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Un 14 février entre rêve et réalité

Il y a quelque chose de doux, un reste de parfum, un sentiment qui flotte entre le plafond, le sol et les murs de la maison. Irréel. Je dois rêver.

Je ne veux pas me réveiller. Pas cette fois. Je veux faire durer le plaisir des attentions, des émotions. C’est un peu trop d’un coup. J’ai les larmes au bord des yeux. C’est de la joie. Mon cœur bat vite contre ma poitrine.

J’entends du bruit autour. C’est bizarre.  Je tâte le terrain. Je suis bien là, entière, vivante. C’est vraiment étrange. Mais pour une fois que c’est un rêve je ne vais pas le laisser s’échapper.

Dehors le ciel est bleu. Aucun nuage en vue. Irréel. Complètement. Il y a même un rayon de soleil, qui chauffe. En plein mois de février, on aura tout vu. J’oublie, je suis en train de rêver. Tout est possible dans les rêves. Les hommes ne sont pas des salauds cruels et sans tact. Dans les rêves, ils savent dire “je t’aime” avec des mots. Ils le pensent même! Ils font des surprises. Ils sont tendres, attentifs. Un peu fous aussi!

Le réveil sonne. Non, c’est trop tôt. Je ne veux pas ouvrir les yeux. C’est bizarre, j’ai l’impression qu’ils sont déjà ouverts. Il y a vraiment quelque chose qui cloche ce matin. Impossible de dire quoi.

Loulou me souffle qu’il a 5 ans…

On est le 14 février…

Le parfum qui flotte dans l’air est bien réel. Je ne rêvais pas. Je vérifie quand même au cas où, que c’est bien moi, que je respire.

Loulou doit se demander ce qui m’arrive.

J’ai envie de lui dire de rêver et d’y croire, que parfois rêve et réalité se mêlent, que l’alchimie produit des étincelles!

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Tu racontes que des histoires!

Quand j’étais petite, j’adorais ça, inventer des histoires. Cela avait un but bien précis, bien qu’inconscient : me protéger du monde. Je vivais dans ma bulle et je me racontais des tonnes d’histoires. Des farfelues, des drôles, des dramatiques. J’adorais regarder les gens, leur manière d’être, de faire, de vivre. Je faisais défiler leur vie imaginée dans ma tête. Et d’ailleurs ça faisait un peu peur à mes parents : une petite fille qui parle seule, c’est effrayant !

Autant dire que j’avais peu de camarades de classe. Et si j’en avais quelques-uns, ils étaient soient torturés, soient très discrets.

L’envie d’écrire est venue tardivement. Les scénarios que je construisais me suffisaient au début. Puis un jour j’ai jeté quelques mots sur un carnet. J’ai créé ma première histoire courte. J’ai commencé à voir le monde différemment, à être attentive aux discussions, aux comportements, à la manière dont les gens interagissaient les uns avec les autres. J’ai commencé à noter les détails, à m’émouvoir de la plus petite parcelle de beauté que je voyais à travers ces nouvelles lunettes.

Les mots se sont mis à me chatouiller le bout des doigts. Je me suis lancée, sans appréhension. Je me suis jetée dans le bain, sans me demander ce que mes histoires allaient devenir. Quand j’y pense, c’était simple. Il n’y avait alors ni besoin de reconnaissance, ni envie de plaire. Il n’y avait que moi, les mots et les histoires qui prenaient vie sous ma plume. A l’époque, je ne les partageais pas. Ou peu.

Puis j’ai évolué, grandi et mon égo s’est invité à la fête. Mauvaise nouvelle. J’ai fait des pieds et des mains, essayé de rentrer dans des cases préétablies, j’ai voulu faire comme tout le monde. J’ai rêvé de l’approbation du plus grand nombre, de l’accueil favorable des maisons d’éditions. Les mots m’ont suivie mais l’authenticité faisait défaut. Il m’a fallu trouver le juste équilibre. Et quand on me connait, on sait que c’est toute l’histoire de ma vie, l’équilibre !

D’essais en échecs, j’ai retrouvé mon envie d’écrire des histoires. Pour le plaisir. Que ce soit sous forme de poème, textes courts, nouvelles. Le partage bien sûr apporte un plus très appréciable. Et je me dois de remercier mes lectrices et lecteurs, ceux qui me laissent des commentaires, mots doux, ceux qui dans l’ombre aiment mon travail. Toutes celles et ceux qui se sont procurés mes livres, les ont aimés, les gardent près d’eux comme un rappel que tout est possible,  qu’il ne faut rien lâcher et surtout qu’il est essentiel de rester fidèle à soi-même, qu’aucune quête ne mérite qu’on se vende au plus offrant, qu’on devienne une pâle copie des autres.

Notre voix, à travers toute forme d’art, est source d’inspiration. Et l’inspiration est infinie. Alors racontons des histoires, soyons drôles, soyons fous, soyons vivants, soyons heureux !

Et vous, vous racontez / vous vous racontez des histoires? Depuis quand? Comment?

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2017 ou l’année du renouveau…

On peut faire un bilan à tout moment et pourtant on choisit toujours la fin de l’année pour s’octroyer une pause, histoire de voir d’où l’on vient, ce qu’on a appris, ce que l’année désormais passée nous a apportée.

2017 aura été riche pour moi. Le début d’un nouveau cycle. Je n’attendais rien sinon de continuer sur ma lancée, d’amorcer en pratique le processus de reconstruction. Avant 2017 j’avais fait face. Tout simplement. Sans trop me poser de questions. Ou en m’en posant des tonnes sans vraiment savoir où j’allais. La règle de base était d’avancer et de gérer au mieux le quotidien.

2017, c’est aussi la première année d’une vie à deux. Il nous a fallut du temps pour prendre nos marques. Nous connaissions l’endroit. Deux personnes en étaient absentes. Ce fut le retour à l’indépendance pour moi après 4 années de cohabitation parfois chaotiques et douloureuses. Si mes parents étaient là pour nous aider, les relations tendues étaient devenues difficilement supportables pour chacun. Il fallait que ça change. Notre vie à deux a été pleine de découvertes, de coups de blues, d’envies de tout lâcher, de cris, de colère, de fous rires, de recettes complètement ratées et de quelques réussites en cuisine tout de même.

2017 a vu naître mon troisième livre – Chuchotis et Ricochets. Et à consacré la fin de mon manuscrit autobiographique, qui pour le moment restera privé. Avec l’aide précieuse d’Aline mon site auteur a vu le jour. J’écris quotidiennement. Je m’essaye à de nouveaux styles en accord avec qui je suis. J’ai aussi écrit un recueil de poèmes sur un thème difficile – les violences conjugales – que j’ai décidé de ne pas publier. L’envie de tourner la page l’a emporté sur les années noires…

En 2017, j’ai investi en moi. Ça ne m’était pas arrivé depuis belle lurette. Çà ne m’était même peut-être jamais arrivé – ma mère dit que j’ai la mémoire courte! J’ai découvert la numérologie, l’astrologie, les guidances inspirées.

En 2017, j’ai fait de nouvelles et belles rencontres. Je pense aux personnes avec lesquelles j’ai partagé quelques heures après de long mois de correspondance, Elodie à Paris, Delphine à Marseille. Sans oublier un weekend inoubliable avec Laurie et Laurie (c’est pas de ma faute si elles se ressemblent comme deux gouttes d’eau et qu’elles ont le même prénom!).

Puis l’amour est arrivé de manière assez inattendue. Il a bouleversé ma vie d’une façon extraordinaire. Chaque jour qui passe je remercie la vie pour ce cadeau, pour qui il est, pour ce que nous partageons. Beaucoup de douleurs ont refait surface, d’angoisses, d’images aussi. J’ai douté, eu peur de ne pas être à la hauteur de son amour. J’ai eu peur du bonheur puis j’ai lâché prise. Je me suis laissée une chance d’être heureuse moi aussi. Apprendre à m’aimer m’a aidé à accueillir l’autre sans souffrance, à accepter d’être vulnérable, à me livrer davantage. Beaucoup d’impossibles sont devenus des territoires à explorer. La confiance, l’écoute, l’attention m’ont donné des ailes. Je redeviens femme à son contact. Il me révèle à moi-même. Et rien que ça c’est un miracle!

En 2017, j’ai beaucoup écris et vous avez merveilleusement accueilli chacun de mes mots. Je vous en remercie du fond du cœur. Votre soutien, votre amitié sont des valeurs sûres sur le chemin. Restez tels que vous êtes et appréciez chaque jour ce qui se présente. La vie est pleine de surprises!

Bonne soirée et bon réveillon!

ps – Merci Cécile pour ton joli billet qui m’a donné envie moi aussi de faire une pause pour me remémorer le meilleur de cette année passée.

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De l’authenticité de mes rêves

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Je suis toujours là. Comme je vous le disais dans mon dernier article, je ne sais pas trop quoi faire de cet endroit. Déjà j’ai moins le temps. A moins que je ne prenne du temps pour autre chose, qui m’apporte autant.

Je réfléchis, je prends mon temps – je parle beaucoup de temps, peut-être que mon rapport au temps justement a changé. En tous cas, je tente de profiter de chaque instant sans me laisser distraire par des choses sans importance. Je me surprends à dire “c’est pas grave” plus souvent. Je lâche prise à mon rythme, doucement.

J’écris ici quand je le sens, quand les mots me chatouillent l’extrémité des doigts. Quand je ne suis pas ici, je suis la-bas. Ou alors je suis loin de tout ça, plongée dans mon manuscrit ou dans de nouveaux livres qui chacun à sa manière me donne la nourriture dont mon esprit a besoin.

Sous ma douche ce matin – et oui Messieurs-Dames l’inspiration me vient souvent sous la douche – je vous l’accorde, ce n’est pas l’endroit idéal pour noter des choses, mais ma tête garde en mémoire ce qu’il faut le temps que je me rue sur un carnet ou mon téléphone pour noter les mots en vrac – donc ce matin, j’ai eu une petite illumination.

Je vous explique. Je ne suis ni une romancière, ni une novelliste, encore moins une essayiste, je suis une aventurière du quotidien, une attrapeuse d’instantanés de vie. Une de mes amies l’autre jour disait “j’aime ce que tu écris, c’est court, ça parle de toutes ces petites choses qui forment nos existences. Il n’y a pas de suspens dans tes textes, mais quelque chose de plus subtil, de poétique, qui nous attrape par la main et nous parle, au creux de l’oreille.” C’est un compliment qui m’a énormément touchée, comme vous pouvez l’imaginer. Je trouve surtout que ça résume très bien ce que je fais, qui je suis.

Si un jour dans les maisons d’édition il existe un créneau pour les textes courts, j’ai quelques chances. En attendant je retourne à mes carnets, à ma passion, à mon rêve devenu réalité, à mes scènes de vie choyées, en cherchant dans chaque mot partagé à être plus près de vous, en étant moi. Quand j’entends que mes mots accompagnent de nombreux lecteurs, connus et anonymes, dans leur vie de tous les jours, je suis aux anges et je souris intérieurement! Merci à vous d’être là!

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Après les doutes…

Cela fait plus de 15 jours que je ne suis pas venue ici, pour écrire ou partager avec vous mes idées ou réflexions sur la vie. Je crois que ça ne m’est jamais arrivée de partir si longtemps, sauf pour les vacances bien sûr, mais ça les vacances, c’est sacré, surtout dans mon coin de Paradis sur la côte Atlantique. Dans ces moments-là, je bénis même l’absence de réseau, tellement j’ai besoin de prendre le large et me ressourcer auprès de personnes chères à mon cœur. Les vacances sont certainement la seule opportunité que j’ai de passer du temps avec mes amies, personnes que je vois peu, trop peu durant l’année. Alors pendant quelques jours, quelques semaines, je vous fais des infidélités et je retrouve mes racines avec joie.

Je n’étais pas en vacances, je n’étais d’ailleurs pas loin. Mais certaines le savent, un gros coup de blues s’est abattu sur moi la semaine dernière. Je n’avais plus goût – pas à rien quand même – à écrire. Je me sentais vide en tant qu’écrivain. Je me répétais « à quoi bon » et je doutais de mes qualités, de mes compétences et même de ce projet réalisé, pour qui, pour quoi…Comme vous le voyez, je me trouvais au top de ma forme !

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Depuis que j’ai appuyé sur l’accélérateur et réalisé ce rêve qui me tenait à cœur, j’ai connu quelques déceptions. Pas facile de gérer les lettres de refus des maisons d’édition surtout quand celles-ci vous disent que votre style est « plat et sans intérêt ». Pas facile de participer à des concours d’écriture et recevoir un résultat toujours négatif. Pas facile de tout donner dans un texte et voir qu’une fois encore, ce texte n’aura pas touché, ne sera pas sélectionné. Quand on prend un peu de distance, on se rend compte que ce n’est pas bien grave, il n’y a pas mort d’homme. Ca démotive juste un peu plus. A chaque fois, il faut laisser la déception passer puis se remettre sur les rails, se dire que la prochaine fois ça fonctionnera, qu’une personne ne représente pas la terre entière, qu’un avis est subjectif. Il faut s’auto-motiver et croire en soi. Pas évident quand tout vous pousse à laisser tomber.

Donc la semaine dernière, qui coïncidait d’ailleurs avec la date d’anniversaire de ma rencontre avec Roger, j’ai lâché la barre du navire et j’ai dérivé à une vitesse incroyable en un temps record. Il m’a fallu pas moins de 24h pour me retrouver face contre terre, anéantie. Ce que je faisais ne servait à rien, je n’étais bonne à rien, je ne valais rien. Vous constaterez que je suis très forte pour m’auto-flageller (mon côté Scorpion certainement) !

Puis après avoir reçu de beaux messages, avoir pris quelques commandes, avoir constaté combien mes mots avaient de l’importance à vos yeux, après les doutes, je me suis posée LA question qui a tout changé :

Pourquoi j’écris ?

Ca parait tout simple et un brin naïf. Mais cette question m’a sauvée la vie – enfin m’a sauvée de moi-même et de cette mise à mort que j’avais orchestrée de main de maître. Alors voilà j’ai compris que j’écrivais avant tout pour partager, pour parler de toutes ces vies que je croise, pour échanger sur des sujets qui me tiennent à cœur. J’ai compris que je ne recherchais pas le profit (même si parfois je dois le dire, j’y pense un peu, puis j’oublie, c’est mieux), ni d’être mondialement (aux grands maux, les grands remèdes !) connue. Ce que je souhaite c’est toucher mes lecteurs, vous toucher, vous emmener à la découverte de tous ces destins, de tous ces paysages, de toutes ces beautés, ces moments de vérité qui jalonnent nos quotidiens. Et ça je le fais. Vos mots, vos messages, vos commentaires, vos avis sur mes livres me disent tous la même chose. Que mes mots vous accompagnent, qu’ils sont lumineux, qu’ils vous enchantent, qu’ils vous aident aussi. Quel bonheur !

Et je crois que ça, votre authenticité, votre soutien sans faille, ça vaut tout l’or du Monde. Je ne plairais – comme tant d’autres – jamais à tous. Certains récits me transportent quand d’autres vous laissent de marbre. D’autres vous passionnent quand ils me donnent envie de passer à autre chose, rapidement si possible. Je me suis rendu compte aussi que j’avais la chance de vous avoir !

Une fois cette idée bien ancrée dans mon esprit, les doutes se sont évaporés. Entre temps j’ai eu plusieurs commandes et de jolis retours sur mon troisième livre. Ca met du baume au cœur ! Je me suis même fais la réflexion que si je ne croyais pas à mon travail, comment alors mobiliser les autres et leur donner envie de me découvrir. Êtes-vous attiré par des personnes qui se jugent sans arrêt et se trouvent nullissimes la plupart du temps ? Moi, pas particulièrement. Je préfère la compagnie des personnes positives, pas forcément sûres d’elles, mais un peu tout de même, qui ont envie de faire bouger les choses, qui se jettent dans l’arène, qui y croient à leurs rêves – projets – souhaits – envies.

J’ai aussi reçu des réponses négatives et j’ai décidé de laisser couler. Après tout gagner un concours ou voir un de mes textes sélectionnés pour un prix ne changera pas la donne, puisque mon rêve je le vis au quotidien depuis que j’ai sauté le pas de l’autoédition. J’ai également pris conscience que ces refus étaient peut-être là aussi pour me rappeler qu’il était temps que je me plonge dans mon roman, aux 170 pages attendant d’être relues, corrigées, annotées. Et que cette date anniversaire, au lieu de la redouter, je devrais l’honorer, car elle a été le départ d’une longue descente aux enfers et d’une glorieuse résurrection. Il me fallait vivre ça pour naître moi.

Telle est la vie: Tomber 7 fois, se relever 8 (Proverbe Japonais)

Voilà ! Bon j’approche des mille mots…Il est temps de mettre un point final à ce long discours. Merci pour tout, pour chaque message reçu, chaque personne qui a pris le temps de m’apporter son soutien, pour chaque commande, chaque sourire partagé. Merci pour votre fidélité et votre entrain, qui m’encouragent les jours de doute – jours qui nous construisent et nous donnent de toujours nous rappeler pourquoi nous faisons telle ou telle chose. Tant que ça part du cœur, nous sommes sur la bonne voie !

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De moi à vous et de vous à moi

Le 14 février, je vous annonçais sa venue imminente et il est là, il attend d’être saisi, il attend que vos mains le serrent, que vos yeux le contemplent, que vous partagiez son arrivée comme on le fait d’une naissance. C’est un peu comme une naissance d’ailleurs, comme une mise au monde, une délivrance.

Le 14 février, il attendait d’être relu, mis à jour, corrigé, ficelé, empaqueté avant d’être livré au Monde. Aujourd’hui il n’attend plus que vous, d’être entouré de bienveillance, de douceur et d’amour, à l’abri dans votre sac ou bien entouré sur votre étagère.

Le 14 février, j’avais hâte de vous en parler. Aujourd’hui, j’attends presque que ce soit vous qui me parliez de lui, ce que vous aimez, ce qui vous plait moins. J’attends que vous me disiez ce qui vous émeut ou vous fait sourire quand vous parcourez mes mots, ce à quoi vous pensez entre les lignes.

Le mardi 14 février, il était encore mon livre. Aujourd’hui, mardi 7 mars, il est à vous. Prenez en soin, partagez le (#mariekleber #chuchotisetricochets), offrez le et laissez-moi ici et là des mots qui me diront comment il va!

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Et si je persistais dans une voie qui n’est pas la mienne ?

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Le rêve d’écrire ne m’est pas venu dans ma tendre enfance. Si j’avais pu opter pour « rêveuse professionnelle » je l’aurais fait sans hésiter !

Rêver, buller, m’inventer des histoires. J’étais douée. Pour écrire, beaucoup moins. C’est d’ailleurs ma mère qui me faisait mes rédactions.

Je tiens par contre depuis longtemps un journal intime. Je les ai presque tous gardés. Juste écrire, m’écrire, lancer sur le papier la somme de mes jours, mes coups de cœur, tout ce que je garde et qui n’appartient qu’à moi.

Je dirais que j’ai rédigé mon premier texte vers 14 ans. J’ai commencé un nombre infini d’histoires qui n’ont jamais abouties, des poèmes assez noirs, des histoires parfois drôles, d’autres qui me donnent aujourd’hui des frissons.

Puis un jour, comme tout un chacun, un rêve s’est dessiné dans mon esprit sans cesse en mouvement. Ecrire et partager. Vider mes tripes sur la table, raconter les autres, inventer, donner vie à la plus sordide réalité et montrer aussi tout ce qui est beau dans nos quotidiens parfois terriblement chaotiques.

Je n’ai jamais fait de fixation sur ce rêve, je l’ai bichonné en silence, en douceur, dans mon cœur. Pendant longtemps je me suis évité déceptions et rejets, ne sachant pas comment j’allais pouvoir gérer le regard d’autrui sur mon travail. J’ai laissé mon rêve grandir en moi, en notant, griffonnant, créant, en faisant danser mon stylo et vibrer mes idéaux. Ce rêve prenait de plus en plus de place et je sentais qu’il était temps que je me lance.

J’ai sortis un premier recueil – j’ai conscience qu’il y aurait beaucoup de travail à faire dessus – j’avais besoin de foncer, de ma lancer dans l’arène. Sans ce premier pas, je crois que j’aurais encore longtemps regardé mon rêve se languir puis se flétrir. Puis un deuxième que vous avez été près de 70 à acquérir, pour une cause qui me tenait à cœur. Mon troisième recueil sortira officiellement d’ici quelques jours…

Vous devez à ce stade vous demander pourquoi je doute, de quoi je doute.

Depuis quelques mois déjà, en parallèle de ces recueils autoédités, j’ai adressé mes textes à des maisons d’éditions, j’ai participé à des concours, j’ai partagé mes textes pour des prix littéraires. Certains m’ont dit que mon style était plat, sans intérêt, d’autres ont refusé mon texte sous prétexte qu’il avait été retravaillé. Les réponses négatives se suivent et se ressemblent depuis plusieurs mois. Vous allez être nombreux à me dire, à la suite de ces lignes, qu’il faut persévérer. Vous aurez raison. D’ailleurs, je ne compte pas abandonner, ni arrêter d’écrire. Car c’est une passion qui m’apporte énormément, de part ce que je vis et ce que je partage avec vous tous.

Je me demande juste si ce rêve n’est pas trop grand pour moi. Et si je ne devrais pas me contenter d’écrire ici, sans espérer percer, écrire par plaisir, laisser tomber concours et prix, lâcher prise sur ce qui restera – et c’est peut-être bien comme ça – une belle bulle de savon !

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Chuchotis et Ricochets (je vous dis tout ou presque sur mon nouveau livre)

Chose promise, chose due. Je vous avais, ici et là, donné rendez-vous pour le 14 février. Cette date est importante pour moi – en effet le 14 février 2013 à 4h33, la sage-femme posait le petit escargot sur mon corps épuisé mais heureux d’avoir mené cette grossesse à terme. La St Valentin a alors pris toute sa signification pour nous deux. C’était vraiment un beau jour pour célébrer l’Amour.

Aujourd’hui, j’ai donc envie de vous présenter mon nouveau livre.

Les Origines

J’ai débuté son écriture courant juin 2016. J’avais des velléités de vous l’offrir en rentrant des grandes vacances, mais celles-ci ont été employées à tant d’autres choses que j’ai du repousser la date maintes et maintes fois. Et puis il a fallut se positionner afin de mettre un terme à ce projet, dont j’avais hâte de vous parler.

L’été m’a inspirée. Je me suis sentie pousser des ailes. C’est peut-être notre rencontre au sommet avec Laurie et Laurie dans la cité des Papes ou bien la joie qui s’est glissée dans chaque instant vécu ou encore le profond désir d’écrire qui accompagne chaque retour du soleil et laisse quelques pépites dorées sur mes bras nus. J’ai regardé l’été s’écouler avec grâce, humant l’air frais, me laissant bercer par le doux va et vient des vagues sur les plages de mon enfance. J’ai engrangé des rires en cascade. J’ai fais le plein d’amitié et de tendresse.

A l’intérieur

L’idée de départ était de partager des textes courts sur la vie, sur ses moments simples et pourtant magiques. Puis j’ai changé d’avis, j’ai écris au feeling. J’ai oublié la trame. Je me suis laissée porter par ma plume. Et je me suis retrouvée à évoquer la maternité, l’amour, les plaisirs du quotidien, les souvenirs, l’évasion, les belles rencontres, l’enfance.

Ce livre est dédié à quatre petits garçons. Dont un est parti un peu tôt (même si je sais qu’il est en paix aujourd’hui). C’est pour cette raison qu’il est aussi dédié à tous les enfants du monde et à tous les anges du ciel. Parce que qu’au final c’est l’enfance, ses rires, ses rêves, ses envies, sa curiosité, ses mimiques, sa généreuse vitalité qui m’a donné les clés de ce troisième “regard sur le monde” avant la plongée dans les abysses d’années moins glorieuses (!)

Au total, c’est 14 textes dont 2 poèmes. Les personnes qui me suivent depuis plusieurs années retrouveront quelques textes remaniés. 9 toutefois sont inédits et n’ont jamais été partagés, ni ici, ni ailleurs.

A l’extérieur

Cette fois-ci, j’ai fais appel à une aide extérieure pour réaliser ma couverture. Aline a accepté avec enthousiasme ma proposition et elle a tout de suite perçue mes envies et intégré l’âme de ce recueil. La collaboration a été à la hauteur de mes souhaits et attentes. Sans plus tarder, je vous montre le rendu – très poétique et qui colle parfaitement à l’atmosphère de mon livre. Vous pouvez d’ailleurs découvrir son article sur le sujet ICI.

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Pour conclure

Le livre sera disponible très prochainement * je finalise quelques détails techniques* sur The Book Edition au tarif de 9€. Vous pourrez bien entendu vous le procurer directement en passant sur le site ou si vous souhaitez recevoir une copie (avec dédicace) me contacter sur latmospherique [at] gmail [.] com.

J’espère que cet aperçu vous aura donné envie de tenir ce petit morceau de moi entre vos mains et qu’il trouvera une place de choix dans vos bibliothèques et tout près de vos cœurs, comme un rappel que la vie, bien que chaotique et parfois incertaine, est aussi remplie d’instants simples et précieux.

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Défi Liste – Mon bilan positif de 2016

Dans son nouveau Défi Listes, Zenopia nous invite à lister 10 choses positives de l’année 2016, prenant ainsi le contre-pied de la vague “pessimiste” qui s’est emparée d’une bonne partie de la population à l’aube de 2017, envoyant valser 2016 comme s’il s’agissait d’une vielle chaussette puante. Voilà donc mon top 10 de 2016:

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  • Retrouver mon indépendance (et une relation sereine avec mes proches)!
  • Voyager – voir mes amies – rire et créer de beaux souvenirs ensemble
  • Passer du temps de qualité avec l’escargot – me sentir enfin maman (et heureuse de l’être)
  • Éditer mon deuxième (et troisième en VO) recueil de poèmes
  • Créer de beaux / vrais contacts via mon blog
  • Travailler avec une “magicienne“…
  • La découverte de douces, tendres et belles créatrices (bijoux – peinture – art…)
  • Mon divorce! Et oui, j’ai trinqué à sa santé et à ma liberté retrouvée.
  • Devenir Tata
  • Contribuer à des projets inspirants (Auteur sur “Voyage au Pays du Bien Etre” – Rédactrice pour le Dream Challenge d’Aline)

 

 

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Accepter ses failles pour naître soi…

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Il y a longtemps eu en moi cette force tantôt passionnée tantôt destructrice qui me poussait à bout, me faisait perdre me repères avec un mot. Le trop plein accumulé prenait des allures de folie quand mon corps tout entier ne pouvant plus contrôler mes pulsions se déchirait de tout son long dans un cri. Aigu. Je ne maîtrisais plus rien. Les digues explosaient et ma douleur s’étalait aux yeux de tous, plaie à vif.

Il y a longtemps eu en moi cette peur de pouvoir le meilleur comme le pire, de ne pas réussir à être heureuse, de me complaire dans mon état tantôt euphorique, tantôt accablé. Toute la beauté du monde pouvait me donner des ailes. Puis la noirceur du monde pouvait m’entrainer dans sa chute en un quart de secondes, sans que je ne puisse faire cesser cette descente infernale.

Il y a longtemps eu en moi l’envie qu’un combat s’impose, que ma vie devienne importante. Je voulais me battre à mains nues. Je prenais sur les frêles épaules toute la misère du monde. Je portais les chagrins, les regrets de générations avant moi. Comme si j’avais le pouvoir de tout transformer. Je ne supportais plus l’univers ouaté dans lequel j’avais baigné enfant. C’est pourtant lui qui m’a donné les bases solides qui m’ont un jour permis de rebondir, de remonter à la surface, de marcher à nouveau pieds nus sur l’asphalte brûlant. Sans crainte.

Il m’a fallu connaître et reconnaître ma fragilité, ma part d’ombre. Il m’a fallu du silence pour écouter parler mon cœur. Il m’a fallu une photo de petite fille pour me donner tous les courages. Il m’a fallu faire face à la douleur du monde et accepter son existence, mon impuissance à la faire cesser, pour savoir que ma souffrance ne servait à rien, qu’elle n’était ni un moteur pour moi, ni pour les autres, que ma souffrance n’avait d’autre but que de me séparer du monde.

Je ne me détruis plus. J’assume mieux mes doutes, mes failles, les creux d’ombre et le mystère qui entourent parfois celle que je suis. Et cette année j’espère pouvoir me livrer davantage ici, lâcher prise et oser ces mots qui frappent avec insistance contre la paroi de mes rêves, mais que je ne laisse pas sortir. Une histoire de peur et de morale mal placée. J’espère pouvoir les dépasser…

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Jamais deux sans trois!

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La poésie n’a pas toujours fait partie de ma vie. En 2010, à Dublin, je décidais de franchir un cap et de prendre des cours du soir en Creative Writing (Ecriture créative).

Les premiers essais furent compliqués. Ecrire, oui, mais en anglais, cela se corsait. Je crois que j’avais énormément de choses à dire, à sortir, à faire éclore. Mais je me trouvais parfois confrontée à un vocabulaire, une maîtrise de la syntaxe, des règles de grammaire et d’orthographe limités. C’est à ce moment-là que les mots sont venus à moi sous forme de poèmes – une manière de faire passer un message en peu de mots. Je me suis pleinement épanouie dans cette forme d’écriture. Je me suis essayée aux autres formes d’écriture, textes courts, nouvelles. Mais j’ai gardé un faible pour la poésie.

Certains le savent (les autres vont le savoir), je tiens un blog en anglais, que j’alimente moins régulièrement que celui-là mais que j’aime tout autant. Je crois que certaines de mes lectrices me lisent depuis le tout début et j’ai tissé des liens forts et précieux avec certaines d’entre elles – nous nous inspirons mutuellement.

Il y a quelques mois, j’ai souhaité faire un fichier général avec tous mes poèmes, ceux publiés sur mon blog et ceux partagés en cours, plus tard en groupe d’écriture et tous les autres, écrits pour me libérer, pour avancer, pour faire jaillir la lumière. En les mettant bout à bout, j’avais près de 100 pages de poésie. Au départ, je souhaitais juste les regrouper tous dans un livre – pour moi – pour me replonger dans leur lecture de temps en temps, pour le plaisir, un plaisir personnel. Puis en les classant par thème, je me suis rendue compte qu’ils étaient nombreux ces poèmes à parler d’Amour.

Et comme l’Amour se partage, j’ai fait un tri, j’ai sélectionné ceux qui avaient une valeur sentimentale particulière (je me souviens assez bien du contexte, de l’endroit, des sentiments ressentis attachés aux textes que j’écris – en général) et je les ai compilé dans un petit recueil – Iridescent Delight – qui a tout d’un grand, puisqu’il parle du sentiment le plus pur et le plus beau du monde.

20161118_071700-1_resizedCe recueil je le voulais avant tout comme un concentré de tendresse. En version originale. Traduire mes poèmes m’est impossible. Je l’ai fait à de très rares occasions – ce que j’écris en anglais et en français n’a rien à voir (vous pourrez aller jeter un coup d’œil à Mahshi and Marshmallow pour vous en rendre compte).

J’ai conscience que ce recueil est loin d’être parfait (pour les raisons évoquées précédemment, l’anglais n’étant pas ma langue maternelle) mais  je le vois comme une lettre ouverte de mon cœur à votre cœur. Et j’espère qu’il vous touchera et vous aidera à traverser les heures grises, parfois noires de votre vie et à savourer le bonheur quand il se présente.

Certains de ces poèmes ont justement été écrits à des moments très pénibles de mon existence – si ils peuvent paraître parfois simples ou innocents, sachez qu’ils m’ont aidé, chacun à leur manière, à remonter la pente, à saisir les mains tendues, à puiser dans le puits sans fond qu’est l’amour les forces nécessaires pour refaire surface). Ce livre est dédié à deux femmes exceptionnelles, l’une vivant au Canada et l’autre en Afrique du Sud, que je n’ai jamais vues, qui ne m’ont jamais vue, mais qui tiennent une place essentielle dans ma vie et celle de mon fils.

Vous pouvez vous le procurer sur le site The Book Edition (6€) ou en me contactant directement (jusqu’au 16 décembre, je vous offre au choix les frais de port ou un marque-page).

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Posted in Carnets de route

L’art de faire plein de choses (et de ne pas faire ce qu’on a vraiment envie / besoin de faire)

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Est-ce qu’il vous arrive à vous aussi d’être en constante action, de vaquer à telle ou telle occupation en un rien de temps, de vous disperser et de passer à côté de ce que vous avez réellement besoin / envie de faire ?

Ca m’arrive tout le temps. Ca m’arrive en ce moment.

Pas à la maison. A la maison, je suis organisée. Super organisée même. Et tout se passe bien.

C’est avec l’écriture. Avec ce blog. Avec ces projets qui s’accumulent sur ma TO DO LIST et qui ne voient pas le jour.

Il y a des jours où j’ai envie de recommencer à zéro, de faire du tri, d’autres où je me dis que ça ne servirait à rien. Autant j’arrive à lâcher prise sur plein de choses, autant j’ai du mal à le faire pour cet espace (ce qui ne m’arrive jamais avec mon blog en version anglaise). Et en même temps je sais que je ne pourrais pas me passer de nos échanges toujours bienveillants et constructifs. Je suis une perfectionniste pour certaines choses et arrive à lâcher prise sur d’autres. Je me compare encore parfois. Je sais que ça ne sert à rien mais je ne peux m’en empêcher. J’ai envie d’être « comme » avant de réaliser qu’être « moi » est le plus beau cadeau que je puisse offrir au monde. Et à moi-même d’ailleurs !

Avec mes recueils de poèmes, nouvelles, textes courts. Je n’ai parfois pas la patience. Je lance plusieurs projets et je m’étonne de ne pas réussir à tout boucler en temps et en heures. Je me fixe des dates limites impossibles à tenir. Il y a des jours où j’ai l’impression de tout faire par-dessus la jambe. Et d’autres où je suis assez fière de ce que j’ai réussi à accomplir jusqu’à aujourd’hui.

Je continue à écrire des textes, à bloguer, à chercher de nouvelles idées pour Noël, pour les fêtes, pour 2017, à broder et tricoter. Des activités qui me font plaisir, sans aucun doute…

Mais je ne m’attelle pas à l’essentiel. Je boude ce sur quoi je devrais travailler un peu chaque jour. Je dis « plus tard ». Je me dis qu’il faut que je termine « ci et ça » avant. Mais il y a toujours quelque chose à achever avant. Et du coup je ne me mets pas au travail. J’attends le moment opportun, qui n’arrive jamais puisque je le repousse de toutes mes forces, en me dispersant à outrance.

Je me dis que c’est Novembre qui veut ça. C’est bien connu ! Ca me rassure. Et puis Novembre ce sont les souvenirs qui reviennent me déstabiliser, beaucoup moins, mais un peu quand même. Comment ne pas y penser ?

Ce serait le moment idéal pour mettre le turbo justement et m’entourer de douceur et de mots apaisants et lumineux. Allez, on se motive, demain c’est promis je reprends la plume et j’arrête de procrastiner !

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Interview Femmes Inspirantes – Karine, créatrice de “Poudre de Bijoux”

Je suis heureuse aujourd’hui de vous proposer l’interview d’une personne, amoureuse des mots comme moi, et qui s’est lancée il y a quelques mois dans la création de bijoux. Le résultat est splendide. Je vous invite bien entendu à lire ses réponses et à faire ensuite un tour sur sa boutique, qui vous charmera par la variété et l’authenticité de ses créations.

Bonjour Karine,

  1. Tout d’abord (sans faire dans l’original), peux-tu nous dire qui se cache derrière « Poudre de bijoux » ?

Derrière « Poudre de Bijoux », il y a moi, Karine, une femme de 41 ans, mariée depuis bientôt 20 ans et sans enfant, même si je les adore (mes neveux et nièces peuvent en témoigner !). Je suis une femme très féminine et très coquette aussi ! Mais comme je suis un peu rebelle sur les bords et que je n’aime pas faire comme tout le monde je ne suis pas forcément les tendances de la mode. J’aime porter ce qui me ressemble.

  1. Quel est ton parcours personnel / professionnel ?

Fille de militaire et aînée de trois enfants, j’ai développé très jeune le sens des responsabilités et une grande indépendance. En ce qui concerne ma scolarité, apprendre a toujours été un régal, avec une nette préférence pour la littérature. Cela m’a amenée à passer un bac et un DUT « Métiers du livre et du patrimoine ». Ce DUT devait m’amener vers les métiers de l’édition, de libraire, de bibliothécaire ou encore d’archiviste. Mais la vie en a décidé autrement et j’ai atterri dans le commerce. Et puis, j’en ai eu marre, et j’ai tout claqué. Aujourd’hui, je suis mon propre patron, plus indépendante que jamais !

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  1. Parle-nous de tes débuts en tant que créatrice. D’où vient cette passion ?

En fait, ça me fait tout drôle de m’entendre qualifier de « créatrice », car mes débuts dans ce domaine sont extrêmement récents. L’envie et le besoin de m’exprimer par la création de bijoux fantaisie me sont tombés dessus au début de l’été ! Je portais alors un très joli collier en émaux qui appartenait à ma maman quand elle était adolescente. En le regardant dans le miroir, j’ai eu comme un flash-back et me suis vue, écolière, aller au club émaux qui avait lieu entre midi et 14h dans mon école. A l’époque, j’avais adoré ça ! Et maintenant, j’avais un besoin impérieux de m’y remettre. Le jour même, je faisais des recherches sur l’internet pour m’ouvrir à nouveau à cette passion et je décidais de créer « Poudre de Bijoux ». « Poudre » parce que ma matière première est de la résine en poudre que j’applique sur des supports en cuivre.

  1. A ton avis, quel est le principal atout des femmes dans la société du XXIe siècle ?

L’atout des femmes au XXI ème siècle me semble être plus de liberté, l’accès à certains métiers qui leur étaient avant fermés, plus d’indépendance…

  1. Et le combat le plus important qu’elles doivent mener ?

Le combat le plus important qu’elles doivent mener est peut-être celui contre l’illettrisme.

  1. Quelles sont tes principales sources d’inspiration ?

Je puise mon inspiration tout autour de moi. La nature est à mon sens la plus grande source d’inspiration. Mais les voyages et les rencontres sont également précieux à ma créativité.

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  1. Et tes projets, à court, moyen, long terme ?

En ce qui concerne les projets, je dois dire que je vis un petit peu au jour le jour, au gré de mon inspiration et de mes humeurs, alors pas facile de faire des projets… Mais je viens d’ouvrir ma boutique sur AlittleMarket et je me prépare à exposer mes créations au Marché de Noël d’un village proche de chez moi qui aura lieu début novembre. Une première pour moi ! D’ailleurs, cette nouvelle expérience fera très certainement l’objet d’un prochain post sur mon blog « Poudre de Bijoux ».

  1. Trois mots qui te caractérisent le mieux ?

On me dit douce, patiente et empathique. J’espère que c’est vrai !

  1. Enfin un dernier pour la fin…

RESTEZ VOUS-MEME TOUJOURS !!!

Crédit Photos @ Poudre de bijoux

Liens: HellocotonBlogBoutique

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Interview Femmes Inspirantes – Mylène du blog “Les défis des filles zen”

Je reprends ma série d’Interview sur les femmes inspirantes, celles qui sont créatives, positives, motivantes, qui parlent avec le cœur, partagent et soutiennent, celles qui ont des idées, des envies, celles qui suivent leurs rêves et leur donnent vie.

Aujourd’hui je donne la parole à Mylène du blog les défis des filles zen – Bonne lecture en espérant que dès la fin de cet article, vous irez vous abonner à ses défis! 

  1. Tout d’abord (sans faire dans l’original), peux-tu nous dire qui se cache derrière « Les défis des Filles Zen  » ?

Moi, Mylène, 34 ans, deux bébés, un chéri, un boulot et une belle maison près d’Avignon 🙂 Mais surtout, je suis une personne dotée d’une activité intérieure intense, engagée depuis 2 ans dans une démarche active et enthousiaste de changement pour vivre une vie qui me ressemble plus.

Voilà, je crois que l’essentiel est là !

  1. Quel est ton parcours personnel / professionnel ?

J’ai été une enfant très sensible, et particulièrement angoissée, sans rien avoir vécu de difficile d’un point de vue extérieur. J’ai grandi dans une petite ville de province, perdue au milieu des montagnes, ce qui – je crois avec le recul – m’allait très bien.

J’ai toujours été très curieuse, intéressée par plein de choses, mais gênée par des émotions très fortes que je ne savais pas gérer. Je me suis rapidement rendue compte de l’impact positif que pouvaient avoir sur moi les livres inspirants qui traitaient de développement personnel.

De fil en aiguille, j’ai ainsi découvert la pensée positive, la loi d’attraction, la méditation, la pleine conscience. Le bonheur, la sérénité, l’épanouissement sont devenues une passion 🙂

Parallèlement à cela, j’ai choisi un parcours professionnel sécurisant, familial et confortable, totalement éloigné de ces préoccupations : les finances, la comptabilité 🙂fullsizerender

  1. Parle nous des origines du projet, du blog – pourquoi ce nom – pourquoi des défis?

J’ai eu début 2015 un accident de parcours. Un souci de santé qui m’a obligée à rester alitée pendant 2 mois. C’est drôle, revenir sur cet évènement me fait prendre conscience du chemin que j’ai parcouru depuis 🙂

J’ai passé un premier mois très difficile. Entre la souffrance, l’inquiétude, et l’ennui. Je me revois sélectionner les programmes TV qui allaient m’aider à passer le temps. Et puis, il y a eu une succession de petits déclics : un livre “demain est un autre jour” de Lori Nelson Spielman. Puis un autre, et encore un autre. J’ai décidé de faire le point. Sur ce que j’aimais faire. Sur ce que croyais aimer faire. Sur ce que les autres voulaient que j’aime. Sur ce que je croyais que les autres voulaient que j’aime faire… !

J’ai décidé de changer ma vie, de la transformer, de reprendre le contrôle. Mon blog, c’est mon outil de travail pour me construire une nouvelle vie.

J’ai choisi le format des défis car ce qui nous manque le plus, c’est la motivation, c’est l’action. Les informations du type “x trucs qui rendent heureux”, ça ne manque pas. Ce qui nous manque, c’est de nous engager et de réaliser les changements.

  1. A ton avis, quel est le principal atout des femmes dans la société du XXIe siècle ?

Sans hésiter, la réunion de deux choses : notre sensibilité, notre empathie, notre conscience naturelle du caractère précieux de la vie. Et notre éducation qui nous permet désormais d’accéder à de hautes responsabilités. Je crois fermement que le monde a tout à gagner à avoir davantage de femmes au pouvoir.

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  1. Et le combat le plus important qu’elles doivent mener ?

Prendre confiance en elles pour diffuser ces belles valeurs !

  1. Que souhaites-tu partager via ce site ?

Je souhaite inspirer des personnes comme moi, des femmes qui sentent qu’elles pourraient faire encore mieux, vivre une vie plus proche de leurs attentes, de leurs convictions.

Par mes témoignages hebdomadaires, je souhaite leur montrer qu’il est possible de changer sa vie, et de construire étape par étape la vie qui leur correspond. Que de petits gestes réguliers suffisent à produire de grands changements.

Je souhaite leur donner l’envie de passer à l’action, de prendre du temps pour elles, d’écouter leur coeur, d’accueillir qui elles sont pour mieux se révéler et s’épanouir.

  1. Quelles sont tes sources d’inspiration – de motivation ?

Mes sources sont très nombreuses. Mais lorsque tu me poses cette question, je pense très fort à deux personnes, alors je vais parler d’elles.

La première, c’est une coach que j’ai rencontrée il y a deux ans maintenant. Une femme merveilleuse, parfaitement à sa place, souriante, généreuse et disponible.

La deuxième, c’est une formatrice en méditation de pleine conscience avec qui j’ai travaillé pendant 3 mois l’an dernier. Une femme positive, souriante, et incroyablement présente à l’instant.

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  1. Et tes projets, à court, moyen, long terme ?

A court terme : professionnaliser mon blog et améliorer encore sa visibilité.

A moyen terme : vivre de mes ateliers en ligne et en réel pour aider les femmes à s’épanouir et les personnes hypersensibles à se révéler.

A long terme : être présente à l’instant.

  1. Trois mots qui te caractérisent le mieux ?

Hypersensible, organisée, passionnée.

  1. Enfin un dernier pour la fin…

Gratitude… pour les personnes qui me suivent et me portent pas-à-pas vers ma vie idéale.

Merci à toi Marie d’être telle que tu es.

Source Images – Son blog – Sa page HC

Posted in Humeurs d'Auteur

Sauter le pas – Bilan & Remerciements

Il y a quelques mois, je vous faisais part de la sortie de mon second recueil de poésie « ils avaient un prénom » (disponible sur le site The Book Edition, pour celles et ceux qui ne l’auraient pas encore acheté ou lu) en souvenir des victimes des attentats de Paris en novembre 2015. Depuis notre beau pays et d’autres ont été touchés par des actes semblables, sanglants. Et les mêmes mots tournent en boucle dans nos esprits tantôt tourmentés, tantôt pleins d’espérance.

Dans le mail qui vous présentait mon travail, il y avait ces quelques mots d’introduction:

Du bruit. Beaucoup. Beaucoup trop.
Le silence. Inquiétant. Des cris. Des sirènes.
La nuit qui traîne.
Les écrans qui clignotent sans s’arrêter.
Les corps qui tremblent.
Les mains qui cherchent à s’accrocher à quelque chose de tangible, de familier.
La vie qui s’emballe
Quand chez d’autres le cœur lâche.
      
Vite un stylo. Ecrire. Un impératif
Un sanglot dans le noir. Le chaos.
Puis l’espoir.
Ecrire. Une évidence. Le cœur en friche.
En plein brouillard. Chuter.
Puis y croire
      
Les mots s’apprivoisent
Au bout de mes doigts impatients
Ils se chamaillent, Se font bruyants.
Les mots s’acharnent sur ce qu’il me reste de substance
Ils me désarment, pointent du doigt l’urgence.
      
Le résultat est là. Il glisse entre mes doigts.
Je le regarde émue, fière, stupéfaite.
Fruit de 6 mois de travail, de peur contenue
D’insomnies, de trajets engourdis
De virages pris pour ne pas laisser la haine
Entacher mes espoirs.
     
Il est là. Je vous le confie
Prenez en soin
Autant que de la vie !

Au total, ce sont 60 livres  vendus et 190€ de bénéfices, à ce jour, versés au profit de l’association Imad Ibn Ziaten (pour la Jeunesse et la Paix).

Votre engagement à mes côtés pour cette cause prouve que nous sommes nombreux à souhaiter nous investir pour créer un monde plus juste et harmonieux. Cela donne ou redonne foi en l’humain et en la vie.

Du fond du cœur, je vous dis:

blog_merci

PS: Restez connectés, je vous prépare deux recueils “surprise”, un pour le mois d’octobre et un deuxième qui devrait voir le jour début 2017 (avec une collaboration toute douce). Avant de m’attaquer à mon pavé autobiographique…