Interview Femmes Inspirantes – Julie, artiste, créatrice et entrepreneuse

Bonsoir à tous, j’espère que vous allez bien. Il y a quelques mois j’avais partagé ici même le parcours inspirant de plusieurs femmes. Et aujourd’hui, je suis heureuse de vous présenter celui de Julie, une jeune créatrice très talentueuse, que je suis depuis plusieurs années, sur différents blogs, qui s’est lancée dans l’entreprenariat et qui réalise de très belles choses. J’avoue, je suis souvent émerveillée par ses idées, ses formes, ses dessins, ses projets, la manière qu’elle a de parler du beau, comme du moins beau, de ce qui la fait sourire et de ce qui la fait trembler. On dit souvent que le monde a besoin de plus de personnes inspirantes. Elle en est une, je vous laisse la découvrir…

Copyright Sweetie Julie

Bonjour Julie, pour commencer parle-nous de toi (un peu, beaucoup, comme tu le souhaites…) 

Bonjour ! J’ai 30 ans, je suis fiancée à mon amoureux qui partage ma vie depuis Septembre 2017, nous vivons sur la Côte d’Opale avec nos 3 chats et notre chien. Nous nous sommes rencontrés en Normandie, là où j’ai fini mes études en école de commerce et où j’ai travaillé plus de 5 ans dans le tourisme – j’ai été réceptionniste en hôtel de chaîne, conseillère en séjour, responsable d’une boutique de produits du terroir et d’artisanat d’art, gérante d’un établissement de chambres d’hôtes.

Fin 2017, ma maman a eu de graves problèmes de santé, je suis rentrée dans le Nord, mon amoureux m’a suivie. Les deux années qui ont suivi ont été psychologiquement très éprouvantes : après un bilan de compétences et la préparation par cours à distance du concours de recrutement des professeurs des écoles, j’ai sombré dans la dépression et il m’a fallu plus d’un an de traitement médicamenteux et de rdvs réguliers avec une psychologue pour comprendre que cela faisait des années que j’avais rompu avec l’essence même de ma personne.

J’ai une âme sensible et intuitive, j’aime la nature et les animaux. J’étais « dévorée» par notre société capitaliste, je ne me sentais pas à ma place, je bataillais constamment et j’avais oublié mon imagination, mon amour des mots et de la création artistique. Je voulais paraître responsable aux yeux de mes proches, prendre les décisions qu’on attendait de moi mais ma vie n’était pas vraiment ma vie, et je n’étais pas vraiment moi. Quand j’ai pris conscience de tout ça, quand j’ai affronté tout ce qui me faisait mal, ça a été monstrueusement douloureux. Mais j’avais la force de me battre pour renaître. Et je n’étais pas toute seule : ma familles, mes plus proches amis, mon amoureux ont été d’un soutien formidable. Dieu aussi.

Tu as longtemps tenu un blog, aujourd’hui tu as une chaine Youtube – peux-tu nous présenter ton cheminement / parcours?

 J’ai tenu un blog parce que j’aimais écrire. J’aimais poser sur le papier (et sur le clavier) mes émotions. Très sensible, il n’y avait que comme cela que je parvenais à canaliser le trop-plein. L’entrée dans l’âge adulte, la vie active, la routine m’ont éloignée un temps de tout ça, et je n’écrivais que plus rarement.

En pleine dépression, il m’était impossible de lire. Mon compagnon, un geek tendre, passait du temps sur Youtube alors que je ne m’y intéressais pas. J’ai commencé à regarder des chaînes de Youtubeuses Beauté (Sandrea, Sananas, Mmis’signature…) et prendre soin de moi a été la première chose que j’ai commencé à faire pour retrouver le sourire. Ensuite, j’ai regardé d’autres chaînes aux contenus plus artistiques, plus contemplatifs (Sourire et santé, Ecotmorphe, Libre et Sauvage…). Je me suis surprise à avoir envie, à mon tour, de me placer devant la caméra pour raconter un peu mon histoire.

Copyright Sweetie Julie

 

D’où t’es venue l’envie de créer et de partager tes créations ?

 En parallèle des vidéos sur Youtube, j’ai découvert le dessin, activité que je m’interdisais parce que je me trouvais nulle. Quelle erreur de penser ainsi ! Ce n’est pas que je suis douée d’un talent magistral, c’est juste que ce n’est pas obligé d’être parfait ! Quand j’ai compris ça, je me suis surprise à oser. J’ai commencé à dessiner tous les jours.

Plus je créais, plus je voulais créer. Plus j’osais. Quand j’ai ressenti ce plaisir qui me manquait tant, j’ai su que je cheminais vers ma place dans le monde. Je créé avec le cœur, avec l’intention de diffuser bienveillance et douceur autour de moi. C’était impossible que je garde pour moi cette explosion de joie, ce cheminement vers l’apaisement, la découverte de soi et du bonheur.

Je partage en toute spontanéité, mes illustrations sont un nouveau moyen d’exprimer toute ma gratitude devant ce que la Vie offre, le mauvais comme le bon.

Quelles sont tes plus grandes sources d’inspiration au quotidien ? Qu’est-ce qui te fait vibrer ? 

La Vie ! Cette force qui coule dans nos veines, la richesse des émotions et si je ne devais qu’en citer une, ce serait l’Amour, tant il est divers, complexe… La Nature est une source intarissable d’inspiration, tout comme les petites joies du quotidien auxquelles on ne fait plus attention et qui pourtant sont le terreau de notre bien-être. La puissance de la Foi me fait vibrer, et j’ai parfois besoin de me recueillir pour me confier à Dieu, pour murmurer mes désirs à l’Univers.

Et qu’est-ce qui te révolte, te fait trembler ?

La méchanceté gratuite et le racisme me révoltent, ainsi que la violence sexiste, et le silence qu’on impose aux gens qui souffrent, de peur qu’ils ne déstabilisent le fragile équilibre de notre société. La course au profit me révolte, les gens qui ferment les yeux et font les sourds face aux abus sexuels me révoltent… la liste est longue, et je préfère m’arrêter là.

Sur Youtube tu traites de sujets divers et variés, certains assez délicats – tu as une ligne directrice ou bien tu évolues au feeling ?

J’évolue au feeling ! J’ai bien essayé d’adopter une ligne directrice mais je tiens une semaine à peine. J’ai tout de même des thématiques qui reviennent : partager mon quotidien d’illustratrice freelance sous forme de studio vlog, de speed-drawing…, évoquer des sujets personnels en storytime pour combattre les tabous et dans l’intention d’aider celles et ceux qui souffrent aussi et qui pourraient se sentir seul(e)s… 

Copyright Sweetie Julie

Qu’est-ce qui te plait le plus dans ce que tu fais ?

J’aime l’indépendance, le fait de ne pas dépenser d’une hiérarchie mais c’est à double-tranchant : il faut une certaine rigueur dans son travail, il faut trouver la force de se motiver parce qu’il y a certains jours difficiles, quand la motivation manque, quant on doute…

J’aime la diversité des matériaux que j’apprends à utiliser : les feutres noirs sur du papier blanc, les feutres colorés sur du papier noir, de la peinture acrylique sur une toile, de l’aquarelle. 

Qu’as-tu appris depuis le début de cette aventure ?

J’ai appris que le bonheur que nous cherchons inlassablement est à l’intérieur de nous, que nous avons toutes les clés mais qu’il fallait pour cela accepter d’être soi. Il faut accepter son histoire, prendre le temps de se connaître, guérir de ces blessures qui nous rappelleront le chemin parcouru et surtout à quel point nous sommes forts, même dans nos faiblesses et notre vulnérabilité.

J’ai appris à oser, à m’écouter, et à me faire confiance. J’ai aussi appris à demander de l’aide, à ne pas avoir honte de me tromper, j’ai appris à essayer et à recommencer quand je ne suis pas satisfaite. J’ai aussi appris à accepter de ne pas être pleinement satisfaite !

Des projets, des envies particulières à venir dont tu voudrais nous dire quelques mots ? 

Des projets personnels d’abord : nous nous marions en septembre et nous aimerions avoir un enfant.

Des projets professionnels : développer la section eshop de mon site internet et rouvrir une boutique sur Redbubble, continuer à travailler sur les différentes prestations d’art-thérapie que je propose sur Patreon, plateforme permettant aux créateurs d’être soutenus financièrement grâce à des abonnements mensuels auxquels le public peut souscrire.

Copyright Sweetie Julie

Et pour finir, un message à faire passer, une citation qui te motive, un mantra qui te donne d’aller toujours de l’avant et croire en tes rêves :

Désolée, ce sera en anglais ! « Dear God, Dear Universe, thank you for everything in my life. I welcome incredible blessings and wonderful surprises”.

Un grand MERCI à Julie que vous pourrez retrouver ici:

Son Blog
Facebook
Instagram
Sa chaine Youtube
Son compte Patreon

Si je n’avais pas peur…

Crédit Ornella Petit

Je crois que nous nous sommes tous posés cette question un jour: Que ferions nous si nous n’avions pas peur?

Je pense qu’il est important de rappeler que la peur n’a pas que des mauvais côtés. C’est une émotion de survie et une alerte face au danger. C’est quand la peur est omniprésente, qu’elle nous fragilise, qu’elle nous empêche d’avancer que cela devient problématique.

Des peurs nous en avons tous. Certaines que nous arrivons à dépasser, d’autres moins. Certaines un brin handicapantes et d’autres qui nous protègent. Certaines liées à des traumatismes passés, d’autres liées à notre caractère, notre mode de fonctionnement.

Qu’en est-il des miennes?

Si je n’avais pas peur – impossible – si j’arrivais à les dépasser plutôt, je pourrai conquérir le monde. Tout comme vous d’ailleurs.

Le regard de l’autre ne serait plus un frein à mon épanouissement. Je ne m’attacherai plus à un quelconque besoin de reconnaissance. Je lâcherai la culpabilité et je me féliciterai davantage. Je partirai en croisade – une croisade pacifique – pour défendre les causes qui me tiennent à cœur. Je parlerai de mes livres un peu partout. Je me mettrai en avant sans me sentir “pas vraiment à ma place”. Je partagerai plus sereinement mes écrits. Je m’affirmerai sans m’imposer. J’arrêterai sans cesse me justifier. Je me ferai confiance dans les différents actes de ma vie.

J’existerai pour qui je suis et non pour qui je pourrais être, en fonction des critères de chacun. Je dirai “non” plus souvent. Je me dirai “oui” aussi. Je laisserai le passé là où il est et je vivrai le présent avec une intensité déconcertante.

Je ne me sentirai plus mal à l’aise d’être qui je suis. J’arrêterai de vouloir être acceptée à tous prix. J’explorerai le monde, visible et invisible. Je me laisserai porter par mon intuition. Je resterai fidèle à mon cœur. Je ne manquerai jamais d’audace. Je m’aimerai entièrement avec ma lumière et mes zones d’ombres.

Je me rappellerai que je ne suis jamais seule. Je partagerai mes sentiments, sans toujours tout enrober. Je dirai aussi les choses qui ne me conviennent pas. J’arrêterai de me faire des nœuds à la tête pour ne pas blesser l’un ou l’autre.

Je serai une version authentique de moi-même.

Cet article a été écrit dans le cadre du carnaval d’article proposé par Emeline du blog “si j’osais“. Vous pourrez retrouver courant octobre toutes les participations sur son site.

Interview Femmes Inspirantes #2 – Community Manager, la reconversion de Cécilia

Enfin, un mercredi non férié – non pas que je n’aime pas ça, mais là, ça a coupé net l’élan des interviews des femmes inspirantes! C’est reparti, avec un super témoignage de reconversion, au goût Haribo. Vous allez adorer!

Crédit Cécilia Acidulée

Bonjour Cécilia. Une présentation succincte s’impose avant de passer aux choses un peu plus sérieuses :

Comme tu l’as dit, je m’appelle Cécilia, j’ai 39 ans, je suis mariée et maman d’une petite fille de 3 ans. Originaire de Loire-Atlantique, je vis à Paris depuis plusieurs années. Je suis fan de l’océan (Atlantique évidemment) et ne serai pas contre un déménagement en province pour m’en rapprocher. Je suis une incorrigible gourmande, totalement addict aux bonbons et aux gâteaux apéro. Je ne carbure qu’au beurre salé, j’ai un sens de l’orientation pitoyable, je suis nulle en couture et je ne sais pas dessiner. Sinon, j’ai 12/10ème à l’œil gauche mais j’imagine que tout le monde s’en fout!.

Tu es en pleine reconversion professionnelle. Peux-tu dans un premier temps nous présenter ton parcours ? 

J’ai été pendant de nombreuses années assistante de direction, métier que j’ai apprécié à mes débuts pour sa rigueur et les rencontres qu’il m’a permis de faire. Moi qui suis plutôt avenante, je ressentais le besoin communiquer et en la matière, j’ai été servie. Mais je suis, depuis octobre dernier, en pleine reconversion professionnelle.

Quel a été le déclencheur ? 

Je me suis, dans un premier temps, lassée de ce métier dans lequel je ne m’enrichissais plus intellectuellement parlant. J’envisageais de changer d’entreprise mais au fond de moi, je sentais que cela ne suffirait pas. J’avais déjà envisagé une éventuelle reconversion mais les freins se sont rapidement actionnés. Principalement pour des questions financières. J’ai songé revenir à mes premiers amours (je voulais être éducatrice spécialisée lorsque j’étais jeune) mais la réalité du métier m’a sauté au visage. Beaucoup d’investissement, une faible rémunération et des contraintes horaires dont je ne voulais pas. Je n’étais pas prête à faire ces sacrifices, en tout cas, pas en étant maman.

 Quelles ont été les étapes entre la prise de conscience d’un besoin de changement et le passage à l’acte ? 

Un jour, ma copine Maude Perrier que tu connais, m’a suggéré de créer un blog alors que je ne savais même pas ce que c’était… On était alors en février 2017 et ma fille avait fêté ses 1 an quelques semaines plus tôt. Je me suis dit « Why not ? Après tout, puisque je m’ennuie, je n’ai rien à perdre à tenter l’expérience ». C’est ainsi que mon blog « Bébé est arrivé ! » est né (je l’ai par la suite renommé « CéciliAcidulée »). Alors que je ne connaissais rien au digital, je me suis découvert une véritable appétence. Je suis devenue accroc aux réseaux sociaux et j’avais envie de tout savoir ! Et c’est en cherchant à m’améliorer que j’ai découvert le métier de Community Manager. Cela a été une révélation. Entre certains aspects du métier que je connaissais et les autres qui m’attiraient, je me suis dit Banco. C’était il y a un peu plus d’un an, j’avais alors 38 ans et c’est là que j’ai décidé de changer de carrière !

 Qu’est-ce qui a été le plus simple ? Le plus compliqué ?

Prendre la décision d’opérer un tournant professionnel a été le plus simple car fermer des pages pour en ouvrir d’autres ne me pose pas de difficulté. Je suis plutôt une fonceuse de nature 😉 En outre, le deuil de mon ancien métier était déjà fait et ma vie personnelle me le permettait.

Le plus compliqué je dirais, et je pense que ça fera l’objet d’un article sur mon blog, c’est l’ascenseur émotionnel que je vis depuis plus d’un an. Si je gère plutôt bien mes émotions et mes actions, je supporte difficilement de mettre mon avenir entre les mains de tierces personnes. Et dans le cas d’une reconversion professionnelle, il y a plusieurs étapes où ce sont précisément ces tierces personnes qui décident si oui ou non, tu vas poursuivre l’aventure… J’aime pô ça.

Community Manager – dis-nous en un peu plus sur ce métier. En quoi ça consiste ?

Le métier de Community Manager est, ce que j’appelle, un job couteau suisse par excellence. Il requiert diverses compétences et connaissances, et consiste à (pêle-mêle) : accroître la visibilité d’un site, animer et fédérer des communautés sur les réseaux sociaux, promouvoir une marque, élaborer des stratégies, créer des visuels, etc… bref communiquer !

Tu es sur le point de terminer ta formation, qu’est-ce qui se passe après ? Des projets ? Des envies ?

On y vient, on y vient. Ma formation se divise en deux parties. La partie théorique de ma formation est achevée depuis février et la partie pratique (long stage en entreprise) se termine mi-mai. J’ai encore un rapport de stage à rendre fin juin, et la soutenance orale en juillet de mon projet digital, j’ai nommé DIGICroq (www.digicroq.com). Héhé, vise un peu comment l’auto-promo passe crème !

Après cela, je n’aspire qu’à une chose : trouver LE job de mes rêves !

 Un mot doux (ou sucré) pour la fin…

Du sucre ? Où ? Désolée mais ma gourmandise me rattrape encore ! Je tenais à te remercier, Marie, pour cette interview. Ce fut un plaisir de répondre à tes questions, vraiment.

Je profite de la tribune qui m’est offerte (ouais je sais, ça fait très star^) pour souffler ce petit mot à tous ceux et celles qui rêvent de changer de carrière professionnelle : « Ne vous mettez aucune barrière et autorisez-vous tout ». Et j’en profite également pour glisser mes deux citations préférées : « Aide-toi et le ciel t’aidera » et « Ta seconde vie commence quand tu comprends que tu n’en as qu’une ».

Mille Merci Cécilia! Un plaisir de t’avoir avec nous, ce matin. Ton interview file la pêche et donne envie de foncer pour réaliser ses rêves, quels qu’ils soient!

Appel à bêta-lecture

Nous y voilà…

A un moment donné, il faut se lancer. Sortir, enfin, ses textes du disque dur et se risquer au “jugement” d’autrui. C’est loin d’être une étape simple. Mais comment espérer évoluer si on reste dans sa zone de confort.

Voilà un point rapide sur la bêta-lecture. Il s’agit d’une lecture qui va aider l’auteur à savoir ce qui colle ou pas dans son ouvrage, qui va proposer (à partir de questions sur la trame, l’histoire, les personnages, les rebondissements, le temps…) des pistes de réflexions pour la réécriture de son texte. A l’heure actuelle, il m’est impossible, après avoir passé tant de temps sur (et dans) mes textes, d’avoir le recul nécessaire pour réaliser seule ce travail. Un regard extérieur est nécessaire.

Notez qu’il ne s’agit ni de me dire que j’ai écris un chef d’œuvre (je sais que ce n’est pas le cas!) ni la plus grosse daube que la terre ait portée non plus (quand je vois les critiques de certaines personnes, je me dis qu’elles doivent avoir un trop plein de colère à sortir pour manquer d’autant de bienveillance à l’égard d’autrui). Il ne s’agit pas non plus de noter toutes les fautes d’orthographe et de syntaxe (pour ça, j’ai les bonnes personnes à mes côtés). J’attends un retour juste sur mes écrits, qui me permette de passer à l’étape supérieure et de retravailler ce qui doit l’être pour ensuite pouvoir les proposer à des maisons d’édition.

Afin que vous ne vous lanciez pas dans l’aventure à l’aveugle, je vous partage quelques informations sur mes trois textes. Il s’agit de novellas (romans courts) et de fiction (ça c’est pour tous les potentiels problèmes d’identification!). 

  • Novella érotique (34 pages – 67 890 Signes Espaces Compris) – elle ne s’appelle pas la fille exquise pour rien, elle l’est, attirante, charmante, sensuelle et imprévisible surtout. Face à elle, il perd ses moyens, se pose des questions sur l’amour, apprend à aimer le chocolat, autrement qu’en tablettes, se perd aussi un peu et devient philosophe…
  • Novella érotique (47 pages – 99 423 Signes Espaces Compris) – Marc est agent immobilier, passionné par la jouissance féminine, Estelle a eu des tonnes d’aventures sans jamais atteindre le 7e ciel, Diane aime le sexe mais se tient éloignée de l’amour, Geneviève est vieille fille avec une libido aussi fournie que le désert de l’Atlas. Au détour d’une maison, dont les murs gardent la mémoire des passions charnelles, leurs destins vont se croiser…
  • Novella dramatique (45 pages – 84 817 Signes Espaces Compris) – Ils sont amis d’enfance, se retrouvent l’été, jouissent de ce sentiment absolu de liberté que leur offrent ces deux mois à ciel ouvert. Ils sont la vie, jusqu’à ce que la maladie de l’un d’entre eux vienne bousculer leurs certitudes et leur amitié. Sauront-ils préserver ce qui leur est cher? Devront-ils faire le deuil de leur enfance ou bien celle-ci sera t’elle la base qui les aidera à faire face au pire?

Certains d’entre vous semblaient déjà intéressés. Si c’est toujours le cas et si d’autres veulent faire partie de l’aventure, merci tout simplement d’inscrire votre mail en commentaire (ou en m’envoyant vos coordonnées sur mon mail latmospherique[at]gmail[.]com) et je reviendrai vers vous courant de semaine prochaine. N’hésitez pas à partager autour de vous également.

Mille Merci et douce soirée à vous!

Elle danse le monde

© Gabriel Augusto

Elle danse le monde et dans ses veines danse le sang
Elle danse l’histoire et dans ses veines danse la mémoire
Corps arqué, pointes de pied tendues
Insouciante et libre,
Elle danse le temps et dans ses veines danse l’instant
Elle danse l’amour et dans ses veines danse les sentiments
Bras tendus vers le ciel
Légère et aérienne,
Elle danse en communion avec le ciel et la terre
Femme solaire
Les grains de sable lui font un tapis de lumière

Non, ça n’allait pas. Ça ne voulait rien dire. Ça se voulait poétique, spirituel. Un peu dans l’air du temps. Et ça sonnait faux. Émilie regardait se feuille, inquiète. Les aiguilles de l’horloge tournaient à une vitesse vertigineuse. L’examen prendrait bientôt fin et avec lui, ses espoirs.

Elle se reposa la question, celle qui s’impose dans des cas comme celui-là, qu’est-ce que lui inspirait cette photographie ?

Elle lui faisait penser à Ingrid.

Ingrid détenait cette grâce naturelle que beaucoup de ses amies lui enviaient. Et pourtant ce n’était que, lumières éteintes, qu’elle se donnait le droit de laisser son corps prendre vie, s’offrir à la musique, tantôt douce, sensuelle, tantôt puissante, intense. Ses bras embrassaient l’espace, ses jambes s’envolaient en de voluptueuses arabesques. Son corps détenait seul les clés du ballet à créer. Ce jour-là, Ingrid se croyait sûrement seule sur la plage. La lumière du jour enveloppait sa peau hâlée d’une clarté solaire. Tout son être vibrait au son du tempo de la nature en plein éveil. Elle ne faisait qu’un avec l’espace. Elle dansait le monde, la vie, l’insouciance, l’amour,  la mémoire du corps protégé puis libéré.

Ce texte est ma participation (un peu tardive) à l’atelier d’écriture  209 de Bric A book

Rétrospective Littéraire

Oser se vendre, savoir se vendre, se faire confiance, tout ça c’est très joli sur le papier. Pas trop joli, juste un peu trop pour moi, encore. Et pourtant je ne m’avoue pas vaincue. J’ai essayé le site auteur, mais force est de constater à part beaucoup de travail et beaucoup d’argent, cela ne m’a pas apporté plus de visibilité ni davantage de confiance. C’est une des raisons pour lesquelles j’ai décidé de revenir à mes premières amours – ici – et je peux dire que je suis comblée par tous vos messages et commentaires.

Certains d’entre vous possèdent déjà tous mes livres, m’ont laissé des retours très positifs, en ont parlé sur leurs blogs, ont partagé sur les réseaux sociaux (terrain sur lequel je ne suis pas et n’arrive pas à être non plus – ce n’est pas faute d’avoir essayé).   D’autres ont pris le train en cours de route et je remercie chacun / chacune de sa présence bienveillante. Je reconnais que je suis chanceuse d’avoir un lectorat tel que vous !

Pour la peine, j’ai eu envie de vous présenter mes cinq livres, tous différents les uns des autres, histoire de vous donner des idées de (ou juste pour le plaisir de faire un cadeau !).

L’essence de l’être

C’est mon premier né, celui avec lequel j’ai sauté le pas. Avec le recul, je me rends compte qu’il y aurait pas mal de retouches à faire mais il est tel qu’il est, avec ses défauts et surtout ses mots qui ont touché un très grand nombre de personnes. Il m’a servi d’exutoire dans une période de ma vie douloureuse. Il m’a surtout permis de sortir de l’ombre et d’avancer dans la lumière, discrète au départ puis plus franche avec le temps.

Je sais que la poésie est un style peu apprécié ou plutôt méconnu. J’ai envie de vous dire que c’est l’occasion d’y gouter !

Iridescent Delight

Il faut savoir que la poésie est devenue une forme d’expression alors même que je participais à un atelier d’écriture en Irlande. Force est de constater que je n’écrivais pas les mêmes choses en anglais et en français. Je me suis souvent et longtemps sentie plus libre dans cette langue qui n’était pas ma langue maternelle.

Ici j’ai regroupé quelques-uns des textes auxquels je tiens. Pas de fil conducteur particulier. Juste une envie de partager aussi ces textes-là.

 Ils avaient un prénom

Ce recueil s’est imposé à moi. Le 13 novembre 2015 a fait basculé la France dans l’horreur. Je me souviendrai éternellement de nos visages ce soir-là, du lendemain, de nos pas dans Paris, ville déserte, des regards des gens, entre eux, du silence de ce lundi matin, du cœur qui sursaute au détour d’une conversation. Ce n’est pas la peur qui m’a saisi, ce sont toutes ces vies brisées, cette liberté assassinée, ces rires qui se sont fanés au bout d’un tir de Kalachnikov. Des gens célébraient juste le bonheur d’être en vie et des hommes en choisi de tuer la vie. Devant l’indifférence de beaucoup, le cœur au bord d’un vide que peu semblaient prêts à entendre, j’ai fait ce que je fais toujours quand le poids est trop lourd, j’ai noirci des pages et des pages.

La poésie encore une fois m’a prise par la main. Tous les bénéfices des ventes de ce livre sont reversés à l’Association IMAD pour la Jeunesse et la Paix.

Chuchotis et Ricochets

L’été est passé par là. En regardant mon fils jouer, en prenant le temps de vivre, en vacances, au soleil, j’ai eu envie de légèreté. Les premières notes furent composées au rythme des éclats de rire des enfants sur la place d’un village avant l’orage.

J’ai laissé ma plume dire le beau, la joie, égrener les souvenirs, dire l’amour, la maternité, l’évasion, le doux gout d’un thé à la menthe ou d’un chocolat chaud. Je pouvais donc aussi écrire sur le bonheur et cela pouvait même avoir bon goût. Je pouvais aussi écrire autre chose que des poèmes.

 J’ai choisi de faire faire ma couverture par une graphiste talentueuse et j’ai décidé de le sortir un 14 février, en souvenir d’un anniversaire particulier.

La vraie vie

Un recueil de nouvelles, j’en rêvais depuis longtemps. Les textes avaient été maintes fois retravaillés, envoyés à des maisons d’édition, refusés. Je pouvais continuer sur ma lancée, en envoyer d’autres ou bien le publier tel quel. Après tout ce n’est pas parce mon style ne plaisait pas à certains qu’il ne plairait pas à d’autres.

Et puis la vraie vie faisait référence à un instant particulier, un brunch entre bloggeuses imaginatives. J’avais promis à Sandra que ce livre-là serait pour elle.  J’honorais par là-même une promesse.

Je suis en ce moment en train de finaliser mon troisième recueil de poésie – je vous en parlais ici même. Et vous en reparlerai très prochainement. Pour acheter mes livres, rien de plus simple, envoyez-moi un mail et je me ferai un plaisir de vous faire parvenir un exemplaire dédicacé. A noter que les frais de port sont offerts pour les envois en France.

Encore merci pour votre soutien, sans faille, depuis le début de cette aventure. En regardant dans mes archives je me suis rendu compte que certaines personnes me lisaient depuis bientôt dix ans, avec tout ce que cela compte de changements – et on peut dire qu’il y en a eu ! Merci de m’avoir suivi dans mes errances, mes heures de doute, mes quarts d’heures fous et d’avoir participé à cette aventure extraordinaire, qui n’est pas prête de s’arrêter.

Le syndrome de la page blanche – et moi

Crédit Pixabay

Pour tout vous dire ce matin je n’avais pas moins de quatre idées de sujets. J’ai choisi celui-ci car cela fait un moment que nous n’avons pas parlé écriture ici. Et pourtant c’est  l’essence même de ce blog.

Qui n’a pas entendu parler du syndrome de la page blanche, la hantise de tout écrivain. Quoi de pire en effet que de se mettre devant son ordinateur ou face à son cahier et de n’avoir rien à dire, de se sentir perdu face au vide.

Je peux dire en toute franchise que ça ne m’est pas souvent arrivé. D’une part parce que je ne n’impose aucune contrainte ni pression. Je reste à l’écoute de mon envie. D’autre part parce que je considère que les « mauvais textes » ont tout autant le droit d’exister que les « bons ». Parfois on est satisfait, voir fier (les écrivains ne sont pas tous des âmes torturées qui pensent que leurs écrits ne valent pas cher) de ce que l’on vient d’écrire. Et parfois on s’interroge sur le sens des mots mis bout à bout quand ce n’est pas plat et sans intérêt.

Quand les mots viennent c’est le bonheur, à l’état brut. On se réjouit de ce qu’on va pouvoir partager.

Quand les mots se font discrets, rien ne sert de les forcer. Le mieux pour moi est d’aller me balader, de me prendre un bain de foule, pas celui des supermarchés ou des grands magasins, celui de la rue, de la vie qui bat dans les quartiers, les jardins, les transports en commun. L’écriture se nourrit d’espaces, de nature, de rencontres, de conversations. Et si la foule ne nous tente pas, passer du temps avec ceux que l’on aime, les écouter, les regarder est tout aussi inspirant.

Certains diront que les mots me viennent aisément. Il est des cas où il suffit d’un souvenir, d’un coup d’œil dehors, d’un partage pour qu’une idée germe et devienne un texte en moins de quelques minutes. Mes poèmes par exemple naissent assez rapidement, ils traduisent un état d’esprit souvent, ils sont le reflet de mes ressentis, des émotions qui me traversent. Pour une nouvelle ou un hypothétique roman, cela demande plus de concentration et de rigueur, il me faut alors des plages horaires plus longues pour rester concentrée sur le sujet traité, les personnages, le cadre, les évènements. Cela demande aussi plus de recherches parfois. Ecrire sur ce que l’on connait c’est facile. La fiction quant à elle nous emmène un peu plus loin, il faut se sentir prêt à sortir de sa zone de confort.

Pour finir, je vous donne quelques nouvelles de mon projet en cours – un recueil de poésie, cela faisait longtemps. Il est bien avancé, presque terminé dans l’écriture. Puis il y aura la mise en page à faire, la photo à trouver et il pourra venir occuper une place particulière, je l’espère, dans vos bibliothèques, sacs à mains, sur vos étagères ou vos tables de chevet. Pour le décrire, je vous dirai qu’il parle d’amour, de passion, d’extase, de plaisir, de fantasmes, qu’il est tout en sensualité et en arabesques. Il est représentatif de la femme que l’homme que j’aime a révélée, moi qui avais tellement de mal à assumer mes goûts, mes envies, à m’affirmer. Il pourrait parler aux femmes qui se cherchent dans leur intimité, dans leur sexualité et qui souhaitent s’affranchir des tabous comme des interdits qui  les empêchent de pleinement s’épanouir. Il pourrait parler tout aussi bien aux hommes attirés par la poésie érotique. Le choix restera le vôtre.

Sinon la page blanche, vous connaissez? Comment réagissez-vous face à elle?

 

Quand je serai grand(e)…

Crédit Pixabay

Combien d’entre nous pensent que nous sommes trop « tellement de choses » pour ne pas pouvoir vivre une vie en accord avec nos aspirations, pour ne pas avoir le droit de rêver, d’aimer, d’être aimé. On s’est tous dit un jour ou l’autre « à tel âge je serais ici ou là, j’aurais réussi  ci ou ça, j’aurais telle ou telle chose ». Le constat n’est pas toujours à la hauteur de nos idéaux. Est-ce un mal ?

Nous ne voulons surtout pas rentrer dans des cases, en pensant que nous valons mieux, mais quand les cases ne veulent pas de nous, nous nous sentons frustrés, bons à rien, sans intérêt, inaptes au bonheur.

Tout le monde ne souhaite pas la même chose. Nos valeurs nous sont propres comme ce qui a de l’importance à nos yeux. Il n’existe pas de modèle à suivre, ni de guide pratique pour avoir la vie d’un tel, vie qu’on imagine le plus souvent mais dont nous ne connaissons rien. Derrière le masque, le sourire de façade, il y a tout ce que l’on cache si bien pour que les autres ne s’y attardent surtout pas.

On se dira parfois qu’une vie fait envie et puis en se rappelant qui nous sommes, nous comprendrons que ce chemin-là, pris par d’autres, ne nous conviendrait pas. Il n’existe pas de bons ou de mauvais choix, juste des expériences tentées, avortées ou réussies, des expériences qui nous forgent à chaque instant.

Comment vouloir avancer au même rythme quand on n’a pas la même histoire, ni la même donne de départ ? Comment vouloir dépasser ce qui nous empêche d’avancer sans y faire face une bonne fois pour toute ?

Tant de gens prennent tant de voies déjà conquises, balisées par peur. Tant de gens ne prennent la mesure de la vie qu’une fois au bord du précipice. Tant de gens fuient, s’excusent d’exister, vivent en marge, se lassent face à un combat qu’ils croient perdu d’avance. Parce qu’à tel âge, ils ne sont pas ici ou là, ils n’ont pas réussi ci ou ça, ils n’ont pas telle et telle chose ou telle ou telle personne à leurs côtés.

Notre parcours de vie n’appartient qu’à nous. Il est le fruit de nos errances et de nos chances, de nos espoirs et notre chaos, de nos histoires personnelles, de nos passés, de nos choix et de nos défaites, des sentiers pris, communs ou de traverse. Rien n’est linéaire. Rien n’est mieux qu’autre chose. Rien n’est parfait. Tout est à écrire chaque jour, selon ce qui nous semble juste pour nous, sans s’occuper de ce que le reste du monde pense ou juge « bon » ou pas.

Nous n’avons pas de date limite pour faire telle ou telle expérience. Nous pouvons tout nous permettre, tout essayer, tout oser, tout créer. Le tout est juste de ne pas baisser les bras. Même quand tout nous pousse à le faire. Le tout est d’y croire sans relâche et de se dire que ce dont nous rêvons, nous le méritons. Comme tout un chacun.

Oui mais toi, tu as de la chance!

 

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Je crois que si il y a une phrase que j’ai entendu un nombre incalculable de fois dans ma vie c’est bien celle là!

Oui mais toi t’as de la chance, tes parents ils t’aiment – c’est normalement, quand tout va bien, le lot de beaucoup de personnes. Surtout à l’heure où la majorité des enfants sont désirés. Alors peut-être que les mots n’ont jamais été dits, peut-être que les actes n’étaient pas à la hauteur des mots. Tous les parents n’ont pas les clés pour aimer bien.

Oui mais toi t’as de la chance, t’es grande – ça n’a pas été tous les jours une cure de jouvence croyez-moi! Et puis bon on ne choisit pas, on nait comme ça. On ne peut pas y faire grand chose, à part s’accepter.

Oui mais toi t’as de la chance, tu gagnes bien ta vie – est-ce que c’est de la chance ou le résultat de mes choix? Je l’ai mal gagnée aussi. J’ai fait des boulots pas sensationnels aussi. Accessoirement j’ai aussi fait des études. Et je n’ai que rarement décliné un poste parce que ça ne me plaisait pas. J’ai été élevée comme ça!

Oui mais toi t’as de la chance, tu t’entends bien avec ton patron – il faut dire que je fais tout pour. Ce n’était pas gagné d’avance…

Oui mais toi t’as de la chance, tu n’as pas vécu de gros drames – C’est quoi un gros drame? Est-ce que le chômage, le deuil, la maladie ça rentre dans la case? Ou alors il faut avoir échappé de près à la mort pour faire partie des rares élus (dans ce cas j’ai échappé la mort à 3 semaines, ça compte?)

Oui mais toi t’as de la chance, il ne te battait pas – quelle veinarde je fais! C’est vrai faut pas déconner quand même et s’estimer heureuse d’avoir échappé aux coups…

Oui mais toi t’as de la chance, t’as eu tes parents quand t’étais au plus bas – là c’est clair j’ai de la chance d’avoir des parents comme les miens. Ils sont parents avant tout. C’est pas non plus pour ça que ça a été facile tous les jours. On a été plus souvent au bord de l’implosion qu’au summum du bonheur. Et puis comme tous le monde on a eu nos quart d’heures de profonde incompréhension.

Oui mais toi t’as de la chance, tu as eu une grossesse sans problème – sans majeur problème physique, oui. Pour le reste, tu repasseras. Parce que j’en ai quand même bien chié moralement et émotionnellement pendant 9 mois.

Oui mais toi t’as de la chance, tu es partie avant d’avoir ton enfant – je l’ai payé aussi cher que celles et ceux qui partent après.

Oui mais toi t’as de la chance, tu as rencontré quelqu’un de bien  – encore heureux! J’avais donné dans le cas social! Plus sérieusement, on a juste saisi une opportunité. On a pris un risque, en acceptant de laisser le passé derrière nous, sans savoir ce que ça allait donner. La réalité nous a donné raison. Ça en valait la peine!

Oui mais toi t’as de la chance, tu réalises tes rêves – comme pour tous ceux qui réalisent leurs rêves, je m’en donne les moyens. Tout ne me tombe pas du ciel.

Donc non je n’ai pas plus de chance que les autres. Pas moins, non plus. J’ai toujours cru en la vie, alors peut-être qu’elle est là ma chance, dans mon caractère, ma personnalité, dans ma façon de regarder le monde. Le jour où j’ai compris que j’étais créatrice de mon bonheur, j’ai mis les bouchées doubles, prête à saisir les opportunités qui se présentaient. Ma vie au jour le jour est le fruit de mes choix. Certains m’ont conduit sur des sentiers mal fréquentés, d’autres des chemins de traverse, et certains des allées pavées de fleurs de mille et une couleurs.

Si la chance existe, alors je crois qu’elle sourit à ceux qui croient en elle!

Ne plus se cacher ou Oser s’affirmer

Je débute cet article avec l’envie du point final, ou plutôt d’arriver au point final, sans me laisser submerger par des « et si » sans fondement qui viendraient remettre en question ma décision.

Si vous vous souvenez bien, mon mot de l’année était « oser ». Dans ce « oser » pour moi il y avait surtout du oser être soi, oser s’affirmer, oser essayer de nouvelles choses, oser sortir de sa zone de confort, oser dire oui, oser dire non. Donc un travail personnel, qui je dois l’avouer n’est pas toujours de tout repos.

Suite à beaucoup de discussions, certaines que j’ai prises très à cœur et qui m’ont fait réfléchir, tout en m’ayant profondément marquée, à la lecture d’articles arrivés un peu comme par magie pour apaiser certaines interrogations et suite à la découverte de la plume de Françoise Rey, j’ai créé il y a peu, dans l’anonymat le plus total, un blog dans lequel j’ai choisi de laisser libre court à une plume plus libérée – « uncensored » comme diraient les anglais.

Je vous avais fait part il y a quelque temps d’une envie un peu soudaine de m’essayer à la littérature dite « érotique » – vous le savez, les étiquettes et moi, nous ne sommes pas vraiment amies. Je n’ai jamais souhaité me couler dans un style particulier, mes écrits sont plutôt variés et me permettent de m’exprimer plus ou moins librement sur ce qui me touche. Toutefois de là à exposer au grand jour une écriture crue, sans fard, pétrie d’incertitudes, de là à me livrer corps et âme si l’on peut dire, à faire fi de tous les tabous liés à une littérature assez mal perçue et souvent considéré comme bas de gamme, il y avait bien plus qu’un pas à faire. Il s’agissait d’un vrai plongeon. Dans l’inconnu, l’inconnu des mots, l’inconnu des situations, l’inconnu des fantasmes, l’inconnu du regard de l’autre, l’inconnu de ce que l’on ose ou que l’on retient, l’inconnu de ses propres zones d’ombre qu’on camoufle si bien (même si certains ne sont pas dupes).

Je pouvais très bien continuer dans mon coin à écrire, sans faire de vague, ça je maitrise après tout. Et puis je me suis dit qu’à 37 ans, bientôt 38, c’était un peu dommage de me cacher comme une enfant ou une criminelle et triste de ne pas assumer cette part de moi, même si elle contraste avec celle que je montre la plupart du temps, et que certains d’entre vous connaissent, soit dans la vie de tous les jours, soit à travers mes textes.

Le but de cette démarche est profondément personnel avant tout. Ne me demandez pas comment je vais gérer un autre blog – le but n’étant ni de choquer ni d’imposer mon choix, partager mes textes et réflexions à part me parait plus correct et respectueux de mon lectorat. Parce qu’autant être franche jusqu’au bout, ma plume plus libérée ne fait pas dans la dentelle (quoi que) et je ne compte pas me censurer non plus. Pour ça aussi j’ai donné.

Sentez-vous libre d’approuver ou pas, de lire ou de ne pas lire mes textes. Sachez que je respecterais votre choix comme je sais que vous respecterez le mien.

Je tenais juste à partager ce cheminement avec vous. Je me souviens qu’à la suite de la sortie de mon premier recueil de poésie, j’avais reçu de jolis « merci » pour avoir passé le cap de l’édition et ainsi encouragé d’autres à le faire. D’autres l’ont fait. D’autres ont été inspiré par mon histoire. Et au-delà de tous les efforts, doutes, remises en question sur le chemin, je peux dire que c’est mon plus beau cadeau.

Un jour peut-être, vous aurez vous aussi l’envie de partager anonymement ou pas vos textes « érotiques », vos photos, réflexions. Si c’est le cas faites-moi signe, je serais très heureuse de vous laisser la parole, dans un espace libre de tout jugement et d’à-priori (qui sont beaucoup moins inoffensifs qu’on peut le penser).