Écrire encore et encore…

Crédit Pixabay

Une chose est sûre, écrire pour moi est aussi essentiel que  respirer! D’ailleurs les mots et le souffle ne sont ils pas liés? L’idée ne prend elle pas sa source dans l’air qui nous entoure, celui de la nature, celui des autres, celui du monde qui nous appelle à vivre, à créer, à vibrer?

Quoi de mieux pour commencer l’année que quelques concours (thème imposé ou pas) – juste pour le plaisir, encore une fois:

Encore une fois, merci pour votre soutien – toujours aussi précieux!

 

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Cliché d’été

[:fr]

Texte (fiction) présenté pour le concours Au Féminin – Année 2016

Je me souviens de toi, visage tendu vers l’objectif, de ton bras gauche posé sur mes épaules. De mon visage souriant, sur le balcon, face à la mer. De ta main droite à mi-chemin entre mon torse et mon bas-ventre, partie en quête de sensations enivrantes. Le soleil du sud faisait trembler nos corps et dispersait sur nos peaux laiteuses de fines gouttes de sueur. La chaleur tropicale de cet été rendait nos nuits tumultueuses. Impossible de récupérer.

En avions-nous vraiment envie d’ailleurs ?

Non, nous n’avions qu’une idée en tête, nous aimer passionnément, sans perdre une seconde de ce temps sacré que nous savions éphémère. Nous ne pensions qu’à nous retrouver au milieu des draps, à nous étreindre sous la douche, à nous toucher du bout des doigts, à nous embrasser fougueusement derrière les persiennes ou au milieu de la foule compacte et bruyante des vacanciers en quête d’ombre et de fraicheur.

Le manque de sommeil se lisait dans nos yeux, mi-clos au réveil, notre regard vagabond, nos pupilles dilatées, comme si nous avions passé notre nuit à fumer des joints, le corps plongé dans un paradis artificiel. L’amour est un peu comme une drogue parfois. Il nous consume, nous retire toute faculté de penser. La passion prend toute la place. Rien d’autre n’existe que nous, sans passé, sans avenir. Juste deux êtres épris l’un de l’autre, sans jugement, sans doute.

Nous avions décidé d’un voyage improvisé, peu avant la date fatidique de la fin de ton contrat de travail et de mes examens de dernière année. Un luxe que nous ne pouvions pas nous offrir. Qu’importe, nous aurions tout le reste de notre vie pour être raisonnables. Notre jeunesse et notre insouciance comme seuls bagages, nous nous apprêtions à prendre un virage à 180°C.

Nous passions nos journées à l’intérieur, désertant musées, jardins publics, expositions. Le guide du routard posé sur la table de nuit ne nous servait guère. Il nous emmenait parfois en dehors de la ville pour un dîner magique face à l’océan brillant de mille feux. Qu’il était difficile, je me souviens, de rester sobre, alors que nous n’avions qu’une envie, nous rapprocher, nous serrer l’un contre l’autre. Le désir montait en nous graduellement dès lors que tu posais une de tes paumes sur ma peau moite ou que je plongeais mes yeux bleus dans le vert d’eau des tiens. Nous partions sans échanger un mot. Et retrouvions nos esprits une fois nos corps en fusion enlacés, la lune pour seul témoin. Nous tirions des plans sur la comète, souvent épuisés mais heureux.

La nostalgie s’empare de moi face à cette image de nous, de toi, posée sur la desserte de l’entrée. Dans ces moments-là, je ressens le besoin de m’isoler, le temps d’un court voyage au pays des souvenirs. Face à ce cliché parfait, retrouver mon insouciance. Et ta jeunesse éternelle.

[:en] 

Je me souviens de toi, visage tendu vers l’objectif, de ton bras gauche posé sur mes épaules. De mon visage souriant, sur le balcon, face à la mer. De ta main droite à mi-chemin entre mon torse et mon bas-ventre, partie en quête de sensations enivrantes. Le soleil du sud faisait trembler nos corps et dispersait sur nos peaux laiteuses de fines gouttes de sueur. La chaleur tropicale de cet été rendait nos nuits tumultueuses. Impossible de récupérer.

En avions-nous vraiment envie d’ailleurs ?

Non, nous n’avions qu’une idée en tête, nous aimer passionnément, sans perdre une seconde de ce temps sacré que nous savions éphémère. Nous ne pensions qu’à nous retrouver au milieu des draps, à nous étreindre sous la douche, à nous toucher du bout des doigts, à nous embrasser fougueusement derrière les persiennes ou au milieu de la foule compacte et bruyante des vacanciers en quête d’ombre et de fraicheur.

Le manque de sommeil se lisait dans nos yeux, mi-clos au réveil, notre regard vagabond, nos pupilles dilatées, comme si nous avions passé notre nuit à fumer des joints, le corps plongé dans un paradis artificiel. L’amour est un peu comme une drogue parfois. Il nous consume, nous retire toute faculté de penser. La passion prend toute la place. Rien d’autre n’existe que nous, sans passé, sans avenir. Juste deux êtres épris l’un de l’autre, sans jugement, sans doute.

Nous avions décidé d’un voyage improvisé, peu avant la date fatidique de la fin de ton contrat de travail et de mes examens de dernière année. Un luxe que nous ne pouvions pas nous offrir. Qu’importe, nous aurions tout le reste de notre vie pour être raisonnables. Notre jeunesse et notre insouciance comme seuls bagages, nous nous apprêtions à prendre un virage à 180°C.

Nous passions nos journées à l’intérieur, désertant musées, jardins publics, expositions. Le guide du routard posé sur la table de nuit ne nous servait guère. Il nous emmenait parfois en dehors de la ville pour un dîner magique face à l’océan brillant de mille feux. Qu’il était difficile, je me souviens, de rester sobre, alors que nous n’avions qu’une envie, nous rapprocher, nous serrer l’un contre l’autre. Le désir montait en nous graduellement dès lors que tu posais une de tes paumes sur ma peau moite ou que je plongeais mes yeux bleus dans le vert d’eau des tiens. Nous partions sans échanger un mot. Et retrouvions nos esprits une fois nos corps en fusion enlacés, la lune pour seul témoin. Nous tirions des plans sur la comète, souvent épuisés mais heureux.

La nostalgie s’empare de moi face à cette image de nous, de toi, posée sur la desserte de l’entrée. Dans ces moments-là, je ressens le besoin de m’isoler, le temps d’un court voyage au pays des souvenirs. Face à ce cliché parfait, retrouver mon insouciance. Et ta jeunesse éternelle.

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La couleur de ta peau

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Elle m’interroge

Elle te condamne

Elle filtre le soleil

Elle danse près des étoiles

La couleur de ta peau, trop brune

A côté de la mienne, trop pâle

Un mélange qui fait tâche

Dans le paysage

Et pourtant

Ils nous prédisent de beaux enfants

Coup d’œil sur les nouvelles du jour

Tricheur, voleur, menteur

Si tu es blanc

Tu es sauvé

Un peu basané

Condamné

Et pourtant

On s’entretue même entre blancs

Peau cuivrée

On t’attribue un style

Une manière de parler

Une façon de marcher

Ton passé est fiché

Ton avenir compromis

Ton nom sur ton CV suffit

Pour le classer dans la pile

 « A ne pas rappeler » SVP

Peau laiteuse

On te regarde de travers

Tu ne réponds pas aux critères

De beauté

De la société dans laquelle tu es née

 On en prendra une autre

Camée aux séances d’UV

Qu’importe si ça flingue sa peau

Elle décrochera d’un coup le contrat

Qui fera d’elle une Bimbo !

Noir, blanc, jaune, rouge foncé, café au lait

Même les nuances y passent

Comme si mettre un mot

Sur la couleur de nos peaux

Pouvait avoir un quelconque impact

Joueur, volage, travailleur ou arnaqueur

Tu auras beau te débattre

Avec ces images,

Elles sont attachées

Au teint de ton visage

Et celle de ton cœur?

Rien que des couleurs

Celles que les enfants font danser

Sur des rubans

Dans la cour de récré

Se taire

Ou se révolter

Abdiquer

Ou renverser tous ces clichés

Erronés ?

Qui nous condamnent

Toi et moi

Dans ce monde

Sans foi ni loi

Lève-toi

Vas leur dire

A eux là-bas

Ceux qui te jugent

Sans savoir

Vas leur parler

De liberté

De notre différence

Pour qu’ils se souviennent

Que d’autres ont rêvé

Qu’un jour nous serions tous égaux

Peu importe la couleur

De notre peau

Texte écrit en 2010 et remis à jour dans le cadre du concours “Edilivre 48h pour écrire

Crédit Image

Les sourires du lundi #6 & Un joli concours

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Une semaine agréable durant laquelle j’ai réussi à faire fi de tous ces petits désagréments que la vie nous impose parfois. J’ai, à plusieurs reprises, choisi l’amour pour venir à bout de mes propres incertitudes et des angoisses de mon entourage.

En vrac :

une maquette de livres qui prend forme, des mots posés sur le papier, de la bouillasse, des fous rires (rares et exaltants), des moments câlins, un nouveau chapitre, découvrir les résultats d’un concours d’écriture et voir que je me place 34e sur près de 900 participations, broder une serviette pour mon petit neveu, un spectacle de cirque (le 1er et pas le dernier), un mercredi après-midi off pour profiter de mon escargot, une cabane improvisée dans le salon, lire les premières pages d’un nouveau livre écrit par une belle personne dont j’affectionne le style, créer des cartes postales et découvrir une jolie boutique, une vidéo et un article épatant qui m’ont bien donné envie de me lancer dans l’aventure du Bullet Journal (avec Mély, tout est plus joli !), tomber en admiration pour les peintures d’Angeline Guillemet, vous lire, préparer les vacances, rendre visite à Mémé en famille (4 générations !), préparer une nouvelle série d’interview, attendre avec impatience l’arrivée d’un magazine inspiré, arriver à la conclusion que partir à l’autre bout du monde, changer de vie est parfois très tentant mais que trouver ma paix au milieu du quotidien, parfois doux, parfois chaotique, c’est encore mieux.

Et le petit dernier pour la fin, un joli concours rien que pour vous. Pour vous dire Merci et pour vous dire tant d’autres choses encore…

Ce que je vous propose de gagner :

Au choix : un carnet / cahier ou un set de 8 cartes (ou cartes postales) ou un mug ou un tote bag de ma boutique RedBubble (plus une surprise !)

Comment participer :

Laisser un message en commentaire (Ici ou sur Hellocoton) qui indiquera :

  • Ce que vous souhaitez gagner entre les 4 propositions ci-dessus.
  • La collection qui vous inspire le plus entre All About Love / Les Jolies Choses / Flower Power / Regards sur le Monde.
  • Me suivre sur le réseau social de votre choix (Hellocoton, Instagram ou/et Facebook) Indiquer votre pseudo de suivi.
  • Le lien de partage du concours (optionnel mais cela vous donnera une chance supplémentaire de gagner).

Date limite de participation : Le 09 décembre à Minuit…

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Concours LCMK – Les gagnantes

Le grand jour de l’annonce des résultats est arrivé. J’ai été très heureuse de faire ce concours, car il m’a donné la chance de lire de beaux textes, vos textes.

Choisir a été un véritable challenge. J’ai lu et relu chacun de vos textes à voix basse, à voix haute. Je connais certaines phrases par cœur. Mais il a bien fallut se décider.

Donc, sans plus attendre, voilà les gagnantes dans chacune des catégories proposées:

  • Ecrivain en herbe. J’ai annoncé Linette !
  • Couleurs d’Orient. C’est le texte de Croche Pied qui remporte le prix!
  • Bien Etre au naturel. C’est Karine qui remporte le pari!

Merci à vous toutes de m’avoir épatée. Et d’avoir participé aussi.

Pour les gagnantes, envoyez moi votre adresse sur missk123@yahoo.com.

Et pour celles qui n’ont pas gagné, merci aussi de m’envoyer votre adresse, car j’ai une petite surprise pour vous!!!