Concentré de magie

Copyright Marie Kléber

Tu es là chaque jour, même quand tu n’es pas là. Et chaque jour je me remplis de toi.

Les minutes qui nous séparent nous rapprochent. Le temps qui nous semble long parfois entre deux rendez-vous nous file entre les doigts quand nous sommes ensemble.

Je n’écoute pas les battements de ton cœur, j’accorde ma respiration à la tienne, je saisis ce que je veux retenir du présent, ce présent qui tisse la toile de nos souvenirs à venir.

Je m’enivre de ta présence et de tes mots en ton absence. Je note tout ce qui me touche, je couche sur le papier les émotions, les ressentis, les frissons, ces sensations si singulières, nos expériences si particulières.

Tu es là, dans mes pensées, quand tu n’es pas là, quand les minutes de loin me paraissent interminables, quand j’ai envie d’un peau contre peau, de ce contact qui a le pouvoir d’insuffler une énergie neuve à mon corps et mes envies.

Tu inondes mes jours et mes nuits de sentiments qui gonflent mon cœur d’un amour, qui déborde. J’ai peur que ce soit trop parfois.

J’aimerais te respirer chaque seconde. Et pourtant je sais que c’est dans notre liberté d’être l’un sans l’autre que nous puisons l’essentiel de ce qui nous lie.

Un concentré de magie…

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Une histoire de date

Crédit Pixabay

La nuit est passée et le réveil m’a tiré d’un sommeil étrange. Difficile d’ouvrir les yeux, difficile de se lever. Ça m’arrive rarement.

Mon bol de céréales était infect. Je me suis brûlée en voulant retirer mon sachet de thé. Ma tartine est tombée par deux fois côté beurre sur le parquet – le présage d’une journée idyllique!

Dans ses bras, une, deux images sont venues perturbées mon bonheur matinal. Je les ai chassées vite fait bien fait. Pas là, pas maintenant.

Arrivée au bureau, une fois l’ordinateur allumé, mon regard s’est arrêté sur la date. 11 juillet.

Il y a 7 ans, je me mariais…

Quoi que je fasse, les dates restent. Immuables elles portent en elles des tonnes de souvenirs, qui parfois éclatent – peut-être qu’il y a encore des choses à sortir, des maux à exorciser.

Le jour de mon mariage, j’étais heureuse, le masque parfait de la fille qui veut y croire coute que coute, même quand tous les voyants sont rouge et annoncent un danger imminent. Pourtant les 10 jours précédents avaient été remplis de doutes et de larmes, d’envies de mettre un terme à cette mascarade. Autour de moi, il y avait mes amies, solidaires et ma famille, profondément meurtrie par le choix que je faisais.

C’était une belle journée, entrecoupée d’instants où un mot semblait avoir le pouvoir de tout remettre en question. Puis on passait à autre chose. Avec le sourire.

Le soir, de retour chez moi, en me regardant dans le miroir, en enlevant toutes les épingles de mes cheveux, je me suis promis d’être heureuse avec des trémolos dans la voix. Était-ce ma façon de conjurer un sort écrit de toute pièce ?

Dans la pièce à côté, celui qui était devenu mon mari faisait la fête avec ses amis. Je me suis allongée dans le lit, j’ai attendu et puis je me suis endormie, seule.

Deux jours après, la course aux papiers débutait. Deux mois plus tard il embarquait pour l’Égypte.

Aujourd’hui je réalise que j’ai épousé un fantôme. S’il n’y avait pas eu le reste, le mépris, le silence, les abus, la violence psychologique, la contrainte, j’aurais fait avec. Heureusement qu’il y a eu le reste, sinon je serais restée prisonnière d’une relation sans présent, sans avenir, j’aurais gâché ma vie.

Sous prétexte que la vie est sacrée

Crédit Pixabay

L’autre jour j’ai parlé de toi. Nous dissertions sur la vie et sur la fin. Faut-il maintenir le corps quand le cerveau ne répond plus ?

Je n’ai pas un avis tranché sur le sujet, je n’aime plus les avis tranchés. Pourtant je trouve ça criminel toutes ces machines qui font semblant, tous ces légumes agonisants. Je trouve ça scandaleux cette fin imposée, ces hommes qui ne peuvent avoir le dernier mot, sous prétexte qu’une vie c’est sacré.

Mais quand la vie est une suite interminable de souffrances, à quoi s’accrocher ? Comment vivais-tu cela ? Est-ce que tu ressentais quelque chose ? Qu’il y avait-il à l’intérieur de toi ?

J’avoue, j’ai prié, souvent, avec ferveur, pour que ton calvaire cesse, pour que tu trouves la paix, ailleurs. Toutes ces hospitalisations n’ont fait que te fragiliser, elles n’ont rien changé à ton état. Tu es resté ce petit garçon dans ton monde, le corps fragile, le cœur au bord d’un abîme que l’amour ne pouvait atteindre. Tu es resté le corps infirme, la tête vide. Et tes cris sont devenus lourd, des cris de bête sauvage qui agonise. Nous avons accepté ça.

Par amour ?

Pour qui ? Pour quoi ?

Si la vie est sacrée, alors elle doit être protégée. Si la vie est sacrée, a-t-on le droit, quand on sait, d’imposer un tel calvaire à un être humain ?

On parlera d’épreuves, de beauté de la souffrance, quelque chose comme une croix à porter, une histoire de pardon, de rédemption.

Pourtant je les entends encore les rires des enfants, je vois encore leurs visages illuminés par une présence, je revis ces heures en suspens de temps partagé à s’apprivoiser. A quel prix ? Celui de la vie dont le chaos se fait tenace, dont l’espoir se réduit à mesure des jours qui passent.

Peut-être que c’est juste de l’égoïsme. Peut-être que c’est juste de la peur. Ou de la folie

Mais si je n’étais maintenue en vie que par artifice, je crois que j’aimerais qu’on me laisse partir. En paix.

Les États d’Esprit du Vendredi 06.07.2018

Je profite du grand calme de l’après-midi pour poster mes états d’esprit, initiative de The Posman  et Zenopia.  On copie le formulaire, on le remplit, on glisse un petit mot doux sur leurs blogs respectifs avec le lien de notre article et c’est parti :

Début [16:44]

Fatigue : dès que je dors bien, ça va bien

Humeur : excellente
Estomac: salade, abricot, thé à la menthe, chouquettes
Esprit: se pose moins de questions
Cond. phys. : yoga 3 fois cette semaine, abdos-fessiers 1 fois, un peu de marche dans les rues de Paris
Boulot : les 3/4 de la population est devant un écran – pas d’ordinateur – à l’heure où je vous écris!
Culture:  La rencontre de Françoise Rey
Penser à : terminer mon recueil de poèmes et ma nouvelle (Vraiment)
Avis perso : pouvoir dire “non” sans se sentir menacée, en danger, c’est tellement rassurant
Message perso: (1) courage pour les rattrapages et les soucis de santé à gérer (2) as-tu eu mon texto? (3) merci de respecter mes choix et de m’encourager à assumer mes envies
Loulou: en vacances, a un nouveau vélo, se passionne pour le foot
Amitiés : les vacances se préparent
Love : rassurant, entreprenant, passionnant, présent encore et toujours
Sorties : j’irai où mon cœur me porte…
Essentiel: oser, s’affranchir, s’affirmer
Courses: maillot de bain, robe
Envie de: ciné, musée, se balader dans Paris à la nuit tombée, passer du temps à deux
Photo: hommage
Zic: Nuit et Brouillard – Jean Ferrat
Fin [17:07]
Très bon weekend ensoleillé à tous et à toutes. Et bonnes vacances à ceux pour qui elles débutent ce soir!

La perfection de l’imparfait

Crédit Pixabay

Nous sommes humains, imparfaits, la somme de forces et de faiblesses, mélange de zones franches et de chaos, d’intangible espérance ou d’espoirs vains, de fragilités, de doutes, d’envies, de paradoxes variés.

Nous sommes uniques, parfaits tels que nous sommes, de corps et de cœur. Et si nous aspirons au meilleur, ce n’est pas en quête de perfection mais plutôt de perfectionnement de soi, d’épanouissement, de développement.

Quand l’autre est parfait pour soi et que nous sommes parfaits pour l’autre, ce n’est pas dans un aveuglement complet, qui voudrait que nous placions l’autre sur un piédestal, refusant de voir qu’il est après tout humain, mettant ainsi à l’amour des conditions qui n’ont pas lieu d’être, mais dans une dimension différente, celle d’un amour partagé qui fait des défauts et des qualités des bases fondatrices de la relation (quelle qu’elle soit).

L’unicité de chacun ne nous rend pas forcément attiré par tous. La relation nait d’une idée de l’autre puis grandit avec sa vérité. A nous le choix d’accueillir cette vérité ou de passer notre chemin.

La perfection de l’être existe dans l’imperfection de l’humain. A tous moments faillibles, à tous moments perfectibles. A tous moments en évolution.

A la quête d’un impossible, privilégions celle de l’authentique qui fait de nous des individus de l’instant. Qui n’avons rien à prouver, rien à devoir devenir pour être aimé.

S’apprendre et trouver sa voie/voix

Crédit – Pixabay

Parfois il faut revenir sur le passé, décortiquer tout un tas de choses, d’évènements, de ressentis. Parfois il est nécessaire ce retour en arrière pour comprendre, avancer, se débarrasser de ce qui ne nous intéresse plus, ne fait plus sens.

L’immersion est tantôt légère, tantôt douloureuse. Il arrive que des évènements du présent fassent ressurgir des maux enfouis. On peut les laisser là où on les a trouvé, en se disant à quoi bon. Ou les sortir de leur cachette et les regarder droit dans les yeux. Jusqu’à ce qu’on arrive à lâcher prise, à les laisser partir.

Plus j’avance, plus je me reconnecte au présent, aux émotions, plus le passé revient comme pour m’intimer l’ordre de faire ce travail. C’est nécessaire. Je ressens le besoin de m’affranchir de ces codes, de ces cases, de quelques principes qui ont fait mon éducation et qui ne sont plus moi. Tout en acceptant que les personnes qui m’entourent ont juste fait de leur mieux. Je suis celle que je suis grâce à eux également. Toutefois au fil du temps et des expériences, j’ai développé mes propres idées, mes propres valeurs. Et je tente chaque jour de prendre ma place, de trouver mon équilibre, celui qui est juste pour moi (et ne le serait pas forcément pour quelqu’un d’autre).

Je m’apprends. Au travers de mes jours. Et des personnes rencontrées, des messages reçus. Je souhaite désormais aller de l’avant, exorciser mes peurs. Quand je lâche prise, je me découvre plus sûre de moi, plus confiante. Je me sens plus libre dans ma relation à autrui, moins sur la défensive ou dans le contrôle.

Petit à petit je m’éloigne des schémas, des routes toutes tracées pour trouver ma voie – ma voix !

Et vous, vous vous apprenez comment? Vous l’avez trouvée votre voie/voix?

Aussi fragile que du cristal

Crédit Pixabay

Mon esprit a-t-il fait l’impasse ?

Cette nouvelle annoncée entre deux portes, nous nous y attendions depuis si longtemps qu’elle est passée presque inaperçue. On s’est même dit : enfin !

Pourtant c’est une vie en moins, une vie éteinte, un sourire qui ne sourira plus que sur les photos et dans les souvenirs que nous ferons revivre au gré d’un rendez-vous. Pourtant c’est une famille amputée, des cœurs fatigués qui restent, tentent d’accepter l’impossible, le point final.

La maladie avait pris, repris, était partie puis revenue avant de tout liquider, de la rendre aussi fragile que du cristal. Chaque jour de plus était un jour de trop, trop de souffrance. Pour un final connu, appréhendé. Il n’était plus questions que de semaines, de jours, puis d’heures, de secondes d’éternité prêtes à exploser.

En avril, j’ai pleuré.

Aujourd’hui, je souris. Comme si la mort avait libéré la vie.

Même si la vie aurait pu continuer. Même si je sais combien ses enfants auraient aimé qu’elle soit là pour tant d’autres premières fois. Même si l’alcool consume les faibles forces de son compagnon, anéanti par tant d’années douloureuses, sans autre espoir que celui du sommeil éternel.

Je ne l’ai pas vu décliner. Alors je garderai dans ma mémoire l’image de cette femme généreusement excentrique, joyeusement libérée.

Et elle me rappellera encore une fois combien le présent est précieux, combien il est essentiel de pardonner, de dire l’amour, de le vivre, de le créer.

De la force (et) de l’amour

C’est devenu facile de lui parler de lui. Quand les questions viennent, la parole ne se fige plus dans un rictus compliqué, le chaos ne se glisse plus comme si un combat sans merci allait commencer. C’est fluide, pas toujours simple mais fluide. C’est par vague, des moments il parle beaucoup de lui, d’autres il n’y pense pas ou s’il y pense il n’en parle pas. Peut-être que c’est clair à ce moment-là.

Il sait qu’il peut m’en parler. J’ai toujours souhaité être ouverte là-dessus. Même  si ça m’a longtemps couté, surtout au début, même si c’était compliqué de devoir faire semblant à l’évocation d’un prénom, à la vue d’une photo. Même si le sujet était devenu presque tabou entre tous les protagonistes de cette histoire « sordide ». Je voulais qu’il se sente libre d’en parler, comme de ne pas en parler, qu’il ait accès à son espace identitaire, au-delà de ce que j’avais vécu en tant que femme.

Mettre un visage sur un prénom. Savoir d’où il vient. L’histoire il la sait, depuis le début. Elle n’a jamais été édulcorée, juste racontée à hauteur d’enfant, avec les mots qui aujourd’hui ont un sens pour lui. Il sait ce qu’il doit savoir, rien de plus, rien de moins.

Je me rends compte toutefois que nous n’avons pas tous évolué de la même façon sur ce sujet « sensible ». Quand il évoque son père, les mots et les regards ne disent pas la même chose. Je me demande s’il le sent, s’il remarque cette moue, ce petit rien, mélange de peur et de colère, ce clignement d’œil presque insignifiant,  qui me frappe pourtant toujours en plein cœur, comme s’il restait des morceaux d’humanité blessés en chacun d’eux, comme si la rage n’attendait qu’un mot pour sortir et se libérer de tout ce qui pèse comme un poids mort. Certains gardent le silence. D’autres sursautent à la moindre pensée de ce qui pourrait arriver si. D’autres se font des scénarios sur l’avenir, mon avenir, le sien. Tout le monde essaie de se rassurer comme il peut avec ce qu’il a entre les mains, peu de choses au final, je finis par être discrète, par en dire le moins possible pour apaiser les cœurs et les esprits, pour que les mots ne soient plus aussi violents qu’ils le furent, pour qu’ils ne m’atteignent plus dans le bonheur de l’instant présent.

C’est devenu facile de lui parler de lui. J’ai fait mon deuil. J’ai pardonné ce qu’il y avait à pardonner. Les autres, un peu ou pas. Ils sont de ceux qui pensent que tout ne se pardonne pas. Ils préfèrent vivre avec ce poids sur le cœur, comme une marque de ce qui fut, comme une blessure qui ne peut totalement guérir. C’est peut-être une question de ligne de départ ou encore une façon d’envisager le pire, pour ne pas être pris au dépourvu si le pire se manifeste. Peut-être que la route était plus facile pour moi, je l’avais lui, ce petit être à protéger, à aimer. Peut-être qu’il m’a donné l’envie de me dépasser, de dépasser ce qui me tirait vers le bas. Il a été ma lumière dans les heures creuses, le soleil auquel je me suis raccrochée bien des fois pour continuer. Ou c’est peut-être un choix, le choix de la vie, d’une nouvelle page à écrire, plus vraie.

Je souhaite être juste avec le passé, comme le présent. Je souhaite être juste avec l’histoire, son histoire. Pour qu’il puisse un jour faire ses choix, en conscience. Si pour certains le risque est grand, l’incertitude omniprésente, je sais que ma peur s’est transmutée en force. Et que cette force, couplée à l’amour, personne ne peut rien contre.

Qui suis-je (au-delà de ce contrôle que je m’impose)?

Crédit – Pixabay

Hier, lors de mon atelier d’écriture mensuel, en discutant de mes textes et personnages, sur deux écrits dans la même soirée, les mêmes mots sont sortis de la bouche des autres participants et ça m’a filé une de ces claques.

Le contrôle (tout comme l’équilibre), c’est l’histoire de ma vie en quelque sorte. J’essaye de m’en affranchir depuis de nombreuses années mais force est de constater que ça ne fonctionne pas,  car même les « héros » de mes histoires y ont droit.

Tout dans ma vie est sous contrôle. C’est rassurant et éreintant aussi. Le contrôle me protège, de moi-même et du monde. Le lâcher prise j’y aspire, j’y arrive parfois. Cela ne dure jamais longtemps. Et pourtant je m’accroche…

Depuis que je suis petite, chaque débordement aussi minime soit il a été recadré. Les seuls endroits où le contrôle n’était pas de mise : ma tête et une piste de danse. Petite je parlais seule, mon sas de décompression, cette impression qu’enfin je pouvais lâcher du lest, être vraie à l’intérieur de moi (même si ça gênait beaucoup de monde, une petite fille qui parle seule c’est dérangeant). Sur une piste de danse, c’est la musique et le ressenti qui priment.

Dans la vie de tous les jours, je contrôle mes mots, mes gestes, je planifie à l’excès, je rentre dans le moule, je m’affirme (en culpabilisant beaucoup).  Je contrôle mes émotions aussi. Je me sais à fleur de peau souvent. Tout est extrême en moi, le bon comme le mauvais. J’aime passionnément la vie et j’ai flirté avec la mort. Je me sais capable du meilleur comme du pire. J’ai marché dans les ténèbres et dans la lumière. Je connais l’odeur de la peur, du néant, des tripes mises à nu. Comme je veux rester maîtresse de moi en toutes circonstances, de peur que l’autre en face voit mes fragilités, s’aventure au-delà de l’apparence, je contrôle. C’est presque un réflexe. Parfois l’autre voit à l’intérieur de moi, je le sais, il ne dit rien, il est attentif, présent, il sait, il attend que je sois prête à m’offrir sans fard, dépourvue de toutes ces couches de peau qui ne sont pas moi – peu de gens me connaissent de cette manière là. J’apprends à me découvrir davantage avec ces personnes là, ce n’est pas toujours facile et je ne me trouve pas toujours juste non plus vis à vis d’elles (enfin c’est une autre histoire).

C’est même devenu un trait de caractère. L’année dernière, en écrivant le texte « En eaux troubles », quelque chose s’est produit, le lâcher prise à eu lieu, l’histoire s’est dessinée dans un espace du moi libéré. Et si les retours ont été positifs, beaucoup de personnes qui me connaissent m’ont dit « ce n’est pas toi ». Et pourtant si, c’était cette partie de moi enfouie sous des années de contrôle.

Depuis quelques années, il y a une personne qui touche là où ça fait mal : mon fils. Il est comme un miroir face auquel mes limites se cognent. Avec un enfant, impossible de tout contrôler. Il y a ces moments où je m’y accroche pourtant, où un débordement aussi minime soit il vient chambouler croyances et principes, je me sens perdue, complètement larguée, incapable de réagir comme un adulte devrait pouvoir le faire. Je redeviens cette petite fille en colère contre le monde entier. Puis il y a d’autres moments où le contrôle se tait, l’intuition prend la main, où je m’adapte facilement, principes et croyances s’effondrant au profit de la meilleure manière de gérer une situation compliquée.

Le contrôle est parfois nécessaire, parfois superficiel. J’aimerais réussir à ne plus le laisser diriger ma vie. J’aimerais plus de liberté, moins de culpabilité. J’aimerais que mes émotions ne soient plus un frein, que mon cœur débordant d’amour puisse se dire sans crainte. J’aimerais que mes mots exultent eux aussi. J’aimerais être et que ma manière de m’exprimer ne soit plus vue comme un « débordement », juste comme ma façon à moi d’exister.

Et vous le contrôle, ça vous parle? Vous arrivez à vous en détacher? Si oui, comment? 

Les États d’Esprit du Vendredi 01.06.2018

Après avoir zappé la semaine dernière, me voilà de retour pour les premiers états d’esprit de juin, le rendez-vous de The Posman  et Zenopia.  On copie le formulaire, on le remplit, on glisse un petit mot doux sur leurs blogs respectifs avec le lien de notre article et c’est parti :

Début [06:45]

Fatigue : toujours l’impression d’avoir la tête en friche comme si elle avait passé la nuit dans une essoreuse à salade…oh joie!

Humeur : excellente
Estomac: thé
Esprit: dans l’ici et maintenant
Cond. phys. : footing, escaliers, danse
Boulot : grand nettoyage de printemps
Culture:  Venus Erotica (un inceste dans la première nouvelle, ça m’a un peu refroidi pour la suite…) – Very good lives de J.K. Rowling – les 4 accords toltèques de Don Miguel Ruiz
Penser à : terminer ma nouvelle
Avis perso : d’où vient cette idée que le gruyère n’est pas du fromage, c’est du gruyère! Est-ce une idée de mec, de petit comme de grand d’ailleurs?
Message perso: (1) est-ce qu’on peut dire “je t’aime” tous les jours ou est-ce qu’on le réserve pour de grandes occasions? (2) profite sans anticiper! (3) j’ai envie de…
Loulou : fait des bêtises plus grosses que lui, a réalisé un tableau super mimi pour la fête des mères, parle des morts…
Amitiés : au téléphone, par mail, me manquent quand même…
Love : attentif, présent, me faire rire et sourire, souvent, trouve que je ne suis pas compliquée (c’est pas beau la vie!)
Sorties : pique-nique en famille, coiffeur pour loulou, visite chez mémé
Essentiel: pardonner
Courses: cadeaux d’anniversaire pour les copains de loulou
Envie de: tester plein de nouvelles recettes
Photo: pas si loin de Paris…
Zic: Addicted to You – Avicii
Fin [07:15]
Happy Friday! Et bon weekend à toutes et à tous!