Posted in Tout un poème

La femme qui danse

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Je me suis souvenue de la femme qui danse.

Son corps vibrant au rythme de la musique et du chant des hommes. Le mouvement de ses mains, décrivant des arabesques, embrassant l’air de leur souplesse.

Son corps qui s’offre sous sa jupe aérienne. On devine juste le mouvement de ses pas sous le tissu lourd de promesses. Des pas sûrs et précis.

Je me suis souvenue de la femme qui danse.

Son corps né pour le plaisir. Plaisir de donner et de recevoir. Plaisir des sens déployés dans ce ballet solitaire qui lie le tempo à la terre.

Son corps nimbé d’or – un trésor. Rien n’est à elle et tout lui appartient, dans cet instant de communion sublime. Un corps à corps avec elle même.

Nul ne saurait troubler la danse de la femme qui s’éveille…

Posted in Atelier écriture, Variations Littéraires

Elle danse le monde

© Gabriel Augusto

Elle danse le monde et dans ses veines danse le sang
Elle danse l’histoire et dans ses veines danse la mémoire
Corps arqué, pointes de pied tendues
Insouciante et libre,
Elle danse le temps et dans ses veines danse l’instant
Elle danse l’amour et dans ses veines danse les sentiments
Bras tendus vers le ciel
Légère et aérienne,
Elle danse en communion avec le ciel et la terre
Femme solaire
Les grains de sable lui font un tapis de lumière

Non, ça n’allait pas. Ça ne voulait rien dire. Ça se voulait poétique, spirituel. Un peu dans l’air du temps. Et ça sonnait faux. Émilie regardait se feuille, inquiète. Les aiguilles de l’horloge tournaient à une vitesse vertigineuse. L’examen prendrait bientôt fin et avec lui, ses espoirs.

Elle se reposa la question, celle qui s’impose dans des cas comme celui-là, qu’est-ce que lui inspirait cette photographie ?

Elle lui faisait penser à Ingrid.

Ingrid détenait cette grâce naturelle que beaucoup de ses amies lui enviaient. Et pourtant ce n’était que, lumières éteintes, qu’elle se donnait le droit de laisser son corps prendre vie, s’offrir à la musique, tantôt douce, sensuelle, tantôt puissante, intense. Ses bras embrassaient l’espace, ses jambes s’envolaient en de voluptueuses arabesques. Son corps détenait seul les clés du ballet à créer. Ce jour-là, Ingrid se croyait sûrement seule sur la plage. La lumière du jour enveloppait sa peau hâlée d’une clarté solaire. Tout son être vibrait au son du tempo de la nature en plein éveil. Elle ne faisait qu’un avec l’espace. Elle dansait le monde, la vie, l’insouciance, l’amour,  la mémoire du corps protégé puis libéré.

Ce texte est ma participation (un peu tardive) à l’atelier d’écriture  209 de Bric A book

Posted in Variations Littéraires

Feel the beat !

Crédit Pixabay

Du plus loin que je me souvienne, Lucie avait toujours aimé danser. Elle sautait sur chaque occasion, mariage, 14 juillet, fête de fin d’année pour s’adonner à sa passion. Même seule le soir, dans sa chambre. Parfois même en pleine rue, dès qu’une musique sonnait juste, on pouvait la voir esquisser quelques pas.

Pour moi qui n’en alignais pas deux correctement, Lucie m’impressionnait.

« Feel the beat ! »

Ces trois mots disaient tout ce qu’il fallait savoir. Sentir la musique, se laisser porter, faire fi du monde autour, des regards, s’immerger dans les sons, faire sien le rythme, suivre les pulsations, battements et laisser son corps s’exprimer.

Tous les jours au bureau, Lucie portait un masque, celui d’une jeune femme classique, très discrète. Elle prenait plaisir à accentuer les traits du portrait presque parfait qu’elle offrait au reste du monde. Toujours tirée à quatre épingles, on ne lui connaissait aucun penchant suspect. Elle parlait peu de sa vie privée, encore moins de sa vie sentimentale. Elle dégageait une sérénité et un certain mystère qui laissaient les gens croisés remplis de certitudes erronées à son sujet.

Une fois par semaine, dans une fébrilité sans cesse renouvelée, elle lâchait ses tailleurs stricts, ses chemisiers cintrés, ses ballerines, enfilait une robe qui mettait sa féminité en valeur, chaussait ses escarpins à talons et partait à la conquête du monde.

Il fallait la voir se déhancher sur une piste de danse. Il fallait la regarder mouvoir son corps comme si ses mouvements étaient naturels. Il fallait voir les hommes la désirer, s’approcher, s’accrocher, leurs mains écrire une symphonie dont personne ne connaissait la partition. Ils la créaient ensemble à l’instinct. Quand la musique s’arrêtait, chacun reprenait sa place, la magie durait le temps de ce contact éphémère.

Quand Lucie dansait, elle laissait exprimer sa sensibilité, sa féminité, sa sensualité. Elle ne jouait plus le rôle de la petite fille sage et c’était beau à voir. Elle exprimait l’intérieur d’elle-même, se mettait à nu, posait ses vulnérabilités sur la table, envoyait valser les codes, les cadres.

Les femmes la désiraient aussi et au lieu de la troubler, cela lui donnait encore plus envie de lâcher prise. Quand une s’approchait, elle la laissait investir son espace. A elles deux, elle  composait une chorégraphie différente. Elles se cherchaient du regard avant que leurs corps n’ondulent à la même fréquence. Elles fusionnaient ou bien se séparaient. Pour Lucie, la danse comme l’amour relevait d’une alchimie particulière.

J’aimais la voir danser seule aussi, quand elle fermait les yeux, caressait son corps, balançait ses bras, faisait basculer ses hanches, se contorsionnait. Elle semblait ailleurs. Les autres le remarquaient et la laissaient à sa félicité. Elle n’appartenait plus au monde. Elle appartenait à sa liberté d’être.

Lucie devenait une œuvre d’art quand elle dansait.

Texte écrit à partir de l’image ci-dessus

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Et le monde danse autour de moi…

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Faire fi du temps. Regarder le ciel et y apercevoir des promesses inconnues.

S’enivrer de l’odeur des pavés après la pluie. Attacher son cœur au cœur du soleil et savourer l’instant. Un jour a la fois. Chaque jour me surprend.

Le monde s’affaire autour de moi.

 

La folie du monde me fait craindre le pire. On entasse des corps dans des fosses ensanglantées. On tue des enfants. On assassine des idées. Aux quatre coins du monde, il faut se battre pour être libre. Et les faucons ratissent le ciel a la recherche de proies faciles.

 

Le tumulte du monde ne m’effraye pas, il me rend vivante, il me donne des ailes pour avancer. Au loin les nuages rebroussent chemin. Ils sont comme autant de rêves qui font peur, autant d’amoureux transits qui attendent une déclaration en forme de symphonie.

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La passion du monde me donne envie de casser des mots sur les remparts d’infamie. Elle me donne l’énergie du dépassement, la volonté de changer les choses, de bâtir une île au milieu de l’océan, d’y dresser un autel en faveur d’une paix qui se fait trop timide.

La folie du monde cessera le jour ou la passion du monde l’emportera sur les terreurs du passé. Chaque être se nourrit d’espoir. Chaque vie possède le potentiel de renaître de ses cendres, comme le Phoenix qui se dresse, triomphant, entre la terre et le ciel.

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