Quand le bonheur fait peur!

Crédit Pixabay

J’ai bien conscience que bonheur et peur ne sont pas forcément des mots qu’on voit ensemble généralement. Toutefois, je peux vous dire, d’expérience, que parfois le bonheur fait peur. Oui, surtout quand on n’y a pas été habitué, quand on nous a rabâché que le bonheur c’était une illusion ou que si il existait, c’était pour les autres, quand on a grandit avec l’idée que le bonheur ça se mérite!

Je me souviens…

Pendant les premières semaines que la vie m’offrait avec lui, la peur ne m’a pas quittée. Ou alors juste quelques heures volées. Le combat était acharné. J’ai bien faillit dire « stop », tout arrêter. J’ai été tentée des dizaines de fois, peut-être plus. Partir sans se retourner. Et chaque fois, je me disais qu’il serait vain de fuir, que cette chance, il fallait la saisir et laisser le passé derrière. Plus facile à dire qu’à faire.

J’avais l’impression d’être détentrice d’un trésor trop volumineux pour moi. Je ne savais pas quoi en faire, ni comment me placer par rapport à lui. Cette configuration nouvelle pour moi me laissait chancelante, incertaine.

Si le bonheur se méritait, c’est qu’il fallait donner quelque chose en échange. Qu’est-ce que j’avais à donner? A part des doutes, mes démons, des angoisses bien ancrées, un besoin omniprésent d’être rassurée. A part la crainte que le premier souffle du vent d’automne l’emporte loin de moi. Justement parce que mes mains étaient vides et que mes cauchemars étaient denses.

Qui refuse le bonheur quand il se présente ?

Les personnes qui ne se sentent pas à la hauteur, qui pensent qu’on les aime sans les connaître et qu’une fois qu’on les connait on ne les aime plus. Les personnes qui manquent de confiance, qui ne s’aiment pas.

Le bonheur est troublant quand on l’appréhende pour la première fois. Il est tellement loin de tout ce qu’on a connu, tellement loin de ce qu’on a appris. Alors on déconstruit pour reconstruire. On lâche pour avancer. On le regarde en face et on ose un “oui”. Croire au bonheur c’est avoir foi en la vie. Et cela vaut pour toutes les rencontres, pour tous les chemins. Cela vaut pour l’amour comme l’amitié. Le bonheur ne connait qu’une réalité, celle qu’on veut bien lui donner.

Et vous le bonheur? Inné ou acquis? En avez-vous eu peur un jour? Pensez-vous que c’est une fantaisie, un droit?

Advertisements

On ne peut sauver personne!

Crédit Pixabay

C’est un fait.

Quand on ne le sait pas, on se sent prêt à se perdre corps (et âme) pour l’autre. L’esprit de sacrifice. On cherchera par tous moyens à le/la sortir de telle ou telle histoire, à la diriger vers tel ou tel chemin. En vain. Guérir est un choix personnel. Personne ne peut agir pour une autre personne, l’aider, l’accompagner, si cette personne n’a pas fait ce choix, en elle-même, pour elle-même. Vouloir à tous prix sauver l’autre résulte soit d’une médiocre estime de soi qui a besoin d’un acte fondateur pour espérer s’améliorer, soit d’une forte estime de soi ou beaucoup d’insouciance (je pense à l’amour d’un enfant pour son parent par exemple) qui imagine qu’il peut tout (même ce qui semble par essence impossible).

Quand on le sait. Ou qu’on le comprend enfin, c’est encore un peu compliqué à accepter. C’est compliqué de se dire qu’on ne peut rien pour l’autre, que chacun a son histoire, chacun ses forces et ses faiblesses, chacun aussi ses priorités. C’est compliqué d’accepté de voir une personne que l’on aime sombrer. C’est difficile de se sentir impuissant face au chagrin, à la douleur, aux épreuves de la vie de quelqu’un qu’on aime.

Toutefois on peut écouter, être présent, proposer un avis, donner un conseil, soutenir. Rien de plus. Le cheminement est intérieur. Si la personne ne veut pas le faire ou n’est pas capable, à un instant T de le faire, qui sommes nous pour lui imposer une manière d’être et d’agir?

Quand on l’intègre, c’est presque une libération. De soi. De l’autre. c’est accepter chacun tel qu’il / elle est. C’est accepter nos limites. Et les siennes. C’est accepter qu’il peut choisir telle ou telle voie et que celle-ci peut être à l’opposée de ce que nous aurions fait. C’est son chemin, sa vie. Vouloir lui éviter des erreurs, des impasses, des chutes est humain. Mais c’est aussi lui manquer de respect, ne pas le juger apte à faire face, à choisir la bonne route.

Sauver l’autre n’est pas de notre ressort. La seule personne à laquelle nous pouvons venir en aide, c’est nous-mêmes. Mais sommes-nous prêts à cela? Sommes-nous d’attaque pour plonger dans les profondeurs de la connaissance du Soi?

Votre avis m’intéresse…

Déception…

Elle arrive quand un évènement vient bouleverser nos plans, quand une attitude, une réaction, un mot vient chambouler notre vision des choses, quand il faut faire face à l’inattendu…

Nous avons tous été déçu un jour ou l’autre. Nous avons tous planifié un rendez-vous qui s’est vu annulé à la dernière minute. Nous avons tous attendu un acte, un geste qui n’est pas arrivé. Nous avons tous voulu un jour quelque chose très fort…

Le mot “déception” me met à l’aise. Est-ce que j’ai appris à ne pas connoter les évènements et à prendre les choses comme elles se présentent? Bien souvent être déçu n’y changera rien, la déception ne fonctionnera pas comme une baguette magique qui viendrait redresser la situation. On ne peut rien contre la météo, les incidents, les accidents, les annulations, les retards, les pannes de réseau…

Je crois que composer est le mot qui me vient le premier à l’esprit. C’est ce que la vie nous demande, de composer. Je partage rarement ma “déception” parce que je sais que l’autre, en face, n’y es pour rien. Je dis souvent qu’à l’impossible nul n’est tenu! Ce n’est pas de l’indifférence, loin de là…

Et si je suis “déçue” par un comportement, n’est-ce pas parce que j’ai trop attendu de quelqu’un, n’est-ce pas un indicateur de mes propres limites et faiblesses? Est-ce que j’ai assez parlé de mes besoins, de mes envies avec cette personne? N’est-ce pas une appréciation purement subjective?

J’ai souvent entendu “tu m’as déçu” ou “quelle déception!” Ce sont des mots durs qui opèrent un transfert de responsabilité que je trouve non fondé. La personne qui les prononce n’imagine souvent pas leur impact. Il faudrait pourtant.

Et vous la déception, ça vous parle, ça vous dit quoi?

ps – la personne qui m’a inspiré cet article se reconnaîtra.

Un réveillon en solo!

Crédit Pixabay

Après dix jours bien loin d’ici, je reviens doucement.

En cette dernière journée de l’année 2018, je voulais vous parler réveillon.

Depuis quelques années (ça n’a pas toujours été le cas), je choisis de passer le réveillon seule. Loin d’être une punition, c’est un moment sacré et utile pour moi, un temps pour faire une pause, pour revivre les moments clés de l’année passée et ouvrir les bras à celle qui arrive. Beaucoup diront que le passage du 31.12 au 01.01 est plus symbolique qu’autre chose, on peut faire des bilans à tout instant, le 19 juillet à 14h33 par exemple !

Tout d’abord le symbolique ça me parle, donc autant en profiter. Et puis, ce moment particulier je le choisis. Je ne clame pas haut et fort mon envie, mais je l’affirme, je m’affirme. Ce n’est en aucun cas un choix « contre » quiconque mais bien un choix « pour » moi. J’ai l’impression que mes proches commencent à s’y faire, qu’ils ne voient plus cette idée comme un rejet.

Dans mon quotidien, la solitude est une denrée rare. Et pourtant la solitude j’en ai besoin, pour me ressourcer, pour reprendre des forces, pour faire le plein de ce qui me permettra ensuite d’être pleinement avec les autres, aux autres.

Ce soir n’échappera pas à la règle. Cette année je m’offre une séance de réflexologie avant une soirée d’introspection, de lâcher prise, d’accueil, de méditation, de temps pour moi. Ce soir je n’attendrais pas minuit pour souhaiter la bonne année à ceux qui me sont chers, il y aura la journée de demain pour le faire. J’aurais le temps, je le prendrais. Je choisirais là encore de passer deux heures – voir plus – à écrire mes cartes de nouvelle année, avec des mots choisis précisément pour chacun, au lieu de répondre à un SMS global, que je trouverais, comme chaque année, dépourvu d’âme !

Chacun sa perception d’une fin et d’un début.

Pour ma part, je préfère le calme et le silence à un réveillon en fanfare. Toutefois je comprends parfaitement qu’on ait envie de faire la fête (je ne suis jamais contre une bonne soirée joyeuse et conviviale – sauf le 31 !). Comme je le dis souvent, du moment qu’on est en accord avec ses choix, c’est tout ce qui compte.

Et chez vous le réveillon ressemblera à quoi ? Différent des autres années ? Une envie particulière ? Comment vivez-vous ce moment de l’année ?

2018 ou l’année de l’audace!

La semaine prochaine sera la dernière semaine de l’année 2018. Et donc une semaine de vacances et de déconnexion  – de temps en temps cela fait du bien !

Donc il est grand temps, non de faire un bilan, mais de faire un point quant au mot de l’année. Si vous vous souvenez, si vous ne vous souvenez pas, c’est ICI, le mot choisi pour 2018 était OSER.

Je ne savais pas vraiment à quoi je m’engageais avec ce mot. Comme tous ceux que je choisis (ou bien ce sont eux qui me choisissent), ils arrivent souvent en fin d’année, comme par magie.

En 2018 j’ai osé plein de choses, tant dans ma vie personnelle que professionnelle, tant dans mes passions que dans mes actions.

J’ai osé dire, poser mes sentiments. Ce n’était pas une partie gagnée d’avance. Et quand je n’ai pas pu les dire ouvertement, je les ai écrits.

J’ai osé dire OUI au bonheur, ne plus le voir comme quelque chose de trop grand pour moi, ne plus penser que je ne le méritais pas.

J’ai osé dépasser mes idées reçues, les clichés que je tenais pour acquis. J’ai levé un des  voiles qui me tenait éloignée de ma vraie nature.

J’ai osé m’affirmer, en tant que femme, en tant  que « fille de… »

J’ai osé me lancer dans l’écriture érotique et comme le disait une amie dans un mail, même si le public n’est pas au rendez-vous, tu te fais plaisir, tu découvres, tu grandis ! Il n’y a que ça de vrai.

J’ai osé la sensualité, la gourmandise, l’intimité et une sexualité épanouie.

J’ai osé partager mes doutes, mes moments de faiblesse, mes peurs, dire ce que j’avais sur le cœur. En choisissant à qui me confier. Ça a changé beaucoup de choses.

J’ai osé la confiance. En l’autre. En mon fils. En moi, c’est en cours…

J’ai osé créer, tester des formations.

J’ai osé partager mes barrières, mes freins, mes pensées limitantes.

J’ai osé me lancer dans un coaching professionnel.

J’ai osé poser mes limites, dire « non », faire entendre ce « non ».

J’ai osé aimer. Aimer avec toute la passion qui m’anime.

En 2018 je me suis rapprochée de moi-même, me suis libérée de certaines chaines, j’ai fais face à mes démons. J’ai osé prendre ma place, un peu plus. En cette fin d’année, je me sens davantage en phase avec la personne que je suis. Et ce qui me paraissait inconcevable l’année dernière est presque devenu naturel aujourd’hui !

Dites-moi – à quoi ressemble t-elle votre année 2018 ?

Reconnaissance – Appartenance et Écriture – Où j’en suis?

J’ai souvent écrit sur la reconnaissance ici – sur le besoin d’être vu et reconnu pour ce que l’on fait – est. Nous en sommes tous plus ou moins loin sur ce chemin.

Reconnaissance
Appartenance

Appartenir à un groupe, une forme de pensée, un acte de résistance, une entité, un projet. Faire corps avec une idée partagée. M’ouvrir à l’autre et me sentir tenue par lui. J’aimerai avancer en cordée, me sentir accompagnée, par d’autres âmes que des anges et des morts, dont tous ignorent la présence. Solitaire, je me sens parfois en décalage, perdue face à la tâche qui m’incombe. Le chemin me semble raide et mal entretenu.
Je me perds à vouloir être une autre.

Il n’est jamais aisé de savoir ce que nous valons, de déclarer haut et fort nos compétences, nos chances. Pourtant je sais qu’écrire est en moi comme une respiration profonde, mon essence, un état d’être, un état d’esprit, le cœur de mon moi profond.

J’écris au petit matin quand le monde entier dort, que le bleu nuit s’estompe. Alors mes pensées m’entrainent dans un voyage aérien. J’écris le soir, quand le silence règne dans la maison, quand le bleu de la nuit vire au noir, que seules les lumières derrière les fenêtres permettent de distinguer le cœur du monde qui bat. J’écris les mots doux d’enfant, les rires, le loufoque, les aléas, la passion, la fièvre, la sensualité, le chagrin et le sang, la souffrance et l’errance, la mort et la naissance, l’angoisse et l’enchantement. Les émotions. Les sensations. Les sentiments. Les injonctions. La fuite et les contretemps, les secrets enfouis et les non-dits. Les dentelles, la soie, les alcôves du plaisir. L’enfance et sa tendresse, les bulles et les paillettes. On ne qualifie pas mon style. Je ne lui donne pas de définition, ni de limites. Il ne rentre dans aucune case. Il n’y a pas de fil conducteur. Je n’écris pas des histoires. Je pose juste des mots.

Je suis tantôt poète, tantôt fragile, comme la petite fille au fond de la classe, silencieuse, qui regarde, attentive, ne bronche pas, emmagasine des tonnes d’informations, certaines sortiront du lot, le reste s’en ira, la vie est bien faite pour cela.

Je suis tantôt poète, tantôt rebelle, comme la femme fière qui se dresse, le corps droit, la tête haute, prête pour la lutte, quoi qu’il lui en coûte.

Je suis tantôt écrivain de l’âme, tantôt du corps. Je dessine le cœur et je brode autour. Je suis l’amoureuse transie et la femme fatale. Je suis la nomade et la sorcière. Je suis la femme mutante et le Phoenix triomphant. Je suis tantôt guerrière et tantôt ange. Mes mots s’imprègnent de mes vies. Je suis un curieux mélange. Quand j’écris, je suis. Pleinement à moi. Pleinement aux autres. Pleinement à l’amour.

Je sais les mots mais je ne sais pas me montrer. Je sais écrire mais je ne sais pas m’affirmer. Je sais m’exprimer mais je ne sais pas parler de moi. Je suis terrorisée à l’idée d’être sur le devant de la scène, exposée, vulnérable, nue. Alors mes mots me paraissent vains, mes idées incertaines. Quand je tente, quand je sors de ma zone de confort, parce que ce sont les échanges aussi qui me nourrissent, j’ai l’impression de me travestir, de ne plus être fidèle à ce en quoi je crois. Alors je donne, je laisse ici et là des traces de moi, sur des bancs, dans des jardins, le hall des immeubles, une salle de cinéma. Je suis en libre-service un peu partout où me portent mes pas.

Il a fallu faire face à de nombreuses voies sans issue ces derniers temps. Je dois avouer que l’échec cuisant suite à la sortie de mon dernier livre m’a pas mal affectée. C’est comme tout il faut digérer et rebondir. Rien de bien sorcier. Toutefois c’est important de le souligner. J’aimerai me poser moins de questions, attendre moins de reconnaissance, pouvoir me satisfaire de ce que j’ai, pouvoir m’apprécier telle que je suis, sans cette recherche d’approbation dans le regard de l’autre. Qui au fond me fait perdre mes repères et m’éloigne de ma vérité.

Et vous, la reconnaissance, le sentiment d’appartenance, c’est quelque chose qui vous parle? Comment?

Si je te contais le bonheur…

Crédit Pixabay

Si je te contais le bonheur, je te dirais qu’il est propre à chacun, que nul n’en a la même définition. Toutefois une chose est sûre, beaucoup en ont peur. Ils craignent sa générosité, son entrain, son allégresse, ses attentions. Ils préfèrent les nuages gris annonciateurs de tempête à un grand ciel bleu, la pluie qui tombe avec fracas aux rayons du soleil qui percent à travers le feuillage des arbres et déposent des pépites d’or sur le jour. Ils craignent surtout qu’il parte (si seulement ils savaient qu’il n’ai jamais loin – il est patient, sait attendre son heure), qu’il ne tienne pas ses promesses. Et alors ils pourront dire que le bonheur est un leurre.

Je ne peux pas te conter le Bonheur mais je peux te dire le MIEN.

Il a un goût sucré, un goût de croissant chaud, bien beurré, un goût de friandise qu’on savoure, qu’on laisse fondre dans la bouche et dont on découvre une nouvelle saveur à mesure du temps qui passe.

Il est plein de tendresse, de douceur, de câlins qui s’éternisent, bulles éphémères qui s’inscrivent dans l’éternité. Il est cristallin, unique. Il est fait de mots et de charmes, d’anges qui planent et déposent ici et là une trace de leur passage. Il est léger comme la brise du printemps, amical comme un coup de fil, passionné comme une nuit d’encre. Il est extase, jouissance, audace, abandon. Il tient dans un sourire. Il a la poésie de la pluie et l’odeur de l’herbe mouillée. Il a la chaleur de l’orage et s’imprègne du silence de la ville qui s’éveille. Il est un plat cuisiné avec amour, un cadeau de cœur à cœur.

MON bonheur se trouve dans le chant joyeux des oiseaux, dans la nature, la rosée, l’aube et ses couleurs apaisantes, dans la fraicheur du vent qui vient déposer un baiser sur mes joues rosées, dans l’équilibre qui sans cesse demeure à définir, dans un instant de partage, un déjeuner improvisé, un élan du cœur, une prière, une déclaration, un « merci ».

Je te dirai que le bonheur il est là pour tous. Il est juste sans chercher à plaire. Il se laisse cueillir par ceux qui passent et osent un regard. Il ne s’impose pas. Il laisse l’homme libre. Il se laisse trouver par ceux qui croient en l’extraordinaire. Il est dans les petites choses.

Il se partage. Il se regarde dans les yeux. Il scintille dans la nuit. Il embellit les jours.

Il est un cœur, une étoile, une fleur de vie, un trésor. Il est inspiration, méditation, contemplation.  Il est l’amour qui danse en communion avec le monde. Il est le sel de la terre. Il se vit plus qu’il ne s’écrit – certains le disent et c’est dommage. Parce que le bonheur partagé est un carburant magique, il nous porte, nous transporte. Il est, même au milieu du pire, la clarté qui nous éblouit, la foi inébranlable, la vie qui nous appelle à vibrer l’essentiel !

Et pour vous le bonheur ça ressemble à quoi?

Si vous êtes intéressés par le bonheur, mon livre “Chuchotis et Ricochets” en est un concentré!

Le top 5 des phrases que je ne peux / veux plus entendre !

Crédit Pixabay

Ces phrases ont bercé mon enfance (famille / école, je vous aime !) – la vôtre peut-être aussi. Ou bien elles ont débarqué dans le paysage plus tard. Quoi qu’il en soit, elles me dépassent et dès que je les entends je sens une colère sourde monter en moi. Tous aux abris!

Il n’y en a pas une pour rattraper l’autre. Je vous les livre dans le désordre et vous pourrez ensuite me dire si vous aussi elles vous disent quelque chose ou si vous en avez d’autres à partager.

  • Ca fait aller OU il faut bien que ça aille

Cette réponse annonce la couleur tout de suite. Ça ne va pas. Mais comme « ça ne va pas », ça ne se dit pas – chez certains (ils sont nombreux !) – on contourne le problème comme on peut.

Pourquoi ça devrait aller ? Pourquoi ça devrait aller tous les jours, 365 jours par an ? Pourquoi il y a des jours où on ne pourrait pas dire que ça ne va pas, qu’on n’a pas le moral, sans pour autant que ça signifie qu’on soit au fond du trou ?

Et puis ce « il faut », quelle horreur ! Le moral ce n’est pas une machine qu’on programme. Quoique ! Si on s’efforce à voir le beau, le positif, on va mieux. Mais ce n’est pas toujours possible, et puis on n’en a pas toujours envie non plus.

Il y a des jours où ça va, d’autres où ça ne va pas. Et le dire ne fait pas de nous des êtres névrosés. Juste humains.

Surtout que le « ça fait aller » est souvent accompagné d’un semblant de sourire, presque une grimace. Comme si on n’avait pas le choix de toute façon ! Comme si nous n’étions que des moutons allant chaque jour à l’abattoir.

  • On ne peut pas tout avoir dans la vie

Alors là, on sort le grand jeu ! Il faut faire un choix.

Un boulot super, une passion, des enfants, une vie de couple réussie, une belle maison, des projets, de l’argent, la santé…  Prenez en trois ! Pas plus. Le reste c’est pour les autres. Si tu as une vie de famille, ne demande pas le job de tes rêves. Si tu as un super boulot, ne demande pas en plus d’avoir une fille / un mec  génial dans ta vie. Si tu as la santé, ne demande pas l’argent. Si tu as l’argent, oublie la vie de famille épanouie.

De toute façon ma fille (ça vaut peut-être pour les garçons aussi…) tu ne pourras pas tout cumuler. C’est ta famille ou ta carrière. C’est un boulot passionnant qui ne rapporte rien ou un boulot chiant qui rapporte gros.

Et si tu as tout, si tu manges du bonheur à chaque repas, dis-toi que la roue va tourner. Ça fera mal. Tu as cru que tu pouvais tout avoir, c’est du flan. La vie ce n’est pas ça. La vie c’est faire des choix.

Hyper enthousiasmant comme programme !

  • Ca ne va pas bien dans ta tête OU tu es complètement fou/ folle

Tout ça pour dire que si tu n’arrives pas à gérer tes émotions (que tu sois enfant, ado ou adulte) c’est que quelque chose ne tourne pas rond chez toi.

C’est plus facile de taire ses émotions, de faire semblant, de crier de l’intérieur. Si tu t’affirmes un peu trop, si la coupe est pleine et que tu lâches les vannes – c’est vrai que c’est moche les larmes, la morve, les cris, le chaos (on n’a pas toujours un coussin à portée de la main ou la chance de pouvoir s’éclipser pour aller hurler dans la nature) – tu rentres dans la case des postulants à l’asile.

Certes chacun réagit comme il peut face à la crise de colère / chagrin d’un proche.  Une fois ça passe, c’est la répétition qui est désastreuse. Ça s’imprime. Ça s’est imprimé en moi, alors quand j’entends ces mots, il faut calmer la petite fille à l’intérieur de moi, il faut respirer pour retrouver de la contenance et ne pas envoyer chier tout le monde.

  • Le sexe, c’est mal, c’est sale

On ne peut pas en être encore là aujourd’hui ! Qu’est-ce que vont devenir nos enfants avec ça ? On n’en a pas assez bavé nous-mêmes pour arriver à dépasser des idées toutes faites, lever des tabous, assumer notre plaisir?

C’est un retour terrifiant à la case départ. Franchement ça me fait aussi peur que la violence des armes. C’est juste une violence plus sournoise. C’est une négation pure et simple de notre humanité, de notre corps, de nos envies, de notre identité.

  • La vie c’est déjà assez compliqué comme ça…

J’aurai pu écrire « la vie est une soupière de merde / un combat ». Parce qu’on peut dire que j’ai été biberonnée à ça. Le bonheur c’est une illusion. C’est bon pour les rêveurs. Les rêveurs payent toujours leur idéalisme.

Ne nous méprenons pas, la vie est foncièrement injuste. Nous n’avons pas tous les mêmes chances. Mais est-ce la vie qui est en cause ? La vie qui n’est même pas palpable, la vie qui n’est même pas quantifiable. Est-ce que maudire la vie y changera quelque chose ? Est-ce que l’on doit tous s’armer pour combattre ? Combattre quoi ? Se battre contre qui ?

Et si la vie c’était simple. Injuste mais simple. Et si accepter la vie c’était la clé d’une vie épanouie. Et si en changeant notre regard sur la vie, on changeait notre façon de l’appréhender. Non plus comme un champ de bataille mais comme un champ des possibles, d’expériences. A nous ensuite d’en tirer le meilleur!

Chacun son histoire

Crédit Pixabay

En ce moment je lis, j’entends ici et là des témoignages de femmes qui souffrent, dans leur couple, dans leur vie, des femmes face à des choix à faire, difficiles, des femmes face à l’acceptation. Je pensais qu’avec le temps ce serait plus simple à gérer. En fin de compte à chaque fois je me prends une claque magistrale.

Je suis la spectatrice silencieuse de destins qui s’étiolent. Est-ce parce que la souffrance je la connais, la peur je l’ai vécu ? Est-ce parce que je connais l’issue ? Est-ce parce que je voudrais tant que personne ne connaisse ça ? Parce que personne ne devrait vivre ça ?

Je sais qu’on ne peut rien faire, que tout vient de soi, pour soi. Les autres ne sont qu’un regard extérieur sur ce qui se tait. Nous ne savons rien. Nous imaginons tout. Et quand nous avons une certaine expérience et sensibilité, nous imaginons le pire. Et alors nous restons là, loin du chaos, loin du désastre. Nous ne pouvons être qu’une oreille attentive. Les conseils et avis, ils ne sont qu’une façon pour nous de conjurer le vide, de nous sentir utiles, tout en sachant que ce n’est que du vent, qui ne touche rien.

Il faut accepter que la vie est ce qu’elle est, qu’elle n’est pas ce que nous souhaiterions qu’elle soit pour tous. Accepter que nous avons chacun notre histoire…

La folie des cadeaux de Noël

Crédit Pixabay

Noël ça revient chaque année et chaque année je me dis que je vais échapper à cette folie. Avant tout Noël c’est le partage, l’accueil. On parle même de fête ! Alors pourquoi chaque année, ça relève plus du casse-tête que d’autre chose ?

Aujourd’hui, on va parler cadeaux. Personne n’y échappe et si vous  y échappé, merci de me donner votre astuce !

Pour ma part, j’adore faire des cadeaux. En général. Un cadeau c’est un don de soi à l’autre. L’idée me plait beaucoup. C’est une des façons de dire « je t’aime ». Jusque-là tout va bien. Je pars toutefois du principe qu’un cadeau se doit d’être spontané. Le plaisir de faire plaisir. Chercher, chiner, trouver la perle. Ou bien oser le « fait-maison ». Pas besoin de louer une suite au Ritz pour que la surprise fasse sensation ! Une boite de biscuits peut parfois créer des étincelles dans les yeux. OU PAS.

Malheureusement, la mayonnaise ne prend pas toujours. Toi aussi tu as dû avoir droit au moins une fois dans ta vie, à un regard désolé suivi d’un sourire qui se voulait rassurant, à un « mon dieu que c’est moche !» dit à part dans la cuisine (alors même que c’était toi qui avait été acheté le cadeau pour le compte de… – A RETENIR, ne jamais acheter pour le compte de et laisser les gens se démerder…), à une confession du genre « il ne s’est pas foulé cette année ! Quel radin !» Combien de tes cadeaux ont fini dans une armoire, puis une brocante ou ont été carrément échangés voir remboursés ?

Ça t’a sûrement dégoutté de faire des cadeaux spontanés. Et tu as dû céder à la tendance de la liste de cadeaux, de laquelle il ne faut pas déroger. Finie la quête du cadeau idéal ! Tu n’as plus qu’à suivre à la lettre les recommandations de chacun. En deux clics sur Internet, l’affaire est dans le sac. Tu n’as pas mis les pieds dans un magasin depuis belle lurette. L’ambiance de Noel s’est évanouie au prix du cadeau parfait ! La magie n’est plus.

Chaque année pourtant tu te dis que tu vas déroger à la règle familiale. Quand on te demande ce que toi tu veux comme cadeau, tu te retrouves face au même dilemme que les autres fois (parce que tes idées n’ont pas changé d’un iota : carnet, livre, massage au choix) – comment dire que cette année, peut-être que, on pourrait s’en dispenser ? On fait juste un cadeau pour les enfants ?

Horreur et condamnation ! Comment peux-tu penser une chose pareille ! Il y a vraiment un truc qui ne tourne pas rond chez toi ! C’est Noël quand même !

Tu remballes tes idées insensées et tu attends fébrilement l’arrivée des listes des uns et des autres, listes qui arrivent pour certaines le 23 décembre ! Plus personne n’a d’idée ! Et pour cause. Entre Noël, l’anniversaire, la fête des mères, la fête des pères, la St trucmuche, il faut vraiment se creuser les méninges ! Tout le monde a déjà tout. Et parfois même en double !

Last but not least, le prix! Et oui, soyons fous jusqu’au bout ! Là, tout le monde se lâche, quitte à se retrouver dans le rouge le 10 décembre. Aux grandes émotions, les grands moyens ! On se trouvera presque forcé de s’excuser si on n’a pas pu mettre grand-chose dans la cagnotte – comparé aux autres. Ça donne l’impression que tout le monde se rattrape – de quoi ? De ne pas avoir été assez disponible, à l’écoute ? Plus le cadeau sera gros, plus il aura coûté cher, plus il sera déculpabilisant. A défaut, on se reprendra une tartine de « je ne suis vraiment pas à la hauteur », histoire de conclure l’année en beauté !

En se jurant que l’année prochaine, on prendra les devants et qu’on ne se fera pas avoir une nouvelle fois. Les paris sont ouverts…