Oui mais toi, tu as de la chance!

 

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Je crois que si il y a une phrase que j’ai entendu un nombre incalculable de fois dans ma vie c’est bien celle là!

Oui mais toi t’as de la chance, tes parents ils t’aiment – c’est normalement, quand tout va bien, le lot de beaucoup de personnes. Surtout à l’heure où la majorité des enfants sont désirés. Alors peut-être que les mots n’ont jamais été dits, peut-être que les actes n’étaient pas à la hauteur des mots. Tous les parents n’ont pas les clés pour aimer bien.

Oui mais toi t’as de la chance, t’es grande – ça n’a pas été tous les jours une cure de jouvence croyez-moi! Et puis bon on ne choisit pas, on nait comme ça. On ne peut pas y faire grand chose, à part s’accepter.

Oui mais toi t’as de la chance, tu gagnes bien ta vie – est-ce que c’est de la chance ou le résultat de mes choix? Je l’ai mal gagnée aussi. J’ai fait des boulots pas sensationnels aussi. Accessoirement j’ai aussi fait des études. Et je n’ai que rarement décliné un poste parce que ça ne me plaisait pas. J’ai été élevée comme ça!

Oui mais toi t’as de la chance, tu t’entends bien avec ton patron – il faut dire que je fais tout pour. Ce n’était pas gagné d’avance…

Oui mais toi t’as de la chance, tu n’as pas vécu de gros drames – C’est quoi un gros drame? Est-ce que le chômage, le deuil, la maladie ça rentre dans la case? Ou alors il faut avoir échappé de près à la mort pour faire partie des rares élus (dans ce cas j’ai échappé la mort à 3 semaines, ça compte?)

Oui mais toi t’as de la chance, il ne te battait pas – quelle veinarde je fais! C’est vrai faut pas déconner quand même et s’estimer heureuse d’avoir échappé aux coups…

Oui mais toi t’as de la chance, t’as eu tes parents quand t’étais au plus bas – là c’est clair j’ai de la chance d’avoir des parents comme les miens. Ils sont parents avant tout. C’est pas non plus pour ça que ça a été facile tous les jours. On a été plus souvent au bord de l’implosion qu’au summum du bonheur. Et puis comme tous le monde on a eu nos quart d’heures de profonde incompréhension.

Oui mais toi t’as de la chance, tu as eu une grossesse sans problème – sans majeur problème physique, oui. Pour le reste, tu repasseras. Parce que j’en ai quand même bien chié moralement et émotionnellement pendant 9 mois.

Oui mais toi t’as de la chance, tu es partie avant d’avoir ton enfant – je l’ai payé aussi cher que celles et ceux qui partent après.

Oui mais toi t’as de la chance, tu as rencontré quelqu’un de bien  – encore heureux! J’avais donné dans le cas social! Plus sérieusement, on a juste saisi une opportunité. On a pris un risque, en acceptant de laisser le passé derrière nous, sans savoir ce que ça allait donner. La réalité nous a donné raison. Ça en valait la peine!

Oui mais toi t’as de la chance, tu réalises tes rêves – comme pour tous ceux qui réalisent leurs rêves, je m’en donne les moyens. Tout ne me tombe pas du ciel.

Donc non je n’ai pas plus de chance que les autres. Pas moins, non plus. J’ai toujours cru en la vie, alors peut-être qu’elle est là ma chance, dans mon caractère, ma personnalité, dans ma façon de regarder le monde. Le jour où j’ai compris que j’étais créatrice de mon bonheur, j’ai mis les bouchées doubles, prête à saisir les opportunités qui se présentaient. Ma vie au jour le jour est le fruit de mes choix. Certains m’ont conduit sur des sentiers mal fréquentés, d’autres des chemins de traverse, et certains des allées pavées de fleurs de mille et une couleurs.

Si la chance existe, alors je crois qu’elle sourit à ceux qui croient en elle!

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Ne plus se cacher ou Oser s’affirmer

Je débute cet article avec l’envie du point final, ou plutôt d’arriver au point final, sans me laisser submerger par des « et si » sans fondement qui viendraient remettre en question ma décision.

Si vous vous souvenez bien, mon mot de l’année était « oser ». Dans ce « oser » pour moi il y avait surtout du oser être soi, oser s’affirmer, oser essayer de nouvelles choses, oser sortir de sa zone de confort, oser dire oui, oser dire non. Donc un travail personnel, qui je dois l’avouer n’est pas toujours de tout repos.

Suite à beaucoup de discussions, certaines que j’ai prises très à cœur et qui m’ont fait réfléchir, tout en m’ayant profondément marquée, à la lecture d’articles arrivés un peu comme par magie pour apaiser certaines interrogations et suite à la découverte de la plume de Françoise Rey, j’ai créé il y a peu, dans l’anonymat le plus total, un blog dans lequel j’ai choisi de laisser libre court à une plume plus libérée – « uncensored » comme diraient les anglais.

Je vous avais fait part il y a quelque temps d’une envie un peu soudaine de m’essayer à la littérature dite « érotique » – vous le savez, les étiquettes et moi, nous ne sommes pas vraiment amies. Je n’ai jamais souhaité me couler dans un style particulier, mes écrits sont plutôt variés et me permettent de m’exprimer plus ou moins librement sur ce qui me touche. Toutefois de là à exposer au grand jour une écriture crue, sans fard, pétrie d’incertitudes, de là à me livrer corps et âme si l’on peut dire, à faire fi de tous les tabous liés à une littérature assez mal perçue et souvent considéré comme bas de gamme, il y avait bien plus qu’un pas à faire. Il s’agissait d’un vrai plongeon. Dans l’inconnu, l’inconnu des mots, l’inconnu des situations, l’inconnu des fantasmes, l’inconnu du regard de l’autre, l’inconnu de ce que l’on ose ou que l’on retient, l’inconnu de ses propres zones d’ombre qu’on camoufle si bien (même si certains ne sont pas dupes).

Je pouvais très bien continuer dans mon coin à écrire, sans faire de vague, ça je maitrise après tout. Et puis je me suis dit qu’à 37 ans, bientôt 38, c’était un peu dommage de me cacher comme une enfant ou une criminelle et triste de ne pas assumer cette part de moi, même si elle contraste avec celle que je montre la plupart du temps, et que certains d’entre vous connaissent, soit dans la vie de tous les jours, soit à travers mes textes.

Le but de cette démarche est profondément personnel avant tout. Ne me demandez pas comment je vais gérer un autre blog – le but n’étant ni de choquer ni d’imposer mon choix, partager mes textes et réflexions à part me parait plus correct et respectueux de mon lectorat. Parce qu’autant être franche jusqu’au bout, ma plume plus libérée ne fait pas dans la dentelle (quoi que) et je ne compte pas me censurer non plus. Pour ça aussi j’ai donné.

Sentez-vous libre d’approuver ou pas, de lire ou de ne pas lire mes textes. Sachez que je respecterais votre choix comme je sais que vous respecterez le mien.

Je tenais juste à partager ce cheminement avec vous. Je me souviens qu’à la suite de la sortie de mon premier recueil de poésie, j’avais reçu de jolis « merci » pour avoir passé le cap de l’édition et ainsi encouragé d’autres à le faire. D’autres l’ont fait. D’autres ont été inspiré par mon histoire. Et au-delà de tous les efforts, doutes, remises en question sur le chemin, je peux dire que c’est mon plus beau cadeau.

Un jour peut-être, vous aurez vous aussi l’envie de partager anonymement ou pas vos textes « érotiques », vos photos, réflexions. Si c’est le cas faites-moi signe, je serais très heureuse de vous laisser la parole, dans un espace libre de tout jugement et d’à-priori (qui sont beaucoup moins inoffensifs qu’on peut le penser).

Mauvaise Pioche

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Des cases, des cases, encore et toujours des cases. Certaines obligatoires. D’autres à remplir si le cœur nous en dit. Des cases de toutes les grandeurs. A cocher. A éviter, à griffonner. C’est épuisant ces cases à l’infini. Ils s’y connaissent en cases dans l’administration. Elles me sortent par les trous de nez leurs cases et le discours qui va avec.

Des cases. Et puis aussi des files d’attente qui s’éternisent. Il faut prendre son ticket, mémoriser son numéro, répondre présent au premier appel, sous peine de se faire sucrer sa place. Des numéros. De suivi. De dossiers. Numéros à appeler, à rappeler. Numéros à sélectionner, à indiquer. Des horaires à intégrer sous peine de se retrouver mis à la porte, parce que ça ferme dans trente minutes. Il faut au moins ça pour plier bagage et rentrer chez soi, avant les embouteillages du soir.

J’allais oublier les courriers. Les courriers reçus, envoyés. Les courriers recommandés, photocopiés, scannés, faxés. Les courriers retournés, égarés. Et la plateforme téléphonique qui s’égosille à vous rappeler que tous les conseiller sont pris, qu’il vous faudra attendre 3 minutes et 25 secondes, avant que quelqu’un prenne votre appel. Si après avoir attendu 4 minutes et 41 secondes, vous n’avez tout simplement pas raccroché, devant toutes ces fausses promesses.

Je me retrouve une fois de plus devant ce bâtiment sans âme, construit par un architecte insensé ou déprimé, sans aucun doute. Je suis là, mon dossier sous le bras. Trois mois de procédure engloutis sous cet amas de papiers, que je trie méthodiquement tous les soirs, pour ne pas perdre les pédales. Les forêts pleurent elles aussi de désespoir, j’en suis presque certain. Il n’y a personne qui attend ce matin. Le type du guichet me fait signe d’avancer. Il va encore falloir que je lui raconte mon histoire, ses détails croustillants, ses rebondissements alarmants. J’ai envie de la lui imprimer sur le bras, pour la prochaine fois. Il me regarde avec son sourire mielleux, qui trahi un cruel manque d’envie de prendre mon problème au sérieux.

Dans la salle d’attente, c’est la même consternation sur tous les visages. Je feuillette encore une fois mon dossier, vérifie que j’ai bien tout ce qu’il faut, les bonnes preuves, les bons identifiants, les bons mots au bon endroit. Un truc de travers et tout est à refaire. J’ai pratiqué. Je suis vacciné.

La dernière fois, sûr de mon coup, j’étais arrivé fier et droit dans mes baskets, tel un destrier des temps modernes partant au combat. Tout était là, au creux de mes bras. Un dossier béton, aussi solide que le bâtiment administratif, couleur fer forgé, que je fréquentais depuis des semaines.

Je m’étais engouffré dans un couloir sombre, moquette délavée et murs tapissés d’affiches de plus de cinquante ans au moins, dont les coins abîmés se décollaient sous l’emprise de l’humidité ambiante. Affolé par le regard méprisant de mon interlocutrice, j’avais tout simplement failli rebrousser chemin. Bon gré, mal gré, j’avais pris place en face du très respecté agent administratif, en charge de mon dossier. Pas un bonjour, ça débutait parfaitement bien :

  • Votre carte d’assuré?
  • Voilà Madame.
  • C’est pour quoi?
  • Ma demande de droits.
  • Vous avez rempli le dossier ?
  • Oui, ici.
  • On va l’étudier et on vous tiendra au courant.
  • Vous ne regardez pas si tout y est ?
  • La commission va le regarder et on vous tiendra au courant.
  • Mais s’il manque un document, ce serait plus simple de me le dire de suite. Ça fait déjà deux mois que j’entends la même chose. J’ai de quoi m’inquiéter n’est-ce pas?
  • Ce n’est pas moi qui décide Monsieur. Moi, je prends votre dossier et je le transmets, un point c’est tout.
  • Je comprends bien, Madame, mais c’est juste une question de bon sens.
  • De bon sens?
  • Oui, enfin, je pense que vous m’avez compris.
  • Pas vraiment Monsieur. J’ai surtout l’impression que vous êtes en train de me dire comment faire mon travail.
  • Non, pas du tout. Je souhaite juste savoir si cette fois, c’est la bonne.
  • Et bien vous le saurez, quand la commission aura étudié votre dossier. Vous m’excuserez, mais il y a la queue derrière vous. Bonne journée.

J’avais quitté la scène, complètement désorienté, déstabilisé, tel un boxeur mis KO par son adversaire, qu’il pensait pourtant moins fort que lui au départ J’étais reparti bredouille, dans l’attente d’une hypothétique réponse positive. J’avais envoyé des lettres, toutes restées sans réponse. J’avais téléphoné des dizaines de fois, été mis en attente, avec en fond sonore une musique déprimante. La bonne nouvelle, tant espérée, n’était pas arrivée, bien entendu, sinon je ne serai pas assis là aujourd’hui avec ma pile de photocopies et un nouveau dossier, que j’ai rempli avec encore plus d’incertitudes que les fois précédentes, me demandant vraiment si tout cela servait à quelque chose.

Un numéro clignote sur l’écran. C’est le mien. Je m’avance avec un sourire, histoire de détendre l’atmosphère, de me détendre surtout.

Allez, aurai-je plus de chance aujourd’hui ?

Extrait de mon recueil de nouvelles La Vraie Vie (en vente sur mon Site ou sur The Book Edition)

Tous vos avis sont les bienvenus…

L’année dernière à la même période je prenais la décision de créer mon site Auteur. L’idée était de gagner en visibilité. Pour cela? j’ai fait appel à une professionnelle et je peux dire qu’une fois le travail terminé, j’étais très satisfaite.

Un an après, un bilan s’impose. Non comme un couperet qui trancherait dans le vif mais pour peser le pour, le contre et surtout savoir si je continue dans cette voie ou si je choisis un autre chemin.

Entre il y a un an et aujourd’hui, il est certain que je ne suis ni la même femme, ni le même auteur (désolé je déteste autrice !). Mon style a évolué, j’ai évolué.

Mais au-delà du style, de la forme des choses, je me pose la question de ce que l’existence de mon site m’a apporté.

Force est de constater que une fois de plus (une fois n’est pas coutume non plus) je me suis sentie tiraillée, ne sachant pas toujours où placer mes mots, ici ou là-bas. Ce n’est pas l’existence de deux blogs qui me pose problème car j’ai toujours eu deux blogs, un anglais, un français – au minimum – c’est plutôt où je me situe dans cet état des choses. Sans compter le nombre de personnes que j’ai perdu en cours de route (ceux qui restent sont courageux je dois le dire!)

Comme mon écriture a changé, mon regard sur l’écriture aussi. Le plaisir de partager est je crois plus fort que celui de « vendre » mon travail. Je suis d’avis que tout travail mérite salaire. Et moi j’en ai un salaire justement. Je fais un travail qui me plait, même si il y a des creux de vague et que parfois j’ai des envies d’ailleurs. L’écriture c’est un plus, une passion qui m’apporte énormément mais n’est pas mon gagne-pain.

J’ai eu une période où le besoin d’être reconnue, appréciée était si intense qu’il fallait qu’on me voit et pour qu’on me voit, il fallait que je me mette en avant, quitte à aller à l’encontre de qui je suis. D’ailleurs je suis passée par Facebook, Instagram, j’ai joué le jeu jusqu’à être fatiguée de faire comme tout le monde, de passer du temps sur des choses qui ne m’apportaient rien et pour lesquelles j’avais la nette impression de me travestir pour être acceptée. Puis je me suis lassée. Et j’ai tout lâché. Alors même qu’ils étaient nombreux à me dire de persévérer, ça porterait ses fruits à terme.

Mais quels fruits justement ?

Qu’est-ce que j’attendais ?

Qu’est-ce que j’attends ?

Je suis dans cette réflexion en ce moment. Aujourd’hui, je peux dire que j’ai une vie sereine et épanouie, je suis heureuse tant dans ma vie professionnelle, sentimentale, familiale, personnelle. J’ai trouvé mon équilibre de maman, de femme, qui sans cesse est challengé bien entendu (sinon ce ne serait pas drôle !). J’ai de plus en plus de moments où je me sens à ma place et en sécurité. L’écriture est un plus qui me file des papillons dans le ventre et tous les messages que je reçois au quotidien ne font que me confirmer mon ressenti et mes envies.

Je n’ai toutefois pas l’envie d’en faire un business. J’ai davantage envie que mes mots soient lus par le plus grand nombre, de toucher des vies, de donner envie à certains d’apprécier la poésie ou à d’autres de simplement se lancer dans l’aventure.

Aujourd’hui j’en suis là, j’essaye de ne pas céder à l’impulsivité et tout bazarder d’un coup. Mais d’ici quelques semaines il me faudra prendre une décision, renouveler ou non mon nom de domaine, migrer mes articles, renommer mon blog anglais peut-être, juste garder le site qui propose mes livres. Ou tourner la page, contente d’avoir tenté l’expérience.

Vous en pensez-quoi ?

Tous les avis sont les bienvenus, même si je sais que le choix n’appartient qu’à moi…

Il suffit d’un signe…

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Il y a toujours ce mot, ce commentaire touchant, qui atteint sa cible, mon cœur. Et alors je sais qu’au-delà des doutes, des remises en question sur la route à prendre, des refus, rejets, au-delà des envies de tout lâcher parfois, il y a cette passion des mots, cette envie de partage, ce besoin viscéral de livrer, me livrer, faire vivre d’autres destins. C’est toujours avec beaucoup de bonheur que je me pose derrière mon ordinateur ou mon carnet, tout dépend de l’endroit, de l’idée de départ, avec une boisson chaude, pour poser les mots qui mis bout à bout formeront une histoire. Une histoire comme un morceau de vie, une rencontre, un arrêt sur image.

Je note tout, du câlin du matin au baiser déposé sur mes lèvres à peine réveillées. De la couleur du ciel à celle du jardin qui, couvert de blanc cet hiver, se pare d’un vert chatoyant depuis quelques jours. Du sourire échangé entre deux inconnus au « merci » murmuré du coin des lèvres.

J’écris la peur, l’envie, la joie, la colère. J’écris en essayant à chaque instant de rester fidèle à ce en quoi je crois, sans porter de jugement. Mes personnages évoluent indépendamment de mes propres choix de vie. Ils m’aident d’ailleurs à la regarder avec davantage de bienveillance pour ceux qui ont choisi, eux, un autre chemin que le mien.

Je ne cherche pas à faire du beau, du consommable. J’ai conscience que c’est peut-être ce qui me dessert dans l’univers littéraire actuel. Toutefois je ne souhaite pas brader qui je suis ni ce que je fais pour rentrer dans des cases qui ne me correspondent pas. J’ai conscience aujourd’hui que l’autoédition m’apporte justement cette liberté d’être telle que je suis. Même si c’est encore compliqué pour moi de me sentir légitime dans cette activité. Il est certain que mon premier livre est loin d’être parfait. Je sais qu’il a touché beaucoup de personnes, que certaines le lisent, le relisent avec plaisir de temps en temps. Les retours que je reçois sont autant de pépites que je garde précieusement avec moi en me plongeant dans chaque nouveau projet.

Je dis la vie comme je la perçois dans toute sa beauté et sa complexité. J’aime chercher mots, tournures, images. J’aime passer plusieurs minutes sur une même phrase pour que celle-ci traduise le plus parfaitement possible ma pensée. Je ne suis pas une grande partisane des fins heureuses, coute que coute. Certaines le sont, d’autres moins. Et pourtant je suis envers et contre toute une rêveuse compulsive, une amoureuse passionnée.

Ce billet est tout à fait spontané et je tiens à remercier chacun et chacune d’entre vous pour votre soutien sans faille, votre enthousiasme à chaque sortie d’un nouveau livre, vos commandes qui me filent toujours un coup de boost incroyable, pour votre confiance aussi et toute la bienveillance avec laquelle vous accueillez chacun de mes articles, textes, poèmes, même quand le style vous parle moins ou quand l’histoire vient réveiller des choses plus douloureuses, des chagrins inconsolables, des peurs difficiles à dompter.

A part le blog, t’écris quoi?

Hier une de mes amies de blog a fait un article sur ses fictions / non-fictions en cours. Je me suis dit que c’était une bonne idée et j’ai eu envie, pour changer, de vous parler de mes prochains livres. Certains seront comme les précédents auto édités, d’autres soumis à l’appréciation de maisons d’édition. Quoi qu’il en soit, les retours sont toujours porteurs de positif (même si parfois sur le coup la pilule est difficile à avaler).

C’est parti !

L’appel des sens (autoédition)

Recueil de poésie (érotique) – 28 poèmes au total. Je ne vous cache pas que c’est un recueil qui s’est imposé à moi et que j’ai eu beaucoup de plaisir à écrire (et pour cause!). J’ai été merveilleusement soutenue. Et si dans ma vie de tous les jours, certaines barrières mettent du temps à tomber, je peux dire que niveau écriture, c’est une vraie libération !

J’ai encore quelques corrections, aménagements à faire, photo à trouver pour ce recueil, que je pense publier à une date importante pour moi (vous savez comme j’aime les dates clés), à la sortie de l’été 2018, histoire de garder encore un peu de chaleur pour la rentrée !

Les minutes translucides (le titre est à revoir)

Recueil de nouvelles (Fiction) – Ce recueil sera envoyé à des maisons d’édition dans un premier temps.

Difficile de déterminer le thème principal de ces 10 nouvelles. Après Chuchotis et Ricochets tout en douceur, La Vraie Vie qui aborde des thèmes assez classiques avec une pointe d’humour, ce livre pourrait être qualifié de plus sombre. J’y aborde des sujets délicats voir graves, comme l’avortement, l’infanticide, la folie, la maladie, le suicide, la trahison.

Sur les 10 nouvelles sélectionnées, 3 ont déjà été entièrement retravaillées. Il reste encore pas mal de travail à faire et je pense que ce recueil ne verra le jour qu’en 2019. Restez connectés !

Corps à corps (titre à revoir également)

Nouvelle (Érotique – Fiction)

Pour ce texte qui à la base était une nouvelle toute simple écrite pour une seule personne (en pleine insomnie), j’ai eu envie, suite à certains commentaires sur ma série « fantasmes », de la développer. Une nouvelle est un récit concis, centré sur une action unique avec peu de personnages, peu de lieux ou d’évènements, peu de rebondissements et une chute percutante. Tout ce que j’aime et qui permet surtout d’aller à l’essentiel. Je m’y sens donc assez à l’aise. Le challenge est ailleurs…

Je pense être à la moitié de la nouvelle, en sachant que le premier jet est loin d’être le dernier. Il va me falloir encore quelques heures pour le finaliser, le relire, l’étoffer, le parfaire.

Voilà, vous savez tout (ou presque). En attendant, vous pouvez retrouver le descriptif de mes livres sur cette page et passer commande par mail (pour un livre dédicacé) ou sur le site de The Book Edition.

Avez-vous déjà des préférences? Et vous, dites-moi sur quoi travaillez-vous en ce moment? Des envies (créatives ou autres) particulières? 

Le marketing et moi

Vendre comme se vendre n’a jamais été mon fort. Est-ce un trait de caractère ? Une compétence dont nous sommes dotés à la naissance? Ou cela s’acquiert-il avec le temps, la pratique, l’expérience ?

A l’ère de l’auto-entreprenariat, de l’autoédition, avec l’émergence de nouveaux moyens de communication qui se veulent tous plus performants les uns que les autres, il est clair que pour se faire connaître il faut se mettre en avant, sortir du lot.

Toutefois si vous êtes sensibles comme moi au texte marketing, vous vous rendez-compte que les slogans sont quasiment les mêmes d’un article / projet à l’autre. Chacun y va de son EBOOK, de sa présence sur les réseaux sociaux, de son « truc » révolutionnaire qui va, cela va de soi, changer votre vie !

Loin de moi l’idée de  critiquer ces méthodes. Il est clair que les clients potentiels ne tombent pas du ciel. Si on veut développer son idée, son entreprise, son activité,  il est essentiel de sortir de sa petite zone de confort bien douillette et d’aller affronter le monde !

Alors soit je ne me sens pas légitime – je crois qu’il y a beaucoup de ça – quand on s’autoédite, c’est souvent  parce que le monde de l’édition dite « classique » n’a pas voulu de nous et que nous, nous n’avons pas souhaité que les multiples lettres de refus mettent un terme à nos rêves (nous ne pouvons nous en prendre qu’à nous), soit je ne me vois pas, telle une marchande de poisson, me montrer sur la place publique en haranguant la foule avec mes « achetez-mon livre ! Vous n’en trouverez pas de meilleur sur le marché ! Je manie avec dextérité l’art du récit et de la poésie! Deux pour le prix d’un, je vous fais un cadeau ! N’hésitez plus une seconde ! »

On est bien d’accord, c’est grotesque.

Alors, pour le moment, je compte sur les quelques partages que j’ose ici et , sur le bouche à oreille (dans certains cas ça fonctionne !), sur mon noyau dur, mon fidèle lectorat. Parfois, je me dis à quoi bon ! Et puis le lendemain, je reprends la plume, incertaine du résultat, juste heureuse de faire ce que j’aime.

Et vous, vous savez-vous vendre ? Des techniques à partager ?

PS: Avant de partir vaquer à vos occupations, si vous êtes intéressés, vous pouvez vous procurer tous mes livres sur The Book Edition ou en m’envoyant un mail pour un exemplaire dédicacé. Merci et bonne lecture!

Fantasme #1 – Rêve d’été

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Avec ce texte, j’entame une série d’articles, je devrais dire d’essais / nouvelles sur un thème sur lequel j’ai été un peu à l’aise, puis beaucoup moins à l’aise, pour enfin doucement trouver un équilibre et oser un pas dans le vide.

Cette libération je la dois à une personne, une personne qui compte énormément pour moi, qui m’accepte telle que je suis et m’encourage à dépasser mes croyances limitatives, tous les « jamais » érigés pour me protéger. Au-delà de tous les cadeaux dont elle me comble, le plus précieux pour moi restera la confiance, le respect et cette façon si particulière qu’elle a de me révéler à moi-même à chaque instant, sans jugement.   

On parle souvent du regard de l’autre, de la manière dont il nous fragilise. Le regard de l’autre a aussi le pouvoir de nous faire grandir, de nous propulser plus haut, plus loin. Il peut être très bienveillant, nous aider à nous aimer ou du bien à nous regarder avec plus de tendresse. On dit que « tout commence par soi » et c’est vrai. Toutefois sans les autres, notre vie serait bien triste.

Je sais que beaucoup vont me taxer de vivre sur mon nuage. Qu’importe. J’affirme haut et fort que ce bonheur je l’accueille chaque jour avec le sourire, que c’est avant tout ma victoire, celle que j’ai gagnée au prix d’efforts considérables, que sur le chemin je n’évite pas les ronces, j’apprends à faire avec, que j’ose un peu plus chaque jour sortir de ma zone de confort, que parfois je me fais violence et que c’est toujours porteur de plus de liberté, d’ancrage. Je reviens à moi, à mon rythme. Je deviens femme (Simone de Beauvoir avait raison).

Après cette longue introduction, je vous laisse avec le premier texte. Merci:

C’est un soir d’été. Le fond de l’air est chaud, le soleil descend sur la ville agitée, riche de l’expérience des beaux jours retrouvés. Elle porte une robe légère, fleurie, resserrée à la taille, un modèle vintage trouvée dans une solderie lors d’un voyage à Avignon. Une robe qui sent bon la vie, l’insouciance. Et ce soir elle en est pleine de cet océan de possibles qui s’étend devant elle. Elle ne porte rien sous sa robe, c’est peut-être aussi cette liberté soudaine qu’elle chérit, après des mois à l’étroit dans des pulls, collants, robes en laine, après ce froid qui gèle les extrémités du corps, après la grisaille et la pluie.

Le fait de savoir ce que nul ne devine lui donne l’impression d’être la détentrice d’un magnifique secret. Elle en joue, juchée sur ses escarpins à talons ocre, ondulant du bassin comme une sirène sortant de l’eau.

Son rendez-vous l’attend. Elle sait qu’il lui suffira de la serrer contre lui pour percer son secret. Il ne dira rien ou il sourira, de ce sourire espiègle qui murmure « j’ai envie de toi ». Elle aussi a terriblement envie de lui, comme à chaque fois qu’il entre dans son champ de vision, que ses yeux croisent les siens, que son corps s’approche de son périmètre, qu’il la prend dans ses bras, que son sourire la fait chavirer. Elle en a envie le soir quand elle s’allonge nue sous sa couette et l’imagine faire de même, le matin au saut du lit quand elle aimerait qu’il la réveille en laissant courir ses doigts sur son corps. Et la nuit aussi quand elle rêve de lui. Ou quand l’insomnie la surprend et que les scénarios les plus torrides envahissent son esprit et l’entrainent dans un dédale de fantasmes fous. Lire la suite sur mon blog littéraire…

Et si je vous parlais de mon nouveau livre?

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Ce soir, je vais enfin vous présenter mon nouveau livre. Contrairement à d’habitude, j’ai mis beaucoup de temps à écrire ces lignes. Pourquoi?

Parce que je ne me sentais pas légitime. Parce que je dis toujours, en hésitant un peu, sans me mettre en avant, que j’écris. C’est presque un murmure. C’est comme si je révélais un secret, que chacun se devait de garder précieusement. Parce qu’il y a toujours cette petite voix au fond de moi, que je tente de maitriser, de maintenir à distance, qui dis “à quoi bon – au mieux tu vendras 40 exemplaires dont la moitié à des proches”.

Écrire est un engagement. Un livre, ce sont des heures de travail, de lecture, relecture, d’envies d’arrêter, de ténacité pour peu de reconnaissance la plupart du temps. C’est tout donner et se retrouver face au vide, à la solitude. Oui, je peux le dire, parfois écrire c’est douloureux. Et puis, on y revient, parce que c’est notre vérité, notre façon d’être au monde, notre moyen d’expression. Et que c’est la seule manière de faire entendre notre voix, d’exprimer l’intérieur de nous-mêmes, de nous exposer, de partager.

Ce soir, après une journée riche en émotions, dont je vous parlerais plus tard (oui il faudra que je vous en parle), j’ai décidé de vous livrer ces lignes. J’ai mis une douce musique en fond  sonore, je me suis fait un thé au Jasmin, je porte mon écharpe préférée autour du cou (qui respire l’amour). C’est étrange pour moi ce cérémonial, moi qui écris la plupart de mes articles au bureau, entre deux dossiers (pas toujours passionnants), un peu à la va-vite. J’avais juste envie ce soir de prendre ce temps pour moi, de me poser pour qu’on se parle, de cœur à cœur.

L’idée de ce livre est venue à la suite d’un Brunch entre blogueuses, pendant lequel nous avions BEAUCOUP parlé de la Vie. Rien d’original. Et pourtant si. Nous avions parlé de la vie telle qu’elle est, telle qu’elle est pour nous au jour le jour, loin des tendances, des photos Instagramables, de toutes ces familles parfaites qui remplissent la toile à longueur de journée. Ça avait donné cet article d’ailleurs (Sandra si tu me lis, si tu passes par là, ce livre c’est toi qui me l’a inspiré!)

Alors tout simplement je l’ai appelé LA VRAIE VIE. Il s’agit d’un recueil de nouvelles, finalisé début 2017, que j’ai d’ailleurs envoyé à plusieurs maisons d’édition. Un seul retour négatif a été justifié. Et j’ai le souvenir que les mots utilisés m’ont mise KO un moment. Ce n’est qu’en en parlant avec des amies, des personnes qui apprécient mon style, mes mots que j’ai pu rebondir (Laurie, tu sais que tu m’es précieuse et pas que pour la lecture! J’en dis pas plus sinon tu vas pleurer, je te connais!)

Ce recueil, c’est 12 nouvelles. Assez drôles pour certaines. Qui touchent à tous les aspects de nos vies, le travail, l’amour, la vieillesse, l’éducation, l’administration, le manque de confiance en soi, les journées pourries de A à Z, l’amitié. Un livre léger sans prétention. Sinon celle de vous faire sourire et surtout aimer votre vie telle qu’elle est, décadente, chaotique, extravagante, un peu folle ou carrément insensée par moments.

Maintenant, vous allez me demander (enfin j’espère!) comment vous le procurer. Vous avez le choix: m’envoyer un mail, commander via mon site (ce sera une bonne manière de voir si ça fonctionne!) ou via The Book Edition.

Merci par avance pour vos lectures, vos encouragements, vos partages, vos retours. Merci d’être là, de me soutenir, de m’encourager, de m’aider à trouver ma place et à assumer mes rêves!

 

Un 14 février entre rêve et réalité

Il y a quelque chose de doux, un reste de parfum, un sentiment qui flotte entre le plafond, le sol et les murs de la maison. Irréel. Je dois rêver.

Je ne veux pas me réveiller. Pas cette fois. Je veux faire durer le plaisir des attentions, des émotions. C’est un peu trop d’un coup. J’ai les larmes au bord des yeux. C’est de la joie. Mon cœur bat vite contre ma poitrine.

J’entends du bruit autour. C’est bizarre.  Je tâte le terrain. Je suis bien là, entière, vivante. C’est vraiment étrange. Mais pour une fois que c’est un rêve je ne vais pas le laisser s’échapper.

Dehors le ciel est bleu. Aucun nuage en vue. Irréel. Complètement. Il y a même un rayon de soleil, qui chauffe. En plein mois de février, on aura tout vu. J’oublie, je suis en train de rêver. Tout est possible dans les rêves. Les hommes ne sont pas des salauds cruels et sans tact. Dans les rêves, ils savent dire “je t’aime” avec des mots. Ils le pensent même! Ils font des surprises. Ils sont tendres, attentifs. Un peu fous aussi!

Le réveil sonne. Non, c’est trop tôt. Je ne veux pas ouvrir les yeux. C’est bizarre, j’ai l’impression qu’ils sont déjà ouverts. Il y a vraiment quelque chose qui cloche ce matin. Impossible de dire quoi.

Loulou me souffle qu’il a 5 ans…

On est le 14 février…

Le parfum qui flotte dans l’air est bien réel. Je ne rêvais pas. Je vérifie quand même au cas où, que c’est bien moi, que je respire.

Loulou doit se demander ce qui m’arrive.

J’ai envie de lui dire de rêver et d’y croire, que parfois rêve et réalité se mêlent, que l’alchimie produit des étincelles!