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La fissure

Photo by ramy Kabalan on Pexels.com

Quand les gros sujets sont épuisés
Que le quotidien a retrouvé des airs de légèreté
Que le cœur apaisé prend soin
Que la joie prend vie

Sous des couches d’inconscience
Là-bas, dans le profond de nous-mêmes
Là où si peu de lumière passe
Comme une protection de plus

Là, où d’ordinaire on se garde de venir
Le jour resplendit
Pourquoi chercher la nuit ?

Là, où d’ordinaire on passe à travers
Sans s’appesantir

Là, il y a la fissure, une entaille si fine qu’il faut s’approcher
Pour voir l’impact
Creuser pour que l’ombre se révèle

Là, il y a ce qu’on ne veut pas voir
Enterré sous des couches de certitudes
Un chemin dans la roche
Tous les choix « faute de mieux »
Nos dualités
Nos fragilités
Bien calées sous terre

Là, il y a ce que nous pouvons continuer de nier
Ou y faire face
En toute humilité

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Journal, introspection et créativité: un chemin vers soi.

Je pense à cet article depuis quelques semaines déjà. Pour être honnête, j’y pense depuis le partage de Sophie sur je sujet, que j’ai trouvé très enrichissant et après avoir visionné quelques vidéos sur l’art-thérapie et le journal créatif.

Je tiens un journal depuis l’adolescence. Au départ, j’y consignais mes envies, mes joies, mes peines, mes questionnements, mon quotidien, mes émotions, mes doutes. J’ai eu des périodes où j’écrivais tous les jours mes états d’âme, d’autres où je préférais créer des textes courts et nouvelles. Dans mes carnets, j’ai un peu de tout, des mots, des listes – d’envies, de “merci” – des idées d’écriture, des affirmations positives, des citations, des articles, des pensées en passant, prises au vol, vite consignées de peur qu’elles ne s’échappent.

Ce dont je voulais vous parler, c’est surtout de la manière dont a évolué mon journal au cours des six dernières années.

En 2014, je reprends la plume, j’ai besoin d’un espace à moi. Je m’offre un beau carnet et c’est parti. Je suis très appliquée. Pas une rature, tout est nickel et dès que ça ne l’est pas, je panique. J’ai besoin de “beau”, d’épuré. Rien ne dépasse, tout est sous contrôle.

En 2015 puis en 2016, les pages sont un peu plus colorées. Je colle. Je souligne, je surligne. C’est le début de plus de liberté. Je m’autorise à… Dis comme ça c’est un peu étrange, mais c’est vraiment ce que je ressens, je me donne l’autorisation de faire autrement, de ne plus être dans le contrôle total, dans le “tout parfait”.

En 2017, je découvre le BUJO suite à un article de Mély. Je trouve l’idée intéressante, une bonne façon d’organiser le quotidien tout en faisant avancer ses projets. Même si je suis loin des modèles très artistiques qu’on peut voir partout sur la toile, c’est un pas de plus vers une expression différente de soi, plus créative. Dans mon BUJO on trouve principalement une organisation par semaine, avec une partie agenda et une partie “liste de choses à faire”. Et une organisation mensuelle avec mes livres lus, mes instants de bonheur, les citations qui me parlent, mes affirmations positives, mes prises de conscience, quelques tracking. J’écris beaucoup moins dans mon journal. Non par manque de temps mais parce que j’ai l’impression de me disperser…

En 2018, je reprends le BUJO et l’écriture dans mon journal. Je laisse davantage libre cours à mes envies. Faire de la peinture avec mon fils m’a ouvert une porte que je croyais à tout jamais fermée. Et oui, combien sommes-nous à penser que nous ne sommes pas créatifs, que nous sommes “nuls? Combien sommes-nous à traîner cela depuis l’enfance? Combien sommes-nous à y croire vraiment et à avoir donné notre pouvoir aux autres sur ce coup là? Je ressens vraiment le besoin de lâcher prise et surtout de m’exprimer avec autre chose que des mots.

En 2019, j’essaie, je me lance, je ne me limite plus. J’ai toujours un BUJO plutôt dédié organisation, que ce soit vie perso, vie pro, loisirs. J’y note également mes rêves et mes cycles. Cela va évoluer en 2020 avec un carnet spécial rêves (question d’espace pour les interpréter!) et la réintégration de mes cycles sur mon journal “créatif” car tout est lié, créativité, inspiration, mots, maux, cycle, identité, émotions, ressentis, apprentissage, évolution.

Mon journal est désormais un espace d’expression sans contrainte. Un espace qui me permet de laisser libre cours à mon imagination, dans lequel je ne me bride plus. J’exprime tout ce qui se passe en moi, j’y vois un outil puissant d’introspection. C’est un véritable compagnon de vie. Il est le reflet de qui je suis, qui je deviens chaque jour.

Voilà, j’espère que cet article vous aura plu. J’avais surtout envie de vous montrer que nous sommes tous créatifs, qu’il n’y a pas qu’une manière de l’être. Que les limites que nous nous mettons sont souvent le reflet de ce que nous pensons à l’intérieur de nous mêmes et qu’à chaque instant nous pouvons revenir sur ces pensées limitantes et les dépasser. En nous donnant l’autorisation d’être qui nous sommes tout simplement.

Et vous, vous tenez un journal? Vous aimez peindre, dessiner mais vous ne vous sentez pas libre de le faire? Quelles sont / étaient vos limitations et quand, comment avez-vous réussi à les dépasser? 

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L’autre n’est jamais le problème…

Crédit Pixabay

Au premier jour de formation, cette phrase vous fait l’effet d’une bombe et vous vous dites que vous avez du boulot à faire sur vous!

L’autre, vous savez, votre patron, vos parents, votre voisin de palier, vos collègues, vos potes, votre meilleure amie, votre mouflet, les gosses des autres, la maitresse, les autres conducteurs, votre coiffeur, votre belle-mère, les parents d’élèves, le garagiste, la SNCF, la Poste, les hommes politiques, votre conjoint, vos lecteurs, vos clients…
Je pense que vous voyez très bien.

Et oui, au début ça file une de ses claques.
Mais si l’autre n’est pas la source de TOUS mes problèmes, qui en est responsable? Ça mouline, un peu, beaucoup, ça mouline et ça lutte à l’intérieur, un vrai bras de fer, pour ne surtout pas faire face à la réponse.
L’autre, responsable de mes maux, c’est beaucoup plus simple et pratique.
L’autre, cet inadapté, cet abruti, ce sans-gêne, cet irrespectueux, cet empêcheur de tourner en rond, l’autre, celui qui me gâche l’existence. Je ne vais quand même pas le laisser s’en tirer à si bon compte.

Peut-être, mais à force de se dire que c’est l’autre, on perd le contrôle de nos choix, de nos vies. On devient un pantin entre ses mains et on va pouvoir continuer à en vouloir à la terre entière pour tout ce que nous considérons comme injustice et manque de chance.

Toutefois, ça n’aura pas l’effet escompté. L’autre ne va pas changer pour vos beaux yeux. D’ailleurs pourquoi devrait-il changer? L’autre est tel qu’il est comme vous êtes tel que vous êtes. Il n’est peut-être pas comme vous aimeriez qu’il soit, certes, mais vous n’êtes peut-être pas, vous non plus, comme il aimerait que vous soyez. A ce régime là, nous ne cesserons jamais tourner en rond. Or le but de toute vie c’est d’évoluer, non!

Comment évoluer sans prendre nos responsabilités. Nous avons tous en tête la célèbre phrase de Gandhi “soyez le changement que vous voulez voir dans le monde”. Le monde ce n’est pas ailleurs, c’est là, votre monde, votre famille, vos loisirs, votre travail, vos blessures, votre histoire.
Je ne vous cache pas que ce n’est pas un travail évident mais je peux vous assurer qu’il est très libérateur. Il donne une vision du monde totalement différente et aide à accueillir l’autre sans jugement.

Comme l’autre n’est pas responsable de notre bonheur, il ne l’est pas non plus de notre malheur. Oui, je sais c’est un peu compliqué à intégrer et pas de souci, il y a des jours où ça vous paraitra simple et d’autres où vous vous direz que c’est complètement barré cette histoire.

Le but c’est bien de réfléchir à la place de chacun et à la meilleure manière de trouver la sienne. Notre colère, notre déception, notre peine, nos chagrins, nos peurs, notre jalousie tout comme nos joies, nos partages, nos réussites, parlent de nous. Toutes nos émotions et nos sentiments sont un baromètre fantastique pour apprendre à nous connaître, nous accueillir, nous accepter, nous aimer.

Bien sûr si l’autre pouvait aussi faire le travail, ce serait mieux. Mais là nous n’avons pas la main. Et nous ne l’aurons jamais. Demandez à tous les “sauveurs” de la terre, personne n’a jamais réussi à changer quelqu’un contre son gré. C’est une utopie et une certaine violence aussi envers l’autre (après réflexion). Mettons nous, à sa place, aimerions nous que quelqu’un nous façonne à sa guise, selon des valeurs et idées qui ne nous parlent pas du tout?

Chacun son chemin, chacun son rythme. Chacun son cheminement personnel, chacun son histoire et chacun sa personnalité. Nos différences ne sont pas faites pour être gommées, elles sont une richesse pour nous aider à grandir encore et toujours.

PS/ Ca va de soi mais je préfère le préciser, nous ne sommes aucunement responsables des actes odieux commis par d’autres à notre encontre. Seulement de la manière dont nous y faisons face et là encore nous y faisons face en fonction d’où nous en sommes dans notre parcours personnel. Ce billet a été écrit pour ouvrir la réflexion de chacun…

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J’ai rêvé de ce Noël…

J’ai rêvé de ce Noël  sans cadeau et de ce cadeau précieux, celui d’être en vie, celui d’être ensemble. Ou alors juste pour les petits, juste pour leurs yeux qui pétillent sans en faire des tonnes. Certains ont déjà tant.

J’ai rêvé de ce Noël. Résister à l’avalanche de présents. Qui dureront le temps d’un déjeuner de soleil. Si vous avez un jour tout perdu ou tout laisser derrière vous, vous savez combien le matériel est éphémère.

J’ai rêvé de ce Noël, cette communion, que tout l’argent des uns puisse garantir aux autres un peu plus de légèreté, un peu plus que le quotidien.

Noël me fait cet effet là depuis quelques années, ce trop qui sans cesse me bouscule. Je perds pied à chaque fois devant cette course aux cadeaux, cette frénésie d’achat(s). La magie cède la place à la conscience que pour certains, la magie est un espoir vain. J’ai mal au cœur. Je suis fatiguée de l’opulence.

Certains diront que donner ne change rien, que c’est à ceux qui ont le pouvoir, d’œuvrer. Et s’ils ne le font pas, devons-nous cautionner? Devons-nous fermer les yeux? Devons-nous regarder la misère creuser son lit en restant indifférents?
Et si chacun faisait un peu, donnait un peu? Et si chacun faisait un pas vers l’autre?
Et si tout commençait par nous?

Mon mal être certain. Je ne veux pas le voir. Je le combats et pourtant la fatigue me rattrape. Lasse, je fais comme tout le monde, je ne lutte pas, je m’assieds sur mes rêves. Au pied du sapin il y aura des cadeaux. Certains plairont, d’autres moins.
Et dire qu’il y en a tant qui n’auront rien. Pas même et surtout, la chance d’être ensemble, un repas sain, une nuit à l’abri, un peu de paix au creux du chaos quotidien.
Et dire que Noël célèbre la venue d’un saint qui nous invite à nous dépouiller, à tendre la main…

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Écouter l’autre, oui mais l’écouter vraiment

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Il y aura toujours pire, il y aura toujours mieux. Selon nos propres critères. Aucune situation n’est idéale. Aucune souffrance n’est moins importante qu’une autre. Puisque tout part de nous, de notre ressenti. Ce qui est banal pour moi sera terrible pour quelqu’un d’autre. Et ce qui est dramatique pour quelqu’un passera peut-être comme une lettre à la poste pour moi.

C’est pourquoi quand quelqu’un nous parle, évitons de lui sortir des banalités comme “oui mais toi tu as de la chance” ou “tu es dans une position plus confortable que la mienne”. Quand qu’une personne nous parle, elle a besoin d’écoute tout simplement, pas de savoir que la vie de l’autre est plus compliquée que la sienne – il y a fort à parier qu’elle le sait déjà. Elle a juste besoin de vider son sac, de dire ce qui pèse, ce qu’elle supporte mal, ce qui la touche, ce qui la fait vaciller.

Dans mon quotidien de maman solo, j’entends souvent “tu as de la chance tu as tes parents”, “tu as de la chance tu n’en as qu’un” ou encore “oui mais toi tu gagnes bien ta vie”. Donc en gros “ferme là”.
Comme si moi je disais à un autre parent “oui mais toi tu t’entends bien avec la mère/le père de tes enfants”, “oui mais toi tu as un weekend, voir une semaine de libre et tu peux te reposer un peu” ou encore “oui mais toi tu as tout une tribu autour de toi”.

Qu’est-ce que j’en sais après tout si c’est une chance pour cette personne de si bien s’entendre avec son ex, d’avoir une semaine sans ses enfants, d’en avoir plusieurs parce que, à ce qu’il parait, ils peuvent jouer ensemble!

J’ai certes plus de billes que d’autres, mais pas toutes. Et personne ne les a toutes d’ailleurs. Notre seul point commun, c’est d’élever seul(e)s nos enfants et rien que ça, ça devrait nous unir, non, au lieu de nous séparer, comme si il y avait un podium, une première place pour celle ou celui qui en souffre le plus.

Je l’ai déjà dit ici et je ne m’en cache pas, la maternité est ma plus grand joie et ma plus grande souffrance. Je n’ai pas besoin d’entendre que j’ai de la chance à tout bout de champ. Primo, parce que je le sais et secundo parce que ça ne fait pas tout. Comme tous les parents qui élèvent leurs enfants seuls, une fois la porte fermée, je n’ai pas de relais, je gère tout en essayant de garder le sourire, je me sens seule, nulle face à moi même, je craque, je fais le zouave, je tente de mettre de l’ambiance avec pour seule arme un lecteur de CD!

Quand je lâche les vannes, ce n’est pas pour entendre que j’ai de la chance. Ce n’est pas pour entendre que des femmes vivent avec un salaire deux fois moins important que le mien ou galèrent avec un ex qui leur bouffe toute leur énergie. Si je lâche les vannes c’est parce que j’ai besoin d’une oreille attentive, quelqu’un qui va me dire “je te comprends” même si ça dépasse son stade de compréhension, quelqu’un qui va me dire “je sais que c’est dur”. Ou même qui va juste écouter, rien que ça. Juste être là. Parce qu’à cet instant là je n’ai pas besoin de solution, pas besoin d’avis, pas besoin qu’on me dise qu’il faut être fort ou qu’il faut penser qu’il y a pire. Je le sais, je ne vis pas sur ma planète, je vois la misère, je vois les drames, je vois le chaos, je vois les gens qui luttent, je vois ceux qui se battent. Je vois tout ça, je sais. Mais ça ne change rien à ce que je ressens à l’instant où je déverse mes maux sur la toile du monde.

Allez, promettez moi une chose, la prochaine fois que quelqu’un vous livrera ce qui le trouble, ne pensez pas à vous, ne pensez pas que son chagrin, comparé au votre, comparé au reste, ne vaut rien. Ouvrez votre cœur, vos oreilles et ainsi dites lui que vous êtes là, attentif et qu’auprès de vous, juste le temps d’une confidence, il ne lui arrivera rien!

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Bienveillance, accueil, écoute et acceptation – et si on commençait par regarder à l’intérieur de soi?

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Ne pas être jugé par autrui, être accueilli, accepté pour qui l’on est.
Tout le monde dit “oui” sans hésiter! Forcément ça fait rêver!

Et si tout commençait par soi?
Et si nous regardions à l’intérieur pour voir comment, nous, nous regardons les autres? Comment nous les apprécions?
Les acceptons nous dans leur totalité? Ou souhaitons nous qu’ils changent un peu, juste un peu, pour rentrer dans nos cases – ne nous leurrons pas nous en avons tous – tant qu’elles restent souples.

J’ai été jugée, mal acceptée. Je ne suis pas rentrée dans beaucoup de cases. Ou plutôt si j’ai essayé. Je me suis changée un peu, beaucoup parfois. J’ai suivi la foule en m’assurant (un joli mensonge) que je restais libre de mes choix. Je me suis travestie pour un sourire, un regard.

J’ai jugé aussi, je ne me suis pas positionnée dans un débat par crainte d’être mise de côté. J’ai laissé d’autres se moquer, d’autres se faire moquer. Je n’ai pas défendu quand il le fallait.

J’ai souvent demandé à l’autre de m’accepter avec mes qualités et mes failles, ma vulnérabilité et mes idéaux. Avec le recul, je réalise que j’ai demandé beaucoup, en laissant l’autre se dépêtrer avec ses propres limites. Je voulais la reconnaissance sans reconnaitre, la bienveillance sans l’appliquer, l’accueil sans la réciproque.

Au fil du temps et des rencontres, des rendez-vous, j’ai appris l’autre. J’ai appris à le regarder, à le connaître, à l’apprécier. A le voir comme je souhaitais être vu. J’ai appris de nos divergences, de nos complémentarités. Je ne suis pas toujours juste, je tends à l’être. Je ne suis pas toujours d’accord, je tend à écouter davantage, à ne pas être trop catégorique dans mes avis, à laisser à l’autre la place de partager le sien. Sans animosité. Sans préjugé.

Je ne cherche plus à changer. Je suis plutôt en quête d’enrichissement que de jugement. Après tout, l’un apporte quand l’autre nous entraine dans un tourbillon négatif. J’évite les ragots. Je préfère le silence aux bruits de couloirs. Qui souvent condamnent à partir de suppositions. J’évite les raccourcis, les “si j’étais à sa place”. C’est toujours si facile…

Je prends de l’autre le meilleur, il y en a toujours. C’est ce qui fait la base de ce que nous créons ensemble. Je suis de moins en moins dans “ceci est la vérité, le bon chemin”, je sais aujourd’hui que chacun construit sa vie du mieux qu’il peut à l’instant T. Il n’y a pas de vérité, ni de bon chemin. Il n’y a que des êtres qui vivent, avancent, tombent, essayent, gagnent, se perdent, se retrouvent, grandissent. Je n’ai pas à aimer le monde (ni à le sauver d’ailleurs). Mais je n’ai pas à le juger non plus. Je ne suis pas exempt de fautes, pas vierge de péchés. Je suis en devenir aussi, en découverte toujours.

C’est aussi ça la magie de la vie!

Posted in Carnets de route

Dans ce monde de “tabous”, vive les personnes qui osent!

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Tabou

Rien que ce mot me file des sueurs froides!
Je le déteste tout simplement. Parce qu’il enferme et qu’il laisse un bon nombre de personnes sur le carreau. Il rend “anormal” ce qui est “naturel” et appose le filtre “coupable” à tout action ou comportement qui ne rentre pas dans la case “bien”.

Lisez les journaux, passez sur les réseaux sociaux, écoutez la radio. Tout est tabou. Le deuil périnatal c’est tabou, les règles c’est tabou, le corps c’est tabou, le plaisir c’est tabou, la mort c’est tabou, l’érotisme c’est tabou, l’homosexualité – la bisexualité (enfin la sexualité en général) c’est tabou, les mutilations c’est tabou, le viol c’est tabou, la maladie c’est tabou, la violence conjugale envers les hommes c’est tabou, la masturbation c’est tabou, la différence c’est tabou, l’endométriose c’est tabou, la représentation du sexe féminin c’est tabou, l’argent c’est tabou, la religion c’est tabou, la dépression c’est tabou, l’euthanasie c’est tabou, Alzheimer c’est tabou, la spiritualité c’est tabou, l’infidélité c’est tabou, la misère c’est tabou, la nudité c’est tabou, l’immigration c’est tabou, le handicap c’est tabou…je vous laisse avec ça, il y a tellement de tabous qu’il est impossible de tous les énumérer. Vous en aurez bien d’autres à ajouter.

Mieux vaudrait le secret, le silence à la parole libre? Mieux vaudrait le mensonge à la vérité? Mieux vaudrait fermer les yeux face à des choses indignes de notre humanité?
Et nous nous prenons pour une société évoluée!

On ne veut pas choquer alors on pose des barrières et des codes, histoire de se protéger. Mais se protéger de quoi? De la vie, des choix de chacun, de la différence, des questions sans réponse? D’une réalité qu’on ne veut pas regarder en face? De la vie dans tout ce qu’elle a beau et parfois de moins beau à nous offrir? De nous-mêmes, de ce qui fait notre identité, ce qui fait notre singularité?

A l’origine, en ethnologie, un tabou est un acte interdit parce que touchant au sacré, et dont la transgression est susceptible d’entraîner un châtiment surnaturel. Aujourd’hui cela désigne un sujet dont on ne doit pas parler, par crainte ou par pudeur.

Le problème c’est qu’on ne peut plus parler de rien. On se limite, on se censure. On garde tout pour soi. Et quand on s’expose, c’est pour se prendre le jugement des soit-disant “bien pensants” en pleine figure. Où est passé le débat d’idées? Où est passé l’échange?

Je regarde parfois cette société avec énormément de points d’interrogation. Et puis il y a un article, ou deux, une personne qui ose, qui vient lever le voile sur un de ces tabous, qui dit qu’il est temps d’ouvrir le débat, qu’il est temps de poser les mots, là où il n’y avait que du vide, un pas posé vers moins de préjugés, plus de liberté. Et je ne peux qu’encourager cette ouverture, ce don gratuit, cette audace. Je ne peux que souhaiter que d’autres osent, que les choses bougent, que la parole se libère…

Cet article m’a été inspiré par les articles de Ninoute  et Sophie.

Posted in Humeurs d'Auteur

Nouveau livre, Fragments d’âme et Octobre rose

Copyright Marie Kléber

Je le dis souvent mais tenir son livre entre ses mains, c’est un grand moment. Je ne m’en lasse pas. Il y a beaucoup de moi dans mes écrits. Pas toujours. Mais dans celui-là, si.

Je l’ai imaginé il y a longtemps ce petit livre aux allures de grand. Je lui ai cherché un nom. Je l’ai imaginé différent, avec des photos, mais le prix de fabrication dépassait un peu mes prévisions. Alors je suis restée sur les mots.

Ici, je ne raconte pas une histoire, je ne fais pas de vers, je vous livre juste des pensées glanées pendant mes moments de méditation ou de pause. Que ce soit dehors, au grand jour ou face à la nuit qui tombe. Des pensées qui viennent comme ça, comme un absolu que je ne peux toucher du doigt.

Des fragments de moi. Des questions que je me pose et que je vous pose. Des interrogations face à la vie. Quelques idées que je tiens pour des vérités. Et puis de la beauté aussi, des instants de vie qui m’ont marquée. Des fragments d’âme comme une invitation…

Ce nouveau livre, je l’avais prévu pour la fin de l’été, un cadeau de rentrée puis d’autres projets sont venus retarder sa sortie. Octobre a pointé le bout de son nez et je me suis dit que c’était l’occasion rêvée pour, cette année, marquer le coup d’Octobre Rose, le mois de sensibilisation et de soutien au cancer du sein. Donc pour chaque livre acheté (soit en me contactant par mail – soit en achetant le livre directement sur le site The Book Edition), 1€ sera reversé à l’association Vivre comme Avant (dont je vous parlerais prochainement).

Je vous laisse avec cet extrait:

Tout est dans la présence de l’autre à soi
De soi à l’autre
Dans l’être
Ici et maintenant

Posted in Variations Littéraires

Cet instant de flottement

@Marie Kléber

Ça arrive sans crier gare. Les idées sont là, elles partent un peu dans tous les sens. On ne sait plus laquelle prendre. Ni comment le faire. On se sent un peu las avec tous ces mots qui se chamaillent dans notre tête.
On ne sait plus comment procéder, comment trier. Le moment est arrivé. Il est déjà venu par le passé. Et il reviendra certainement plus tard. Il est cet instant de flottement qu’on ne sait pas qualifier, qui nous prend au dépourvu.

On pourrait s’inquiéter mais on ne le fait pas. On ne le fait plus. Les mots vont et viennent. Les émotions aussi. On apprend à surfer sur las vague, à lâcher prise sur ce temps qu’on ne peut dompter. Les mots s’échappent et peut-être que parfois c’est nécessaire, le silence. Silence à l’intérieur. Laisser parler le cœur. Ne plus chercher à accorder nos pensées. Juste les laisser flotter dans l’air. Ne plus sans cesse être tenté de tout poser, de déposer la vie sur les lignes. Ou le blanc des pages.

On accueille ce moment “sans” en respirant à pleins poumons. Demain verra revenir les jours de plein. On s’enivrera encore longtemps du pur plaisir d’associer les mots, de créer des histoires, de nommer les maux, de chasser les idées noires à coup d’encre bleue.

L’heure est peut-être à la pause. Un court instant. Loin du vacarme. Retrouver l’élégance d’une larme de pluie sur les fleurs du jardin. Respirer. S’enivrer du parfum de la pluie sur le bitume gris.

Posted in Vie de Blogueuse

Si je n’avais pas peur…

Crédit Ornella Petit

Je crois que nous nous sommes tous posés cette question un jour: Que ferions nous si nous n’avions pas peur?

Je pense qu’il est important de rappeler que la peur n’a pas que des mauvais côtés. C’est une émotion de survie et une alerte face au danger. C’est quand la peur est omniprésente, qu’elle nous fragilise, qu’elle nous empêche d’avancer que cela devient problématique.

Des peurs nous en avons tous. Certaines que nous arrivons à dépasser, d’autres moins. Certaines un brin handicapantes et d’autres qui nous protègent. Certaines liées à des traumatismes passés, d’autres liées à notre caractère, notre mode de fonctionnement.

Qu’en est-il des miennes?

Si je n’avais pas peur – impossible – si j’arrivais à les dépasser plutôt, je pourrai conquérir le monde. Tout comme vous d’ailleurs.

Le regard de l’autre ne serait plus un frein à mon épanouissement. Je ne m’attacherai plus à un quelconque besoin de reconnaissance. Je lâcherai la culpabilité et je me féliciterai davantage. Je partirai en croisade – une croisade pacifique – pour défendre les causes qui me tiennent à cœur. Je parlerai de mes livres un peu partout. Je me mettrai en avant sans me sentir “pas vraiment à ma place”. Je partagerai plus sereinement mes écrits. Je m’affirmerai sans m’imposer. J’arrêterai sans cesse me justifier. Je me ferai confiance dans les différents actes de ma vie.

J’existerai pour qui je suis et non pour qui je pourrais être, en fonction des critères de chacun. Je dirai “non” plus souvent. Je me dirai “oui” aussi. Je laisserai le passé là où il est et je vivrai le présent avec une intensité déconcertante.

Je ne me sentirai plus mal à l’aise d’être qui je suis. J’arrêterai de vouloir être acceptée à tous prix. J’explorerai le monde, visible et invisible. Je me laisserai porter par mon intuition. Je resterai fidèle à mon cœur. Je ne manquerai jamais d’audace. Je m’aimerai entièrement avec ma lumière et mes zones d’ombres.

Je me rappellerai que je ne suis jamais seule. Je partagerai mes sentiments, sans toujours tout enrober. Je dirai aussi les choses qui ne me conviennent pas. J’arrêterai de me faire des nœuds à la tête pour ne pas blesser l’un ou l’autre.

Je serai une version authentique de moi-même.

Cet article a été écrit dans le cadre du carnaval d’article proposé par Emeline du blog “si j’osais“. Vous pourrez retrouver courant octobre toutes les participations sur son site.

Posted in Emprise et Renaissance

Les reliquats de la violence conjugale

Crédit Marie Kléber

Je voudrai pouvoir me dire – je tente même de m’en persuader – qu’il ne reste rien ou si peu de ces 4 années, 8 si l’on compte le divorce. Et pourtant elles sont là, bien accrochées, mes peurs et angoisses. Elles se font toutes petites la plupart du temps, puis crèvent l’écran.

Parfois elles sont dans un cri trop brusque, un acte banal qui fait ressortir une foule de souvenirs, dans une réaction disproportionné, dans un possible imaginé, dans une colère qui vient de je ne sais où et qui se déverse sur le papier ou cogne contre un mur. Personne n’y verra rien. Personne n’avait rien vu à l’époque. Elles sont dans les larmes qui s’abattent froidement sur la toile cirée et donnent un coup de massue à mes pensées.

Un silence, les mots qu’on a gardé, la fatigue, un malaise ou l’idée d’un malaise, on a tellement été habitué à ce que chaque mot soit pris de travers. L’angoisse revient. Qu’est-ce qu’il faut faire déjà? Qu’est-ce qu’il faut dire ou ne pas dire? S’excuser? Est-ce que demain tout se sera éteint?

J’ai beau savoir que rien n’est pareil, qu’aucune donnée d’aujourd’hui n’est la même à plusieurs niveaux, j’ai encore parfois cette sensation désagréable du passé. Combien de pas en avant qui semblent insignifiants quand il ressurgit, sans crier gare?

Alors je laisse couler l’eau. Je me sens seule parfois, seule avec ce chaos, ces images que je ne partage avec personne, ce traumatisme qui demeure. Pas de coup, pas de preuves. Juste une main qui étreint un peu fort. La haine dans les yeux de quelqu’un peut faire plus mal qu’un coup de poing bien placé. Le silence glaçant a le pouvoir d’anéantir un élan.

Un évènement anodin est venu réveillé le choc. Vivre avec, rien de plus, rien de moins. Apprendre à accueillir ces temps d’entre-deux, ces émotions vives qu’un grain de sable peut déclencher. Ne pas se décourager surtout. Le chemin de la guérison est fait de victoires et de rechutes. Respirer surtout et doucement laisser le passé regagner sa place. Et se réveiller plus fort encore une fois.

 

Posted in Carnets de route

Il était une fois: un souhait…

Crédit Pixabay

Il est là, posé sur le monde, sur un fil invisible entre ciel et terre. Il est là, solitaire, avant d’être rejoint par un, puis deux, puis dix, puis mille autres. Il attend le souffle du vent ou celui d’un baiser. Dans sa bulle d’or, il contient tout ce que le cœur sait.

Il est un souhait.

Le premier souhait.

Il est un souhait de paix, celle qui fait tant défaut au Monde.

Il est un souhait d’amour, d’étreintes rassurantes ou passionnées, de tendresse, de force, de sentiments – intenses, d’émotions, de vibrations, de sensations.

Il est un souhait de confiance, d’estime, de pardon, de résilience et d’abandon, de renaissance.

Il est un souhait du corps, le corps visible et invisible, le corps sain et épanoui.

Il est un souhait d’audace, celle qui nous emmène sur des routes moins fréquentées, des collines verdoyantes ardues à gravir et en haut desquelles la vue est époustouflante.

Il est un souhait de joie, de sourires, de câlins qui chatouillent, de baisers mouillés, de retrouvailles, de fous rires, de découvertes, de lâcher prise, de temps partagé, de longues balades dans la nature, de regards échangés, de complicité, de mains qui se serrent, d’embrassades qui s’éternisent, de fêtes improvisées.

Il est un souhait de bienveillance et d’urgence de vivre l’instant, de ralentir, de regarder autour de soi, de s’enivrer de l’éphémère, des joies simples et singulières.

Il est un souhait de mots, écris, lus, à lire, de créations, d’essais, d’histoires à raconter, de destins croisés.

Il est un souhait de liberté, de prospérité, pour toujours enthousiaste.

Il est un souhait enrobé de dentelles, contenu dans un nuage de douceur, traversé par un arc en ciel, un souhait pétillant et vivifiant, un souhait qui se balance dans l’air frais de janvier, un souhait tout en chaleur humaine.

Il est un souhait de moi à toi, à chacun d’entre vous.

Un souhait qui comme une bulle de savon viendrait s’échouer entre vos bras pour que 2019 soit une année lumineuse et riche de tout ce que vous souhaitez voir se réaliser!

 

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Chaque matin de lui

Copyright Marie Kléber

Chaque matin, au réveil, je le regarde, se réveiller.

Comme un cadeau. Un cadeau que je redécouvre chaque matin. Un peu différent de la veille.

Je pose mes yeux sur lui. Je prends ce temps, avant que tout ne tourne trop vite.

Un jour de plus. Voilà ce qu’il gagne.

Et chaque jour compte à le regarder grandir.

Être au monde. Petit être que je tenais il y a six ans à peine contre mon cœur cabossé.

Ses mimiques et la façon dont il a de dire « je comprends rien » avec le sourire.

Ses chansons phares, ses rythmes fous.

Ses prises de position. Bien senties.

Même si parfois je sors de mes gonds, je n’arrive pas à gérer mes frustrations, même si parfois je perds le contrôle, si j’aimerai qu’il soit plus ci ou ça, comme ci ou comme ça, parce que ce serait plus simple…

J’admire cette capacité qu’il a à s’affirmer.

Et je ne peux que lui souhaiter de ne jamais être, juste pour me faire plaisir.

De suivre sa voie, celle qui le fera vibrer, celle qu’il aura choisie.

Je ne suis là que pour l’accompagner, le guider.

Je suis ses racines, jusqu’à ce qu’il ai des ailes pour s’envoler.

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Confidences (et sondage)

Crédit Pixabay

Tu es la première personne…

A qui je peux tout dire. Tout confier.

Avec qui je peux tout partager.

Avec laquelle je peux être tout ce que je suis.

Avec laquelle je peux être qui je suis.

Alors je te dis tout. Je te confie tout.

Je partage, j’écris, je me livre sans détour.

Tu accueilles tout avec une légèreté qui me séduit.

Rien ne semble alors à tout jamais écrit.

Tout peut changer.

Nous pouvons tout réaliser

Nous laisser transformer par la vie…

Et vous, qu’en est-il dans votre couple?

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Sois heureux et tais-toi! Ou pas!

Crédit Pixabay

J’ai l’impression que quand on est bien dans sa vie, on a qu’un droit c’est de la fermer – Quand on va mal aussi, au bout d’un moment ça saoule les gens…Après tout, c’est vrai, quand on est heureux pourquoi on viendrait faire chier les autres avec notre monde de « bisounours » ! Sauf que le bonheur quand il est là, il ne fait pas non plus de notre quotidien un conte de fées sans faille. Un bonheur, comme une vie, ça se construit. N’en déplaise à certains, on n’a pas juste à claquer dans les doigts pour avoir ce qu’on souhaite.

J’ai passé 25 ans de ma vie à m’inventer une vie autre que celle que j’avais, parce que le bonheur ce n’était pas vendeur. Dans la vie il fallait lutter. Alors j’ai lutté. On peut même dire que souffrir est devenu un moteur. Et puis c’est bien, parce que les évènements se sont parfaitement enclenchés, je n’ai pas eu une minute de répit. Autour de moi, c’était même bien vu d’en baver. Plus c’était compliqué et plus tu pouvais être fier de toi pour t’en être sorti. Avec le recul c’est complètement insensé comme mode de fonctionnement. J’en ai aussi voulu à la terre entière. C’est pratique et déculpabilisant à souhait ! Tu n’es responsable de rien, tu as juste à te laisser porter par le chaos ambiant, à maintenir un tant soit peu la tête hors de l’eau. Et le tour est joué. En plus tu as plein de copains qui en bavent aussi et de gens qui se nourrissent de ton malheur. C’est clairement beaucoup plus vendeur que les bonnes nouvelles !

Alors aujourd’hui, je considère que ma sérénité, ma paix, mon équilibre, je les ai bien gagnés. Pour remonter la pente, j’ai dû prendre sur moi et rebâtir tout ou presque. Ce n’est pas pour autant que je ne suis pas à l’écoute d’autrui et que je ne peux pas comprendre certaines choses. Même si mes « conseils » sont teintés de mon expérience – nous en sommes tous là. Pour avoir moi-même touché le fond de la piscine, je sais l’énergie qu’il faut déployer pour remonter brasse après brasse, sans toujours se sentir ni soutenu ni encouragé. Des tasses j’en ai avalé. Des rechutes j’en ai connu. Qu’est-ce qui m’a fait tenir ?

Peut-être l’idée qu’il faut avancer tout simplement. Ou que mes efforts à terme porteraient leurs fruits. Bien sûr certains me diront que j’avais le meilleur moteur sous les yeux, mon enfant. Encore une chose qui fait que je devrai la boucler – parce que tant n’ont pas cette chance. Je devrai peut-être m’excuser d’exister aussi ! C’est vrai que ça m’a boosté. Ça m’a terrorisé aussi, bien des fois.

Nous avons tous notre lot de soucis, de doutes et de chagrins. Parfois c’est évident et parfois ça ne l’est pas. Nous avons tous notre conception de ce qu’est une vie réussie, équilibrée. Comme nous avons tous une idée du bonheur. Pour certains, il est à portée de main, c’est un état d’esprit, une manière d’être. Pour d’autres c’est une quête sans fin.

Je pourrai reculer, laisser les autres définir ce que je dois dire ou pas, partager ou pas. Sauf que j’ai trop fermé ma gueule par le passé. Personne n’est obligé ni de m’écouter, ni de me lire. Si on trouve que je vais trop loin, je suis capable de l’entendre. Je n’ai pas la science infuse ni le monopole du savoir. Je pense être ouverte à la discussion. J’ai depuis peu intégré qu’on pouvait ne pas être d’accord, sans que cela n’altère les sentiments.

Voilà, moi, je ne me tairai pas. Je continuerai à écrire ici le beau comme le moins beau, car comme je le disais en commentaire sur cet article – l’écriture est ma façon de faire entendre ma voix et celle des autres. C’est trop précieux pour que j’y renonce!