’est un peu comme le bonheur, tu le cherches partout et tu le trouves nulle part. Parce que tout le monde le sait, le bonheur, il est là, juste là, devant toi et il te suffit d’ouvrir, les yeux, le coeur pour le saisir en entier.

La mission de vie c’est un peu pareil. Ce n’est ni un métier, ni un chemin précis, ni un engagement particulier. C’est là, en toi, c’est ce qui te fait vibrer dans ta vie de tous les jours. Ce n’est pas une prière ni un rituel, une méditation ou un voyage quantique qui vont t’apporter la réponse sur un plateau. Et encore, si il y a une réponse!

Ta mission de vie c’est ce qui te rend heureux, ce qui te met en joie, ce qui te fait du bien et ce qui rend le monde un peu plus beau. C’est ce que tu mets dans les choses, l’eau de fleur d’oranger dans la pâte à crêpe, la goutte de rosée déposée sur l’herbe fraiche que tu regardes émerveillé, un sourire échangé, un rêve qui prend vie, des petits pas de tous petits, le soleil sur ta peau, une main tendue, un regard complice et ce qui se grave dans les cœurs de ceux qui croisent ton chemin. Un jour ou plus.

Ta mission de vie ce n’est pas quelque chose d’extraordinaire, pas une révélation interstellaire. C’est là, aujourd’hui, depuis toujours. C’est plein d’amour. C’est tout simplement la vie comme tu choisis de la vivre à son maximum, à son plus juste pour toi. Il n’y a rien à chercher. Il y a tout à découvrir.

Je vous laisse avec cette vidéo très juste de Arnaud Riou sur le sujet:

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La voie du pardon est-elle toujours possible?

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En discutant autour du Pardon ce midi, je me suis interrogée, comme souvent après une conversation qui touche un point un peu sensible. On est tous d’accord pour dire que le Pardon c’est le Must, la Voie Sacrée! C’est surement aussi l’une des plus belles des preuves d’amour.

Justement, quand on aime, le pardon c’est presque naturel, par forcément là, maintenant, parce qu’il y a le deuil, un chemin à faire. Mais le pardon et l’amour, ça s’accorde bien et tant qu’il y a de l’amour, le pardon est possible.

J’en ai fait du chemin sur le pardon. Je n’y croyais pas beaucoup au début, ça paraissait un peu simpliste comme principe. Et puis au fil du temps, j’ai perçu les subtilités de l’approche, j’ai mieux compris ce qu’il était, ce qu’il impliquait. Le pardon, c’est toujours un choix, jamais une obligation. On n’impose pas le pardon et on ne se force pas non plus à pardonner. C’est un chemin très personnel qui ouvre sur quelque de plus grand et nous aide également à nous libérer, à guérir. Ce n’est au fond pas un acte aussi altruiste qu’il y parait!

Les actes de pardon que j’ai pu poser par le passé m’ont tous amenée à une ouverture plus grande, une compréhension différente de l’autre, un accueil, m’ont permis aussi de m’alléger d’un poids et parfois ont eu des impacts forts autour de moi. En y réfléchissant, ces “pardons” se sont imposés à moi, comme une intuition, une évidence. J’ai pris conscience que les actes, les mots, les silences, les non-dits, les mensonges, les ruptures, les séparations avaient touché quelque chose en moi, mais que ce quelque chose, même blessé, existait toujours et que pour ressusciter, en quelque sorte, le pardon était ma clé.

Je me suis donc demandée ce qu’il arrivait au pardon quand il n’y avait pas ou plus d’amour. Et plus particulièrement, par rapport à mon vécu personnel, dans des situations de violences conjugales, d’emprise psychologique. Je ne dis pas que ce n’est pas possible, je me demande juste dans quelle mesure ça l’est, comment ça s’articule face aux évènements marquants, traumatisants de nos existences.

En quatre ans de relation et trois de procédure de divorce, j’ai pardonné des dizaines de fois. J’ai compris, j’ai entendu, j’ai accueilli les maux, les failles. J’ai pardonné pour ma survie et parce qu’il y avait quelque part quelque chose de plus fort que le dégoût et la haine, plus fort que l’indifférence, quelque chose qui me permettait de tenir debout. J’ai pardonné par lâcheté. Puis je suis partie. Et là le pardon m’est apparu comme une chimère. Là, il n’avais plus sa place. Quelque chose était mort.

Je crois que ce qui m’a finalement libérée et permis de me reconstruire c’est d’avoir fais le choix de ME pardonner. C’est quelque chose qui pesait lourd, trop lourd. Je ne sais pas si j’y suis pleinement arrivée, si je me suis tout pardonné. On nous vend le pardon comme le remède miracle. Dans l’absolu, j’aime l’idée mais entre le quotidien et l’absolu, il y a la vie!

Selon moi, chaque choix est ce qu’il est, il nous appartient et il est juste pour nous. Pardonner ne fait pas de nous des “saints” et ne pas pardonner ne fait pas de nous de “mauvaises personnes”. Le pardon doit rester cet acte engagé de soi face à soi-même et non un acte contraint parce que c’est “bon”, parce que c’est “bien” ou encore dans l’air du temps. Le pardon n’est pas un but ou une fin en soi. On peut vivre sans pardonner et être heureux. On peut pardonner et ne jamais venir à bout de nos maux. Il y a autant de chemins qu’il y a d’existences et d’expériences de vie.

A l’heure qu’il est, je dis “merci” à cette histoire qui a existé et qui m’a permis de sortir d’un long sommeil dans lequel je m’étais perdue depuis de très nombreuses années. Pour le reste, je ne sais pas, dire que j’ai pardonné serait un mensonge je crois. J’y arriverai peut-être un jour, ou pas. Mais au final, cela ne regarde que moi!

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Challenge Ecriture Semaine #2

Une photo qui dise quelque chose, porte un message, une photo avec une mission en quelque sorte. Voilà ce que je cherchais, non pas par choix, mais par loyauté. Loyauté familiale, désir d’appartenance, quête de reconnaissance. Une photo, qui dirait tout, une photo avec une âme, comme une inspiration qui viendrait d’en haut et qui me ferait prendre du galon dans la généalogie familiale.

Mon grand-père parlait fort, il aimait l’engagement, il ne jurait que par l’intelligence, il militait pour des causes qu’il croyait justes. Et répétait à qui voulait bien l’entendre que son petit-fils marcherait un jour dans les pas des plus grands photographes, reporters. Il me voyait remportant des trophées, des prix jusqu’alors décernés aux meilleurs.

Cette photo je la traquais, nuit et jour, je cherchais celle qui allait me hisser sur le podium de tête, qui me donnerait accès aux louanges de celui que je considérais comme un héros et qui n’avait jamais eu ma chance.

Je me demandais bien parfois, souvent même, si on pouvait qualifier cet état d’être de chance. Je me posais la question de cette vie que je menais et qui ne me menait nulle part. J’interrogeais mes motivations et je questionnais mes prédispositions. Puis je culpabilisais de ces pensées de “riches”, moi qui disposait de tout ce dont j’avais besoin.

Un jour en passant dans une rue, j’avais croisé le regard de gamins, comme moi, qui jouaient, riaient. Je les avais longtemps regardés, comme hypnotisé par un spectacle somme toute ordinaire mais qui pour moi avait des allures d’ovni. Etaient-ils eux aussi liés par un quelconque pacte? Se sentaient ils eux aussi prisonniers d’un idéal impossible à atteindre? Ou bien vivaient-ils ce qu’il y avait à vivre, sans courir après cette insatiable envie d’exister pour quelque chose, de plus grand, de plus vrai?

J’avais immortalisé la scène. Une photo toute simple, qui ne se donnait pas des allures de grande dame. Un instant de vie volé à la grande course contre la montre à laquelle on m’avait inscrit sans mon accord tacite, bien avant même que je vois le jour. Un instant comme pour me rappeler que j’avais l’âge de ces gamins et que je vivais le rêve d’un homme sur le point de mourir.

Retrouvez les participations de cette semaine ici: Chez Plume d’étoiles, Photo sensible chez l’encre nomade, 1971 chez Josée, le bitume au vestiaire chez Mébul, chez Sweet Things

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Pour la semaine #3, je vous invite, à partir de cette photo, à écrire un texte sur l’arrière plan, le moins visible, le flou, le mur…Votre texte devra être écrit à la troisième personne (singulier ou pluriel). A vos plumes et claviers!

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Toutes ces questions qui me font grandir!

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Je me poses des questions. Beaucoup. Beaucoup trop?

Pour certains sûrement. Pourtant les questions, mes questions, qui n’ont d’ailleurs pas toujours de réponse et n’en attendent pas toujours non plus, sont ce qui me permet d’avancer, d’évoluer.

Questionner ma vie, mes choix, le monde. Questionner pour aller plus loin. Comment aller de l’avant si l’on ne sait pas d’où l’on vient, comment on fonctionne, pourquoi telle ou telle répétition? Comprendre pour moi c’est ce qui m’ouvre les portes de demain.

Certaines réponses viennent, presque qu’instantanément, peut-être parce que la question est déjà depuis longtemps en moi. D’autres restent en suspens, comme dans l’attente du moment propice pour ne pas me bousculer davantage. Certaines réponses viennent au fil des mots, quand je défais le fil justement, pas à pas, quand je mets de la conscience sur le caché, le mystérieux.

Il faudrait toujours se refaire, se défaire, de ce que d’autres jugent inadapté. Je me sens bien avec mes questionnements. Ce sont aussi eux qui me permettent de changer de voie quand celle empruntée n’est plus si juste pour moi. Ou de garder l’esprit ouvert, à l’autre, à la vie. D’accueillir la différence, l’éphémère, l’inattendu, le fragile. D’évoluer émotionnellement, psychologiquement, intellectuellement.

Mes questions me mènent sur la voie de la découverte du Soi. Peut-être même plus l’estime, l’amour, la valeur, les respect. Mes questions sont les bases d’une réflexion plus poussée qui me permet d’aller voir ce qui se passe dans les endroits reculés, de lever le voile sur des certitudes erronées.

Mes questions me poussent parfois dans mes plus profonds retranchements. Je fais du tri alors entre ce que je veux garder, ce qui compte moins, ce qui n’est plus. Ce n’est pas toujours un exercice simple. C’est même quelque chose d’assez déstabilisant au final. Pourtant c’est ce que je choisis pour aller plus loin, pour aimer plus fort.

Mes questions n’existent pas dans un but d’ultime savoir ou de compréhension totale. Non, elles sont comme mon moteur, comme une opportunité d’expérimenter la vie sous des angles multiples. Oui parfois, elles sont teintées de mélancolie, mais ça aussi ça fait partie de moi.

Ce sont elles qui accompagnent mes écrits, mes pensées, ma créativité, elles qui me guident à travers les chagrins et les bonheurs aussi. Ce sont comme des amies, des rappels, des lumières dans ma nuit et des sourires en plein jour.

Sans elles, je n’en serai pas là aujourd’hui. Mes questions font partie de moi, elles ont elles aussi changé avec le temps, mûri, elles sont faites de moins de “pourquoi”. Elles vont, elles viennent, elles s’installent puis s’éloignent. Leur source ne sera jamais tarie et heureusement. Parce qu’il y aura toujours de nouvelles choses à regarder, à découvrir, à imaginer, à rêver, à dépasser, à intégrer, à lâcher, à garder.

Elles m’accompagneront jusqu’à la fin et j’aurai peut-être résolu certaines énigmes d’ici là! Les autres resteront cette part d’inconnu que d’autres générations tenteront de percer ou pas.

Toute vie porte en elle la capacité à l’épanouissement, à l’émerveillement et à la sagesse. Si seulement on en fait le choix…

Et vous, qu’est-ce qui vous fait grandir, évoluer?

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La fissure

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Quand les gros sujets sont épuisés
Que le quotidien a retrouvé des airs de légèreté
Que le cœur apaisé prend soin
Que la joie prend vie

Sous des couches d’inconscience
Là-bas, dans le profond de nous-mêmes
Là où si peu de lumière passe
Comme une protection de plus

Là, où d’ordinaire on se garde de venir
Le jour resplendit
Pourquoi chercher la nuit ?

Là, où d’ordinaire on passe à travers
Sans s’appesantir

Là, il y a la fissure, une entaille si fine qu’il faut s’approcher
Pour voir l’impact
Creuser pour que l’ombre se révèle

Là, il y a ce qu’on ne veut pas voir
Enterré sous des couches de certitudes
Un chemin dans la roche
Tous les choix « faute de mieux »
Nos dualités
Nos fragilités
Bien calées sous terre

Là, il y a ce que nous pouvons continuer de nier
Ou y faire face
En toute humilité

Posted in Challenge Ecriture

Challenge Ecriture semaine #1

J’aurais donné le vert des prairies de Provence, décliné un “do” en mille et une symphonies. J’aurai peins les jours en couleurs pour chassé le gris, la tempête, pour t’éviter un naufrage.

J’aurais fait danser le bleu et le jaune, inventé des vers pour qu’au creux de la nuit tu ne te sentes jamais seule. J’aurais créé, à partir de rien, un nouveau monde, pour que tu viennes t’y ressourcer, loin des cris et du chaos des jours d’ailleurs.

J’aurais construis des ponts créatifs juste pour un sourire dans le lit des jours sans vie. J’aurais donné le blanc immaculé de la robe de baptême de l’enfant sacré. Un bain de jouvence dans un quotidien saccadé.

J’aurais décliné le rouge entre la terre et l’infini, la femme et l’impossible, entre désir et folie douce, entre le sang et le souffre.

J’aurais pu mais tu vois, je ne peux pas. Je peux juste être là, je peux juste une main, une prière. Je peux juste un regard, une pensée. Je peux juste l’amour mais l’amour aussi danse une valse dont je ne connais pas les accords. Je peux juste être là. Et espérer que demain toi aussi, tu le seras.

Retrouvez les participations ici: Chez Sweet Things, Colorer le temps chez l’encre nomade, Vole, Louise, Vole chez Nina, Couleur quand tu nous tiens chez Mébul, Voyage chez Plume d’étoiles

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Pour la semaine prochaine (#2), je vous propose toujours d’écrire à partir d’une photo mais en partant d’un point de vue spécifique, celui du photographe. Pourquoi avez-vous pris cette photo? Dans quel état d’esprit étiez-vous? Qu’est-ce que vous avez voulu montrer? Ce sont juste de pistes…

@mariekleber37
Posted in Carnets de route, Variations Littéraires

Une histoire de temps!

Photo by Stas Knop on Pexels.com

Le temps…

Cette vague avec laquelle nous composons, sans trop savoir comment il passe, comment il vibre, de quelle essence il est fait.
Le temps, plein des aléas de nos vies, que nous prenons pour acquis. Et puis un jour, une nouvelle vient le fracasser. Le temps devient compté. Un calcul savant que nous ne savons pas géré. Si seulement…
Si seulement nous avions su ce qu’il restait, nous aurions fait différemment.
Nous le savons pourtant, la vie, la mort. Nous savons que notre temps n’est pas éternel, qu’un jour il choisira pour nous l’heure du départ. Nous le savons et pourtant nous nous faisons toujours avoir.

Le temps nous parait court dans l’élégance des jours de liesse, de joie mêlée de tendresse. Il file comme un bateau aux voiles gonflées par le vent. Alors on perd la notion de ce qui hier encore nous manquait ou nous paraissait une éternité à conquérir. On lâche la barre et on se délecte de ce temps voleur qui hier encore scandait les minutes d’un rendez-vous imposé.
Le temps nous parait long quand il n’est pas léger, quand il est obligation ou cadre à respecter, quand il nous éloigne de ce, de ceux qui comptent.

Le temps sera toujours cet être volage qu’on aime et qu’on déteste la minute d’après. Il sera un allié et/ou un ennemi. On pourra trouver l’équilibre en le laissant aller à sa guise et en étant à chaque instant, présent. Pas toujours si facile!
Le temps est sans prise, il ne fait pas de favoritisme. Il est le même pour tous et différent pour chacun. Nous en avons une définition bien personnelle.

Le temps, c’est l’inconnu qui prend forme, c’est la page blanche à remplir, l’aube et ses promesses, la vieillesse et ses tourments, l’enfance innocente et les caps, c’est se croire maître de l’insaisissable et se rendre compte, un jour, que le temps n’est qu’une énième carte à jouer dans le fascinant théâtre de l’existence!