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Si je n’avais pas peur…

Crédit Ornella Petit

Je crois que nous nous sommes tous posés cette question un jour: Que ferions nous si nous n’avions pas peur?

Je pense qu’il est important de rappeler que la peur n’a pas que des mauvais côtés. C’est une émotion de survie et une alerte face au danger. C’est quand la peur est omniprésente, qu’elle nous fragilise, qu’elle nous empêche d’avancer que cela devient problématique.

Des peurs nous en avons tous. Certaines que nous arrivons à dépasser, d’autres moins. Certaines un brin handicapantes et d’autres qui nous protègent. Certaines liées à des traumatismes passés, d’autres liées à notre caractère, notre mode de fonctionnement.

Qu’en est-il des miennes?

Si je n’avais pas peur – impossible – si j’arrivais à les dépasser plutôt, je pourrai conquérir le monde. Tout comme vous d’ailleurs.

Le regard de l’autre ne serait plus un frein à mon épanouissement. Je ne m’attacherai plus à un quelconque besoin de reconnaissance. Je lâcherai la culpabilité et je me féliciterai davantage. Je partirai en croisade – une croisade pacifique – pour défendre les causes qui me tiennent à cœur. Je parlerai de mes livres un peu partout. Je me mettrai en avant sans me sentir “pas vraiment à ma place”. Je partagerai plus sereinement mes écrits. Je m’affirmerai sans m’imposer. J’arrêterai sans cesse me justifier. Je me ferai confiance dans les différents actes de ma vie.

J’existerai pour qui je suis et non pour qui je pourrais être, en fonction des critères de chacun. Je dirai “non” plus souvent. Je me dirai “oui” aussi. Je laisserai le passé là où il est et je vivrai le présent avec une intensité déconcertante.

Je ne me sentirai plus mal à l’aise d’être qui je suis. J’arrêterai de vouloir être acceptée à tous prix. J’explorerai le monde, visible et invisible. Je me laisserai porter par mon intuition. Je resterai fidèle à mon cœur. Je ne manquerai jamais d’audace. Je m’aimerai entièrement avec ma lumière et mes zones d’ombres.

Je me rappellerai que je ne suis jamais seule. Je partagerai mes sentiments, sans toujours tout enrober. Je dirai aussi les choses qui ne me conviennent pas. J’arrêterai de me faire des nœuds à la tête pour ne pas blesser l’un ou l’autre.

Je serai une version authentique de moi-même.

Cet article a été écrit dans le cadre du carnaval d’article proposé par Emeline du blog “si j’osais“. Vous pourrez retrouver courant octobre toutes les participations sur son site.

Interview Femmes Inspirantes #2 – Community Manager, la reconversion de Cécilia

Enfin, un mercredi non férié – non pas que je n’aime pas ça, mais là, ça a coupé net l’élan des interviews des femmes inspirantes! C’est reparti, avec un super témoignage de reconversion, au goût Haribo. Vous allez adorer!

Crédit Cécilia Acidulée

Bonjour Cécilia. Une présentation succincte s’impose avant de passer aux choses un peu plus sérieuses :

Comme tu l’as dit, je m’appelle Cécilia, j’ai 39 ans, je suis mariée et maman d’une petite fille de 3 ans. Originaire de Loire-Atlantique, je vis à Paris depuis plusieurs années. Je suis fan de l’océan (Atlantique évidemment) et ne serai pas contre un déménagement en province pour m’en rapprocher. Je suis une incorrigible gourmande, totalement addict aux bonbons et aux gâteaux apéro. Je ne carbure qu’au beurre salé, j’ai un sens de l’orientation pitoyable, je suis nulle en couture et je ne sais pas dessiner. Sinon, j’ai 12/10ème à l’œil gauche mais j’imagine que tout le monde s’en fout!.

Tu es en pleine reconversion professionnelle. Peux-tu dans un premier temps nous présenter ton parcours ? 

J’ai été pendant de nombreuses années assistante de direction, métier que j’ai apprécié à mes débuts pour sa rigueur et les rencontres qu’il m’a permis de faire. Moi qui suis plutôt avenante, je ressentais le besoin communiquer et en la matière, j’ai été servie. Mais je suis, depuis octobre dernier, en pleine reconversion professionnelle.

Quel a été le déclencheur ? 

Je me suis, dans un premier temps, lassée de ce métier dans lequel je ne m’enrichissais plus intellectuellement parlant. J’envisageais de changer d’entreprise mais au fond de moi, je sentais que cela ne suffirait pas. J’avais déjà envisagé une éventuelle reconversion mais les freins se sont rapidement actionnés. Principalement pour des questions financières. J’ai songé revenir à mes premiers amours (je voulais être éducatrice spécialisée lorsque j’étais jeune) mais la réalité du métier m’a sauté au visage. Beaucoup d’investissement, une faible rémunération et des contraintes horaires dont je ne voulais pas. Je n’étais pas prête à faire ces sacrifices, en tout cas, pas en étant maman.

 Quelles ont été les étapes entre la prise de conscience d’un besoin de changement et le passage à l’acte ? 

Un jour, ma copine Maude Perrier que tu connais, m’a suggéré de créer un blog alors que je ne savais même pas ce que c’était… On était alors en février 2017 et ma fille avait fêté ses 1 an quelques semaines plus tôt. Je me suis dit « Why not ? Après tout, puisque je m’ennuie, je n’ai rien à perdre à tenter l’expérience ». C’est ainsi que mon blog « Bébé est arrivé ! » est né (je l’ai par la suite renommé « CéciliAcidulée »). Alors que je ne connaissais rien au digital, je me suis découvert une véritable appétence. Je suis devenue accroc aux réseaux sociaux et j’avais envie de tout savoir ! Et c’est en cherchant à m’améliorer que j’ai découvert le métier de Community Manager. Cela a été une révélation. Entre certains aspects du métier que je connaissais et les autres qui m’attiraient, je me suis dit Banco. C’était il y a un peu plus d’un an, j’avais alors 38 ans et c’est là que j’ai décidé de changer de carrière !

 Qu’est-ce qui a été le plus simple ? Le plus compliqué ?

Prendre la décision d’opérer un tournant professionnel a été le plus simple car fermer des pages pour en ouvrir d’autres ne me pose pas de difficulté. Je suis plutôt une fonceuse de nature 😉 En outre, le deuil de mon ancien métier était déjà fait et ma vie personnelle me le permettait.

Le plus compliqué je dirais, et je pense que ça fera l’objet d’un article sur mon blog, c’est l’ascenseur émotionnel que je vis depuis plus d’un an. Si je gère plutôt bien mes émotions et mes actions, je supporte difficilement de mettre mon avenir entre les mains de tierces personnes. Et dans le cas d’une reconversion professionnelle, il y a plusieurs étapes où ce sont précisément ces tierces personnes qui décident si oui ou non, tu vas poursuivre l’aventure… J’aime pô ça.

Community Manager – dis-nous en un peu plus sur ce métier. En quoi ça consiste ?

Le métier de Community Manager est, ce que j’appelle, un job couteau suisse par excellence. Il requiert diverses compétences et connaissances, et consiste à (pêle-mêle) : accroître la visibilité d’un site, animer et fédérer des communautés sur les réseaux sociaux, promouvoir une marque, élaborer des stratégies, créer des visuels, etc… bref communiquer !

Tu es sur le point de terminer ta formation, qu’est-ce qui se passe après ? Des projets ? Des envies ?

On y vient, on y vient. Ma formation se divise en deux parties. La partie théorique de ma formation est achevée depuis février et la partie pratique (long stage en entreprise) se termine mi-mai. J’ai encore un rapport de stage à rendre fin juin, et la soutenance orale en juillet de mon projet digital, j’ai nommé DIGICroq (www.digicroq.com). Héhé, vise un peu comment l’auto-promo passe crème !

Après cela, je n’aspire qu’à une chose : trouver LE job de mes rêves !

 Un mot doux (ou sucré) pour la fin…

Du sucre ? Où ? Désolée mais ma gourmandise me rattrape encore ! Je tenais à te remercier, Marie, pour cette interview. Ce fut un plaisir de répondre à tes questions, vraiment.

Je profite de la tribune qui m’est offerte (ouais je sais, ça fait très star^) pour souffler ce petit mot à tous ceux et celles qui rêvent de changer de carrière professionnelle : « Ne vous mettez aucune barrière et autorisez-vous tout ». Et j’en profite également pour glisser mes deux citations préférées : « Aide-toi et le ciel t’aidera » et « Ta seconde vie commence quand tu comprends que tu n’en as qu’une ».

Mille Merci Cécilia! Un plaisir de t’avoir avec nous, ce matin. Ton interview file la pêche et donne envie de foncer pour réaliser ses rêves, quels qu’ils soient!

Appel à bêta-lecture

Nous y voilà…

A un moment donné, il faut se lancer. Sortir, enfin, ses textes du disque dur et se risquer au “jugement” d’autrui. C’est loin d’être une étape simple. Mais comment espérer évoluer si on reste dans sa zone de confort.

Voilà un point rapide sur la bêta-lecture. Il s’agit d’une lecture qui va aider l’auteur à savoir ce qui colle ou pas dans son ouvrage, qui va proposer (à partir de questions sur la trame, l’histoire, les personnages, les rebondissements, le temps…) des pistes de réflexions pour la réécriture de son texte. A l’heure actuelle, il m’est impossible, après avoir passé tant de temps sur (et dans) mes textes, d’avoir le recul nécessaire pour réaliser seule ce travail. Un regard extérieur est nécessaire.

Notez qu’il ne s’agit ni de me dire que j’ai écris un chef d’œuvre (je sais que ce n’est pas le cas!) ni la plus grosse daube que la terre ait portée non plus (quand je vois les critiques de certaines personnes, je me dis qu’elles doivent avoir un trop plein de colère à sortir pour manquer d’autant de bienveillance à l’égard d’autrui). Il ne s’agit pas non plus de noter toutes les fautes d’orthographe et de syntaxe (pour ça, j’ai les bonnes personnes à mes côtés). J’attends un retour juste sur mes écrits, qui me permette de passer à l’étape supérieure et de retravailler ce qui doit l’être pour ensuite pouvoir les proposer à des maisons d’édition.

Afin que vous ne vous lanciez pas dans l’aventure à l’aveugle, je vous partage quelques informations sur mes trois textes. Il s’agit de novellas (romans courts) et de fiction (ça c’est pour tous les potentiels problèmes d’identification!). 

  • Novella érotique (34 pages – 67 890 Signes Espaces Compris) – elle ne s’appelle pas la fille exquise pour rien, elle l’est, attirante, charmante, sensuelle et imprévisible surtout. Face à elle, il perd ses moyens, se pose des questions sur l’amour, apprend à aimer le chocolat, autrement qu’en tablettes, se perd aussi un peu et devient philosophe…
  • Novella érotique (47 pages – 99 423 Signes Espaces Compris) – Marc est agent immobilier, passionné par la jouissance féminine, Estelle a eu des tonnes d’aventures sans jamais atteindre le 7e ciel, Diane aime le sexe mais se tient éloignée de l’amour, Geneviève est vieille fille avec une libido aussi fournie que le désert de l’Atlas. Au détour d’une maison, dont les murs gardent la mémoire des passions charnelles, leurs destins vont se croiser…
  • Novella dramatique (45 pages – 84 817 Signes Espaces Compris) – Ils sont amis d’enfance, se retrouvent l’été, jouissent de ce sentiment absolu de liberté que leur offrent ces deux mois à ciel ouvert. Ils sont la vie, jusqu’à ce que la maladie de l’un d’entre eux vienne bousculer leurs certitudes et leur amitié. Sauront-ils préserver ce qui leur est cher? Devront-ils faire le deuil de leur enfance ou bien celle-ci sera t’elle la base qui les aidera à faire face au pire?

Certains d’entre vous semblaient déjà intéressés. Si c’est toujours le cas et si d’autres veulent faire partie de l’aventure, merci tout simplement d’inscrire votre mail en commentaire (ou en m’envoyant vos coordonnées sur mon mail latmospherique[at]gmail[.]com) et je reviendrai vers vous courant de semaine prochaine. N’hésitez pas à partager autour de vous également.

Mille Merci et douce soirée à vous!

Elle danse le monde

© Gabriel Augusto

Elle danse le monde et dans ses veines danse le sang
Elle danse l’histoire et dans ses veines danse la mémoire
Corps arqué, pointes de pied tendues
Insouciante et libre,
Elle danse le temps et dans ses veines danse l’instant
Elle danse l’amour et dans ses veines danse les sentiments
Bras tendus vers le ciel
Légère et aérienne,
Elle danse en communion avec le ciel et la terre
Femme solaire
Les grains de sable lui font un tapis de lumière

Non, ça n’allait pas. Ça ne voulait rien dire. Ça se voulait poétique, spirituel. Un peu dans l’air du temps. Et ça sonnait faux. Émilie regardait se feuille, inquiète. Les aiguilles de l’horloge tournaient à une vitesse vertigineuse. L’examen prendrait bientôt fin et avec lui, ses espoirs.

Elle se reposa la question, celle qui s’impose dans des cas comme celui-là, qu’est-ce que lui inspirait cette photographie ?

Elle lui faisait penser à Ingrid.

Ingrid détenait cette grâce naturelle que beaucoup de ses amies lui enviaient. Et pourtant ce n’était que, lumières éteintes, qu’elle se donnait le droit de laisser son corps prendre vie, s’offrir à la musique, tantôt douce, sensuelle, tantôt puissante, intense. Ses bras embrassaient l’espace, ses jambes s’envolaient en de voluptueuses arabesques. Son corps détenait seul les clés du ballet à créer. Ce jour-là, Ingrid se croyait sûrement seule sur la plage. La lumière du jour enveloppait sa peau hâlée d’une clarté solaire. Tout son être vibrait au son du tempo de la nature en plein éveil. Elle ne faisait qu’un avec l’espace. Elle dansait le monde, la vie, l’insouciance, l’amour,  la mémoire du corps protégé puis libéré.

Ce texte est ma participation (un peu tardive) à l’atelier d’écriture  209 de Bric A book