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De la sexualité et du plaisir (sans culpabilité)!

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Je ne sais pas si vous avez remarqué mais souvent quand on parle de sexualité, la notion de culpabilité n’est pas bien loin. Je me suis toujours demandé pourquoi?
Oui pourquoi on se sent coupable pour quelque chose de si naturel.

Il y a sûrement une part d’histoire, de “conventions”, de religieux, une question de morale. Je ne vais pas vous dire que je ne me suis jamais sentie coupable, ni d’avoir du désir, ni d’exprimer mon plaisir. Loin de là. Je peux même dire que pendant longtemps j’ai vu ça comme quelque chose de “pas normal”, voir “vicieux”.

Voilà ce qu’on en a fait, au fil des générations, on a transformé la sexualité, on a fait de cet acte profondément humain quelque chose de profondément malsain.

A tel point que quand on pose la question, on se rend compte que c’est un sujet que beaucoup de gens évitent. Il est passé sous silence, vu comme tabou. On n’en parle qu’à demi-mots et on juge rapidement ceux qui s’expriment librement.

Et pourtant la sexualité est partie intégrante de notre identité. Elle est liée à notre corps et comme c’est tout ce que nous possédons sur cette terre, dans cette vie, autant l’honorer, non!

La sexualité commence par soi. Puis bien entendu prend en compte l’autre. Face à quelqu’un qui conçoit la sexualité comme quelque chose de sale, qui doit être caché, il y a fort à parier pour que l’épanouissement recherché soit fortement remis en question. Mais heureusement il y a des personnes pour qui les mots “désir”, “plaisir”, “partage”, “jouissance”, , “orgasme”, “toucher” et j’en passe veulent dire quelque chose et quelque chose de fort. Ce qui laisse la place à un vaste champ de possibles.

Je considère que la sexualité est un terrain libre dans lequel les codes n’existent pas, où seules les règles qui sont les vôtres (et elles diffèrent d’une personne à l’autre) priment. Le reste est découverte, expérience. Alors sentez-vous libres de vous faire du bien!

Nos corps sont nés pour le plaisir, si ce n’était pas le cas, nous ne ressentirions rien au contact de soi, de l’autre. Pour certains, ce plaisir ne serait présent que pour nous tester. Mais tester quoi? Il est temps d’en revenir de cette idée de sacrifice. Remplaçons là pour l’idée de plaisir! N’est-ce pas cette notion qui nous pousse en avant et nous donne envie de vivre, encore et toujours plus passionnément!

Vivez, respirez, osez! Faites confiance!
Apprenez votre corps et celui de l’autre! Nous n’en avons jamais fini de nous découvrir…
Soyez prêts pour une expérience sensorielle sans précédent!
Le plaisir est joie.
Explorez vos peaux, vos fantasmes. Jouez avec vos préférences, vos attirances. Essayez des choses, ne jugez rien, ni “bien”, ni “mal”. On se découvre parfois dans des expériences qui dénotent complètement avec ce que nous pensions être et vouloir. On se sent libre parfois en étant soumis à un autre désir que le sien.

Ne laissez plus la peur vous contraindre, mais devenez des êtres épanouis et heureux!

Est-ce que vous vous sentez prisonniers du duo “sexualité / culpabilité”? Ou est-ce un sujet facile pour vous? Ou bien c’est quelque chose que vous avez ressenti puis dépassé?

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Écrire l’amour

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Il faudrait écrire l’amour sur tous les murs du monde

A l’encre indélébile

Rouge
Le sang bouillonnant
Vert
Le souffle de vie
Bleu
La nuit mystique
Or
Le feu sacré
Blanc
Enivrant, captivant
Noir
Élégant…

Toutes les couleurs de tous les ciels du monde

Écrire l’amour pour qu’il ne s’envole pas

Au premier orage sourd

A la première danse assoiffée d’urgence

Écrire comme un hommage ou une prière
A tous les dieux du monde
Pour que jamais ne s’éteignent
Le feu – le souffle – le mystère

L’étreinte de l’instant d’amour

Que chaque minute de chaque jour soit dédiée à aimer…

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Le temps de toi

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Tout se trouve dans cet instant. Tu vas partir. Je voudrai tout retenir. Le temps. Ta peau. Ta bouche. Tes mots.

Ce temps se compte en secondes. Points de suspension entre nos deux vies. Bientôt tu auras passé la porte. Tu ne seras plus là où tu étais. Juste comme ça.

Et je n’entendrais plus ta voix, je ne toucherais plus ta peau. Juste ton odeur dans les mouvements épars. Dans les recoins de mon coeur. Ton sourire imprimé quelque part. Je le croiserais par hasard.

Rien que de l’ordinaire. Des heures à être dans le tant de toi. Et des heures sans toi. Rien que je ne sache vivre.

Pourtant ce soir le manque de toi me saisis déjà. Tu n’as pas encore atteint l’autre rive que je te voudrai là – si près, tout près de moi.

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Je suis de moins en moins tolérante…

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C’est un fait.

Je m’en rends compte depuis quelque temps. Mais je me disais que c’était passager. Après tout nous avons tous le droit de penser différemment d’autrui. Je suis souvent la première à dire “que chacun vive sa vie!”.

Au fil des conversations, je souris. Plus par dépit. Mon état d’esprit, que beaucoup caractérisent d’ouvert, se prend la réalité en pleine face. Il y a des choses qui me dépassent.

Les bruits de couloir…machin et machine, tout le monde le sait…il parait qu’elle est enceinte de son amant…mais si, le type du service marketing…ils sortent ensemble du bureau…tout de façon tous les mecs trompent leur femme…puis de tout de façon ça leur convient bien…tu sais pas ce que j’ai appris…je pouvais plus la regarder dans les yeux après ça…bidule dit que machine couche avec trucmuche…sa femme est enceinte quand même…moi je le ficherais dehors…et puis tu sais aussi…je ne m’en remets toujours pas…c’est encore plus glauque que le reste…ah oui c’est quoi…picsou et minnie sont échangistes…oh mon dieu…mais quelle horreur…la pauvre…les hommes sont vraiment une race à part…sans compter qu’hygiéniquement c’est hyper dangereux…ça me file la nausée…pourtant elle fait hyper “normale” comme fille…les gens qui font courir des ragots sont vraiment pas cool…je me demande bien ce qu’ils disent de nous…et t’as pas vu bidulette et trucmuchette, elles sont toujours ensemble…tu crois qu’elles sont lesbiennes…ça va pas elles sont mariées…tout de façon bidulette elle quittera jamais son mari…le fric il y a que ça qui l’intéresse…et puis c’est stable comme situation…c’est comme machin…en plus sa femme elle est trop belle…un divorce t’imagine, ça ferait tâche dans le décor…pour les enfants ce serait vraiment moche…et le scoop, tu vas halluciner…trucmuche part en vacances dans un club naturiste…pas hyper clean pour les mômes…limite dégueulasse je trouve…et puis machinette y parait qu’elle part pas en vacances…oh la coincée…ça m’étonne pas…elle fait un peu pitié quand même…il parait qu’elle a pas de mec…en même temps qui voudrait d’elle…t’as vu ses jupes…on dirait celles de ma grand-mère…il y en a qui disent qu’elle avait des vues sur machinchose…la pauvre…elle a même pas la télé…

Et alors?

C’est exactement ça. Et alors? Qu’est-ce qu’on s’en fout de la vie privée de bidule, machin, trucmuchette & Co? Vie privée, ça veut bien dire ce que ça veut dire…ou c’est un concept trop compliqué à intégrer?

La plupart de ses soi-disant révélations ne sont pas fondées. Et même, qui ça gêne vraiment? Chacun vit sa vie avec les données qu’il – elle a entre les mains. C’est toujours facile d’avoir des idées sur tout et tout le monde. C’est toujours facile de répandre des rumeurs. C’est toujours facile de juger. J’ai l’impression de tourner autour du pot en ce moment. Tout me ramène à ce jugement excessif. Est-ce que je juge moi aussi, sans m’en rendre compte?

Je suis de moins en moins tolérante avec la bêtise humaine…

 

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Scène de vi(d)e

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Derrière ses rideaux, caché par la masse sombre du velours côtelé, héritage du passé, il regardait la scène. La même, chaque soir. Une scène de désamour. Et chaque soir, il espérait que les choses changent, que les corps se rejoignent, que les incidents se taisent et que résonnent par la fenêtre ouverte les voix, les râles, l’écho d’un plaisir sans faille.

Chaque soir, il se postait là, à bonne distance. Ses yeux passaient le vide et les carreaux, habitués à l’obscurité, ils trouvaient la lumière allumée et son corps à elle, prêt à se lover dans des draps qu’il imaginait froids, comme le sont ceux des maisons de vacances, fermées huit mois de l’année. Il distinguait tout juste le galbe de ses hanches, la forme de son visage, le reste n’était que pur fantasme. Un décolleté satiné, des yeux rieurs, un rictus coquin au coin des lèvres. Il la regardait se déshabiller,  comme si il fallait faire vite, comme si le temps était compté. Elle enfilait ensuite son uniforme de tristesse et se glissait dans le grand lit, toujours du même côté. Allongée, le regard rivé sur le plafond, il se demandait quels étaient ses rêves, si elle aussi elle pensait au moment où il passerait la porte, ce qu’il ferait ce soir, est-ce qu’il tenterait un pas vers elle, est-ce qu’il laisserait ses frustrations au placard et accrocherait ses souhaits à ses rives ? Ou bien il ferait ce qu’il fait chaque soir, même rituel désolant, auquel elle se pliait sans un mot ?

Il voulait le secouer, lui dire de regarder ce qu’il perdait, une fois qu’il s’allongeait près d’elle puis se tournait, de son côté du lit, loin d’elle. Elle se tournait aussi, loin de lui et le lit paraissait immense et si petit en même temps. Entre eux, un silence assourdissant prenait toute la place. Les souvenirs flottaient. Il les voyait de loin, des souvenirs d’étreintes passionnées, de frissons démesurés, de corps possédés, de folies répétées. Leurs souffles s’étaient brisés depuis…

Il voulait lui dire à elle, tant de choses. Que ses yeux se posaient sur elle et qu’il y voyait son désir, contenu, toujours sur ses gardes, un désir qui n’attendait qu’un murmure pour se livrer, sans livrer bataille. Il voyait ce qu’elle pouvait donner, ce qu’elle attendait, il voyait sa peau trembler d’une attente qui n’en finissait pas. Il voulait lui dire que chaque soir derrière les rideaux de velours, il la prenait dans ses bras, elle, si belle, si menue, si sensuelle, qu’il la faisait danser sous les étoiles, que leurs pieds nus se frôlaient et que ça créait en lui un cataclysme, qu’il s’endormait le corps brûlant de cette valse imaginée.

Derrière ses rideaux, caché par la masse sombre du velours côtelé, héritage du passé, il ne voit plus rien. La chambre est nue, sans âme. Ils sont partis, sûrement. Il ne reste que les effluves d’un inachevé dans l’air bruyant du soir. Les mouvements des draps ne sont que des mirages.

Si vous avez aimé ce texte n’hésitez pas à voter pour mon poème Nos Accords, en compétition pour le Prix Ô. 

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La tentation de l’infidélité

Il y a toujours une phrase quelque part qui me fait m’interroger!

En ce moment beaucoup de personnes autour de moi changent de lieu de vie, de boulot et beaucoup de familles se trouvent séparées – souvent par choix – le père ou la mère s’installant dans un endroit et le reste de la famille dans un autre. Clairement, ce n’est pas le choix que je ferais, pour l’unité / la cohésion familiale principalement.

En en parlant avec une amie, la première chose qui lui est venue à l’esprit était plutôt liée couple et fidélité. Et là je me suis souvenue de ce que j’ai entendu plus ou moins toute mon enfance, comme quoi un couple ça devrait être tout le temps ensemble et que les velléités de certains / certaines de “vivre leur vie”, c’est à dire de se faire des soirées entre copines, des virées entre copains, des soirées en solo, c’était faire courir un risque – un gros risque – à son couple.

Je trouve çà assez angoissant comme idée. Toute personne extérieure serait donc une tentation. Sympa pour les sentiments, qui ne seraient eux que du vent. Loin de moi l’idée que ça ne puisse pas arriver, mais est-ce que ça ne peut pas arriver tous les jours, tout le temps? Est-ce que regarder un homme, une femme dans la rue c’est déjà de l’infidélité? Est-ce qu’il faut vivre cloitrée chez soi pour ne pas être exposé? Est-ce qu’avoir de bonnes relations avec des collègues de bureau, pratiquer un sport, participer à des cours de dessin, c’est se mettre en danger? Est-ce que si ça arrive, si le couple se sépare, si l’infidélité est avérée, on ne pourra s’en prendre qu’à soi? Voilà le prix à payer pour avoir cru qu’on était libre de tout faire, tout vivre…

La confiance est une valeur phare du couple. Sans cette confiance, le quotidien doit être un véritable calvaire. Les jaloux en savent quelque chose!

Quant à la confiance trahie, chacun réagira différemment. Il n’y a pas une seule vérité en ce monde.

Votre avis m’intéresse? Est-ce que c’est quelque chose qui vous ferait peur aussi? Ou bien vous n’y auriez même pas pensé?

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Flashback…

08.08.2018

Les mots me choquent
Ils attirent mon attention
Avant que mon attention ne les rejette
Ils s’imposent
Imposent leurs limites
Ils exposent les blessures
Explosent
Je pourrais les éviter
Je me confronte à eux
Comme pour exorciser mes démons
Souffrance
Dépendance
Désir de plaire
Obéissance
Contrat
Punitions
Tout est entrave à une liberté
Ma liberté
Maltraitée
Perdue
Retrouvée
Les images imaginaires
Percutent ma réalité
Je rejette la souffrance comme unique moyen
D’un plaisir à faire germer au creux de mes reins
Dans chaque mot
C’est la peur qui m’étreint
Le passé qui revient
La blessure qui renait des cendres du pardon
Je me perds à essayer de comprendre quelque chose d’inaccessible
Je me noie dans les méandres de ma peine incompressible

***

Je ne les ai jamais aimé. Je ne les aimerai jamais. Pas ceux là. Je me suis contorsionnée pour essayer de leur laisser une place dans mon univers. C’est impossible.
Ils parlent un langage qui me ramènent à des images. Mais même sans les images, ils ne me plaisent pas.

Je ne comprendrais jamais tout. J’accepte que certains, certaines se sentent en phase avec eux, avec leurs jeux. Pour moi ce n’est pas un jeu, ça ne le sera jamais.

Même si, parfois, j’aime moi aussi, être soumise à sa loi. Mais juste la sienne. Juste le temps de lâcher tout ce qui me retient d’exister pleinement.

On s’arrêtera là. Dans un échange, les mots reviendront blesser mon amour propre, remettre en question mes idéaux.

Je ne juge pas ceux qui s’adonnent à ce plaisir. Nous sommes tous différents et nos choix ne regardent que nous. Ils sont respectables tant qu’ils sont faits en conscience, tant qu’ils ne sont pas pris à la va vite, au détriment de ce qui compte. Chacun a sa liberté et ses propres limites.

Posted in Carnets de route

Nos choix de vie

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Les gens poseront toujours des questions, pas toujours innocentes, pour savoir.
Où? Quand? Avec qui? Comment?

Ils donneront leur avis sur des situations qui ne les regardent pas. Ils feront des remarques plus ou moins agréables. Ils se poseront en détenteur de vérités absolues. Ils se prêteront au jeu de paris insensés. Qui leur donneront l’illusion d’en découvrir un peu plus sur ta vie intime.

Parce que c’est bien de cela dont il s’agit, de ce qui se passe derrière la porte de chez toi.
Avec qui tu vis? Ou tu ne vis pas? Et pourquoi?
Quand est-ce que ça devient officiel tout ça?
Et tes enfants, ils en pensent quoi?

Ils creuseront, tenteront de percer tes secrets. Ils voudront saisir tes choix et comme ils ne les comprendront pas, ils choisiront de te dire ce que eux, ils feraient à ta place. Juste un conseil, avisé bien entendu.

***

Elles ne demandent rien. Elles n’osent pas. Elles ont un peu peur de ce que sera demain. Elles gardent en elles tant d’histoires d’avant. Qui se sont éteintes comme les lumières à la fin du spectacle. Elles se demandent si on ira loin, si même on ira quelque part. Ou si ça se terminera comme toutes les autres fois. Comme si notre vie privée était l’affaire de tous.

Ça rassurerait tout le monde si…

Nos choix étaient différents. Nos envies plus communes.
Chacun pouvait enfin mettre un visage sur…
Tout pouvait rentrer dans des cases bien construites. Si on pouvait se laisser aller. Ce serait tellement plus apaisant que toutes ces hypothèses alambiquées.

***

Tout le monde y va de son couplet, sur le pourquoi du comment des choses. Sur l’enfant. Sur l’homme. Sur deux mondes parallèles qui ne se rencontrent pas, sur des unités séparées qui ne rentrent pas en collision. Sur la vie à deux. Sur l’engagement. Sur les valeurs des uns, des autres. Les questions reviennent et on finit par ne plus y répondre que vaguement, conscients des limites de chacun. On ne cherche pas à être compris. Juste à vivre bien.

Même si parfois on aimerait…
D’autres scénarios, des imprévus, des surprises, ne pas tout devoir calculer (ou presque).

Nos choix sont tous assortis de compromis. Certains trouveront les nôtres impossibles. Il en sera peut-être de même pour nous et des leurs, nous nous garderons bien de le leur dire – qui sommes nous pour juger leurs choix de vie?

 

 

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Fantasme-moi!

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Nos fantasmes.

Ils sont ce qu’ils sont.

Nous les partageons ou nous n’osons pas.

Par crainte du regard de l’autre sur ce que nous n’assumons pas. Pas toujours.

Les énoncer à haute voix c’est peut-être aussi, déjà, leur donner une réalité.

Certains se réaliseront, d’autres pas.

Parce que nous aurons évolué. Ou par choix.

Parce que certains nous emballeront rien que d’y penser. Mais que le passage à l’action ne sera pas un passage obligé.

Certains sont déjà des scénarios dans nos têtes quand d’autres ne sont là que pour attiser nos désirs.

Le fantasme nait de l’imagination. Et notre imagination est un vaste champ de création.

Nous pouvons donc tout créer.

Comme nous pouvons tout essayer.

Partager ses fantasmes en couple est très certainement une richesse. Pourtant ce n’est pas évident dans tous les couples. C’est même parfois impossible.

A nous de savoir où mettre la limite de ce que nous souhaitons confier. Et comment.

A nous de savoir ce que l’autre peut entendre, comprendre, intégrer.

C’est un chemin en soi et avec l’autre. Un chemin de connaissance et de partage. De respect et de confiance. Un cheminement intime et intérieur, une porte ouverte sur un monde encore empli de préjugés, dont il est peut-être temps de s’affranchir.

Et vous, vos fantasmes? Vous en parlez? Vous les gardez pour vous? Vous en avez déjà réalisé certains? Vous en avez des inavouables?

Posted in Emprise et Renaissance

La dernière ombre au tableau

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J’ai souvent parlé – beaucoup moins en ce moment c’est vrai parce que j’en ai assez parlé et que je ne ressens ni l’envie, ni le besoin de le faire davantage – de l’emprise, de ses effets et des cicatrices qu’elle laisse.

On me demande souvent si je changerai quoi que ce soit à ce que j’ai vécu. Clairement, non. J’ai la certitude qu’il me fallait passer par ça pour me trouver. J’ai appris énormément de choses sur moi, sur mes relations aux autres, sur la peur, sur ma capacité de résilience, sur l’importance de me prendre en compte dans mes décisions. Cela a changé mon regard sur la vie aussi.

Bien sûr cela a pris du temps pour que je me reconnecte à mes émotions, sensations, à mon corps. Pour que j’apprenne à m’aimer, à me regarder avec bienveillance, me respecter. Bien sûr ce chemin je ne l’ai pas fait seule de A à Z, j’ai été accueillie, épaulée, écoutée, conseillée, aimée. Et je le suis encore. Toutefois cette victoire reste la mienne!

Enfin, je me s’en suis sortie.  Alors cette ombre au tableau, c’est quoi?

Il faut savoir que quand tu es dans une relation toxique, tout ce que tu dis ou fais est passé au crible de l’appréciation de l’autre. La météo peut changer du tout au tout en un quart de seconde. Te laissant complètement désorienté. Marcher sur des œufs devient ton mode de fonctionnement. Tout ou presque a le pouvoir de te valoir une “punition”. Au quotidien, tu finis par craindre toute interaction, tout changement de programme ou d’humeur. Tu ne vis plus en quelque sorte, tu survis et quand ça craque, tu mendies un pardon, en prenant toute la faute sur tes épaules. Pour avoir la paix, tu es prêt à tout!

Je vous rassure aujourd’hui tout va bien. Je suis pleinement heureuse dans ma vie sentimentale. Le seul “mais” vient de moi et de ma façon d’appréhender les choses. Je crains toujours qu’un mot, une phrase, un acte ne viennent remettre en question les sentiments de l’autre. J’ai moi même conscience que c’est complètement insensé (comme beaucoup de peurs le sont). Je me raisonne mais ce sentiment revient de temps à autre. Je ne lutte pas contre, j’essaie de comprendre pourquoi je n’arrive pas à m’en détacher. Il y a une explication quelque part, je trouverais la clé, elle m’ouvrira les portes de lendemains où il ne restera que le meilleur à vivre…

Ça vous parle? Vivez-vous encore avec des cicatrices qui se rappellent à vous de temps en temps? Comment avez-vous guéri de vos heures noires?

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Tu me manques

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Tu me manques
Le son de ta voix
Le bruit de tes pas
Le vert de tes yeux
Tout ce qui fait toi

Tu me manques
Le matin
A quelques minutes de moi
Le soir
À quelques vols de là

Tu me manques
Une heure
Deux heures
Des jours
Toujours

Tu me manques déjà
A deux doigts
D’un baiser
Les secondes envolées
Au coin du boulevard

Je pourrais écrire
Les frissons
Les dentelles
Les regards
La liberté
Mettre d’autres mots
Sur ces états d’être
Sans toi

Y mettre les formes
Mais rien ne dirait vraiment
Le manque brut
Le manque dense
Des heures sans toi

Posted in O bonheur des sens

La rencontre

On pourra écrire chaque jour les mêmes choses, poser chaque jour les mêmes actes, faire chaque jour les mêmes actions, imaginer chaque jour ce que sera l’instant d’après.

Rien ne nous préparera jamais à cette rencontre qui chamboulera notre de vision de la vie, des êtres, qui enverra valser nos idées reçues, mêmes les plus ancrées, qui nous donnera de revoir nos envies, notre définition du plaisir, qui nous invitera à vivre autre chose, qui nous déshabillera de nos jugements, de notre vision du “bien” et du “mal”.

Il y aura un temps de latence, un temps dans lequel les peurs stagneront, nous empêchant d’avancer. Elles seront vives et intenses, puissantes et parfois même terrassantes. Ce sera le chaos des sens, des sons, des mots, le grand plongeon dans une nuit sans étoile. Le corps sera réfractaire à toute prise de possession. La confiance sera ébranlée. Le monde nous apparaitra comme une bombe à retardement prête à exploser.

Puis il y aura le temps du premier pas en avant, incertain, comme un pas sur une ligne droite invisible à l’œil nu. On fermera les yeux comme si cela pouvait nous protéger d’une chute éventuelle. On aura envie de reculer, de rebrousser chemin. On le fera peut-être ou on continuera à avancer vers cette petite étincelle, qu’on aperçoit au loin, on tentera d’y croire. On saisira une main et on se laissera guider. On donnera sa confiance. On laissera son corps vibrer sous l’impact d’un autre corps. Et le voile doucement se lèvera, l’autre côté du miroir se laissera approcher…

On découvrira un monde de plaisir et de liberté bien caché derrière notre montagne de clichés…

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Ces mots là

Quand ils s’unissent ils le font sans mots.

Ou en mots crus, difficilement qualifiables. Ont-ils des définitions de ces mots-là ? Ou bien les définissent-ils eux-mêmes dans un vécu qui leur est propre.

Les mots viennent, surprenants parfois. Mais tout est quelque peu surprenant quand les corps s’offrent, franchement, sans fard, qu’ils se collent l’un à l’autre,  qu’ils se pressent, se chevauchent, s’attirent comme des aimants, qu’ils inventent une danse qui défie tous les codes de la bonne société, qu’ils lâchent prise et se laissent aller à une symphonie dont la partition se joue au rythme des va et vient des bassins.

Des mots crus pour des ébats intenses. Ces mots qui n’existent que dans l’intimité féroce des retrouvailles. Des mots qui ne sont qu’entre eux, indépendamment du reste du monde, qui n’existent que dans l’instant sublime des corps qui se désirent, s’éprennent. Et puis qui s’en vont, comme ils sont venus. La tendresse se pare d’autres mots.

Ils ne sont ni dits, ni écrits ailleurs. Leur brutalité pourrait effrayer. Ils les trouvent sans âme quand ils les entendent dans d’autres bouches, les imaginent au creux d’autres draps.

Ces mots sont un secret qui ne s’ébruite pas.

Posted in Carnets de route

Au sein du couple, on parle de…

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Il y a quelques mois j’avais réalisé un sondage sur les sujets dont chacun se sentait libre ou pas de parler au sein de son couple. J’avoue que les résultats m’avaient quelque peu surprise. Et pour cause. Sur les 80 votes, le sujet de la sexualité arrive en dernière position, à égalité avec la religion / la politique.

Parler de ses peurs, doutes, angoisses, colères arrive en première position, suivis de près par le travail, la famille, les rêves et aspirations, la santé.

Je n’irai pas jusqu’à dire que la sexualité est la base du couple, toutefois je considère (et cela n’engage que moi) qu’elle est une donnée essentielle. Et clairement un sujet sur lequel il est important de pouvoir communiquer.

Alors dites-moi si vous ne parlez pas de sexualité avec votre partenaire, avec qui en parlez-vous?

Si vous n’en parlez pas avec lui ou elle, pourquoi? Parce que c’est un sujet qui vous met mal à l’aise? Qui le ou la met mal à l’aise? Parce que vous considérez que c’est accessoire, qu’il y a d’autres choses plus importantes qui méritent votre attention?

Ou parce que vous avez grandi avec l’idée que la sexualité est un sujet tabou? Parce que vous vous sentez mal à l’aise avec vos envies, fantasmes? Parce que votre partenaire n’apprécie pas quand vous abordez le sujet?

Dites-moi! Le sujet m’intéresse! Je dirais même qu’il me passionne! Ce n’est pas pour rien que je lui ai dédié un  livre. Je veux comprendre comment quelque chose de si naturel est devenu si problématique. Et surtout pourquoi nous n’osons pas en parler avec la personne qui partage notre vie, notre intimité, cette personne en qui nous devrions avoir confiance (même si ce n’est pas toujours le cas malheureusement et la confiance ébranlée, c’est sûrement le pire cauchemar d’un couple), avec laquelle nous devrions pouvoir nous abandonner complètement afin de nous rencontrer dans cette autre dimension, libérés de tous schémas, barrières, jugements.

 

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Fais-moi rêver!

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Tes mensurations, les traits de ton visage, la forme de ton sourire
Tes préférences, tes distractions, tes aspirations
Ce n’est qu’une partie de toi
Pas celle qui m’intéresse le plus.

Moi je veux saisir
La magnificence de ton désir
La clarté de ton essence
La fugacité d’un effleurement
Et voir comment tu réagis à
Un toucher
Un regard
Un souffle de vie

Ne cherche pas à savoir qui je suis
Mais comment je ressens les choses
Ce sont les ressentis, les frissons
Qui en disent long
Quand nos corps se laissent aller
A l’instant
Quand nos imaginaires
Croisent le fer

Ne me demande pas ma carte d’identité
Je serais bien incapable de te parler de moi
Écoute mon corps qui vibre
Regarde le s’impatienter, se braquer
S’enrouler autour de toi

Ne me dis pas tout sur tout
Laisse-moi deviner
Laisse mon intuition me parler
Avant toute chose
Séduis-moi!