Trois ans!

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Trois ans de nous deux. Déjà.

C’est étrange cette histoire de temps qui file. De nos pas qui nous mènent tantôt ici, tantôt là. Trois ans c’est un peu comme un passage, ce cap vu au loin jamais dépassé. L’avantage du temps et des expériences c’est que ça nous apprend ce qu’on vaut, ce qu’on vraiment. Créer.

Quand je repense à nous il y a trois ans, c’est un peu étrange. Un mélange de nostalgie et de contentement. Toujours les mêmes contradictions, c’est presque rassurant!

Mais surtout tant de chemin parcouru pour nous deux, avec des périodes de doute et des périodes de joie intenses, des peurs qui doucement s’apaisent et d’autres qui peut-être finiront par disparaitre. Un flot continue d’émotions, de sensations. Un plein de vie, celle que nous avons choisi d’écrire à quatre mains. Avec nos repères et nos compromis.

Je n’ai pas besoin d’en faire des tonnes ici, ce soir. Tout s’écrit entre nous. Mais j’aime aussi partager ce que je pensais presque impossible il y a trois ans. La confiance, l’attention, le partage, pouvoir tout se dire, tout écrire, trouver même les mots pour ce qui relève parfois du mystique.

Et surtout appréhender l’amour sous un angle différent, pas comme une compensation ou une hypothèse, que sans l’autre nous ne sommes pas. Vivre l’amour qui unit, donne des ailes, est porteur d’une énergie libératrice.

Je nous dit “merci” pour ces trois années, pour tout ce que nous avons découvert, inauguré, essayé, dépassé main dans la main. Dans le respect de nos différences et de nos différents aussi. Je nous souhaite encore plus, plus de bonheur, plus de sourires, plus de regards complices, plus d’échanges enrichissants, plus de passion, plus de folie douce, plus d’instants de vie à savourer, à l’infini!

La fille exquise: les dessous de l’histoire

 

 

Si vous n’êtes pas abonnés à ma newsletter et si vous ne me suivez pas sur Instagram, vous êtes passés à côté de la grande nouvelle de la semaine: la sortie de mon nouveau livre “La Fille Exquise!

 

Ce court roman est disponible sur Amazon en pré-commande au format Kindle et le sera très prochainement en format papier. Je ne manquerai pas de vous en informer.

 

 

Qui est-elle quand elle n’est pas avec moi ? Qui est-elle dans toutes ces vies qu’elle vit, qui me touchent de près, de loin ? Est-elle-la même ? Vibre-t-elle avec la même intensité au contact des autres ? Fait-elle semblant ? Un peu ? Souvent ? Avec qui ? Porte-t-elle un masque, comme nous tous ? Ou bien évolue-t-elle toujours de manière si authentique, voir inattendue ?

En débutant ce texte, je n’avais aucune idée de son potentiel avenir. Quelques pages tout au plus. Un texte court, un brin d’audace, un challenge dans lequel je me suis sentie à l’aise au fil des mots posés, de l’histoire qui prend forme. C’est le plaisir qui m’a donné envie de le poursuivre. Il s’est transformé en cadeau de Saint Valentin. Et puis en récit un peu plus fourni. Jusqu’à devenir un manuscrit, envoyé à une dizaine de maisons d’éditions.

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J’ai reçu quelques propositions d’éditeurs qui pour moi n’en portent que le nom. Payer des sommes colossales pour voir mon roman édité par l’un d’eux, non merci. J’ai décliné et je me suis tournée vers ce que je connaissais le mieux: l’auto-édition.

Ecrire, c’est bien. Partager, c’est mieux. Je pense que tous les gens qui écrivent des histoires seront d’accord avec moi. Je sais ce que certains pensent de l’auto-édition. Chacun a le droit d’avoir un avis et que celui-ci ne soit pas partagé!

Ce texte a été relu, maintes fois corrigé. Il n’attendait plus que l’été pour voir enfin le jour. Après des mois chaotiques, je vous apporte un peu de légèreté. Les premières personnes qui l’ont lu le qualifie de: sensuel, sucré, envoûtant, magnétique, poétique.

En longeant ses cuisses, j’arrive à l’endroit où le monde devient vice et vertu.Tous les secrets prennent racine dans ce périmètre protégé auquel elle me donne accès. Je me sens riche

C’est une histoire assez simple au fond, une histoire de rencontre mais n’est-ce pas dans la simplicité que se cache souvent l’extraordinaire! Je vous invite avec ce court roman à un voyage plein de promesses. Laissez-vous tenter, sans hésiter!

Vous pouvez le commander ICI. Bonne lecture! Et n’hésitez pas à partager vos avis. Ce sont tous vos mots qui bout à bout forment la belle toile de l’avenir de ces textes livrés au Monde

PS: ce récit, comportant certaines scènes érotiques, n’est pas adapté aux moins de 18 ans.

Quand la sexualité fait mal & quelques pistes de réflexions

Crédit Pixabay

Ça fait un bail qu’on n’a pas parlé de sexualité ici! J’avais une idée en tête mais j’ai changé de ligne directrice. Et du coup, je vais m’orienter vers un sujet peut-être un peu tabou pour certains, mais, comme on dit chacun est libre de lire ou pas. Et puis, bon, les tabous, c’est fait pour être levés, non?!

Il y a les personnes pour qui la sexualité a toujours été liée à quelque chose de violent, que l’on parle attouchements, pédophilie, agressions, viol, inceste. Et puis il y a les personnes qui n’ont jamais vécu ce type de drames et qui pourtant se trouvent aux prises avec des maux, que ce soit pendant ou après l’acte sexuel. Il y a des gens très libres sur le sujet, d’autres qui ne veulent surtout pas en entendre parler et des personnes qui, comme moi, entretiennent avec la sexualité un lien très particulier, où le bien et le mal se livrent une guerre sans merci, où joie et honte se côtoient dans un ballet tantôt euphorisant, tantôt étouffant.

La sexualité est un terrain de jeu fantastique dans lequel le corps devrait pleinement s’épanouir et non se sentir tiraillé. Les maux qui naissent alors sont synonymes d’un blocage intérieur, dont nous n’avons pas toujours conscience, qui met à mal la rencontre.

J’ai souffert pendant des années de maux terribles au niveau des ovaires, de crampes, de contractions qui mettaient parfois 48 heures à disparaître, pendant ou après avoir fait l’amour. C’était chronique et très handicapant. Que la rencontre se soit bien passée ou pas, d’ailleurs, que j’ai eu du plaisir ou pas. Ma vie sexuelle n’a pas toujours été à la hauteur de mes espérances mais bon, c’est du passé! La douleur me faisait souffrir physiquement et psychologiquement.

Avec le recul, je me rends compte que j’ai été dans deux relations où la sexualité était assez tabou justement, où le plaisir devait être quelque chose de contenu, où l’expression même de ce plaisir devait être tue ou tempérée, dans laquelle ma place aussi était entourée d’interdits. Les maux n’étaient pas seulement liés à cette vision, mais cette vision a grandement altérée la mienne. Et comme je voguais déjà entre deux eaux, je me suis vite laissée emporter par ce tourbillon de “désamour” de mon corps, de l’autre corps, par cette sensation d’être “sale”, “salie”, de devoir avoir “honte”. Il y a plein d’autres données, que j’ai saisi avec le temps, au niveau de mon histoire familiale, au niveau de mon attirance pour des choses que je jugeais “contre nature”, étant donné que j’ai longtemps baigné dans une culture religieuse qui prône la procréation avant tout. Plus les idées de la société, l’image de la femme, je pense que vous voyez très bien de quoi je veux parler…

Etre dans une relation avec quelqu’un pour qui la sexualité est un sujet qui a toute sa place m’aide vraiment à envisager les choses différemment. Je vois désormais les maux comme un signal. Les deux notions ne vont plus ensemble. Un signal pour aller chercher ce qui empêche la rencontre d’être pleinement épanouissante. Un signal comme un appel à lâcher mes résistances, à embrasser ce qui se présente, à vivre la joie de ce rendez-vous hors du commun, cet échange qui ne ressemble à aucun autre. A oser, à assumer mes désirs, mes pulsions, mes fantasmes. Même si je n’arrive pas encore à les verbaliser.

Même si la rencontre a été une évidence, elle n’a pas agit comme une baguette magique. Elle a par contre mis en lumière les zones d’ombre. Elle a posé des bases de réflexion. Elle a fait éclater des vérités, elle m’a offert de reprendre contact avec mon corps, d’apprendre à l’aimer et d’apprendre à l’offrir sans crainte. Tout ça est un apprentissage de chaque instant. Ça demande de la confiance en l’autre et en soi. Je me suis livrée pas à pas et je suis certaine que je n’ai pas encore atteint ma pleine libération. Les maux sont les verrous qui nous maintiennent loin de nos sens. Ils sont à prendre au sérieux car au delà de l’impact qu’ils ont dans notre quotidien, ils nous montrent aussi que nous ne sommes pas alignés avec qui nous sommes vraiment.

Il n’est pas toujours évident de s’exprimer en général, de trouver sa place, d’être en phase avec les autres, le monde, la vie quoi et je crois sincèrement que la sexualité nous offre justement cet espace pour être pleinement nous-mêmes, que ce soit dans une relation ou en solo. La sexualité existe avant le couple et elle existe en dehors également. Une excuse en moins! J’ai lu récemment une enquête qui disait que beaucoup de femmes ne savaient pas à quoi ressemblait leur vagin. C’est quand même la base, la source, le temple de notre créativité, de notre féminité. Je pense qu’en apprenant son corps, on s’ouvre déjà à plus grand que soi. On se libère déjà. On s’approprie ce qui nous appartient. On est plus à même aussi de savoir ce qui acceptable, pour nous, de ce qui ne l’est pas. On est moins dans le jugement, davantage dans l’accueil.

J’ai expérimenté aussi le lâcher prise au niveau mental. Tout rationaliser, tout comprendre, tout disséquer, c’est bien mon truc. Oui, mais faire l’amour avec un esprit 100 % connecté, avec un mental en perpétuel mouvement, c’est loin d’être extatique! Ça vient nous couper de nos ressentis. On est dans l’avant, dans l’après, jamais dans l’instant. Et il y a forcément une culpabilité qui naît de ne pas avoir su profiter. Les maux ne sont jamais loin si on leur laisse une chance de passer. Et ils viennent sans cesse nous faire douter.

Il n’y a sûrement pas de remède miracle. Mais un travail sur soi, une visite intérieure, une approche différente, une ouverture, en parler aussi, toutes ces pistes peuvent nous aider je pense à y voir plus clair et à pouvoir profiter de ce temps, hors du temps, en toute sérénité, confiance, nous permettre aussi de nous ouvrir à notre beauté, notre force, notre identité, notre sensualité, notre vulnérabilité. Nous sommes ce tout qui n’attend qu’une chose: expérimenter la joie, une joie pure et profonde.

N’hésitez pas à partager vos avis, vos pensées, vos réflexions sur le sujet! Au plaisir de vous lire…

 

 

 

 

 

Retour (à la source)

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Crédit Pixabay

On oubliera vite
Ce qui hier encore nous paraissait
Insensé
On se fondera dans un décor
La foule des grands jours
Destins frôlés
Baisers volés

On oubliera vite
Les premiers pas dans le vide
Immense

On oubliera
Jusqu’au souffle déposé
Tout deviendra presque habitude

Et alors la magie s’envolera
Sans un bruit
Elle glissera sur nos corps
Désormais endormis

On ne prendra plus le temps
De s’apprêter
De se découvrir
De se regarder jusqu’à tout deviner
Tout ira vite comme une urgence
Comme si demain allait nous voler
Ce que nous n’avons pas su vivre

Le désir sera une performance de fin de soirée
L’orgasme, l’unique aboutissement d’ébats
Vite emballés

On se sera perdus de vue
Au milieu de la foule des grands jours
Nus dans nos habits communs

Plus rien d’extraordinaire
Que du banal
Plus de tremblements
Que du déjà vu
Plus que du sexe pour le “fun”
C’est ce qu’ils disent
Plus de grandes déclarations
Qui font des nœuds au ventre
Et nous laissent, haletants,
Imprégnés d’un bonheur que nous savons fragile
Que nous chérissons comme un cadeau

On oubliera un jour
Les perles de pluie
Sur nos peaux transies
Les marques satinées
L’abandon
Le don

Il n’y aura plus que des cris
Pour dire le plaisir
Plus que des paroles
Quant il y avait des émotions
Plus que des hypothèses cruelles
Quand il y avait des étreintes
Qui valaient tous les mots de la terre

On oubliera le goût de nos peaux
La saveur des baisers
La fougue
L’audace
La complicité dans un regard
La séduction
Dentelles et bas de soie
La suggestion
Les mains qui caressent
Le temps suspendu
La passion
Les surprises
L’envie pressante
Qui ne se contient pas

Le temps se bloquera
Sur ce qu’on n’aura pas su retenir
A force de vouloir plus

Suspendus dans le vide
Nous aurons encore le choix
De revenir à ce qui compte
Plus que tout
Aux sens et à l’essentiel
A ce qui nous ressemble
A nous.

Ce temps loin de toi

Credit Pixabay

J’en ai imaginé des choses, j’en ai crée des histoires à dormir debout, dans les moments de doutes, dans les heures creuses des jours gris, dans la brume des matins d’hiver et même dans la chaleur écrasante des soirées d’été. J’en ai dessiné des chemins qui s’arrêtent, des routes qui se séparent, des accidents de parcours sans retour en arrière possible, des accidents tout court qui viendraient emballer notre histoire, qui me laisseraient seule sur le bas côté, sans même un au revoir, sans même être alertée.

Pourtant je n’ai jamais imaginé tant de jours sans toi. Tant de jours loin, tant d’heures sans le son de ta voix, sans la caresse de ton souffle sur ma peau, sans tes lèvres sur les miennes, sans ta main délicatement posée sur mes incertitudes, sans la chaleur de ton sourire, comme un baume qui chasse les tourments.

Je n’ai pas imaginé et je n’ai pas prévu ce changement brutal, cette séparation arbitraire, cet éloignement soudain. Au début, c’était comme des vacances. Trois semaines tout au plus, nous avions connu, nous savions faire. Six désormais. Je pourrais décompter les jours. Je ne le fais pas. Je pense à toi et puis j’oublie, pour que les jours ne soient pas une longue attente, cruelle et douloureuse, pour ne garder que le meilleur, les sentiments qui, c’est certain, se nourrissent de ce temps en suspens, gagnent en vérité.

Je ne sais pas demain, ni après. Je ne sais pas quand on se reverra, ni comment. Est-ce qu’il faudra se regarder de loin, ne pas se toucher? Est-ce qu’il faudra se dévorer des yeux et se dire l’envie de manière détournée? Je ne sais rien de nos retrouvailles. J’ai le coeur qui tremble en y pensant, furtivement. Puis je reviens au connu, à ce que je porte en moi. Le reste est une histoire qui attend, patiemment, d’être écrite…

Un mois d’émotions…

Depuis plus d’un mois il y a eu des jours avec et des jours sans, des jours heureux, plein de fous rires, d’inattendu, des jours de doutes et de peines. Il y a eu des larmes et des cris, des sourires et des promesses, des matins calmes et des soirées folles. Il y a eu des chansons et des temps calmes, des crayons, de la peinture, des lignes d’écriture, des livres, des films, du temps à deux, des cabanes et des nuits, comme en camping. Il y a eu des repas de fête et des pique-nique improvisés.

Il y a eu des ras le bol qui ont pris toute la place, des angoisses qui ont refait surface, des vérités bien cachées qui sont revenues peupler les nuit, gâcher les jours. Il y a eu nos humeurs de saltimbanques du bonheur, nos états d’âme d’apothicaires, des expériences farfelus. Il y a eu du réussi, du raté, l’impression de ne pas savoir faire, de ne pas savoir être, de ne plus savoir où, quand, comment, pourquoi.

Il y a eu du silence et des maux. Et du silence sans maux. Du silence des profondeurs qui vient rappeler que tout est en ordre, que tout va bien, qu’il n’y a rien à faire de plus. Il y a eu du chahut, des chutes, des montagnes de questions, du temps, un temps infini, tantôt délicat, tantôt euphorique, un temps de nous deux, plus complices.

Il y a eu des “je n’aurais pas dû” et des réflexions en duo, un nouvel équilibre à sans cesse redéfinir. Il y a eu quelques projets, peu de temps pour soi, des prises de conscience, des envies d’autre chose. Il y a eu du partage, des moments auxquels les mots ne peuvent rendre justice. Il y a eu des émotions, des découvertes, des impressions d’être seule au monde, seule avec ses joies, seule avec ses détresses.

Il y a eu du chaos, des heures sombres, des minutes en équilibre. Il y a eu la brulure et la renaissance, le feu qui s’éteint et celui qui redonne vie

Il y a eu les jours et les nuits. Sans toi. Pas vraiment loin. Mais pas là. Il y a eu la routine, le déni, la peur et le manque, toujours, la douleur presque parfois de ces jours sans toi. Sans la chaleur de ton regard, sans le grain de ta peau, sans tout ce qui en toi apaise le moindre de mes sanglots. Il y a eu les jours où ton image même me fuyait, les nuits qui disaient “c’est fini”. Il y a eu les craintes qu’au final ce soit vrai, que tu ai choisi un autre chemin, une autre vérité, que ce temps près des tiens t’ai précipité dans une autre réalité.

Il y a eu cette angoisse de nos pas qui s’éloignent quand nos mains ne se touchent plus, que nos yeux se perdent de vue quand nos obligations nous lient à d’autres vies. Cette impression que peut-être tout pourrait s’arrêter là, dans cet espace sans filet de sécurité, dans cet entre-deux dépourvu de certitude. Il y a eu la peur de ne valoir que 4 minutes au compteur d’une journée qui n’en finit pas, de n’être qu’une parenthèse dans un quotidien bien rempli, une porte de sortie face à des responsabilités écrasantes, un passe-temps agréable sur le calendrier du temps qui passe.

Il y a eu les souvenirs et l’espérance, toujours, la certitude de l’amour et quelque chose de plus fort, de plus grand, le manque comme un trou noir et un tremplin pour retrouver l’essence même de ce qui nous tient, même loin, encore debout, toujours vivants.

 

Couple, infidélité et réflexions littéraires…

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Une fois n’est pas coutume nous allons parler d’amour aujourd’hui. Après l’amour qui dure, ou pas, qui se construit surtout, j’avais envie de vous parler d’une lecture qui ma beaucoup touchée récemment.

J’ai “rencontré” Paule Salomon chez Sophie. J’ai donc commencé à regarder ses livres et je suis arrivée sur Bienheureuse Infidélité. L’infidélité, voilà un mot qui choque, qui n’a pas bonne presse, qui nous met mal à l’aise.

Ce livre est une magnifique réflexion sur l’amour, le couple, sur la monogamie, sur la façon dont nous interagissons les uns avec les autres dans nos relations amoureuses, sur la fidélité à l’autre, à soi même, sur la dépendance, l’enfermement, la liberté, la poly-fidélité, la jalousie, l’exclusivité (la non-exlusivité) sexuelle, l’évolution personnelle, le désir, le tantrisme, la rencontre des corps, des esprits, des âmes, la place du “je” dans le “nous”…

Le désir est le suc de la vie, une sève de printemps, l’essence d’une spiritualité tantrique.

Un livre qui demande une certaine ouverture d’esprit, car les thèmes abordés ne sont pas évidents pour nous, qui sommes pour la plupart issus d’une culture monogame et pour qui l’infidélité est une trahison, l’adultère, une cause de divorce, nous qui considérons souvent l’autre comme notre “moitié”, l’autre qui vient souvent remplir un vide (conscient ou inconscient), l’autre que nous ne rencontrons, au final, qu’à l’aune de nos propres failles et à qui nous nous donnons corps et âme.

Ce besoin de sécurité est en lui-même une contradiction et une source de douleur, plus nous essaierons de l’assouvir, plus nous en souffrirons ».Il en est de même de la fidélité exclusive.

Un livre que j’ai passionnément aimé. Qui m’a aussi conforté dans certains de mes choix de vie, qui ne sont pas toujours compris par les personnes autour de moi. Un livre rempli de sagesse, qui bouscule nos idées reçues, qui nous offre de lâcher le jugement, nous invite à accueillir l’autre dans toutes ses dimensions, à penser autrement, sans jamais nous dire comment penser. Ni bien, ni mal, à chacun de se faire son opinion, à chacun de définir ses règles, à chacun de les modifier au gré de son évolution.

L’amour conjugal romantique et fusionnel suppose une perte de liberté qui est le déni même du désir et de l’amour.

Les parents de plusieurs enfants disent les aimer tous différemment avec la même intensité. L’amitié se limite rarement à une seule personne. Dans l’antiquité, on vénérait plusieurs Dieux. On peut croire en Jésus et prier Buddha. Mais alors quand on parle de couple, là, on signe un pacte d’exclusivité. Pourquoi?

Pourquoi ne pourrions nous pas aimer deux personnes tout en restant fidèle à chacune? Tout engagement est-il synonyme d’aliénation? La crainte de l’infidélité ne nous renvoi-t-elle pas à un profond manque de confiance en nous-mêmes? Qu’avons-nous peur de perdre? En quoi notre liberté, la liberté de l’autre est-elle une menace?

L’archaïsme de la fusion et de l’unité se renforce d’un deuxième archaïsme, celui de la possession. […] Deux personnes deviennent l’une pour l’autre pourvoyeur de sexe, de sensualité, de tendresse, d’amitié. Nous sommes tout l’un pour l’autre, abîmés l’un dans l’autre, éperdus l’un de l’autre. Autarcie amoureuse éprouvante. Cet amour exclusif ne tolère aucune concurrence.

Autant de questions et tant d’autres encore pour se pencher sur notre façon d’aimer, sur nos attentes, sur nos vulnérabilités, nos façons d’envisager le couple, la sexualité, notre lien à l’autre, autant de questions pour progresser dans notre vie personnelle et relationnelle.

Comment aimer sans m’aliéner, sans pencher vers l’autre, sans le coloniser, le vampiriser? Comment aimer sans me déposséder de moi-même, sans déposséder l’autre de lui-même? Nous avons la possibilité d’apprendre à aimer.

Un avis, une autre lecture à partager sur le sujet? Vous ne jurez que par l’exclusivité ou votre mode de vie est ouvert à d’autres possibles? Comment envisagez-vous le couple?

De la sexualité et du plaisir (sans culpabilité)!

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Je ne sais pas si vous avez remarqué mais souvent quand on parle de sexualité, la notion de culpabilité n’est pas bien loin. Je me suis toujours demandé pourquoi?
Oui pourquoi on se sent coupable pour quelque chose de si naturel.

Il y a sûrement une part d’histoire, de “conventions”, de religieux, une question de morale. Je ne vais pas vous dire que je ne me suis jamais sentie coupable, ni d’avoir du désir, ni d’exprimer mon plaisir. Loin de là. Je peux même dire que pendant longtemps j’ai vu ça comme quelque chose de “pas normal”, voir “vicieux”.

Voilà ce qu’on en a fait, au fil des générations, on a transformé la sexualité, on a fait de cet acte profondément humain quelque chose de profondément malsain.

A tel point que quand on pose la question, on se rend compte que c’est un sujet que beaucoup de gens évitent. Il est passé sous silence, vu comme tabou. On n’en parle qu’à demi-mots et on juge rapidement ceux qui s’expriment librement.

Et pourtant la sexualité est partie intégrante de notre identité. Elle est liée à notre corps et comme c’est tout ce que nous possédons sur cette terre, dans cette vie, autant l’honorer, non!

La sexualité commence par soi. Puis bien entendu prend en compte l’autre. Face à quelqu’un qui conçoit la sexualité comme quelque chose de sale, qui doit être caché, il y a fort à parier pour que l’épanouissement recherché soit fortement remis en question. Mais heureusement il y a des personnes pour qui les mots “désir”, “plaisir”, “partage”, “jouissance”, , “orgasme”, “toucher” et j’en passe veulent dire quelque chose et quelque chose de fort. Ce qui laisse la place à un vaste champ de possibles.

Je considère que la sexualité est un terrain libre dans lequel les codes n’existent pas, où seules les règles qui sont les vôtres (et elles diffèrent d’une personne à l’autre) priment. Le reste est découverte, expérience. Alors sentez-vous libres de vous faire du bien!

Nos corps sont nés pour le plaisir, si ce n’était pas le cas, nous ne ressentirions rien au contact de soi, de l’autre. Pour certains, ce plaisir ne serait présent que pour nous tester. Mais tester quoi? Il est temps d’en revenir de cette idée de sacrifice. Remplaçons là pour l’idée de plaisir! N’est-ce pas cette notion qui nous pousse en avant et nous donne envie de vivre, encore et toujours plus passionnément!

Vivez, respirez, osez! Faites confiance!
Apprenez votre corps et celui de l’autre! Nous n’en avons jamais fini de nous découvrir…
Soyez prêts pour une expérience sensorielle sans précédent!
Le plaisir est joie.
Explorez vos peaux, vos fantasmes. Jouez avec vos préférences, vos attirances. Essayez des choses, ne jugez rien, ni “bien”, ni “mal”. On se découvre parfois dans des expériences qui dénotent complètement avec ce que nous pensions être et vouloir. On se sent libre parfois en étant soumis à un autre désir que le sien.

Ne laissez plus la peur vous contraindre, mais devenez des êtres épanouis et heureux!

Est-ce que vous vous sentez prisonniers du duo “sexualité / culpabilité”? Ou est-ce un sujet facile pour vous? Ou bien c’est quelque chose que vous avez ressenti puis dépassé?

Le temps de toi

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Tout se trouve dans cet instant. Tu vas partir. Je voudrai tout retenir. Le temps. Ta peau. Ta bouche. Tes mots.

Ce temps se compte en secondes. Points de suspension entre nos deux vies. Bientôt tu auras passé la porte. Tu ne seras plus là où tu étais. Juste comme ça.

Et je n’entendrais plus ta voix, je ne toucherais plus ta peau. Juste ton odeur dans les mouvements épars. Dans les recoins de mon coeur. Ton sourire imprimé quelque part. Je le croiserais par hasard.

Rien que de l’ordinaire. Des heures à être dans le tant de toi. Et des heures sans toi. Rien que je ne sache vivre.

Pourtant ce soir le manque de toi me saisis déjà. Tu n’as pas encore atteint l’autre rive que je te voudrai là – si près, tout près de moi.

Je suis de moins en moins tolérante…

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C’est un fait.

Je m’en rends compte depuis quelque temps. Mais je me disais que c’était passager. Après tout nous avons tous le droit de penser différemment d’autrui. Je suis souvent la première à dire “que chacun vive sa vie!”.

Au fil des conversations, je souris. Plus par dépit. Mon état d’esprit, que beaucoup caractérisent d’ouvert, se prend la réalité en pleine face. Il y a des choses qui me dépassent.

Les bruits de couloir…machin et machine, tout le monde le sait…il parait qu’elle est enceinte de son amant…mais si, le type du service marketing…ils sortent ensemble du bureau…tout de façon tous les mecs trompent leur femme…puis de tout de façon ça leur convient bien…tu sais pas ce que j’ai appris…je pouvais plus la regarder dans les yeux après ça…bidule dit que machine couche avec trucmuche…sa femme est enceinte quand même…moi je le ficherais dehors…et puis tu sais aussi…je ne m’en remets toujours pas…c’est encore plus glauque que le reste…ah oui c’est quoi…picsou et minnie sont échangistes…oh mon dieu…mais quelle horreur…la pauvre…les hommes sont vraiment une race à part…sans compter qu’hygiéniquement c’est hyper dangereux…ça me file la nausée…pourtant elle fait hyper “normale” comme fille…les gens qui font courir des ragots sont vraiment pas cool…je me demande bien ce qu’ils disent de nous…et t’as pas vu bidulette et trucmuchette, elles sont toujours ensemble…tu crois qu’elles sont lesbiennes…ça va pas elles sont mariées…tout de façon bidulette elle quittera jamais son mari…le fric il y a que ça qui l’intéresse…et puis c’est stable comme situation…c’est comme machin…en plus sa femme elle est trop belle…un divorce t’imagine, ça ferait tâche dans le décor…pour les enfants ce serait vraiment moche…et le scoop, tu vas halluciner…trucmuche part en vacances dans un club naturiste…pas hyper clean pour les mômes…limite dégueulasse je trouve…et puis machinette y parait qu’elle part pas en vacances…oh la coincée…ça m’étonne pas…elle fait un peu pitié quand même…il parait qu’elle a pas de mec…en même temps qui voudrait d’elle…t’as vu ses jupes…on dirait celles de ma grand-mère…il y en a qui disent qu’elle avait des vues sur machinchose…la pauvre…elle a même pas la télé…

Et alors?

C’est exactement ça. Et alors? Qu’est-ce qu’on s’en fout de la vie privée de bidule, machin, trucmuchette & Co? Vie privée, ça veut bien dire ce que ça veut dire…ou c’est un concept trop compliqué à intégrer?

La plupart de ses soi-disant révélations ne sont pas fondées. Et même, qui ça gêne vraiment? Chacun vit sa vie avec les données qu’il – elle a entre les mains. C’est toujours facile d’avoir des idées sur tout et tout le monde. C’est toujours facile de répandre des rumeurs. C’est toujours facile de juger. J’ai l’impression de tourner autour du pot en ce moment. Tout me ramène à ce jugement excessif. Est-ce que je juge moi aussi, sans m’en rendre compte?

Je suis de moins en moins tolérante avec la bêtise humaine…