Dans ma bulle #3

 

Je reviens avec un “épisode” de dans ma bulle, une occasion de présenter les lectures qui m’ont touchée récemment, les belles découvertes, mes coups de coeur en tous genres (il y a aura des liens vidéos et podcasts dans ce rendez-vous). Il y a une variété de talents, à portée de regard. Et parfois il suffit d’un partage pour mettre en lumière ces trésors cachés! Je vous souhaite de passer un bon moment en compagnie de toutes ces personnes qui ponctuellement ou régulièrement enrichissent mon quotidien:

Nous allons commencer par un article d’Elisa sur sa participation à la marche du 08 mars (journée du droit des femmes) et sur le pourquoi surtout de cet engagement.

Continuer dans la catégorie “regards sur la société” avec un poème de Marie sur l’Abbé Pierre. Ne cessons jamais d’espérer en un monde meilleur!

Je vous emmène ensuite chez Justine, qui avec beaucoup d’humilité et d’authenticité nous parle de l’échec de son premier programme en ligne. Il faut du courage pour se remettre en question et continuer à avancer.

On poursuit avec un article de mon amie Laurie sur l’épuisement parental. C’est un sujet encore très – trop – tabou et je suis heureuse qu’elle reprenne la plume pour en parler. Libérer la parole est une urgence.

Et du côté des enfants, c’est Ornella qui nous offre un bel article sur l’intuition et l’invisible. Je ne me lasse pas de le lire!

On passe aux jolis mots, ceux de Sophie qui nous invitent à savourer la vie, ses surprises, sa douceur, sa magie, ceux plein de poésie de Nina, ceux de Ric qui se font de plus en plus rares mais qui à chaque fois sont un plaisir à lire, ceux si lumineux de Solène sur l’amour et ceux de Lexie, si touchants et magnifiques malgré la douleur de l’absence.

Du côté des podcasts, je m’y mets tout doucement et je vous invite à découvrir le premier de Nadège Gachet sur le thème “prendre soin de soi de manière autonome”. Côté vidéo, je vous invite à découvrir la chaine Youtube de Julie, qui parle de son art et de sa vie avec beaucoup de sincérité.

Belles découvertes à tous et à demain!

Couple, infidélité et réflexions littéraires…

Crédit Pixabay

Une fois n’est pas coutume nous allons parler d’amour aujourd’hui. Après l’amour qui dure, ou pas, qui se construit surtout, j’avais envie de vous parler d’une lecture qui ma beaucoup touchée récemment.

J’ai “rencontré” Paule Salomon chez Sophie. J’ai donc commencé à regarder ses livres et je suis arrivée sur Bienheureuse Infidélité. L’infidélité, voilà un mot qui choque, qui n’a pas bonne presse, qui nous met mal à l’aise.

Ce livre est une magnifique réflexion sur l’amour, le couple, sur la monogamie, sur la façon dont nous interagissons les uns avec les autres dans nos relations amoureuses, sur la fidélité à l’autre, à soi même, sur la dépendance, l’enfermement, la liberté, la poly-fidélité, la jalousie, l’exclusivité (la non-exlusivité) sexuelle, l’évolution personnelle, le désir, le tantrisme, la rencontre des corps, des esprits, des âmes, la place du “je” dans le “nous”…

Le désir est le suc de la vie, une sève de printemps, l’essence d’une spiritualité tantrique.

Un livre qui demande une certaine ouverture d’esprit, car les thèmes abordés ne sont pas évidents pour nous, qui sommes pour la plupart issus d’une culture monogame et pour qui l’infidélité est une trahison, l’adultère, une cause de divorce, nous qui considérons souvent l’autre comme notre “moitié”, l’autre qui vient souvent remplir un vide (conscient ou inconscient), l’autre que nous ne rencontrons, au final, qu’à l’aune de nos propres failles et à qui nous nous donnons corps et âme.

Ce besoin de sécurité est en lui-même une contradiction et une source de douleur, plus nous essaierons de l’assouvir, plus nous en souffrirons ».Il en est de même de la fidélité exclusive.

Un livre que j’ai passionnément aimé. Qui m’a aussi conforté dans certains de mes choix de vie, qui ne sont pas toujours compris par les personnes autour de moi. Un livre rempli de sagesse, qui bouscule nos idées reçues, qui nous offre de lâcher le jugement, nous invite à accueillir l’autre dans toutes ses dimensions, à penser autrement, sans jamais nous dire comment penser. Ni bien, ni mal, à chacun de se faire son opinion, à chacun de définir ses règles, à chacun de les modifier au gré de son évolution.

L’amour conjugal romantique et fusionnel suppose une perte de liberté qui est le déni même du désir et de l’amour.

Les parents de plusieurs enfants disent les aimer tous différemment avec la même intensité. L’amitié se limite rarement à une seule personne. Dans l’antiquité, on vénérait plusieurs Dieux. On peut croire en Jésus et prier Buddha. Mais alors quand on parle de couple, là, on signe un pacte d’exclusivité. Pourquoi?

Pourquoi ne pourrions nous pas aimer deux personnes tout en restant fidèle à chacune? Tout engagement est-il synonyme d’aliénation? La crainte de l’infidélité ne nous renvoi-t-elle pas à un profond manque de confiance en nous-mêmes? Qu’avons-nous peur de perdre? En quoi notre liberté, la liberté de l’autre est-elle une menace?

L’archaïsme de la fusion et de l’unité se renforce d’un deuxième archaïsme, celui de la possession. […] Deux personnes deviennent l’une pour l’autre pourvoyeur de sexe, de sensualité, de tendresse, d’amitié. Nous sommes tout l’un pour l’autre, abîmés l’un dans l’autre, éperdus l’un de l’autre. Autarcie amoureuse éprouvante. Cet amour exclusif ne tolère aucune concurrence.

Autant de questions et tant d’autres encore pour se pencher sur notre façon d’aimer, sur nos attentes, sur nos vulnérabilités, nos façons d’envisager le couple, la sexualité, notre lien à l’autre, autant de questions pour progresser dans notre vie personnelle et relationnelle.

Comment aimer sans m’aliéner, sans pencher vers l’autre, sans le coloniser, le vampiriser? Comment aimer sans me déposséder de moi-même, sans déposséder l’autre de lui-même? Nous avons la possibilité d’apprendre à aimer.

Un avis, une autre lecture à partager sur le sujet? Vous ne jurez que par l’exclusivité ou votre mode de vie est ouvert à d’autres possibles? Comment envisagez-vous le couple?

Dans ma bulle #2

Cela fait longtemps que je ne vous ai pas partagé mes coups de coeur. J’y remédie de suite et vous propose aujourd’hui la deuxième édition de “dans ma bulle” !

Nous allons commencer par un clien d’oeil artistique. Angélique avait un prénom prédestiné, ses créations sont des merveilles de douceur et de lumière. Je vous laisse découvrir son univers enchanteur…

On poursuit avec un texte qui date un peu, poétique (on ne se refait pas), chantant, un petit bijou sur le fameux thème du temps qui passe. Et ça se passe pour le coup chez Ornella du blog Dans les Hautes Herbes.

Justine nous parle d’elle et quand elle le fait, c’est sans filtre avec beaucoup de confiance. Ou comment accepter son parcours de vie et faire de la souffrance une force.

Les mots de Sand sont magnifiques de résilience ou quand la vie prend vie. Vous pourrez aussi découvrir sur son blog des tirages tarot très complets.

La fin de la quête de la perfection. Enfin. Merci à Virginie pour ce cri du coeur. Les petites jasettes nous propose un article qui va dans le même sens et qui fait drôlement du bien.

Je partage aussi ce texte en anglais de Kim. Ses mots sont d’une force rare.

Quand je passe chez Lexie je me sens de suite moins seule, vraiment, je n’ai plus l’impression de tout faire de travers avec loulou. Je vous laisse avec sa dernière sortie en forêt! C’est bizarre au réveil je me disais que ce serait sympa d’avoir un chien!

Marie de Sensorielle nous rappelle que les contes sont intemporels. Je vous invite à aller découvrir la source d’Emeraude pour reprendre goût au merveilleux. Plus que jamais nos cœurs en ont besoin.

On continue avec un joli texte sur l’acceptation de Madeleine et Cup of Tea, une confession chez Sandra de Littérature Mon Amour.

Puis on termine comme on a commencé, en parlant d’art, avec un joli poème “Libre” de Laurence sur Palettes d’expressions. Vous pourrez aussi, en vous promenant sur son blog, découvrir ses superbes peintures.

J’espère que cette sélection vous aura plu et que vous aurez aussi fait de belles “rencontres”. A titre informatif sachez que j’ai mis en place une newsletter mensuelle que j’envoie autour du 15 de chaque mois. Si vous êtes intéressés, c’est par ICI!

Dans ma bulle #1

Il y a quelques années, sur un autre blog, je partageais mes articles, blogs et sites coups de cœur. Parfois on lit de belles choses ou des lignes qui nous interrogent, nous inspirent et nous donnent envie de les partager aussi. Alors je me suis dis que de temps en temps ce serait bien de vous parler ici de ce qui me touche, m’émeut, me plait, au gré des mes vagabondages sur le net. Comme une porte ouverte sur mon monde et une invitation à la découverte de nouveaux espaces d’expression.

La première édition de “dans ma bulle” est donc ouverte…

Pour commencer on va parler d’amour. Et oui on ne se refait pas! Et de l’article d’Ornella – respecter ses anciennes amours. Ce texte rappelle en effet que bien souvent on a tendance à dire beaucoup de mal de celles et ceux qui ont quitté nos vies. On a tendance a oublié qu’il s’agit de notre histoire aussi et que l’issue ne remet pas en cause ce que nous avons vécu à deux. Je vous le conseille vivement, pour le sujet et pour la plume aussi!

On va poursuivre avec l’article d’une femme passionnée également – j’aime les passionnés. Ces mots “vivement vendredi!” vous diront peut-être quelque chose, que ce soit vous qui les prononciez ou vous qui les entendiez à longueur de journée. Virginie nous parle du bonheur, de la joie de débuter une nouvelle semaine. A force d’attendre vendredi, on oublie de vivre pleinement les autres jours.

Je vous propose ensuite un texte de Cléa Cassia – penser son chemin. Des pensées posées et de belles images. Un texte à lire en prenant le temps.

Et un article du blog “23h50 de moins” qui parle de la peur de souffrir et de la difficulté que nous avons à partager nos zones d’ombres, à nous montrer tels que nous sommes. Est-ce que le monde a besoin de gens qui font semblant ou de vérité? Et si “se dire” pouvait aussi aider les autres à en faire autant?

Je ne vais pas laisser les hommes sur le carreau, ne vous inquiéter pas. Je voudrais juste terminer ma série “inspiratrices” avec un article sur un mal qu’on connait peu et un témoignage très émouvant – l’agoraphobie racontée par Les Petites Jasettes.

Sinon, j’ai aimé les mots d’Ibonoco sur l’amitié. Le temps des copains si joliment raconté. Des souvenirs qui en appellent d’autres et voilà qu’on part en voyage. Une histoire de cœur.

Et un autre voyage proposé par Nowowak dans son article Je me prends pour JK Rowling. Asseyez-vous confortablement et profitez! Si vous êtes fan d’Harry Potter c’est un plus mais même sans ça, la magie opère!

Pour terminer, je vous laisse avec les créations inspirantes et bienveillantes de Nathalie qui débute son activité d’illustratrice freelance – La bulle zen – et requiert soutient et partage pour se lancer. Encore une fois, la passion est au cœur de son action. Rien que pour ça, ça vaut le coup de l’encourager.

L’homme de mes jours et de mes nuits – Volume 2!

Crédit pinterest

Il y a un peu plus d’un mois, j’écrivais ce texte – intitulé L’homme de mes jours et de mes nuits – parlant ouvertement d’infidélité sur ce blog!

Certains, certaines ont compris 1) qu’il s’agissait de 2nd degré 2) que je parlais lecture. J’avoue que cela portait à confusion, c’était fait pour, bien entendu!

Les origines de cette passion sont assez récentes. On va même dire qu’elles ne sont pas de mon fait. Mis à part une ou deux amies passionnées, qui m’en parlaient depuis belle lurette, ce monde là me paraissait bien loin de mes aspirations. Et n’ayant pas d’enfant en âge de lire un pavé de 300 pages, j’étais presque à l’abri du phénomène!

Et puis j’ai rencontré un homme passionné lui aussi. C’est vrai que j’aurai pu partir en courant. Mais bon il avait du charme et des qualités. Et puis je me suis dit que ce n’était pas parce que lui, il aimait, que moi aussi j’avais besoin d’aimer. Le “pour faire plaisir à l’autre” c’est quelque chose que j’avais maintes fois pratiqué, sans conviction et je m’étais d’ailleurs souvent pris les pieds dans le tapis – ce qui parait logique quand tu fais quelque chose qui ne te parle pas et ne te convient pas!

Entre temps, j’ai évolué, j’ai osé davantage de choses, j’ai pris des chemins que je n’aurai jamais envisagé emprunter avant et quand les livres m’ont été offert à Noël, j’ai mis de côté mes idées toutes faites et je me suis laissée tenter par l’expérience. Si j’aimais, tant mieux. Si je n’aimais pas, il n’allait  ni me faire une scène, ni me quitter sur le champ!

Vous imaginez la suite. J’ai aimé et j’ai enchainé les tomes, ceux de 300 pages comme ceux de 700. Autant vous dire que je suis remontée dans l’estime de pas mal de gens et que j’ai descendu quelques marches chez d’autres. On ne peut pas plaire à tout le monde, c’est un fait!

Je vais même vous faire une confidence, j’ai commencé à regarder les films et contre toute attente je suis assez séduite aussi. Sur ces bonnes paroles, je vous laisse, mon amoureux m’a apporté ce matin le tome 7 – Harry Potter & The Half-Blood Prince…

Et vous, adepte? Fan? Pas intéressé(e)? Ou bien comme moi séduit(e)?

Mes lectures d’Avril

Comme chaque mois, avec toujours un peu de retard (on ne se refait pas), je vous présente mes lectures au nombre de 5 – cette année j’ai décidé d’acheter moins de livres, d’abord parce qu’il s’agit bien souvent d’un budget non négligeable et puis parce que mes étagères ne font pas le poids. Comme je finis par donner la plupart des livres lus, je préfère les emprunter à la bibliothèque de mon quartier. En avril, j’ai fais une exception! Le livre en valait la peine. Je vous dis tout ça plus bas.

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J’ai commencé le mois avec le très beau livre HOME de Toni Morrison en VO. Je crois que je ne saurais dire pourquoi j’ai aimé ce livre. Je l’ai aimé voilà tout. L’écriture poétique de Toni Morrison m’a emportée et fait passer d’excellents moments, douloureux parfois. Une réflexion sur la vie, la terre, nos origines et cet endroit si particulier que nous pouvons nommer “HOME”.

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J’ai poursuivi avec TOUS LES MATINS DU MONDE de Pascal Quignard. On reste dans l’univers poétique avec ce court roman chargé d’émotions, rempli d’images et de musique. Monsieur de Sainte Colombe, Maître de musique, spécialiste de viole vit seul, reclus, avec ses deux filles, depuis le décès de sa femme (dont il a du mal à se remettre). L’auteur nous embarque dans cette épopée musicale tantôt austère, tantôt passionnée et nous dévoile le sens profond de l’art: la maîtrise ne fait pas de nous des artistes, c’est la façon dont nous vibrons avec la passion qui nous anime qui fait la différence. A lire.

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Puis j’ai laissé de côté les romans pour me plonger dans le magnifique livre de Anne Laure Buffet LES VIOLENCES PSYCHOLOGIQUES (de la résistante à la reconstruction). Ce livre est un livre qui parle des victimes, de toutes ces personnes, hommes, femmes et enfants aux prises avec une personne toxique qui perdent pied et tentent de refaire surface, dans la douleur, la colère et la peur le plus souvent. Un livre qui parle de cet enfermement progressif, de ces blessures invisibles qui creusent leur lit sous le corps, dans la tête et de la vie qui devient survie. Ce livre m’a bouleversée mais surtout m’a réellement donné l’impression d’être enfin ENTENDUE. On entend souvent parler des bourreaux, rarement des victimes. Anne Laure les comparent à des combattants, des combattantes. Ce livre très bien écrit et rempli d’exemples concrets et justes nous offre les clefs pour comprendre et nous reconstruire – chemin sur lequel j’évolue depuis plus de quatre ans, parsemé d’embûches mais aussi incroyablement lumineux. MERCI

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J’ai enchainé avec UN BRILLANT AVENIR de Catherine Cusset. Un autre beau roman, à croire qu’en avril j’ai fais les bons choix. Ce livre retrace l’histoire d’Elena, jeune roumaine, devenue Hélène quand elle émigre aux Etats-Unis avec son mari et son fils, décidée à laisser son passé derrière elle. L’arrivée d’une jeune française dans la vie de son fils unique va changer la donne. Un destin de femme des années 50 à nos jours, une histoire de famille, de cicatrices, d’identité, de maux qui mettent du temps à guérir, d’espoir. Une narration fluide et détaillée. Un style simple et efficace. Un très bon moment de lecture.

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Pour terminer, je me suis pris une bonne claque avec CONFIDENCES A ALLAH de Sophia Azzeddine. Ce que je peux vous dire c’est qu’on ne sort pas indemne de ce court roman, véritable coup de poing sur l’oppression des femmes à travers le monde et la cruauté (ou la bêtise) des hommes qui règnent en Maître sur la vie, le corps, l’histoire de chacune d’elles. Jbara, petite bergère, est chassée le jour où sa famille découvre qu’elle est enceinte. De ses chères montagnes à la ville, de la soumission à son père à la prostitution, Jbara connaîtra les pires humiliations. Dans ses moments de joie comme de doutes, de chagrin comme de colère, elle se confie à Allah, son refuge apaisant. Dans ce monologue plein de rage et de sagesse aussi, Jbara nous montre que nous sommes responsables de nos actes et de nos pensées, que les chemins de traverse que nous prenons et les vides dans lesquels nous tombons parfois ne sont pas des malheurs imputables à Allah. Ces erreurs, ces errances nous reviennent. Un magnifique plaidoyer pour l’insoumission. Jbara se crée elle-même son destin, renait, suit sa route avec le soutien de son seul confident et de l’Amour sans borne qu’elle lui voue. A lire de toute urgence (attention aux âmes sensibles, le langage est très cru).

Avez-vous lu certains de ces livres? Qu’en avez-vous pensé? Ou en avez-vous à me conseiller? Je suis toujours preneuse, même si j’ai une PAL impressionnante…

Mes lectures de Janvier

Je n’excelle guère en critique littéraire, mais j’aime découvrir de nouveaux auteurs, de belles histoires. J’aime lire aussi, voyager, m’évader, imaginer, me perdre dans d’autres vies que la mienne, comprendre un peu plus le monde et appréhender d’autres styles, toucher du doigt des destins hors du commun ou tout à fait ordinaires. J’apprécie l’art du récit, l’art de l’intrigue, des énigmes. J’admire la capacité qu’on certains auteurs pour nous embarquer dans de fascinantes aventures tout en nous tenant en haleine.

C’est pourquoi cette année, j’ai choisi de partager avec vous mes découvertes littéraires à la fin de chaque mois. Je n’écrirais que quelques lignes sur chaque livre, ce qu’il m’a offert (ou pas d’ailleurs), ce que j’ai ressenti en le lisant. Et en commentaires je vous demanderais juste de citer un livre qui vous a touché (pour que je puisse moi aussi en profiter!)

C’est parti pour Janvier…

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  • Dans le jardin de l’ogre de Leïla Slimani

Un livre qui prend aux tripes – sur la sexualité compulsive féminine. Adèle est malade, son corps est un tyran qui recherche sans cesse le plaisir physique. Elle multiplie les amants, les infidélités. Elle souffre, se perd, se détruit à petit feu. On sent à travers les lignes de l’auteur toutes les émotions contradictoires qui traversent son quotidien. Le sujet m’a paru dans un premier temps trop délicat pour moi, mais la plume est tellement belle et juste qu’on ne peut qu’être touché(e) par cette lente descente au enfers.

  • Le confident de Hélène Grémillon

On change de style. Entre récit historique et drame / suspens psychologique, l’auteur nous entraine à la suite de Camille qui vient de perdre sa mère et qui au milieu des lettres de condoléances, reçoit des courriers manuscrits qui parlent d’une histoire d’amour impossible et laissent présager un secret que Camille devra percer pour découvrir la vérité sur ses origines. Une plume légère, une intrigue passionnante, une fin inattendue. Touchant et cruel.

  • Chanson douce de Leïla Slimani

Celui ci est son second roman, qui a reçu le Prix Goncourt 2016. Le roman s’ouvre sur la scène finale – tragique. Au fil des pages l’auteur dissèque les sentiments, émotions des protagonistes. D’un côté Myriam et son mari, jeunes parents de deux enfants. De l’autre, Louise, nounou. Leurs destins ne vont pas seulement se croiser, ils vont fusionner les uns dans les autres, jusqu’à ce que la limite entre leurs deux univers ne soient plus qu’une simple illusion. Un roman féroce sur les différences et relations sociales, sur une réalité sordide, porté par une écriture authentique, glaçante, nerveuse et parfois terriblement poétique, comme pour adoucir la dureté de la chute.

  • Eureka Street de Robert Mc Liam Wilson

Je ne pouvais pas passer à côté d’un voyage en Irlande. Ce livre se situe en Irlande du Nord, à Belfast, ville marquée par de terribles affrontements, un conflit religieux interminable. A travers les destins de plusieurs amis, l’auteur nous emmène dans un Belfast méconnu, dévasté, sensible, violent, plein d’espérance. Ce qui m’a séduite, c’est la façon dont l’auteur nous tient en haleine, sur plus de 400 pages, mêlant grande histoire et récit de destins ordinaires.

  • D’après une histoire vraie de Delphine de Vigan

Si il y a des livres qui ont un impact sur nos vies et les changent, celui-ci en fait partie. Ce n’est pas tant le style de D de Vigan qui m’a séduite, mais l’histoire, un traitement juste de l’emprise – plongée abyssale dans de ténèbres connus. Même incapacité à dire-avouer-s’avouer-se dire. Ce roman est il autobiographique ou s’agit t-il d’une fiction? Le mystère reste entier. Qu’importe. J’ai également énormément apprécié la prestation sur l’essence de l’écriture (les dialogues sont percutants), sur le travail de l’écrivain, son devoir de vérité. Ce livre m’a permis de mieux appréhender mes doutes et questions sur mon devoir de transmission personnel, et de la nécessité pour moi d’aller au bout de mon manuscrit.

  • Billie de Anna Gavalda

Il s’agit de ma seule déception du mois. Je suis pourtant une inconditionnelle d’Anna Gavalda. J’ai dévoré tous ses livres. Mais là, je n’ai pas tellement accroché. L’histoire, celle de deux écorchés vifs, Billie et Frank, qui vont se rencontrés, alors que tout ou  presque les sépare. Le style m’a paru fade par rapport au reste. Mais ça se lit facilement et rapidement.

Vous en avez lu parmi ces six là? Vos réactions?

A vous de me confier vos coups de coeur de Janvier…

La passion de Sophia

Au détour d’un blog, d’un commentaire sur un sujet commun, d’un partage, d’un mail délicatement envoyé, on découvre d’autres vies, d’autres passions, on se découvre et on s’enrichit mutuellement.

C’est donc comme ça, par un heureux hasard que ma route a croisé celle de Sophia. Ou plutôt que Sophia a osé faire un pas vers moi.

Sophia a une passion. Et moi les personnes qui ont une passion, ça me parle. Et surtout les personnes qui parlent de leur passion, qui vivent leur passion. C’est engageant, inspirant. Ca donne envie de faire le grand saut, de plonger, d’oser réaliser ses rêves.

Sophia a une passion. La Danse. La Danse Orientale, pour être plus précise. Elle l’a découverte à 20 ans. Coup de foudre dans un restaurant, au cours d’un dîner. La Danse Orientale s’est imposée à elle, comme une évidence.

Tout en continuant son master de droit, elle s’inscrit aux cours de sa ville, fais des stages en France et à l’étranger, se forme au fil de l’eau, en visionnant des vidéos, qu’elle considère être une excellent source d’apprentissage.

Une fois son diplôme en poche, c’est vers le sud qu’elle se dirige, se produisant dans les restaurants, dansant tous les soirs, pour son plus grand bonheur. Elle se fait petit à petit une clientèle et garde des souvenirs magiques des rencontres qu’elle a faites et de son bonheur de vivre un rêve, son rêve, les yeux grands ouverts.

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Crédit – Sophia Sola

En 2013, elle tourne une page et se dirige tout naturellement vers l’enseignement. Elle décide d’ouvrir un blog pour partager ses expériences et conseils, ses techniques pour débutantes et confirmées, quelques musiques aussi et l’histoire de la Danse Orientale. Tout vient au fil de l’eau, naturellement. Elle présente aussi les témoignages des professeurs qu’elle a rencontrés au cours de sa carrière ou qu’elle a croisés sur le net, une manière de les remercier.

Un blog tout en douceur et féminin, qui donne envie de se laisser bercer par la musique, tant en esquissant quelques pas, de moins en moins hésitants. Un blog qui rend un bel hommage je trouve à cette danse souvent méconnue, mais qui laisse un souvenir impérissable, à toutes les femmes qui, un jour, se laissent tenter par l’expérience.

Je vous laisse en sa compagnie pour la suite du voyage – http://ladanseorientale.fr 

Sa page Hellocoton

“A mon fils” – Gilbert Sinoué

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L’auteur, à travers des mots destinés à son fils, nous emporte dans le tourbillon du monde, souhaitant lui expliquer le pourquoi du comment des choses de la vie. 

Il passe la barre du navire à la future génération, mais pour que celle-ci sache comment faire, il lui faut connaître les secrets de la terre, les lois fondamentales qui régissent l’espèce humaine.

Son récit nous embarque dans une aventure aussi surprenante que captivante, à travers la voie lactée, entre l’Alaska et l’Egypte, de la banquise aux terres arides. Il insiste sur le massacre écologique, sur l’abominable carnage de la malnutrition, sur le désœuvrement d’une jeunesse dorée, sur le pouvoir démesuré et écœurant d’un petit nombre au détriment de la pauvreté.

Il nous montre le monde, notre monde, tel qu’il est, un monde à la dérive, un monde à reconstruire. Selon lui, ce qui manquerait le plus à l’homme serait l’amour. Il le dit si bien que je reprends ici un des passages qui m’a marquée: “Force est de reconnaître que nous vous laissons une bien étrange planète, peuplée de gens dévorés par le quotidien. Heureusement il y a les mères. L’amour d’un père est essentiel, c’est vrai mais celui d’une mère l’est infiniment plus. Ne nous en déplaise à nous les hommes, seules les femmes possèdent pleinement ce talent qui consiste à s’oublier soi même pour tout offrir à l’autre. Privé de l’amour d’une mère, l’être humain passe sa vie en déséquilibre, comme un funambule, et l’existence toute entière n’est qu’une longue convalescence.”

Si vous aussi avez envie de vous imprégner de ce récit pour le raconter à votre tour à vos enfants, avec vos mots, vos souvenirs, rejoignez l’embarcation pour ce voyage initiatique déroutant mais rempli de promesses et d’espoir.